A la Cité des Livres | Paris 1923 | 17 x 26 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires nominatifs numérotés sur hollande, tirage de tête après 12 Japon enrichis d'une suite des illustrations sur chine et 12 exemplaires nominatifs hors commerce et numérotés sur papier rose. Ouvrage illustré de deux portraits et de sept fac-similés, notre exemplaire comportant bien, ainsi qu'il 'est stipulé à la justification du tirage, de la suite des illustrations sur vergé d'arches. L'étui est manquant, dos très légèrement éclairci sans gravité. Bel exemplaire à toutes marges de cette nouvelle inédite d'Honoré de Balzac. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. l. [Passy] « mardi matin » [28 décembre 1841] | 13.50 x 21.60 cm | une page sur un double feuillet, enveloppe jointe
Lettre autographe signée d'Honoré de Balzac adressée à Jean-Baptiste Violet d'Epagny, directeur du théâtre de l'Odéon. Une page rédigée à l'encre noire sur un bifeuillet. Est jointe et collée sur la seconde page l'enveloppe qui accompagnait cette lettre, rédigée de la main de Balzac. «Mon cher directeur, aux termes de nos conventions, je suis prêt à lire, j'ai choisi demain mercredi et j'ai dit à votre régisseur les noms des comédiens auxquels je confie notre pièce. J'ai un peu fait votre métier, j'ai conquis madame Dorval qui vous enrichira, je l'amènerai moi-même. Trouvez ici, mon cher d'Épagny, mille amitiés, je vous ai donné les preuves de notre ancienne connaissance en vous choisissant Les Ressources de Quinola, j'attendrai du retour dans nos relations et j'ai droit à bien du zèle.» Les Ressources de Quinola, c'est tout à la fois Les Fourberies de Scapin et Les Noces de Figaro. L'ambition de Balzac à partir des années 1840 et jusqu'à sa mort fut en effet de conquérir une renommée semblable à celle de ses illustres prédécesseurs Molière et Beaumarchais. Espoir aussi vain que tenace, il ne douta pourtant jamais, échec après échec, de l'imminence de son succès. « Le 15 juillet 1841 d'Épagny obtint le privilège de la direction de l'Odéon [...] ainsi que tout directeur de théâtre l'eut fait à sa place, [il] profita des vacances estivales pour organiser sa campagne d'hiver. Il demanda une pièce à Balzac et celui-ci se rendit à ses désirs en choisissant les Ressources de Quinola. [...] On sait quel tapage se fit autour de la pièce de Balzac, avec quelle enfantine naïveté l'auteur voulut organiser une salle composée de la plus haute société parisienne et de l'élite de la colonie étrangère afin de donner aux snobs l'envie de se joindre à une si brillante assemblée. [...] Madame Dorval, plus avisée que l'auteur, refusa, dès la lecture faite par Balzac [...] le rôle qui lui était destiné. Elle fit bien car jamais échec ne fut plus complet. » (L'Amateur d'autographes, mai 1911) Intéressante lettre révélant les dessous de la création des Ressources de Quinola et le système de lecture de l'uvre par l'auteur soumise à l'appréciation des comédiens qui à la suite d'un vote acceptaient ou refusaient la pièce. Provenance : collection Arthur Meyer, puis « AGR » (tampon sur la lettre et l'enveloppe). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet
Lettre autographe signée dHonoré de Balzac adressée à son ami lécrivain Charles de Bernard. Une page rédigée à lencre noire sur un bifeuillet. Au verso du dernier feuillet, figure ladresse du destinataire [Charles de Bernard du Grail] rédigée de la main de Balzac, ainsi que des tampons postaux et le cachet portant les armes des Balzac dEntraigues, que lécrivain sétait appropriées. Quelques infimes trous sans atteinte au texte, traces de plis inhérentes à lenvoi. Publiée dans sa correspondance (Paris, Calmann Lévy, 1876, CXIV, p. 252-253). Balzac écrit cette missive quatre jours après sa toute première rencontre et son premier baiser avec Madame Hanska à Neuchâtel, à la suite de longs mois déchanges épistolaires. «Jai été très