8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fayard, 1987, gr. in-8°, 479 pp, traduit de l'allemand, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
"On trouvera ici le développement rigoureux d'une série d'idées de la plus grande importance sur l'essence du libéralisme et ses manifestations en Russie, ce qui permet de préciser sensiblement la notion de libéralisme et contribue à en rendre plus proche une appréhension globale. On acquiert, en lisant, la conviction que cette notion a été utilisée en Russie durant une centaine d'années (et est encore utilisée par nous aujourd'hui) dans un sens qui est loin d'être juste. Particulièrement instructive pour nous est la distinction méthodiquement établie par l'auteur entre libéralisme et radicalisme : trop souvent, au cours des XIXe et XXe siècles russes, le second a porté le nom du premier et nous l'avons accepté comme tel – et le radicalisme l'a emporté sur le libéralisme pour le plus grand malheur de notre développement. L'auteur nous présente également d'autres dégradations possibles du libéralisme qui vont, pour employer ses termes, dans le sens de l'absolutisme démocratique et de la démocratie impérialiste. (...) Les avertissements de l'auteur n'en résonnent que plus fort. Celui-ci, par exemple : le libéralisme ne reste vivant que tant qu'il s'en tient à une transformation des structures existantes par voie d'évolution ; à chaque fois qu'il tentera d'imposer de l'extérieur un schéma tout fait, il sera aussitôt dépassé et battu par le socialisme. Ou bien cet autre : la liberté individuelle ne peut être réelle sans le droit de posséder, et c'est pour cette raison qu'aucune forme de socialisme ne saurait donner la liberté. Et nous voici amenés à nous demander si nous n'exagérons pas l'importance de la liberté politique par rapport à celle que donnent les droits civils. Le livre possède cette élégance des oeuvres réussies qui, tout en élucidant un sujet donné, projettent au passage une lumière sur d'autres questions parfois même plus importantes. Ainsi trouvons-nous dans cette histoire du libéralisme une profonde mise en évidence de certaines des causes essentielles qui ont rendu la révolution possible en Russie. Aujourd'hui où notre pays brûle si fort de comprendre notre histoire récente – récente mais totalement perdue – l'ouvrage de synthèse du professeur Léontovitch sera pour beaucoup une lumière et une aide." (Alexandre Soljénitsyne)
dans la Revue de Paris, 1897, gr. in-8°, 34 pp, broché, bon état
Etude sur les moeurs politiques et le Palais-Bourbon sous la Troisième République. On trouve dans ce même numéro des lettres de Lamennais à Montalembert (30 pp), des souvenirs du duc de Richelieu (Ma retraite du pouvoir, I, 22 pp), une étude sur Sven Hedin dans l'Asie centrale, par O.-G. de Heidenstam (27 pp), etc.
Plon, 1965, pt in-8°, ii-454 pp, 23 illustrations dans le texte et 13 illustrations sur 8 pl. hors texte, broché, pt tache sur la couv., traces de scotch sur les gardes, C. de bibl, bon état
Plon, 1984, in-8°, 277 pp, broché, couv. illustrée d'une photo de Lévi-Strauss, édition originale, bon état
Champion, 1928, in-12, 175 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Une vaste et étincelante synthèse réunie à l'usage de tous les lettrés sous le titre significatif de “l'Inde et le Monde”." (Alfred Foucher, Annuaires de l'École pratique des hautes études) — "On se plaint que les ouvrages de vulgarisation sur l'Orient, sur l'Inde en particulier, soient rares. C'est que les savants de premier rang sont seuls capables de les rédiger, de séparer les petites découvertes ou les frêles hypothèses des grands faits acquis, et de saisir le trait caractéristique sans employer un vocabulaire rebutant. Voici le sommaire du beau livre de M. Sylvain Lévi : L'Inde et le Monde. – Humanisme bouddhique. –Civilisation brahmanique. – Civilisation bouddhique. – Orient et Occident. – Essai sur l'humanisme. – Eastern Humanism. Il y manque un chapitre où l'on retracerait l'influence considérable que l'auteur lui-même a exercée sur l'Inde contemporaine par l'intermédiaire de ses étudiants. S'ils ont compris ce qu'est notre humanisme occidental (j'en doute ; mais les pages que M. Sylvain Lévi consacre à cette question sont particulièrement remarquables), s'ils tournent enfin une attention pieuse vers les antiquités bouddhiques qui sont la gloire de leur race, c'est au savant français que l'Inde aura dû cette condition non négligeable de son risorgimento." (Jean Buhot, Revue des arts asiatiques, 1926)
