Les Presses universelles, 1978. Format 12x18 cm, broche, 89 pages.Bon etat.
Seuil Editions du Seuil 1958. In-12 broché de 200 pages non coupées; Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
1987 / 591 pages. Broché. Editions Société des Sciences Lettres et Arts de Bayonne.
Couverture frottée, intérieur très frais. Bon état.
Chalet 1975 223 pages in8. 1975. Broché. 223 pages.
Bon Etat intérieur frais
MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION ET DU DÉVELOPPPEMENT 1989 218 pages in8. 1989. broché. 218 pages.
Bon état
MAspero. 1967. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 127 pages.. . . . Classification Dewey : 320-Science politique
Petite collection Maspero n°16 . Classification Dewey : 320-Science politique
"1932. Paris Librairie Félix Alcan 1932 - Broché 12 cm x 19 cm VII+ 180 pages 1 carte- Texte de Pierre Jaquin préface du Maréchal Franchet d'Espérey - Non coupé rousseurs sinon bon état"
1969 / 415 pages. relié Editions Presses Universitaires de France. Collection Clio
Trés bon état.
LE MUSEE DE POCHE. 1975. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 129 pages - couverture contrepliée - nombreuses illustrations en noir et blanc hors texte.. . . . Classification Dewey : 320-Science politique
Illustrations de José Pereira. Classification Dewey : 320-Science politique
Pierre-Joseph Berville (1751-1832), homme politique, député de la Somme pendant les Cent-Jours.
Reference : 018315
Pierre-Joseph Berville (1751-1832), homme politique, député de la Somme pendant les Cent-Jours. L.A.S., Carrières, Charenton (le Pont), 30 décembre 1822, 1p in-4. Au chevalier Jullien, homme de lettres, probablement Jean-Baptiste-Pierre Jullien, chevalier de Courcelles (1759-1834). Belle lettre lui recommandant madame de Nozières à propos de la fondation d'une bibliothèque publique à Posen (i.e. Poznan) en Pologne. Joli document. [424]
Paris, Garnier, 1857. Mention de quatrième édition. Un volume relié in-12 de 180 x 120 mm pour (xii) 511 pp. Relié demi-veau glacé anthracite. Dos lisse, fileté en doré à froid, nom d'auteur et titre en caractères d'imprimerie, frise dorée à la roulette en queue. Plats et pages de garde marbrés. Page de faux-titre, page de titre, préface de l'auteur en début d'ouvrage, table des matières à la fin. Livre écrit sur commande, d'abord sans nom d'auteur en 1854, puis revendiqué par Proudhon et publié sous une forme enrichie en 1857, ce livre explique comment spéculer, c'est-à-dire "surprendre le bien d'autrui par des moyens non prévus par la loi ou insaisissables à la justice" (p. iii). Il s'agit d'un véritable traité d'économie disant comment voler pour mieux dénoncer le vol. "Quel que soit le but où elles tendent, les révolutions et entre toutes celles qui ont pour objet la distribution et l'exploitation de la fortune publique, sont des occasions de triomphe pour l'improbité. On l'a vu à toutes les époques, mais jamais peut-être autant qu'à la nôtre, jamais surtout avec un tel accompagnement d'indifférence... Au spectacle de quelques fortunes subites, inattaquables peut-être au point de vue d'une légalité incomplète, mais parfaitement illégitimes devant la conscience, s'est ébranlée la multitude des âmes faibles, en qui la soif du bien-être avait marché plus vite que le sens moral." (pp. ii-iii) Contre « la féodalité industrielle », Proudhon propose « la démocratie industrielle » des associations ouvrières. Père du fédéralisme intégral, socialiste anti-bourgeois et anarchiste (« L'anarchie est une forme de gouvernement ou de constitution dans laquelle la conscience publique et privée, formée par le développement de la science et du droit, suffit à elle seule à maintenir l'ordre et à garantir toutes les libertés »), il se définissait comme socialiste mais s'opposait à la possession des biens par l'État en faveur d'une possession par les travailleurs eux-mêmes, organisés en associations. L'un des premiers intellectuels du socialisme libertaire, précurseur du système d'autogestion, Proudhon fut persécuté par des médias qui l'accusèrent d'utopisme, de sexisme et d'antisémitisme (pourtant jamais exprimé dans ses œuvres).
Menu défaut à la coiffe et en haut du plat arrière, faibles rousseurs aux premières pages, sinon intérieur frais et reliure solide. Bel exemplaire.
Plasma. 1983. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 245 pages.. . . . Classification Dewey : 320-Science politique
"Collection "" en dehors "". Classification Dewey : 320-Science politique"
1998 / 371 pages. Broché. Editions Hachette.
Dos cassé. Très bon état.
Limoges, Dumont, 1910. in-8, demi-chagrin, 251p. Comment l'extrème droite française (Maurras en tête) essaie honteusement de récupérer Nietzsche, le plus anti-nationaliste et le plus anti-anti-sémite des tous les penseurs allemands. t.b.e.
Paris/Rennes, Bureaux de l'Ouest-Eclair, 1923. 14 x 22, 296 pp., broché, bon état (couverture insolée).
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014558
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., sd [26 mars 1863], 2p 1/2 in-12. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, je vais tacher d'aller vous voir tout à l'heure. M. Thibault, l'artiste [Paul Gavarni] et le notaire me prient d'être une heure à l'avance chez eux c'est-à-dire midi pour bien établir les choses. Je ne puis vous demander d'y venir ainsi à l'avance. Mais il faut que nous soyons bien surs de nous y retrouver à une heure - qui sera l'heure où commencera la vente. Garnier en a envie, Houssiaux en a envie, d'autres aussi. Je ne veux pas moi dépasser 22.000 francs soit 12000 pour ma part. Au-dessus je laisserais. Si les Garnier savaient que vous désirez l'affaire, peut-être baisseront-ils pavillon. T à v. J Hetzel ». Très intéressante lettre autour leur participation à l'enchère pour la propriété de deux ouvrages de Gavarni et des Scènes de la vie privée et publique des animaux avec vignettes de Grandville. On sait, par une lettre d'Hetzel au même, datée du 18 mars, qu'ils s'intéressaient à cet ouvrage. Ils en ont eu la propriété et ont fait ensuite au moins 3 éditions jusqu'en 1880. La propriété de l'oeuvre était complète : « bois gravés, dessins, notices, textes et accessoires ». Cette vente aux enchères était consécutive à la liquidation de la société Hetzel et Blanchard. Elle était annoncée, notamment, dans la Bibliographie de la France (1863, p.190). Très beau document. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014559
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., Bruxelles, 18 mars 1863, 1p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, je serai le 21 à Paris. C'est le 26 que se fait la vente du Gavarni, des animaux. Je vous en prie, prenons le bon parti pour cette affaire. Je vous donne encore ma parole que si au bout de six mois, vous ne voulez pas la garder pour nous, [mot illisible] je la reprendrai pour moi seul. J'en prends l'engagement formel. Pour vous, l'affaire est des meilleurs que vous puissiez faire. Ne me laissez pas enlever faut de concours ce qui a été d'un si cher établissement, ce qui vaut tant, ce qui sera vendu relativement à vil prix. Vous me feriez un cruel chagrin et vous feriez en outre une sottise. T à v. J Hetzel ». On joint un prospectus in-8 annonçant la vente suite à la liquidation judiciaire de Hetzel et Blanchard. On joint un papier in-8 reprenant le détail des bois pour Scènes de la vie privée et publique des animaux, l'oeuvre étant vendue « ensemble les bois gravés, dessins, notices, textes et accessoires » (probablement de la main de Claye). Très intéressante lettre dans laquelle on voit qu'Hetzel souhaite récupérer les ouvrages qu'il a édité, et en particulier le Grandville. C'est effectivement le seul ouvrage qu'il a pu racheter. Très beau document. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014561
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., sd [février/mars 1864], 2p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Clayz, Vous savez que le Nain Jaune en appelle - nouvelle [mot illisible] bien qu'il ne peut que reprendre. Néanmoins, il y a toujours une inquiétude possible car enfin bien que les textes, les légendes ne puissent pas constituer une propriété, d'autant plus que, bien que signés par Scholl et Jollier [sic Charles Joliet], il y ait d'abord Grandville, et [mot illisible] notre collaborateur tout autant qu'eux. Car enfin les 750 exemplaires, revêtus de leur nom, cela peut faire pour le fait matériel sinon moral tourner l'esprit des juges - sur ce petit point - donc j'ai écouté la proposition de pourparlers que l'avoué de Scholl a faite à notre avoue Mr [Eugène] de Brotonne, et je vous la soumets. Ils n'ont vendu que 1000. Ils voudraient nous revendre, fut-ce au rabais, ce qui leur reste - 2000. Notre avoué a répondu que naturellement la 1ère condition serait que par une lettre a ses abonnés, Mr Scholl dit qu'abusé par un malentendu, il regrette la polémique engagée, que si cette satisfaction nous était donnée, peut-être pourrions-nous écouter leurs propositions. Mon avis est que si nous laissons ces 2000 exemplaires s'avilir dans leurs mains, nous ferons plus de tort à notre affaire que nous ne nous en ferions en rachetant à bas prix - 3 fr par exemple ) avec évidente certitude de retrouver notre argent. Quel est le vôtre ? J Hetzel ». Intéressante lettre autour d'une dispute entre Scholl et Hetzel/Claye. Le livre de Scholl, tiré à 3000 exemplaires et corrigé par Hetzel avait eu aussi un tirage de 750 exemplaires supplémentaires pour Hetzel. Scholl avait donc porté l'affaire en justice (jugement le 12 mars 1864). Cette tentative de résolution amiable est donc avant ce jugement. Il s'agit du volume : Album des bêtes : à l'usage des gens d'esprit (Paris, Nain Jaune, 1864) pour lequel des illustrations de Grandville (propriété d'Hetzel) avaient effectivement été reprises. Après avoir tiré 3000 exemplaires de l'Album, Claye en tira 750 pour leur compte et Scholl leur fit donc un procès qui fut jugé le 12 mars 1864. Finalement, l'arrangement fut que Claye et Hetzel reprennent à leur compte les exemplaires, les vendent et payent le Nain jaune. Très belle lettre. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014562
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., 20 juillet 1859, 1p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). Mon ami, je suis bien malheureux. Je veille auprès de ma pauvre mère pour la dernière fois. Elle n'est plus. J'étais parti hier plein d'espoir. J'ai passé, vous l'avez vu, cette journée à parler d'affaires, à parler de notre pauvre Furne sans soupçonner que j'étais à la veille d'un si grand malheur. Hier une dépêche télégraphique m'est arrivée à huit heures. Je suis parti à 10h par le premier convoi et j'ai eu le désespoir d'arriver une demi-heure trop tard. Comprenez-vous que je n'ai rien senti, que je ne me sois pas trouvé là, que d'autres ont eu son dernier adieu. J Hetzel ». Sympathique lettre amicale au lendemain de la mort de sa mère. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014563
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., 20 août 1860, 4p in-8. Sur un papier à entête de l'imprimerie de Claye. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher vieux Claye, Je n'ai rien du tout à vous dire. C'est pourquoi je trompe ma plume dans votre seau. Ce mot vous portera tout au moins mon souvenir. Etes-vous bien tranquille où vous êtes, allez-vous nous revenir avec un cerveau rafraichi ? Je l'espère et je vous le souhaite. Je suis moi, contrairement à vous, dans tout le bouillonnement des affaires. Si vous étiez là, je vous dirais à mesure tout ce qui s'y prépare, tout ce qui semble devoir s'arranger pour la constitution de ma maison. Cela commence à prendre corps. Je crois que je vais avoir un ou des commanditaires. Une somme de cent mille francs serait mise à ma disposition par une très persistante [mot illisible] de langue. Ces 100.000 francs joints aux 200.000 francs de propriétés de divers genres