Dos recollé et muet ; intérieur en bon état ; PM-DX2-C305, Librairie Plon, Paris 1924
Reference : 11047461592
Moyen
Livres Anciens et Contemporains
M. Michel Lassalle
06 14 76 10 91
Vente de gré à gré
Paris, Pierre l'Huillier, 1573. In-12 de (28) ff. (sign. A-G4), maroquin bleu, dos orné à nerfs, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, double filet doré sur les coupes, tranches dorées (Asper frères).
Première édition de ce recueil épistolaire qui réunit les lettres envoyées l'année de la Saint-Barthélémy par Henri de Navarre (futur Henri IV, 1553-1610), Charles de Bourbon (1523-1590) et Henri Ier de Bourbon prince de Condé (1552-1588) au pape Grégoire XIII élu le 13 mai 1572, avec les réponses de celui-ci. Contient les pièces suivantes :1. Épître « À Monseigneur l'illustrissime cardinal de Bourbon » épître datée du collège de Navarre à Paris le 1er janvier 1573, signée Jean Touchard, auteur d'un poème sur la Saint-Barthélémy intitulé Allegresse chrestienne.2. Lettre du roi de Navarre au pape. Par cette lettre datée de Paris le 3 octobre 1572, le roi de Navarre déclare vouloir rentrer dans le sein de l'église catholique et sollicite l'absolution du pape.3. Réponse du pape en date du 1er novembre 1572 (texte latin suivi d'une traduction française).4. Lettre du cardinal de Bourbon au pape, en date de Paris le 3 octobre 1572 (texte latin et traduction française).5. Réponse du pape au cardinal, en date du 1er novembre (texte latin et traduction française).6. Lettre du Prince de Condé au pape, en date du 3 octobre 1572.7. Réponse du pape au prince de Condé, en date du 1er novembre (texte latin et traduction française).À la suite de ces pièces est un Extrait du privilège accordé à P. L'Huillier pour un an le 31 décembre 1572. Les deux lettres du roi de Navarre et du prince de Condé datées 3 octobre 1572 avaient été imprimées une première fois à Lyon par Michel Jove l'année précédente en 1572. Provenance : Gaspard-Ernest Stroehlin avec son ex-libris signé Champel à la devise «Mente Libera».Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin bleu signée des frères Asper. Venus de Zurich, les frères Hans et Jacques Asper s’installent à Genève vers 1883 ; à partir de 1897, Hans Asper est seul à tenir l’atelier, jusqu’à son décès en 1912. La reliure date peut-être de la période entre 1883 et 1897 durant laquelle les deux frères oeuvrent ensemble.Rothschild, 2180.
Paris : chez Lottin ; chez la Veuve Desaint, 1776-77 ; 1776. LE VADEMECUM DE L'ECCLÉSIASTIQUE EN MAL D'IDÉES POUR SES SERMONS
4 vol. in-12° (171 x 105 mm), [1] pl; - xxiv pp. - 439 pp. + [1] f. - 438 pp. - [3] ff. + xlii pp. - 311 pp. - viii pp. - 401 pp. - [3] ff. + [1] f. - [1] pl. - x pp. - [1] f. - 472 pp. (numérotation erronée en fin de volume), veau havane, dos à cinq nerfs orné, encadrement d'un triple filet, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches rouges (reliures d'époque). Seconde édition, des Lettres (il parut de nombreuses contrefaçons), augmentée par rapport à l'originale d'une préface et d'un troisième volume (en deux tomes) de pièces diverses. Seconde édition également de La vie du Pape Clément XIV, augmentée d'une préface et de quelques pièces. Célèbre supercherie littéraire composée par Louis-Antoine de Caraccioli, les Lettres intéressantes du pape Clément XIV paraissent pour la première fois un an après la mort du pape, alors que sa postérité, marquée par sa suppression de la Compagnie de Jésus, peine à se définir. Pédagogue de profession, fervent adepte de la démocratisation des savoirs, Caraccioli imagine le personnage d'un Ganganelli philosophe et éducateur dispensant ses conseils aussi bien à des religieux qu'à des personnalités de la politique, des sciences et des lettres, à la noblesse ou même à une mère de famille. Mais dès la parution de la première édition, plusieurs