Paris, Cavelier, 1738. 5 tomes en 6 volumes in-12, plein veau époque, dos à nerfs ornés de fleurons, de motifs floraux et de filets dorés, titre doré, toutes tranches rouges. Faux-titre, titre, 2 ff non chiffrés, 548 pp, 2 ff non chiffrés; faux-titre, titre, 527 pp; faux-titre, titre, 525 pp; faux-titre, titre, 609 pp; faux-titre, titre, 743 pp (pagination continue entre les 2 derniers volumes), 33 pp (Oeuvres diverses). Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur. 1 ex-libris armorié contrecollé sur le contreplat supérieur appartenant aux marquis Barbeyrac de Saint-Maurice, famille de Haute-Provence et un ex-libris manuscrit sur une page de garde, appartenant à Jean de Vichet de Montpellier. 3 coiffes restaurées, 3 coiffes manquantes, manques sur 4 coiffes, coins émoussés, 1 fente sur 1 mors, papier roussi par endroits, quelques rousseurs et brunissures, petite mouillure au début du tome II.
Reference : DEZ-8456
Librairie Lang
M. Julien et Louis Lang
15 rue écuyère
14000 Caen
France
02-31-86-52-18
Envoi du colis après encaissement du paiement. Tous les envois sont en colissimo. Si vous désirez un autre type d'envoi ou une assurance sur votre colis n'hésitez pas à nous contacter. Nous acceptons les chèques, les virements, paypal.
Demi-reliure cuir rouge avec coins, cinq nerfs, titres dorés. Photo sur demande.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
un choc en haut de la jaquette.
Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence dans notre boutique à Authon-du-Perche.
Augustin Courbé Guillaume de Luynes | Paris 1660 | 11 x 16.5 cm (Pet. in-8) | Relié
Édition collective en partie originale du théâtre de Pierre Corneille, imprimée à Rouen par Laurens Maurry et mise en vente à Paris chez Augustin Courbé et Guillaume de Luyne. Elle est illustrée de trois titres-frontispices allégoriques et de 23 figures hors texte gravées sur cuivre, en grande partie dessinées par François Chauveau et gravées notamment par Jérôme David, Mathéus et Louis Spirinx. Les trois frontispices portent la date de 1660. Les titres et privilèges des premier et troisième tomes sont également datés de 1660, tandis que le titre et le privilège du second portent la date de 1664. Ce deuxième volume appartient donc au retirage de 1664, au même format et reprenant la composition de lédition de 1660, avec une collation différente pour les pièces liminaires. Reliures du XXe siècle en plein maroquin chocolat signées Alix en bas des contreplats. Dos à nerfs ornés de quatre caissons à la grotesque, auteur, titre, tomaison et date dorés ; triple filet doré dencadrement sur les plats, large et riche dentelle intérieure, tranches dorées. Infimes traces de frottement. Volumes dune grande pureté, au papier dune remarquable fraîcheur. Étuis bordés de maroquin chocolat et recouverts de papier à la cuve ancien. Magnifique exemplaire. * Lédition de 1660 marque une étape nouvelle dans la manière dont Corneille présente son théâtre au public. Il ne sagit plus seulement de réunir les pièces déjà publiées : lauteur reprend lensemble de son uvre dramatique, en révise le texte, lordonne en trois volumes soigneusement composés et laccompagne pour la première fois dun appareil critique et théorique qui en modifie profondément la lecture. Lédition fut imprimée avec un soin particulier par Laurent II Maurry dans un format in-8 plus ample que celui de plusieurs recueils antérieurs. En tête de chacun des trois volumes, Corneille place un Discours spécialement rédigé pour loccasion. Le premier traite de « lutilité et des parties du poème dramatique », le second de la tragédie, du vraisemblable et du nécessaire, le troisième des trois unités daction, de jour et de lieu. Lauteur ne cherche pas à proposer un traité abstrait détaché de sa pratique : les règles dAristote, la vraisemblance, la catharsis ou les unités sont continuellement confrontées à lexpérience accumulée au cours de trente années de théâtre. Corneille mesurait lui-même la difficulté de lentreprise. Dans une lettre adressée à labbé de Pure le 25 août 1660, alors que limpression touche à sa fin, il écrit : « Je suis, dit-il, à la fin d'un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J'ay traité en trois Préfaces les principales questions de l'art poétique sur mes trois volumes de Comédies. » Il y évoque aussi ses nouvelles interprétations dAristote et les questions sur lesquelles il entend se démarquer des doctrines critiques de son temps. À ces trois textes généraux sajoutent surtout les Examens placés devant chacune des pièces. Ils paraissent ici pour la première fois et remplacent les dédicaces, avertissements et préfaces qui avaient jusque-là accompagné séparément les uvres. De Mélite à dipe, Corneille revient ainsi sur ses propres pièces, parfois à plus de vingt-cinq ans de distance : il en rappelle les circonstances, discute leur construction, justifie certains choix et reconnaît ailleurs les libertés quil avait prises avec les règles quil entreprend désormais de définir. Le dispositif est exceptionnel par son ampleur. Le dramaturge devient simultanément léditeur intellectuel, le commentateur et le théoricien de sa propre uvre. Le lecteur dispose désormais de trois niveaux complémentaires : la pièce elle-même, lExamen rétrospectif dans lequel Corneille juge son exécution, puis le Discours qui tente den dégager les principes généraux. La théorie ne vient donc pas après coup se superposer au théâtre : elle naît de la confrontation de Corneille avec trente années de pratique. Cette entreprise possède également une dimens
La plus rare des grandes éditions en partie originale du Théâtre de Pierre Corneille imprimée à Paris en 1660, «à ses yeux l’une des plus importantes »; elle manquait à la collection Dennery. Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé Et chez Guillaume de Luyne, 1660. Avec privilège du roy. 3 volumes in-8. On joint à cette édition les deux volumes suivants imprimés dans le même format et avec les mêmes caractères: - Poëmes dramatiques de T. Corneille. I. [II.] partie. Imprimé à Rouen, et se vendent à Paris, chez Augustin Courbé Et Guillaume de Luyne, 1661. Avec privilège du Roy. 2 volumes in-8. Soit en tout 5 volumes petit in-8 de: I/ xc pp., (6) pp. dont 1 gravure à pleine page, 704 pp.; II/ cxvii pp., (10) pp., 720; III/ lxxxiiii pp., (5) pp., pp. 1 à 178, (2) ff. comportant un tirage à part des pp. 177-178, pp. 179 à 632; I/ (2) ff., 710 pp., (2) pp.; II/ (4) pp., 652, (4) pp., la dernière blanche. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Cuzin. 163 x 105 mm.
