Amsterdam aux dépens de la Compagnie 1735 4 volumes in-4 (257 x 185 mm), 7 ff. n. ch., 390 pp. ; 2 ff. n. ch., 359 pp., 1 f. blanc ; 3 ff. n. ch., 437 pp. ; 3 ff. n. ch., 324 pp., 15 ff. n. ch., 1 f. blanc. Veau fauve, plats recouverts de filets à froid en treillis, encadrement floral en volutes dorées, dos lisse richement orné, titre et tomaison dorés, roulette dorée sur les coupes et les chasses, tranches dorées, tache d’encre marginale pages 45 et 63 du tome 1, taches p. 97, 135 et 173 du tome 2, planche 64 coupée court avec manque, quelques rousseurs (Rel. P. Lefebvre).
Reference : 9893
Première édition complète.Fils d’un joaillier protestant, Jean Chardin (Paris, 1643–Chiswick, 1713) associa son gout du voyage et son commerce de bijoux. Il effectua deux voyages en Perse et en Indes, le premier de 1665 à 1670 et il publia, à son retour, le couronnement de Soliman III, le deuxième de 1671 à 1677. Pour ce dernier, il passa par Smyrne, Constantinople, la Crimée et le Caucase et rentra en France par le cap de Bonne-Espérance. Il émigra à Londres, en 1681, à la suite des persécutions contre les Huguenots, où il devint le bijoutier de la cour de Charles II et fut nommé plénipotentiaire auprès des Etats de Hollande.« L’intégralité du texte des Voyages finit par voir le jour à Amsterdam en 1735, plus de vingt ans après la mort de l’auteur. […] Moins diffusée que celle de 1711, l’édition de 1735 est pourtant la seule, avant le XIXe siècle, à faire entendre la voix authentique de Chardin » (Frédéric Tinguely). « Cette édition est assez recherchée… et elle se trouve difficilement » (Brunet).Elle comprend en outre la relation du couronnement de Soliman III.Elle est illustrée d’un portrait de Jean Chardin, répété au tome 3, de 79 gravures hors texte, la plupart dépliantes, et de 5 vignettes en en-tête. Elles représentent des vues en perspective de villes (Kom, Teflis…), une carte, des spécimens d'écriture, des tombeaux royaux, des costumes, des intérieurs de mosquées et de palais… Récit d’une aventure avec ses péripéties, corrélé à une volonté d’observation et un souhait de transmettre à l’Occident une connaissance de l’Orient par l’expérience, la relation des voyages de Jean Chardin constitue un témoignage privilégié sur la culture et la civilisation perse du XVIIème siècle. Ses écrits bénéficièrent d’une grande renommée chez les philosophes des Lumières. Pour Voltaire, Chardin fut « l’un de ces voyageurs qui raisonnent et qui approfondissent » et pour Rousseau, dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, « Le joaillier Chardin, qui a voyagé comme Platon, n'a rien laissé à dire sur la Perse ». Ses voyages furent une référence pour Montesquieu dans la rédaction des Lettres persanes.Le successeur de Bozerian.Cet exemplaire est revêtu d’une très élégante reliure de Lefebvre, qui exerça de 1805 à 1835. Neveu de Jean-Claude Bozerian dit l’Ainé (Durnieux, 1742–Meslay, 1840), il collabora avec son oncle dont il reprit l’atelier en 1811, et en maintint la qualité. Très bel exemplaire en veau richement décoré de Lefebvre.Quérard, II, p. 133. Sotheby’s, The ottoman world, London 28 may 2002, I, n° 222. Chahine, Guide du Livre Orientaliste Levant, 914. Flety, p. 108. Brunet, col. 1802. Frédéric Tinguely, La Différence religieuse selon Jean Chardin, XVIIème siècle, p. 113. Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie, par des amateurs, III, p. 163. Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, I, note 10.
