Le Jas du Revest-Saint-Martin : Robert Morel, 1963. ÉDITION ORIGINALE À LA RELIURE ÉDITEUR ORNÉE D'UNE COMPOSITION EN NOIR
Reference : 1261
In-16° carré (155 x 146 mm), cartonnage à la Bradel, toile orange, composition découpée et contrecollée sur le plat supérieur (habillage éditeur). Édition originale posthume, parue à l'occasion du centenaire de la naissance d'Antonin-Dalmace Sertillanges. Une des 4000 exemplaires sur Helio, tirage courant après 22 exemplaires numérotés sur Arches. Il a en outre été tiré quelques exemplaires hors-commerce. Envoi autographe signé de Maurice Lelong : « Pour Mademoisellle Thïa de Bourmont de la part du Père Sertillanges ces pensées sur le mystère qui, en définitive, est Vie et Joie. Cordial hommage de l'introducteur M. Lelong. 13 février 1965 ». Extraits des manuscrits du père Sertillanges, ces fragments, réunis sous les titre de « De la Douleur » et « De la Mort » constituent l'ébauche d'une suite prévue au Problème du mal. Avec une introduction par Maurice Lelong, prêtre dominicain et disciple de Sertillanges dont les sermons radiophoniques paraissent chez le même éditeur. Les contregardes et gardes de l'ouvrage sont ornées d'une reproduction d'un manuscrit du père Sertillanges. L'ouvrage est illustré de 10 hors-texte (dont 1 contrecollé sur la couverture) par Odette Ducarre, directrice artistique des éditions Robert Morel. Rousseurs sur les tranches en tête et en gouttière.
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Gallimard Blanche Broché 1 vol. in-12 (18 x 12 cm.) et 6 volumes in-8 ( 21 x 14 cm.) le lot contient : L'évanouissement, 1983 - le mort qu'il faut, 2001 - Adieu vive clarté, 1998 ... - La deuxième mort de Ramon Mercader, 1969 - vingt ans et un jour, 2004 - L'Ecriture ou la vie, 1995 - La montagne blanche, 1986 ; La deuxième mort de Ramon Mercader est insolé et sali, les 6 autres volumes sont en bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
1870] 1 vol. relié in-8, plein maroquin vert sombre, dos à nerfs, doubles filets à froid en encadrement des caissons et des plats, portrait émaillé en médaillon par Claudius Poleplin encastré dans le plat supérieur, dentelle intérieure à froid, tranches dorées (Lortic Frères). Emouvant reliquaire établi en hommage à Jules de Goncourt, avec cette note autographe signée d'Edmond en exergue : "Cette nécrologie de mon frère contient les lettres qui m’ont été adressées après sa mort : les lettres de Victor Hugo, de Michelet, de George Sand, de Flaubert, de Berthelot, de Renan, de Taine, de Banville, de Zola, etc, de Seymour Haden, le grand aquafortiste anglais qui appréciait et vantait les eaux-fortes de mon frère. Et ces lettres sont accompagnées de tous les articles de quelque importance qui ont été publiés dans les journaux français." A l'encre rouge, il précise que l'émail de Claudius Popelin qui décore la reliure porte au dos "à mon ami Ed. de Goncourt, j'ai fait l'image de son frère Jules, en témoignage de vive affection". En regard de la page de titre écrite à la plume, est contrecollé un portrait gravé de Jules par Rajon. Viennent ensuite, montées sur onglet, les 14 lettres autographes signées des auteurs cités au titre, chacune précédée d'un feuillet de légende sur lequel Edmond a écrit à l'encre rouge le nom de l'expéditeur et la date. Edmond a enrichi ses courriers de nombreux articles de journaux de Théophile Gautier, Yriarte, Théodore de Banville, Charles Monselet, Philippe Burty, Ernest d’Hervilly, Jules Claretie, Zola, Asselineau, etc., tous contrecollés sur feuillets à la suite des lettres.Cet exemplaire unique que mentionne le journal en date du 16 novembre 1874 et du 14 décembre 1894 est décrit dans la plupart des ouvrages consacrés aux Goncourt, et notamment par Christian Galantaris (Deux cents portraits des Goncourt, n°102) qui précise son cheminement, de libraires en amateurs, depuis la vente publique de 1897.Ces témoignages d'affection débordent d'empathie à l'égard du frère survivant : — "Une cordiale et douloureuse poignée de main, mon pauvre enfant ! Aurez-vous du courage ? Oui, si votre vie est la continuation des travaux entrepris avec lui, aimés et désirés par lui." (George Sand). — "Mon cher Edmond, envoyez-moi à Croisset de vos nouvelles. Je pense plus souvent à vous que vous ne le croyez peut-être, & je vous plains comme je vous aime, c’est-à-dire profondément." (Flaubert). — "Quelle affreuse chose que la mort et quelle triste chose que la vie ! Je ne vous propose rien ; mais sachez que vous pouvez regarder ma maison comme la vôtre." (princesse Mathilde). La lettre de Victor Hugo, qui s'adresse à son "cher confrère", est particulièrement émouvante. "Pourquoi vous écrire ? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie, votre soutien dans cette charge pesante à porter, la renommée, votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme ! (...) Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz : merci". Quant à Zola, en pleine rédaction du premier roman du cycle des Rougon-Macquart qui le sacrera chantre du naturalisme, il rend un hommage d'admiration vibrant au frère disparu. "Je tiens encore à vous dire combien votre frère avait des amis inconnus, et je serais allé vous le dire de vive voix, si je n’avais la religion de la souffrance. Il est mort, n’est-ce pas ? beaucoup de l’indifférence du public, du silence qui accueillait ses oeuvres les plus vécues. L’art l’a tué. Quand je lus Madame Gervaisais, je sentis bien qu’il y avait comme un râle de mourant dans cette histoire ardente et mystique ; et quand je vis l’attitude étonnée et effrayée du public en face du livre, je me dis que l’artiste en mourrait. Il était de ceux-là que la sottise frappe au cœur. Et bien! s'il s'en est allé découragé, doutant de lui, je voudrais pouvoir lui crier maintenant que sa mort a désespéré toute une foule de jeunes intelligences"...Exceptionnelle reliure des frères Lortic rehaussée de l'émail de Claudius Popelin, ultime témoignage offert à Edmond. Le volume, conservé sous un étui de plexiglas, a figuré à la vente Goncourt de 1897 (n° 864) et porte leur ex-libris. Élève d’Alfred Meyer, Claudius Popelin (1825-1892) adapta l'art de l'émail à la reliure. Beraldi, dans La Reliure du XIXe siècle (II, pp. 170-172), signale une dizaine de reliures décorées d’émaux de cet artiste, ayant appartenu à Philippe Burty, la princesse Mathilde, etc.
Edwin Tross Cartonné 1856 Alphabet de la mort (L’). Entouré de bordures du XVIe siècle et suivi d’anciens poëmes français sur le sujet des trois mors et des trois vis [sic]. Publiés d’après les manuscrits par Anatole de Montaiglon. Imprimé pour Edwin Tross. Paris. Rue des Bons-Enfants, 28. 1856. (22,5 x 14,4 cm). (96) pp. : cartonnage de l’éditeur de percaline rouge, triple filet d’encadrement estampé à froid sur les deux plats, titre doré dans un double cercle de serpent sur le premier. Vingt-quatre lettrines gravées, dans des encadrements également illustrés figurant les acteurs de la Danse des Morts dessinées par Hans Holbein (1497?-1543). Les premières lettres suivent la hiérarchie habituelle de ceux qui marchent en tête : après les funèbres musiciens, le pape, l’empereur, le roi, le cardinal.... mais à partir du M, Holbein illustre l’initiale avec le nom latin de la figure représentée, Medicus, médecin, pour le M, Numérarius, changeur ou banquier, pour le N etc... Préface explicative de l’archiviste paléographe Anatole de Montaiglon (1824-1895) sur ce rare écrit dont on ne sait ni la date exacte de réalisation ni pour quel ouvrage il était destiné. On le trouve pour la première fois dans une Bible publiée à Strasbourg en 1526. Le dessin original de Holbein avait été gravé par Hans Lutzeburger, notre exemplaire de 1856 par Léon Le Maire, de Paris qui en réalisa toutes les bordures et les gravures. A la suite de l’alphabet sont ajoutés les différents dits des Trois Mors et des Trois Vis. Quelques traces sur les plats, intérieur frais, bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris Charlot, coll. "Poésie et théâtre" 1947 1 vol. Broché in-12, broché, couverture à rabats, 41 pp. (couverture légèrement passée). Edition originale de la traduction du roumain par Jacques Lassaigne et Ilarie Voronca. Tirage limité à 1500 exemplaires numérotés sur vélin blanc, celui-ci avec un envoi de Jacques Lassaigne à Maurice Nadeau. Recueillis en 1933 dans la province de Gorj en Roumanie par Constantin Brailoiu, pionnier de l'ethnomusicologie et grand spécialiste du folklore roumain, ces 12 chants rituels retracent le lent cheminement du mort vers son lieu de repos et l'aident à franchir les obstacles qui sont sur sa route. Bon exemplaire, non coupé.
Paris Chez Lefèvre, "Collection des Classiques François" 1826 1 vol. relié in-8, demi-cuir de Russie rouge, dos à 4 nerfs plats ornés d'une frise dorée et encadrés de filets noirs et dorés, fleurons à froid aux caissons, frises dorées en tête et pied, non rogné, XLII + 447 pp., portrait-frontispice. Bel exemplaire sur grand vélin dans une fine reliure de l'époque (légers frottements aux mors).