Paris, Nicolle & Mame frères, 1814. Trois volumes in-8 (201 x 130 mm), 2 ff. n. ch., XVI pp., 348 pp.; 2 ff. n. ch., 387 pp.; 2 ff. n. ch., 415 pp. Veau blond glacé, plats encadrés d’une roulette de palmettes à froid et d’un filet noir avec pastilles dorées aux angles, dos à faux-nerfs orné de roulettes et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin brun, chaînette dorée sur les coupes et les chasses, tranches cailloutées, deux fines réparations en tête d’un volume (Simier R. du Roi).
Reference : 9140
Seconde édition française de ce plaidoyer en faveur de la culture allemande. L’édition originale, datée de 1810, avait été censurée par Napoléon Ier qui n’avait pas goûté le Portrait d’Attila dans lequel il s’était évidemment reconnu. Les exemplaires furent donc entièrement mis au pilon ou brûlés et il ne subsiste de cette première édition que quelques jeux d’épreuves. La baronne de Staël fit alors paraître son étude à Londres, où elle était exilée, en octobre 1813: le succès fut immédiat, et on s’empressa de réimprimer De l’Allemagne après la chute de l’empereur. L’ouvrage est divisé est trois parties: De l’Allemagne et des mœurs des Allemands, La littérature et les arts et La philosophie et la morale. "En faisant l’éloge de l’ailleurs, Mme de Staël dénonce avec vigueur l’épuisement et la stérilité des lettres françaises et fait l’apologie de l’enthousiasme sous toutes ses formes. Parce qu’elle prône la puissance du sentiment et donne congé à l’esthétique classique, elle livre un ouvrage résolument romantique" (Simone Balayé). C’est à la suite de cette publication que la vallée du Rhin devint un passage obligé pour les écrivains romantiques, depuis Chateaubriand jusqu’à Victor Hugo en passant par Alexandre Dumas et Gérard de Nerval. Séduisante reliure de Simier, le relieur du roi. René Simier (1772-1843), dit Simier père, originaire du Mans, fut d’abord le relieur de l’Impératrice Marie-Louise, puis"relieur du roi" sous la Restauration et ensuite sous Louis-Philippe. Il s’établit à Paris dès la fin du XVIIIe siècle. Il eut un impact considérable sur l’art de la reliure, techniquement et esthétiquement, en assurant la transition entre le Néo-classicisme et le Romantisme. Son matériel de dorure a été vendu aux enchères en juin 2010. Très bel exemplaire en reliure de l’époque signée. Escoffier, Le Mouvement romantique 1788-1850, n°234, p. 64. Quérard, La France littéraire, IX, pp. 251-252. Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, VII, col. 653. De l’Allemagne, éd. de Simone Balayé, Garnier-Flammarion, 1968. Fléty, Dictionnaire des relieurs français, p. 152.
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Gallimard, 1966. 2 forts volumes in-8 brochés de 640 et 606 pages, couverture imprimée en deux tons. Dos plissés, quelques traces de plis aux plats, taches de scotch sur les gardes.
Porrentruy, Aux Portes de France, collection L'oiselier, 1944. In-12 broché, couverture décorée rempliée. Nom de possesseur sur garde, pour le reste en belle condition.
I.P., collection Tréor des contes, 1986. In-4, cartonnage avec titre doré, jaquette.
Le Calife cigogne - La délivrance de Fatmé - Le petit Mouck - Le faux prince - Le nain au long nez - Les aventures de Saïd - Le florin au cerf.
Genève, Labor et Fides, 2002. In-8 broché, couverture illustrée.
"Démocratie traduisant la volonté de tout un peuple où cohabitent plusieurs traditions culturelles, la Suisse est bien différente de ce que des clichés réducteurs colportent à son sujet. À propos de la Seconde Guerre mondiale, l'image d'une Suisse caractérisée par sa faiblesse face au Reich hitlérien n'est pas tenable. L'ouvrage de Jean-Pierre Richardot est un vibrant plaidoyer en faveur du peuple suisse. Preuves à l'appui, l'auteur montre comment, isolée au cœur d'une Europe hostile, dominée par le joug nazi, le pays a su résister aux sirènes du défaitisme après l'effrondrement de la France. Oui, des Suisses ont dit non à Hitler. Oui, des résistants efficaces ont joué la carte des Alliés, poussant leur détermination jusqu'à s'opposer au pouvoir central et à exiger de lui des propositions antinazies sans ambiguïté. Dès l'été 1940, la Suisse est devenue une plaque tournante de la Résistance; elle a servi, par exemple, les audaces d'un Michel Hollard, qui restera à jamais pour les Anglais "l'homme qui sauva Londres". S'appuyant sur des archives d'État souvent peu connues et sur des témoignages inédits, Jean-Pierre Richardot rend justice aux hommes et aux femmes qui ont su défendre les valeurs de la liberté, le plus souvent au péril de leur vie. Son livre montre aussi, sans détour, les zones d'ombre d'une époque tragique, et le côté parfois impitoyable de l'appareil d'État helvétique qui fut à la fois ambigu avec le IIIe Reich, et un auxiliaire estimable de la victoire des Alliés. Une page blanche de la Seconde Guerre mondiale trouve enfin les mots qui lui manquaient."
Vevey, l'Aire, 1996. In-8 broché, couverture illustrée.
Edition originale. "Une petite Genevoise pour qui l'allemand est comme une seconde langue maternelle, une adolescente fascinée par les films de Lenie Riefenstahl, une jeune fille qui se lie avec des étudiants allemands à la veille de la guerre. Puis dès 1950 et durant trois décennies, le rejet d'un pays qu'on a envie d'oublier, d'enfouir dans le passé avec les illusions perdues. Enfin, une redécouverte lente, progressive, un effort d'élucidation, de réconciliation. C'est à Berlin, en février 1996, dans une ville en pleine mutation, qu'Yvette Z'Graggen a senti que l'histoire qui existait depuis si longtemps entre elle et le monde germanique devait être racontée. Elle a inséré dans ce récit de larges extraits d'une soixantaine de lettres qu'un ami de la Ruhr lui écrivit entre 1939 et 1949 et qui sont un témoignage saisissant sur la vie d'une famille allemande pendant ces années terribles. Elle a résumé aussi les renseignements précieux qu'elle a obtenus sur la Résistance allemande qui mobilisa plusieurs milliers d'hommes et de femmes prêts à faire le sacrifice de leur vie. Un livre intense, courageux, que l'on peut considérer comme le complément autobiographique du roman Matthias Berg, avec le même souci de dépasser les idées préconçues".