Paris Gallimard 1944 In-12 (193 x 122 mm), 273 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc. Demi-basane fauve, dos à nerfs, auteur et titre dorés, non rogné, couverture et dos conservés, dos passé, épidermures (reliure du temps).
Reference : 10608
Edition originale, exemplaire du service de presse."Pendant l’hiver 1939-1940, Drieu La Rochelle écrit une pièce dont le titre initial devait être Violence contre Violence, mais finalement rebaptisée Charlotte Corday. Son journal révèle combien la pièce est pensée comme un remède à la mélancolie et à la corruption de la France par les Juifs. Charlotte Corday y est animée par l’énergie pure et virile de la victime opiniâtre, comme l’Antigone d’Anouilh (1944). La pièce est finalement jouée à Lyon et à Vichy un an plus tard par la troupe des Quatre Saisons Provinciales, dirigée par Maurice Jacquemont" (Guillaume Mazeau).Homme paradoxal, Pierre Drieu la Rochelle (Paris, 1893–Paris, 1945) fut, dans les années 1920, proche du courant avant-gardiste pour, en 1934, opter pour le fascisme. Ecrivain et journaliste, ses principaux écrits, notamment Le Feu follet (1931), La Comédie de Charleroi (1934) et surtout Gilles (1939), reprennent ses thèmes de la décadence de la société. En 1940, il succéda à Jean Paulhan, qui a démissionné, à la direction de la Nouvelle Revue Française et s’engagea dans une politique de collaboration avec l’Allemagne nazie. A la Libération, il se suicida en mars 1945.Exemplaire enrichi d’un envoi manuscrit de l’auteur "à Lucien Combelle, son ami", et d'un envoi ex-dono signé de ce dernier, "à Laurence, de fidélité en fidélité". Lucien Combelle fut un ami très proche de Pierre Drieu la Rochelle. Peu de temps avant son suicide, en 1945, Pierre Drieu la Rochelle lui envoya une lettre : "Mon cher Combelle, vous étiez un bon copain, mon dernier copain. J'espère que vous vivrez et que vous défendrez ce que nous aimions : un socialisme fier, viril. Moi, je n'avais plus qu'un pied dans la politique l'autre était déjà ailleurs… Je vous embrasse. Drieu". Lucien Combelle reçut cette lettre en 1947, dans la prison où il effectuait sa condamnation pour collaborationnisme. Autodidacte, Lucien Combelle (Rouen, 1913–Rouen, 1995) fut le secrétaire d’André Gide (1936) puis de Drieu la Rochelle (1940). Collaborationniste, Il participa à la revue La Gerbe puis devint directeur du journal Révolution nationale. A l’issue d’un procès en 1944, il fut condamné à quinze ans de travaux forcés. A sa libération conditionnelle, en 1951, il publia notamment Je dois à André Gide (1951), Prison de l’espérance (1952) et Péché d’orgueil (1978). Puis sa carrière se poursuivit dans la bande dessinée et à la radio.Bon exemplaire en reliure d'époque. Dictionnaire mondial des littératures, Larousse, sous la direction de Pascal Mougin et Karen Haddad-Wotling, p. 346. Guillaume Mazeau, Charlotte Corday : la construction d’une victime de l’histoire (fin du XIXe siècle-début du XXe siècle), pp. 189-199.
