Superbe exemplaire provenant de la bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris. Paris, Toussainct du Bray, P. Roccolet, Cl. Sonnius, 1631. In-4 de 27 pp., (1) p. d’extrait du Privilège, 400 pp., 56 pp. et (8) ff. Plein veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée Niédrée. 237 x 178 mm.
Édition originale du Prince, « l’œuvre qui contribua à fixer la langue et constitue l’un des plus beaux monuments de la prose française ». « Edition originale ornée d’un beau titre-frontispice offrant le portrait de Louis XIII ». Tchemerzine, I, 355. Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654) bénéficie désormais d’un nouvel éclairage. Si l’on reconnaît toujours en lui le restaurateur de la langue française célébré par Ménage, on scrute avec plus d’intérêt ses conceptions de la morale et de la politique, « sa vieille Maitresse ». « A son retour d’Italie où il avait suivi le cardinal de la Valette, Balzac s’était déjà rendu célèbre par ses Lettres. Il fut accueilli comme un triomphateur et recherché de tout le monde élégant et lettré ; Richelieu, en particulier, fit tout ce qu’il put pour s’attacher un aussi précieux esprit. C’est probablement dans le milieu de la cour, qu’il ne fréquentait plus guère cependant après 1624, que Balzac conçut son projet d’écrire ce livre : peut-être lui fut-il plus ou moins directement commandé. On raconte qu’ayant entendu citer par un gentilhomme l’indignation d’un de ses amis, alors prisonnier des pirates barbaresques, provoquées par les insultes qu’on prodiguait devant lui au nom de Louis xiii, Balzac aurait eu l’idée de consacrer sa plume à retracer le bonheur de la France de vivre sous un sceptre aussi glorieux que celui de ce roi. Bien que « Le Prince » prétende à quelque généralité et que le nom du roi n’y figure pas, c’est en fait une peinture idéalisée de Louis xiii, héros digne de l’Antiquité. Pleine d’harmonie et d’une grande rigueur, cette œuvre contribua, au moins autant que les « Lettres », à fixer la langue et constitue un des plus beaux monuments de la prose française. Les idées politiques de Balzac ne sont d’ailleurs pas indifférentes, elles sont la parfaite expression de l’esprit de son temps ». (Dictionnaire des Œuvres, V, 511). « C’est d’Italie qu’il commença d’écrire ses ‘Lettres’ qui devaient un jour lui assurer la gloire. D’emblée, ou peu s’en faut, il s’acquit l’admiration de la haute société française. C’est dire que lorsqu’il revint à Paris, l’année suivante (1622), il se vit déjà célèbre. L’un après l’autre, tous les grands personnages se mirent à le rechercher ; Richelieu lui-même fit tout ce qu’il put pour s’en faire bien voir, tant il tenait à s’attacher un esprit aussi remarquable [...] Sitôt qu’il vit le jour, le recueil obtint un succès prodigieux : non seulement en France, mais dans toute l’Europe [...] En somme, Guez de Balzac a rendu à la prose le même service que Malherbe à la poésie. Il a préparé l’éclosion de la prose classique. » (Dictionnaire des Auteurs, I, 208). Le Prince (1631), découronné d’un prélude pastoral, mais éclairé d’arguments en 1634, prétend peindre « la révolution morale » entraînée par l’impérieux pouvoir de Richelieu. Balzac, cette fois, plaide pour un paternalisme monarchique, où « la Prudence soulage la Justice » selon une raison d’Etat soucieuse du bien public. Dans cet ouvrage riche de « toutes les vertus oratoires », Balzac s’efforce d’atteindre à « la perfection du genre sublime » en faisant fond sur les « Lettres Sainctes » et la tradition de Cicéron et Sénèque. Par ses contradictions mêmes Balzac instaure un nouvel « humanisme », héroïque et moderne, embrassant sous le nom de politesse le cœur, le goût et la raison. Prosateur et poète latin du premier rang, il comble l’ambition majeure des statuts de l’Académie par le triomphe indiscuté des lettres françaises. Résigné au Dieu caché, il a foi en une création rationnelle et s’efforce de repenser selon la nature la société et l’art. « Observateur », il élabore une politique où la culture pourrait rendre « plus humains » princes et sujets. Chantre de la retraite, mais mondain toujours, il plaide pour l’urbanité contre la double trahison d’une arrogante ignorance et du pédantisme. « Atticiste » enfin, il témoigne pour un travail à la Malherbe qui n’étouffe pas la spontanéité ni « la raisonnable fureur » d’un Théophile. Force et majesté, mais douceur ; diversité, mais ordre, économie et choix ; sérieux, mais finesse de la raillerie et gaieté, telles sont les marques de l’art de plaire et persuader qu’il propose à la cour et à la bonne société, et qui fondent un authentique classicisme Louis XIII. Précieux et fort bel exemplaire provenant de la Bibliothèque Guy Pellion avec ex-libris.
