Flammarion Sans date.
Reference : 500324738
Très bon état
Démons et Merveilles
M. Christophe Ravignot
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Sans lieu, , 1540. Manuscrit sur parchemin in-folio (350 x 260 mm) de (57) ff. à environ 25 lignes par page, vélin souple à recouvrement, titre manuscrit répété sur les plats (reliure de l'époque).
L'acquisition de la seigneurie de Bosgouet par Anne de Montmorency : une archive exceptionnelle. Cette archive éclaire un épisode marquant de la carrière d’Anne de Montmorency, l’une des figures les plus influentes du royaume sous François Ier. Le manuscrit sur parchemin, établi en 1540 par Jean Moges, lieutenant général de Jehan de Stontenill, et signé par G. Fautret, détaille l’adjudication de la terre et seigneurie de Bosgouet, située près de Rouen en Normandie, en faveur du connétable. Ce document constitue un témoignage précieux sur les mécanismes d’enrichissement des grands officiers royaux au XVIe siècle.Anne de Montmorency : un grand homme d’État et mécène de la Renaissance. Filleul d’Anne de Bretagne, Anne de Montmorency (1493-1567) fut un proche compagnon d’enfance de François Ier, partageant avec lui une éducation au château d’Amboise. Guerrier et diplomate, il joua un rôle décisif dans les affaires du royaume : présent à la bataille de Marignan (1515), négociateur de la libération de François Ier après sa capture à Pavie (1525), il accéda aux plus hautes charges de l’État, notamment celles de Grand Maître de France (1526) et de connétable (1538).Son influence sous François Ier fut immense. Entre 1526 et 1541, il bénéficia régulièrement de faveurs royales, allant des charges officielles aux dons de terres et revenus. Son patrimoine atteignit des proportions extraordinaires, incluant plus de 600 fiefs, 130 châteaux et seigneuries, ainsi que plusieurs hôtels parisiens. Chantilly et Écouen comptent parmi ses réalisations architecturales emblématiques, témoignages de son rôle de mécène et de bâtisseur de la première Renaissance française.La seigneurie de Bosgouet, mentionnée pour la première fois dans les premières années du XVIe siècle comme appartenant à François Le Cornu, receveur des tailles, passa par plusieurs propriétaires avant d’être mise en vente pour dettes en 1539. Parmi ses possesseurs figure Maître Pierre Le Lieur, conseiller du roi à la Cour de l’Échiquier de Normandie, membre d’une famille rouennaise renommée, probablement apparentée au poète et échevin Jacques Le Lieur, auteur du Livre des Fontaines.Après avoir été saisie par les créanciers des Le Lieur, la seigneurie fut adjugée à Anne de Montmorency pour la somme de 12 000 livres tournois lors de ventes successives les 27 octobre et 8 novembre 1539. Le manuscrit en question, accompagné d’un document annexe détaillant le transfert du domaine, reflète l’importance de cette acquisition dans la stratégie patrimoniale du connétable, qui consolidait ainsi son implantation en Normandie, région stratégique pour le royaume.La postérité du document. La seigneurie de Bosgouet fit l’objet d’études érudites, notamment une publication de Gustave-Amable Prévost dans les Travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen (1903). Prévost y retraçait l’histoire de cette terre, depuis ses premiers propriétaires jusqu’à son acquisition par Anne de Montmorency, situant l’archive dans un fonds privé lié à la famille Power, derniers détenteurs de la seigneurie au XVIIIe siècle.Ce document constitue aujourd’hui une source précieuse pour les historiens, non seulement pour l’étude de la carrière et des stratégies d’Anne de Montmorency, mais aussi pour comprendre les dynamiques économiques et sociales des fiefs normands sous l’Ancien Régime. Malgré les altérations du manuscrit (mouillures, piqûres et déchirures marginales), son contenu reste un témoignage remarquable de l’histoire féodale et politique du XVIe siècle.Provenance : collection Guy Dubois de Rouen (historien normand, collaborateur au Bulletin de la commission départementale des Antiquités de la Seine-Maritime). Voir : G.-A. Prévost, Note sur deux ventes sur saisie de la seigneurie du Bosgouet au XVIe siècle (Rouen, L. Gy, 1903) ; Rentet, Thierry « Anne de Montmorency (1493-1567). Le conseiller médiocre ». Les conseillers de François Ier, édité par Cédric Michon, Presses universitaires de Rennes, 2011.
[SAINTE-LUCE - LE MIGRON - FROSSAY - SAINT-VIAUD] BROSSAUT, PROCUREUR FISCAL A LA SEIGNEURIE DE BOIS-ROUAUD EN FROSSAY
Reference : 28366
(1744)
FROSSAY 1744 un document de 56 pages, sur papier vergé, ligné et filigrané "à l'écu à la double Fleur de Lys Royale", manuscrit à l'encre brune, timbre fiscal noir : "BRETAGNE - DIX HUIT DENIERS" format : 33,5 x 21 cm, cm, Signature manuscrite : BROSSAUT , PROCUREUR FISCAL A LA SEIGNEURIE DE BOIS-ROUAUD EN FROSSAY, LE 23 SEPTEMBRE 1744,
DOCUMENT ORIGINAL D'ÉPOQUE...... GROSSE DE GEAULAGE (PRISAGE ET CORDAGE DES PROPRIÉTÉS) AU SOUTIEN D'AVEU DEVANT LE PROCUREUR FISCAL BROSSAUT DES JURIDICTIONS DE LA SEIGNEURIE DE BOIS-ROUAUD EN FROSSAY, LE 23 SEPTEMBRE 1744 (prisage des maisons, terres, fiefs, jurisdictions, moulins, dimes et autres droits qui apartenaient en propre à LA SEIGNEURIE DE BOIS-ROUAUD - FROSSAY) ... Procureur fiscal : Officier d'un seigneur , haut justicier chargé de l'intérêt public et de celui du seigneur Le procureur fiscal était l'officier chargé d'exercer le ministère public auprès du tribunal seigneurial. Il veillait aux droits du seigneur et aux objets d'intérêt commun. Ce magistrat tenait la place occupée par les procureurs du roi dans les justices royales.En droit féodal, l'aveu est une déclaration écrite que doit fournir le vassal à son suzerain lorsquil entre en possession dun fief (par achat ou héritage). (En droit féodal, l'aveu est une déclaration écrite que doit fournir le vassal à son suzerain lorsquil entre en possession dun fief (par achat ou héritage). Laveu est accompagné dun dénombrement ou minu décrivant en détail les biens composant le fief) ..... RARE DOCUMENT ORIGINAL ...... trés lisible et en trés bon état (good condition). en bon état
[CARQUEFOU] LOUIS TAVERNE DE BEAUVAL , NÉGOCIANT PRODUCTEUR D'INDIGO ET NÉGRIER, LES CAYES (SAINT-DOMINGUE) - FAMILLE CROPP - LINSENS - WILMS - VANDEN BOSCHE
Reference : 28417
(1776)
Nantes 1776-1807 1 - un ACTE original de 4 pages manuscrites à l'encre brune sur velin parcheminé, format : 20 centimètres de large x 26,8 centimètres de haut, timbre fiscal en noir en haut de la 1ère page : "BRETAGNE - 20 sols ", signature du notaire : JALABER, ACTE RÉGLANT UN DIFFÉREND DE TERRES EN AFFÉAGEMENT DÉPENDANTES DE LA TERRE DE L'ÉPINAY EN CARQUEFOU ENTRE MESSIRE LOUIS MERGEY, PRETRE DU PRIEURE DE ST MARTIN EN SAINTE-CROIX (NANTES) ET LA MADELEINE-EN-BOIS EN CARQUEFOU ET LA FAMILLE CROPP, NANTES LE 30 AOUT 1780............... - 2- ACTE ORIGINAL DE PARTAGE de 12 pages manuscrites à l'encre brune sur papier vergé bleuté, ligné et filigrané aux armes royales, format : 38 x 24,5 cm, sigatures manuscrites de : CROPP L'AINE, J. WILMS, et Jean Baptiste CROPP, PARTAGE DE LA TERRE DE L'ÉPINAY EN 3 LOTTIES A LA FAMILLE CROPP, NANTES, LE 10 OCTOBRE 1788................ - 3- ORIGINE DE PROPRIÉTÉ ET ASSIETTE DU PRÉCIPUT de 12 pages manuscrites à l'encre brune sur papier vergé crème (importante mouillure ancienne mais tout est trés lisible), ligné et filigrané :"TIMBRE ROYAL" , format : 29,6 x 21 cm, ORIGINE DE PROPRIÉTÉ ET ASSIETTE DU PRÉCIPUT, PARTAGE DU DOMAINE DE L'ÉPINAY , A NANTES, LE 9 DÉCEMBRE 1807,signature de Pierre Poupourreau Huissier Audiencier........... - 4 - COPIE D'EPOQUE D'ACTE DE PARTAGE DE FAMILLE de 4 pages manuscrites à l'encre brune sur papier vergé crème, ligné et filigrané : "BLANCHARD EN MARCHE - Cornet sur écu couronné, en pendentif : 4 à double chevron "(importante mouillure ancienne mais tout est trés lisible), format : 36,5 x 23,5 cm, signé Taverne Linsens, COPIE D'EPOQUE D'ACTE DE PARTAGE DE FAMILLE, DE DAME ANNE TAVERNE, FILLE DE LOUIS TAVERNE DE BEAUVAL NÉGOCIANT NÉGRIER AUX CAYES, ILE DE SAINT-DOMINGUE [PROPRIÉTAIRE INITIAL], VEUVE DE NOBLE HOMME MARTIN LINSENS NÉGOCIANT, PROPRIÉTAIRE DE LA SEIGNEURIE DE L'ÉPINAY & PROCÉ EN CARQUEFOU A LA FAMILLE CROPP DE LOTS DE TERRES DE LA SEIGNEURIE DE L'EPINAY ET PROCÉ, FAIT A NANTES, LE 11 JUIN 1776 ........... - 5- ACTE D'AFFÉAGEMENT de 4 pages manuscrites à l'encre brune sur papier vergé crème, ligné (importante mouillure ancienne mais tout est trés lisible), format : 31,5 x 20,6 cm, signature manuscrites de RIVET DE LA FOURNERIE, CROPP l'Ainé et LINSENS, ACTE D'AFFÉAGEMENT DE 3 JOURNAUX DE LANDES BORDANT LES TERRES DU HOUSSEAU PAR L'ABBÉ MERGY, TITULAIRE DU PRIEURÉ DE LA MADELAINE A MR RIVET DE LA FOURNERIE PUIS CÉDÉ AUX FRERES CROPP , NANTES, LE 29 FEVRIER 1788,
L'Origine de propriété montre que le propriétaire original est : LOUIS TAVERNE DE BEAUVAL, NÉGOCIANT PRODUCTEUR D'INDIGO ET NEGRIER, LES CAYES (SAINT-DOMINGUE) , il a passé trente-six ans de sa vie « dans un travail continuel en cette colonie dans une culture dindigo ». Se révélant fin procédurier, Louis Taverne semble aussi être un homme daffaires entreprenant écrivant directement en 1771 au duc de Praslin, ministre et secrétaire détat de la Marine, pour lui demander « dexpédier de cette ville (Les Cayes) et dautres ports de la colonie des bâtiments chargés de tafia et quelques sirops mélasse destinés pour la côté dAfrique où ils prendront en retour des nègres esclaves, de la poudre dor, morphilcire en pain et autres marchandises permises qui seront introduites et vendues dans cette même ville ou autres de la partie au sud »....... Beau DOCUMENT D'EPOQUE ....... TRÉS RARE ............ en bon état (good condition). bon état
REVUE DE L'AGENAIS. 1991. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 163 à 334 - petite annotation sur le 1er plat.. . . . Classification Dewey : 908.447-Régionalisme : Aquitaine
SOMMAIRE : Le Bruilhois présentation géographique par Charrié - brèves notes historiques sur la seigneurie de Lécussan par Beynac - plaisance une seigneurie de la Vicomté de Bruilhois aux XVIe et XVIIe siècles par Loze - glanes d'histoire en Bruilhois par Bourrachot - esmotion populaire de Laplume le 6 juillet 1635 par Mateu - l'ancienne suspension des cloches de Sérignac sur Garonne par Clémens - du règne d'Henri IV à celui de Louis Philippe l'enseignement dans le Bruilhois par Delvert - la révolution à Dunes et aux environs de Dunes une volonté de changement par Cadène - Joseph Carrière 1732-1807 curé de Roquefort par Mateu - Layrac autour des dames du sacré coeur par Allouis - histoire du canal latéral à la Garonne par Paraillous - la seigneurie de Ségougnac par Cabrol etc. Classification Dewey : 908.447-Régionalisme : Aquitaine
Une lettre manuscrite de 4 pp. sur 2 ff. format 23,2 x 18,7 cm, datée du 30 septembre 1766
Datée de Paris, le 30 septembre 1766 et signée par un certain Giraud, cette lettre est un intéressant témoignage historique sur les négociations de vente de la seigneurie de Montpont (Montpont-Ménestérol en Dordogne actuelle). Le vendeur, le marquis de Belsunce (alors Antonin Louis de Belzunce, marquis de Castelmoron, seigneur de Montpont) est d'une famille prestigieuse, originaire du Pays basque, mais ayant d'importantes possessions dans toute l'Aquitaine (la lettre mentionne d'ailleurs ses terres en Agenois, fief historique des Belsunce-Castelmoron). Il détenait la seigneurie et la châtellenie de Montpon-Menesterol. L'acquéreur, destinataire du courrier, reste anonyme, mais c'est un homme fortuné, probablement un grand bourgeois ou un noble de robe capable de débourser une somme colossale pour acheter cette seigneurie. Giraud agit comme homme d'affaires et agent de liaison. Il négocie les intérêts des deux parties, fait des copies anonymisées des lettres pour les soumettre au "conseil" de la famille Belsunce et arbitre le compromis. Le fermier actuel, le Sieur Lamarque, négociant de Bordeaux, loue et exploite actuellement les terres. Le texte révèle une subtilité juridique de l'Ancien Régime : la distinction entre les biens patrimoniaux (appartenant en propre au marquis) et le domaine royal (des terres initialement royales mais concédées ou engagées). L'acquéreur craignait que le Roi ne fasse jouer son droit de « retrait domanial » (reprendre la terre). Giraud le rassure : cela fait 100 ans que la jouissance est paisible, et le Roi n'aurait aucun intérêt financier à rembourser 170 000 livres pour récupérer des terres dont la valeur n'augmente pas d'elle-même, contrairement aux terres patrimoniales bonifiées par l'industrie humaine. Les montants et les modalités financière sont astronomiques pour l'époque et montrent l'immense fortune des participants, avec un prix de vente principal de 215 000 livres. On évoque deux fois des "louis d'épingles", qui désignait une gratification, un bonus d'usage souvent versé à l'épouse du vendeur lors d'une grande transaction. Tout cet argent devait d'abord servir à rembourser les lettres hypothécaires (ses créanciers prioritaires) et ses "dettes criardes" du marquis (à savoir ses dettes exigibles immédiatement, souvent des dettes de jeu, de petits fournisseurs ou des billets à ordre à court terme). Le marquis semble donc avoir un grand besoin de liquidités, bien qu'il lui reste, selon Giraud, une belle fortune de 40 000 livres de rente en terres dans l'Agenois. Le courrier mentionne également le contexte économique, Giraud mentionnant que Lamarque avait pris cette ferme à un moment où "le commerce y languissoit" (vraisemblablement pendant la guerre de Sept Ans, 1756-1763, qui a ruiné le commerce maritime de Bordeaux). En 1766, la paix étant revenue, le commerce "se rétablit" fortement. Belle lettre, de grand intérêt local.