«Le passage sur le nom à donner à l'Amérique est fréquemment repris par divers auteurs : l'exemple de la Cosmographiae Introductio, publiée à Paris par G. Cavellat en 1550, est éloquent : à la similitude de titre s'ajoutent, presque mot à mot, les raisons pour lesquelles il convient d'appeler Amérique le Nouveau Monde.» Paris, Guillaume Cavellat, 1550. In-12 de 46 ff., (2) (le dernier bl.), vélin ivoire, dos lisse. Reliure postérieure. 157 x 98 mm.
Reference : LCS-A55
Première édition parisienne, rarissime, ornée d'une sphère armillaire sur le titre et de 27 figures gravées sur bois dans le texte, dont 4 à pleine page. Le chapitre 28 est consacré à l'Amérique. Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe siècle. Cavellat, Marnef & Cavellat, Paris, 1986, n° 11. Cosmographiae Introductio (Introduction à la cosmographie) est un ouvrage publié à Saint-Dié en 1507, en préambule du planisphère de Waldseemüller, célèbre carte du monde qui propose pour la première fois, à l'initiative des érudits du Gymnase vosgien, le nom « America » pour le nouveau continent. In this work, Apian discusses navigation by use of astronomy and was filled with woodcut illustrations depicting aspects of astronomy and navigation. Other illustrations include zodiac characters, planets, maps, and navigational instruments. But perhaps the most important aspect of this book is that it is one of the earliest works relating to America. In 1507, Martin Waldseemuler printed a map which included the word 'America' for the first time. 'Cosmographiae Introductio' was published as an accompaniment to that map. Cet ouvrage est probablement écrit par Mathias Ringmann, bien que parfois attribué à Waldseemuller par certains historiens. Il s'agit en fait d’un ouvrage collectif issu du Gymnase vosgien, cercle d'érudits humanistes au service du Duc de Lorraine René II et réuni dans la ville vosgienne de Saint-Dié. À l'issue d'un récit des quatre voyages d'Amerigo Vespucci au duc de Lorraine, les humanistes proposent, après une longue argumentation, de donner le nom d' « America » au nouveau monde en hommage à Amerigo Vespucci. Ce dernier avait en effet la certitude d'avoir découvert un nouveau continent, contrairement à Christophe Colomb qui pensait avoir ouvert une nouvelle route pour les Indes... Le chanoine de l'Église de Saint-Dié Vautrin Lud, passionné par la géographie, prend connaissance en 1505 de l'opuscule que vient d'éditer à Strasbourg le jeune savant Mathias Ringmann, De ora antarctica. Cette brochure est l'une des quatorze éditions en langue latine, publiées le plus souvent sous le titre Mundus novus, de la relation du troisième voyage d'Amerigo Vespucci effectué en 1501-1502, à la demande du roi du Portugal Manuel 1er. Au cours de cette expédition la flotte longea les côtes atlantiques du Brésil puis de l'Argentine du 5° et 52° de latitude sud. Dans ce document rédigé à l'intention de Lorenzo di Pier Francesco di Medici, chef de la maison d'affaires dans laquelle il a pris du service, Vespucci se montre convaincu que les terres auxquelles il a abordé sont celles d'un continent nouveau inconnu des Européens de son temps. Vautrin Lud, frappé par cette révélation, décide alors de créer à Saint-Dié une imprimerie et de rassembler autour de lui un groupe de savants. Il s'attache les services de Mathias Ringmann, helléniste alsacien alors correcteur d'imprimerie à Strasbourg, et de Martin Waldseemüller, cartographe allemand connu dans les milieux humanistes alsaciens. Avec son neveu Nicolas Lud, secrétaire du duc de Lorraine, et son collègue du chapitre de Saint-Dié Jean Basin de Sandaucourt, latiniste estimé, Vautrin Lud, Ringmann et Waldseemüller forment un petit groupe de savants qui prend le nom de Gymnase Vosgien. Outre son «école latine» se situant dans la tradition de la «dévotion moderne», le Gymnase vosgien comportait une importante imprimerie pour la propagation des travaux scientifiques dans tous les domaines, allant de la géographie à la musique en passant par la géométrie. Par l'intermédiaire de son souverain, le duc de Lorraine René II, Vautrin Lud obtient de Lisbonne deux autres documents : - Le récit, rédigé en 1504 par Amerigo Vespucci sous forme de lettre adressée à Pier Soderini, gonfalonier perpétuel de Florence, des quatre voyages qu'il a effectués de 1497 à 1504 sous la bannière du roi de Castille, puis sous le pavillon du roi du Portugal. Ce document confirme la découverte du continent nouveau. - Une carte marine, établie dans un atelier de cartographie de Lisbonne, sur laquelle sont consignées les informations données par les récits de Vespucci. Cette carte semble avoir été très proche du travail exécuté par Nicolas Caverio en 1502. Dès réception de ces documents, Martin Waldseemüller construit un petit globe terrestre sur lequel sont représentés quatre continents, dont un nouveau à l'ouest de l'océan Atlantique nommé deux fois America, séparé de l'Asie par un autre océan. Ce « Globe vert » appartenant à la Bibliothèque nationale de France, a probablement été offert au duc de Lorraine René II, grâce à qui le groupe de Saint‑Dié pourra poursuivre ses travaux.» Précieux exemplaire non lavé couvert de notes calligraphiées à l’époque.
Librairie Camille Sourget
Mlle Camille Sourget
93, Rue de Seine
75006 Paris
France
01 42 84 16 68
Chèque Carte Bancaire Nous assurons une garantie totale quant aux ouvrages que nous vendons : tous les livres proposés à la vente ont été préalablement collationnés, et leurs éventuels défauts sont toujours signalés. Conditions de vente conformes au règlement du SLAM et aux usages de la LILA (ILAB).