Venise, Domenico Farri, 1566. 6 parties en 1 volume in-12, 53 ff.; 3 ff. bl., 44 ff.; 42 ff.; 2 ff. bl., 56 ff.; 32 ff.; 47 ff., 1 f. bl. Vélin, dos à nerfs avec trace de titre à l’encre et étiquette de bibliothèque en queue, rogné court en tête, petite tâche sans gravité sur le premier titre et dans la marge de 10 ff., petit trou de de vers dans la marge des 50 premiers feuillets, petits trous de vers au dos (reliure du XVIIIe siècle).
Reference : 9003
Seconde édition collective comprenant 6 tragédies de l’auteur, avec pagination séparée. L’édition renferme les pièces suivantes: Giocasta, Medea, Didone, Ifigenia, Thieste et Hecuba. Ce sont des réécritures inspirées de mythes grecs sanglants et violents (festin de Thyeste, meurtre des enfants de Médée), exploités notamment par Sénèque et Ovide. Ces pièces ont été imprimées pour la première fois chez les Alde et Giolito entre 1543 et 1557. Belle impression en italiques, avec d’élégantes lettrines. Lodovico Dolce (Venise, 1508-Venise, 1568), commentateur de Boccace et de l'Arioste, et théoricien de la langue 'vulgaire', était également un poète reconnu et un dramaturge. L’ouvrage est dédié à Marcantonio da Mulla, un des sénateurs de la Sérénissime. Selon Gamba "In generale le Commedie del Dolce sono tanto scandalose, quanto quelle dell'Aretino". Monogramme manuscrit «MB» au verso des titres. Agréable exemplaire en vélin ancien. Brunet, II, 791. Gamba 1358 (pour l’édition de 1560).USTC, 827128. S. Giazzon, Venezia in coturno. Lodovico tragediografo (1547-1553), Rome, 2011.
Librairie Pierre-Adrien Yvinec
M. Pierre-Adrien Yvinec
53, avenue de La Bourdonnais
75007 Paris
France
(0033) 143 674 644
conformes à celles du Syndicat nationale de la Librairie Ancienne et Moderne
Rare réunion de deux pièces historiques du plus haut intérêt, composées en l’honneur de l’assassinat du maréchal d’Ancre et de sa femme en 1617. I- Jouxte la coppie imprimee à Rouen par David Geoffroy, & Jacques Besongne, rue des Cordeliers joignant sainct Pierre, 1618. II- A Paris, jouxte la copie imprimée à Rouen chez Thomas Mallart, s.d. In-8 de 32 pp. et 31 pp. Portrait en taille-douce de la suite d’Odieuvre représentant Léonore Galigaï ajouté en tête du volume. Relié en plein maroquin havane janséniste du XIXe siècle, dos à nerfs, pièces de titre de maroquin rouge et vert, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée de Thibaron. 159 x 104 mm.