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Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735 4 volumes in-4, veau marbré, dos à nerfs, caissons ornés, tranches mouchetées Reliure de l'époque, 7 ff.n.ch. faux-titre & titre, avertissement des libraires, préface, placement des gravures- 390 pp.- ff.n.ch.- 359 pp.- 2 ff.n.ch.- 437 pp.- 3 ff.n.ch.- 324 pp.- 15 ff.n.ch. 80 planches gravées dont le frontispice répété, la plupart replées et de grande dimension. Épidermures sur les plats, coins usés, petits accrocs à certaines coiffes. Un planchze double déliée. Intérieur très frais. La plus belle et la plus complète édition des Voyages de Chardin l'originale de 1686 consistant en un seul volume in-folio. tant pour le texte la première s'arrête en 1673 que pour les gravures. Joaillier protestant exerçant, comme son père, Place Dauphine, Jean Chardin 1643-1713 effectua, pour des raisons commerciales, plusieurs voyages en Perse, région alors très peu connue des Occidentaux 1665, 1671-1680, avec des incursions en Turquie, dans le Caucase et en Inde. Fuyant la France en 1681, avant même la promulgation de l'Edit de Fontainebleau, il se réfugia à Londres, où Charles II le nomma bijoutier de la Cour. De la bibliothèque du baron Camille de Warenghien de Flory 1890-1965, avec ex-libris.
Bon état d’occasion
Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. 4 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (7) ff., 390 pp., (1) f. bl., (2) ff., 359 pp, 1 frontispice, 61 planches, 2 cartes et 2 vignettes dans le texte ; II/ (3) ff., 437 pp., (3) ff., 324 pp., (15) ff., 1 frontispice, 16 planches et 2 vignettes dans le texte. Veau fauve mosaïqué, plats entièrement ornés d’un double encadrement mosaïqué alternant veau brun et veau fauve avec panneau central plus foncé, le tout souligné de roulettes et fleurons estampés à froid, filet doré d’encadrement, dos à nerfs richement ornés, tranches mouchetées. Reliure anglaise de l’époque. Marques d’appartenance de deux bibliothèques sur les feuillets de titre. 247 x 195 mm.
Première édition complète des voyages de Chardin en Perse, augmentée de plusieurs passages et du couronnement de Soliman III. Brunet, I, 1802 ; Chadenat, I, 1566 ; Schwab, Bibliographie de la Perse, n°87-88 ; Wilson p.40 ; Atabey 220 ; Diba p. 238. Le Couronnement de Soliman III confère un intérêt particulier à la présente édition. « Cette relation, dit Boucher de la Richarderie, n’a point été insérée dans les éditions des voyages de Chardin en 1711 et 1723. Elle ne se trouve que dans la dernière édition de ses Voyages, donnée après sa mort en 1735.- Très rare ». (Bibliographie de la Perse). « Le témoignage unanime des voyageurs qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité […] La première édition de ses voyages, publiée à Londres en 1686 in-folio, ne contient que le voyage de Paris à Ispahan ; elle n’a pas été continuée parce que l’auteur partit pour la Hollande où il publia 2 autres éditions, à peu près complètes de son Voyage en Perse. Nous disons à peu près complètes car le libraire Delorme exigea de l’auteur la suppression de certains passages capables de déplaire au clergé romain, et d’empêcher le débit de l’ouvrage en France. Ces passages ont été réintégrés dans l’édition de 1735, 4 volumes in-4 ». (Biographie universelle, VII, 506). Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Le tome 2 présente des tableaux dépliants atteignant jusqu’à 190 cm de longueur et représentant les bas-reliefs d’un temple des ruines de Persépolis. Chadenat mentionne à propos de cette édition « 79 belles planches repliées : cartes, vues, scènes, etc. ». Il précise qu’il possède « une très belle édition, dans une jolie reliure [en veau jaspé avec un compartiment de veau clair sur les plats], de cet ouvrage estimé ». Fils d’un joaillier de la place Dauphine à Paris, Chardin partit en 1665 pour les Indes dans le but accessoire d’y faire le commerce des diamants, et surtout entraîné par la passion des voyages. Il traversa la Perse, visita Surate, Ormus, et revint se fixer à Ispahan, où il séjourna 6 années et où le Schah Abbas II le nomma son « marchand ». « Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles, … On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoiqu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors. Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ». « Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. Cette edition est encore assez recherchee […] et elle se trouve difficilement » mentionne Brunet. Bel exemplaire, à belles marges, orné de 79 superbes gravures à pleine page, conservé dans son élégante reliure de l’époque en veau mosaïque.
