Paris, Grasset, 1957. 2 volumes in-8, cartonnage éditeur exécuté par l'atelier Barast, d'après la maquette de Cocteau, sous étui cartonné. Faux-titre, titre, 535 pp; faux-titre, titre, 642 pp. Tirage limité numéroté à 9160 exemplaires, celui-ci étant un des 8890 sur vergé de Voiron, portant le numéro 3504. Ouvrage illustré de 40 lithographies hors-texte en couleurs et de quelques dessins in-texte de l'auteur. Plat inférieur du tome II un peu sali, mors supérieur du tome II fendillé, mais néanmoins solide. Intérieur très frais.
Reference : DEZ-9038
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Paris, Alphonse Lemerre, 1889. Un volume broché (12 x 19 cm) de 73 pages. Des rousseurs sinon bon exemplaire.
Le Théâtre-Libre est un mouvement théâtral né dans une salle du 18e arrondissement de Paris, créé par André Antoine en 1887 afin de rénover le spectacle au moyen d'une mise en scène réaliste et par l'interprétation de jeunes écrivains naturalistes français (Émile Zola) et étrangers (Ibsen, Strindberg). Le naturalisme, qui était alors au premier plan de l'actualité littéraire, restait exclu des scènes officielles. André Antoine comprit tout le parti que le théâtre pouvait tirer des théories d'Émile Zola. Le Théâtre-Libre serait donc la scène ouverte à l'opposition dramatique, à tous les refusés de la Comédie-Française et du Théâtre de l'Odéon1. Le Théâtre-Libre se présenta d'abord comme un laboratoire expérimental pour initiés, puis comme un théâtre de provocation. Après une période de difficultés qui l'obligea à quitter Paris pendant près de trois ans, il devint le lieu de rendez-vous de la haute société.
P., Librairie Ch. Delagrave, 1906 ; in-12. 2ff.-258pp.-1f. Nombreuses illustrations in-texte en noir et deux dessins en couleurs à pleine page in-texte. Demi-basane rouge, , dos à nerfs, titre doré. Bel exemplaire.
Paul Ginisty (1855-1932) fut dabord écrivain et journaliste, avant d'occuper les fonctions de directeur du Théâtre de l'Odéon à Paris, de 1896 à 1906. En 1914 il devient Inspecteur des Monuments historiques (1914-1924). La Vie d'un théâtre avait paru la première fois en 1898 chez Schleicher Frères à Paris. La présente édition est illustrée par Maurice-Walter-Edmond de Lambert, ancien élève de Gustave Moreau et de Rochefrosse, qui fut aussi le décorateur du théätre de l'Odéon.
Paris, G. Charpentier, 1881. 18 x 11,5 cm, ii-408 pp. Relié demi-chagrin, dos à nerfs, caissons ornés du chiffre monogrammé de Francisque Sarcey, titre doré. Reliure légèrement usée, traces de frottements, des rousseurs, sinon bon exemplaire. Édition en grande partie originale (le premier chapitre avait paru dans Le Roman expérimental, en 1880), tirage courant après 10 exemplaires sur Chine et 10 exemplaires sur Hollande. Envoi autographe signé de Zola à Francisque Sarcey.
Le plus lu et le plus écouté des critiques de théâtre de son temps, selon Zola, Francisque Sarcey (1827-1899) fit la pluie et le beau temps sur les scènes parisiennes. Très conservateur en matière politique comme littéraire, Scribe et Labiche étaient ses modèles, il estimait que le théâtre n'est pas la représentation de la vie humaine, mais un ensemble de conventions destiné à faire illusion au spectateur, suscitant l'ire de Zola: La critique telle qu'il l'entend est une simple vulgarisation du théâtre, excellente pour le commun des hommes, mais insuffisante dès qu'elle s'occupe d'un homme supérieur.Le critique dramatique se montra féroce pour les tentatives que Zola fit au théâtre. Sarcey fit cependant trois conférences sur les romans de Zola en avril 1876 qui eurent un grand retentissement. Il déplorait l'immoralité de certains passages et des excès stylistiques, mais il reconnaissait le talent du romancier : Vous êtes le premier critique que je vois réellement pénétrer dans l'ensemble de mon oeuvre, lui écrivit Zola. (Dictionnaire d'Émile Zola, pages 385-386.)
Reference : 5709
Les Amis Belges de l'Aliah des jeunes, 1963. 32 x 25 cm, non paginé. Couverture illustrée par Bernard Buffet. La représentation était l'opéra de Carmen de Bizet, décors et costumes de Bernard Buffet. Couverture légèrement piqué sinon bon exemplaire. Exemplaire avec deux signatures manuscrites, dont celle de Maurice Béjart, la deuxième est par nous indéchiffrable.
En 1959, Maurice Béjart n'obtenant pas l'aide de l'État français pour établir sa troupe dans un théâtre, Maurice Béjart quitte la France pour la Belgique où il travaillera durant vingt-sept ans. À la demande de Maurice Huisman, alors directeur du Théâtre royal de la Monnaie, il crée en 1959 à Bruxelles sa plus célèbre chorégraphie, Le Sacre du printemps. Le contrat temporaire qui lie Béjart à La Monnaie va se transformer en un contrat de plusieurs années et entraîner la naissance du Ballet du XXe siècle en 1960. L'année même de la création de la compagnie, Béjart monte avec la danseuse Duka Sifnios le Boléro de Maurice Ravel qui devient une de ses chorégraphies emblématiques. Après Tania Bari, Suzanne Farrell, Louba Dobrievic, Anouchka Babkine, Angèle Albrecht et Shonach Mirk, Jorge Donn reprendra le rôle, qui sera alors dansé indifféremment par un homme ou par une femme. Dans les années 1960-1961, Maurice Béjart propose la création à Bruxelles, dans le cadre du Théâtre de la Monnaie et dans le prolongement du Conservatoire de danse, d'une école de danse pour les petits rats, intégrant, outre les cours de danse, la formation scolaire obligatoire et une éducation artistique. Ce projet n'aboutira pas; plusieurs années plus tard, des options danse sont ajoutées à l'enseignement scolaire traditionnel, ce qui a donné les « humanités chorégraphiques ».
Actes Sud, 2008. 32 x 24 cm, 295 pp. Relié cartonnage d'éditeur sous jaquette illustrée. Bon exemplaire. Cette monographie met en lumière l'influence du théâtre sur le travail de Paul Klee (1879-1940) : les figures de Hamlet, Don Juan ou Falstaff (et aussi les marionnettes de théâtre, la danse.) hantent ainsi son oeuvre.