E. F R.,1974. Format : 19/14. 187 pages. Peu courant. Bon état intérieur, couverture défraîchie.
Reference : UEI-4224
Edition bilingue Grec-Français
Le Livre de Sable
M. Jean louis Mittou
32 allées d'Etigny
31110 Bagnères de Luchon
France
06 3053 04 89
Paiements : Chèque Paypal Retours acceptés
De la bibliothèque Robert Hoe. Paris, Charles l’Angelier, 1548. Petit in-8 de (36) ff., 368 ff. Joli portrait de François Premier. Relié en veau fauve, sur les plats entrelacs de listels à la cire, noirs, gris et rouges, soulignés de filets dorés, dos lisse orné de larges arabesques peintes et à l'or, filet et fleurons dorés sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l'époque. Etui de maroquin noir. 124 x 82 mm.
Edition originale de langue française d’une rareté légendaire de l’un des textes de Melanchthon les plus célèbres de la Renaissance. Brunet décrit longuement ce texte mais ignore l’originale française de 1548 présentée ici, et inscrit l’originale à Lyon, chez J. de Tournes, en 1549 : « La Chronique connue sous le nom de Carion a eu pendant plus d’un siècle un si grand succès, surtout parmi les protestants, que Dommerich, dans son Epistola de Joannis Carionis chronica, imprimé en 1750, dit en avoir vu vingt-huit éditions ; et il en existe certainement un plus grand nombre. Nous ne pouvons donc guère nous dispenser d’un parler ici avec quelques détails. Carion publia d’abord (à Wittenberg, 1532, in-4) le texte allemand de sa chronique, qu’il avait fait revoir par Philip Melanchthon, et qui arrivait à l’année 1532. L’auteur étant mort en 1538, l’ouvrage fut continué jusqu’en 1547 par Jean Funck, qui, dans la même année, en donna une édition in-8 à Nuremberg. Déjà cette chronique avait été traduite en latin par Herm. Bonn, et imprimée à Halle, en 1537, puis avec la continuation à Paris en 1548, et à Lyon, en 1554, in-8. C’est sur cette version latine que fut faite la version française de Jean Le Blond imprimée à Lyon, J. de Tournes & G. Gazeau, 1549 (aussi 1553), in-16 de 30 ff. préliminaires et 750 pp. : continuée jusqu’au règne de Henri ii, Paris, Est. Groulleau, 1553, in-16 de 30 ff. préliminaires et 351 ff.; - continuée jusqu’au règne de François ii, Paris, Ruelle, 1567, in-16 de 32 ff. préliminaires de 375 ff., plus un catalogue des rois de France, en 2 ff. Cependant Melanchthon, qui avait déjà eu beaucoup de part, et au texte allemand, et à la version latine, refit entièrement l’ouvrage, et le publia en latin, toujours sous le nom de Carion. Nous ne parlerons pas des différentes versions vulgaires qui ont été faites de ce livre en allemand, en bohémien, en italien et en espagnol... » Brunet (I, 1578-1579). « La Chronique de Carion eut dans le XVIe siècle un succès si prodigieux, il en parut un si grand nombre d’éditions et de traductions, qu’il n’est pas hors de propos d’entrer dans quelques détails sur l’histoire de cet ouvrage. Carion avait composé une chronique en allemand, et, avant de la faire imprimer, il voulut que Melanchthon la corrigeât. Melanchthon, au lieu de la corriger, en fit une autre, et la publia en allemand, à Wittemberg, en 1531. C’est ce qu’il nous apprend lui-même, en écrivant à Camerarius : Ego totum opus relexi, et quidem germanice. Peucer, gendre de Melanchthon, et continuateur de la même chronique, dit, dans son édition de 1572, que Melanchthon raya tout le manuscrit de Carion : Totum abolevit una litura, alio conscripto, cui tamen nomen Carionis proefuit. » (V-Ve) Cette édition originale française est l’œuvre de Jean Le Blond, poète normand, né à Évreux au XVIe siècle qui écrivit contre Clément Marot, alors exilé à Ferrare, plusieurs épîtres. Les 194 dernières pages sont occupées par le règne de François Premier sous le titre : Des Faictz et Gestes du roy Francois Premier de ce nom : ensemble ce qui a esté fait digne de mémoire depuis le règne de Henry ii de ce nom à présent roy de France. Sont décrits le sacre de François Ier, son entrée à Paris, à Lyon, les conflits avec les Suisses, la naissance du Dauphin François, la guerre avec les anglais et « Le Trepas du bon chevalier Bayard », la campagne de François Ier en Italie, le traité de Cambray, les visites du roy en Bretagne, Languedoc, la maladie de Charles d’Orléans, conflits entre les français, les impériaux et les anglais, publication du Concile de Trente et les premières scissions religieuses. » Très bel exemplaire revêtu à l’époque d’une riche et pure reliure lyonnaise à la cire de couleurs, parfaitement conservée. De la bibliothèque Robert Hoe (vente New York, part iii, 1912, 265).