La plus rare des grandes éditions en partie originale des Œuvres de Pierre Corneille ornée de 39compositions gravées sur cuivre d’après François Chauveau. I. Partie: Le frontispice représente un cartouche surmonté de deux Amours tenant une couronne; on lit dans le centre du cartouche le titre et la date de 1660. Le volume renferme 8 pièces (de Mélite à l’Illusion) accompagnées chacune d’une figure. Les figures de Mélite, de Clitandre, de la Veuve, de la Suivante, de la Place royale, de l’Illusion sont signées F. C(hauveau), delin.; H. D(avid), sculp.; celles de la Gallerie du Palais et de Médée sont signées L. S(pirinx). II. Partie: Le frontispice représente un cartouche soutenu par deux Amours sonnant de la trompette; il porte la date de 1660. Le volume contient 8 pièces placées dans cet ordre: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Théodore, le Menteur et la suite du Menteur. Les figures du Cid, de Cinna, de Polyeucte, du Menteur, de la Suite du Menteur et de Théodore sont signées de Chauveau et de David; celle d’Horace est signée de Spirinx, celle de Pompée ne porte pas de signature. III. Partie: Le frontispice, qui représente un cartouche surmonté d’une corbeille de fleurs, est daté de 1660 et signé: I. Math[eus]f. Le volume renferme 7 pièces accompagnées de 7 figures: Rodogune, Héraclius, Andromède, D. Sanche, Nicomède, Pertharite et Œdipe. Les figures de Rodogune et de Don Sanche sont signées de L. Spirinx; celles d’Héraclius, d’Andromède et de Pertharite sont signées de Chauveau et David; celles de Nicomède et d’Œdipe sont signées de Matheus. Le privilège est daté de janvier 1653, sans indication du quantième; il est donné pour neuf ans à Corneille lui-même, qui déclare le céder à Augustin Courbé et Guillaume de Luyne, suivant l’accord fait entre eux. On lit à la fin: Achevé d’imprimer pour la première fois, [en] vertu du présent privilège, le dernier d’octobre 1660, à Rouen, par Laurens Maurry. En 1664, Corneille soumit ses pièces à une première révision; il introduisit aussi quelques changements dans les pièces qui formèrent la Seconde partie publiée en 1648. Les éditions qui suivirent reproduisirent fidèlement le texte arrêté alors par le poëte; les quelques variantes qu’on y relève sont le plus souvent le fait des typographes ou le résultat du hasard. En 1660, Corneille fit une nouvelle révision de son théâtre. Il agrandit le format qu’il avait précédemment adopté, rendit ses volumes plus symétriques, mit en tête de chacun d’eux un Discours spécialement écrit pour l’édition, et des Examens dans lesquels il passa en revue chacune de ses pièces. Corneille lui-même nous entretient dans une lettre à l’abbé de Pure, datée du 25 aout 1660, de la peine que lui donna la publication de ce nouveau recueil, en particulier la confection des Discours: «Je suis, dit-il, à la fin d’un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J’ay traité en trois Préfaces les principales questions de l’art poétique sur mes trois volumes de Comédies. J’y ay fait quelques explications nouvelles d’Aristote, et avancé quelques propositions, et quelques maximes inconnues à nos Anciens. J’y réfute celles sur lesquelles l’Académie a fondé la condamnation du Cid, et ne suis pas d’accord avec Mr d’Aubignac de tout le bien mesme qu’il a dit de moy. Quand cela paroistra, je ne doute point qu’il ne donne matière aux Critiques, prenez un peu ma protection. Ma première Préface examine si l’utilisté ou le plaisir est le but de [la] Poésie Dramatique, de quelles utilités elle est capable et quelles en sont les parties, tant intégrales comme le Sujet et les mœurs, que de quantité comme le Prologue, l’Épisode et l’Exode. Dans la seconde je traite des conditions du Sujet de la belle tragédie, de quelle qualité doivent estre les incidents qui la composent et les personnages qu’on y introduit afin de sentir la pitié et la crainte, comment se fait la purgation des passions par cette pitié et la crainte, et des moyens de traiter les choses selon le vraysemblable ou le nécessaire. Je parle en la troisième des trois unitez, d’action, de jour et de lieu. Je croy qu’après cela, il n’y a plus guère de questions d’importance à remuer et que le reste n’est que la broderie qui (sic) peuvent ajouter la Rhétorique, la Morale et la Politique.» (Marty-Laveaux, t. xè, pp. 486 sq.; l’original est à la Bibliothèque nationale, msc. Franç., n° 12763, folio. 157 sq.) Magnifique exemplaire à grandes marges de cette édition en partie originale, l’une des plus rares et aux yeux de Corneille les plus importantes, comprenant en outre un tirage à part des pages 177 et 178 du volume III du Théâtre de Corneille. Provenance: Weber avec ex-libris.
Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy Partie 1 : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature ; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV : perruque, calotte et rabat. Partie 2 : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. Partie 3 : frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. Partie 4 : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm.
Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans.