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552 books for « Librairie-Galerie Emma... »Edit

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Reference : 1517

‎Breviaire à l'usage de la confrérie des pénitents blancs de S. Laurent-lès-Grenoble, & autres Confréries de la province de Dauphiné‎

‎Grenoble : chez Baratier frères, 1817. LIVRE DE CONFRÉRIE‎


‎In-8°(210 x 134 mm), 88 pp., 696 pp., [8] ff., veau brun, dos à cinq faux-nerfs muet, médaillon estampé à froid au centre des plats avec ciboire, médaille aux christogramme et mention «Societas augustussimi Sacramenti» (reliure de l'époque) Livre de confrérie à l'usage des pénitents du Saint-Sacrement des environs de Grenoble. L'ouvrage est illustré d'un frontispice et de deux gravures in-texte à pleine page. Il comprend un calendrier avec une liste des jours de rassemblement des frères pénitents dans la chapelle, des informations concernant concernant l'ancienne confrérie du Saint-Sacrement, les règles et status de la compagnie des pénitents blancs de Saint-Laurent-lès-Grenoble, les offices, prières et hymnes (avec partitions), les fêtes des saints... Témoignage de la persistance des mouvements de dévotion du Saint-Sacrement nés de la contre-réforme, ce bréviaire s'appuie en particulier sur le vocable de la Compagnie du Saint-Sacrement, organisation secrète créée en 1630, composée de laïcs et de prêtres séculiers. Interdite en 1660, elle continua cependant d'exister clandestinement dans les provinces jusqu'au XVIIIe siècle et, comme le montre cet ouvrage, d'informer les pratiques des confréries de pénitents blancs. L'ouvrage aurait paru pour la première fois chez Faure en 1735. Ex-libris manuscrit, «ce Livre appartient au choeur des pénitens de St Didier». Coins rognés. Déchirure sans manque pp. 619-620, rares rousseurs, quelques cahiers brunis mouillure angulaire aux derniers feuillets. ‎

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EUR150.00 (€150.00 )

Reference : 1406

‎Cronologia ponteficale, che contiene le vere effigie, i nomi, cognomi, & patria di tutti i Pontefici, con le loro vite, quanto regnarono, e dove morirono‎

‎Siena : Matteo Florimi, 1607. Quelque 240 protraits gravés‎


‎In 12° (195 x 144 mm), [62] ff. (A6, B-H8), reliure de parchemin de l'époque avec dos de parchemin rapporté (XVIIIe siècle) Rare seconde édition, augmentée par rapport à l'originale (1603) de deux vies et portraits de papes (Léon XI et Paul V). L'ouvrage comprend 238 courtes biographies (une vie du Christ et 237 papes par ordre chronologique), deux par page, illustrées chacune d'un portrait gravé sur bois. Une vignette représentant la remise des clefs à Pierre orne le feuillet de titre. Une table alphabétique et un tableau statistique (indiquant par exemple le nombre de papes morts en dehors de Rome, le nombre de papes ayant régné moins d'un mois...) sont placés en introduction. Imprimeur-librairie d'origine calabraise, Matteo Florimi s'établit à Sienne en 1581. Spécialisé dans l'estampe, il donne plusieurs ouvrages et suites sur des sujets religieux, des allégories de pays et de nombreuses cartes copiées de maîtres italiens, français et flamands qui lui valent plus d'une accusation de plagiat. Les héritiers de Florimi publient deux nouvelles éditions de l'ouvrage en 1614 et 1616. PROVENANCE : tampon humide bleu de séminaire en partie caviardé. Petites galeries de vers au dos et sur les plats ; traces d'une étiquette de bibliothèque au dos. Légères mouillures marginales. ‎

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EUR900.00 (€900.00 )

Reference : 1102

‎IMAGIER DE LA GRAVURE SUR BOIS ORIGINALE. Dixième année, 1929.‎

‎ 1929. Un des 4 exemplaires du tirage de tête‎


‎In-f°, [12 ff.], sous chemise à rabat, cartonnée et imprimée, pièce de titre au premier plat (travail éditeur de l'époque) Un des 4 exemplaires de tête sur Japon (n°157,) suivent 12 sur vergé et 144 exemplaires sur vélin pour un tirage total de 160 exemplaires numérotés. Ce portfolio présente 12 planches originales numérotées et signées : Edward Pellens : Fleurs des Champs Louis Jou : Francisca Honoré Broutelle : Le Centaure et la Licorne Georges Bruyer : L'accident Charles-Émile Eli dit Carlègle : Baigneuses Pierre Gusman : La Marrana (Campagne romaine) Paul-Émile Colin : La Paix Morin-Jean : Le bonheur de ce monde (Réplique au Sonnet Plantin) Louis Bouquet : Léda Clément Serveau : Le Repos Jules Chadel : Combat Camille Beltrand : Port du Vieux Château (Belle-Isle) Manques au dos. Très rares rousseurs. ‎

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Reference : 1288

‎Les Costumes cosmopolites en estampes‎

‎Paris : Vve Magnin et fils, s. d. [dernier quart du XIXe siècle]. Baby-miss anglaise, soldat-patineur de la Norwège et riches boliviens‎


‎In-f° oblong (243 x 322 mm), [2] ff. - 20 pl., pleine toile rouge, dos lisse muet, encadrements estampés en noir à la plaque sur les plats, titre à l'or au centre du plat supérieur (vraisemblable reliure éditeur) Édition originale rarissime de ce recueil de 20 planches finement mises en couleurs à la main représentant quelque 120 costumes d'une trentaine de pays. Certaines des planches portent la signature « Albert ». Organisé par pays ou par continent, l'album recèle des compositions complexes dans le goût d'Albert Racinet où pêcheur normand et mineur belge côtoient « baby-miss » anglaise, cosaque, soldat-patineur de la « Norwège », marchande de thé danoise, tzigane, chasseur tyrolien, manola espagnole, gendarme italien, eunuque, dame de harem, tartares mongols, maures sénégaliens, « sauvage peau-rouge », planteur américain, lancier mexicain, riches boliviens et « domestiques nègres ». Ce souci de précision est abandonné à la dernière planche, consacrée à l'Océanie, où Maoris néo-zélandais au visage tatoué, marins et femme aborigène vêtue seulement d'une jupe et d'un chapeau à plumes occidental sont réunis sous l'unique légende « Australiens ». 4 planches concernent les costumes régionaux de France. Aucun exemplaire au ccfr ni à l'étranger. On connait un autre exemplaire, non-mis en couleurs, dont la reliure porte une ornementation à la plaque différente (vente Kitabiyat Mezat (Istanbul, Turquie) du 2 avril 2021) Quelques frottements et petites taches. Rousseurs aux 2 premiers feuillets, quelques pâles taches marginales, déchirure restaurée à la 3e pl. ‎

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Reference : 1352

‎Les Psaumes de David mis en vers, nouvelle édition très-exactement corrigée‎

‎Lausanne : chez les frères Blanchard, 1812. Une reliure de vélin teinté estampé‎


‎In-16° (153 x 101 mm), [1] pl. - 624 pp., vélin teinté brun-noir estampé d'un motif géométrique, dos à 4 nerfs muet, tranches dorées, deux fermoirs d'argent (reliure de l'époque) Psautier en vers français avec partition, publié à Lausanne, comprenant également 15 cantiques et les prières et méditations pour la communion. L'ouvrage est habillé d'une rare reliure de vélin teinté estampé avec fermoirs en argent. Ex-dono au premier feuillet blanc : « Ces Psaumes ont été donnés par la Louable direction des Ecoles de charité à Louis François Samuel Corbaz comme témoignage de satisfaction et encouragement à retenir dans son coeur les instructions qui lui ont été données, et à y être fidèle dans sa conduite. Lausanne le 9 avril 1819 Le Président de la dir. [signature] Le secrétaire [signature] » L'École de charité de Lausanne, fondée en 1726 sur un modèle anglais, accueillait (jusqu'à leur communion vers 16 ans) enfants pauvres et orphelins vaudois pour leur dispenser une éducation : instruction religieuse, mais aussi lecture, arithmétique, gymnastique, et éventuellement apprentissage d'un métier. Pour ajouter à ses ressources, issues principalement de contributions et legs, l'école s'équipe successivement d'une fabrique où les enfants filent le coton, d'un atelier de couture... une fabrique de nattes et paillassons y est active jusqu'en 1824, et une petite partie des revenus en est versée aux élèves. Mais l'École de charité est également la première institution suisse à se spécialiser, dès 1735, dans la formation des enseignants du premier cycle ; au début du XIXe siècle, l'état reconnaît officiellement la qualité de l'instruction qui y est dispensée. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, les Écoles des filles et des garçons accueillent jusqu'à 250 élèves. Louis Corbaz semble être devenu commissaire de police de la commune de Lausanne. Inventaire des archives cantonales vaudoises : « Ecoles de charité et Orphelinat de Lausanne » [01927] Frottements, manque à l'un des fermoirs. ‎

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Reference : 952

‎Mercure historique et politique, contenant l'état présent de l'Europe, ce qui se passe dans toutes les cours, l'intérêt des Princes, leurs brigues, & généralement tout de qu'il y a de curieux pour le mois de janvier (-juin) 1701. Le tout accompagné de réflexions politiques sur chaque État. Tome trentième. [AVEC] Histoire de Frédéric-Guillaume I. roi de Prusse et électeur de brandebourg. &c. &c. &c. Tome premier.‎

‎La Haye ; Amsterdam & Leipzig : H. van Bulderen ; Arkstée & Merkus, janvier-juin 1701 ; 1741. Les exemplaires du premier «Roi en Prusse» et du premier «Pince de Prusse»‎


‎Mercure historique et politique In-12° (140 x 84 mm), 721 pp - [11] ff., veau brun, dos à 4 nerfs orné, armes au centre du plat supérieur, roulette à froid sur les coupes, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque) L'EXEMPLAIRE DU PREMIER ROI EN PRUSSE, FRÉDÉRIC IER, DE CETTE GAZETTE NARRANT LES ÉVÉNEMENTS QUI MENÈRENT À ET SUIVIRENT SON AVÈNEMENT AU TRÔNE Voici la liste des principaux faits relatifs retranscrits dans l'ouvrage : pp. 105 : L'électeur de Brandebourg est proclamé roi de Prusse. pp. 232 : comment elle [La Prusse]est échûë à la maison de Brandeburg. Est couronné. pp. 239 : anciens habitants de Prusse. Ceux d'aujourd'hui en certains endroits ont un roi. pp. 242 : Le roi de Prusse est reconnu par plusieurs princes & états. pp. 328 : Par le roi de Danemark. pp. 335 : Par le roi de Pologne. pp. 408 : Par les ducs de Saxe-Weimar & Eisenach, opposition d'autres princes pp. 410 : Déplacement du roi de Prusse vers Berlin pp. 534 : Lettre de l'empereur au roi de Prusse suite à la notification de son couronnement pp. 649 : Entrée du roi de Prusse à Berlin. pp. 713 : Augmente ses troupes jusqu'à quarante mille hommes. Ce périodique fut fondé en 1686 par Gatien de Courtilz de Sandras. lI relate avant tout les événements politiques en Europe : alliances, guerres et traités de paix, mort et avènement des souverains, affaires intérieures de chaque État. On ne doute pas que le roi l'ait avidement consulté pour savoir comment ces événements fatidiques furent relatés. PROVENANCE : Frédéric Ier de Prusse avec armes sur le plat supérieur et couronne royale répétée au dos. En janvier 1701, le prince-électeur Frédéric III de Brandebourg obtient de l'empereur Leopold Ier le titre de roi de Prusse en échange d'une alliance contre le roi de France Louis XIV. Les armes de l'électeur de Brandebourg (un aigle de gueule (rouge) à couronne d'électeur sur fond d'argent (blanc) portant sur le tout un sceptre d'or) sont désormais remplacée par un écu à 25 quartiers surmonté d'une couronne royale dont au centre l'aigle de Prusse ceint d'une couronne royale et portant les lettres « FR » (Fredericus Rex). À la mort de Guillaume III, prince d'Orange et roi d'Angleterre, le 19 mars 1702, le roi exigea que les armes de la principauté d'Orange soient placées sur l'écu afin de soutenir sa revendication d'en être l'héritier. Ses premières armes ne furent donc utilisées que pendant un laps de temps infime, un peu plus d'un an. « Bibl. Hammer Stockholm » à la devise : « En avant, toujours en avant. », ex-libris gravé apposé au contreplat supérieur. N° 5148 de son catalogue (1886), réunis avec 8 autres tomes antérieurs (1686-1689) du périodique. La provenance royale n'est pas citée. Hammer avait l'intention de vendre à l'État suédois son immense bibliothèque de plus de 50 000 livres, dont des collections sur Linné et Swedenbourg. Cette vente de gré à gré échoua et les livres furent mis aux enchères après la mort du collectionneur entre 1906 et 1910. [AVEC] Histoire de Frédéric-Guillaume I. roi de Prusse In-12° (170 x 105 mm), [4] ff. dont un frontispice - 417 pp. - [1] p. bl., veau brun, dos à 5 nerfs orné, chiffre couronné au centre du plat supérieur, couronne au centre du plat inférieur, roulette à froid sur les coupes, tranches à marbrures bleues (reliure de l'époque) L'EXEMPLAIRE DU PREMIER PRINCE DE PRUSSE, AUGUSTE-GUILLAUME, DU PREMIER TOME DE CETTE BIOGRAPHIE DE SON PÈRE, LE ROI-SERGENT, DEUXIÈME ROI EN PRUSSE L'ouvrage dresse rapidement l'historique de la maison de Brandebourg puis celui des premières années de Frédéric-Guillaume. Ils couvrent ensuite la période de règne de Frédéric Ier, de 1701 à 1713, puis la période de 1713 (soit depuis l'avènement de Frédéric-Guillaume, père de Auguste-Guillaume, en tant que roi de Prusse) à 1720. PROVENANCE : Auguste-Guillaume de Prusse (1722-1758), prince et général, avec son chiffre couronné sur la plat supérieur et la couronne royale sur celui inférieur. Il était le onzième enfant du roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse (1688 - 1740) et de Sophie-Dorothée de Hanovre (1687 - 1757), fille du roi George Ier de Grande-Bretagne. Il était par conséquent un cadet de Frédéric le Grand (Frédéric II) qui après l'avoir nommé général à sa prise de pouvoir en 1741 alors qu'il n'était âgé que de 19 ans, fit de lui son successeur désigné en 1744 en lui conférant le titre, chose alors inédite dans la royauté prussienne, de Prince de Prusse. Il mourut cependant prématurément après sa disgrâce à la défaite de Kolin (1757). C'est néanmoins sa descendance qui continua la lignée royale des Hohenzollern. Le titre de prince de Prusse ne sera de nouveau porté qu'au XIXe siècle par le futur roi Guillaume Ier. Mercure Historique et politique : Petite mouillure marginale en pied sur les deux premiers feuillets, petit trou ayant emporté quelques lettres aux pp. 623-624, 2 notes manuscrites marginales p. 628 ayant subi le couteau du relieur. Histoire de Frédéric-Guillaume I : Tome premier seul, frottements, mouillures en pied à la reliure, manques au coiffes et au coins. ‎

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Reference : 546

‎Missale sanctae lugdunensis ecclesiae, primae galliarum sedis‎

‎Lugduni : Amatum de La Roche, 1771. Somptueux missel de la chapelle impériale puis royale des Tuileries‎


‎In-f° (387 x 263 mm) de 92 - 676 - clxxxii pp. - [1] ff. et [1] f. de pl. en frontispice, maroquin rouge, dos à 6 nerfs orné, encadrement d'une large dentelle aux petits fers sur les plats avec armes au centre surmontées au plat inférieur d'un phylactère, roulette sur les coupes, frise intérieure, gardes de tabis bleu ciel, tranches dorées, pièces de maroquin rouge ajoutées au dos et au centre du plat supérieur, coussinet de soie brochée et fil d'argent supportant de larges signets de soie, douze onglets de soie collés (reliure légèrement postérieure ?) Ce missel d'autel, exécuté sur ordre de l'archevêque de Lyon Antoine de Malvin de Montazet, illustré en taille-douce d'un frontispice dessiné par Delamonce et gravé par Daudet de Lyon, d'une vignette au titre et d'une vignette aux armes de l'archevêque, est orné d'une reliure en maroquin à large dentelle réalisée entièrement aux petits fers. Cette reliure qui peut sembler contemporaine de l'ouvrage notamment dans le décor à la dentelle des plats bénéficie cependant au dos d'un décor singulier qui rappelle peut-être plus le directoire. Le présent ouvrage, d'importance historique, fut probablement commandé ou rapporté par le cardinal Fesch, oncle de l'empereur, désigné comme son grand aumônier en 1805, afin de servir dans la chapelle impériale des Tuileries. Il porte sur le plat inférieur, révélé par la suppression d'une pièce de masquage, les armes de l'empereur surmontées d'un phylactère supportant l'inscription : « CHAPELLE IMPERIALE » ainsi qu'au dos l'aigle impérial répété deux fois. A la Restauration, les aigles au dos et les armes impériales sur les plats furent masqués par des fleurs de lys. Le missel impérial put donc continuer à servir pour l'office dans une chapelle devenue royale. Le dernière garde, qui présente des traces de collage antérieures, porte un feuillet manuscrit à l'encre brune d'une seule main inscrit d'une prière à l'empereur : Oremus Deus regnorum omnium et gallicani maxime protector imperii da servo tuo imperatori nostro napoleoni, triumphum virtutis tue, scienter excolere ; ut qui tua institutione et princeps tuosit sempe[r] munere, potens ; per christum dominum nostrum ; amen. Bien qu'il puisse sembler étonnant de trouver en la chapelle impériale des Tuileries à Paris un missel du rite lyonnais, il ne faut pas oublier que le grand aumônier de l'empereur n'était autre que le primat des Gaules et que le cardinal Fesch était pour le moins fortement attaché à son archevêché de Lyon que jamais il ne voulut quitter, osant même de refuser celui de Paris. L'impératrice Joséphine assistait chaque jour à l'office dans la chapelle, Napoléon quant à lui, chaque dimanche. Ordonné prêtre en 1785, Joseph Fesch (1763-1839), demi-frère de Letizia Bonaparte, mère de Napoléon, abandonna durant la Terreur la condition ecclésiastique qu'il reprit après le Concordat pour mener dès lors une carrière fulgurante, par la faveur de son neveu devenu Premier consul puis empereur : il fut fait archevêque de Lyon, primat des Gaules et cardinal (1802), chargé de négocier à Rome la venue du pape pour le sacre impérial, grand aumônier de l'empereur en 1805, sénateur, coadjuteur de l'archevêque de Ratisbonne, pair de France durant les Cent-Jours... Habité cependant par une foi sincère, il conserva une certaine liberté vis-à-vis du régime et fut un temps privé du titre de grand aumônier. Réfugié à Rome en 1814 puis en 1815, il rendit des services à Napoléon Ier exilé à Sainte-Hélène, se chargeant avec Letizia Bonaparte de lui envoyer un médecin et un aumônier. OHR 2652, variante du fer 7 (92 x 71 mm) Mouillure relativement pâle sur la moitié du dos et sur le plat inférieur, déchirures ou/et manques à quelques signets et onglets de soie. ‎

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Reference : 948

‎PAPELES VARIOS CURIOS[OS] [Recueil de pièces historiques des XVe, XVIe et XVIIe siècles sur l'histoire Espagnole]‎

‎ S. d. (2nde moitié du XVIe siècle - XVIIe siècle). Un important recueil manuscrit de pièces historiques espagnoles concernant notamment le règne de Philippe II‎


‎In-f° (335 x 229 mm), 470 pp. dont 2 pp. bl. - 26 pp. numérotées 497-526 dont 14 bl., manuscrit à l'encre brune de plusieurs mains, demi-basane verte, dos à 5 nerfs avec titre et tomaison, tranches dorées (reliure espagnole du XVIIe siècle) Inédites pour la plupart, ces 133 pièces, en espagnol, mêlent correspondances, discours et mémoires, avec quelques tables et chronologies. Elles couvrent une période allant de 1475 à 1663 mais concernent principalement le règne de Philippe II, fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas, de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor. Le manuscrit documente abondamment la révolte des Pays-Bas (1568-1648) : on trouve notamment un mémoire de Miguel de Piedrola y Viamonte sur l'état des Pays-bas en l'an 1571, ainsi que plusieurs documents concernant Juan d'Autriche (« Instrucion de SM para el Sr Don Juan de Austria, ano 1568 », « Carta del Sor Dn Juan a los capitanes y soldados de Flandes para que volviesen, 1577 », « Relacion de lo que capitulo el Sor don Juan de Austria y los estados de Flandes para la pacificacion de ellos, en Marcha, a 14 de febrero de 1577 »...) : demi-frère de Philippe II, Juan d'Autriche fut nommé par lui gouverneur des Pays-Bas et chargé de lutter contre l'insurrection. Il mourut au front, victime d'une épidémie de typhus au moment de la reprise des hostilités. Plusieurs pièces concernent également le général Cristóbal de Mondragón (1514-1596), maître de camp du Tercio Viejo et brillant stratège qui joua un rôle décisif dans la reprise par l'Espagne des Pays-Bas méridionaux. On relève plus généralement un grand nombre de pièces liées à l'histoire militaire : discours sur la discipline militaire (« La forma de remediar los trabajos de los pobres soldados y con ella sus grandes desordenes, acidentes y alter(n)aciones, y disponerlos à la christiana deciplina melitar... »), organisation, et paiement des troupes (« Modo de reformar un exercito de veinte y dos mil hombres... »), mémoires sur l'armement (« Relacion de las armas de ventajas, artillerias de nuevas invenciones... ») et les navires (« Discurssos sobre las formas de navios »). Quelques pièces concernent le royaume du Portugal et plus particulièrement la bataille des Trois Rois (Alcazar Kébir, Maroc), au cours de laquelle le sultan du Maroc, le roi Sébastien Ier du Portugal et son allié le sultan déchu perdirent la vie (« Copia de una carta inbiada por el Rey Hamet Defe [Mohammed al-Mutawwakil ? erreur probable du scripteur, Muley Hamet étant alors mort depuis 3 ans] al Rey Dn Sevastian de Portugal antes que partiera [...] para dar la vatalla, adonde ambios murieron », « Relacion de la perdida del Rey Dn Sevastian de Portugal y de su esercito en Alcazar Quivi) [15]75 » sic, pour 1578). Mais c'est surtout la succession problématique de Sébastien Ier qui fait l'objet de nombreuses pièces (« Memoria de algunos apuntamientos de consideracion sobre la sucesion del Rey de Portugal en el Rey nuestro señor ») : le sujet joue un rôle d'importance dans l'histoire de l'Espagne puisque, à la mort du successeur de Sébastien Ier en 1580, Philippe II prendra par la force un Portugal affaibli. Liste des « titrés » d'Espagne, des villes ayant droit de vote, négociations diplomatiques et intrigues politiques (une lettre sur l'emprisonnement, ordonné par Philippe II, de Ana de Mendoza y de la Cerda, princesse d'Éboli), organisation des mariages arrangés, discours sur la politique et l'administration, «sur l'art de gouverner», pièces sur la géographie (« Costas de toda Espana », « Segundo lado de Espana », «[description des cotes occidentales de l'espagne]»), ce foisonnant manuscrit constitue une documentation précieuse pour reconstituer le règne de Philippe II, dont la réputation a été ternie par une « légende noire » (terme proposé par Julián Juderías en 1914). Portée en partie par la propagande anglaise lors de la révolte des Pays-bas, reprise par les historiens, cette « légende » pose l'Espagne de Philippe II comme une incarnation de la tyrannie et du rigorisme (voire du fanatisme) religieux. L'historiographie moderne s'efforce de dresser de son règne un portrait plus nuancé. On connaît un autre exemplaire de ce document, en 2 tomes, conservé à la BnF sous les cotes « Espagnol 421 et 422 ». Les pièces 1 à 21 du tome 2 dudit manuscrit apparaissent en dernier dans le présent. En outre, les pièces 64 à 108 du T. 2 de celui de la BnF sont absentes de notre volume : copiées après une table, elles ont vraisemblablement été ajoutées plus tardivement. Alfred Morel-Fatio, rédacteur du Catalogue des manuscrits espagnols et des manuscrits portugais de la Bibliothèque Nationale (1892) indique dans sa fiche (185-186, pp. 72-79) que quelques-unes de ces pièces furent publiées en France, en Espagne ou au Portugal, majoritairement au XIXe siècle, et notamment dans un de ses propres ouvrages L'Espagne au XVIe et au XVIIe siècle (Heilbronn : Henninger, 1878). Il nous semblerait, compte tenu de la graphie, que la copie de notre manuscrit soit antérieure. Il ne se trouverait peut-être pas dans sa première reliure. La copie est effectuée par plusieurs mains sur différents papiers (au filigrane «BC» à la grappe de raisin, à la couronne et à l'écu) dont nous n'avons pu identifier précisément l'époque et la provenance. Du XIVe au XVIIIe siècle, les espagnols possédaient bien quelques papeteries mais ils utilisaient surtout des papiers provenant de France et d'Italie. Frottements. ‎

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Reference : 521

‎Plaque à dorer à la crucifixion‎

‎France (Paris ?) : dernier quart du XVIe siècle (vers 1585). Une rarissime plaque à dorer en bronze ciselé du XVIe siècle‎


‎Bronze ciselé (70 x 52 x 4,5 mm) fixé sur un panneau en bois recouvert d'un velours rouge (montage du XIXe siècle) Cette pièce exceptionnelle servait à pousser l'élément central d'un décor particulier en vogue durant les 20 dernières années du XVIe siècle. Décor notamment destiné à la reliure des ouvrages à l'usage des confréries de pénitents créées à l'initiative du roi Henri III. Les plaques sont des fers de grandes dimensions qui ne peuvent être estampés à la main. On estime qu'ils doivent l'être à l'aide d'une presse à partir du moment ou leur surface dépasse les 15 cm2 soit par exemple 5 x 3 cm. Elles furent utilisées dès le XIIIe siècle par les relieurs flamands mais n'arrivèrent véritablement en France que vers le début du dernier quart du XVe siècle pour être intensément utilisées jusque dans les années 1540. On les rencontre aussi en Italie, en Angleterre et enfin en Allemagne où leur utilisation demeura bien plus tardive. Ces outils étaient voués à être fondus dès que passés de mode, les exemples datant du XIXe siècle en sont déjà fort rares. Ceux du XVIe siècle, telle la présente, sont de la plus insigne rareté. Le musée Plantin-Moretus conserve une plaque en laiton (130 x 89 x 15 mm) de 1562 représentant la Vierge et Saint Jean le Baptiste tenant respectivement dans leur bras l'Enfant Jésus et l'agneau, provenant de l'abbaye des prémontrés d'Averbode. On connaissait trois autres plaques : la plaque respice finem de Maastricht, ce jour au Victoria & Albert Museum à Londres : la plaque J. Juliane-de-Nivelle et Saint-Jean l'Evangéliste, jadis (en 1937) dans la collection Brassinne à Liège ; une plaque française de « Jakemars li Boceus » jadis dans la collection Paul Gruel à Paris, on ignore où ces deux dernières sont conservées. PROVENANCE : « Orléans. H. HERLUISION, Librairie-Éditeur, Correspondant du ministère des Beaux-Arts », ex-libris gravé par Huyot à la devise : « Ardet pro patria, lucet per patriam » (il brûle pour sa patrie et l'éclaire de sa lumière) contrecollé au dos du montage. Henri Herluison (1835-1905), historien d'art, conservateur des musées d'Orléans, libraire-éditeur dans ladite ville, spécialisé dans le livre ancien, succéda à son père Étienne. Velours « plumé ». ‎

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Reference : 1392

‎[Pétition pour la Restauration de l'Empire]‎

‎ Sans date (vers 1850). L'Empire contre-attaque‎


‎In-4° (285 x 198 mm) [6] ff. dont [4] ff. bl., couverture cartonnée, papier marbré. Curieux cahier de pétition, demeuré blanc, plébiscitant la Restauration de l'Empire. Au second feuillet apparaît le texte suivant : LES SOUSSIGNÉS, Prennent l'engagement d'honneur de consacrer leurs efforts à obtenir, par les moyens légaux, le rétablissement de l'EMPIRE, seule forme de gouvernement qui puisse assurer à la France, avec le libre développement de ses institutions civiles et religieuses, sa grandeur et sa prospérité d'autrefois. Le premier feuillet est quant à lui orné d'une gravure des armoiries impériales de Napoléon Ier signée « Besnard ». J. Besnard, politypeur sur cuivre actif sous le Premier Empire, réalisa entre autres des têtes de lettres pour les administrations publiques, notamment la Bibliothèque impériale. (Béraldi, v. 2., p. 62). On retrouve ainsi cette composition sur des documents officiels, placards ou des papiers à en-tête, notamment dans la seconde moitié du 1er Empire (Carnavalet, AFF3491 et autres). Le Musée Sainte-Croix de Poitiers conserve un cliché typographique de cette composition, don de M. E. Dupré en 1921, provenant de l'imprimerie Faulcon, Chevrier, Catineau, Saurin, Dupré puis Texier, active dès le début du XVIIIe siècle et qui se perpétua jusqu'à la moitié du XXe siècle. Compte tenu du papier à la cuve qui recouvre le présent cahier, mais aussi du terme « prospérité d'autrefois » renvoyant à un passé relativement lointain, et malgré que le graveur de l'ornement fut actif sous le 1er Empire, il est vraisemblable que ce document ne date pas de 1815 mais plutôt de 1850. L'iconographie du second Empire n'existant bien sûr pas encore à cette date, on employa celle du premier empire à partir d'un cliché tel que celui sus-cité. En 1850-1851, une importante campagne de pétition est menée pour réviser la Constitution de 1848 et permettre la réélection de Louis-Napoléon Bonaparte comme président. Cette campagne recueillant 1 456 577 signatures sur l'ensemble du territoire national vise indirectement à ouvrir la voie au rétablissement de l'Empire. Suite à l'échec de la révision constitutionnelle le 21 juillet 1851, Louis-Napoléon Bonaparte procède au coup d'État du 2 décembre 1851 qui conduit au rétablissement de l'Empire, officialisé par un plébiscite les 21 et 22 novembre 1852. Ce plébiscite recueille près de huit millions de « Oui » contre un peu plus de 253 000 « Non ». Manque de papier au dos, plis aux coins. Légères rousseurs. ‎

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Reference : 128

‎Situation de l'armée française‎

‎ 1826-1829. Une mine d'informations inédites sur l'armée de Charles X et notamment sur la composition du corps expéditionnaire de Morée‎


‎11 volumes in-8° (165 x 110 mm) de [5] pp., 281 pp., [15] ff. - [4] pp., 273 pp., [15] ff. - [5] pp., 260 pp., [16] ff. - [5] pp., 262 pp., [16] ff. - [5] pp. 270 pp. [16] ff. - [5] pp., 254 pp. [16] - [5] pp., 253 pp., [15] ff. - [3] pp., 251 pp., [15] ff. - [5] pp., 230 pp., [20] ff. - [5] pp., 234 pp., [21] ff. - [5] pp., 224 pp., [21] ff. (ff. bl. sautés), maroquin bleu ou vert à grain long, dos lisse orné, roulette en encadrement sur les plats (reliure de l'époque). Figurent pour la période 1826-1829, dans les quelques 2800 pages que comptent ces 11 volumes, pour chacun des corps, leurs emplacements, les noms et grades de l'ensemble de leurs officiers supérieurs, leurs effectifs en hommes et en chevaux, et le cas échéant les mouvements en leur sein (relèves, blessés, ...), que ce soit dans l'intérieur du pays (garde royale et 21 divisions militaires) ou dans les différentes colonies (Martinique, Guadeloupe et Dépendance, Guyane française, Bourbon et Madagascar, Sénégal et Dépendance). De plus, il détaille, selon le même principe, les troupes se trouvant en Espagne : brigade Suisse à Madrid, division de Cadix, garnisons de Pampelune, de St Sébastien, de Jaca, de La Seu d'Urgell, divisions de Barcelone, de Figuière, puis à partir d'octobre 1828, le détail du corps expéditionnaire en Morée puis de la brigade d'occupation. PROVENANCE : Henri-Noel-François HUCHET (1782-1861), Comte de la Bédoyère, avec sa carte de visite insérée dans un des volumes. Officier supérieur des Gardes du corps des Rois Louis XVIII & Charles X, il accompagna Charles X jusqu'à Cherbourg en 1830 puis donna sa démission immédiatement après cet acte de fidélité à son Roi. Il laisse derrière lui une des plus remarquables bibliothèques de l'époque. Quelques frottements, petits accrocs aux coiffes du 2e vol., certains feuillets brunis. ‎

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‎ABRAMS (O. J.)‎

Reference : 387

‎Christ Dieu‎

‎Londres (Angleterre) : 1878. Une rarissime et riche enluminure anglaise de la fin du XIXe siècle‎


‎218 x 551 mm, marie-louise : 431 x 848 mm, gouache et peinture dorée sur papier vélin fort Le sujet représente les deux mots « Christ » et « Dieu » accolés. Au sein de l'initiale C, le bon berger (Jean 10.1-42 : « [...] Je donne ma vie pour mes brebis. [...] ») : le Christ auréolé tenant dans la main gauche un bâton et dans la main droite un agneau lui faisant face, marche le long d'une forêt située à sa droite, à sa gauche au loin un palmier. Le Christ et l'agneau se regardent. Au sein de l'initiale D, Jésus à Gethsémani (Matthieu 26.36-46 : « Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : » Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas. « [...] Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : » Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. [...] «) : Jésus agenouillé prie les mains croisées sur le torse, de la sueur coule de son front, face à lui un calice. Au revers, l'étiquette partiellement imprimée : » No. 67. / ILLUMINATED / BY/ O. J. Abrams, / August 1878, / (Holder of Art Certifcates), / TOTTENHAM, LONDON. « Malgré nos recherches, nous n'avons pu trouver sur cet artiste aucune information, ni aucune autre de ses productions pas plus que d'oeuvres approchantes au même lieu et à la même période. Papier bruni ‎

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‎ACTORIE (Abbé Joseph)‎

Reference : 1416

‎De l'origine et de la réparation du mal‎

‎Lyon : Chanoine et Compie, 1846. EDITION ORIGINALE RARE‎


‎In-8° (216 x 140 mm), xxiii pp. - 549 pp. - [1] f., demi-basane brune, dos lisse orné (reliure de l'époque). Édition originale peu commune de ce traité de théologie. Une seconde édition paraît chez J. Lecoffre en 1852. Réagissant au scepticisme de Bayle et des philosophes du XVIIIe siècle, Joseph Actorie s'efforce de leur répondre sur la question du mal, selon lui «la seule arme que la discussion n'ait pas encore brisée entre leurs mains.» Soutenant qu'il est possible de concilier l'existence du mal avec la bonté de dieu, Actorie commence par arguer de la supériorité de la somme du bien sur celle du mal. Il avance ensuite que dieu permet le mal tant qu'il sert un plus grand bien, puis examine les moyens par lesquels la Providence a limité l'étendue du mal. L'ouvrage se conclut par un chapitre consacré à la liberté de culte. «Le règne du dix-huitième siècle est fini, ses plus grandes renommées ont perdu leur prestige ; en vain l'idole reste-t-elle debout sur son piédestal, elle ne reçoit plus les hommages du public intelligent. Qui ne reconnaît maintenant que Voltaire a été un historien infidèle, un philosophe superficiel, un écrivain sans conscience ; que dans la plupart de ses écrits contre le christianisme, le mensonge, l'injure, la raillerie, les sarcasmes tiennent beaucoup plus de place que les raisons ?» (p. ix) François-René de Chateaubriand, récipiendaire de l'ouvrage au même titre que Pie IX et le comte de Chambord, aurait écrit à l'auteur : «Je désire bien qu'il soit lu dans un siècle frivole qui fait beaucoup de mal et ne répare rien». Né en 1803 à Saint-Jean-en-Royans, élève puis professeur du collège d'Annonay, Actorie est nommé en 1829 supérieur de l'institution de Feysin. Il demeure dix-sept ans à ce poste puis, à la fermeture de l'établissement, devient supérieur général de Saint-Basile. Son second ouvrage, consacré à la Providence, demeure inachevé. Il meurt en 1864. 5 exemplaires de l'édition originale au ccfr : Lyon, Montpellier, Grenoble, Chambéry, BnF (Tolbiac). Filhol. Histoire religieuse et civile d'Annonay et du Haut-Vivarais depuis l'origine de cette ville jusqu'à nos jours. V. 4. 1882. pp. 226-240 Épidermures, frottements, bande assombrie au dos. Rousseurs, quelques calculs à l'encre dans les marges. ‎

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‎[AIMARD (Gustave)] / MOOG (Henri)‎

Reference : 1419

‎Les Chasseurs d'abeilles. Traduit de l'anglais par Moog Henri‎

‎ 1879. UN «PIERRE MENARD, AUTEUR DU DON QUICHOTTE» DU XIXE SIECLE‎


‎Cahier in-8° (211 x 135 mm), [1] f. de titre, 316 pp. numérotées 1-314, [1] f. de table contrecollé au plat inférieur, le tout manuscrit aux encres bleue, rouge et noire, demi-toile violine, plats de papier gaufré (travail de l'époque) Manuscrit autographe inédit d'une traduction française complète du récit d'aventure de Gustave Aimard Les Chasseurs d'abeilles, signée Henri Moog et datée du 1er juillet 1879. L'objet est fort curieux, dans la mesure où le roman, rédigé en français, paraît pour la première en français en 1864. Une traduction anglaise est publiée en 1868 par J. A. Berger, puis rééditée plusieurs fois dans le courant des années 1870. Conscient de l'absurdité de l'entreprise ou induit en erreur par le cadre nord-américain du roman (aucune des éditions anglaises consultées ne fait explicitement mention d'une traduction depuis le français), Henri Moog a retraduit le roman vers le français en s'appuyant sur l'une des éditions anglaises ; en effet, la structure de ses phrases ainsi que ses choix lexicaux sont visiblement calqués sur ceux de la traduction de 1868. Ainsi, au premier paragraphe de l'originale de 1864, on lit : «Depuis la découverte des riches placeres de la Californie et de la rivière Frazer, l'Amérique septentrionale est entrée dans une ère de transformation tellement active, la civilisation a si bien marché à pas de géants que, pour les poëtes et les rêveurs amoureux des grands spectacles de la nature, il n'est plus qu'une contrée, encore aujourd'hui presque inconnue, où ils puissent jouir de l'aspect majestueux et grandiose des mystérieuses savanes américaines. Le traducteur anonyme engagé par J. A. Berger restructure le paragraphe comme suit : »Since de dicovery of the gold-fields in California and on the Fraser River, North America has entered into a phase of such active transformation, civilisation has advanced with such giant strides, that only one region is still extant--a region of which very little is known--where the poet, or the dreamer who delights in surrounding himself with the glories of nature, can revel in the grandeur and majesty, which are the great characteristics of the mysterious savannahs.« Henri Moog, enfin, propose, sur le modèle de l'anglaise : »Depuis la découverte des mines d'or en Californie et sur la rivière Fraser l'Amérique du nord est entrée dans une phase de transformation si active, la civilisation a avancé avec de tels pas de géant, qu'une seule région subsiste -- région de laquelle très peu est connu -- où le poëte, où le rêveur , qui se plaît à s'entourer des gloires de la nature peut y vivre dans la grandeur et la majesté, qu'offrent ces savanes mystérieuses et caractéristiques.« Prototype de l'écrivain-aventurier--dont les péripéties au Mexique et en Californie sont vraisemblablement en grande partie inventées-- Gustave Aimard rentre définitivement à Paris au début des années 1850 et, dès 1854, enchaîne les publications. Grâce à ses feuilletons consacrés à l'ouest américain, il jouit d'une notoriété similaire à celle d'Eugène Sue ; il peine cependant à répondre à toutes les demandes de ses éditeurs : il donne ainsi à Cadot le roman L'Araucan, en grande partie auto-plagié des Chasseurs d'abeilles paru la même année chez Amyot. On ne sait que peu de choses du »traducteur« de l'ouvrage ; un cadre retrouvé avec le manuscrit porte au dos la mention »Donné à ma mère à l'époque de ma naissance par la comtesse de St Yorre / 10 août 1855 / jour de ma naissance / Henri Moog«. Son singulier projet, en tous cas, n'est pas sans évoquer la nouvelle de Borges »Pierre Ménard, auteur du Quichotte«. Quelques ratures et corrections. Reliure frottée. ‎

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‎ALEXANDRE (Arsène)‎

Reference : 1213

‎Les Reines de l'aiguille. Modistes et couturières.‎

‎Paris : Théophile Belin, 1902. La haute et la petite couture dans le Paris de 1900, exemplaire sur Japon‎


‎In-4° (241 x 175) de [1] f. - 189 pp. - [1] f., demi-basane maroquinée à coins lie-de-vin, dos à 4 faux-nerfs triples orné, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure de l'époque) Édition originale tirée à 300 exemplaires numérotés ornée de 40 eaux-fortes de François Courboin dont 5 hors-texte sous serpente avec le frontispice, 15 bandeaux et 17 culs de lampe. Le présent, un des 100 exemplaires sur papier des Manufactures impériales du Japon (avant 200 exemplaires sur papier vélin d'Arches), contient 2 états supplémentaires des eaux-fortes sur Japon : eau-forte pure avec remarque et avec remarque. Soit une illustration en 3 états avec celui définitif. L'ouvrage témoigne de la vie des modistes et des couturières dans le Paris de 1900 : le travail à l'atelier, le choix des tissus, l'essayage, la livraison des chapeaux, le bal, les repas des « Midinettes » au jardin public, la promenade sur les Grands Boulevards. François Courboin, graveur, bibliothécaire et historien de l'estampe (Chaumont-Porcien : 1865-Ajaccio : 1926), élève des artistes Achille Gilbert, Félix Buhot et Félix Bracquemond, est l'auteur d'une centaine d'estampes exécutées de 1883 à 1908. Il fut aussi chargé de l'illustration de plusieurs ouvrages de littérature ou d'histoire de l'art. Il fut directeur du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de 1906 à 1925. Quelques frottements. ‎

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‎[ALLETZ (Pons Augustin)]‎

Reference : 1065

‎Abrégé de l'histoire grecque à l'usage des collèges, Et de tous les lieux où l'on instruit la jeunesse, tant de l'un que de l'autre sexe‎

‎Paris : Nyon, 1763. Aux armes de Louis-François Néel de Christot, évêque de Séez‎


‎In-12° (169x103 mm), xvi - 549 - [2] pp. - [1] p. bl., veau havane marbré, dos a 5 nerfs orné, roulette sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque) Édition originale rare de cet ouvrage attribué par Barbier, qui n'en cite d'ailleurs que des éditions postérieures, au compilateur montpelliérain Alletz. PROVENANCE : Louis-François Néel de Christot (1698-1775), évêque de Séez, armes sur les plats. Louis-François Néel de Christot est nommé conseiller-clerc au parlement de Normandie en 1719, chanoine à Bayeux et vicaire général et doyen de Bayeux en mars 1728. Il est abbé de Notre-Dame de Silly, en 1728 et de Saint-Ferréol d'Essommes en 1733. En 1736-1737, il fait entièrement reconstruire l'hôtel du Doyen de Bayeux. Néel est évêque de Séez en 1740. Confirmé le 11 novembre, il est consacré en décembre par le cardinal Nicolas de Saulx-Tavannes, archevêque de Rouen. La compagnie de Jésus ayant été à cette époque supprimée en France, il remet la direction de son séminaire à la société des eudistes. «Ex libris Daquin», mention manuscrite à l'encre brune en page de titre. Joseph Daquin (1732-1815), vraisemblablement avant qu'il ne soit reçu comme médecin. Il utilisera après la mention «Daquin D. Medicus.» Né à Chambéry d'une vieille famille bourgeoise, il va passer son doctorat de médecine à Turin. On le voit aller à Paris et à Montpellier avant de revenir définitivement à Chambéry. Il a herborisé avec Rousseau dans les Bauges, et joué à la paume avec le comte d'Artois, frère de Louis XVI. Célibataire ayant à sa charge deux soeurs infirmes et une mère malade, constamment dévoué à ses malades, il eut une vie fort occupée mais sans éclats. Dès 1765 il fut membre de la loge des « trois mortiers » puis de la loge de la Sincérité. Il participe en 1772 à la fondation de la « société d'agriculture, des arts et du commerce de Chambéry ». Il fut élu officier municipal de 1792 à 1796 (démission) puis de 1797 à 1804 devint professeur d'histoire naturelle à l'école centrale de Chambéry jusqu'à la disparition de celle-ci En 1800 il entre au Conseil général du département mis en place par Bonaparte (jusqu'en 1806) et en 1804 au jury médical du département. Il prend également la charge de bibliothécaire de la Ville de Chambéry. Ce précurseur de la psychiatrie, considéré comme l'un des premiers aliénistes, est surtout connu pour avoir été médecin de l'hospice de sa ville natale à partir de 1768. Il va ensuite prendre en charge, vingt ans plus tard, les « insensés ». Les observations qu'il mène et les traitements qu'il expérimente l'amènent à rédiger trois ans plus tard La Philosophie de la folie (1791), ouvrage où l'excellent praticien qu'il est se double, en bon fils des Lumières, d'un philanthrope. Il meurt d'une fluxion de poitrine le 11 juillet 1815 en pleine occupation autrichienne. Manque à la coiffe supérieure, coins frottés. ‎

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‎ALPHÉE CAZENAVE (Pierre Louis)‎

Reference : 1502

‎De la décoration humaine. Hygiène de la beauté‎

‎Paris : Paul Daffis, 1867. « Elles ont cessé d'être les martyres de la monde, et ont pu redevenir, à leur volonté, fraîches et jolies impunément. »‎


‎In-12° (180 x 120 mm), [2] ff., iv pp., 324 pp., demi-basane maroquinée violine, dos à 4 faux-nerfs orné, plats de couverture conservés sans le dos (reliure de l'époque) Édition originale de ce manuel de beauté composé par le dermatologue et syphilographe Pierre Louis Alphée Cazenave (1802-1877). Une traduction anglaise de l'ouvrage paraît à New York en 1874 chez Carleton & Co sous le titre Female Beauty; or, The Art of Human Decoration, accompagné d'une traduction de L'Art de plaire de Feydeau. Partant du principe que « Le plus sûr élément de la beauté corporelle est la santé » (p. 29), l'auteur propose ici un vadémécum d'hygiène générale : nature et fréquence des bains, régime amaigrissant riche en thé et en vin rouge, forme des vêtements, exercices, manière porter les enfants pour leur éviter de développer un physique disgracieux, rôle de la gestion des émotions fortes... Quelques réflexions sur la relativité culturelle des critères de beauté n'empêchent pas l'auteur de se prononcer sur les qualités et proportions idéales des différentes parties du corps. Une importante section de l'ouvrage est consacrée aux cosmétiques. L'auteur en brosse brièvement l'histoire avant de partager quelques recettes dont il aurait éprouvé l'efficacité dans le cadre de sa pratique professionnelle : teinture pour les cheveux, pastilles contre la mauvaise haleine à l'usage des fumeurs, lotion antirides, pommades, poudres dentifrices et soins lavants pour les cheveux impliquant huile d'amande, essence de rose, blanc de baleine, suif de mouton, alcool à 86°... S'il contient quelques instructions pour l'entretien de la barbe ou la prévention de la calvitie, l'ouvrage s'adresse plus particulièrement aux femmes, puisque « La beauté est, pour la femme, la plus précieuse de toutes les parures ; elle lui donne une force morale qui rachète sa faiblesse physique. » (p. 27) L'auteur estime : « Ainsi la délicatesse, la douceur, [...] la finesse de la peau, les traits séduisants du visage, ne pouvaient se développer dans les premiers âges de la vie sociale ; ils étaient flétris de naissance par les persécutions, l'esclavage, les exercices violents, l'exposition continuelles aux intempéries atmosphériques. Cette beauté, dont les sauvages ne soupçonnaient pas l'existence, avait besoin, pour se développer, que l'art social améliorât la condition des femmes, et encore aujourd'hui, quelle différence n'apporte pas l'éducation et le perfectionnement des moeurs ; que de charmes dont on n'aperçoit que les germes dans les rangs inférieurs de la société [...] » (p. 239). En outre, « [S]i le goût de la cosmétique s'est généralisé avec le bien-être et les habitudes de luxe, après avoir été poussé à l'excès, l'abus des parfums et des fards, les modes ridicules, ont à peu près disparu de la toilette des femmes. Débarrassées des coiffures à trois étages, des paniers et des mouches, elles ont cessé d'être les martyres de la mode, et ont pu redevenir, à leur volonté, fraîches et jolies impunément. » (p. 251) PROVENANCE : « Gerardin Ernest Sézanne (Marne) » Tampon ex-libris au feuillet de faux-titre ; Ernest Gerardin, pharmacien établi à Sézanne, donna plusieurs mémoires sur l'histoire de la pharmacie. Dos passé, quelques rousseurs, corrections au crayon aux pp. 2 et 9. ‎

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‎ALVAREZ-PÉREYRE (Jacques)‎

Reference : 1462

‎Les Heures de la Nuit‎

‎[Saint-Martin-le-Redon] : Yves Filhol, 1968. Bel envoi autographe signé‎


‎In-4° (280 x 217 mm), 36 pp. (numérotées 1-38 avec erreur de numérotation) - [2] ff., broché, couverture illustrée. Édition originale de ce recueil de poèmes composés entre 1950 et 1958. L'ouvrage est illustré de 6 compositions en bleu-gris réalisées par l'auteur. Un des 5 premiers exemplaires sur chiffon à la main du moulin du vergé (celui-ci le n°III) ; suivent 100 exemplaires sur chiffon Mandeure. Il a également été tiré 10 exemplaires d'auteur. Long envoi autographe signé : « Pour Armand(um). Cette nuit -- même incomplètement exorcisée -- prend, à travers la tentative de l'oeuvre » d'art «, une forme figée, un recul, qui la rendront peut-être plus supportable à ceux de nos amis qui n'ont pas cessé, comme toi, de se sentir proches de nous. En toute affection, Jacques. » Aucun exemplaire au CCFr, ni à l'OCLC. Couverture légèrement défraîchie. ‎

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‎ALVAREZ-PÉREYRE (Jacques) / FECHNER (Nicolas, ill.)‎

Reference : 1456

‎Les Chemins de la Colline‎

‎[Villeneuve-sur-Lot] : Les éditions de Pujols, 1964. « Bien sûr, la poésie se veut plus imprécise que le guide Michelin »‎


‎In-4°(294 x 221 mm), 35 pp. - [3] ff. - [1] f. bl. - [1] f., broché, couverture illustrée. Édition originale de ce poème en prose illustré de 13 compositions en noir par Nicolas Fechner. Tirage limité à 230 exemplaires tous sur vélin à la cuve BFK Rives, celui-ci un des 18 exemplaires du S. P. Les 50 premiers exemplaires comprennent une suite sur Canson de couleur. Envoi autographe signé « très affectueusement, Jacques. » En postface, une correspondance entre Alvarez-Péreyre et Fechner renseigne sur la genèse du projet d'illustration : « [Fechner à l'auteur] Votre colline est anonyme et c'est très bien ainsi : ça va plus loin, c'est cette colline-là et à la fois toutes les collines. Mais moi, je dois la faire voir ! Voyez-vous, un romancier peut fouiller le caractère de son héroïne, tout en passant sous silence la couleur de ses cheveux ; mais l'illustrateur doit décider si elle es brune, blonde ou rousse. [...] » « [Réponse de l'auteur] Bien sûr, la poésie se veut plus imprécise que le Guide Michelin, par exemple, ou que les dépliants du syndicat d'initiatives ! Pourtant, quand je compare la terre à un front immense levé vers le ciel, il me semble que je dis plus tout en décrivant moins. [...] » En plus de ses propres recueils, Jacques Alvarez-Péreyre signa plusieurs études sur la poésie engagée sud-africaine. Aucun exemplaire au CCFr. Couverture légèrement défraîchie. ‎

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‎AMMAN (Jost) et d'après‎

Reference : 525

‎[Genuinae Icones ducum Bavariae, Comitum Tijrolensium Regum Lambardiæ Marchionum Antuerpiensium Principum & regum Francorum Imperatorum & Caesarum Germanorum Comitum Paltinorum e Rheni S. R. Imperij Electorum Ex principe Familia Bauairca illustrissima et vetustissima oriundorum ... ab anno Virgine partus CCCCXCIII Vsque ad annum M. D. LXXXIII : Adiectis Quarundam Vxorum Iconibus singularum vero insigne vita rebus gestis]‎

‎ 1583 (tirage postérieur par la Chalcographie du Louvre, XIXe siècle). 26 planches de la rarissime suite des portraits des ducs de Bavière et leurs admirables costumes‎


‎26 pl., dimensions diverses (autour de 20 x 15 cm au coup de planche), eaux-fortes sur papier fort vergé ou vélin non filigrané, numérotations en partie basse. La série de quatre-vingts planches destinée à l'« Icones Ducum Bavariae » d'Aventinus n'a jamais été achevée ni publiée officiellement. Cependant plusieurs volumes reliés parfois avec des inscriptions manuscrites et des titres pratiquement identiques subsistent (Londres (2), Coburg, Munich, Berlin (Lipperheide), Dresde, Nuremberg, Vienne). Le fait que plusieurs des planches ait été remplacées par des copies très détaillées suggère que la suite put être publiée sous forme de livre. Dans certains volumes, la séquence semble avoir été réarrangée d'après des historiens plus modernes probablement au début du XVIIe siècle et donc sans la participation d'Amman. La chalcographie du Louvre conservent 34 cuivres, mélangeant oeuvres originales et copies, de cette suite (Inv. 591-624). Ces 34 plaques font partie des « ultimes », les plaques de cuivre gravées avant 1848, ne pouvant plus servir à l'impression au risque de dégrader la gravure. Elles sont alors conservées dans les réserves du Louvre. Le MAK de Vienne est apparemment la seule institution conservant une suite complète de ces impressions du Louvre dont elle fit l'acquisition en 1875. La présente suite propose 26 de ces 34 planches tirées au XIXe siècle par la Chalcographie. On y dénombre 11 cuivres originaux et 15 copies. Jost (Jodocus) Amman (Zurich, 1539 - Nuremberg, 1591), dessinateur, graveur, peintre et vitrailliste, pratiqua presque toutes les formes de gravure (sur bois, taille-douce, pointe sèche, eau-forte) et en exposa la technique dans plusieurs traités. Né dans la toute jeune confédération suisse, Amman émigra en 1561 à Nuremberg, où il obtint le droit de bourgeoisie (1577), et où il passa le reste de sa vie. Il est, après Dürer, l'un des plus éminents et des plus prolifiques graveurs et portraitistes du Saint-Empire au XVIe siècle. Il réalisa de nombreux recueils de planches gravées, notamment des livres d'héraldique et d'emblèmes, des manuels de joute, des traités sur l'art militaire, les costumes, la botanique, les remèdes tirés des plantes, les animaux et l'obstétrique. Il participa aussi bien à l'illustration de la Bible qu'à celle des oeuvres d'auteurs anciens ou contemporains. Il illustra aussi des almanachs thématiques traitant de sujets aussi divers que la religion, l'histoire, les droits seigneuriaux (chasse et collecte du bois), la charpenterie ou la chasse. Ses gravures se signalent par le port élancé et l'élégance un peu maniérée des personnages. Son souci minutieux du détail et son vif intérêt pour les choses de la vie quotidienne, comme les métiers et les vêtements, confèrent à son oeuvre variée une grande valeur historique. Amman incarne l'esthétique maniériste à Nuremberg. Il meurt pauvre mais avec un rayonnement considérable, suscitant après sa mort l'intérêt de grands peintres tel que Rubens. Superbes épreuves. New Hollstein - AMMAN VIII, pp. 68-99 ; Inconnu de Hiler. Une petite tache d'encre au numéro 47, quelques très rares taches claires ou rousseurs. ‎

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EUR3,900.00 (€3,900.00 )

‎ANCILLON (Charles)‎

Reference : 1060

‎Traité des Eunuques dans lequel on explique toutes les différentes sortes d'Eunuques, quel rang ils ont tenu ; & quel cas on en a fait &c. On examine principalement s'ils sont propres au mariage , et s'il leur doit être permis de se marier. Et l'on fait plusieurs remarques curieuses et divertissantes à l'occasion des eunuques , &c.‎

‎[Berlin ou Amsterdam] : sans nom, 1707. « Jésus Christ lui-même nous apprend combien il y a de différentes sortes d'eunuques »‎


‎In-12° (167 x 110 mm), [1] f. - 18 pp. - 187 pp., basane, dos à cinq nerfs orné, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque) Édition originale (avec la page de titre « à la sphère » et « M.*** D.*** » en auteur) de cet ouvrage portant sur le droit des eunuques au mariage. Charles Ancillon (1659-1715), avocat protestant et historiographe du roi de Prusse, signe de l'anagramme C. d'Ollincan l'épître dédicatoire à Bayle ; il y déclare avoir composé cet ouvrage pour décourager une dame d'accepter la proposition de mariage d'un eunuque. S'appuyant à la fois sur des sources littéraires, historiques et anecdotiques (confondant parfois les trois), Ancillon s'interroge sur les causes de la castration en Occident et en Orient, et étudie la question du mariage des eunuques tant du point de vue du droit civil que de celui du droit canonique. PROVENANCE : 1. François Morel d'Epeisses (1724-1778) : « Ex libris F. Morel Depeisses. », vignette gravée armoriée contrecollée au contreplat supérieur. Conseiller à la cour des monnaies de Lyon, François Morel fit en 1758 l'acquisition du fief d'Epeisses (Cogny, Beaujolais). 2. Inscription manuscrite au contreplat inférieur « dans une vente publique en 1754. 2. # [livres] 8. [sol] » Accroc sur le plat supérieur, petit manque à la coiffe de tête. ‎

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EUR250.00 (€250.00 )

‎ANDERSON (John)‎

Reference : 789

‎Descriptive account of Mauritius, its scenery, statistics, &c with brief historical sketch. Preceded by elements of geography [the latter designed for youth]‎

‎Mauritius [Île Maurice] : L. A. Denny, 1858. L'exemplaire d'Eugène Le Clézio, l'arrière grand-père exilé de J. M. G. Le Clézio‎


‎In-12° (185 x 120 mm), [1] pl. - XII pp. - 137 pp. - [1] f., veau bleu nuit, dos lisse, plats estampés d'un décor à froid (reliure de type anglais de l'époque) Le premier manuel de géographie et d'histoire destiné aux enfants britanniques éduqués à l'Île Maurice, alors sous le contrôle de l'Angleterre depuis 1814. L'ouvrage est illustré d'une carte de l'Île Maurice sur double page, premier projet de l'auteur qui déclare dans une préface avoir voulu pallier un manque de matériel pédagogique relatif à l'Île Maurice : « [T]he columns of the press have, on more than one occasion, made allusion to the anomalous practice of teaching the youth of the island the geography of other lands, and of leaving them, as is still too frequently the case, in ignorance of that of their own.» (p. III) Après une brève introduction qui reprend les notions essentielles de la géographie, une seconde section du manuel se penche plus spécifiquement sur la géographie de l'Île Maurice. Elle est divisée en chapitres correspondant aux districts de l'île : Port-Louis, abritant les principales institutions et le commerce maritime ; Pamplemousses et ses jardins botaniques ; la barrière de corail de Savanne ; Moka, lieu des expériences autour du guano... Suivent de brèves considérations sur la flore, la faune et le climat de l'île, un chapitre sur la canne à sucre, 15 pages de tables statistiques, une chronologie des gouverneurs britanniques de l'île, un calendrier des jours fériés et une liste des écoles britanniques de l'Île Maurice. Mention de 2e mille (second thousand). PROVENANCE : « Eug: Leclezio esq.re » [Eugène Leclezio esquire], mention manuscrite à l'encre sur la première garde blanche. Eugène Pierre Jules Le Clézio (1832-1915) grandit dans le domaine mauricien Eurêka, acquis par son père en 1856. Magistrat, vice-président de la cour suprême de l'Île Maurice, il fut cependant exclu de la maison familiale au profit de son frère, Henry Le Clézio. L'écrivain nobélisé J. M. G. Le Clézio, issu de la branche d'Eugène, ne cessera de revenir à cette période mauricienne de l'histoire de sa famille. Dans Voyage à Rodrigues (1986), il écrit ainsi : « Tous les enfants de Sir Eugène quittent le domaine où ils sont nés, où ils ont grandi heureux. Les garçons voyagent, vont au bout du monde en Amérique, en Afrique, en Europe. Les filles, elles, sont vouées à la pauvreté. La perte d'Euréka me concerne aussi, puisque c'est à cela que je dois d'être né au loin, d'avoir grandi séparément de mes racines dans ce sentiment d'étrangeté, d'inappartenance » (p. 113). Le protagoniste de Le chercheur d'or et Voyage à Rodrigues, inspiré par le grand-père de l'écrivain, est l'un des fils exilés d'Eugène qui revient à l'Île Maurice à la recherche d'un trésor. Trois corrections à l'encre, dont une mentionnée dans l'errata. L'un des trois éléments de l'errata a été corrigé à l'impression. Nous n'avons pu localiser que 5 exemplaires de l'ouvrage : King's College London, Cambridge, Harvard, British library, dont un seul en France (BNU). Frottements, notamment aux mors et coins, papier uniformément bruni hormis la carte. ‎

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EUR2,500.00 (€2,500.00 )

‎[ANONYME]‎

Reference : 346

‎Botanique‎

‎S. l. : S. d. (milieu du XIXe siècle). Un superbe herbier du milieu du XIXe siècle‎


‎In-8° oblong (206 x 313 mm), 136 ff. - [1] ff., demi-chagrin noir, initiales au centre du plat supérieur (reliure de l'époque) Il présente 112 familles, des Renonculacées au Characées. La belle page supporte les spécimens prélevés, le verso la description qui ici est plus abondante que ce que l'on a l'habitude de voir. Ainsi, pour chaque famille, l'auteur peut indiquer, le ou les principaux représentants, leur localisation, leurs caractéristiques distinctives, une description externe et interne minutieuse, les caractéristiques de leur suc, leurs propriétés utiles, une description du fruit et de ses caractéristiques. L'écriture est d'une belle qualité, à l'image du titre superbement calligraphié présentant une initiale historiée. Certains cadres appelés à recevoir des spécimens sont resté vides. A l'inverse, d'autres spécimens ne sont pas fixés, ils sont simplement restés intercalés entre les feuillets. PROVENANCE : M. L., initiales. Non identifié. Frottements, mors supérieur fendu à ses extrémités (25 mm) ‎

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‎[ANONYME]‎

Reference : 970

‎Dieser Brief Ist abzugeben Hier im Hause und auch darneben Lasse im laufen fort Ergehört an alle Ort‎

‎S. l. : s. d. (fin du XVIIIe siècle-début du XIXe siècle). Une inquiétante missive‎


‎1 [f]. (187 x 260 mm déplié, 62 x 90 mm plié) Ce prospectus religieux, qui appelle le lecteur à méditer sur la mort et le jugement dernier, se présente sous la forme d'une lettre cachetée (cachet « Maria » imprimé) portant l'adresse « Dieser Brief Ist abzugeben Hier im Hause und auch darneben Lasse im laufen fort Ergehört an alle Ort » ([Cette lettre est à remettre dans cette maison et aussi à côté. Laisse-la courir, elle appartient à tous les lieux.]). Dépliée, la lettre révèle : au recto, 4 vignettes gravées (squelette assis sur un cercueil, âmes damnées et démon aux enfers, ravissement des croyants, paradis) illustrant des vers Bibliques, un texte en allemand invitant les chrétiens à méditer sur « den vier legten Dingen des Menschen » (les quatre choses fondamentales pour l'homme) : la mort, l'enfer (« vous irez dans le feu qui est déjà prêt depuis l'origine du monde »), le jugement divin et le royaume des cieux. Quelques taches. ‎

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‎ANONYME‎

Reference : 718

‎Kalender für das unter K. K. Franzfischer Administration stehende Fürstenthum Fulda, auf das Jahr 1807‎

‎Fulda : Müller, 1807. Un rare almanach post-révolutionnaire habillé de velours pourpre‎


‎In-12° (181 x 110 mm), 32 pp. - 50 pp. bl., velours pourpre, tranches dorées (reliure de l'époque) Ce curieux et rarissime opuscule s'adresserait soit aux habitants, soit à l'administration de la province prusse de Fulda, annexée avec le Royaume de Westphalie à l'Empire de Napoléon suite à sa victoire à Austerlitz. Le but de l'opération était d'offrir au reste de l'Allemagne le modèle d'un État constitué d'après les principes essentiels de la Révolution française. Afin de faciliter une si importante transition, cet ouvrage explicite certaines des réformes post-révolutionnaires qui affectent le quotidien des habitants, à savoir la standardisation de la monnaie et des mesures (distances, poids, volumes). Une dernière section, consacrée à la gloire des victoires de l'Empereur, tente de justifier l'augmentation de l'impôt par une « guerre nécessaire ». L'ouvrage est suivi de 50 pp. de notes restées vierges. Aucun exemplaire au CCFr ni aux USA. ‎

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