Sans date.
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Bon état
Démons et Merveilles
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Envoi de Céline à son ami disquaire, et père adoptif d'Eliane Bonabel. Délicate reliure de Nobuko Kiyomiya. Paris, Éditions Denoël & Steele, 1933. 1 vol. (115 x 185 mm) de 242 p. et [2] f. Veau naturel, décor mosaïqué de box rouge sur les plats figurant la croix chrétienne, dos lisse, titre doré à l'oeser rouge, doublures de box rouge, gardes velours rouge, couverture et dos conservés, emboîtage (reliure signée de Nobuko Kiyomiya, 2009). Edition originale. Envoi signé : «à M. Bonabel, bien amicalement, LF Destouches».
L'Église constitue la seule oeuvre théâtrale écrite et publiée par Céline. Elle est rédigée dès 1926, avec un protagoniste nommé le docteur Bardamu. Tous les thèmes céliniens du Voyage y figurent déjà, tout comme les lieux (l'Afrique, les États-Unis, Genève et la banlieue parisienne). C'est de l'Église que Sartre empruntera la fameuse réplique de Yudenzsweck à propos de Bardamu : « C'est un garçon sans importance collective, c'est tout juste un individu », qu'il placera en tête de La Nausée. Belle provenance que cet exemplaire, offert à Charles Bonabel, son disquaire rue de l'Odéon et père adoptif d'Éliane Bonabel. Céline et les Bonabel garderont toujours des liens de vraie proximité et ils seront les premiers Français à lui rendre visite, lorsque l'écrivain sera emprisonné au Danemark en 1946. Délicate reliure en veau naturel par Nobuko Kiyomiya.
La seule pièce de théâtre de Céline Paris, Denoël et Steele, coll. « Loin des foules », (12 septembre) 1933. 1 vol. (120 x 185 mm) de 242 p., [3] et 3 f. Demi-chagrin bleu nuit à coins, dos à nerfs, titre doré, date en pied, couvertures et dos conservés (reliure signée de Goy et Vilaine). Édition originale. Un des 20 exemplaires sur hollande (n° 7) - après cinq japon.
Unique incursion de Céline dans le théâtre, L'Église rédigée en 1926 met déjà en scène le docteur Bardamu, futur héros du Voyage au bout de la nuit (1932). On y retrouve les grands motifs céliniens : l'Afrique coloniale, l'Amérique, Genève et sa Société des Nations, la banlieue parisienne. Le texte eut une influence directe sur la génération suivante : Jean-Paul Sartre plaça en exergue de La Nausée (1938) la réplique de Yudenzsweck à propos de Bardamu : « C'est un garçon sans importance collective, c'est tout juste un individu. » De même, dans la bouche de ce directeur du « Service des compromis » à Genève se lit un portrait ironique et saisissant de Bardamu, opposant l'individu au collectif : « Il m'intéressait assez jusqu'au moment où j'ai compris ça. Alors, j'ai cessé de l'écouter, par discipline. C'est du poison qu'ils parlent, les individus. » Une formule qui condense la posture existentialiste avant la lettre. Bel exemplaire, parfaitement établi par Goy & Vilaine.
Exemplaire Georges Bernanos, premier soutien, avec envoi Paris, Denoël & Steele, (12 septembre) 1933. 1 vol. (120 x 190 mm) de 242 p., [3] et 1 f. Broché, sous chemise et étui. Édition originale. Un des 250 exemplaires hors commerce sur alfa (n° CXLII). Envoi signé : « à Georges Bernanos, Bien amicalement et bien reconnaissant hommage de LF Céline ».
Deux mois après la parution de Voyage au bout de la nuit et une semaine après la journée fatidique 7 décembre, un magnifique hommage de Georges Bernanos est publié dans Le Figaro : « Pour nous, la question n'est pas de savoir si la peinture de M. Céline est atroce, nous demandons si elle est vraie. Elle l'est (...) Oui, telle est la part maudite, la part honteuse, la part réprouvée de notre peuple. Et certes, nous conviendrons volontiers qu'il est des images plus rassurantes de la société moderne (...). Seulement n'importe quel vieux prêtre de la Zone, auquel il arrive de confesser parfois les héros de M. Céline, vous dira que M. Céline a raison. » (« Au bout de la nuit », Le Figaro, 13 déc. 1932) Céline avait, dès la parution de Voyage, gratifié Bernanos de l'envoi d'un exemplaire de presse, accompagné d'un déférent « hommage de l'auteur à Monsieur Georges Bernanos ». Un an plus tard, le ton se fera plus chaleureux : vers l'illustre pair qui avait élevé la voix pour sa défense, Céline envoie ses amicaux et reconnaissants hommages. Les relations entre les deux hommes, pour autant, ne se rapprocheront pas beaucoup plus et Bernanos, à la parution des pamphlets, prendra clairement ses distances : Céline « s'est trompé d'urinoir », écrira-t-il en 1938 dans Scandale de la vérité après la parution de Bagatelles pour un massacre.
Paris, Librairie Arthème Fayard, vers 1951 ; in-12, br. Les 11 volumes. L'église de la cathédrale et de la croisade, l'air des grands craquements , l'église des révolutions , l'église des temps classiques, l'église des apôtres et des martyrs, histoire sainte le peuple de la bible, l'église de la renaissance et de la réforme , un combat pour dieu, jésus en son temps, la réforme catholique , l'église des temps barbare les 11 volumes.
L'église de la cathédrale et de la croisade, l'air des grands craquements , l'église des révolutions , l'église des temps classiques, l'église des apôtres et des martyrs, histoire sainte le peuple de la bible, l'église de la renaissance et de la réforme , un combat pour dieu, jésus en son temps, la réforme catholique , l'église des temps barbare les 11 volumes.
Félix Alcan, 1930-1931, 4 vol. in-8°, vii-579, xxv-630, 616 et 735 pp, nouvelle édition, notes, index dans chaque volume, brochés, couv. lég. abîmée au tome 2, bon état
Complet — 1. Les dernières années du Pontificat de Pie IX (1870-1878) – 2. Les premières années du Pontificat de Léon XIII (1878-1894) – 3. Les signes avant-coureurs de la Séparation : les dernières années de Léon XIII et l'avènement de Pie X (1894-1910) – 4. La vie de l'Eglise sous Léon XIII. — "Ce livre [Les signes avant-coureurs de la Séparation] se rapporte à une période agitée de l'histoire des rapports de l'Eglise et de l'Etat. Après les années du ralliement, ce sont celles de l'affaire Dreyfus, des ministères Waldeck-Rousseau et Combes. L'objet essentiel du livre est la lutte contre les congrégations. C'est une suite d'événements dont l'importance pour les destinées de la France et de la République ne peut guère être exagérée. Parmi les traits dominants qui s'en dégagent, il y a d'abord la volonté très nette des républicains d'assurer dans tous les domaines la suprématie de l'Etat, et en particulier à l'égard de la religion : les uns penchent, sans grande résolution, vers la pacification intérieure ; les autres veulent continuer, par la lutte contre l'Eglise, l'effort d'émancipation de la Révolution. D'autre part, Léon XIII, désireux d'appuyer sur la France la politique de l'Eglise, s'efforce, avec les gouvernements successifs, de pratiquer une politique de conciliation ; mais, à l'intérieur de l'Eglise de France, des désaccords constants empêchent le succès de la politique pontificale et la collaboration avec les modérés. (...) L'auteur est d'une absolue bonne foi et d'une belle indépendance : il n'est que de lire, pour s'en convaincre, les deux chapitres relatifs à l'affaire Dreyfus, où le P. Lecanuet prend nettement parti pour l'innocence de Dreyfus. La documentation est abondante et ordinairement très précise : il y aurait peu d'observations à faire sous ce rapport ; il est bien écrit et composé. C'est une contribution remarquable à l'histoire et de l'Eglise et de la Troisième République." (E. Coornaert, Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1931) — "Le quatrième volume de l'œuvre du P. Lecanuet est moins strictement ecclésiastique que son titre ne paraît l'indiquer. L'histoire de la presse catholique, du mouvement social et en particulier de la démocratie chrétienne, de l'Association catholique de la jeunesse française et du Sillon touchent de près à l'histoire politique ; l'exposé des initiatives catholiques en matière d'enseignement, des discussions suscitées par la question biblique, de l'affaire Loisy, des querelles philosophiques autour de l'Eglise et dans l'Eglise, de la controverse dite de l'américanisme sont du plus haut intérêt pour l'histoire des idées. Au fond, la question qui reste posée du commencement à la fin du livre est celle de savoir si et dans quelle mesure l'Eglise s'accordera avec la société moderne, si et dans quelle mesure elle restera elle-même. Comme le pontificat de Léon XIII a correspondu, pour l'Eglise de France, dans tous les domaines, à un effort tout à fait remarquable, mais souvent combattu, même de l'intérieur, par de vives oppositions, le livre offre le plus vif intérêt." (E. Coornaert, Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1931) — "«L'Église de France sous la Troisième République : la vie de l'Église sous Léon XIII » du R. P. Lecanuet procure aux gens d'un certain âge le plaisir quelque peu mélancolique de revivre bien des événements, des controverses, des espérances et des déceptions. Il est très intéressant : par connaissance personnelle ou par d'abondantes lectures l'auteur a su bien des choses, il rappelle ou apprend beaucoup à ses lecteurs, et l'un est presque aussi instructif que l'autre. Là est son grand mérite. Le plan est simple et clair : traiter successivement les divers ordres de questions : la physionomie de l'épiscopat ( les évêques sont classés par ordre géographique) ; les œuvres de piété et la vie proprement religieuse ; la prédication ; la presse ; l'enseignement ; la question biblique ; le mouvement philosophique ; l'américanisme ; le mouvement social ; les associations de jeunes. Cette méthode offre le grand avantage qu'elle permet de trouver sans peine les renseignements précis dont on a besoin sur un sujet donné..." (E. Jordan, Revue d'histoire de l'Église de France, 1931) — "Le titre seul de cet ouvrage, comme le nom de l'auteur, disent assez par eux-mêmes l'intérêt puissant qui s'attache à ces pages et l'esprit qui les anime. L'historien de Montalembert n'a pas à se déjuger et les querelles qui peuvent lui être faites ne sauraient atteindre le fond même de son travail. (...) L'histoire que retrace le P. Lecanuet est tout à la fois singulièrement grande et étrangement mesquine..." (Albert Vogt, Revue d'histoire de l'Église de France)