voix s'élèvent pour remettre en question l'authenticité des lettres. Caraccioli persiste et signe : on lit ainsi, dans la préface à sa Vie du Pape Clément XIV : « On sait qu'il y a, comme en France des esprits ardens à dénigrer Clément XIV, & à le faire passer pour un personnage très-médiocre, & que sa vie conséquemment, ainsi que ses Lettres, ne peuvent manquer d'avoir des contradicteurs, qui en nieront l'autenticité » (p. viii). Sommé, en 1777, de produire les originaux, Caraccioli traduira lui-même ces lettres apocryphes vers l'italien. La Vie du Pape Clément XIV est illustrée d'un portrait frontispice gravé par De Launay le Jeune d'après Prevost, d'une vignette placée en en-tête gravée par Baquoy d'après Prevost et d'une vignette de fin non-signée. Les Lettres sont quant à elles ornées d'une frontispice allégorique gravé par Billé d'après Queverdo et d'un petit portrait en-tête signé Beugnet au dernier tome. Louis-Antoine Caraccioli (1719 : Le Mans-1803 : Paris), précepteur et polygraphe, chercha à suppléer à sa modique fortune en composant un grand nombre d'ouvrages, presque tous publiés sous pseudonyme, qui se succédèrent rapidement. Écrits dans un sincère respect de la religion et de la morale, à défaut "de vues profondes ou style brillant", les ouvrages de cet auteur prolifique eurent surtout beaucoup de succès "parmi les ecclésiastiques de province qui trouvaient dans plusieurs d'abondants matériaux pour leurs sermons, quelquefois même des sermons tout faits". (Michaud, Biographie universelle, VI-643) La plupart furent traduits en italien, en allemand, quelques-uns en anglais. Provenance : "Ma mère / V B..." et "V. Bazile", mention manuscrite à chacun des volumes (XVIIIe siècle). Non identifié. Frottement dans un angle au plat supérieur du tome III, coiffe de tête arasée et petit manque en queue de mors supérieur au tome I. Quelques feuillets légèrement brunis.
Paris, Adrien Le Clère et Cie, 1837 in-8, XVI-542-[1] pp. et 644 pp., 3 frontispices (portraits du pape, des cardinaux Consalvi et Pacca), demi-veau vert, dos à nerfs orné (reliure de l'époque). Dos passés, début de fente au mors supérieur du tome I, qqs rousseurs. Envoi.
Rédigé à partir d'une importante documentation réunie pendant vingt-cinq ans, cet ouvrage, qui s'appuie sur une quantité considérable de pièces officielles, eut beaucoup de succès et fut traduit en plusieurs langues étrangères. Depuis un premier séjour à Rome, l'auteur (1772-1849) se prit de passion pour l'Italie et plus particulièrement pour la Ville éternelle. Du fait de ses fonctions successives —il participa aux négociations du Concordat comme secrétaire du diplomate Cacault — il ne fit que parfaire ses connaissances italiennes et c'est tout naturellement qu'il s'intéressa à l'histoire de la papauté. Il donna, respectivement en 1843 et 1844, une Histoire du pape Léon XII et une Histoire du pape Pie VIII.Plusieurs pièces reliées à la fin du tome I :- RAYNOUARD. Histoire du pape Pie VII, par M. le chevalier Artaud. S. l., Imprimerie Royale, octobre 1836, 16 pp.Extrait du Journal des Savants, septembre 1836.- Honorables et précieux témoignages du Saint-Siége en faveur de l'Histoire du pape Pie VII. Paris, Le Clere, s.d., 2 pp.- NETTEMENT. Etudes historiques. Histoire de Pie VII, par M. le chevalier Artaud (Deuxième édition). Paris, Imprimerie de Sapia, s.d. (1837-1838).Il s'agit de 4 articles (8 pp. chaque) parus dans la Gazette de France des 22, 29 décembre 1837, 6 janvier et 10 mars 1838.- ARTAUD DE MONTOR. Arioste. [Paris], Imprimerie de Sapia, s.d., 14 pp.Extrait de la Gazette de France du 5 avril. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Gaume frères et J. Duprey [Imprimerie P.-A. Bourdier], 1861 in-8, 64 pp., demi-basane moutarde modeste, dos à nerfs orné de pointillés et guirlandes dorés (reliure de l'époque). Coins abîmés.