heureux ici. Je suis très content de ce que jai vu, le pays est délicieux; mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures.» * Deux ans après la première lettre de «lÉtrangère» Éveline Rzewuska, un Balzac enamouré quitte Paris pour la retrouver en Suisse. Lécrivain faisant une «escale» à Besançon, servant de prétexte à son départ de la capitale, y avait brièvement vu son correspondant Charles de Bernard: «Il me semble que je vous ai bien peu remercié de la bonne journée que vous mavez donnée; mais jespère vous prouver que je ne suis point un ingrat. À mercredi donc; vous devez penser que jaurai bien du plaisir à vous revoir, vous qui avez fait que mon voyage à Besançon na pas été inutile et que jy ai trouvé du plaisir». Après cette journée à Besançon et un voyage en malle-poste chaotique, Balzac rencontra enfin sa belle, quil dut malheureusement partager avec son mari le comte Hanski. Profitant dune absence de ce dernier, lécrivain échangea, sur un antique banc de pierre de la colline du Crêt, un baiser tant attendu avec Madame Hanska. Tout au bonheur de cette première rencontre, il ne peut sempêcher cependant de citer lomineuse fable de la Fontaine dans cette lettre: «mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures». Ses amours avec Madame Hanska ne seront pas, en effet, dun calme olympien, comme le résumera Gonzague Saint Bris: «dix-huit ans damour, seize ans dattente, deux ans de bonheur et six mois de mariage». De Neuchâtel, ils garderont limage dun lieu symbolisant leur union. La ville figurera dans une soixantaine de leurs lettres: «Neuchâtel, cest comme le lys blanc, pur, plein dodeurs pénétrantes, la jeunesse, la fraîcheur, léclat, lespoir, le bonheur entrevu», lui écrira-t-il. De Bernard, qui avait arrangé son transport vers la Suisse, est de nouveau missionné pour le retour de Balzac: «Jaurai le plaisir de vous revoir mercredi, 2 octobre. Voulez-vous avoir lobligeance de me retenir une place à la malle pour Paris?». Le voyage le séparant de nouveau de sa bien-aimée sera particulièrement misérable: «La Malle-poste était retenue pour 6 jours, en sorte que mon ami de Besançon [Charles de Bernard] na pu my avoir une place; jai donc fait la route sur limpériale dune diligence en compagnie de 5 Suisses du canton de Vaud qui mont traité corporellement comme un animal quon mène au marché et qui ont singulièrement aidé les paquets à me contusionner» (lettre à Madame Hanska, 6 octobre 1833). Balzac livre dans ces lignes sa toute première impression de ses premiers moments passés avec lobjet de sa plus vive passion, à qui il devait plus tard donner son nom. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie Nouvelle | 1858 | 11 x 17 cm | relié
Nouvelle édition, volume seul des uvres complètes. Reliure de lecture en demi percaline verte, dos carré, pièces de titre de papier encollées, habiles restaurations aux mors, coins émoussés, modeste reliure de l'époque.Exemplaire présenté sous chemise en demi veau tabac, dos lisse orné de double filets dorés, date en queue, étui bordé de veau tabac, ensemble signé de Goy & Vilaine. Précieux envoi autographe signé d'Ewelina Hanska, «Madame de Balzac, Princesse Hanska», à Angelo de Sorr. Angelo de Sorr, pseudonyme de Ludovic Sclafer, est un écrivain bordelais ami d'Aurélien Scholl, Charles Monselet et des frères Goncourt. Il publia en 1855 Les Pinadas qui connut un grand retentissement. Ce premier roman sur les landes de Bordeaux fut encensé, notamment par Théophile Gautier qui déclara: «Son auteur, disciple de Balzac, nous a révélé les superstitions et les murs de cescontrées étranges.» D'autres critiques relevèrent à la suite les influences balzaciennes du roman. Ainsi Paul d'Amby dans L'Artiste: «L'auteur des Pinadas s'est vivement préoccupé de la manière de Balzac, et nous l'approuvons dans le choix de son guide.» Lorsque Madame Hanska lui offre cette histoire d'un génie mort à la tâche, Angelo Sorr vient de publier Les Inutiles dont le style està nouveau comparé, dans la presse, à son modèle: «On devine une préoccupation de la manière de Balzac; la route du maître est la bonne; nous n'en voulons détourner personne et nous estimons le talent de M. de Sorr» (inLa Correspondance littéraire, 1858). Emouvant envoi de la célèbre amoureuse épistolaire et éphémère épouse de Balzac qui cultive ainsi le souvenir de son amant, mort quelques mois à peine après leur mariage. Leur histoire d'amour vécue à distance futrésumée ainsi par Gonzague Saint Bris:«dix-huit ans d'amour, seize ans d'attente, deux ans de bonheur et six mois de mariage». Huit ans après la disparition du poète, cette émouvante dédicacede la légataire au disciple témoigne de la force d'un amour qui sut résister à toutes les séparations. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charpentier | Paris 1842 | 12 x 19 cm | relié
Premières éditions définitives, en partie originales. Reliure en demi chagrin rouge à coins, dos à quatre faux nerfs orné de caissons et filets estampés à froid, chiffre enlacé de Jules Hetzel en pied, exemplaire non rogné, reliure de l'époque. Quelques rares rousseurs. Précieux envoi autographe signé d'Honoré de Balzac à Jules Hetzel «en témoignage de l'amitié de l'auteur». Dans les années 1840, Balzac «collabore à un recueil collectif illustré de vignettes de Grandville Scènes de la vie privée et publique des animaux,publié en livraisons par un nouvel éditeur, Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), qui va devenir un ami et jouer un rôle essentiel dans l'association d'éditeurs qui publieront la Comédie humaine. [Balzac] aide également Hetzel dans la rédaction des textes signés P.-J. Stahl, pseudonyme de l'éditeur.» (Roger Pierrot, Honoré de Balzac, Paris, Fayard, 1994) Remarquable exemplaire, portant un précieux envoi autographe, dans une charmante reliure du temps. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
José Corti | Paris 1950 | 12.50 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête. Très bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charles Gosselin | Paris 1832 | 12 x 20.80 cm | relié
Edition originale avec la mention rare de Second tirage. Toutes les nouvelles contenues dans ce recueil sont en édition originale : Maître Cornélius, Madame Firmiani, L'auberge rouge, Louis Lambert. un frontispice sur chine par Tony Johannot. Reliure en demi veau cerise d'époque. Dos à faux nerfs plats orné de caissons constitués de doubles filets, roulettes en queue et tête. Pièce de titre et de tomaison de veau brun. Frottements et léger accroc en tête. Rousseurs pâles éparses. Bon exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Charpentier | Paris 1839 | 11 x 17.80 cm | 2 volumes reliés
Première édition in-12 dans une version remaniée, après l'originale de 1834. A propos des éditions Charpentier, qui forment une sorte de première édition collective, Clouzot affirme : " Ensemble d'un très grand intérêt car pour tous les textes, elle présente une version remaniée, et souvent profondément. De plus en plus recherchés, ils sont toutefois restés (pour combien de temps ?) d'un prix très abordable." Guide du bibliophile français. XIXe siècle. Reliure en demi veau glacé rouge vermillon. Dos lisse orné d'un grand fer rocaille en miroir. 2 pièce de titre en veau noir. Filets en queue et tête. Traces de frottement. Exemplaire bien frais, exempt de rousseurs, au papier bien blanc, hormis une pâle rousseur sur les 3 premiers feuillets. Bel exemplaire, pour cette édition qu'on trouve très rarement bien reliée. Tome I : Les célibataires, la femme abandonnés, Illusions perdues. Tome 2 : La vieille fille, la grenadière, Message, La grande bretèche, L'illustre Gaudissart. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
G. Courville | Paris 1936 | 16.50 x 25.50 cm | broché
Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers. Deux petites taches sur le premier plat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
G. Courville | Paris 1936 | 16.50 x 25.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Une légère déchirure en angle inférieur gauche du premier plat. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
J. Hetzel et Paulin | Paris 1842 | 18.50 x 27 cm | 2 volumes reliés
Edition originale illustrée de 200 figures hors-texte et de 120 vignettes par Grandville, gravées par Brévière. Une planche manquante dans le tome 2 ("Tous l'aimaient éperdument..." dans le chapitre intitulé "Les peines de coeur d'une chatte française". Au tome 1, les planches des pages 241 et 378 sont fautivement reliées aux pages 140 et 275. Le frontispice du premier tome est différent dans le premier tome de la plupart des autres exemplaires, cependant le frontispice habituel a été placé plus loin. Reliures de l'époque en demi veau rouge, dos lisses ornés de grands fers dorés uniformément éclaircis, plats de papier à la cuve comportant quelques frottements sans gravité ainsi que sur l'ensemble des reliures, gardes et contreplats de papier caillouté. Quelques très rares rousseurs. Agréable exemplaire de cette satire de la société sous le Second Empire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Chez Les principaux libraires | s. l. [Paris] 1850 S.d. | 18 x 27 cm | relié
Edition originale, richement illustrée de 75 hors-texte, principalement de Gavarni, dont 4 planches de musique encadrées de gravures sur bois par Bertall et plusieurs compositions par Bertall. Très nombreuses vignettes par Monnier, Français, Daubigny... Les compositions de multitudes de vignettes de Bertall sur de sujets comme soirées à l'opéra, Paris la nuit... qui constituent l'ensemble de Paris comique sont particulièrement savoureuses. Cette édition est plus rare que le Diable à Paris. Demi chagrin vert d'époque. Dos lisse orné de séries de fers romantiques en long. Plats de papier coirsillonné vert. Bordures frottées et coins émoussés. Quelques rousseurs éparses, principalement dans les marges extérieures, sur un papier bien blanc. Le texte saute de la p. 5 ) 41 sans manque, le texte se poursuivant. Bon exemplaire. Portrait de Paris, sous toutes ses coutures, au début du second Empire, Le tiroir du Diable vogue sur le succès du Diable à Paris avec le même collectif pour les textes et illustrations. On notera la présence du texte de Balzac : Physiologie des boulevards, de deux textes de Sand et d'un de Musset. Les autres collaborateurs étant des littérateurs célèbres de cette période, Edouard Ourliac, Frédéric Soulié... En début d'ouvrage, le texte de la géographie de Paris de Lavallée (qui était également présent au début du Diable à Paris). En fin d'ouvrage, statistiques de Paris, l'ouvrage voulant toujours être à la fois divertissant et informatif. A cet égard, tous les textes, satiriques ou non, de l'ouvrage sont plus ou moins de caractère journalistique, mais tel qu'on pratiquait alors le journalisme sous le second Empire. L'ouvrage s'achève par les statistiques de Paris. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Urbain Canel Adolphe Guyot | Paris 1832 | 11 x 18 cm | relié
Edition originale réunissant des textes inédits, notamment 'Le refus' de Honoré de Balzac. Quelques rousseurs. Reliure en demi veau glacé marron, dos légèrement passé à quatre fins nerfs orné de filets dorés et noirs, deux mors fendus en pieds, monogramme doré d'Alcide de Beauchesne en queue du dos, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure romantique de l'époque signée de Closs. Autres contributions de Jules Janin, Roger de Beauvoir, Alcide de Beauchêne, Eugène Sue, Théodore Muret... Ouvrage orné, en frontispice, d'un portrait de Delphine Gay. Provenance : de la bibliothèque d'Alcide de Beauchesne avec son monogramme doré frappé en queue du dos. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -