La convention Nationale. LOUIS XVI Fort in 8 broché, 240x155mm. Poids 800grammes. Faux titre, titre, 448 pages ; A CHEVALIER Libraire éditeur Paris 1866. Edition originale Des rousseurs.
Reference : 14577
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Charbonnel
M. Sylvain Charbonnel
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[De l'Imprimerie Nationale] - PAYNE, Thomas ; [ PAINE, Thomas ]
Reference : 27257
(1792)
Opinion de Thomas Payne, Député du Département de la Somme, concernant le Jugement de Louis XVI, Précédée de sa lettre d'envoi au Président de la Convention [ Suivi de : ] Convention Nationale, Opinion de Thomas Payne, sur l'Affaire de Louis Capet, adressée au Président de la Convention Nationale, Imprimée par ordre de la Convention Nationale, 2 brochures in-8, sans couv., De l'Imprimerie Nationale, Paris, 1792 et s.d., 8 et 10 pp.
Bon état. Très rare réunion de ces deux plaquettes rédigée par Thomas Paine, dans lesquelles il expose son opinion. "Je pense qu'il faut faire le procès à Louis XVI, non que cet avis me soit suggéré par un esprit de vengeance, car rien n'est plus éloigné de mon caractère ; mais parce que cette mesure me semble juste, légitime & conforme à la saine politique". ... "Dans la cause particulière, soumise en ce moment à notre délibération, je fais à la Conventiuon nationale les propositions suivantes : premièrement, que la Convention nationale prononce le bannissement de Louis Capet & de sa famille ; secondement, que Louis Capet soit tenu en prison jusqu'à la la fin de la guerre, & qu'à cette époque la sentence du bannissement soit soumise à exécution". Martin & Walter, 26330 et 26331
(Paris) : imprimerie nationale, (1792). In-8, 6 pp., (1 f. bl.). — En feuilles, non rogné.
Édition originale de ce discours qui, bien qu'imprimé par ordre de la Convention, a été prononcé à la Société des Jacobins le 23 novembre 1792. Pierre-Louis Ichon était député du Gers.« Que Louis XVI soit jugé : c'est un devoir que toutes les lois vous imposent. Qu'il soit jugé par la Convention : la nature de ses délits l'exige. » (pp. 5-6.)
Douai, Imprimerie de Mablier, s.d. (1792) placard grand in-folio de 94 x 44 cm, texte sur trois colonnes, en feuilles, avec raccords.
Publication sous forme d'affiche de la première opinion de Grégoire dans la question du procès de Louis XVI. Rappelons deux faits importants : 1. Il s'agissait dans ce premier vote de déterminer si le Roi pouvait être jugé par la Convention Nationale (Grégoire répond affirmativement, en continuité avec sa doctrine précédente), et pas de la question de la peine à appliquer après le procès (ce sera l'objet du vote du 13 janvier 1793), même si le député fait un développement relativement ambigu sur la question à la fin de son intervention ("Et moi aussi, je réprouve la peine de mort ; &, je l'espère, ce reste de barbarie, disparoîtra de nos lois. Il suffit à la société que le coupable ne puisse plus nuire : assimilé en tout aux autres criminels, Louis Capet partagera le bienfait de la loi, si vous abrogez la peine de mort ; vous le condamnerez alors à l'existence, afin que l'horreur de ses forfaits l'assiège sans cesse, & le poursuive dans le silence de sa solitude ... Mais le repentir est-il fait pour des rois ?").2. Grégoire était encore présent à la Convention lorsqu'il prononça cet avis, ce qui ne sera pas le cas lors du second vote : il se trouvera alors en mission en Savoie pour organiser le rattachement de la province à la France, et communiquera son opinion par écrit depuis Chambéry dans des termes effectivement très ambigus, qui peuvent être interprétés soit comme un reste de clémence, soit comme une approbation du régicide. Bien évidemment, il sera obligé de réécrire cette histoire pendant la période post-révolutionnaire, notamment dans la rédaction de ses Mémoires en 1808.Martin & Walter, 15 568 (pour l'opuscule in-8). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
LOUIS XVI - VERGENNES - De SEZE - CAVAIGNAC (J. B.) - MEYNARD (F.) - GOUROFF, DUGOUR (Antoine Jeudy)
Reference : 21226
Intéressant recueil de 5 ouvrages de format in-8 concernant le procès de Louis XVI : Paris, Cuchet, 1793, XVI-39 pp. - Paris, Imprimerie Nationale, 4 pp. - 20 pp. - sans lieu ni date, ni nom d'éditeur, 49 pp. - Paris, Fr. Dufart, 1793, 240 pp. - Paris, de l'imprimerie de J. Girouard, sans date, 4 pp., reliure de l'époque de demi-veau fauve moucheté, dos à nerfs soulignés de double-filets dorés, pièce de titre de veau fauve, très bon exemplaire.
Le plus important ouvrage de ce recueil : "Mémoire justificatif pour Louis XVI" est une courageuse publication anti-révolutionnaire. Elle est dû à Gouroff qui enseignait au Collège de la Flêche au début de la Révolution. Emmigré en Russie, il se fit naturaliser à Karkov en 1812, et termina sa carrière comme recteur de l'Université de Saint-Petersbourg. En 1796 il publia aussi à Paris en deux volumes; ''Collection des meilleurs ouvrages qui ont été publiés pour la défense de Louis XVI.'' De Sèze prit la défense du Roi devant la Convention en 1792, François Meynard vota sa détention , quant à Cavaignac, il vota sa mort.
[Chez L. SaintMichel] - R......, M. ; [ ROBERT, Jean-Baptiste Magloire ] ; [ COUTURIER, Jean-Pierre ]
Reference : 66991
(1814)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane marron, Chez L. SaintMichel, Paris, 1814, XVI-439 pp.
L'exemplaire est remarquable par les annotations d'époque qui l'enrichissent, essentiellement en tout début et fin d'ouvrage, rédigée de sa main par Jean-Pierre Couturier, ancien député de la Moselle à la Convention Nationale. Nous conservons la graphie, souvent savoureuse : " Mr L'annonyme Vous êtes un menteur. La petite Biographie Conventionnelle de 1815 Chez Emery Liberaire rue mazarinne n°30 et celuicy dit à son tour une fausseté en en portant Ruhl du Bas Rhin au nombre des votans tandis qu'il etoit avec moi et Dentzel en mission à Strasbourg" Au verso du faux-titre, il dresse le décompte des "prêtres médecins des ames, des docteurs médecins des corps et des hommes de guerres ! Voicy le résultat des députés de ces trois Castes à La Convention nationale qui votèrent les peines à infliger au Bon Louis 16". Sur 51 ministres du culte, dont 6 protestants, "32 votèrent la mort, mais les 18 restants ne firent pas grâce, lui votant d'autres peines". De 18 médecins 13 votèrent la mort. "De 23 Officiers de hauts grades même chevaliers de St Louis en partie 20 ont votée la mort et les autres ne firent pas plus de grace que les prêtres et les médecins en raplacant la mort par d'autres peines". Et de conclure sur ce même feuillet : "Jugez d'après ce Relevé dans qu'elles Castes etoient nichés la masse des Ennemis de Louis 16 sans laqu'elle il viveroit encore. Et nous n'aurions pas eut des causaques. 1815". Plus loin, sous sa notice, dans laquelle il est implicitement accusé d'avoir soutenu Carrier, mais d'avoir consenti à sa mise en jugement, Couturier écrit : "C'est en frimaire an 3 que Carrier fut décrété d'accusation cf M. Lecomte p. 313 Comment aurois je voté le 16 mars 1792. N.B. Mr Lecomte peut s'être trompé". Elu député montagnard de la Moselle le 3 septembre 1791, Jean-Pierre Couturier (1741-1818) sera rendu à la vie privée par le coup d'état du 18 Brumaire. On peut lire ses annotations sur le premier feuillet de faux-titre, en bas de quelques pages (essentiellement à propos d'autres députés de Moselle, ou en défense de Robespierre) et au verso du dernier feuillet (partiellement découpé mais sans manque de texte). Etat satisfaisant (manque au dos en queue, mq. la moitié du dernier feuillet sans manque de texte, bon état par ailleurs)