Rare réimpression de l’édition originale, elle-même extrêmement rare, de cette tragédie anonyme composée en vers en l’honneur de l’exécution de la marquise d’Ancre. Sur l’originale : Tchemerzine, IV, 647 ; Brunet, III, 1295 ; Barbier, 1869-1879, 107-108, Soleinne, Bibliothèque dramatique, 3730. « Très rare. L’auteur de cette tragédie est Pierre Matthieu et non Pierre de Sainte-Marthe, comme le dit Leris […] ; l’historiographe P. Matthieu, qui avait une vocation prononcée pour les pièces de ce genre. On trouve dans celle-ci des vers simples, nobles et touchants ; le caractère de Galigay est bien tracé, et la scène de l’exécution a dû produire beaucoup d’effet sur le théâtre, si elle a été représentée. Les personnages sont le grand Pan françois (Louis XIII), Aymelis de L. (Luynes), Léontilde de V. (de Villeroy), Almidor de N. (de Nemours), Argente du M. (du Maine), Lucidor de L. (de Longueville), le Solon françois (le président Deslandes), Galigay, etc. L’auteur a suivi l’esprit et la lettre du jugement qui condamna la maréchale comme sorcière et lui fit faire l’aveu de ses maléfices […] Cette tragédie, composée en l’honneur d’un assassinat juridique, est précédée d’un sonnet à la louange du roi » (Soleinne, 3730). « Eléonore Galigaï, fille d’un menuisier, épousa le célèbre et malheureux Concini, depuis maréchal d’Ancre. Galigaï était venue en France avec Marie de Médicis, dont elle était sœur de lait ; elle obtint par intrigue pour son mari les postes les plus brillants. L’abus insolent qu’ils firent de leur faveur souleva tous les grands de la Cour, et Louis XIII en particulier. Concini fut tué et sa femme conduite à la Bastille. On lui imputa mille crimes, et surtout celui de la magie. Ce procès, dit Anquetil, commença le 3 mai 1617 ; elle fut condamnée, le 8 juillet, à avoir la tête tranchée et son corps brûlé ; elle mourut sans bravade et sans frayeur […]. On fit sur sa mort une tragédie intitulée : ‘La Magicienne étrangère’, en 4 actes et en vers, Rouen, 1617, in-8 ». (Peignot, Dictionnaire biographique et bibliographique, 8). « Pièce rare » souligne Brunet. « M. Paul Lacroix (Catal. Soleinne, n° 3730), signale dans cette tragédie des vers simples, nobles et touchants. Il existe d’autres éditions de cette tragédie, qui provoqua un vif sentiment de curiosité ; elle répondait parfaitement aux passions du jour » (Barbier, 107-108). « Pièce de 32 pages, très rare ; elle attaque la maréchale d’Ancre, après sa fin tragique, avec un acharnement cruel. Le caractère de l’infortunée Galinaï est bien tracé » (Robert Naumann, Serapeum, 26). Ce violent pamphlet publié anonymement contre la femme du Maréchal d’Ancre rencontra un tel succès qu’il fut réimprimé à plusieurs reprises entre 1617 et 1626. On trouve reliée à la suite du présent ouvrage une autre pièce, également rare, qui raconte l’assassinat de concini, maréchal d’Ancre, le 24 avril 1617. Il s’agit ici de la réimpression de l’édition originale. (Brunet, V, 910 ; Soleinne, 3729). « L’édition de ‘Paris, jouxte la copie imprimée à Rouen’, a été copiée, page pour page et ligne pour ligne sur l’édition originale » (Brunet). « Pièce fort rare, qui reproduit sous la forme dramatique les détails historiques de l’assassinat du maréchal d’Ancre, sur le pont-levis du Louvre, par Charles d’Albert, duc de Luyne, Vitry et autres agents du roi. Les personnages de cette tragédie sont Python M.D. (marquis d’Ancre), Phebus, R. de F. (roi de France), Lydor de G. (de Guise), Alcé D.D., Antimars de V. (Vitry), Galligay, Ruburo Demon (Montalto, astrologue vénitien), Cleridam de L. (de Luynes), Theocrat de V. (de Villeroy), Arlin du M. (du Maine), Toleon de N. (de Nemours). […]. Il serait possible que l’auteur se fût mis en scène sous le nom du poète Alcé D.D. Ces deux initiales représenteraient alors le nom du sieur de Deimiers, auteur de la Liberté royale de Marseille, ouvrage publié à Paris en 1615, avec les mêmes initiales » (Soleinne, 3729). Aucun exemplaire de l’un ou l’autre de ces deux textes n’est passé sur le marché public international depuis plus de trente années. Précieux exemplaire réunissant deux pamphlets du plus haut intérêt historique. Provenance : de la bibliothèque E.M. Bancel avec ex libris.
