Gallimard | Paris 1961 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Roger Caillois à son ami René Etiemble : "Pour Etiemble avec la fidèle amitié de Roger Caillois" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1954 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 51 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du Sagittaire | Paris 1942 | 12 x 19 cm | broché
Ediiton originale sur papier courant. Envoi autographe signé de Roger Caillois à Pierre Leiris. Deux petites déchirures recollées en tête et en pied du dos. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
P.U.F. | Paris 1978 | 13.50 x 21.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Roger Caillois à son ami René Etiemble : "... avec l'estime et la réelle amitié de votre acolyte." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Fontaine | Paris 1946 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur vélin supérieur, tirage de tête. Bel envoi autographe signé de Roger Caillois à Georges Hugnet : "... ce vocabulaire esthétique où je fais pénitence..." Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1973 | 14 x 20.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé de Roger Chateauneu à Maurice Blanchot. Légères piqûres sans gravité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Saint-Germain-des-Prés | Paris 1983 | 14 x 21.50 cm | en feuilles
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur vergé, tirage de tête. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Roger Cuisiniez à une amie prénommée Anne-Marie : "... qui connait si bien les chemins du voyage que j'ai eu le plaisir de suivre quelquefois avec elle..." Notre exemplaire, comme indiqué à la justification du tirage, est bien complet de son poème manuscrit, notre intitulé "En rond" présent à la page 23 de ce recueil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Arthaud | Grenoble & Paris 1946 | 12.50 x 19 cm | relié
Edition originale, un des 75 exemplaires numérotés sur vélin à la forme, seuls grands papiers. Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles filets dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, premier plat de couverture conservé, tête mouchetée. Iconographie. Agréable exemplaire. Provenance: Paul Verneyras, entré dans la résistance en 1940, membre actif du mouvement Libération-Nord, puis conseiller municipal MRP du 6e secteur de Paris en 1945-1947. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie Nouvelle | Paris 1854 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale. Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe d'une 1/2 page de l'auteur encollée en tête du verso du premier plat. Dos défraîchi, deux légers manques angulaires sur le premier plat, agréable état intérieur quasi exempt de rousseur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Dumont | Paris s. d. [1843] | 13 x 22 cm | 2 volumes reliés en 1
Edition originale. Reliure en demi chagrin bleu marine, dos légèrement passé à quatre nerfs sertis de doubles filets dorés orné de doubles caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve. Envoi autographe signé de Roger de Beauvoir à son aimable confrère le marquis de Foresta. L'envoi autographe a été rogné par le relieur, rousseurs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. l. s. d. [circa 1848] | 10 x 15.90 cm | une page sur un bifeuillet
Lettre autographe signée de Roger de Beauvoir.Unepage à l'encre noire sur un bifeuillet de papier bleu. Discrets plis inhérents à l'envoi. L'écrivain et chroniqueur prépare ses Mémoires de Mademoiselle Mars, immense actrice quicomptait parmi ses intimes. Il invite dans cette lettre son correspondant à se rendre au domicile de la comédienne avec Alexandre Dumas pour yétudier sa correspondance. "Mon cher ami, Hier soir à cinq heures j'ai appris une nouvelle si triste qu'elle a influé subitement sur ma santé ; j'ai combattu vainement cette impression, on m'a tant tourné le sang que je viens d'appeler un médecin. Il m'a fait une ordonnant indiquant 3 mois de régime, excusez du peu ! [...] Soyez donc allez bon vous deux Dumas pour venir demain relever dans les lettres de Melle Mars ce qui sera utile [...] - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Beck | Paris 1849 | 17.2 x 25 cm | Broché
Rare édition originale. Quelques rousseurs, dos gauchi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. 1754 | 8.50 x 14.50 cm | 5 volumes reliés
