Gallimard, 1969, in-8°, 272 pp, traduit de l'italien, index, broché, état correct (Coll. Bibliothèque des Idées)
"Cette suite d'études sur la crise de la pensée médiévale, la mythologie antique et le rôle du latin, la place de la magie et de l'astrologie, le rôle de l'histoire dans la culture italienne de la Renaissance éclaire la formation, au XVe siècle, d'une éducation neuve, née en dehors des écoles". — "L'auteur est un spécialiste des recherches actuelles sur les origines de l'humanisme. Les essais qu'il a recueillis sous le titre « Moyen Age et Renaissance » évoquent sous divers aspects le problème de la rupture ou de la continuité entre ces deux époques. L'une des études notamment « La Renaissance. Interprétations et hypothèses » (pp. 74-88), souligne à la fois la continuité des contenus – le Moyen Age avait des connaissances étendues sur le monde et la culture antique – et l'apparition d'un « esprit nouveau, d'une forme nouvelle, d'un regard neuf tourné vers les choses, d'une nouvelle naissance de l'homme à lui-même », avec une claire conscience de ce renouveau. La poésie païenne, la mythologie antique, ne sont certes pas inconnues au Moyen Age, mais comme le montrent les deux chapitres qui sont consacrés à ces thèmes (pp. 41-73), la Renaissance leur demande d'autres leçons. Boccace et Salutati revendiquent pour la poésie païenne une place analogue à celle que l'on avait faite à la philosophie d'Aristote et de Platon. Les artistes redécouvrent l'antique mission du mythe et en restaurent le sens pour l'homme moderne. Signalons enfin deux chapitres fort intéressants sur la magie (pp. 120-150). Repoussées au Moyen Age, la magie, l'astrologie, l'alchimie, se trouvent liées avec le changement qui intervient alors dans la conception de l'homme: elles évoquent un « univers vivant, fait de correspondances secrètes, de sympathies occultes » que l'homme, placé au milieu du monde, a mission de connaître et d'inventorier. A ce moment, il n'y a pas encore divorce, mais plutôt affinité, entre la magie et la science moderne à ses débuts. L'ouvrage d'Eugenio Garin est l'un des plus évocateurs pour qui veut connaître, comme de l'intérieur, l'esprit de la Renaissance." (J. Lecler, Etudes, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard. 1969. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Papier jauni. 272 pages - couverture contrepliée - couverture jaunie.. . . . Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
"Collection "" Bibliothèque des idées "" - Traduit de l'italien par Claude Carme. Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age"
Gallimard. 1989. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 272 pages - quelques traces de crayon à papier à l'intérieur du livre ne gênant pas la lecture.. . . . Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Collection Tel n°154 - traduit de l'italien par Claude Carme. Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Gallimard NRF Gallimard 1969, In-8 broché, couverture à rabats. 272 pages. Traduit de l'italien par Caude Carme. Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Troyes, Dufour-Bouquot, 1892 in-8, 29 pp., front., broché.
Extrait de l'Annuaire de l'Aube (1892). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Librairie classique de L. Hachette, 1831 ; in-8, plein veau havane mouchetée, pièce de titre rouge, auteur et titre dorés, grands décors romantiques dorés, tranches marbrées ; (1) f. , 219 pp. , 10 pp. , (1) f.
Edition originale rare d'une des toute premières oeuvres d'Adolphe Garnier, philosophe né à Paris (1801-1864), qui faisait reposer toute la philosophie sur la psychologie, comme le montre si bien cet ouvrage. Exemplaire en bon état malgré des frottements en tête et dans les coins. .
BEL EXEMPLAIRE in-8 de 204 pages illustré éditions Le Léopard d'Or
Paris, Antoine-Augustin Renouard, s.d. (1813) in-4, [3] ff. n. ch. (faux-titre & titre, dédicace), une carte de la Gaule, et 164 planches gravées à mi-page dans un encadrement (dont 3 cartes), texte explicatif en-dessous, demi-basane verte, dos lisse orné de filets et guirlandes dorés, tranches citron (reliure de l'époque). Dos passé, trou de ver sur un mors. Bon exemplaire.
Dernier tirage de cette suite, dont le libraire Renouard s'était rendu acquéreur : elle est réalisée sur papier fin, et le tirage des gravures est relativement pale;Ce recueil connut en effet trois états successifs : un premier tirage de 1778-1781 avec seulement 126 planches, Moreau ayant repris un travail commencé par Lépicié et Monnet ; un deuxième, de 1785-1790, avec 166 planches numérotées 2-154, plus des planches non numérotées ; enfin, le troisième de 1813 (notre exemplaire), avec deux cartes précédant les planches chiffrées 2-164 (et à l'intérieur de ces dernières, deux autres cartes, planches 39 et 95). Les scènes sont finement représentées, commencent avec Clovis et se terminent avec la capture de Jean II en 1356.Cohen, 737-38 (confus). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Perrin 1983, in-8 relié skyvertex rouge de l'éditeur sous demi-jaquette illustrée et rhodoïd, 293 p. (bel état ; non réédité) Cahier illustrations, généalogie et bibliographie. Le sire de Joinville ne fut pas que l'ami et le chroniqueur du roi, il fut encore un des derniers seigneurs épris de paix et d'équité dans une époque qui allait basculer dans l'égoïsme et la violence.
Librairie Académique Perrin Librairie Académique Perrin, 1983. In-8 reliure éditeur bordeaux, titre doré en dos et au premier plat. 292 pages. Très bon état
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Paris, Plon, 1899 in-8, VII-530 pp., broché. Dos factice, première de couverture remontée sur papier fort. Envoi.
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Paris, Plon, 1899 in-8, VII-530 pp., broché. Couv. muette.
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Orléans, Herluison, 1895, gr. in-8°, 31 pp, broché, bon état
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1 vol. in-8 reliure de l'époque pleine basane mouchetée, dos lisse orné (cimier de cuirassier répété), chasses ornées, toutes tranches marbrées, Chez le F... Germain Mathiot, Libraire, Paris, 1814, 432 pp. avec frontispice (François Premier armé chevalier par Bayard).
Très intéressant exemplaire, dans lequel l'on trouve 2 feuillet d'avertissement, tous deux paginés [5]-6, d'une typographie différentes, le second ayant in fine ce texte ajouté : "Le Français, né pour la gloire, n'a besoin que d'un chef, et de quels prodiges n'est-il pas capable sous un chef tel que Napoléon !". On remarquera également la signature maçonnique de l'éditeur, le F... Germain Mathiot. Etat très satisfaisant (reliure un peu frottée avec usures en plats, coupes frottées, petite piqûre de vers en dos, bon état par ailleurs).
Charles Delagrave, grand in-8 br. (27,5 x 18,5), non daté (c. 1889), 51 p., 9 compositions hors texte en taille douce sous serpentes légendées par Jean Geoffroy (1er tirage), rares rousseurs en bordure, couverture rempliée, bon état.
Contenu: I. Où se trouvaient les mécontents : L'armée romaine - Les province - Les municipes - Rome. II. L'opposition des gens du monde : Le césarisme - L'opposition à Rome - Ce qui nous reste de cette opposition - Que voulait l'opposition. III. L'exil d'Ovide : Jeunesse heureuse d'Ovide - Ovide essaye de devenir plus sérieux - Départ d'Ovide pour l'exil. IV. Les délateurs : Quand commencent les délateurs - Pourquoi il y avait tant de délateurs sous l'empire - Influence des délateurs sur la vie privée - V. Un roman de moeurs sous Néron : La vie et la mort de T. Petronius - Jugements littéraires de Pétrone - Pétrone voulait-il plaire à Néron en attaquant Lucain. VI. Les écrivains de l'opposition : Lucain - Tacite - Juvénal - Pourquoi Juvénal s'est mis à écrire ses satires - Résumé et conclusion Complet en un volume reliés demi cuir, in-8 , 22x15, frottements, bel état intérieur, 372pp. Paris, Hachette,1875 ref/96
Collection Les Maîtres de la vénérie, IIParis,, Emile Nourry,, 1931 pet. in-4, XXII pp., 258 pp., avec des illustrations dans le texte. broché
Tirage à 1050 exemplaires numérotés à la presse (706/1050).Agréable édition moderne du célèbre traité de Fébus, cependant sans appareil critique ni présentation historique.Thiébaud, 735. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1862 PARIS, Revue indépendante - 1862 - In-8 - tiré à part - 23 pages - Comme neuf - Réf. 49314
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HACHETTE. 1922. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 267 pages.. . . . Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Bibliothèque Littéraire. Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Un ouvrage de 261 pages, format 150 x 215 mm, broché, publié en 1992, P.U.F., collection "Linguistique Nouvelle", bon état
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Tallandier. 2014. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 344 pages - quelques planches en couleurs.. . . . Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Classification Dewey : 940.1-Moyen-Age
Grenoble, Imprimerie Centrale, 1894 in-8, 23 pp., broché.
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s.l., s.n., s.d. (fin XIXème ou début XXème), 1 1 cahier. Texte découpé et contrecollé sur feuillets blancs (4 pages) ;
[Charles Lefebvre] - GAUFRETEAU, Jean de , (DELPIT, Jules)
Reference : 30218
(1877)
Tirage à petit nombre, Introduction de Jules Delpit, 2 vol. in-8 reliure de l'époque demi-percaline verte, , coll. Archives du Château de La Brède, Charles Lefebvre, Bordeaux, 1877-1878, XV-335, 478 pp.
Rare et bon exemplaire bien complet du grand tableau généalogique dépliant (très petits frottements en dos du tome 2, bel exemplaire par ailleurs) de cet ouvrage tiré à petit nombre, sur beau papier vergé. Le texte original de cette Chronique se trouvait dans un manuscrit du Château de la Brède intitulé "Suite ou Continuation de la Chronique Bordeloise de Pierre [ Gabriel ] de Lurbe, par Jehan de Gaufreteau, cy-devant conseiller au Parlement de Bourdeaux et commissaire aux requestes du Palais". Comme l'expose Jules Delpit, "il est superflu d'insister sur l'importance et le mérite historiques de la Chronique que nous imprimons. Notre publication se recommande assez d'elle-même par le piquant et la diversité des anecdotes qu'elle renferme, et par l'utilité des faits qu'elle révèle ou qu'elle éclaire. Non seulement ce recueil continue, complète ou rectifie les chroniques de G. de Lurbe et de J. Darnal ; mais on peut dire qu'il est pour notre histoire locale quelque chose comme serait pour l'histoire de France une fusion des oeuvres de l'abbé de Brantôme, de Pierre de Lestoile et de Tallemant des Réaux." Ces comparaisons sont très exactes, et l'on prend à lire Gaufreteau le même plaisir qu'à savourer les anecdotes d’un Pierre de Lestoile. Pour exemple, en voici une terrible autant qu’édifiante, racontée par Gaufreteau, : "En cette année [ 1567 ], un jeune homme, fils de la ville de Bourdeaux et de condition assez considérable (son pere avoit esté marchant, sa mere estoit vesve), ayant esté condamné d'estre pendu et etranglé, par le Parlement ; car les crimes dont il estoit attaint et convaincu estoyent si sales, qu'il ne meritoit pas de jouir du privilège des enfants de Bourdeaux criminels ; est à noter que, comme il est au bas de l'eschelle pour monter à la potence, il demende de parler à sa mère et tesmoigner d'avoir une grande affection de la voir avant qu'il meure ; on la va quérir, mais, comme ycelle se fut présentée toute esplorée, croyant que son fils lui voulut desclairer quelque grand secret et d'importance, le criminel faisant semblant de la baiser luy arrache le nez avec les dents et luy dict : "Malheureuse mère, si vous m'eussiez plustost chastié que mignardé, ainsin que vous avez faict avec excès en mon enfance, je ne serois pas ici". Et de-là, adressant la parole aux femmes qui avoyent des enfants, leur fit sur ce sujet une sérieuse remonstrance. Ce qui fut la cause que les femmes de Bourdeaux donnerent bien des coups de fouet à leurs petits afin qu'il s'en souvinssent, et ne furent si indulgentes qu'elles avoyent esté envers leurs enfants ; mais de plus, toutes fois et quantes que ladite pauvre mere mutilée passoit par les rues, elles disoyent à leurs enfants : "Reguarde, reguarde cette mere qui a perdu le nez pour avoir trop mignarde son fils, et a esté cause qu'il a esté pendu ignominieusement". Et pour l'année 1580, cette anecdote galante :"En cette année, vivoit un certain médecin, escossois de nation, nommé Mac-Hedor, qui estoit reputé e tenu pour un grand magicien ; mais, parce qu'il avoit une fort e belle jeune femme, qu'il avoit espousée estant vieux, les jeunes gens prirent ce prétexte de son sçavoir e magie pour avoir l'entrée en sa maison, afin de caresser sa femme, qui ne demendoit pas mieux. Elle estoit issue, du costé gauche, d'une des meilleurs maisons de Bourdeaux". Ces extraits mettent en valeur la langue de Gaufreteau. Jules Delpit l'explique : "les locutions et les termes purement gascons qu'on y rencontre contribuent à lui donner une certaine valeur philologique ; car tous ces idiotismes et ces incorrections constatent ce qu'était à cette époque, dans la capitale de l'une des plus importantes provinces du royaume, la langue nationale parlée par un lettré, un magistrat d'un rang éminent, un gentilhomme dont l'éducation avait été formée par des voyages à l'étranger, et même par plusieurs séjours à la cour de France" (Cf. Vicaire, I, 536 ). Rare et recherché.