Le grand publiciste ultramontain continue de s'en prendre à La Guéronnière, plume officieuse de Napoléon III, dont la plaquette Le Pape et le Congrès ne cessait de faire des vagues. RELIÉES À LA SUITE 9 pièces portant surtout sur les relations entre l'Église et le régime de Napoléon III : I. [DELACROIX (A.) :] Lettre aux Protestants du Gard, à l'occasion de leur jubilé séculaire, en mémoire du Synode de 1559 ; par Monseigneur l'évêque de Nîmes. Nîmes, typographie Lafare et Attenoux, s.d. [1859], pp. 73-96. Recension d'un mandement épiscopal de Claude-Henri Plantier, évêque de Nîmes de 1855 à 1875. - II. BÉCHARD (Ferdinand) : Du Projet de décentralisation administrative annoncé par l'Empereur. Lettres à M. le directeur de La Gazette de France. Paris, aux bureaux de la Gazette de France [Imprimerie de Dubuisson], 1864, 157 pp., un f. n. ch. de table. L'homme politique Ferdinand Béchard (1799-1870) a, comme député du Gard, joué un rôle important par son travail dans les commissions sur toutes les questions relatives à l'administration, au droit électoral, ainsi qu'aux rapports de l'État avec les collectivités. Émanant des rangs de la droite légitimiste, il en partageait les convictions en faveur de la décentralisation administrative, et c'est sur ce sujet que roulent la plupart de ses très nombreux ouvrages. - III. DAX (Armand-Jean-Antoine-Louis de) : Encore un mot sur le Pape et le Congrès. Paris, E. Dentu [Imprimerie de L. Tinterlin], 1860, 8 pp. En contradiction avec les idées de son milieu, Louis de Dax (1816-1872), plus connu pour ses ouvrages sur la chasse, dissocie en effet nettement dans cet opuscule le pouvoir spirituel du pape à sauvegarder et auquel il se dit en tant que croyant catholique soumis, de son pouvoir temporel de chef d'état sur les vastes États pontificaux d'alors, à ne pas perpétuer. - IV. [DUPANLOUP (Félix) :] Les Sociétés de charité et la circulaire du 16 octobre. Paris, Charles Douniol [Imprimerie de W. Remquet, Goupy], 1861, 46 pp. Porte sur une circulaire de Persigny du 16 octobre 1861 : elle proposait de reconnaître officiellement les associations de bienfaisance française. Plusieurs sociétés étaient nominativement citées dans le texte mais aussi la franc-maçonnerie dont l’organisation était jugée "purement philanthropique". Et comme la suite du texte émettait de fortes réserves sur la société de Saint Vincent de Paul dont les conférences locales étaient louées mais dont les "conseils ou comités provinciaux" étaient présentés avec suspicion, l'ensemble ne pouvait que choquer les milieux cléricaux et la presse catholique D'où la réaction assez vive de prélats tels que Monseigneur Plantier, évêque de Nîmes ou encore Monseigneur Dupanloup, évêque d’Orléans. - V. [GUIBERT (Joseph-Hippolyte) :] Lettre de Mgr l'archevêque de Tours à S. E. le ministre des cultes, au sujet de la circulaire de S. E. le ministre de la justice aux procureurs généraux. Paris, Charles Douniol [Imprimerie de W. Remquet, Goupy],, 1861, 15 pp. Sur une circulaire relative aux délits commis par les ecclésiastiques dans l'exercice de leurs fonctions. - VI. [DUPANLOUP :] La Brochure Le Pape et le Congrès. Lettre à un catholique. Par Mgr l'évêque d'Orléans. Paris, Charles Douniol, J. Lecoffre [Imprimerie de W. Remquet, Goupy], 1860, 32 pp. Comme la plupart des évêques "qui comptaient", Mgr Dupanloup ne pouvait se dispenser de commenter les attendus de la fameuse brochure gouvernementale. Et il le fait d'une manière très peu différente d'un ultramontain excessif comme Mgr Pie (cf. pièce VII), ce qui montre bien l'absence totale de recul des milieux catholiques face aux enjeux de la Question romaine. - VII. [PIE (Louis-Édouard) :] Lettre pastorale de Monseigneur l'évêque de Poitiers portant condamnation d'erreurs contenues dans divers écrits récents, notamment dans la brochure intitulée : Le Pape et le Congrès. Poitiers, Henri Oudin, 1860, 11 pp. - VIII. [PIE :] Discours prononcé par Mgr l'évêque de Poitiers dans son église cathédrale le 11 octobre 1860 à l'occasion du service solennel pour les soldats de l'armée pontificale qui ont succombé pendant la guerre. Paris, V. Palmé [Imprimerie de W. Remquet], 1860, 32 pp. Pour tous les meneurs ultramontains du pays, dont Mgr Pie (1815-1880) était une des figures de proue, les cérémonies célébrant les soldats pontificaux morts à Castelfidardo furent une occasion de renouveler leur opposition à la politique menée par Napoléon III en Italie. - IX. BILLOT (Frédéric) : Au duc d'Aumale. Lettre sur la moralité politique. Paris, Dentu, 1861, 32 pp. Violent pamphlet anti-orléaniste. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Lottin le jeune, Lyon, Bruyset-Ponthus, Rouen, Bénitier, 1776-1777. 3 vol. in-12 de (2)-XXIV-439 pp., frontispice ; (4)-446-(6) pp. ; XLII-311-VIII-401-(7) pp. À la fin du 2e volume : [Béthune (Chevalier de)]. Lettre à l'éditeur des Lettres de Clément XIV, sur la crainte qu'on a que ce pontife n'en soit pas l'auteur. Paris, Boudet, 1776. In-12 de 21 pp. Par le chevalier de Béthune, d'après Barbier II, 1087. [Caraccioli (Louis-Antoine de)]. Réponse de l'éditeur des "Lettres de Clément XIV" à l'auteur de la lettre sur la crainte qu'on a que ce pontife n'en soit pas l'auteur. Paris, Boudet, 1776. In-12 de 32 pp.Ensemble 3 vol. in-12, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et brun, capitales dorées D'.H. répétées à chaque caisson, tranches rouges (reliure de l'époque).
Deuxième édition, augmentée d'un troisième volume, après l'édition originale en deux volumes publiée en 1775. Ce troisième tome, paru en 1777, rassemble de nouvelles pièces attribuées à Clément XIV ainsi que divers textes destinés à compléter et à défendre l'entreprise éditoriale de Caraccioli. L'un des volumes porte au verso du titre la signature autographe de l'éditeur Lottin.L'ouvrage constitue la plus célèbre forgerie littéraire de Louis-Antoine de Caraccioli (1719-1803), régent au collège de l'Oratoire à Vendôme, auteur du Véritable Mentor (1756) et de La Vraie manière d'éduquer les princes. Publiées pour la première fois en 1775, peu après la mort de Clément XIV, ces lettres furent présentées comme la traduction de correspondances italiennes et latines du pape, mais leur authenticité fut mise en doute dès leur apparition. Caraccioli exploita le succès considérable rencontré par l'ouvrage en multipliant les éditions, les pièces justificatives et les réponses à ses détracteurs, dont la Lettre du chevalier de Béthune et la Réponse de Caraccioli, toutes deux publiées chez Boudet en 1776 et ici conservées avec l'exemplaire.Au-delà de la fraude bibliographique, l'entreprise répond à un véritable projet littéraire et religieux. Caraccioli construit à travers ces lettres le portrait d'un Clément XIV philosophe, pédagogue, directeur de conscience et pontife exemplaire, largement éloigné de ce que permettent d'établir les sources authentiques. L'ouvrage s'inscrit dans le contexte particulièrement sensible qui suit la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773 et la mort du pape en 1774. « Son entreprise, si elle est assurément mercantile et fondée sur une bonne analyse du marché éditorial, est aussi une entreprise d'hagiographie catholique, il s'agit de promouvoir la personne de Clément XIV, d'en faire une figure de pape exemplaire, discours propre à couper court aux calomnies et à édifier ces fidèles qu'il faut reconquérir, à une époque où l'incrédulité fait rage » (Stéphanie Géhanne Gavoty).Frontispice gravé d'après Queverdo, représentant le Temps tentant vainement de détruire une pyramide élevée à la gloire de Clément XIV.Très bel exemplaire enrichi des deux pièces polémiques de 1776. Les capitales fleurdelisées D'.H. répétées au dos n'ont pu être identifiées. Ex-libris Alexandre Le Mareschal (1802-1875), magistrat, conseiller d'arrondissement et maire de Warluis (Oise). Particularité : au tome II, saut de pagination de 432 à 441, sans manque, la Table des lettres du Premier volume, paginée 433-440 (cahier Oo), a été reliée à la fin du tome I.Quérard, Supercheries littéraires, I, 753 ; Barbier, II, 1087 (attribution Béthune) ; Stéphanie Géhanne Gavoty, Direction et éducation genrée dans les Lettres du pape Clément XIV de Caraccioli.