Édition la plus estimée, en grande partie originale, de la description de la Perse de Chardin. Ravissant exemplaire en veau écaille de l'époque aux dos ornés de la toile d'araignée dorée. Paris, Denys Horthemels, 1723 (tome 1), Amsterdam, Jean-Louis de Lorme, 1711 (les 9 autres tomes).10 tomes reliés en 11 volumes in-12 de :I/ (15) ff. avec le privilège, 254 pp., 1 portrait de l’auteur, 1 carte dépliante, 1 planche hors texte ;II/ 334 pp., 9 planches dépliantes;III/ 285 pp., 7 pl. dépl.;IV/ 280 pp., 6 pl. dépl.;V/ 312 pp., 4 pl. dépl. et 6 tableaux dépliants ;VI/ 328 pp., 5 pl. dépl.;VII/ 448 pp. ;VIII/ 255 pp., 16 pl. dépl.;IX/ (Volume de texte) 308 pp. / (Volume de planches) 29 pl. dépl. ;X/ 220 pp., (41) ff. de table.Seul le 1er volume est daté de 1723, les autres sont à la date de 1711. Très légère mouillure en tête du vol. 2, légère mouillure en marge int. du tome 3. Plein veau fauve écaille, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés à la toile d’araignée, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et citron, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches rouges. Reliure de l’époque.161 x 93 mm.
Édition en grande partie originale, la première complète, de la meilleure description de la Perse du XVIIe siècle. Cette célèbre relation fut la première à fournir une connaissance exacte de l’état de cette région particulièrement à la mode au XVIIIe siècle.Brunet, I, 1802 ; Chadenat 547 ; Atabey 219. Pas dans Blackmer.« Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. L’édition que nous citons est assez belle, et les exemplaires bien conditionnés en sont peu communs. » (Brunet)« Édition recherchée, ornée d’un portrait, d’une carte et de nombreuses figures repliées ». (Chadenat)Fils d’un bijoutier protestant de la place Dauphine à Paris, Jean Chardin (1643-1713) montra rapidement un goût prononcé pour les voyages, où se mêlaient curiosité des ailleurs et l’espoir d’y faire un fructueux commerce. Il fit deux longs séjours au Moyen-Orient. Le premier, de 1664 à 1670, le vit séjourner longtemps à Ispahan, et nommer « marchand du shah ». A son retour, il publia une relation du Couronnement de Soliman III (1671). Son second séjour au Moyen-Orient se déroula de 1671 à 1677. En 1686, il publia à Londres le journal de son second voyage à Ispahan (dont Bayle fit un éloge appuyé), puis, en 1711, une édition beaucoup plus complète qui comprend, outre le même journal, une présentation très fouillée de la Perse, avec des chapitres sur sa littérature, sur son histoire, sa religion et sa vie politique, une description particulière d’Ispahan et le récit d’un voyage à Ormuz.« Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles…On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoi qu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors ».« Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ».L’abondante illustration gravée sur cuivre comprend 1 portrait de l’auteur, 1 grande carte et 77 grandes planches, la plupart dépliantes : vues, monuments, costumes, antiquités, … ainsi que des bandeaux gravés en tête des chapitres. Certaines planches mesurent plus de 1 m sur 165 mm. Chardin était accompagné par un dessinateur, Grelot : toutes les vues, scènes et portraits ont été réalisés d’après nature et les estampes sont d’un intérêt manifeste pour l’étude des coutumes et des mœurs et la représentation des costumes des Perses et Indiens.Séduisant exemplaire de cette intéressante relation de voyages très illustrée, dans une fine et jolie condition, en veau écaille de l’époque aux dos particulièrement décoratifs ornés à la large toile d’araignée dorée.
