1/2 basane havane, dos à nerfs orné. très bon Paris Cluny 1950 2 volumes in-8°
Reference : 6431
Librairie Seigneur
Martine Seigneur
Conforme aux usages de la profession.
Critères, 2021. Grand in-4, cartonnage décoré. A l'état de neuf.
"Né en 1621, Jean de la Fontaine se rendit immortel par l'écriture de ses Fables Choisies, inspirées d'Esope ou de Phèdre, dont les aventures animalières et les formules bien senties font encore la joie des jeunes et des moins jeunes. Né à une époque beaucoup plus récente, Codex Urbanus trace depuis des années, sans autorisation, un bestiaire de chimères sur les murs des villes. Fasciné par le monde animal, c'est tout naturellement qu'il a eu envie de célébrer les 400 ans de la naissance de son illustre prédécesseur, en imaginant une série de nouvelles fables mettant en scène ses chimères, et qui, à l'instar des Fables Choisies, nous parlent de nous et de notre époque. Cependant, parce qu'elles sont créées et non pas choisies, et surtout parce qu'elles s'imposent aux passants puisqu'elles furent collées dans la rue chaque semaine durant toute l'année anniversaire de Jean de la Fontaine, ces nouvelles fables sont donc ici rassemblées sous le nom de "Fables Subies", comme une réponse contemporaine à l'oeuvre de La Fontaine. Entrez donc dans le monde unique et fantastique de Codex Urbanus qui, par ses dessins et ses textes, propose un hommage décalé, sauvage et créatif pour nous parler, avant tout, de nous... "
Paris, Claude Barbin, In 4 (155 x 215 mm), relié dans un modeste vélin de réemplois, strictement de l’époque. Titre, Epistre (3ff), préface (13pp), table (7pp), 284 pp, épilogue (1p) Il manque à cet exemplaire, le premier et le dernier cahier qui ont été remplacés par des fac-similés, soit 4 feuillets en début d’ouvrage, le titre et l’épître au dauphin, et en fin de volumes 3 feuillets et un blanc (une partie de la fable 22, fable 21 « la jeune veuve » et l’épilogue), le 4e feuillet étant blanc. Les Feuillets E2 et E3 de la préface ont été intervertis et placés, au moment de la reliure au feuillet EE de la vie d’Ésope.Restaurations papiers, dont quelques feuillets dont les manques ont été à l’époque complétés à la plume. Mouillures, trous de vers. 1668.
Véritable édition originale de cette œuvre immortelle que Jean de la Fontaine publia pour la première fois en 1668. En dédicaçant l’ouvrage au dauphin de France, dans la préface, jean de la fontaine fait montre d’une humilité et d’une élégance remarquable :«L’indulgence que l’on a eue pour quelques-unes de mes Fables me donne lieu d’espérer la même grâce pour ce recueil. »En effet, les fables de La Fontaine ont d’abord circulé sous forme manuscrite, et c’est sous la pression amicale de ses lecteurs, que l’auteur céda et fit imprimer ce livre qui devait atteindre une renommée universelle. Ce premier tirage qui se veut donc à destination des enfants, est illustré des très charmantes gravures de son ami Chauveau. Non pas que Chauveau fut un virtuose du burin, mais parce qu’il sut rendre la malice et parfois le tragique des fables. Le petit format des vignettes s’inscrivant en exergue de chacune des pièces rythme la lecture et surprend le lecteur par la variété des thèmes et de leur mise en scène. Devant le succès de cette première émission, la fontaine mis sous presse, une seconde émission de format in12, illustré des mêmes vignettes composé en deux volumes. Le premier tirage in4 est naturellement d’une grande rareté, il en existe différents états que l’on qualifie en fonction des remarques rectifiées au fil du tirage.Ainsi notre exemplaire comporte des corrections manuscrites, becquets et biffures aux pages : o2, 9, 45, 57 et 176 : • Vie d’Esope O 2 verso, fautes aux lignes 6 et 18 corrigés : « donner lustre » et « emplète » • p9, « mulet (« en » ajouté à la main) se défendant »• p45 Fiii recto : trace du becquet collé pour corriger « tracas » en « fatras » • p57, HI recto, « par » barré « plus » manuscrit• p176, Yiv, verso, mot biffé « bien »L’exemplaire a été lu, griffonné, déchiré, manipulé par de petits lecteurs qui ont laissés en marges de touchants dessins s’inspirant des gravures de Chauveau. Ce livre extraordinaire se présente donc ici dans son état d’usage, lu et relu au fil des siècles par des bambins, plus ou moins respectueux.
Seuil, 2009. Complet en 3 volumes en pop-up, in-8, cartonnages couleurs. En belle condition.
Ravissantes créations en pop-up, d'une finesse qui fait craquer votre dévouée libraire. 1 volume épuisé.
LA FONTAINE (Jean de)[ Hanko KAJITA ; Tomonobu KANO ; Shûsui OKAKURA ; Kyôsui KAWANABE ; Sadahiko EDA]
Reference : 3049
Imprimerie de Tsoukidji-Tokio, Tokyo 1894, 2 volumes grand in-8 cousus à la japonaise avec cordons de soie, couvertures illustrées en couleurs. Ouvrages relié avec un pliage spécial japonais en accordéon. Exemplaire non numéroté, Couverture légèrement salie.L'éditeur de Tokyo est Kané-Mitsou Masao et l'imprimeur Shueisha, sont ici sous la direction de P. Barboutau. Le texte très aéré est orné de bandeaux et culs de lampes en noir faisant office d’illustrations en résonnances avec chaque fable. Edition originale admirablement illustrée à pleines pages est composée de 2 couvertures illustrées et de 28 estampes japonaises originales en couleur par Hanko KAJITA ; Tomonobu KANO ; Shûsui OKAKURA ; Kyôsui KAWANABE ; Sadahiko EDA.
La découverte de l’estampe japonaise créa une véritable demande en France à laquelle Hasegawa Tojiro et de Pierre Barbouteau, éditeur français installé au Japon tentèrent de répondre par l’ambitieux projet consistant à illustrer les Fables de la Fontaine par des artistes japonais. Le gout de la mise en scène animalière dans la culture traditionnelle japonaise a présidé à ce choix. Le résultat fut une merveilleuse surprise. Les illustrateurs interpretant pour la première fois les fables réussirent faire passer non seulement l’esprit du fabuliste mais aussi toute la délicatesse de l’esthétique japonaise. Hanko Kajita, Tomonobu Kano, Shûsui Okakura, Kyôsui Kawanabe et Sadahiko Eda renouvelant le marché de l’estampe alors tombé en désuétude au japon créèrent un véritable événement tant en occident qu’en extrême orient. La naissance du mouvement japoniste en France dut beaucoup à l’estampe japonaise, mais c’est la première fois que les artistes japonais imaginèrent une œuvre de pure création en s’appuyant sur la littérature classique occidentale. Imprimé à Tokyo dans l’imprimerie de Tsoukidji selon les techniques traditionnelles, expédié et vendu en France chez Flammarion l’entreprise fut une réussite. L’imaginaire Shintô s’adaptait ainsi miraculeusement au génie de Jean de la Fontaine.
Tokyo et Paris, Marpon et Flammarion et Shueisha, s.d. (1895) 2 volumes grand in-8 cousus à la japonaise avec cordons de soie, couvertures illustrées. 24pp ; 24ppOuvrages relié avec un pliage spécial japonais en accordéon/ Un des 200 exemplaires de luxe (non numéroté), imprimé en couleur sur papier chiffon japonais, Ho-sho, Couverture légèrement salie. L'éditeur de Tokyo est Kané-Mitsou Masao, l'imprimeur Shueisha, sous la direction de Yamamoto Yeijiro. L'admirable illustration à pleines pages est composée de 2 couvertures illustrées et de 28 estampes japonaises originales en couleur par Kano Tomonobou, Kadjita Hanko et Koubota Tosqui. Les pages de texte sont illustrées de dessins en noir au trait comme flottants dans les pages.
« L accueil si favorable qu à rencontré notre publication la première rencontre de ce genre qui ait été faite, les Fables choisies de La Fontaine illustrée à la Japonaise par un groupe d’Artistes de Tokyo, nous permet d’esperer que les Fables choisies de Florian seront également appréciées du Public. Nous avons été assez heureux pour pouvoir faire exécuter ce travail par deux des Artistes qui nous ont précédemment prêté leur concours : Messieurs Ka-no Tomo-nobou, un des représentants de l’école de Ka-no fondée par un de ses ancêtres et Kadji-ta Han-ko, un des coryphées de l’école réaliste de Yo-saï, ce maître fameux que l’Empereur actuel autorisa à se nommer Ni-hon gwa-shi c’est à dire Peintre lettré du Japon. Ces artistes dont le talent est très apprécié de leurs compatriotes ont bien voulu, avant de se mettre à l’œuvre, se pénétrer de l’esprit de ces fables, qui ont été traduites en Japonais pour la circonstance, sorte que ces illustrations représentent réellement des scènes de la vie au Japon aussi bien que si le fabuliste, au lieu d’être français, eut été Japonais. »