Seghers, 1986, gr. in-8°, 252 pp, 8 pl. de gravures hors texte, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etonnants voyageurs)
Imagine-t-on ce que pouvait être la "Belle Epoque" vue par des émissaires chinois ? Le monde, alors, s'ouvre à la libre circulation des idées et des hommes, cependant que s'accomplissent des progrès spectaculaires dans tous les domaines. Décortiquée, analysée, observée avec une minutie sans pareille par ces "visiteurs d'un autre monde", hommes de savoir et de raison, l'Europe prend tout à coup, en ce XIXe siècle finissant, un visage inattendu, comme si elle se reflétait dans un miroir déformant. Cet ouvrage rassemble des récits de voyages véridiques, traduits directement du chinois classique et présentés par André Lévy avec un luxe de détails et d'érudition d'autant plus remarquable que les textes sur l'Europe en chinois sont extrêmement rares et succincts. Pourtant, ces lettres dénotent une ouverture d'esprit, une curiosité et finalement une tolérance qui tranchent avec la rigidité des célèbres “Lettres édifiantes et curieuses de Chine par des missionnaires jésuites”, auxquelles le titre de ce livre adresse un malicieux clin d'oeil. Dans le délicieuse évocation d'une époque révolue on reconnaîtra les caractéristiques politiques, sociales, sexuelles, de notre civilisation ; mais le choix des observations, les jugements et réflexions nous en apprendront plus encore sur l'étonnant et indéchiffrable Empire du Milieu. Une importante introduction replace ces lettres dans leur contexte et initie le lecteur à la très complexe histoire des relations entre la Chine et le monde extérieur, depuis la Route de la soie, les grandes expéditions maritimes chinoises, en passant par l'introduction progressive des religions étrangères comme l'Islam, le Christianisme ou le Bouddhisme, les guerres de l'opium et la rébellion des Boxers. Une histoire "exotique" qui nous concerne de très près...
Armand Colin, 1935, in-12, 220 pp, 5 cartes, biblio, broché, état correct (Coll. Armand Colin)
Aubier-Montaigne, 1978, in-8°, 252 pp, texte présenté et annoté par Gilles Manceron, 2 cartes, vocabulaire des mots chinois, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etranges Etrangers)
"En 1792, le roi d'Angleterre envoya comme ambassadeur à Pékin Lord Macartney ; c'étaient les négociants chinois de Canton qui avaient suggéré cette mission. Ils avaient assuré les directeurs de la compagnie anglaise, qui monopolisait alors le commerce dans ce pays, qu'une ambassade du roi d'Angleterre ayant pour objet de complimenter l'empereur le jour anniversaire de sa naissance, ne pouvait manquer de lui être agréable. Lord Macartney arriva avec sa suite au lieu où se trouvait l'empereur, et il lui présenta « en fléchissant le genou, » dit-il, la lettre du roi d'Angleterre, un jour de fête publique, en présence de nombreuses ambassades de pays vassaux et de milliers de personnes. Cela ne servit qu'à augmenter la splendeur de l'anniversaire de la naissance du Fils du Ciel et à démontrer au peuple que les rois des nations les plus éloignées lui envoyaient des tributs..." (Le Globe, 1895)
Plon, 1932, in-8°, xvi-340 pp, un portrait en frontispice et une carte dépliante de l'Algérie hors texte, reliure demi-toile sable, dos lisse avec pièce de titre basane carmin, fleuron et filet doré en queue (rel. de l'époque), bon état
Cet ouvrage écrit par Mac Mahon vers la fin de sa vie, évoque son expérience en Algérie où il passa la première partie de sa carrière comme jeune officier et s'y fit remarquer lors des sièges de Constantine et les opérations contre Abd el Kader. La dernière partie du livre décrit son rôle comme gouverneur général de la province à partir de 1864. — "Il s'agit d'un ouvrage rédigé longtemps après les événements, de mémoire beaucoup plus que d'après des notes manuscrites, que le jeune officier non plus que le grand chef ne semble jamais s'être soucié de tenir au jour le jour. Ainsi s'expliquent certaines affirmations un peu surprenantes, telles que celle d'un projet de conquête des Baléares par la monarchie de Juillet, arrêté par la menace de l'Angleterre. Mais la parfaite loyauté d'un grand soldat s'impose dès qu'il affirme avoir été un témoin direct. Sans doute, les anecdotes puériles, les historiettes de mess abondent-elles un peu trop dans ce récit. L'ensemble n'en constitue pas moins un tableau singulièrement vivant et par endroits significatif de la vie et de l'esprit des officiers d'Afrique ; s'ils n'en sortent pas tous grandis, certains traits de leur oeuvre et de leur carrière militaire ou politique en reçoivent une singulière lumière. La partie la plus importante pour l'historien de cet ouvrage et la plus neuve est incontestablement celle où le Maréchal expose son action, quand il fut appelé à des postes de grande responsabilité, et finalement au gouvernement général de l'Algérie, et surtout ses rapports avec l'Empereur, lors de la redoutable aventure du « Royaume Arabe ». Mac-Mahon semble avoir fait alors preuve d'un réel bon sens..." (J. Tramond, Revue d'histoire des colonies, 1932)
Plon, 1928, in-12, xxxiii-325 pp, broché, bon état
L'expansion hors d'Europe : Les colonies de Terre Sainte et les Francs en Orient. La France dans la Méditerranée. La France au Canada. Un empire français en Amérique. Un empire français dans l'Inde. - L'expansion en Europe : Le rêve des Capétiens. La France et la Renaissance. L'expansion au seizième siècle. Henri IV et Richelieu. Le règne de Versailles. Le déclin. — "C'est une reproduction pure et simple de cinq conférences faites au « Foyer » en 1912 sur l'expansion française hors d'Europe, de six conférences, à la même Société, en 1913 et 1914 sur l'expansion de la France en Europe. M. Madelin n'a voulu rien changer au texte tel qu'il a été recueilli par la sténographie et il a bien fait : ces conférences gardent ainsi leur vrai caractère ; elles apparaissent comme des leçons de vulgarisation bien appropriées à un auditoire distingué et très désireux de s'instruire, pour lequel il ne faut pas craindre de répéter les idées essentielles, de renvoyer d'une leçon à l'autre, qui demande non pas le détail précis, absolument exact, mais un tableau d'ensemble pittoresque, imagé, avec des anecdotes bien choisies, des mots historiques, des descriptions de paysages ou de monuments, des souvenirs de voyages. Les cinq premières leçons traitent les sujets suivants : 1) les Croisades et le royaume de Jérusalem ; 2) le royaume normand des Deux-Siciles, l'empire latin de Constantinople, les principautés franques de Grèce, les Lusignan à Chypre, Charles d'Anjou à Naples, la Méditerranée devenue à la fin du XIIIe siècle presque une mer franque ; 3) la France au Canada, éloge de l'oeuvre de Cartier, de Champlain, comment Montcalm a défendu la colonie ; 4) la Louisiane et la jonction de cette colonie au Canada par la vallée du Mississipi, Marquette et Cavalier de La Salle, les Antilles ; 5) l'empire français dans l'Inde, François Martin, Dumas et Dupleix. Incidemment, à propos de La Bourdonnais, M. Madelin parle de l'Ile de France et de l'île Bourbon. Dans la seconde partie, M. Madelin ne s'attarde pas à la formation territoriale de la France. A peine s'il mentionne nos progrès dans le royaume d'Arles, l'annexion du Dauphiné et de la Provence ; il passe même assez vite sur la réunion des Trois-Evéchés, de l'Alsace, de la Franche-Comté, de la Lorraine. Il entend le mot extension dans un sens plus large, celui du rayonnement de la France en Europe, sa part dans l'oeuvre de la civilisation. Voilà pourquoi il insiste sur nos cathédrales gothiques, sur l'Université de Paris, sur la Renaissance française, sur l'influence de nos grands écrivains au temps de Louis XIV, sur la suprématie de l'art français, sur le « règne de Versailles ». Il nous conduit à travers toute notre histoire, depuis l'avènement des Capétiens jusqu'à la mort de Louis XV, au seuil de la Révolution, magnifiant la patrie française. Ces éloquentes leçons ont eu un grand succès auprès du public auquel elles étaient destinées, et de la lecture on retire plaisir et profit." (C. Pfister, Revue Historique)
Charles-Lavauzelle, 1928, in-8°, 227 pp, 3 cartes du Maroc dépliantes hors texte, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, état correct. Peu courant
"L'auteur a réuni dans ce volume tout ce qui est nécessaire de savoir sur le Maroc. Son étude comprend la géographie et la situation politique (les zones d'influence, l'hydrographie, l'orographie, la géographie humaine}, un résumé de l'histoire du Maroc, les grandes étapes de la pacification militaire, des renseignements sur la composition, les qualités des contingents militaires marocains (avec des détails sur leur administration), des notions sur les routes, les voies ferrées, les ports, sur le commerce, sur les ressources agricoles et minières, sur le régime foncier, sur le fonctionnement des affaires indigènes, sur l'administration du protectorat, l'organisation du Maghzen, sur le régime financier, sur la justice indigène ; enfin l'ouvrage contient des notions générales sur le droit musulman. C'est, comme on peut s'en rendre compte, une petite encyclopédie d'une incontestable utilité pour ceux qui servent ou serviront au Maroc." (Revue militaire française)
Flammarion, 1930, in-12, 131 pp, impression en deux couleurs, avec lettrines et bandeaux bleus, jolie reliure demi-basane bleue, dos lisse avec titres et étoiles dorées, couv. conservée, bon état (Coll. Les Nuits)
Elle est jeune, ravissante, divorcée et ...encore riche. Celle qui jamais n'est ici nommée est prise dans un piège un peu magique. Il était une fois à Pondichéry, trois messieurs vieillissants qui firent un pari : obliger à danser la belle qui les a tour à tour éconduits, dans le temple de la danse de Chillambaram. "Une nuit d'opium et de haschich" se déroule alors entre rêves et réalités. Un défi que malgré les mauvais présages, elle ne pourra éviter. Magre nous apparaît ici comme un cas unique d'écrivain spiritualiste au XXe siècle, avec son mélange d'érotisme et de spiritualité...
P., Maisonneuve & Larose, 1991, in-8°, 137 pp, index, broché, bon état
Au milieu du XIe siècle, une dangereuse effervescence régnait de l'Egypte à l'Iraq, s'étendant au Yemen, à la Syrie, à l'Iran et à l'Afrique du Nord : l'islam était alors en pleine crise. Conscient des risques courus et pour éviter un désastre général, Mouhammad al-Qoudâ'î (mort en Egypte en 1062), musulman orthodoxe, rassembla les sentences transmises par la tradition, qui ont émaillé les discours et les propos familiers du Prophète... Le Flambeau, occulté par les jalousies et les ambitions des écrivains contemporains de l'auteur, n'a jamais été qu'édité en arabe et encore de façon défectueuse et tronquée. René Khawam, en comparant les divers manuscrits, nous en propose aujourd'hui une version française complète.
Presses de la Cité, 1977, in-8°, 298 pp, 16 pl. de photos hors texte, une carte de l'itinéraire sur les gardes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s.
A la veille de ses soixante-dix ans, plus dynamique que jamais, Albert Mahuzier décide de s'attaquer à un sujet particulièrement coriace : le fleuve Amazone, des sources à l'embouchure ; 5.000 m de dénivellation, 7.025 km à pied, à cheval, en camion, en pirogue ou en paquebot, en avion ou en hydravion... Telle est la dernière aventure à laquelle ont pris part certains de ses fidèles équipiers d'Afrique, d'Australie, de Sibérie et d'ailleurs. Ce livre, riche de détails savoureux et insolites, entraîne le lecteur dans un monde grouillant, celui qui peuple les rives du grand fleuve, Blancs, Indiens et Métis ensemble composant une singulière mosaïque...
London, Elek Books Limited, 1968, in-8°, 176 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 6 cartes, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
P., Editions Larose, 1931, in-12, 186 pp, broché, état correct (Coll. Vies coloniales)
Un peu d'histoire. Colonisation féodale et paysanne. Colonisation commerciale et industrielle. Colonisation et finances. Renaissance coloniale. Tu veux être colon. Où aller ? L'Algérie, la Tunisie. Le Maroc. La Nouvelle Calédonie.
PUF, 1946, fort in-8°, 382 pp, 26 illustrations sur 20 pl. hors texte, 9 cartes dépliantes en couleurs hors texte, un tableau généalogique, sources et littérature, tables chronologiques, index, broché, jaquette (défraîchie), bon état. Rare
Plon, 1976, in-8°, 588 pp, 87 illustrations et 11 cartes, 47 photographies hors texte, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Terre humaine)
P., Mme Cardinal, Cherbuliez, 1833, in-8°, xlvii-501 pp, deuxième édition, un portrait gravé sous serpente en frontispice, reliure demi-chagrin carmin, dos lisse avec titres, filets pointillés et caissons dorés (rel. de l'époque), traces d'humidité anciennes, bon état. Exemplaire très bien relié
Par Piotr Maleszewski (1767-1828), le gendre polonais du conventionnel Garran de Coulon. Agent secret du roi de Pologne à Paris 1791-1793, devenu républicain, contrôleur de l'armée des Alpes puis du Rhin, naturalisé en 1798, il facilita les contacts avec les républicains polonais, attira l'attention sur les possibilités de commerce par Odessa, et ses travaux influèrent sur les associations secrètes polonaises après 1814. La première édition est de 1832.
Madras, MacMillan Company of India, 1978, in-8°, (10)-184 pp, index, cart. éditeur, jaquette, bon état. Texte en anglais.
Gallimard, 1963, fort in-8°, 606 pp, traduit de l'anglais et présenté par André et Simonne Devyver, préface de Sir James Frazer, 75 photos sur 48 planches hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, pt traces de scotch sur les gardes, bon état (Coll. L'Espèce humaine). Édition originale en français
Ce livre presque légendaire est à l'origine de l'ethnologie contemporaine. L'auteur s'est attaché non seulement à étudier une culture dans sa totalité, la société des îles Trobriand du Pacifique qui, depuis, a d'ailleurs disparu, mais aussi à en étudier le système de l'intérieur en se coupant lui-même de la civilisation dont il était issu. Ce classique de l'anthropologie et de la culture ethnologique est à l'origine de la méthode fonctionnelle ; il constitue désormais le seul témoignage de ce que fut cette civilisation trobriandaise qui avait élaboré un système d'échanges symboliques, la Kula, capable de se substituer à la fonction guerrière. — "1922 marque un tournant dans l'histoire de l'anthropologie : Malinowski, après avoir passé plus de deux ans à partager l'existence des Trobriandais, publiait “Argonauts of Western Pacific”. Cette étude révolutionnaire dans sa conception scientifique et sa méthodologie se propose de décrire le phénomène économique que représente le système d'échange appelé la Kula, échange cérémoniel de coquillages entre insulaires mélanésiens. Il suscite immédiatement l'intérêt le plus intense ; c'est ainsi que Marcel Mauss s'en inspire directement pour rédiger son “Essai sur le Don, forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques” paru deux ans plus tard dans l'Année sociologique (1923-1924, Tome I). La présente traduction, excellente, met enfin à la portée du public français l'ouvrage magistral du fondateur de l'école fonctionnaliste." (Marie de Réals, Revue française de sociologie, 1963)
Payot, 1933, in-8°, 181 pp, traduit de l'anglais par le Dr S. Jankélévitch, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. de documents et de témoignages pour servir à l'histoire de notre temps)
“Le crime et la coutume dans les sociétés sauvages” ; “Le mythe dans la psychologie primitive” ; “La chasse aux esprits dans les mers du Sud”. Trois essais importants qui illustrent, chacun à sa manière, la richesse et la profondeur de la pensée et des méthodes de l'un des plus brillants ethnologues du XXe siècle.
Genève, G. J. Manget, 1803, 4 vol. in-8°, xii-491, 405, 431 et 328 pp, vignettes gravées sur les pages de titre, reliures demi-chagrin carmin, dos lisses avec titre, tomaison, fleurons et filets dorés (rel. de l'époque), qqs traces claires d'humidité ancienne, bon état. Manque la carte dépliante de la Suisse au tome 4
Première édition de cet ouvrage du professeur d'histoire genevois, un abrégé de « L'histoire de Suisse » de Müller, augmenté d'une suite composée par Mallet lui-même. — "M. Müller a publié en Allemagne une histoire des Suisses. La partie de cette histoire qui avait paru lorsqu'elle fut traduite en français ne s'étendait que vers le milieu du quinzième siècle quoiqu'elle format déja neuf volumes. On devait donc désirer qu'un écrivain exercé dans le genre historique nous donnat une histoire des Suisses resserrée dans de justes bornes ; c'est ce que le savant M. Mallet, si avantageusement connu par son histoire du Dannemarck, vient d'exécuter. Il crayonne d'abord très rapidement mais d'une manière suffisamment instructive le tableau de l'Helvétie avant sa soumission aux Romains ; la conquête de cette contrée par César' les situations politiques par lesquelles elle a successivement passé sous la domination Romaine, sous celle des Bourguignons, des Allemands, des rois de France, des princes de la maison de Bourgogne, des ducs et des empereurs d'Allemagne. Il expose ensuite l'origine, les progrès et l'affermissement de la confédération Helvétique, les évènemens de la longue guerre avec l'Autriche, les articles glorieux du traité de paix conclu en 1389... La guerre civile, allumée entre les cantons, dans le quinzième siècle et qui se prolongea pendant dix ans, forme une triste époque dans l'histoire de l'Helvétie ; mais les victoires qu'elle remporta sur Charles-le-téméraire, ses succès soutenus en Italie, l'accroissement de puissance qu'elle reçut par l'admission des cantons de Bâle, de Schafouse et d'Appenzel, la conquête qu'elle fit du pays de Vaud, l'acquisition du comté de Gruyères, sont autant d'époques brillantes qui font disparaître cette tache. Bientôt néanmoins, les guerres de religion allumées, l'introduction en Suisse de la religion réformée, une vive contestation élevée au sujet du comté de Toggenburg, rembrunissent encore le tableau de l'histoire helvétique ; mais le fameux traité d'Arau mit fin à ces troubles, et la Suisse, après avoir renouvelé ses anciennes alliances avec la France, jouit d'un calme profond jusques vers la fin du dernier siècle. L'auteur termine son ouvrage par l'esquisse des évènemens qui ont amené, dit-il, et opéré la dissolution de la confédération helvétique... L'auteur a joint à son histoire deux appendices ; le premier contient diverses pièces relatives aux institutions dnnées à la Suisse depuis 1798 ; le second se compose de pièces justificatives des évènemens tracés dans tout le cours de l'ouvrage." (Journal général de la littérature de France, février 1803) — “M. Mallet avait dans l'esprit et le caractère une qualité qui est plus essentielle qu'on ne croît ; c'est une crainte excessive de l'ennui. Il était meilleur juge que ses lecteurs eux-mêmes de ce qui pourrait les rebuter ; il sentait quelles longueurs il fallait supprimer, quels détails trop arides il fallait vivifier.” (Sismondi)
P., Editions de la Nouvelle France, 1945, in-8°, 247 pp, nombreuses illustrations en couleurs de Jarach, reliure demi-basane carmin, dos à 4 larges nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Au milieu du XIXe siècle, une Belge, Mademoiselle de Genève, fonda rue Mazarine, à Paris, une crémerie-café-restaurant, qui devait prendre pour nom : la Petite Vache. Située non loin de la Société de géographie, elle devint le rendez-vous des explorateurs et des géographes du monde entier. Ils s'y retrouvaient, avec des scientifiques, écrivains ou artistes de l'époque. Pourquoi ces modernes conquistadors se rassemblaient-ils dans l'arrière-salle étouffée et minuscule de cette gargote ? Ils s'y retrouvaient entre eux, sans gène, sans contraintes, côtoyant d'autres scientifiques, des écrivains ou des artistes qui les charmaient et les distrayaient, discutant de ces vastes projets où l'avenir de la France et de son empire colonial étaient en jeu. Ils se replongaient avec joie dans la société et dans une atmosphère intellectuelle qui leur faisait défaut, lorsqu'ils tutoyaient les régions hostiles, dans la solitude de la brousse africaine ou les jungles des tropiques. Savorgnan de Brazza ou Dutreuil de Rhins furent des habitués de la Petite Vache. Aussi, comment ne pas croire que c'est précisément à la Petite Vache que sommeillait la grandeur de l'Empire français ? Comment ne pas penser que c'est dans cette antichambre de l'honorable et prestigieuse Société de Géographie que les destins d'explorateurs se jouaient ?
New York, Franklin Watts, 1971, in-4°, 90 pp, 99 gravures et photos, une carte, index, reliure percaline noire illustrée de l'éditeur, bon état