J'ai lu 2004 414 pages 11x18x3cm. 2004. Broché. 414 pages.
Reference : 500188597
ISBN : 9782290342459
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Démons et Merveilles
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Adrian Moetjens | La Haye 1681 | 8 x 13.2 cm | Relié
Édition originale. OCLC n'en recense pas outre-Atlantique, cependant un exemplaire figure à la Houghton Library. Reliure en demi-chagrin rouge, dos à cinq nerfs, titre estampé à l'or, plats de papier peigné, gardes et contreplats de papier peigné, mors et coiffes expertement restaurés, marges rognées affectant très légèrement la partie supérieure de la page de titre et la signature de quelques rares feuillets. Très discrètes rousseurs éparses. Rare exemplaire d'un des mémoires féminins les plus singuliers et les plus saisissants du XVIIe siècle, dévoilant la vie hors normes d'une femme de petite noblesse provinciale sous le règne de Louis XIV, qui maniait les armes, aimait à s'habiller en homme, montait à cheval et tenta même de mettre fin à la Fronde lors d'une équipée sauvage à travers la France en guerre. * "Peu de femmes s'avisent de mettre au jour ce qui leur est arrivé dans leur vie. Je serai de ce petit nombre"(p.2). Par leur précocité éditoriale, les Mémoires de Catherine de La Guette parues en 1681 font figure d'exception remarquable dans le paysage littéraire de leur temps. Comme le rappelle Felix Raymond Freudmann, presque tous les grands récits mémoriels féminins du XVIIe siècle ne sont publiés qu'au siècle suivant : à l'exception notable des soeurs Mancini et de Madame de la Guette, les Mémoires de la duchesse de Nemours paraissent en 1709, ceux de Mme de Motteville en 1723, puis Mademoiselle de Montpensier en 1729 (The Memoirs of Madame de la Guette. A Study). La rareté de cette édition originale sexplique aussi par sa marginalisation,"le résultat du tort fait aux écrits de femmes sur le long terme de l'histoire littéraire" (Merlin Kajman,"Transparence extérieure les mémoires de Mme de la Guette"). Bien que la grande épistolière Madame de Sévigné la considère "fort de mes anciennes connoissances" dans une lettre du 15 avril 1671, on ira même douter de l'existence de l'autrice. La parution de la seconde édition de ses mémoires (seulement en 1856 !) établie par Célestin Moreau s'accompagnera de nombreuses sources primaires irréfutables. "j'ai toujours été d'une humeur plus portée à la guerre qu'aux exercices tranquilles de mettre les poules à couver et de filer la quenouille, quoique l'on dise qu'une femme ne doit savoir que cela" (p.40) Dès l'enfance, Catherine Meurdrac échappe aux assignations de son sexe avec la complicité de son père, qui lui accorde un maître d'armes pour lui enseigner l'escrime et le maniement du pistolet. Son mari, officier engagé dans une trentaine de campagnes à travers l'Europe, la laissera monter à cheval "jambe de ça jambe de là" (p. 175) et lui interdira même de "faire la femme" en pleurant à ses départs pour la guerre. C'est à un "cur viril" dans un corps de femme que répond l'exercice de style typiquement masculin des mémoires, de plus présentés sous une forme autobiographique encore peu répandue, et un langage familier et coloré tout à fait singulier. Ce rapport intime aux armes n'est pas seulement une posture, puisque ces Mémoires constituent "le récit le plus étendu du XVIIe siècle écrit par une femme sur l'activité militaire féminine" où se mêlent des descriptions de blessures reçues et infligées : "l'autorité de ce texte repose sur la capacité de la narratrice à égaler ses compagnons d'armes dans la violence" (Joan DeJean, "Violent Women and Violence against Women: Representing the Strong Woman in Early Modern France"). Châtelaine briarde, femme de guerre, médiatrice politique Mais pour tous ces faits darmes, Catherine de La Guette nen est pas moins une pacificatrice de guerre civile : sur ordre de la Reine, elle traverse la France en guerre pour rejoindre Bordeaux et tenter (en vain) de mettre un terme à cette sanglante révolte nobiliaire. Le sieur de la Guette figure alors parmi les rebelles, dans les rangs du parti des Princes qu'il avait rejoint à la suite du comte de Marsin, souvent cité dans ces pages. Seule, la mémorialiste assure aussi la protection
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Chez Ruault | à Paris 1773 - 1776 | 19 x 25 cm (In-4) | relié
Edition originale de ce recueil bien complet du portrait de Cochin au frontispice. Certains mémoires avaient paru en 1773 mais l'édition collective qui réunit l'ensemble des mémoires est bien à la date de 1774 ; certaines pièces sont datées de 1773, car elle furent jointes après la page de titre à la date de 1774. Bien qu'il y ait diverses paginations, le recueil ne contient qu'une page de titre générale, certains mémoires ont des faux-titre, d'autres non. Détail des pièces contenues dans ce recueil : Mémoires de M. Caron de Beaumarchais contre M. Goezman. Supplément au mémoire à consulter. Addition au Supplément du mémoire à consulter. Requeste d'attenuation pour le Sr Caron de Beaumarchais. Quatrième mémoire à consulter. Suite de la justification du Sieur de Beaumarchais. Mémoire pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Réponse ingénue de Beaumarchais a la consultation injurieuse que le Comte de la Blache a répandu dans Aix. Le tartare à la légion (cette pièce est rare, on ne la trouve dans presque aucun recueil). Reliure en pleine basane porphyre d'époque. Dos lisse orné, roulettes en coiffes. Pièce de titre de veau brun. Tranches cailloutées bleues. Traces de frottement. Bon exemplaire, frais, avec quelques cahiers plus jaunes. Ex-libris J. B. Regnault, avocat. * De 1773 à 1776, Beaumarchais fit paraître plusieurs mémoires dans lesquels il met en scène son aventure judiciaire (on voit qu'il avait choisi de se représenter lui-même). Ces 4 mémoires qui mêlent dialogues et interrogatoires divertirent le tout Paris, jusqu'à Madame Du Barry, et furent joués un peu partout dans les cafés et sur les boulevards, car ils constituent une formidable comédie dans laquelle le mensonge finit par être dévoilé. Beaumarchais sera en effet élargi dans l'affaire qui l'opposa au juge Goezman ; ce dernier était rapporteur à son procès dans l'héritage Paris-Duverney qui ruina et deshonora l'auteur. Beaumarchais accusa de corruption Goezman et le juge accusa en retour Beaumarchais de diffamation et tentative de corruption. Le juge Goezman constitue surtout un symbole de la corruption du nouveau Parlement érigé par Louis XV, et de l'arbitraire de la justice. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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François René de CHATEAUBRIAND - (au comte de MARCELLUS) - Gustave STAAL
Reference : 91066
(1849)
Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 ; 14 avril 1839 (lettre manuscrite) | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés et une lettre signée
Édition originale rare et recherchée, exemplaire de première émission, exceptionnellement enrichie des illustrations de la première édition illustrée, publiée dans l'année de l'édition originale, comprenant 34 planches hors texte dessinées par Demoraine, Gagnier, Staal et gravées par F. Delannoy représentent "Chateaubriand et la Duchesse de Berry à Ferrare", "l'atelier de Canova à Rome", les portraits de Louis-Philippe, Madame de Staël ou encore Madame Récamier notamment. Lettre de Chateaubriand montée en tête du premier volume. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de lavertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains dun autre éditeur: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2: page 164 au lieu de 364. L'ensemble est enrichi d une exceptionnelle, prophétique et macabre lettre de François-René de Chateaubriand. Signée de la main chancelante de lauteur, cette lettre vraisemblablement inédite a été rédigée par son secrétaire: "Vous connaissez la main de [Hyacinthe] Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte"explique lauteur en guise dintroduction à la lettre. Reliures en demi chagrin vert sombre, dos lisses ornés de filets dorés et doubles caissons dorés, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, reliures de lépoque. Rousseurs éparses. * "Vous connaissez la main de Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte. Je vais lire avec un plaisir extrême vos souvenirs [] mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile [] Soyez bien sûr que personne ne prendra un intérêt plus réel et une part plus vive que moi à vos succès. Tout à vous du fond de ma tombe Chateaubriand le 14 avril 1839" Cette missive fut dictée par lécrivain à son secrétaire, qui apporta une aide précieuse à lélaboration même des Mémoires: "Demeuré au service de Chateaubriand pendant vingt-cinq ans, Hyacinthe Pilorge fut le principal artisan de la transcription des Mémoires doutre-tombe. Il avait pour mission de "mettre au propre"au fur et à mesure tout ce quécrivait ou dictait son patron. Cest à partir de sa copie que Chateaubriand pouvait ensuite se relire, puis se corriger; et lorsque la nouvelle page se recouvrait à son tour de trop nombreuses ratures, Pilorge procédait à une nouvelle mise au net. Cest lui qui exécuta en 1840 la première copie intégrale des Mémoires doutre-tombe. Ce manuscrit représenta longtemps le texte de référence. Cest alors un ensemble de plus de quatre mille pages, regroupées par livres dans des chemises de carton, et où chaque feuillet pouvait être corrigé, déplacé ou remplacé à volonté. Ce travail achevé (en 1841), le mémorialiste laissa "reposer son uvre pour quelque temps. Mais grâce à la souplesse de ce montage, les Mémoires doutre-tombe ont encore la vocation de rester une uvre ouverte, une sorte de work in progress."(BnF) Le destinataire de la lettre est lauteur de "Souvenirs"que Chateaubriand refuse ici de promouvoir. Lécrivain parle déjà depuis la tombe, presque dix ans avant sa fin: "mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile". Ces magistrales lignes sont empreintes dun humour souvent rencontré dans les pages des Mémoires, quAndré Lebois appellera "lexpression sarcastique de la dérision que répand sur nos actes la certitude de la mort [] Lhumour est une armure, lultime recours qui demeure aux sensibles, aux plus vulnérables, contre le mal de vivre. René en usa comme il faisait de tout: super
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S. n. | A Amsterdam 1727 | 9 x 16.50 cm | 4 volumes reliés
Edition originale. Une vignette de titre répétée sur les quatre tomes, figurant Erasme. Pages de titres en rouge et noir. Reliure en plein veau brun d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, ornées de roulettes. Un manque en coiffe de tête du tome I dû à un travail de vers, idem au dernier caisson. Mouillure sur le plat supérieur du tome II (noirci). 3 coins émoussés. Memoires essentiellement historiques, le marquis de Montglat se met très rarement en scène, recueillant soigneusement les faits de son temps, depuis 1635 jusqu'à 1668 ; bien que les memoires fournissent de détails militaires (campagnes entre la France et l'Autriche), Montglat s'attache à déjouer les mécanismes de la cour ; les troubles de la Fronde y sont habilement décrits et avec bien plus d'impartialité que dans tous les mémoires du temps (Retz et consorts). La préface qui recommande le livre est du père Bougeant, littérateur et historien jésuite fort considéré, qui s'appliqua à éditer très consciencieusement ces mémoires. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Chez J. Frédéric Bernard | à Amsterdam 1731 | 9.80 x 15.80 cm | 4 volumes reliés
Edition en partie originale, définitive, rare ; "plus complète que les précédentes et la meilleure qui ait été donnée au XVIIIe siècle"... Tchemerzine V, 396. Un portrait gravé par Thomassin au frontispice. Ce sera la seule édition des Mémoires cité par de Bure dans sa bibliographie. Pages de titre en rouge et noir. Reliure en plein veau blond d'époque glacé. Dos à nerfs orné de 4 fleurons. Pièces de titre absentes, les lettres demeurant apparentes ; pièces de tomaison de veau noir, frottées. Coiffes de tête des tomes I et II élimées, des tomes III et IV effilochées ; coiffe de queue du tome I en partie manquante. Mors du tome I fendus, fendus en tête et queue pour le tome II et pour les tomes III et IV. Un cahier de la table détaché. Coins émoussés. Paul de Gondi rédige ses mémoires à la demande de ses amis, lors de son exil, vers l'âge de soixante ans (vers 1675 - 1677), et compose l'autobiographie d'un homme politique dans une époque de guerre civile, la Fronde. Non content d'être un témoignage historique de tout premier plan, l'oeuvre figure parmi les monuments littéraires du XVIIIe et des mémoires et autres autobiographies, par son style alerte, précis, celui d'un homme d'action et d'intrigues à l'intelligence remarquable et à l'ambition politique toujours en éveil (toujours prêt à s'allier à qui l'a trahi la veille). Ses mémoires constitueront une revanche et son dernier resssort d'ambition. In fine au tome IV, une longue mazarinade dédiée au prince de Conti : Le courrier burlesque de la guerre de Paris. Ex-libris du XIXe aux armes de William Wickhman. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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