Première édition complète, en partie originale, rare dans ce format, des Voyages de Chardin en Perse ornée de 78 planches dépliantes, reliée en maroquin noir de l’époque. Amsterdam, Jean Louis de Lorme, 1711. 3 tomes en 3 volumes in-4 de: I/ 1 portrait-frontispice, (4) ff., 279 pp., 1 carte dépliante, 17 planches hors texte dont 9 dépliantes; II/ 454 pp., 15 planches hors texte dont 4 dépliantes; III/ 254 pp., (13) ff., 46 planches hors texte dont 31 dépliantes. Pleine reliure de l’époque en maroquin noir, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, encadrement à la Du Seuil sur les plats, roulettes dorées sur les coupes, tranches dorées. Qq. restaurations discrètes. Reliure de l’époque. 252 x 189 mm.
Première édition complète, en partie originale, rare dans ce format, de l'une des meilleures descriptions anciennes de la Perse.Elle est encore de nos jours une source inestimable pour la connaissance de la culture et de la civilisation persanes à la fin du XVIIesiècle. Un portrait, une carte, 78 planches (vues, costumes, écritures anciennes, antiquités, etc.) et 6 tableaux hors texte dépliants. «Le Voyage de Chardin en Perse est l’un des voyages les plus intéressants publiés au XVIIIe siècle». Brunet, I, 1802. Fils d’un bijoutier protestant de la place Dauphine à Paris, Jean Chardin (1643-1713) montra rapidement un goût prononcé pour les voyages, où se mêlaient curiosité des ailleurs et l’espoir d’y faire fructueux commerce. Il fit deux longs séjours au Moyen‑Orient. Le premier, de 1664 à 1670, le vit séjourner longtemps à Ispahan, et nommer «marchand du shah». A son retour, il publia une relation du Couronnement de Solimaniii (1671). Son second séjour au Moyen-Orient se déroula de 1671 à 1677. En 1686, il publia à Londres le journal de son second voyage à Ispahan (dont Bayle fit un éloge appuyé), puis, en 1711, une édition beaucoup plus complète qui comprend, outre le même journal (format le tome i), une présentation très fouillée de la Perse (tome ii), une description particulière d’Ispahan et le récit d’un voyage à Ormuz (tome iii). «Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles… On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoi qu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors.» «Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité». L’illustration superbe, gravée sur cuivre comprend un portrait frontispice en premier tirage par Thomassin daté 1710 et 78 grandes planches, gravures ou cartes, la plupart dépliantes ou à double page ainsi que 6 bandeaux gravés en tête des chapitres. Chardin était accompagné par un dessinateur, Grelot: toutes les vues, scènes et portraits ont été réalisés d’après nature. Précieux exemplaire de cette rare édition au format in-4, conservé dans son élégante reliure en maroquin noir de l’époque, condition des plus rares pour ce voyage.
Amsterdam, Louis de Lorme, 1711, 3 volumes in-4° (255x200mm), T1 : Portrait de l’auteur gravé par Tomassin (détaché), Titre noir et rouge, (1ff),279pp., 18 planches, T2 ,1ff, Titre ; 454pp ,15 planches, T3, 1ff, Titre ; 254pp, errata, table des matières (11ff), 45 planches, complet. Relié veau époque, dos à nerfs orné avec titre et tomaison, ex-libris, Tome 1 ; manque un caisson au dos et la pièce de tomaison, début de fente, coiffes absentes, travail de ver avec atteinte, Tome 2 ; dos manquant, coin abimé avec manque, coiffes absentes, mouillures, coutures lâches. Tome3 ; manque au dos, coiffes absentes, frottements, coins abimés, mouillure.
L’auteur nous livre ici sa meilleure édition avec une vison plus scientifique que les relations précédentes, astronomie, archéologie, mathématiques font parties des sujets abordés. Bijoutier, Jean Chardin se rend en Perse et en Inde en 1665, pour y faire le commerce des diamants. Il repart pour la Perse en août 1671, en faisant cette fois-ci un long périple qui le mène à Ispahan en juin 1673, accompagné du dessinateur Guillaume-Joseph Grelot, reste quatre ans en Perse, apprend le persan, le turc, l’arabe, suite aux persécutions des protestants, il se rend en Angleterre ou il est chevalier par le roi Charles II, il publie sa première édition à Londres en 1686, puis à Amsterdam, l’édition de 1711 est la plus complète, la première à inclure ses voyages en Indes et certainement la plus estimée. M4-Et1