Edition clandestine, probablement imprimée en Hollande. Un titre gravé par Choffart répété dans les 5 volumes. Jolie édition dont l'intérêt est de regrouper un important ensemble des romans galants à la cour de Louis XIV, l'Histoire amoureuse des Gaules n'occupant habituellement qu'un seul volume. Les 4 autres volumes contiennent ainsi un peu plus de 15 autres nouvelles ou petits romans galants, certains de Courtilz de Sandras, d'autres demeurés anonymes. L'ensemble constitue une somme importante de cette littérature liée au siècle de Louis XIV. Reliure en plein veau brun marbré d'époque. Dos lisse orné à la grotesque d'un semi d'étoiles. Une fente au mors supérieur du tome I en tête. Petits manques en tête du tome II. Au tome IV un cahier ressorti, plusieurs feuillets au tome I. P.15, manque en marge externe sans atteinte au texte. Rousseurs pâles éparses. Ex-libris à la plume du XVIIIe dans la marge des pages de titre : Froment. Détails des volumes :Tome I: Lettre au Duc de Saint-Aignan (du 12 novembre 1665), Histoire amoureuse des Gaules (contient tous les textes habituels, Histoire de Madame de Sevigny (i.e. Sévigné), Histoire des amours de Madame de Monglas, les Maximes d'amour). On trouve en outre à la fin la traduction des épigrammes de Martial par Bussy-Rabutin. Tome II : « Le Palais Royal ou les amours de Madame de La Valière et autres. », « La déroute et l'adieu des filles de joie de la ville & faubourgs de Paris, etc, et la requête de Me de La Valière. », « La Princesse ou les amours de Madame. », « Junonie ou les amours de Madame de Bagneux. », « Les fausses prudes ou les amour de Madame de Brancas, et autres dames de la cour. », « Les vieilles amoureuses ». Tome III : « Les amours de la Maréchale de La Ferté. », « La France galante ou les amours de Madame de Montespan, etc. », « Le perroquet ou les amours de Mademoiselle. ». Tome IV : « Le Passe-temps royal ou les amours de Mademoiselle de Fontange. », « Suite de la France galante ou les amours de Madame de Maintenon, sur de nouveaux mémoires très-curieux. », « Le divorce royal ou guerre civile dans la famille du Grand Alcandre. ». Tome V : « La France devenue italienne avec les derniers dérèglements de la cour. », « Amours de Monseigneur le Dauphin, avec la Comtesse du Rourre. » - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1937 | 26.80 x 34.60 cm | une feuille rempliée
Édition originale de cette partition chant et piano, premier plat illustré en couleurs, dans une veine Art déco géométrique, par Roger de Milos. Très bel exemplaire. * Cirer m'sieu !... est l'adaptation française de Shoe Shine Boy, composée par Saul Chaplin sur des paroles de Sammy Cahn pour la revue Connie's Hot Chocolates of 1936, créée à Harlem fin octobre 1935. Le titre, immédiatement enregistré par Louis Armstrong, devint un classique du répertoire swing, repris par Tommy Dorsey et par le petit groupe où Count Basie fit graver, sous le pseudonyme de Jones-Smith Incorporated, le tout premier solo de Lester Young. La présente édition française, publiée par Salabert en 1937, porte la mention de paroles françaises signées « Jean Cis » pseudonyme sous lequel Francis Salabert, l'éditeur lui-même, était déposé comme auteur à la SACEM. Loin d'une simple traduction, le texte français déplace entièrement le personnage : l'enfant pauvre de Harlem devient un jeune cireur « né là-bas, dans la kasbah », rêvant sur les trottoirs de Paris d'un retour « au soleil africain ». Un document rare qui documente, texte et image, la manière dont l'industrie de la partition française recodait le répertoire afro-américain à travers son propre imaginaire colonial. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Raymond Duncan | Paris 1936 | 24.50 x 26 cm | en feuilles
Edition originale imprimée à petit nombre et à la main par Raymond Duncan. Très légères piqûres sans gravité et une toute petite tache sur le premier plat, sinon agréable exemplaire. Rare. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Albert Messein | Paris 1920 | 12 x 18.50 cm | broché
Edition originale, un des 475 exemplaires numérotés alfa bouffant, seuls grands papiers après 2 Japon et 10 Hollande. Envoi autographe signé de Roger de Nereÿs, alias Marie-Antoinette de Helle, à Félix de Goyon. Ouvrage orné, en frontispice, d'un portrait de l'auteur. Une étiquette illustrée et contrecollée sur le premier plat fait défaut à notre exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La roue à livres | Genève 1974 | 15 x 22.50 cm | broché
Nouvelle édition. Ouvrage illustré de figures hors-texte. Agréable et rare exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris, chez Florentin et Pierre Delaulne, 1699 1 volume petit in-8 (16 x 9,5 cm), de (1)-378-(4) pages. Vignette à mi-page portrait de Louis XIV gravé par Crespy. Reliure du début du XVIIIe siècle aux armes du Comte d'Hoym (1694-1736). Plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, tranches rouges, gardes peigne. Exemplaire en bon état malgré des mors fendus ou fragiles avec manque et réparations de fortune plus récente. Coins usés. Intérieur complet et assez propre. Quelques salissures sans gravité. Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Charles-Henry comte d'Hoym (1694-1736), ambassadeur de Saxe-Pologne en France et célèbre bibliophile. ÉDITION ORIGINALE. Qui se souvient aujourd'hui, après plus de trois siècle, que l'auteur malheureux de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin, celui-là même qui paya cette belle plaisanterie qui distrayait alors toute la cour sur le dos des amours de Louis XIV, écrivit pour le loisir de ses enfants une Histoire en abrégé de Louis le Grand ? Personne, ou presque. Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693. L'Histoire de Louis XIV qu'il livre ici de manière posthume (publiée par ses enfants) s'arrête donc à l'année 1692. Il restait au Roi Soleil 23 années de règne. La lecture de cet Abrégé n'est pas indigeste, bien au contraire, on y trouve une intéressante chronologie des jeunes années du Roi et des années de guerre. Bussy-Rabutin semble tout à fait impartial avec celui qui le condamna à rester loin de la cour dans son château de Bourgogne pendant plus de 17 ans. Bussy-Rabutin était un militaire, rempli d'orgueil et d'un amour irraisonné pour les honneurs. Ceci l'emporta sur le ressentiment et l'envie de vengeance qu'il aurait aisément pu déployer dans ces pages posthumes. Le texte imprimé diffère sensiblement du manuscrit d’où cette Histoire a été tirée. Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France (n.a.f. 4208) sous le titre de Discours du comte de Bussy a sa famille sur le bon usage des prosperités. "Dernière étape d’un parcours littéraire hors du commun, le Discours du comte de Bussy à sa famille sur le bon usage des prospérités date de 1692. Il témoigne avec éclat de la maîtrise d’un art d’écrire assidûment cultivé durant les années d’exil. Sa richesse a pourtant longtemps été masquée par l’Histoire en abrégé de Louis le Grand, publiée en 1699 et dont il a fourni la matière – Bussy avait écarté l’idée même de publication, préférant réserver la lecture de son manuscrit à quelques lecteurs habilement choisis, dont le roi. Soigneusement calligraphié, le manuscrit autographe compte 136 pages et se divise en quatre parties fort inégales : trois Vies en abrégé (le cardinal Mazarin, la chancelier Le Tellier, le duc de Beauvillier) et une Histoire en abrégé de Louis le Grand quatorziesme du nom qui développe sa chronologie des folios 17 à 136. En dépit de ce déséquilibre, le texte doit être lu en son entier tant sa composition est soigneusement méditée. Premièrement, le choix des biographies semble concentrer les prospérités sur le règne de Louis XIV, autour de la figure duquel toute l’œuvre est organisée, comme si ses sujets n’avaient d’histoire que la sienne. Deuxièmement, cette construction suggère un parallèle avec Les Illustres malheureux, où Bussy occupe la place d’honneur. Au fond, il s’agit ici de l’auteur et de sa relation avec le roi. La singularité du Discours tient à la construction d’une œuvre littéraire pour conforter un statut qui n’est pas celui d’auteur, ainsi que l’indique le choix de la forme du discours : Bussy n’écrit pas en historien et encore moins en historiographe. Il a bel et bien pris acte du refus par le souverain de ses offres de service, d’où cette appropriation du genre de l’exemplum. En revanche, il ne désespère pas sinon de regagner sa faveur, du moins d’obtenir de nouvelles grâces. L’adresse initiale à ses enfants, destinataires officiels d’un manuscrit conçu pour le roi, suggère que l’adoucissement de ses malheurs pourrait bien préluder à leur prospérité. À l’intelligence de la composition correspond une écriture soigneusement polie et reprise jusque sur le manuscrit destiné à circuler. Bussy travaille plus d’une année à son ouvrage. Chaque mot y est choisi, chaque nuance est voulue. Avec ses phrases courtes et coupées, le style est non pas noble, mais fier malgré l’admiration vouée au souverain, ainsi que le montrent a contrario les nombreuses corrections apportées pour l’édition partielle de 1699. Pour pleinement goûter un tel texte, il convient d’accepter la place que l’auteur a réservée à son lecteur. Or Bussy feint d’écrire à ses enfants pour mieux toucher le roi et se représente dans cette posture. Le choix d’une diffusion par le manuscrit renforce l’effet recherché par la composition. Il découle de cette mise en scène que l’éloge, sincère par nécessité, se mesure à l’aune d’une convention : nulle flagornerie, donc, dans un exercice qui crée une distance inattendue par rapport à l’objet de la flatterie. Les leçons tirées des trois Vies en abrégé proposent d’ailleurs quelques règles précieuses pour les courtisans : Le Tellier est vanté pour avoir su rester pendant l’exil de Mazarin lui rester fidèle sans se brouiller avec ses adversaires, de sorte qu’ami de tout le monde, il avait l’assurance de rester ministre… L’auteur met dans cette ultime œuvre toutes les qualités qui ont durablement assuré le succès des précédentes. Plus encore que dans l’Histoire amoureuse des Gaules, on y goûtera l’habileté de la composition et l’on n’y trouvera pas moins d’esprit que dans la correspondance car le maître épistolier, qui avait transformé son discours de réception à l’Académie en épître, développe désormais son Discours avec virtuosité. Surtout, alors que le mémorialiste semblait s’interroger sur les causes d’une disgrâce à la dureté incompréhensible, il revisite ici l’histoire avec optimisme. Car, et ce n’est pas le moindre paradoxe de Bussy, cet homme qui a encouru la prison et l’exil pour ses écrits et qui n’avait cessé d’écrire avec l’espoir de retrouver la place qu’il ambitionnait à la cour comme à la guerre, choisit d’afficher son renoncement pour mieux remplir ses vues, d’où un incipit dans la grande tradition des Mémoires nobiliaires : l’œuvre du « dévot papelard » commence par détourner une convention littéraire. Voilà décidément un Discours à redécouvrir !" (Christophe Blanquie) Références : OHR, 672 (planche des armoiries du comte d'Hoym). BON EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COMTE D'HOYM DE L'HISTOIRE EN ABRÉGÉ DE LOUIS XIV.
Editions Francis Salabert | Paris 1924 | 27 x 34.80 cm | une feuille repliée
Edition originale de cette partition chant (bilingue) et piano, premier plat illustré par Roger de Valerio. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1923 | 27.20 x 35.30 cm | une feuille rempliée
Edition originale de cette partition pour piano, premier plat illustré en couleurs par Roger de Valerio. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1928 | 27 x 34.90 cm | une feuille rempliée et une libre
Edition originale de cette partition chant et pianoillustrée sur le premier plat d'une illustration en couleurs de Roger de Valerio. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1924 | 27.20 x 35.70 cm | une feuille rempliée
Édition originale française de cette partition pour piano, premier plat illustré en couleurs par Roger de Valério. La couverture porte la mention « by arrangement with Frank Silver and Irving Cohn, writers of "Yes! We Have No Bananas" », rappelant que cette pièce est la réplique française du plus grand succès américain de l'année 1923. Très bel exemplaire. * Banana Blues, composée par James F. Hanley et Robert King, est la traduction éditoriale française d'une chanson-réplique écrite pour capitaliser sur le triomphe de Yes! We Have No Bananas (Frank Silver et Irving Cohn, 1923), numéro un des ventes américaines pendant cinq semaines et l'un des phénomènes de music-hall les plus retentissants de la décennie. Robert King, compositeur prolifique de la Tin Pan Alley alors sous contrat exclusif avec l'éditeur new-yorkais Shapiro, Bernstein & Co, et James F. Hanley, déjà auteur de standards comme Second Hand Rose, unissent leurs plumes pour cette parodie popularisée notamment par Eddie Cantor et Belle Baker dès l'été 1923. Francis Salabert, qui avait fait de sa maison la principale importatrice parisienne des succès américains, en publie l'édition française dès l'année suivante, confiant comme à son habitude l'illustration à Roger de Valerio, dessinateur attitré de la maison. Celui-ci reprend, pour la seconde fois en quelques mois, le même dispositif visuel déjà mobilisé pour la chanson originale : le motif de la banane y devient prétexte à une imagerie empruntée au répertoire de la caricature raciale, indépendamment du contenu réel des paroles. Cette récurrence offre un cas d'école du phénomène que l'historienne Petrine Archer-Straw a qualifié de « négrophilie » : l'appropriation, par la culture commerciale et artistique parisienne des années folles, de signes associés à la culture noire américaine, dans un rapport ambigu mêlant fascination et stéréotypie. Precieuse partition à double intérêt, musical et iconographique : témoin direct de la circulation transatlantique des succès de la Tin Pan Alley vers le Paris des années folles, et pièce significative pour l'étude de l'image du corps noir dans l'imagerie commerciale Art déco française. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1918 | 26.40 x 34.60 cm | une feuille rempliée
Edition originale de cette partition chant (bilingue) et pianoillustrée sur le premier plat d'une grande illustration en couleurs de Roger de Valerio.La Madelon fut créée par Maurice Chevalier au Casino de Paris. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1923 | 27 x 34.90 cm | une feuille rempliée
