‎Paul Franz (1876-1950), chanteur d'opéra, notamment d'oeuvres de Wagner.‎
‎Lettre autographe signée‎

‎Paul Franz (1876-1950), chanteur d'opéra, notamment d'oeuvres de Wagner. L.A.S., sd [mardi], 1p in-8. Il remercie son correspondant pour un article dans le Guide Musical. [163-2] ‎

Reference : 012427


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‎CELINE (Louis-Ferdinand)‎

Reference : 25358

(1952)

‎Lettre autographe signée [à Daragnès].‎

‎ Belle lettre à Daragnès S.l.n.d. [Klarskovgaard près de Korsör, Danemark, 7 janvier 1949]. 6 p., à l'encre. Belle et importante lettre‎


‎« Mon vieux, voici le chapitre 2 (semi-brouillon) de Féérie (...) Il m'en faut couvrir environ 80 000 ainsi pour un roman de 600 pages. Ah si je pouvais passer ma ve à faire de la vaisselle comme je préférerais ! (...) Je lis les échos de presse sur mon compte véritablement effroyables. Ils sont effroyables en ce sens qu'ils démontrent que la France n'existe plus. Tout au contraire. Que Guignols est venu. La presse collaboratrice n'en a même pas parlé. Je n'ai eu qu'un éreintement de De Lesdain, agent lui chevronné de la Gestapo dans un hebdomadaire où il me reprochait avec violence de m'occuper de collaborateurs du passé au lieu de choisir des sujets de romans dans les atrocités terroristes et les horreurs du maquis...». Céline, après 18 mois dans les prisons danoises, s'est réfugié sur les bords de la mer baltique, chez son avocat Thorvald Mikkelsen. Il reprend Féerie et ce qui deviendra Foudres et flèches, et entretient une correspondance très abondante et quelques proches lui rendent visite : Pierre Monnier, Daragnès, Henri Mahé... De Jacques de Lesdain, cité dans cette lettre, on connaît essentiellement son activité sous l'Occupation, notamment à L'Illustration, où son titre de « Rédacteur politique » apparaît à la une de l'hebdomadaire, entre octobre 1940 et août 1944. Durant ces quatre années, il distille sa pensée en louant les « bienfaits » de la collaboration dans une « Europe nouvelle ». Peu avant la Libération, il quitte Paris pour un hôtel de Sigmaringen et, selon André Brissaud « se lamentait sur le sort de ses quatorze malles » perdues pendant la fuite. Il restera dans la ville dominée par le château des Hohenzollern jusqu'au 23 avril 1945. Huit mois durant lesquels il va poursuivre ses activités collaborationnistes, malgré les haines décuplées depuis la défaite. Louis-Ferdinand Céline - promu médecin de la communauté française d'outre-Rhin - parle encore de Jacques de Lesdain dans une lettre à Charles Deshayes datée du 24 août 1948 : « il est arrivé à Baden-Baden avec 400 kilos de bagages. Il a occupé un appartement à l'hôtel Bären de Sigmaringen, furieux d'ailleurs de ne pouvoir résider au château. Sa femme allemande se livrait, ajoute-t-il, à un marché noir fort actif ». Céline évoque aussi un « personnage absolument immonde, une crapule infinie, un vieux fonctionnaire saint prussien. Jamais, ajoute-t-il, je n'ai vu ni approché d'un aussi effréné propagandiste pro-boche ». Une telle acrimonie de Céline à l'égard du journaliste trouve une partie de son explication dans la rancune tenace que Céline nourrit à l'encontre de Jacques de Lesdain, depuis la parution de Guignol's band en 1944, qu'il explique ici à Daragnès : « Je n'ai eu qu'un éreintement de De Lesdain, agent lui chevronné de la Gestapo dans un hebdomadaire qu'il rédigeait (...) où il me reprochait « avec violence » de m'occuper de « calembredaines du passé » au lieu de choisir mes sujets de romans ». Dans le corps de sa critique, publiée dans Aspects le 2 juin 1944, de Lesdain avait notamment écrit à propos de Céline : « Il est heureux qu'il soit inimitable », déplorant « quelques centaines de pages bourrées de descriptions grossières, inlassablement répétées sans que se fassent jour des revendications en concordance avec les angoisses que nous subissons ». L'amitié du graveur Jean-Gabriel Daragnès (1886-1950) et de Céline ne fut pas immédiate. Pendant l'Occupation, Daragnès se méfie de la «bande à Gen Paul», mais Céline soigne sa mère «jusqu'à la dernière minute» (mars 1941) et Daragnès n'oubliera jamais son dévouement. ‎

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‎TOULOUSE-LAUTREC (Henri)‎

Reference : 28203

(1896)

‎Lettre autographe signée à sa mère.‎

‎ Toulouse-Lautrec, le vélo et les « Chaînes Simpson» [c. début de juin 1896]. 4 p. en 1 f. (230 x 180 mm) plié, à l'encre noire. Belle lettre à sa mère Adèle Zoë Tapié de Céleyran ; elle est inédite et ne figure par dans la Correspondance (éd. par Schimmel, Gallimard, 1991). « Vendredi Ma chère maman, nous sommes un peu en calme plat ou plutôt en calme de course. Je travaille d'après des champions de vélocipédie qui sont sinon aussi fantasques que des femmes mais [barré] souvent insaisissables et très occupés. Cela me fait du bien car cela se passe en plein air. Mon bateau est décidément loué à partir du 20 juin... J'ai 3 affiches à exécuter d'ici là et par la chaleur qu'il va faire ce sera tout juste amusant. Je n'ai pas pu repincer encore Guibert [son ami le riche Maurice Guibert, photographe amateur qui laissa plusieurs portraits fameux de Toulouse-Lautrec, lequel fit un portrait de lui] mais j'ai d'autres camarades pour aller à Anvers. - Quan[t] à Arcachon... Pas d'autres nouvelles en vue. Je vous ferai envoyer le Figaro illustré, où j'ai des dessins. Poutogeades et vous embrasse. Yours... H. (…)». ‎


‎Lettre absente de la Correspondance éditée par Herbert Schimmel, écrite au moment précis où Lautrec accompagne à Londres Louis Bouglé (dit L. B. Spoke), représentant des chaînes Simpson, pour croquer sur le vif les cracks de la piste et nourrir la grande affiche « La Chaîne Simpson » qui sera composée pour le commerce de cycle que Bouglé l'orléanais ouvrira boulevard Haussmann à Paris. Toulouse-Lautrec, lui-même fasciné par le mouvement, les sports d'une façon générale et le vélo en particulier, accepte la commande de Bouglé avec passion, traversant la Manche avec lui et assistent, un peu avant l'été 1896, à une course d'importance au vélodrome de Catford, dans le Grand Londres. Le billet à sa mère fixe l'agenda de ce mois de juin sous pression et situe l'artiste « en plein air », au contact direct des champions cyclistes alors au faîte de la mode. On lira à l'arrière-plan de la célèbre composition anglaise qui en sera faite les visages du vainqueur, Constant Huret, mené par une quintuplette, les officiels sur la pelouse (Bouglé et W. S. Simpson), l'orchestre militaire, la mécanique des relais et toute une « guerre des chaînes » qui passionne l'Europe sportive en 1896. Une troisième personne aurait pu figurer sur cette affiche : Tristan Bernard, qui dirigeait deux vélodromes, celui de la Seine à Levallois et le Buffalo de Neuillye, qui n'était pas à Londres ce jour là. Toulouse-Lautrec, malgré ses jambes atrophiées et sa croissance arrêtée à jamais à 152 cm, ne put jamais pratiquer, mais il fut sans doute le premier des illustrateurs « à comprendre que la mouvante bicyclette n'était pas un «un sujet indigne», et put s'en passionner. Son ami, un certain Paul - le futur Tristan - Bernard, le faisait entrer à la pelouse parmi les officiels. Mais le petit homme s'écartait pour aller s'asseoir tranquille, sur le gazon : regardant les mille et une scènes pittoresques, il écoutait les cris de la foule, et derrière les lorgnons ses yeux regardaient tout aussi vifs à retenir l'essentiel que sa plume le serait à fixer hâtivement sur le papier les traits les plus marquants de ses modèles, «chipés» sans qu'ils s'en doutent» ( Jean Durry, chapitre V, « dire le cyclisme» de L'En-Cycle-opédie). L'année 1896 marque la création de deux des plus anciennes courses cyclistes en France : le Paris-Roubaix, créé le 19 avril (51 partants), puis Paris-Tours, le 17 mai ; c'est également la fondation de l'Union Cycliste de France, tandis que le Français Jean Dubois porte le record du monde de l'heure cycliste à 38.220 km au Vélodrome Buffalo à Paris. 256.084 bicyclettes sont alors recensées dans le pays, réservées à une élite urbaine : le prix d'un vélo correspond alors à quelques 800 salaires horaires. Rare document inédit. ‎

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‎DOUCET, Camille ; MONVAL, Georges ; DELPIT, Albert‎

Reference : 65128

(1885)

‎[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée de l'écrivain Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ] ‎

‎[ 3 L.A.S. adressées à Mlle Simone Arnaud Delage ] Lettre autographe signée de Camille Doucet, de l'Académie Française, 1 page à en-tête de l'Institut de France sous enveloppe marquée "Académie Française", datée du 25 mai 1885 : "Mademoiselle et chère confrère, Rien de plus touchant et de plus dramatique que votre Roche "Mengan", j'en suis encore tout ému & je m'empresse de joindre mes très sincères compliments aux remerciements que je vous dois pour votre bon et gracieux souvenir" ; Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, datée du 12 février 1883, 1 page sous enveloppe : "Mademoiselle, J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 8 février, le Comité d'Administration du Théâtre Français a pris connaissance du rapport fait par la Commission d'examen sur votre comédie : "Mademoiselle du Vigean". J'ai en même temps le plaisir de vous annoncer que le Comité, s'associant aux conclusions de ce rapport, a réservé votre ouvrage pour l'envoyer devant le Comité de Lecture" ; Lettre autographe signée d'Albert Delpit, 4 pages sous enveloppe : "Mademoiselle, j'irai vous voir demain. [ ... ] Il est fort possible que je ne sois pas libre à 4 h ; mais plus tard. Et j'ai besoin de vous voir car j'ai des conseils importants à vous donner sur Jane Grey. Voulez-vous que nous admettions ceci ? Si vous ne receviez rien de moi, demain avant midi, c'est que j'irai rue St Pétersbourg [ ... ] ‎


‎Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à la future Mme Copin-Albancelli, par Camille Doucet, Georges Monval et Albert Delpit.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR295.00 (€295.00 )

‎Gilbert Prouteau‎

Reference : boz_003591

‎Gilbert Prouteau Lettre autographe signée Thierry Maulnier et une dactylographié‎

‎Gilbert Prouteau. Lettre autographe signée Thierry Maulnier et une dactylographié Poète Gilbert PROUTEAU (1917–2012) – Lettre autographe signée à Thierry Maulnier copie dactylographiée d’une lettre adressée à Pascal sur le projet “Notre ennemi héréditaire : l’Amérique” Ensemble cohérent de deux documents relatifs à un projet d’ouvrage conçu par Gilbert Prouteau et Thierry Maulnier (de l’Académie française), intitulé Notre ennemi héréditaire : l’Amérique, destiné aux éditions Plon. La lettre autographe signée, rédigée sur papier bleu à en-tête des Hautes Roches, Treize-Vents (Vendée), est adressée à Thierry Maulnier. Prouteau y évoque la préparation du manuscrit, la coordination documentaire avec [l’abbé Herest], la remise des 200 pages prévues pour novembre, ainsi que l’organisation de leur rendez-vous. Il précise joindre une copie dactylographiée d’une lettre recommandée récemment envoyée à un certain Pascal, restée sans réponse. 1 page in-4, encre bleue, très bon état. Cette copie dactylographiée, conservée par Maulnier, reproduit une lettre formelle adressée à Pascal, dans laquelle Prouteau réclame avec fermeté la restitution de travaux de documentation relatifs aux relations France–États-Unis, base du projet commun. 1 page in-4 dactylographiée, non signée, très bon état. État : Voir photos et description pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Dimension : 27 x 21 cm Gilbert Prouteau Gilbert Prouteau était un poète et réalisateur français. Né à Nesmy, en Vendée, il remporta en 1948 une médaille de bronze aux concours artistiques des Jeux olympiques pour son œuvre « Rythme du Stade ».‎


L'Art Délivré - Fondettes

Phone number : 07 82 69 98 28

EUR60.00 (€60.00 )

‎PAGNOL (Marcel)‎

Reference : 16156

(1925)

‎Lettre autographe signée.‎

‎ Les débuts de Pagnol sur la scène : « je travaille comme une brute sanguinaire (...) Hip. Hurrah ! » [Paris], 4 mars [1925]. 3 p. en 3 f. (215 x 270 mm). Encre noire sur papier pelure. Magnifique lettre à son ami Julien Coutelen. ‎


‎Ambitieux et optimiste, Pagnol vient tout juste de présenter la pièce qu'il espère voir bientôt jouer, Les Marchands de gloire, et en raconte la première représentation privée à son ami Julien Coutelen : c'est un compagnon de Fortunio, la première revue fondée par Pagnol dont le premier numéro avait paru le 10 février 1914. La revue réunira entre autre Jean Ballard, le futur directeur des Cahiers du Sud - dont Fortunio n'est autre que l'ancêtre. Fils d'un riche minotier, Julien Coutelen partage avec Pagnol la passion des inventions (ils ont ensemble imaginé plusieurs « trouvailles» dont un jouet d'enfant pour lequel ils déposèrent un brevet. Parisien depuis 1921, Pagnol le rejoindra à la capitale à partir de septembre 1922, après qu'il fut nommé répétiteur au Lycée Condorcet. Il se lance peu après dans l'écriture de ses premières pièces, jusqu'à être satisfait de la version achevée des Marchands de gloire. Après des débauches d'énergie, il en donne une représentation privée qui lui ouovrira, espère-t-il, les portes de la gloire : : « [...] Je travaille comme une brute sanguinaire, et chaque jour j'écris une vingtaine de pages. Le moment s'approche où nous verrons les feux de la rampe ; tu conçois donc mon agitation à l'approche d'une date qui va décider de ma carrière, de ma fortune, etc. Un jour, Trébor nous invite à lire notre pièce devant un groupe de hautes notabilités parisiennes à qui il désirait offrir la primeur de la pièce : soirée de grand gala, suivie d'un souper à minuit. Nous décidons que la pièce sera lue par Simon. Aussitôt, préparatifs. Simon va chercher des souliers vernis chez un copain, à la porte de Vincennes. Il prend des gants chez un autre, un smoking chez Nivoix, une pochette au Conservatoire, une montre chez le voisin : bref une vraie souscription. Pour moi, je m'équipe avec le smoking de Bellon, les bretelles de Simon, une cravate de Nivoix. Quant à Nivoix, il vole acheter des cols et des manchettes, une paire de chaussettes, et s'ingénie à tirer le meilleur parti possible d'une chemise de soie, jadis splendide. Nous arrivons au rendez-vous dans un taxi, payé par une cotisation. Appartements somptueux, valets de chambre seigneuriaux. Dans une immense bibliothèque, nous trouvons Monin propriétaire d'Houbigan, Maire, grand marchand de plumes, Parisys, Trébor, la Belle Jickiss du Concert Mayol, qui se montre toute nue chaque soir à 2000 personnes, et qui paraissait gênée de se voir habillée devant tant de monde (...) Ajoute quelques femmes munies de diamants - O ma mère ! Quels diamants ! Comme des noix ! et de perles. Simon lit la pièce : succès triomphal, gens estomaqués, plein de respect. Trébor dit que je suis à Condorcet. La belle Jickiss me demande si j'aurais bientôt fini mes études [...]. Les répétitions d'ensemble commencent mardi 12 mars. Nous passons dans la 1re semaine d'avril. Voilà. Succès ou non, je suis tiré d'affaire au point de vue financier. Un four donnerait toujours 20 représentations soit 10 à 12.000 pour moi. Un succès, c'est-à-dire 100 représentations, avec du public, donnerait pas loin de 100.000, avec la vente à l'étranger. Hip. Hurrah ! [....] » Contrat rempli pour Pagnol : à partir du 15 avril 1925, Pagnol fait jouer au Théâtre de la Madeleine ses Marchands de Gloire - sa première pièce sur les planches. Un succès d'estime, suffisamment motivant pour lui permettre de poursuivre sa carrière. ‎

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