Superbe exemplaire à marges immenses. Paris, François Regnault, 1528. Petit in-folio gothique de LXXX feuillets à longues lignes, titre compris en rouge et noir. Plein maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet. 256 x 188 mm.
Édition originale littéraire et historique fort rare relatant avec brio l’épopée de Jeanne d’Arc, le règne du roi Charles VII (1403-1461), les troubles occasionnés par la guerre de cent ans et la victoire finale. «Le volume que nous venons de décrire est l’édition originale de la Chronique de Charles VII. Cet ouvrage qui, dans la plupart des manuscrits, ne porte aucun nom d’auteur, était alors, on ne sait trop pourquoi, attribué à Alain Chartier. Le nom du poète figure de nouveau sur la réimpression de Nevers, Pierre Roussin, 1594, in-4; enfin André Du Chesne ne manqua pas d’insérer la chronique dans son édition des Œuvres de maistre Alain Chartier, 1617. Plus tard, le manuscrit de Bigot, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale (fr. 2860), permit à Du Chesne de corriger son erreur et lui révéla le nom de l’auteur, Gilles Le Bouvier, dit Berry, roi d’armes de France. Voy. l’excellent article publié par M. Vallet de Viriville dans la Nouvelle Biographie générale, XXX, 113-118» (Catalogue James de Rotschild, II, 2099). L’auteur commence sa chronique en l’an 1402, année où naquit Charles VII. Ce prince devient à partir de 1417 le point central du récit. Le chroniqueur nous brosse un tableau minutieux et vivant du règne et termine son récit à la mort du Roi le 22 juillet 1461. «Lors de la tragédie du pont de Montereau (1419), Charles VII publia des manifestes pour se disculper du meurtre de Jean sans Peur, accompli en sa présence; mais il n’en demeura pas moins chargé de la solidarité de cette sanglante représaille. Sa mère, l’indigne Isabeau de Bavière, le poursuivit de sa haine et contribua à la conclusion du traité de Troyes, par lequel il était exclu du trône au profit du roi d’Angleterre. A la mort de son père, il se fit couronner à Poitiers, pendant que le duc de Bedford, maître de Paris et d’une partie du royaume, prenait les rênes du gouvernement au nom de son neveu Henri IV, encore en bas âge. Les Anglais poursuivirent le cours de leurs succès, et les troupes de Charles VII perdirent successivement les batailles de Crevant (1423) et de Verneuil (1424). Déjà maîtres des trois quarts du royaume, les Anglais vinrent mettre le siège devant Orléans, et bientôt la funeste journée des Harengs (1429) vint porter le découragement parmi les derniers champions de l’indépendance nationale. C’est à ce moment qu’une jeune paysanne, exaltée par les misères et les douleurs de la patrie se présenta au roi en affirmant qu’elle avait reçu du ciel la mission de sauver la France, enflamma la nation et l’armée de l’enthousiasme patriotique et religieux dont elle était dévorée, et après une suite de succès extraordinaires, fit lever le siège d’Orléans et conduisit le roi à Reims, où l’onction sacrée lui donna aux yeux des peuples le prestige de la légitimité (1430). Quelques seigneurs puissants se rallièrent à Charles, et le duc de Bourgogne lui-même, brouillé avec les Anglais, se réconcilia solennellement avec lui par le traité d’Arras (1435). L’année suivante, Paris affranchi rouvrait ses portes au roi de France. Ce prince indolent et efféminé saisit d’une main ferme les rênes du gouvernement, s’occupa