Librairie Pierre-Adrien Yvinec
M. Pierre-Adrien Yvinec
53, avenue de La Bourdonnais
75007 Paris
France
(0033) 143 674 644
conformes à celles du Syndicat nationale de la Librairie Ancienne et Moderne
Albin Michel 1988 271 pages in8. 1988. Broché. 271 pages. L'ouvrage de Jacqueline Dauxois propose une relecture du personnage de Charlotte Corday assassin de Jean-Paul Marat. L'auteure défend la thèse que Corday était une républicaine convaincue et non une royaliste exaltée cherchant ainsi à corriger une légende tenace qui a déformé sa mémoire historique
Très bon état
Albin Michel 1988 269 pages in8. 1988. Broché. 269 pages. Biographie romancée de Charlotte Corday figure emblématique de la Révolution française connue pour avoir assassiné Jean-Paul Marat explorant sa vie ses motivations et son héritage historique
Très bon état
Paris, Librairie historique de la Révolution, 1838 ; in-8, demi-chagrin brun, tête dorée, non rogné. 1 f., IX pp., 188 pp., 1 f. - Portrait et 1 fac-similé dépliant.ÉDITION ORIGINALE. “L’Antiquité n’offre pas un plus généreux dévouement que celui de mademoiselle de Corday, immolant à la paix publique, à la véritable liberté, au retour de la clémence, l’atroce Marat qu’elle en regardait justement comme l’ennemi.” Avec cet incipit, l’historien, poète, agronome et politicien Louis Du Bois présente son apologie de Charlotte Corday, une étude qui occupe les 57 premières pages. Les pp. 58 à 188 sont des pièces justificatives. Louis Du Bois est né à Lisieux en 1773. Jeune secrétaire du club des Girondins de Lisieux, il délaisse ses études de droit et quitte sa Normandie pour Paris où il se lie d’amitié avec Rouget de Lisle. Il compose même un couplet supplémentaire de la Marseillaise. En 1793 il rejoint les proscrits de Caen et fréquente Charlotte Corday. Bibliothécaire de la ville d’Alençon en 1799, il fera carrière dans la magistrature pendant la monarchie de Juillet. Ce livre a paru alors qu’il était sous-préfet de Vitré puis de Chateaulin en 1839. Il finira sa carrière aux archives Nationales à Paris puis retournera près de Lisieux dans sa propriété du Mesnil-Durand où il mourut en 1855. Sa bibliographie est copieuse : poèmes, études historiques, agriculture... de nombreuses publications publiées à Alençon, Caen, Lisieux et Paris. Cet exemplaire a appartenu à Jean-Jacques Launay, le bibliographe ornais de Poulet-Malassis. Qq. feuillets tachés.
Mercure de France, 1909, in-12, 440 pp, un portrait de Charlotte Corday en frontispice, qqs gravures et fac-similés, généalogie, reliure demi-chagrin havane, dos à 5 nerfs souligés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Edition originale – sous reliure du temps parfaitement établie – de cette précieuse monographie. Emportés par les assauts de la Commune et des députés prônant l'exagération révolutionnaire, les Girondins proscrits et fugitifs trouvèrent refuge pour certains dans la région de Caen, dans le Calvados. Ils y organisèrent des réunions politiques auxquelles Charlotte Corday assista à plusieurs reprises et eut en ce cadre l'explication des circonstances qui préludèrent aux journées d’émeute des 31 mai et 2 juin 1793 perpétrés par la Commune contre la Convention qui fut en effet prise en otage par l'armée révolutionnaire. Indignée, elle se persuada que, dès lors, elle pouvait s'affranchir des règles du bon droit, et elle décida, non sans angoisse, de répondre à l'illégalité par l'illégalité. Marat qui, depuis son acquittement au Tribunal révolutionnaire, diffamait les Girondins et réécrivait sans cesse l'histoire, symbolisa à ses yeux l'injustice et le mensonge. Il devint sa cible... Depuis sa mort, Charlotte Corday est devenue une figure célèbre de la période révolutionnaire. Figure controversée : héroïne tyrannicide pour les uns, celle que Lamartine surnommera « l'ange de l'assassinat » n'est pour les autres qu'une fanatique. Eugène Defrance écrit de Charlotte Corday : « Être patriote, c’est aimer son pays jusqu’à l’abnégation absolue de sa personnalité. Or, elle sent qu'elle est capable de l’aimer jusqu’au crime ». Son geste ne parvint pas à sauver les Girondins – ceux-ci furent par la suite éliminés par les Montagnards, partisans de la Terreur, au nom du « salut public ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Dessin romantique] L'Assassinat de Marat par Charlotte Corday. Encre et lavis sur une feuille, environ 100*155mm, ca.1830. Beau dessin, malheureusement anonyme, dans la veine des représentations classiques de cet évènement. [230]