Paris, Bibliothèque des Curieux, 1921. 14 x 22, 2 tomes, 251 + 239 pages, 9 illustrations hors texte, reliure dos/coins toilés, bon état (bords émoussés).
introduction et notes par Jean Hervez.
1758 Londres, 1758 ; 2 parties en 2 volumes in-12°, de 402pp.; 402pp. Plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de doubles filets, fleurons et petits fers dorés, titre doré sur étiquette de maroquin vieux-rouge, tomaison sur étiquette de maroquin olive, tranches marbrées. Fente et début de fente à deux charnières, coiffes frottées avec petits manques, brunissures aux 3 premiers et 5 derniers feuillets de chaque volume et aux gardes blanches, sinon rousseurs éparses, les titres ont été renforcées anciennement en marge car fragilisés par une "tentative" ancienne d'effaçage d'un ex-libris manuscrit.
Seconde édition parue un an après l'édition originale. Chronique et exposé où l'abbé Castel (1658-1743), prend position, témoignant sur les évènements survenus entre 1658 et 1739. Outre ses annales, l'abbé Castel de Saint-Pierre est notamment l'auteur de Mémoire pour l'établissement de la taille proportionnelle, et à l'origine des mots bienfaisance et gloriole. (cf. Pierre Larousse). (Reu-Bur)
Paris, Du Villard, Changuion, 1719.
Seconde édition, (la première Londres, 1718), augmentée de deux longues lettres à Mr. de Sacy : "On m'accuse d'avoir voulu diminuer la gloire du feu Roi [Louis XIV]... Le philanthrope abbé de Saint-Pierre (1658-1743), auteur de nombreux projets de réformes était très favorable à la polysynodie, une forme de gouvernement qui venait d'être abandonné. La polysynodie, (effective de 1715 à 1718), remplaçait chaque secrétaire d'État par un conseil où haute noblesse, magistrats et notables siégeaient. Deux feuillets de la préface (A6 et A7) ont été reliés une nouvelle fois à la fin du volume. On lit une différence au feuillet A7 placé à la fin : "le feu Roi ... n'était le plus souvent secouru que par un seul homme, qui non seulement était moins éclairé qu'un Conseil entier". La fin de cette phrase est absente dans le feuillet relié en-tête qui est donc un carton. L'auteur a marqué sans doute par là, sa prudence... Une prudence qui n'a pas empêché le Régent d'exclure l'abbé de Saint-Pierre de l'Académie Française. De cette exclusion, il en est question dans une note à la plume en regard du titre qui reproduit un passage des 'Confessions' de Jean-Jacques Rousseau, pour qui ce "Discours" est "plein de raison et mérite bien d'être lu." Petits manques aux coiffes et deux coins usés. Ex libris manuscrit de l'époque sur le titre "Bretonneau le jeune". /// In-12 de (20), 21-265, (19) pp. Veau glacé, dos à nerfs orné, tranches rouges. (Reliure de l'époque.) ////
Paris, Cavelier, 1725, in-12, [14]-420-[8] pp, 1 ff. d'annonces, Basane havane, dos à nerfs fleuronné, pièce de titre rouge, tranches mouchetées, Édition originale de ce traité de droit de l'abbé Saint-Pierre (1658-1743), dont le titre originel, selon le Privilège, était "Mémoire pour diminuer le nombre des procès, sur l'établissement d'un bureau perpétuel destiné à perfectionner perpétuellement le droit François pour diminuer très considérablement le nombre des procès". L'auteur plaide en faveur d'une simplification du droit, en proposant une réforme vouée à réduire la complexité, la lenteur et le coût des procès, tout en évitant la versatilité des décisions judiciaires. Son Mémoire s'inspire de la Coutume de Paris, des travaux de Lamoignon, mais aussi de Vauban, dont il tire une méthode de calcul qui permettrait de déterminer le nombre adéquat de lois à adopter pour résoudre la plupart des litiges entre particuliers. En suggérant une uniformisation des règles, une constance et une égalité des lois, ainsi que la réduction des privilèges, l'abbé préfigure les travaux des Physiocrates et les idées de la Révolution. D'une santé fragile, Charles-Irénée Castel de Saint Pierre entra chez les jésuites à la fin de ses études. Proche de Madame de Lafayette, ce philosophe, académicien et diplomate peut être considéré comme l'un des premiers représentants des idées nouvelles, qui annoncent le Siècle des Lumières. Ses théories sur le droit furent néanmoins rejetées au rang de fantaisies par le chancelier d'Aguesseau. Complet du feuillet final de catalogue du libraire. Ex-libris manuscrit daté de 1731 sur la page de titre : Rozier. Sur le contreplat, étiquette de la bibliothèque du juriste bibliophile périgourdin Pierre Théodore Noël du Payrat, seigneur de Razat (1761-1832). Épidermures, quelques petites rousseurs. Couverture rigide
Bon [14]-420-[8] pp., 1 ff.
A Paris, chez Cavelier Fils, 1725. In-12 de (14)-420-(10) pp., veau blond, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale écrite avec le nouveau système d'orthographe conforme à la prononciation inventé par l'abbé de Saint-Pierre (Projet pour perfectioner l'Ortografe des Langues d'Europe. Paris, 1730). « Maux provoqués par le grand nombre de procès (ruine des familles, affaiblissement de l'État, occupation d'un grand nombre de sujets qui pourraient plus utilement s'employer dans les diverses branches de l'économie), et remèdes à y apporter : perfectionnement et uniformisation des lois, établissement d'une Académie perpétuelle de droit français, etc. » Bon exemplaire ; cerne clair marginal sur quelques feuillets. INED, 985.
A Paris, Chez Briasson, 1730. 2 tomes en 1 vol. in-12 de (22)-317-(5) pp. ; (2)-295-(13) pp., basane blonde, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale très rare, où l'on trouve réunis huit textes du célèbre philantrope. L'auteur expose ses vues sur la réforme de l'éducation qui doit « procurer les biens qui naissent naturellement d'une bienfaisance naturelle ».Partisan déclaré de l'éducation publique, dont il démontre l'excellence par douze raisons, l'abbé se Saint-Pierre en fait ressortir les avantages par une comparaison ingénieuse : « Au collège les pareils s'entre-corrigent et s'entre-polissent journellement et nécessairement les uns les autres dans leur commerce, à peu près comme les cailloux raboteux se polissent et s'arrondissent dans la mer par leur frottement journalier ». Il demandait la mise en place d'un Bureau perpétuel de l'instruction publique, chargé de réformer les méthodes, de faire régner l'uniformité dans tous les collèges, c'était déjà affirmer la nécessite d'un ministère de l'instruction publique, administrant au nom de l'Etat toutes les affaires de l'éducation ; Il demandait par suite qu'on établît des collèges, des internats, pour les filles comme pour les garçons, et qu'on organisât à Saint-Cyr une sorte d'école normale pour les femmes.Tome I : Un Projet pour perfectionner l'Education. Un Discours sur la Grandeur & la Sainteté des hommes ; tome II : Un projet pour rendre les sermons plus utiles. Un projet pour perfectionner l'education domestique des princes & des grands seigneurs. Un projet pour Perfectionner l'Education des filles. Observations sur le dessein d'établir un Bureau perpetuel pour l'Education publique dans les Colleges. Un projet pour rendre les Spectacles plus utiles à l'Etat. Un projet pour mieux metre en oeuvre le Desir de la distinction entre pareils.Quelques corrections manuscrites à l'encre. Très bon exemplaire ; Le denier feuillet (erratum) est en partie déchiré, avec manque). Ex-libris armorié non identifié.
A Rotterdam, chez Jean Daniel Beman, 1737. 2 parties en 1 vol. in-12 de (338)-96 pp., veau brun marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Deuxième édition rare, revue et augmentée « & mieux digérée, en profitant des lumières des autres » ; la première édition parut à Paris en 1723, mais Castel de Saint-Pierre (1658-1743) chercha à apporté quelques modifications à son oeuvre, y trouva de nombreux inconvénients auxquels il voulut y remédier dans cette édition.Important ouvrage dans lequel le célèbre abbé expose dans la première partie, le fonctionnement du système fiscal qu'il préconisait pour éviter la mendicité, tout en enrichissant l'Etat et les particuliers ; ces idées constituent une première approche des solutions mises en oeuvre plus tard par les physiocrates sous le ministère de Turgot. Dans la seconde partie, il donne une réponse aux objections. Coiffes habillement restaurées. INED, 992 (pour la première édition).
Castel de Saint-Pierre Charles-Irénée
Reference : 100129300
(1986)
ISBN : 9782705003449
Fayard 1986 728 pages 14 8x22 5x6 1cm. 1986. Broché. 728 pages.
Bon état bonne tenue tranche ternie intérieur propre
Neuchâtel. éd. Delachaux et Niestlé 1963. Bel exemplaire broché, couverture ornée d'éd., gd in-8, 77 pages.
Arthaud. 1945. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Papier jauni. 172 pages.. . . . Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires
Classification Dewey : 848-Ecrits divers, citations, journaux intimes, souvenirs, mémoires
1 vol. in-12 br., éditions de la Revue Moderne, Paris, 1951, 112 pp.
L'auteur était une mère de famille parisienne, épouse d'un haut fonctionnaire à la Préfecture de la Seine. Séparée de ses quatre enfants, dont deux avait fuit par l'Espagne en 1943, elle publia en 1945 son Journal ("Des ténèbres à l'aube"), puis des recueils de poésie, dont celui-ci.
Arthaud | Grenoble & Paris 1945 | 12 x 18.50 cm | relié
Edition originale, un des 150 exemplaires numérotés sur vélin à la forme, seuls grands papiers. Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, premier plat de couverture conservé, tête mouchetée. Agréable exemplaire. Provenance: Paul Verneyras, entré dans la résistance en 1940, membre actif du mouvement Libération-Nord, puis conseiller municipal MRP du 6e secteur de Paris en 1945-1947. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Envoi de l'auteur, 1 fasc. in-8 br., s.l.n.d. (circa 1960 ), 14 pp.
Etat très satisfaisant pour cette plaquette peu courant écrite par un ancien curé de La Malène (Lozère, entre Mende et Millau)
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Utrecht, Antoine Schouten, 1713. - Projet pour rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens, pour maintenir toujours le commerce libre entre les nations, pour maintenir toujours le commerce libre entre les nations, pour affermir beaucoup davantage les maisons souveraines sur le trône, proposé autrefois par Henry le grand. Utrecht, Schouten, 1717. 3 volumes in-12, I/ (1) portrait de l’auteur, (3) ff.., xxiv pp., 400, (10); II/ (1) gravure à pleine page, (1) f. de titre, 423 pp., (9) pp.; III/ xxxiv pp., (10) pp., 455 pp., (4) pp., 4 gravures hors-texte à pleine page dont une dépliante. Veau brun, filet à froid autour des plats, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, tranches marbrées. Reliure de l'époque. 165 x 93 mm.
Rare édition originale de ce qui va devenir le plus célèbre ouvrage de l’abbé de Saint-Pierre, le Projet de paix perpétuelle. L'abbé de Saint-Pierre (1658-1743) a rédigé non moins de quatre ébauches de ce texte, imprimées à petit tirage, avant de publier cet état définitif, qu'il fit donc imprimer sans nom d'auteur et sous une fausse adresse. Se situant dans le cours d'une vieille tradition pacifiste, le Projet donne des moyens géométriques d'obtenir une paix définitive. Le principal d'entre eux, anticipant les tentatives du XXe siècle en la matière, consistait en la réunion d'un congrès européen permanent, siégeant à Utrecht et composé des représentants de chaque pays. Chargé de résoudre les conflits entre membres par l'arbitrage et la médiation, il ne devait recourir à la force qu'en cas de refus d'une sentence. La présente édition édition, Utrecht, Schouten, 1713, fut complétée en 1717 d'un 3e tome. Charles Irénée Castel, Abbé de Saint-Pierre (1658-1743) est issu d'une famille de noblesse normande. Ayant reçu les ordres mineurs (1680), l'abbé de Saint-Pierre, ami de Fontenelle, est mêlé assez tôt à la vie intellectuelle parisienne. Il sera un des fondateurs du club de l’entresol, société de libre réflexion politique. Jusqu'à la fin de sa vie, il multiplie les projets de réforme sur les impôts, le système bancaire, les routes, les armées, l'assistance aux pauvres, la pédagogie, l'orthographe. « Le « Projet de paix perpétuelle, » conçu vers 1708, a eu d'abord trois ébauches imprimées successives, à petit tirage, dont une, éditée peut-être sans son aveu, est datée de Cologne, 1712, sous le titre de « Mémoires pour rendre la paix perpétuelle en Europe ». La version la plus développée paraît en 1713 (deux tomes), complétée par un volume d'éclaircissement (1717), suivi par un « Abrégé» (1729) et une dernière édition (1747). Le « Projet » expose, dans une logique toute cartésienne, les moyens de mettre fin à la guerre. Se situant dans une tradition pacifiste qui remonte à l'Antiquité, il est aussi le sursaut d'une conscience révoltée par la politique belliciste de Louis xiv. Il préconise une diète européenne, siégeant à Utrecht, composée par les représentants de chaque pays. La situation territoriale des nations participantes étant garantie, la Diète règle par la médiation et l'arbitrage des différends entre les États. L'intervention armée est seulement prévue contre tout membre de l'alliance qui ne se conformerait pas à la décision arbitrale. La modernité et la générosité de ce projet, qui avait aussi pour les États l'avantage de « procurer une diminution très considérable de leur dépense militaire », ne font aucun doute. Mais l'auteur reste attaché à une idéologie d'Ancien Régime : en témoignent son souci d'assurer aux princes dans leurs États, grâce à leur alliance, « un prompt et suffisant secours (...) contre les séditieux et les rebelles », ainsi que ses variations, d'une version à l'autre, sur les rapports à établir entre la confédération des nations chrétiennes et l'Empire Ottoman, l'une d'elles (en 1717) impliquant l'organisation d'une croisade contre les Turcs. Malgré ses limites, ce rêve pacifique stimule Jean-Jacques Rousseau qui publie en 1761 un « Extrait du projet de paix perpétuelle », assurant à l'abbé une renommée européenne. Kant a été un de ses émules, comme tous ceux qui ont voulu préparer la « Société des Nations ». Roland Desné. Ce célèbre livre constitue l’une des toutes premières tentatives d'organisation systématique de la société internationale. Ému par les souffrances engendrées par la guerre de Succession d’Espagne, l'abbé de Saint-Pierre proposait aux États de renoncer à la force et de régler leurs litiges devant une - société européenne - disposant d'une Assemblée générale et de bureaux spécialisés (pour les problèmes juridiques, le commerce…). Avec un grand luxe de détails, et beaucoup d'optimisme, l’Abbé explique pourquoi les États ont plus d'intérêt à adopter son projet qu'à le rejeter, avec des arguments que reprendront par la suite les théoriciens libéraux, notamment la paix qui favorise le commerce et les discussions sur le fonctionnement d'un système à deux ou trois acteurs. Au-delà de son aspect utopiste qu'avait déjà dénoncé Rousseau (qui, en matière d'utopie, s'y entendait mieux que personne), l'abbé de Saint-Pierre a eu une vision qui anticipe sur plusieurs points les organisations internationales du XXème siècle et fait de multiples réflexions sur la société internationale qui en font un des grands fondateurs de la théorie des relations internationales. (Hervé Coutau-Bégarie. Paris, 1987). «Cette œuvre capitale, publiée à très petit nombre d’exemplaires, est à peu près introuvable, même en édition courante. Elle constitue, avec deux siècles d'avance sur l'Histoire, le premier essai d'organisation de la sécurité collective. Les idées développées par l'Auteur, reprises d'un projet dû à Henri IV et retrouvé dans les Mémoires de Sully, furent jugées à l'époque utopiques et subversive. Elles paraissent maintenant, sur beaucoup de points, prophétiques. Elles valurent à l’auteur d’être chassé de l’Académie française et de gagner l’immortalité en la perdant. Les calamités qui accompagnèrent et suivirent les guerres de religion au XVIè siècle avaient provoqué dans les esprits une aspiration générale vers une paix définitive, aspiration qui se concrétisa dans ce qui fut par la suite appelé le "Grand Projet" de Henri IV, rapporté par Sully dans les Oeconomies Royales, publiées en 1638: un plan pour l'établissement d'une Confédération destinée à maintenir la paix au sein du monde chrétien. En 1623paraissait un livre intitulé "Le Nouveau Cynée", attribué à un écrivain dont on sait peu de choses, Emeric de La Croix, qui présentait également un plan destiné à assurer une paix perpétuelle entre les nations chrétiennes, lié à un projet de liberté totale de commerce entre les nations. Assez vagues dans leurs conceptions, ces projets n'eurent aucun retentissement à l'époque où ils furent publiés. Par contre, celui que publia Charles-Irénée Castel, abbé de Saint-Pierre eut dès sa parution une grande audience, qui se prolongea pendant le XVIIIe le XIXe et le début du XXe siècle. L'abbé de Saint-Pierre, qui avait accompagné l'abbé de Polignac au Congrès d'Utrecht en 1712, avait été témoin des difficultés qu'éprouvait la conclusion de la paix. Il forma aussitôt le projet de la rendre perpétuelle, et dressa sur le champ les articles du traité qui devait amener ce résultat important. Ce projet fut publié en trois volumes, dont les deux premiers parurent en 1713, et le troisième en 1717. Le bon abbé y démontrait que les traités de paix et d'alliance ne présentaient aucune garantie de durée, et que la paix qu'ils établissaient n'était en réalité qu'une trêve. Le seul moyen de rendre la paix permanente était de la garantir à l'aide d'institutions analogues à celles qui préservent au sein de chaque État la vie et la propriété des citoyens. II proposait donc un plan en cinq articles, qui commentait et expliquait longuement, en indiquant les moyens pratiques de les réaliser: 1°) une alliance générale et perpétuelle entre tous les souverains, sur la base des derniers traités signés. 2°) une contribution de chaque allié à la sûreté et aux dépenses de cette grande alliance. 3°) Le renoncement à jamais pour tous à la voie des armes pour le règlement des différends, et l'engagement d'avoir toujours recours à la conciliation par la médiation des grands alliés, dans le lieu de l'Assemblée Générale. L'intervention immédiate de la totalité des Grands Alliés contre tout souverain qui refuserait d'exécuter les jugements et les règlements des Grands Alliés. 5°) Le règlement à la majorité des voix, de toutes les décisions nécessaires- et importantes pour procurer à la Grande Alliance plus de sécurité et de solidité. Ce projet exposait en fait les bases morales et politiques des institutions qui, après les deux guerres mondiales, tentèrent la pacification du monde: la Société des Nations, et l'Organisation des Nations Unies, qui, toutes deux, se sont réclamées des idées de l’abbé de Saint-Pierre. Le projet de l'abbé peut donc à juste droit être considéré comme 1'utopie la plus importante qu'ait produit l'ancien régime. L’ouvrage parut en deux temps: deux volumes en 1713, c'est à dire à la fin du règne de Louis XIV, dont l'abbé de Saint-Pierre avait vivement critiqué la politique. Le tome troisième, paru en 1717, au début de la régence de Philippe d'Orléans, à l'époque où ce dernier s'efforçait de faire oublier, par de sages mesures, les misères du règne précédent, est dédicacé au Régent. Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, connu sous le nom d'abbé de Saint-Pierre, né le 18février 1658au château de Saint-Pierre et mort le 29avril 1743à Paris, écrivain et académicien français, est un représentant du courant des Lumières politiques favorable à des réformes impulsées par l'autorité monarchique. Il est surtout connu pour avoir pensé un monde sans guerre. Il fréquente le cercle de madame de La Fayette et celui de la marquise de Lambert, antichambre de l'Académie française et lieu de ralliement des Modernes, visite Nicole, qu'il tient en haute estime, et Malebranche. Grâce à Fontenelle, chef de file des Modernes, et à Madame de Lambert, il est élu en 1695au 8e fauteuil, en remplacement de Bergeret, et n'ayant alors encore presque rien écrit. Dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Fontenelle plaçait ainsi l'un de ses partisans. Il continua d'être reçu dans les salons littéraires, chez mesdames de Tencin, Dupin, d'Avaray, de Coigny, de Matignon, Geoffrin, d'Aiguillon. Introduit par son disciple et ami, le marquis d'Argenson, il participe aux travaux du club de l'Entresol de l'abbé Alary fondé en 1724et publie des mémoires sur des sujets variés pour tenter de persuader le pouvoir monarchique d'impulser des réformes en faveur du plus grand nombre. Après la cessation en 1731des activités de l'Entresol, à la demande du ministre Fleury, Saint-Pierre rassemble et révise la plupart de ses écrits pour les publier en Hollande dans la série des Ouvrages de politique et de morale édité en seize volumes à Rotterdam chez Jan Daniel Beman entre 1733et 1741. À la fin de sa vie il se lie avec Madame Dupin, dont il est le mentor, tout en continuant à promouvoir la paix, y compris auprès de Frédéric II de Prusse auprès de qui il se rend en 1740. Il meurt à Paris le 29avril 1743. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre dit l'abbé de Saint-Pierre, Discours sur la polysynodie, où l'on démontre que la polysynodie, ou pluralité des conseils, est la forme la plus avantageuse pour un Roi, et pour son royaume. Amsterdam, Du Villard & Changuion, 1719. In-12, 265-[6]p. Seconde édition, en partie originale, après l'édition de Londres en 1718 (particulièrement rare). Cette seconde édition est augmentée de deux lettres de l'abbé de Saint-Pierre à Sacy, en fin de volume. La polysynodie était le système de gouvernement du régent qui tenta, de 1715 à 1718, de remplacer les ministères par des conseils. Ce système ne fit pas ses preuves et fut abandonné rapidement. Toutefois, l'abbé de Saint-Pierre voulut la défendre et apporter un projet pour la France, critiqua la politique de Louis XIV et finit par être radié de l'Académie française. Exemplaire relié sans le long catalogue (13p), où plus précisément, le dernier feuillet de texte, portant au dos la première page du catalogue, est collé sur un feuillet blanc. Pleine basane, dos lisse, pièce de titre, tranches rouges, coiffes arasées, petite fente en tête du mors supérieur, coins usés. Important texte.
Charlotte-Julie de Boufflers (1698-1777), religieuse, avant-dernière abbesse de l'abbaye de fondation royale Saint-Pierre d'Avenay (une des plus anciennes de France) de 1720 à 1776, fille du maréchal de Boufflers.
Reference : 012727
Charlotte-Julie de Boufflers (1698-1777), religieuse, avant-dernière abbesse de l'abbaye de fondation royale Saint-Pierre d'Avenay (une des plus anciennes de France) de 1720 à 1776, fille du maréchal de Boufflers. L.A.S., Avenay, 9 février 1768, 1p in-4. Elle envoie un mémoire à son correspondant, « conformément à ce que M. Le Gendre m'a mandé être nécessaire pour obtenir la décharge à perpétuité de l'entretien du pont auquel je viens de faire une très grande dépense ». Nous ne savons pas qui fut le destinataire. Toutefois, celui-ci à noté « Je prie M. Le Gendre de m'en parler », probablement en lui faisant suivre la lettre. Rare document sur une des grandes et anciennes abbayes royales, fondée vers 660 et disparue en 1792. [69-2]
Charlotte-Julie de Boufflers (1698-1777), religieuse, avant-dernière abbesse de l'abbaye de fondation royale Saint-Pierre d'Avenay (une des plus anciennes de France) de 1720 à 1776, fille du maréchal de Boufflers.
Reference : 012728
Charlotte-Julie de Boufflers (1698-1777), religieuse, avant-dernière abbesse de l'abbaye de fondation royale Saint-Pierre d'Avenay (une des plus anciennes de France) de 1720 à 1776, fille du maréchal de Boufflers. L.A.S., Avenay, 29 octobre 1774, 2p in-4. Vraisemblablement adressée à l'abbé commandataire d'Avenay, une personne qui pouvait être un laïc mais touchait une redevance sur les revenus du monastère. Longue lettre à propos d'une dette de l'abbaye envers ce correspondant à qui l'abbaye doit 4 ans de redevance. Elle mentionne notamment qu'elle préfère lui écrire et s'expliquer avant que M. Héloin, chargé des intérêts de son correspondant, ne le prévienne. Il est notamment question d'une dette qui devait lui être payée le 1er octobre et qui ne l'a pas été. Rare document sur une des grandes et anciennes abbayes royales, fondée vers 660 et disparue en 1792. [69-2]
P A R I S Jouve & Cie 1910 In-8 préface de Stanislas Meunier, 422 pp
Correct Broché à raba
Adam Biro 1995 In-4 relié. Très bon état d’occasion.
Très bon état d’occasion
CHING, Francis D.K. - JUROSZEK, Steven P.
Reference : 509
(2005)
ISBN : 9782894432648
2005 - broché - Editions Thomson, Groupe Modulo - 2005 - In-4 (27,5 x 21 cm) broché - 344 pages - Très nombreux plans, schémas et illustrations - Révision scientifique par Michel L. SAINT-PIERRE - Traduction de Michèle MORIN - ISBN : 9782894432648 - Avec son CD
Bon état
chez l'auteur, 1979, in-8 br. oblong (21 x 29,5), 159 p., dessins de l'auteur, textes de Lafcadio Hearn, L. Garaud, bon état.
Une promenade à Saint-Pierre au début du siècle.
[A la Librairie A. Blaizot] - COCTEAU, Jean ; MONTHELANT, Henry de ; Jacques Hébertot ;- Marguerite Jamois ; Jean-Louis Barrault ; Jean-Jacques Gautier ; André Siegfried - Georges Duhamel - Louise de Vilmorin - Paul Morand - André Soubiran - Gilbert Cesbron - Michel de Saint-Pierre ; Paul Jouve - Albert Decaris - André Dunoyer de Ségonzac - André E. Marty - Marcel Vertès - Henri Camus ; Général Weygand - Henri Mondor - Daniel Halvéy - Henri Pourrat - Jean Paulhan - André Malraux - Jean-Marc Montguerre
Reference : 71220
(1958)
Revue reproduisant des manuscrits et visages d'auteurs contemporains, 1 vol. in-4 reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs, couv. conservées, A la Librairie A. Blaizot, Paris, 1958-1959, 5 numéros avec couvertures conservées, le dernier étant constitué d'un mince fascicule intitulé "un dernier mot", réservé aux abonnés et annonçant la fin de la revue. Rappel des titres : Autographes de France (5 Numéros - Complet). Le Théâtre : Jean Cocteau - Henry de Monthermant - Jacques Hébertot - Marguerite Jamois - Jean-Louis Barrault - Jean-Jacques Gautier ; Ecrivains : André Siegfried - Georges Duhamel - Louise de Vilmorin - Paul Morand - André Soubiran - Gilbert Cesbron - Michel de Saint-Pierre ; Dessinateurs et graveurs : Paul Jouve - Albert Decaris - André Dunoyer de Ségonzac - André E. Marty - Marcel Vertès - Henri Camus ; Ecrivains : Général Weygand - Henri Mondor - Daniel Halvéy - Henri Pourrat - Jean Paulhan - André Malraux - Jean-Marc Montguerre ; Un dernier mot
Bon état pour cet exemplaire relié, réunissant l'intégralité des numéros de cette belle et éphémère revue.
Bruxelles, Editions Arscia, 1952, in-8 carré br. (22 x 17), 71 p., propos liminaire d'Albert Guislain, exemplaire de l'édition courante sur vélin pur fil, planches photos en noir, couverture rempliée, très bon état.
Le docteur Armand Colard évoque les années qu'il a passées en qualité d'interne à l'Hôpital Saint-Pierre à Bruxelles.
Bruxelles, Editions Arscia, 1952 17 x 22, 71 pp., illustrations N/B, broché, très bon état
PRESSE – Magazine de format A4 de 48 pp en comprenant les 4 pp. de couverture. Impression quadrichromie. Ce titre a cessé de paraître en février 2020 (sa société éditrice Octopresse a alors été liquidée). Cette publication spécialisée qui avait été créée par Jacques Renoux a duré une vingtaine d'années dont les dix dernières dirigée par Frederik Reitz