que je peut aligner me constitueraient une affaire de 300.000 francs. Les 100.000 francs de ma commandite, M. Lan. 33 pour 100 comme gérant. Sur les bénéfices en cours. Les 66 autres pour 100 seraient partagés en prorata des fonds mais par moitié. C'est à dire que j'aurais moitié sur mes 200.000 Frans et moitié sur les 100.000 de la commandite. J'aurais en un mot : - 33 pour 100 sur le tout comme gérant. - 33 pour 100 en plus sur tout le reste, ma part étant toutefois des 2 tiers pour mes 200.000 francs de propriété et la part de la commandite qui ne serait que que de 100 francs - d'un tiers - seulement. Je ne suis peut-être pas aussi clair que je le voudrais. Si je vous tenais là, avec quelques gestes énergiques ajoutés à ma phrase, vous comprendrez mieux. La proposition est sérieuse et faite par des gens très sérieux. Aboutira-t-elle ? Je le pense mais je suis habitué à ne compter comme fait que ce qui est signé et paraphé. Si cela ne se fait pas d'ailleurs, je n'aurai pas à retomber de très haut. Ma [mot illisible] est bonne. J'ai mon bilan sous les yeux. Et je suis plus riche que je ne le croyais, et fort en état de marcher tout seul, d'un pas mesuré mais certain. Pardonnez-moi mon ami de vous causer de chiffres, à vous qui êtes en face de l'infini lui-même. Et sablez(?) bien vite mes griffonnages, vous n'aurez que trop à y revenir. [mots illisibles], tout va bien et je suis sans regret maternel de votre absence. [fin illisible] J Hetzel ». Longue lettre autour de leurs relations d'affaires. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014564
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., 8 avril 1864, 1p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « mon cher ami, je crois que je pourrai vendre au journal illustre de [Polydore] Millaud tous nos clichés de Gavarni en nous réservant tous nos [mot illsible] d'ailleurs. Quand on en vendrait que 30 25 fr pièce, pour 750 cela ferait une jolie affaire mais notre traité avec Villemessant le rend-il possible ? Heureux mortel, vous êtes aux champs. Je vais partie le 18 pour la fois de Leipzig. En êtes-vous ? T à vous. J Hetzel ». Sympathique lettre. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014565
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., lundi 10 février 1873, 4p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, Jules [son fils] est ici pour quelques jours avec moi. Nous avons à aller tous les deux à Milan pour conclure une assez bonne vente de clichés. Je vous envoie une épreuve pour Rolland. Je tiens à ce que dans chaque numéro, il y ait une grande vue de Clerget, vu de France. Il en a 14 à sa disposition, veillez-y, je vous en prie, et surtout cher ami ayez une conversation sérieuse avec le metteur en train des images. Pour les dessins vulgaires où il n'y a que noir et blanc, il s'en tirerait très passablement avec du soin et sans conseil, mais il n'a jamais rien voulu ou pu comprendre aux vignettes de [Lorenz] Froelich et de [Eugène] Froment, tout est dans la délicatesse et l'expression des traits, nez, bouches, yeux, gestes des mains, de ces petites figures, un trait effacé ou dure et l'expression est perdue. Je vous en prie demandez à Simon qui nous remplace pour les quelques jours de l'absence de Jules, les albums extraits du magasin que nous avons publié cette année et qui ont été imprimés par la maison de Silbermann. Si notre mettre en train du magasin n'est pas éclairé par la comparaison. Il n'y a rien à espérer de lui, il changer, le dernier numéro pour les Froment tiré que les autres. Il faudrait donner notre catalogue illustré, qui est une grosse dépense pour nous à votre plus fin metteur en train et ne faire tirer que quand vous serez absolument convaincu que c'est très bien. C'est un tirage à au moins 40.000. il faut que ce soit suivi et donne de notre publication l'idée que la publication concurrence de Hachette n'est pas tirée par Martinès(?) avec plus de soin que la nôtre. En un mot, il faut relever de deux ou trois degrés jusqu'au très bien le tirage du magasin. Si vous regardez les derniers volumes, vous verrez combien elle a baissé. Si le pli est pris de mal faire par le metteur en train sur ce livre, eh bien donnez-le au fils de votre ancien concierge qui est habile et soigneux. Ou à un autre mais à un fin metteur en train qui ait l'amour de son art. Je vous demande pardon, mon ami, de vous écrire si longuement à ce sujet, mais le magasin d'éducation est la pièce angulaire de ma librairie. Si je me laissais déborder pour l'exécution matérielle par d'autres, nous serions très impardonnable. C'est votre enfant le magasin, comme le mien. Voilà 16 volumes tirés à 14000, les derniers à 8000 au moins. Mettez-y votre bon coeur pour moi. Si j'avais osé vous en dire mon sentiment plus [mot illisible], je n'aurais pas à vous écrire. Je sais qu'il vous est difficile, impossible de tout voir, mais voyez par vous-même tout ce que je vous signale : mon magasin, le catalogue spécimen illustré. Relevez-nous aux yeux de ceux qui compareront. Ma femme m'écrit que Paris est dans la neige. Je suis confus de vous écrire que de ma table, j'ai les yeux sur un horizon éclatant d'un bleu profond et intense, que la mer bout et tressaille et étincelle sous un soleil éblouissant. Je vous écris les fenêtres ouvertes. La mer et l'extrémité du rocher de Monaco sont devant moi. À ma fenêtre de gauche, j'ai toute la montagne de la Turbie avec ses ravins étranges. Ah que je vous voudrais là, vous si artiste, comme votre joie renouvellerait la mienne. Jules m'a dit que vous aviez l'occasion de placer une peinture, un très beau paysage, un dessus de bois superbe de Courber que j'ai à la maison. Si vous m'en trouvez 4000, pas mois, prenez-le. Je dis la peinture et non le dessin au fusain, que je garde encore, mais faites voir le Courbet et regardez-le, voire même en pleine lumière, où il est, il est à contrejour, invisible, et c'est faute de place et aussi pour payer en dehors de ma maison, 3000 francs à mon vendeur de ma bicoque de bel.. Que je vendrais ce très beau paysage qui est de la bonne et robuste manière de Courbet. Il est au 1er dans le magasin, chez moi, à côté de la po
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014567
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., Monaco, sd [dimanche soir 26, ca.1873], 3p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, 1° je vous envoie une épreuve dont Rolland, je l'espère, viendra à bout de se tirer s'il donne les corrections à faire à un homme soigneux et entendu. Il est à croire que ce chapitre trop corrigé d'une série qui passe dans le magasin est pour venir bientôt, priez donc Rolland de faire vite ces corrections et de m'envoyer une dernière épreuve à l'adresse ci-dessus. 2° j'attends aussi une épreuve de volumes du catalogue du magasin d'éducation dont j'ai tant surchargé la 1ère page qu'il a du avoir de la peine à en faire quelque-chose d'aussi bien que cela l'était au commencement. Faites-moi, je vous en prie, adresser cette épreuve. 3° De même, celle de l'annonce du magasin que j'attends aussi depuis longtemps. Si tout cela a été envoyé à mon fils, envoyez m'en épreuves cependant. 4° enfin j'ai, par le télégraphe, indiqué un changement important pour la mise en page du n°195 du magasin d'éducation. Je disais à Rollans de substituer à mes bazars autant de l'histoire de l'air de Tissandier qu'il faudrait, et de remplir les vides que cela laisserait avec de la morale en action par l'histoire. Et au besoin des ronds culs-de-lampe inédits de [Eugène] Froment, mais j'ai besoin de savoir ce que cela sera et il me faudrait aussi une épreuve de ce numéro 196 du magasin si toutefois il reste assez de temps pour que cela puisse m'arriver et vous être retourner. 5° enfin mon cher et bon ami, je vous demande instamment de surveiller les tirages. Depuis longtemps la moyenne est très faible, il faut remonter jusqu'au très bien. Car j'ai des concurrences inquiétantes par la perfection des tirages de Martines d'une par [i.e. Hachette] et de la [mit illisible] de l'autre. Je vous demande instamment, si les metteurs en train habituels du magasin sont, ou parce que le pli est pris de faire mal ou médiocre, ou par incapacité hors d'état de nous mettre sur un absolu bon pied, de choisir parmi vos hommes ceux dont vous pourrez être sur et me répondre. 6° je travaille comme un boeuf ici, nous avons eu des bourrasques de vent, mais presque toujours un beau temps et un soleil que j'aurais grand plaisir à partager avec vous. 7° je vous prie en mon absence, mon bon ami, d'avoir l'oeil de l'homme de goût et de maitre sur ce qui nous est destiné. Je me suis un peu endormi sous des détails pour ce qui sortait de chez vous depuis un an et j'ai trouvé que cela faiblissait. J'ai eu tort, montrons un peu les dents tous les deux et cela remontera l'exécution générale pour l'ensemble. Je serait bien content que vous pussiez me donner de vos nouvelles, par un mot, et plus content encore 100 fois si votre affaire vous permettrait de venir humer un air dont vous avez autant besoin que moi. Votre vieux ami J Hetzel ». Et au dos : « Monsieur Claye ou en son absence la personne qui peut faire ce que je lui ai demandé. J Hetzel ». Belle lettre autour de leur collaboration, notamment pour le magasin d'éducation et de récréation. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014568
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., 16 février 1875, 1p 1/2 in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, J'avais écrit à l'imprimerie pour qu'on demandât au directeur de la poste pour moi et pour vous l'autorisation d'envoyer et de recevoir nos épreuves avec corrections. On ne m'a pas répondu du tout et me voici forcé encore de mettre comme lettre à la poste une épreuve. Je vous demande instamment de ne pas laisser mes lettres sans réponse et de me faire savoir ce que je puis faire. Les absents ne doivent pas avoir tort quand ils sont de vieux amis. Ce n'est pas plus long pour vous que pour moi d'écrire et il y en va de notre commun intérêt. J'attends donc votre réponse par retour du courrier car si vous avez écrit il y a 15 jours, comme je vous en priait, à la poste, il est clair que vous devez avoir reçu réponse. Si vous veniez me retrouver ici comme je vous l'ai conseillé, vous verriez combien cela me gène de ne pouvoir avoir un commerce d'épreuves faites. Je ne corrige que l'indispensable. Faites revoir la 1ère feuille du n°246 que je ne vous envoie pas parce que ce serait ruineux. Je désire aussi quand je vous envoie des textes que vous m'en accusiez réception. J'en ai à vous envoyer depuis 8 jours et je n'ose pas le faire, j'ai peu de jeter cela dans un trou sans fond, en tout cas sans écho. Tout à vous. J Hetzel ». Belle lettre autour de leur collaboration. [351]
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain, homme politique.
Reference : 014569
Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), éditeur, écrivain. L.A.S., 15 juin 1876, 1p in-8. A l'imprimeur Jules Claye (1806-1886). « Mon cher Claye, J'avais du même coup écrit à Quantin une lettre qu'un esprit de travers eut pu mal prendre, mais qu'il a pris du bon côté. Il m'écrit que c'est un incident comique que mon volume ait été signé par lui seul et que pour l'avenir sa firme sera imp. J. Claye et Quantin et Cie. Il s'exprime d'autre part très bien en ce qui me touche à votre endroit et sur ce qu'il vous doit. Je suis très content d'avoir provoqué cette explication. Elle me fait plaisir pour lui et m'ôte de l'esprit que vous soyez parti mécontent et justement reste toujours votre silence à mon égard. Mais entre amis on peut s'en passer de bien d'autres. À vous. J Hetzel ». Très sympathique lettre au moment où Quantin reprend l'imprimerie de Claye. [351]