Edition originale de la dernière grande tragédie de Racine, souvent considérée comme son chef-d’œuvre, ornée d’un frontispice gravé par J. Mariette d’après J.-B. Corneille. Paris, Denys Thierry, 1691. In-4 de (1) f.bl., (6) ff., 1 frontispice gravé, 87 pp. Petit trou en marge de la p. 40. Relié en plein veau granité de l’époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 252 x 185 mm.
Edition originale de la dernière grande tragédie de Racine, souvent considérée comme son chef-d’œuvre, ornée d’un frontispice gravé par J. Mariette d’après J.-B. Corneille. Tchemerzine, V, 350; Graesse, Trésor de livres rares, VI, 15; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 601; Brunet, IV, 1083; Le Petit, Bibliographie des éditions originales, 377-379; Guibert, Bibliographie des Œuvres de Jean Racine, 107-110. Composée à la demande de Louis XIV et de Madame de Maintenon, Athalie fut d’abord représentée par les élèves de Saint-Cyr, dans la plus grande simplicité, sans décor, ni costume, aux mois de janvier et février 1691. Souvent considérée comme le chef-d’œuvre de Racine, la pièce fut vivement appréciée par le comité privé devant lequel elle fut jouée. Elle ne fut cependant donnée en public qu’après la mort de l’auteur, le 3 mars 1716, au Théâtre-Français. Dans cette pièce lumineuse Racine campait avec génie l’affrontement entre le bien et le mal et le drame bouleversant et grandiose de la reine. L’auteur renouvelait son art, proche de celui du théâtre grec par son action continue, tout en étoffant le spectacle par des chœurs magnifiques, mis en musique par Jean-Baptiste Moreau. «‘Athalie’ fut la dernière pièce de Racine et son dernier chef-d’œuvre» (Guibert). Cette tragédie ne reçut véritablement sa consécration qu’au XIXe siècle, lorsque les romantiques virent dans Athalie «l’un des sommets de la poésie française». Bel exemplaire très pur conservé dans sa reliure de l’époque de l’une de nos grandes tragédies classiques.
Précieux et bel exemplaire provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe. A Paris, chez Antoine de Sommaville & Augustin Courbé, 1643. Avec privilège du Roy. In-4 de (8) ff. y compris le frontispice, 121 pp. et (1) f. de privilège. Le privilège est daté du 30 janvier 1643, et l’Achevé d’imprimer à Rouen pour la première fois, aux depens de l’Autheur, par Laurens Maurry, ce 20, jour d’octobre 1643. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Thibaron-Joly. 229 x 171 mm.
L’une des grandes originales de la littérature française et l’une des plus rares éditions du Grand Corneille. Le Petit, p. 158; Tchemerzine, II, 546; Picot, Bibliographie cornélienne, 26. Polyeucte fut représenté sur la scène du théâtre du Marais dans les premiers mois de 1643. «Le succès de ‘Polyeucte’ fut éclatant et rappela celui du ‘Cid’. Les acteurs de l’Hôtel de Bourgogne, qui le représentèrent, y gagnèrent autant d’argent qu’à aucune tragédie profane». (Picot). L’on conçoit aisément que le catholique Corneille entraîné par sa poétique de l'admiration à faire accomplir par ses héros des actions toujours plus remarquables, n'ait pu donner comme successeur à Auguste que Polyeucte : seul le héros chrétien l'emporte en magnanimité sur le plus admirable des héros profanes; seul un saint peut avoir un comportement qui serait jugé invraisemblable chez tout autre homme; seul un homme animé de la grâce divine peut accomplir des actes qui redeviennent vraisemblables sans cesser d'être extraordinaires. Comme le geste de clémence d'Auguste, les actions de Polyeucte ressortissent exactement à ce vraisemblable extraordinaire que préconisaient sans trop y croire les théoriciens et que Corneille a toujours poursuivi. Aussi, tandis que les critiques littéraires ne pouvaient qu'approuver la nouvelle tragédie de Corneille, les dévots, qui condamnaient l'idée même de théâtre profane, furent-ils particulièrement choqués de le voir accueillir les choses de la religion. Pour eux, le compromis rêvé par Corneille entre l'esthétique du plaisir et la morale chrétienne – compromis qui permet d'imaginer qu'on puisse faire une œuvre d'art séduisante à partir d'un sujet chrétien – était inacceptable, surtout lorsque l'intrigue osait mêler amour humain et amour divin. Mais l'ensemble du public lui-même, qui fit un triomphe à la pièce, a mal compris (et jusqu'au XVIIIesiècle) le projet de Corneille: il s'est intéressé avant tout à l'intrigue amoureuse et au drame purement humain de Pauline, Sévère et Polyeucte, sans voir que l'histoire des amours de Pauline et de Sévère, aussi touchante et délicate que celles des bergers de la pastorale contemporaine, est inséparable de l'histoire de Polyeucte, dont l'héroïsme serait inconsistant s'il ne s'inscrivait au cœur de l'histoire d'amour. Corneille, dans son « Examen de Polyeucte », qu'il rédigea plus tard, définit assez justement le style de Polyeucte en le comparant à celui de ses autres tragédies : «Le style est souvent d'une beauté qui force l'admiration : les fameuses «Stances» sont un des plus beaux morceaux de tout le théâtre de Corneille.» La tragédie de Corneille a donné naissance à plusieurs œuvres musicales. La première en date est l’opéra en trois actes de Gaetano Donizetti (1797-1848), dont la représentation fut interdite à Naples par le gouvernement des Bourbons et qui vit le jour finalement à Paris, en février 1840, dans une adaptation française de Scribe. Parmi les autres œuvres inspirées par Polyeucte, la plus connue est l'opéra du compositeur français Charles Gounod (1818-1893), représenté à Paris en 1878. Fort bel exemplaire à grandes marges de l’une des plus rares éditions originales de Corneille, provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe avec ex-libris, relié en maroquin rouge de Thibaron-Joly.
Pr. Leyrit fils, citoyen de Riom, membre de la Société des Amis de la Constitution de cette Ville,
Reference : 010429
Pr. Leyrit fils, citoyen de Riom, membre de la Société des Amis de la Constitution de cette Ville, [Auvergne] Enée et Turnus ou l'établissement des Troyens en Italie - tragédie. Paris, Visse, 1791. In-8, VIII-59p. Edition originale de cette pièce de théâtre. Leyrit est un amateur qui écrit cette pièce au moment de l'agitation révolutionnaire. « Leyrit fils présente en 1791, devant le club jacobin, une tragédie, Énée et Turnus ou l'Établissement des Troyens en Italie, qui, sacrifiant aux panégyriques académiques et à la réécriture de l'histoire nationale, prétend que la France révolutionnaire efface le modèle de la république romaine » (Philippe Bourdin, Des manières d'aimer le théâtre sous la Révolution). Exemplaire portant de nombreuses corrections qui ne peuvent être que de la main de l'auteur. Aucun exemplaire répertorié au CCfr, un seul au WorldCat (British Library, Londres). En cahiers liés par une ficelle, sans couverture, non rogné, premier et dernier feuillets salis, bords des marges salis, un feuillet taché. Texte très rare. [III]
Firmin Didot Frères, fils et cie. 1860. In-12. Cartonné. Etat d'usage, Couv. défraîchie, Dos fané, Papier jauni. 657 pages. Ex-libris à l'encre en page de garde. Mouillures et moisissures en tranche en pied, bas de pages, pouvant altérer la lecture. Nombreuses rousseurs. Un portrait en noir et blanc, en frontispice. Coins frottés.. . . . Classification Dewey : 792-Théâtre
Sommaires partiel: Oedipe, tragédie- Discours sur la tragédie- Brutus- Zaïre, tragédie- La mort de César, tragédie- Epitre à Mme du Chatelet sur la trégédie d'Alzire- Alzire, tragédie- Le fanatisme, tragédie-etc. Classification Dewey : 792-Théâtre