avec activité et persévérance à réparer les maux du pays, réforma son armée, dont les brigandages désolaient ses provinces, réorganisa les finances délabrées, montra le plus grand courage aux sièges de Montereau (1437) et de Pontoise (1442), et obtint enfin une trêve honorable (1444), qu’il sut employer à relever la France épuisée. Pendant cette période réparatrice, les cités sortirent de leurs décombres, les campagnes furent rendues à l’agriculture, les villes au commerce et à l’industrie, l’armée devint permanente et fut l’égide du pays au lieu d’être l’effroi des populations, les finances prospérèrent, et, sous l’influence de Jacques Cœur, le Colbert du XVe siècle, le commerce maritime fut créé et la prospérité publique se développa avec cette énergie créatrice qui suit les grandes calamités. Lorsque les Anglais, par une inspiration malheureuse, rompirent la trêve en 1448, ils trouvèrent une nation forte, unie et compacte, et n’essuyèrent plus que des revers. En moins d’un an, la Normandie était entièrement reconquise: en 1453, la Guyenne redevint définitivement française.» L’édition comporte un titre en rouge et noir avec belle initiale historiée sous laquelle figure la marque «à l’éléphant» de François Regnault. Sur le second feuillet un bois, représentant un docteur enseignant à ses disciples, précède le prologue. Le verso de ce même feuillet contient le portrait gravé sur bois du roi, surmonté de la devise «Espoir en dieu», et le commencement de la chronique. Le texte orné de nombreuses initiales décorées est accompagné de sommaires imprimés en manchettes. Né à Bourges en 1386, l’auteur, Gilles le Bouvier fut introduit à la cour à l’âge de 16 ans sous le patronage de Jean, duc de Berry; il obtint de Charles vii, alors régent, l’office de héraut d’armes en 1420; il fut créé roi d’armes du pays et Marche de Berry le 25 décembre 1420. A plusieurs reprises dans l’histoire du règne de Charles vii, G. le Bouvier prend part aux opérations importantes, tant sur le plan diplomatique que militaire. C’est ainsi qu’il pénètre à la tête de la Maison du Roi lors de l’entrée solennelle de Charlesvii à Paris le 8 novembre 1437. Les beaux exemplaires de cette édition originale littéraire et historique ont de tout temps suscite de fortes enchères. Le supplément de Brunet cite ainsi, dans les années 1870, les 920 F or atteints par l’exemplaire Potier (apparemment le présent exemplaire) relié en maroquin de Trautz; à titre comparatif aux mêmes ventes Potier et Benzon, l’édition originale des Essais de Montaigne imprimée à «Bourdeaux en 1580» atteignait 1420 F or en veau ancien. Superbe exemplaire à marges immenses (hauteur 256 mm, contre 239 mm pour l’exemplaire du marquis de Serrant relié en veau du XVIIe siècle). Références: Tchemerzine ii, 335; Brunet I, 1816; Cat. James de Rothschild, II, 2099; Institut de France, manuscrit Godefroy 242.
Merveilleux exemplaire conservé dans sa remarquable reliure décorée de l’époque. Poitiers, 3 mars 1525. In-folio de (12) ff. titre compris (rouge et noir), gothique, LXXII et LXXXI ff chiffrés, grande figure sur bois au verso 2ème feuillet. Plein veau brun, décor de trois encadrements de triple filet à froid sur les plats avec fleurons or aux extrémités, double fleuron central doré, dos à nerfs orné, filet à froid sur les coupes. Authentique et pure reliure décorée de l’époque. 291 x 190 mm.