Paris, Charles de Sercy, 1656 in-4 de (7) ff., 228 pp., ff., vélin ivoire, titre manuscrit à la plume au dos, tranches mouchetées rouges (reliure de l'époque).
"Édition originale de cet ouvrage apocryphe. Considérés par l'archidiacre d'Angoulême, Guillaume Girard, éditeur des Entretiens de Feu Monsieur Balzac (Paris, Courbé, 1657) (voir n° ZZ) comme controuvés, ou publiés sans aveu de l'auteur à partir de matériaux dérobés, Les derniers Entretiens de Mr Du Mas avec Mr de Balzac, se voient cependant créditer d'une importante et élogieuse notice dans les Remarques critiques sur le Dictionnaire de Bayle de l'abbé Philippe-Louis Joly (1752). ""Quel que soit l'Auteur de ce Livre, […], il n'est pas indigne de Balzac"". Cet ouvrage, dédié au cardinal Spada, contient 9 entretiens. Le premier sur l'unité de la même foi absolument nécessaire pour la conservation d'un État ; le deuxième sur la descriptions des misères du temps causées par la guerre ; le troisième au sujet de l'union qui devrait être entre l'Ordre ecclésiastique et l'Ordre Religieux ; le quatrième sur éloquence française ; le cinquième sur l'éloge de la langue française ; le sixième contre l'amour propre ; les septième et huitième pour établir une Académie chrétienne ; et le neuvième condamne deux opinions lues dans Jansénius, ""en prouvant que J. C. est mort pour tous les hommes, et que ses Commandements ne sont pas impossibles"" Le Dumas des Entretiens a été identifié au récollet Félix Dumas, auteur de la Tyrannie de l'amour-propre détruite par les fidèles pratiques du pur amour, publiée en 1646 (Beugnot). Vignette d'éditeur sur cuivre au titre, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe sur bois. Privilège registré le 28 septembre 1655 ; achevé d'imprimé du 30 avril 1656. Bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Beugnot, n° 661."
Paris, Marcel Didier, 1972. 2 vol. in-12 br., couv. impr., XLV-366 pp., (1) f.; (2) ff., pp. 367 à 659, (1) f. Annotations marginales au crayon.[C57]
De la collection de la Société des Textes français modernes.
Paris, Marcel Didier 1972 2 volumes, in-12 broché, couvertures rempliées, non rogné, XLV-366 &, pp. 367 à 659. Un des 60 de tête num. sur Vergé de Hollande
Très bon état d’occasion
Paris, Augustin Courbé, 1657 in-4 de (48) ff., 477 pp., (11) ff., vélin ivoire, titre manuscrit à la plume au dos, tranches nues (reliure de l'époque).
"Édition originale. Réunis après la mort de Balzac, par l'archidiacre d'Angoulême, Guillaume Girard, les Entretiens, s'ouvrent sur une épître dédicatoire au marquis de Montausier. Cette introduction constitue une justification de Balzac contre Pierre Costar (1603-1660) qui, avait attaqué l'épistolier, y compris dans des pamphlets, en prenant partie pour Voiture. On relève parmi les sujets évoqués dans ces 41 Entretiens : ""Qu'il n'est pas possible d'escrire beaucoup & de bien escrire"", ""le faux Critique"", ""De la vénération qu'il faut avoir pour les Cérémonies de l'Eglise"", ""De Montaigne & de ses escrits"", ""Portrait ou eloge du duc de Guise"", ""Comparaison de Ronsard & de Malherbe"", ""Du stile Burlesque"", etc. Vignette d'éditeur sur cuivre au titre, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe sur bois. Achevé d'imprimé du 26 juillet 1657. Bel exemplaire en vélin de l'époque. De la bibliothèque de Messire Bernard de Noblet chevalier comte de Chenelette avec ex-libris. Tchemerzine, I, p. 370. - Beugnot, n° 121."
Rouen/ Paris Courbé 1660 In-16 (8 X 14 cm) basane brune, dos à nerfs orné de fers dorés. 90 pp non chiffrées (épitre) + 387 + 20 non chiffrées (table).sur le titre F.de Malherbe manuscrit du temps
Edition posthume elzévirienne de ce recueil d’essais publié et préfacé par Claude Girard, ami et correspondant de Guez de Balzac. Elle contient un titre-frontispice et une vignette de titre. (un mors fendu, caisson au bas du dos un peu écrasé, un cerne en marge des soixante premières pages, une petite galerie dans la partie supérieure des premiers feuillets).
Paris, chez Augustin Courbé, au Palais en la Galerie des Mericers, à la Palme, 1657. In-12 de (49)ff. préliminaires y compris le frontispice gravé, le titre et faux-titre, paginé 3-387 pp., (i) page blanche et (10) ff. de table. Restauration marginale aux trois premiers feuillets et au dernier. Plein vélin d'époque. En bon état.
Edition originale in-12, coforme à Tchémerzine. Tchémerzine.
Paris, Courbé, 1660. 75 X 145 mm. relié pleine basane marron, dos à nerfs orné à chaud, filet doré sur les plats, tr. rouges (reliure de remplacement pastiche moderne). 47 ff. n. ch., 387 pp., 10 ff. n. ch. Frontispice, vignette de titre. Exemplaire court de marge intérieure, quelques rousseurs.
Phone number : 41 021 964 60 10
Première édition avec la Lettre de Richelieu Paris, de l'imprimerie de Robert Estienne, Toussaint du Bray, 1628 1 vol. (130 x 190 mm). Maroquin havane, plats entièrement couverts de cadres de roulettes et de filets estampés à froid, dos orné de même, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure de la fin du XIXe siecle) Septième édition, soigneusement revue, des Lettres de Guez de Balzac (1594-1654).
Cette septième édition des Œuvres de Guez de Balzac rassemble principalement ses Lettres, dont la première publication, en 1624, avait imposé leur auteur comme l’un des maîtres de la prose française, sous la forme de discours, de portraits ou de méditations politiques et morales. Né à Angoulême en 1597, proche de l’entourage du duc d’Épernon, Guez de Balzac séjourna à Leyde, puis à Rome, où il se familiarisa avec les modèles de l’éloquence antique et italienne. La publication de ses Lettres furent aussi au centre de violentes querelles : Balzac fut accusé d’emphase, de vanité, d’imitation des Anciens, voire de libertinage. Le père Jean Goulu, général des Feuillants, l’attaqua sous le nom de Phyllarque dans deux séries de lettres publiées en 1627 et 1628. Cette polémique, loin de nuire durablement à Balzac, confirma la place nouvelle qu’il occupait dans la République des lettres. La présente édition reproduit notamment la célèbre lettre adressée par Richelieu à Guez de Balzac le 4 février 1624, après la lecture de son premier recueil. Le futur cardinal-ministre y salue son éloquence avec une chaleur qui fournit à l’auteur une caution politique et littéraire de premier ordre. Cette lettre fut bientôt placée en tête des éditions, comme l’un des plus prestigieux témoignages de la réception des Lettres. Admis en 1634 parmi les premiers membres de l’Académie française, Guez de Balzac devait exercer une influence profonde sur la prose classique. Bel exemplaire de cette importante édition ancienne, revêtu d’une reliure en maroquin estampé à froid. Manque angulaire anciennement comblé à deux feuillets. De la bibliothèque du poète Antoine Pol, avec son ex-libris (Millon, 2013, n° 2).
Paris, Pierre Rocolet, 1642. In-8, [36]-718-[12] pp. 1 pl., parchemin rigide, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches dorées (ors affadis, petits manques et frottements, quelques taches, importantes mais pâles mouillures).
Nouvelle édition ornée d'un portrait de l'auteur en frontispice, gravé par Masne. Ex-libris gravé d'Emmanuel Barberot d'Autel, ex-libris gravé par Decaris du colonel Ph. Milon, ex-libris gravé d'Yves Durand-Noël, ex-libris manuscrit au titre. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve. La librairie ferme ses portes pour quelques jours et rouvrira le 18 août. Nous reviendrons vers vous dans les meilleurs délais./ The bookstore will be closed for a few days and will reopen on August 18th. We will get back to you as soon as possible.
Paris, Claude Barbin, 1658. In-12, 452 pp., demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tranches mouchetées (petit manque et épidermures à la reliure, quelques petites taches éparses).
Nouvelle édition d'oeuvres choisies de Jean-Louis Guez de Balzac. Ex-libris manuscrit I. Avril au titre, tampon ex-libris Charles Henneguier. Brunet, I, 632. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve. La librairie ferme ses portes pour quelques jours et rouvrira le 18 août. Nous reviendrons vers vous dans les meilleurs délais./ The bookstore will be closed for a few days and will reopen on August 18th. We will get back to you as soon as possible.
P. Rocollet 1646 In-4 pleine basane décorée à la florentine, dos à nerfs rel. post.. Portrait frontispice, titre gravé, bandeaux et lettrines. 5- 543 pp. Rares rousseurs. Bon exemplaire frais.
Recueil majeur de ses oeuvres : Discours, Consolations, Réponses, Paraphrases, Dissertations, Lettres, etc. Le modèle de la prose éloquente et élégante, pour ses contemporains. “Balzac se place dans la lignée du plus illustre des épistoliers : aux lettres familières de Cicéron, il emprunte un ton, des thèmes, le goût des périodes bien construites. Le purisme, le souci de la clarté et la recherche de l’harmonie de la phrase caractérisent son style [...] Son influence sur la formation du goût classique fut considérable” (A. Viala). Bon état d’occasion Livres anciens
Paris, E. Droz, 1933-1934. 2 vol. in-12 br., couv. impr.,XXXVII pp., (1) p., 298 pp., (3) ff.; (2) ff., 190 pp., (3) ff. Annotations marginales au crayon.[C54]
De la collection de la Société des Textes français modernes.
Paris, Toussaint Du Bray, de l'Imprimerie de Rob. Estienne, 1628 Un volume in-8 de (20) ff., 740 pp., (6) ff. de table, vélin ivoire moucheté brun, traces de lacets, titre doré, tranches nues (reliure de l'époque).
"Nouvelle édition avec un privilège du 12 juin 1627 donné pour l'édition de 1627 des Œuvres. Vignette de titre des Estienne, lettrines. En 1627, Balzac donne une version corrigée et augmentée de ses Lettres, ""selon un ordre entièrement nouveau"" (Jehasse), mettant en valeur le patronage de Richelieu et sous le nouveau titre explicite d'Œuvres. Cet ouvrage est réédité l'année suivante avec l'indication ""septiesme édition"". Il rassemble 95 Lettres réparties en 4 livres. Les Œuvres s'ouvrent sur leur présentation au cardinal de Richelieu par Jean de Silhon, puis la préface de Jacques de la Motte Aigron. La lettre de Richelieu qui précédait la lettre XLI dans l'édition princeps de 1624 passe désormais en tête recueil. Par ailleurs, les noms des destinataires ne sont plus précisés. ""Le livre est conçu pour se défendre, en doublant la démonstration de l'apologiste [voir n° précédent] d'une preuve en acte. […] le changement de titre a aussi la vertu d'élever les écrits que le livre rassemble. Le terme d'Œuvres efface la désignation générique du texte, et avec elle le soupçon de médiocrité attaché à la forme épistolaire ; à la place, il insiste sur la vocation générale des écrits de Balzac […]"". Bel exemplaire en vélin de l'époque. Tchemerzine, I, p. 406 (titre et collation identique). - Beugnot, n° 72 (L'édition présentée - tout comme celle de la BnF - porte au titre la spécification ""Première partie"" absente de notre exemplaire). - Les premières lettres de Guez de Balzac, H. Bibas et K.-T. Butler (éd.), 1933-1934, I, p. XXII, G. - J. Jehasse, Guez de Balzac et le génie romain 1597-1654, Université de Saint-Étienne, 1977."
Paris, Louis Billaine, 1665 2 volumes in-folio de (31) ff., 1059, (1) pp. - (6) ff., 717 pp., (3) ff., 220 pp., mal chiffrées 218, (1) f., maroquin rouge, triple filet doré d'encadrement, dos à nerfs ornés de filets, caissons et motifs dorés, coupes filetées or, bordures décorées, tranches dorées (Capé).
"Première édition complète, en partie originale, des Œuvres de Guez de Balzac. Donnée par Valentin Conrart et précédée d'une analyse de l'abbé Cassaigne, c'est la plus belle édition ancienne, la seule au format in-folio. Le tome I s'ouvre sur un magnifique portrait en médaillon de Guez de Balzac gravé en taille-douce par Guillaume Vallet (1634-1704). Titre en rouge et noir, large marque typographique, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe. Le tome I est entièrement consacré aux lettres, dont quelques unes adressées à Balzac. Le tome II contient les œuvres principales (Le Prince, Aristippe, Socrate chrestien), des éléments des Œuvres diverses et des Entretiens répartis en trois rubriques - Dissertation chrestiennes et morales, Dissertations politiques et Dissertations critiques - ainsi, entre autres, que Le Barbon. ""C'est la seule édition qui ait tenté de rassembler tout l'œuvre de Balzac"" (Beugnot). Les exemplaires de cette édition furent imprimés au même moment sous les noms de Louis Billaine ou de Thomas Jolly ""dans la petite salle du Palais, à la Palme et aux armes de Hollande"". Superbe exemplaire, très grand de marges, magnifiquement établi par Capé. De la bibliothèque Ferdinand Brunetière avec ex-libris. Tchemerzine, I, 389-390. - Bibas et Butler, I, p. XXVI-XXVII. - Beugnot, n° 130."
Paris, Augustin Courbé, 1658 Un volume in-12 de (1) f., 452 pp., (1) f. de table, vélin ivoire, tranches marbrées (reliure de l'époque).
"Nouvelle édition, en partie originale. Il s'agit de la première en petit format renfermant quatre pièces de plus que l'originale des Œuvres diverses de 1644. Aux 18 précédents Discours, cette édition adjoint un ""Discours à la Reyne Regente [Anne d'Autriche], présenté le 7 novembre 1643"" ainsi que 3 courtes pièces en vers latins. Bel exemplaire en vélin de l'époque. Marque d'appartenance manuscrite à l'encre brune au titre : ""c. h. Souart"". De la bibliothèque P. R. Méry avec ex-libris. Tchemerzine, I, p. 382. - Beugnot, n° 108."
Rouen, Louys Behourt, 1658 Un volume in-8 de (4) ff., 450 pp., vélin ivoire, titre manuscrit à la plume au dos, tranches mouchetées rouges (reliure de l'époque).
"Édition rouennaise. Elle réunit les 18 Discours publiés originellement à Paris, chez Rocolet, en 1644. Vignette de titre, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe gravés sur bois. Bel exemplaire en vélin de l'époque. Marque d'appartenance manuscrite à l'encre brune en haut du contre-plat : ""h. de Chantelois"". Beugnot, Guez de Balzac, n° 108. - Non répertorié par Tchemerzine."
1630, A Paris, chez Toussaint du Bray, rue Saint Jacques aux Efpics Meurs, 1630, 20 ff., 712 pp. In-8, vélin ivoire, dos et tranches lisses (Reliure de l'époque).
Troisième édition, en partie originale, des lettres de Balzac (1594-1654) dont Boileau écrivait : On peut dire que jamais personne n'a mieux su sa langue que lui…La première édition des lettres, sous le titre d’ Œuvres", parut en 1627, avec sur le titre, la mention fictive "Sixième édition" ; la seconde en 1628, portant "Septième" ; et enfin la nôtre, qui constitue la troisième, en 1630, avec la mention "Huitième édition".La première sous le titre de "Lettres" fut publiée par le même T. du Bray en 1624.Déchirure restaurée avec manque au feuillet liminaire. De la bibliothèque F. de Gramont, avec ex-libris et note manuscrite (XIXe siècle).Restauration marginale à quatre feuillets (pp. 577 à 584). Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654), surnommé "le grand épistolier", fut l'un des plus prestigieux académiciens.Considéré comme le réformateur de la prose française, ses œuvres déchainèrent en son temps les plus vives polémiques. Le style épistolier jusqu’alors peu considéré acquit ainsi avec lui ses lettres de noblesse. BEL EXEMPLAIRE EN RELIURE DU TEMPS.
Leiden Elsevier 1652 1 vol. relié petit in-12, bradel parchemin ivoire avec le titre calligraphié au dos, 12 ff. + 432 pp. Agréable édition ornée d'un titre gravé et contenant la lettre à "Messieurs les Elseviers", par celui qu'on surnomma "grand épistolier" du fait qu'il introduisit en France une prose epistolaire travaillée comme un art à part entière. Galerie de vers dans la marge inférieure des cinquante dernières pages, taches d'encre sur trois feuillets, bonne reliure moderne.
Paris, Claude Marette, 1634 In-8 de (12) ff., 424 pp., vélin ivoire, lacets, tranches nues (reliure de l'époque).
"Contrefaçon de l'édition de 1626. Elle reprend la structure, pièces liminaires comprises, de l'édition originale de 1624, en 61 lettres numérotées ; les premières adressées au duc d'Épernon et au cardinal de La Valette. Sont ajoutées à la suite une ""Réponse à une lettre de M[ademoiselle] D[e] G[ournay]"", une lettre à ""Monseigneur le comte de Schomberg"" ainsi que la réponse du même, qui apparaissaient pour la première fois dans l'édition de 1625 donnée par Toussainct du Bray. ""[…] j'ay toujours bien creu, que si quelqu'un devoit eslever nostre langue jusqu'au mérite & à la réputation de l'éloquence des anciens, que c'estoit à lui seul à qui nostre siècle en devroit la gloire"" (La Motte Aigron). Vignette de titre, bandeaux typographiques et lettrines. Bel exemplaire en vélin de l'époque à lacets. Gardes renouvelées, petites et discrètes restaurations à la reliure. Tchemerzine, I, 407. - Les premières lettres de Guez de Balzac, H. Biba et K.-T. Butler (éd.), 1933-1934, I, p. XXV."
Paris, Jean Camusat, 1637 In-8 de (10) ff., 512 pp., vélin ivoire, tranches nues (reliure à l'imitation de l'époque).
"Édition originale de 61 lettres en français inédites. Bandeaux typographiques et culs-de-lampe. Table complète en fin de volume. Privilège du 1er avril 1637 et achevé d'imprimer du 14 août 1637. Ce recueil, publié chez l'imprimeur-libraire de l'Académie Jean Camusat, contient 61 lettres en français - datées de 1632 à 1637 (la plupart de 1636) - et 2 lettres en latin de Daniel Heinsius. La seconde partie, Ioannis Ludovici Balzacii Epistolarum Liber unus, entièrement en latin, regroupe 16 épîtres, dont 4 à Richelieu, ainsi que 3 poèmes. ""C'était s'afficher avec éclat devant ""le païs latin"" comme latiniste, tant en prose qu'en poésie. Et confirmer par l'exemple [ses] prétentions humanistes […]"" (Jehasse). Le Recueil s'ouvre sur une lettre de remerciements, datée du 1er juillet 1637, adressée au chancelier Séguier qui venait d'interdire la publication d'un libelle contre Balzac, témoignant ainsi que ""l'ermite de la Charente"" n'avait pas encore totalement renoncé à la Cour. ""Mais, Monseigneur, la bonté que vous avés pour moy, va plus loin que la Justice ordinaire. Vous ne voulés pas seulement que je sois en repos dans l'agitation de toute l'Europe : vous voudriez encore que le Monde respectast mon repos, & qu'estant esloigné des hommes, je fusse hors de la portée de la médisance."" Frontispice gravé par Claude Mellan (1598-1688), Minerve appuyée sur une cippe sur laquelle est inscrit le titre, un enfant tenant deux couronnes de laurier à ses côtés : ""Monsieur, Quoy que je n'aye pas les yeux fort sçavans, je connois bien que l'ouvrage de Mellan est plus noble & mieux conceû que celuy de l'autre Sculpteur. Mais le bon Camusat fait bien de l'honneur à mes Escrits, de les enrichir de si belles & si ingénieuses figures. Que dites-vous particulièrement de cette Pallas rêveuse & mélancholique ? Ne semble-t-il pas, qu'elle n'est à l'entrée du Livre avec une verge, que pour en donner sur les doigts au Sophiste Gorgias & au Grammairien Palemon"" (à Chapelain, 15 octobre 1637). Bel exemplaire. Tchemerzine, I, 414. - Beugnot, n° 77. - Guez de Balzac, Épîtres latines, Jean Jehasse et Bernard Yon (éd.), Université de Saint-Étienne, 1982. - IFF Graveurs du XVIIe siècle, t. 17, Claude Mellan, 1988, n° 303."
Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé, 1661. In-12 (130 x 72 mm), 12 ff. n. ch., 399 pp. et 32 pp. n. ch. Veau fauve glacé, armes dorées au centre des plats, dos à nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, coins légèrement émoussés, forte brunissure d'origine dans la marge aux pp. 175-176 et 179-180 (reliure de l'époque).
Seconde édition. Ouvrage de théologie morale par un des fondateurs du classicisme. Le personnage portant le nom de Socrate ne réfère au philosophe que par sa méthode d'interrogation. Cette apologie du christianisme contient également Trois discours envoyez a monsieur Descartes portant sur le rapport de la philosophie à la vérité et à la morale chrétienne. La page de titre est illustrée d'un élégant bandeau gravé sur cuivre. L'exemplaire de Nicolas Lambert de Thorigny (1657-1729), à ses armes. Président de la Chambre des Comptes, il fut un bibliophile renommé dont la collection fut vendue un an après sa mort par Gabriel Martin. Cette famille avait fait édifier par Le Vau le fameux Hôtel Lambert à la pointe de l'Île de la Cité. Ex-libris gravé de Jack Wallis ; ex-libris armorié de Federico Lobetti Bodoni (1946-), notaire et photographe piémontais. Bel exemplaire à provenance remarquable. Tchemerzine I 369 (pour l'originale de 1652). OHR, 18 pl. 1772, fer 1. Bibliotheca Lambertina, Paris, 1730, n°3126.
Paris, Pierre Rocolet, 1641 In-8 704 pp., vélin ivoire, titre manuscrit à la plume au dos, tranches nues (reliure de l'époque).
"Troisième édition du second volume des nouvelles Lettres de Balzac, originellement paru en 1636. Cette Suitte réunit 106 Lettreset comprend une table des destinataires. Vignette de titre d'éditeur à la nef parisienne, et bandeaux typographiques. Bel exemplaire en vélin de l'époque. Marque d'appartenance manuscrite à l'encre brune au titre : ""Launeau fontenay"". Tchemerzine, I, p. 409 - Beugnot, n° 76."
1665. Kupferstich von G. Vallet. Bildgrösse: 29 x 19 cm. Blattgrösse: 29,2 x 19,2 cm.
Vallet, Guillaume (1632-1704): Französischer Kupferstecher. - Bis zum Bildrand beschnitten.