[Charles Lefebvre] - GAUFRETEAU, Jean de , (DELPIT, Jules)
Reference : 65225
(1877)
Tirage à petit nombre, Introduction de Jules Delpit, 2 vol. in-8 reliure postérieure demi-toile à coins, couvertures conservées, Publications de la Société des Bibliophiles de Guyenne, coll. Archives du Château de La Brède, Charles Lefebvre, Bordeaux, 1877-1878, XV-335, 478 pp.
Rare et bon exemplaire bien complet du grand tableau généalogique dépliant de cet ouvrage tiré à petit nombre, sur beau papier vergé (dos muet, nom du souscripteur effacé, bel exemplaire par ailleurs). Notre publication se recommande assez d'elle-même par le piquant et la diversité des anecdotes qu'elle renferme, et par l'utilité des faits qu'elle révèle ou qu'elle éclaire. Non seulement ce recueil continue, complète ou rectifie les chroniques de G. de Lurbe et de J. Darnal ; mais on peut dire qu'il est pour notre histoire locale quelque chose comme serait pour l'histoire de France une fusion des oeuvres de l'abbé de Brantôme, de Pierre de Lestoile et de Tallemant des Réaux." Ces comparaisons sont très exactes, et l'on prend à lire Gaufreteau le même plaisir qu'à savourer les anecdotes d’un Pierre de Lestoile. Pour exemple, en voici une terrible autant qu’édifiante, racontée par Gaufreteau, : "En cette année [ 1567 ], un jeune homme, fils de la ville de Bourdeaux et de condition assez considérable (son pere avoit esté marchant, sa mere estoit vesve), ayant esté condamné d'estre pendu et etranglé, par le Parlement ; car les crimes dont il estoit attaint et convaincu estoyent si sales, qu'il ne meritoit pas de jouir du privilège des enfants de Bourdeaux criminels ; est à noter que, comme il est au bas de l'eschelle pour monter à la potence, il demende de parler à sa mère et tesmoigner d'avoir une grande affection de la voir avant qu'il meure ; on la va quérir, mais, comme ycelle se fut présentée toute esplorée, croyant que son fils lui voulut desclairer quelque grand secret et d'importance, le criminel faisant semblant de la baiser luy arrache le nez avec les dents et luy dict : "Malheureuse mère, si vous m'eussiez plustost chastié que mignardé, ainsin que vous avez faict avec excès en mon enfance, je ne serois pas ici". Et de-là, adressant la parole aux femmes qui avoyent des enfants, leur fit sur ce sujet une sérieuse remonstrance. Ce qui fut la cause que les femmes de Bourdeaux donnerent bien des coups de fouet à leurs petits afin qu'il s'en souvinssent, et ne furent si indulgentes qu'elles avoyent esté envers leurs enfants ; mais de plus, toutes fois et quantes que ladite pauvre mere mutilée passoit par les rues, elles disoyent à leurs enfants : "Reguarde, reguarde cette mere qui a perdu le nez pour avoir trop mignarde son fils, et a esté cause qu'il a esté pendu ignominieusement". Et pour l'année 1580, cette anecdote galante :"En cette année, vivoit un certain médecin, escossois de nation, nommé Mac-Hedor, qui estoit reputé e tenu pour un grand magicien ; mais, parce qu'il avoit une fort e belle jeune femme, qu'il avoit espousée estant vieux, les jeunes gens prirent ce prétexte de son sçavoir e magie pour avoir l'entrée en sa maison, afin de caresser sa femme, qui ne demendoit pas mieux. Elle estoit issue, du costé gauche, d'une des meilleurs maisons de Bourdeaux". Ces extraits mettent en valeur la langue de Gaufreteau. Jules Delpit l'explique : "les locutions et les termes purement gascons qu'on y rencontre contribuent à lui donner une certaine valeur philologique ; car tous ces idiotismes et ces incorrections constatent ce qu'était à cette époque, dans la capitale de l'une des plus importantes provinces du royaume, la langue nationale parlée par un lettré, un magistrat d'un rang éminent, un gentilhomme dont l'éducation avait été formée par des voyages à l'étranger, et même par plusieurs séjours à la cour de France" (Cf. Vicaire, I, 536 ). Rare et recherché.