Seconde édition originale « augmentée du duché de Bourgogne et du Comté de Flandres » du « meilleur texte » de Jean Bouchet, promoteur de la langue française, absolument rarissime en pure reliure décorée de l’époque. Ce texte novateur correspondait tant à l’esprit de l’époque que 14 éditions se succédèrent de 1524 à 1644. Tchemerzine, II, 37. Brunet considérait cette édition comme la première originale (I, 1164), ignorant jusqu’à l’existence de l’édition de 1524, déjà « introuvable » du temps du célèbre bibliographe. Magnifique édition, avec le titre en rouge et noir, ornée « Au titre, d’un grand L gothique avec saint Georges et diverses figures et l’écu de France accompagné de la salamandre royale ; au f. 2 verso figure allégorique (197 x 165) représentant l'auteur, l'Aquitaine, Mercure et le roi entouré des cinq vertus suivantes : Force, Justice, Foi, Prudence, Tempérance. Ce bois est dans le genre de ceux attribués à Perréal (planche XXVIII) » (Brun, Le livre Français illustré de la Renaissance, p. 141). « Le plus important des écrits de Jean Bouchet est celui qui a pour titre : ‘Annales d’Aquitaine ; Faits et gestes en sommaire des rois de France et d’Angleterre, pays de Naples et Milan’. Dans une Préface latine mise au-devant des Annales d'aquitaine par Jean Quintin (Jehannes Quintinus, Aeduus), cet ouvrage, déjà loué par Ceneau, évêque d'Avranches est signalé par l'éditeur comme un chef d'œuvre d'érudition. « Il n'a pas, dit-il, comme tant d'autres ont fait, compilé les bruits des rues ; mais il a fouillé dans les monuments les plus sûrs. » C'est un livre précieux, non seulement pour l'histoire de la province dont il s'occupe spécialement mais pour l'histoire générale de la France : les érudits le consultent encore avec fruit. ». (Charles Hippeau). Jean Bouchet, poète et historien (Poitiers, 31 janvier 1476 - entre 1557 et 1559), appartient à l’école des grands rhétoriqueurs. Il entre au service de la maison de La Tremoille, est en rapport avec nombre de lettrés parmi lesquels le père de Ronsard, Rabelais, Jean d’Auton. Son œuvre historique a plus de poids que son œuvre poétique, bien que Rabelais ait loué sa science et son beau langage, C’est à sçavoir doulceur et discipline. Bouchet a fait l’éloge de la langue française et de ceux qui l’ont cultivée, dans le Temple de bonne renommée, au chapitre intitulé « le tabernacle des arts et sciences et des inventeurs et amateurs d’icelle ». Mais Du Bellay le prend à partie et souhaite que «ces Traverseurs soient renvoyés à la Table Ronde » et le Quintil Horation lui réplique : « Le Traverseur Bouchet, pour son temps, a été loué et est encore comme chaste et chrestien scripteur, non lascif et paganisant comme ceux du jourd’hui et si a fait et poursuivy grands et continuels œuvres, non pas petites sonneries. » Précieux et remarquable exemplaire, assurément l’un des plus beaux connus de cette seconde édition originale, à belles marges, conservé dans sa pure et authentique reliure décorée de l’époque non restaurée, fait des plus rares pour les in-folio du début XVIe siècle. Provenances : Monseigneur de Meurchin (ex-libris calligraphié), Jay François et Du Bosquel (ex-libris calligraphiés).
Broché, 24X12 cm, 1999, 87 pages, dessins en noir, éditions grain de sable. Très bon état.
MALOINE. 1990. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. XIII + 594 pages - nombreuses illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 610-Sciences médicales. Médecine
Sommaire: les injections parentales courantes, abords et therapeutiques intra-vasculaires, les gestes medicaux en cardiologie, les gestes medicaux en pneumologie, les gestes medicaux en gastro-enterologie, les gestes medicaux en pahologie uro-genitale, les gestes medicaux en hematologie et cancerologie, les gestes medicaux en rhumatologie, les gestes medicaux en neurologie, les anesthesies locales et loco-regionales, les gestes medicaux en pediatrie, les gestes medicaux en orl-stomatologie-ophtalmologie... Classification Dewey : 610-Sciences médicales. Médecine