Cologne [Amsterdam], Nicolas Schoute, 1666. In-12 (73 x 127 mm), 12 ff. n. ch., 476 pp. Maroquin vert, triple filet d'encadrement avec fers aux angles, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, filet sur les coupes et les coiffes, roulette intérieure, tranches dorées, pp. 460-476 légère mouillure en marge supérieure (reliure du XVIIIe siècle).
Reference : 8972
Cette troisiième édition elzévirienne des Provinciales est la première à comprendre la Lettre d'un avocat au parlement à un de ses amis. Cette pièce, qui figure ici comme dix-neuvième lettre, n'est point de Pascal. On l'a attribuée à divers auteurs, mais il paraît bien établi qu'elle est de l'avocat Antoine Le Maître (Willems). Les Provinciales, lettres écrites sous le pseudonyme de Louis de Montalte à un ami fictif, parurent d'abord séparément et clandestinement de janvier 1656 à mai 1657. Ces lettres prennent la défense de Port-Royal et s'attaquent aux Jésuites. De la bibliothèque du baronet Charles Jacob Stuart avec son ex-libris imprimé du XIXe siècle contenant son nom et sa devise en latin. Bel exemplaire en maroquin vert du XVIIIe siècle. Willems, Les Elzevier, n°1372.
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Les Provinciales, ou lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis, et aux RR. PP. Jesuites sur la Morale & la Politique de ces Peres. Avec les notes de Guillaume Wendrock, Docteur en Theologie de l'Université de Salzbourg en Allemagne. Traduites en François. Nouvelle édition, Revue, corrigée & augmentée. Sl, sn, 1712. 3 volumes petit in-8, (8) ff, 360 pp, (8) ff ; (6) ff, 362 pp, (7) ff ; (6) ff, 332 pp, (6) ff. Veau brun, dos à cinq nerfs, titres et tomaison grenat, tranches rouges (reliures de l'époque). Gravure de frontispice sur chaque volume (le pape foudroyant les mauvais livres, portraits de Pascal et de Nicole). Titres rouges et noires. Epidermures, coins frottés, coiffes manquantes, mors partiellement ou complètement fendus, manques en queue du dos du premier volume.
Correspond au numéro 64 du catalogue de la collection Basse, qui la décrit comme suit : "Au titre de chaque volume, entre la tomaison et le fleuron, on lit l'indication sommaire de ce que contient chaque tome. T.I : Contenant la préface de Wendrock, l'histoire des Provinciales et les cinq premières lettres avec leurs notes. Frontispice gravé : le Pape foudroyant les mauvais livres. 7 feuillets, 360 pages et 8 feuillets de table. T. II : Contenant les lettres sixième, septième, huitième, neuvième et dixième, avec leurs notes. Portrait gravé de Blaise Pascale, 5 feuillets, 362 pages et 7 feuillets de table. T. III: Contenant les huit dernières lettres, avec leurs notes. Portrait gravé de Pierre Nicole, 4 feuillets, imprimés et 1 feuillet blanc, 332 pages et 6 feuillets de table. Jolie édition française, imprimée sur un excellent papier".
Cologne, Henry Schouten, 1738, in-8°, 13 ff. (page de titre avec très belle vignette gravée) + 1 f. bl. + 556 p., papier en excellent état de conservation, jolie reliure en veau, dos à nerfs richement doré aux petits fers, tranches marbrées, coiffes restaurées, bel exemplaire.
Jolie édition dans une élégante reliure. Les «Provinciales» (1657) est un grand classique de la pensée française du XVIIe siècle, intitulé avec précision «Les Lettres Provinciales, ou Les Lettres escrites par Louis de Montalte à un Provincial de ses amis, & aux RR. PP. Jésuites: Sur le sujet de la Morale, & de la Politique de ces Pères». Au centre du problème: la Grâce et l'affrontement entre jansénistes et jésuites. Image disp.
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Sans lieu, sans nom, 1766. In-12 de LXXXII-[6]-336 pages. Plein veau fauve moucheté, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, tranches marbrées.
Dos et coiffes frottés, mors fendus.
1656 Cologne, Pierre de la Vallée (adresse fictive), 1656-1657, in-4 de 3 ff. d'avertissement, 8 pp.-8 pp.-8 pp.-8 pp.-8 pp.-8 pp.- 8 pp.- 8 pp.- 8 pp.- 8 pp.- 8 pp.-8 pp.- 8 pp. (réfutation)- 8 pp.-8 pp.-8 pp.-12 pp.-8 pp.-12 pp.-12 pp., (la 18e lettre est ici en double), reliure de la deuxième moitié du XIXe siècle de plein velin ivoire à la Bradel, signée Thierry successeur de Petit-Simier, nom d'auteur titre et date (1651657) dorés au dos, bel exemplaire relié sans le titre collectif qui a paru après, mais avec l'avertissement qui ne figure pas toujours dans cette réunion des 18 lettres en tout premier tirage, défaut d'impression page 8 de la dix-septième lettre. Bel exemplaire.
ÉDITION ORIGINALE des 18 lettres provinciales, imprimées séparément et clandestinement à Paris de 1656 à 1657. Exemplaire présentant les marques de PREMIER TIRAGE : " l'Advertissement " est de premier état, il ne mentionne que 17 lettres et il est orthographié avec un D (Supprimé par la suite). la dix-septième Lettre est en 8 pages et la douzième est bien suivie de la Réfutation de la réponse à la douzième lettre en 8 pages. La première "Lettre escritte à un provincial" parut, sans nom d'auteur ni d'éditeur, le 23 janvier 1656. Chacune de ces lettres fameuses se vendait deux sols six deniers, certaines furent tirées jusqu'à 10.000 exemplaires et beaucoup furent distribuées gratuitement. "Elles ne sont pas seulement le témoin historique d'un drame capital de notre passé, ni un des chefs-d'oeuvre les plus accomplis de notre prose, ni une expression de Pascal dont la connaissance est indispensable pour le connaître tout entier ; elles sont aussi, et aujourd'hui plus que jamais peut-être, d'une brûlante, d'une exemplaire actualité." (Bernard Dorival, Pascal et Les Provinciales, 1956). "Adressées - du moins les premières - à un provincial fictif, traitant à la fois des conflits du moment entre Port-Royal et ses adversaires et des problèmes généraux de la grâce et de la morale chrétienne, adoptant une grande variété de tons, de l'ironie à l'invective, les dix-huit Provinciales, chacune occupant un cahier in-4° de 8 ou 12 pages, ont été mises en circulation une à une, anonymement et clandestinement, de janvier 1656 à mars 1657. Au terme de cette campagne, en l'été 1657, les feuilles ont été regroupées en volumes, avec des pièces complémentaires et sous sous un titre d'ensemble, où l'auteur demeuré inconnu de ses contemporains, se donne le pseudonyme de Louis de Montalte."(En français dans le texte, 96). "Il faut de préférence rechercher les exemplaires composés à mesure que paraissaient les lettres, et reliés sans le titre général et les 3 ff. d'avertissement." (Tchémerzine, IX, p. 67).
Cologne, Pierre de la Vallée, 1657. Dix-neuf parties en un volume in-4°, 4 ff., 8 pp., 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 8, 12, 8, 12 pp. Page de titre habilement restaurée en pied sur 2 cm. Plein maroquin janséniste bordeaux, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées (Godillot). Mors supérieurs fragilisés.
Edition originale du second tirage pour la page de titre et l'avertissement qui mentionne XVIII lettres, caractéristique de second tirage. La douzième lettre est suivie de sa Réfutation ; la dix-septième est en premier tirage, en 8 pp. Toutes ces lettres, parues séparément furent réimprimées plusieurs fois en peu de temps par plusieurs imprimeries clandestines pour dérouter les recherches de la censure. Vendues sous le manteau, ces lettres ont été réunies dans des exemplaires assez peu homogènes. Celui-ci parfaitement établi par Godillot est grand de marges (250 x 173 mm) et est bien complet des 18 lettres et de la réfutation à la 12 ème lettre. Rochebilière 111, Tchemerzine 66 et suivantes.