Edition originale de cette partition chant et piano illustrée sur le premier plat d'un dessin en couleurs de Roger de Valerio. Bien que réalisée par un artiste français, dans une veine expressionniste, la couverture reprend l'imagerie stéréotypée des Afro-américains, véhiculée, depuis la guerre de Sécession, par la caricature raciste américaine. Pourtant, en 1923, cette violente stigmatisation avilissante et essentialisante fondée sur l'idéologie d'une hiérarchie ethnique, est facétieusement détournée par les noirs américains notamment à travers la culture du Jazz and Blues et par quelques grandes figures artistiques dont Joséphine Baker. Ainsi, dans sa Revue Nègre se réapproprie-t-elle avec humour et sensualité la représentation dégradante dont les noirs sont victimes. Il est alors parfois difficile dans les représentations de la négritude de ces années folles de distinguer la frontière entre la caricature raciste et sa réinterprétation moderne moquant le mythe racial. Toutefois, ce nouveau fox trot de Franck Silver et Irving Cohn qui fait alors un tabac aux Etats-Unis et que le magazine Billboard placera en 1948 dans sa liste Fifty Years of Song Hits, n'a aucun rapport avec la négritude. Il est inspiré d'une réplique d'un épicier grec suite à la pénurie due à la rouille de la banane. Totalement inadéquate, l'image de Valerio est inspirée par la simple évocation de la banane associée à l'Afrique pour le public français et ainsi à la « sauvagerie » fantasmée du noir africain. Cette réinterprétation colonialiste du cliché racial se distingue de l'imagerie américaine, notamment par le dénuement des personnages, les boucles d'oreilles des enfants et leur chevelure éparse. On retrouvera cette même iconographie dans les bande-dessinée franco-belge, dont Tintin au Congo quelques années plus tard. Très bel exemplaire de cette partition originale française d'un des grands succès du Fox-Trot, d'une grande qualité graphique en dépit de son thème raciste. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Francis Salabert | Paris 1924 | 27.10 x 34.80 cm | une feuille rempliée
Édition originale française de cette partition pour piano et chant, premier plat illustré en couleurs par Roger de Valério (1886-1951), alors dessinateur exclusif des éditions Salabert. Bel exemplaire. * Manda est extraite de la comédie musicale américaine The Chocolate Dandies, créée à Broadway le 1er septembre 1924 sur une musique d'Eubie Blake et des paroles de Noble Sissle. Le rôle-titre y fut créé par la jeune Valaida Snow. La distribution comptait également, dans un rôle comique nommé « That Comedy Chorus Girl », une certaine Joséphine Baker, alors âgée de dix-huit ans, remarquée par la presse new-yorkaise pour son numéro de danseuse volontairement désynchronisée et son strabisme comique imitant l'acteur burlesque Ben Turpin. Cette édition française, publiée par Francis Salabert dès 1924 avec une adaptation des paroles par Jacques-Charles, futur créateur des grandes revues du Casino de Paris, atteste ainsi d'une diffusion du répertoire scénique afro-américain en France plus d'un an avant l'éclat parisien de La Revue Nègre (octobre 1925), qui fera de Joséphine Baker une vedette. La couverture de Roger de Valério, dans une veine expressionniste caractéristique de son travail pour Salabert, recourt à une imagerie caricaturale du corps noir dont la généalogie précise reste à établir : elle se situe au croisement d'une tradition coloniale française de représentation fantasmée du corps noir, antérieure et autonome, et d'une tradition américaine issue des minstrel shows, importée en France avec le jazz. Cette imagerie relève de ce que les historiens de l'art nomment la « négrophilie » : un engouement caractéristique de l'avant-garde parisienne des années 1920 pour la culture noire, jazz, danse et art africain, qui se construit paradoxalement sur les mêmes ressorts stéréotypés que cette réhabilitation est appelée à dénoncer: la fascination pour le « primitif » et la caricature raciale procédant d'un seul et même geste. C'est cette ambivalence, propre à la période, qui permet à une scène musicale diffusant une iconographie dévalorisante d'offrir dans le même temps à des artistes noirs américains une ascension, une célébrité et une liberté que la ségrégation leur refusait aux États-Unis. Quelques mois à peine après cette édition, l'arrivée de Joséphine Baker à Paris cristallisera ce paradoxe, dans une ville déjà réputée à l'échelle internationale comme un foyer de libération des murs et de rencontre entre créateurs de l'Ancien et du Nouveau Monde. Ce document éclaire ainsi, en creux, l'ambivalence de la réception française du jazz naissant, une année avant la consécration de sa plus célèbre interprète. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -