Rouen, Jean Le Boullenger, 1637. In-4 de (682) ff., maroquin brun janséniste, dos à nerfs, blason doré dans l'angle gauche supérieur du premier plat, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures (Dupré).
Rare édition augmentée du dictionnaire français latin de Philibert Monet publié une première fois en 1620 à l'intention « des écoles de grammaire en France (…) le soin d’avantager la jeunesse française occupée des premiers rudiments de la langue latine, nous a convié et comme forcé à pervertir le commun ordre et d’art et de nature, en l’édition du présent abrégé de notre parallèle antérieure à celle de son originale. L’impression du corps entier de cet ouvrage, pour être de plus longue traite, aurait d’autant retardé le profit que les basses écoles peuvent recevoir d’un livre façonné et fourni des industries plus avantageuses (…) or ce sommaire leur en a pu fournir, en beaucoup moins de temps autant que leur plus urgente nécessité requérait et leur donner moyen de supporter le délai d’une oeuvre plus assortie de bonnes pièces françaises et latines » (Avis au lecteur fait à Lyon le 30 mars 1620).Deux autres éditions de l'Abrégé furent publiées en 1627 et 1635 préparatoires au grand lexique que Philibert Monet publia en 1635 sous le titre Invantaire des deus langues françoise et latine assorti des plus utiles curiositez de l'un et de l'autre idiome. Cependant les deux dictionnaires qui connurent chacun plusieurs éditions ne doivent pas être confondus, l'Abrégé publié aux formats maniables in-octavo et in-quarto, était destiné aux élèves tandis que l'Invantaire au format in-folio affichait une « attitude réformatrice quant à l'orthographe, parfois simplifiée phonétiquement, parfois non (...) les deux principaux ouvrages du Père Philibert Monet marquent une volonté de décrire l'usage dans son actualité, qui va ouvrir discrètement la voie aux dictionnaires français débarrassés du latin, pratique qu'inaugurera Pierre Richelet en 1680 » (A. Rey, Dictionnaire des dictionnaires).Savant jésuite, Philibert Monet (1569-1643) fut l’un des meilleurs latinistes de son siècle. Fondateur du Collège de Thonon, il enseigna durant vingt-deux ans, les humanités au prestigieux collège de la Trinité à Lyon.Très bel exemplaire dans une reliure janséniste signée Dupré.Brunet, III, 1824 ; Sommervogel, V, 1211.
Rome & Paris, Le Jay, 1774. In-4 (22 x 30 cm) veau havane marbré, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fers dorés, tranches marbrées. (3)-LIV-416 pages.(Reliure de l'époque avec un mors légèrement fendillé sur six centimètres).
Edition originale parue dans le format in-4 (il existe deux éditions la même année dans le format in-12) contenant un beau portrait de Montaigne en frontispice gravé par Augustin de Saint-Aubin. Le manuscrit original du Journal du voyage en Italie fut oublié pendant près de deux siècles et fut retrouvé par l'abbé Prunis qu'en 1770. L'éditeur parisien Le Jay confia la tâche de l'éditer à Anne-Gabriel Meunier de Querlon, conservateur des manuscrits de la Bibliothèque du Roi. Le Journal du voyage en Italie, rédigé en français et en italien, a été tenu lors du voyage entrepris par Montaigne juste après la première édition des Essais. Le texte fourmille donc de passages sérieux, avec de nombreux détails personnels ou de sa maladie. Le passage de Montaigne dans l'est de la France a été jugé insignifiant par Meusnier de Querlon, premier éditeur du Journal de voyage. Quant à la part exacte de ce qui revient au secrétaire de Montaigne, ou de Montaigne lui-même qui l'aurait dicté, reste discutée. Très bel ouvrage à l'intérieur pur, grand de marges, dans une reliure élégante de l'époque.
Paris, Guillaume de Luine, 1653. In-12 de (10)-60 pp., vélin souple, étiquette manuscrite et titre à l'encre du temps sur le dos (reliure de l'époque).
Édition originale adaptée de La Gran Zenobia de Pedro Calderón de la Barca. « Homme d'esprit et d'un commerce agréable, Jacques Pousset était ami de Le Royer de Prade et de Chapelle ; de Molière aussi qui joua certaines de ses pièces de théâtre » (Grente).Jacques Pousset de Montauban (Le Mans 1610?-1685), avocat et jurisconsulte à Paris, plaida plusieurs causes célèbres dont celle de la duchesse d'Aiguillon dans la succession de Richelieu.Bel exemplaire en vélin d'époque. Cioranescu, III, 55482.
A Rouen, Chez Jean Osmont, 1604. In-12 de (22)-394-(3) pp., maroquin rouge, dos à nerfs, tranches dorées (Cuzin).
Deuxième édition collective en partie originale : « Hector » est publié ici pour la première fois. Le titre-frontispice est gravé par Léonard Gauthier.Antoine de Montchrestien (1575-1621) est une figure marquante de l'histoire de la tragédie ; il commence très tôt, avec succès : Sophonisbe jouée et publiée à Caen en 1596 marqua François de Malherbe, et à sa demande elle fut modifiée, sous la forme de La Carthaginoise ou la liberté en 1601. La même année il écrit La Bergerie, Les Lacènes, David ainsi qu'Aman, L’Escossoise, ou le Desastre, qui devient en 1604 La Reine d’Escosse, et la même année Hector.Antoine de Montchrestien est ainsi l'équivalent de Robert Garnier, mais en version protestante. Lui aussi représente la faction royale, mais en espérant la faire pencher du côté protestant, alors que Robert Garnier est du côté catholique. Réfugié en Angleterre à la suite d'un duel, Montchrestien, à son retour en France, créa une manufacture d'ustensiles et d'outils à Chatillon-sur-Loire et publia son Traité d'économie politique. Avec l'expression « économie politique » qu'il forgea, il fut l'un des premiers à affirmer l'importance décisive dans la vie sociale des activités économiques de production et d'échange des biens.Provenance : baron du Charmel (ex-libris) ; ne figure pas au Catalogue de livres anciens, rares et curieux et de bons livres modernes provenant de la bibliothèque de M. le Baron du Charmel (1944). Bel exemplaire.Brunet II, 1847 ; Tchemerzine-Scheler IV, 916a ; Frère, Manuel du bibliographe normand, II, p. 320.
Caen, Le Gost-Clérisse, 1864. In-12, broché, XXVI, 210 pp. Tirage limité à 200 exemplaires, celui ci étant un des 190 sur papier de Hollande. Intérieur frais. Couverture défraîchie et brunie, pliures et manques de papier sur les plats, manques de papier au dos, dos fendu en partie (mais pas cassé), ouvrage non rogné.
Paris, Anthoine du Brueil, 1611. Petit in-8 de (8)-60-(2) pp.2 pièces reliées en 1 vol. petit in-8, maroquin olive, dos lisse orné, cartouche lauré dans un double filet doré d'encadrement sur les plats (reliure de l'époque).
Deux pièces très rares en édition originale du poète poitevin Antoine de Nervèze dont le Flambeau Royal dédié à Marie de Médicis mais destiné au jeune Louis XIII pour son instruction militaire et spirituelle reliées avec les lamentations de l'ancien secrétaire du roi Henri IV un an après la mort de son héros.Courtisan accompli aux multiples talents, Antoine de Nervèze (1570-1625) fut l'un des poètes importants de son temps au style précieux d'un esthétisme recherché.Provenance : bibliothèque du juriste Victor Foucher (1802-1866) avec son ex-libris armorié ; nommé maître des requêtes en service extraordinaire en 1840, ce proche de Napoléon III s'attira les foudres de son illustre beau-frère, Victor Hugo.Ex-libris manuscrits anciens sur le titre "Claude Gaillardon", "B. Maria de Capia" accompagnés d'une note bibliographique en regard ; cachet "Pierre Lajarrige", ex-libris héraldique "G. de C. Viva l'ora del leggere".Bon exemplaire. Coins légèrement usés et quelques traces de mouillures.2 exemplaires au CCFr. Poitiers, Aix-en Provence ; Cioranescu, 51000 et 51014 ; La Bouralière, 410-411.
Leiden, Abraham Gogat, 1669. In-16 de 45 pp., cartonnage Bradel vert, titre doré sur le dos (reliure du XIXe siècle).
Deuxième édition française très rare, la première sous ce titre, précédée du titre de départ : Lettre de Philogyton à Nicophile, contenant entre autres choses la Relation de la nouvelle découverte de l'Isle de Pines. La première édition française avait paru à Rouen chez Laurens Maurry en 1668, immédiatement après la parution de l'originale anglaise à Londres.Henry Neville (1620-1694), satiriste républicain anglais, disciple de James Harrington, opposant à Cromwell, fut accusé d'athéisme et de blasphème après la publication de The Isle of Pines (Londres, 1668). « On crut à cette fable, mais moins en Angleterre qu'ailleurs, et Dryden dans son Mr. Limberham s'en moqua autant que le fit Richard Head dans le pastiche Western Wonder » (Serge Soupel). L'ouvrage est l'un des premiers modèles reconnus du Robinson Crusoé de Defoe (1719), et figure aux côtés de l'Utopia de Thomas More et de la Nouvelle Atlantide de Francis Bacon dans la trilogie canonique de l'utopie insulaire anglophone.Le texte juxtapose deux récits : celui du naufragé George Pines, rescapé avec quatre femmes d'un naufrage près de Madagascar, et fondateur malgré lui d'une société de plusieurs milliers d'individus à partir de sa propre descendance polygame ; et le récit du Hollandais Van Sloetten, qui découvre l'île un siècle plus tard. Sous l'apparence d'une robinsonnade utopique, l'ouvrage propose en réalité une utopie inverse : « la société née de la polygamie, de l'oisiveté et du patriarcat dégénère en désordre, violence et impuissance politique » (Pierre Lurbe). Les Hollandais, à l'opposé, incarnent un modèle fondé sur le travail, la technique et l'organisation rationnelle.Provenance : Georges Montandon (1879-1944), avec ex-libris, docteur en médecine et ethnologue suisse naturalisé français, théoricien du racisme et de l'antisémitisme sous le gouvernement de Vichy, directeur de la revue L'Ethnie française de 1941 à 1944, abattu par la Résistance le 3 août 1944 à Clamart.Pierre Lurbe, « Une utopie inverse : The Isle of Pines de Henry Neville (1668) », pp. 19-32 (Persée) ; John Scheckter, The Isle of Pines, 1668: Henry Neville's Uncertain Utopia.
A Paris, chez David Douceur, 1606. In-folio de (4)-674 pp. (mal chiffré 666) 1 f.n.ch. (souscription de l'imprimeur).MASSET (Jean). Exact et très facile acheminement à la Langue Françoise, par Jean Masset, mis en latin par le mesme Autheur pour le soulagement des estrangers… Paris, chez David Douceur, 1606. In-folio de (4)-32-24 pp.JUNIUS (Adrian de Jonge, dit Hadrianus). Nomenclator octilinguis omnium rerum propria nomina continens, ab Adriano Junio antehac collectus, nunc vero renovatus… et in capita 77…distinctus… Accessit huic… editioni alter Nomenclator… Hermanni Germbergii opera et studio, cum indice. Parisiis, apud Douceur, 1606. In-folio de (4)-192 pp. 18 ff.n.ch. (index).3 parties en 1 vol. in-folio, veau marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge et noir, tranches rouges (reliure du XIXe siècle à l'imitation).
Édition originale fort rare du premier dictionnaire consacré exclusivement à la langue française, qui n'avait été précédé que par les diverses éditions de celui de Robert Estienne, auquel Nicot avait lui-même collaboré.Brunet rapporte que dès l'apparition du Thrésor, plus complet que tout ce qui avait paru jusqu'alors, des libraires concurrents s'emparèrent de ses parties nouvelles pour les incorporer à de nouvelles éditions du dictionnaire d'Estienne. Ces contrefaçons nuisirent à la diffusion de l'originale, qui ne s'écoula pas entièrement.On y relève avec intérêt l'entrée que Nicot consacre à la plante à laquelle son nom devait rester attaché : « Nicotiane, fém. Est une herbe de vertu admirable pour guérir toutes navrures, playes, ulcères, chancres, dartres & autres tels accidents au corps humain, que Jehan Nicot, de Nismes, conseiller du roy […] envoya en France en l'an mil-cinq cens soixante, dont toutes provinces de ce Royaume ont été engées & peuplées, à cause de quoi ladite herbe a obtenu et porté ledit nom de nicotiane. »Terence Russon Wooldridge, dans son étude de référence Les débuts de la lexicographie française : Estienne, Nicot et le Thresor de la langue françoyse (Toronto, 1977), établit que l'édition de 1606 constitue l'aboutissement de cinq éditions successives du dictionnaire d'Estienne, marquant le passage de la lexicographie latinisante à la lexicographie française proprement dite.Provenance : bibliothèque Chodron de Courcel, avec ex-libris héraldique Montcourcel.Brunet, IV, 71 ; Rothschild, I, 326. Bel exemplaire établi au XIXe siècle.
Extant Bruxellis. Apud Francisum Foppens. 1683. Petit in-4 (158 x 197 mm) pleine basane brune, dos à 5 nerfs, sans ornement ni pièce de titre, 8ff. n.ch. (Titre, épître au lecteur, index des dieux et déesses, tête de chapitre), 170, (1) pages. Petite vignette de titre sur v*bois et 59 belles figures hors texte gravées d'après des pièces et médailles antiques par Pierre François Sweert. Reliure assez épidermée, coiffes un peu arasées, qq. courtes écritures à l'encre en début d'ouvrage, planche de la page 102 réparée sans perte, papier bruni essentiellement sur les marges, gravures en très bon état. Tel.
Bruxelles, Hubert Antoine, 1624. Petit in-4 à deux colonnes de (249) ff., veau fauve, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l’époque).
Seconde partie seule (français-espagnol) datée 1624 du Tesoro de las dos lenguas Española y Francesa, quatrième édition et première bruxelloise établie sur l’édition parisienne de 1616 du dictionnaire bilingue de César Oudin publié une première fois en 1607.« À la fin du XVIe siècle, César Oudin (1560-1625, interprète pour Henri IV et l'un des premiers traducteurs de Don Quichotte en français) commença à publier en France des ouvrages destinés à l’enseignement de l’espagnol. Le premier d’entre eux fut, en 1597, une Grammaire et observation de la langue espagnolle qui connut vingt éditions successives, la dernière datant de 1686. (…) Dès 1605, un ensemble de proverbes espagnols réunis par notre auteur et accompagnés d’une traduction en français due à sa plume parut sous le titre Refranes o proverbios castellanos traduzidos en lengua francesa. Proverbes espagnols traduits en françois. Le succès fut encore au rendez-vous puisque l’ouvrage donna lieu à onze éditions parues entre 1605 et 1702. En 1607, César Oudin publia la première édition du Tesoro. Tous les spécialistes s’accordent à dire que ce dictionnaire, véritable best seller durant près de soixante-dix ans, constitue le chef-d’œuvre de la lexicographie franco-espagnole au XVIIe siècle. (…) Le Tesoro... fut sans cesse mis à jour et augmenté, par l’auteur d’abord et, après sa mort, par son propre fils, Antoine, puis par divers imprimeurs-libraires parisiens, bruxellois et lyonnais : ce dictionnaire connut en tout huit éditions, réalisées entre 1607 et 1675 à Paris, Bruxelles et Lyon » (Marc Zuili). La première ligne des titre et titre de départ «Seconde Partie de » a été gommée et remplacée à l’époque respectivement par une formule et une biffure manuscrites à l’encre du temps. Ex-libris gratté sur le premier contreplat, galerie de ver marginale, petit trou dans les feuillets aii et aiii, feuillets légèrement roussis, épidermures sur les plats.Palau, XII, 207306 ; Marc Zuili, Les mystères de l’évolution du Tesoro de las dos lenguas española y francesa de César Oudin entre 1607 et 1675.
Ou les Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux RR. PP. Jésuites. Sixième édition dans laquelle on a ajouté la Lettre d'un Avocat du Parlement à un de ses Amis. Cologne. Nicolas Schoute. 1666. (Troisième impression des Elzevier d'Amsterdam). Petit in-12 (84 x 142mm) pleine basane brune, dos à 5 nerfs orné, 12ff., 476 pages et 2ff. blancs. Reliure très abîmée mais solide, manquent les 2e gardes, bon état intérieur. Tchemerzine, V, 69.
A Cologne, chés Pierre de la Vallée, 1657. In-4, maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches dorées, étui bordé (Honnelaître).
Édition originale des dix-huit Lettres provinciales publiées séparément du 23 janvier 1656 au 24 mars 1657, avec la Réfutation de la réponse à la douzième lettre.Réunies en un volume, elles sont accompagnées d'un titre général et de trois feuillets d'avertissement qui n'ont pas été insérés dans tous les exemplaires. Cinq lettres ont été réenmargées.La troisième lettre précédée de la Response du provincial aux deux premières lettres (1 p.) ; la Réfutation de la réponse à la douzième lettre (8 pp.) est placée avant la treizième lettre ; les lettres 16 à 18 sont composées de 12 pages. Premier tirage de l'avertissement, noté Advertissement sur les XVII. Lettres.Bel exemplaire. En français dan le texte, 96 ; ; Tchemerzine-Scheler, V, p. 62 ; PMM, 140.
Nouvelle édition, plus exacte, & plus correcte qu'aucune des précédentes. Cologne. Henry Schouten. 1738. In-12 (84 x 148mm) pleine basane brune, dos à 5 nerfs orné, gardes jaspées, tranches rouges, 12ff., 556 pages, complet du portrait de l'auteur qui manque souvent en frontispice. Intéressante vignette sur la page de titre montrant un religieux (Jésuite?) terrorisé par la foudre qui lui tombe dessus et qui lâche les livres qu'il tenait, légendé La fausse morale foudroiée. Reliure assez abîmée, 1er mors fendu, coins émoussés, coiffes arasées, bel état intérieur malgré de rares rousseurs. Assez bon exemplaire.
Paris. Firmin Didot. 1834. 2 volumes in-12 (86 x 138 mm) plein maroquin couleur café, dos lisses ornés de filets, roulettes et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaisons maroquin noir, gardes jaspées, tranches marbrées, 2ff., C pages (Discours sur la vie et les ouvrages de Blaise Pascal), 115, (1) et 2ff., 205 pages. L'ouvrage s'arrête à la fin de la 13e lettre. Exemplaire incomplet, très piqué mais dans une remarquable reliure signée F. Demarsy.
Paris. De Bure. 1823. 2 volumes in-16 (77 x 120 mm), plein veau glacé rouge, dos à 4 nerfs ornés or et fleurons à froid, triples gurlandes d'encadrement des plats, rouelles dorées en écoinçons, gardes et tranches marbrées. Tome 1, LXXXII, 248, (1) pages, portrait de l'auteur en frontispice; tome 2 2ff., 246 pages. Dos un peu asssombris, coins du tome 2 lgt émoussés, auréoles claires sur le frontispice, rousseurs éparses. Assez bons exemplaires dans leurs séduisantes reliures d'époque.
Texte revu sur le manuscrit autographe avec une Préface et des Notes par Auguste Molinier. Paris. Lemerre. 1872. 1879. 2 tomes en 2 volumes in-8 (135 x 203mm) dos à 5 nerfs et coins café, plats marbrés, gardes peignées, têtes dorées, (3), LXXXIII, 326 et (2), 420 pages. Qq. rousseurs essentiellement marginales mais bel exemplaire de la Bibliothèque de Francisque Sarcey avec ses initiales frappées or dans les entre nerfs et son bel ex-libris imprimé en sanguine sur le tome 1 et en noir sur le tome 2.
L'exemplaire de Francisque Sarcey.
Paris Sebastien Mabre-Cramoisy 1681, in-4, (4)404 pages-(1 ff. de tables+(1 ff. page de titre)-156 pages-(2 ff. Table et privilège). Basane brune époque dos orné, coiffe supérieure arasée, coins usés avec manque sur le coin inférieur du plat supérieur, trou de vers au dos. Quelques petites galeries marginales et petites mouillures. Ensemble convenable.
Iere partie: Les plaidoyers. 2eme partie: Les oevres diverses. 1ère édition collective avec les oeuvres posthumes.
A Paris, chez Jean-Baptiste Coignard Fils, 1830. 2 vol. in-12 de (8)-430-(18) pp. et (8)-435-(18) pp., veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Écrivain français, né à Béziers en 1624 de parents protestants, Pelisson Fontanier décéda à Versailles le 7 février 1693. Il termina ses études classiques à l'âge de onze ans à Castres, étudia la philosophie à Montauban, le droit à Toulouse et, à dix-neuf ans seulement, publia une traduction latine et un commentaire dupremier livre des « Instituts » de Justinien. En 1653, il rédigea son « Histoire de l'Académie française », qui lui valut d'être élu académicien. Il devient secrétaire du surintendant Fouquet en 1652, maître des comptes à Montpellier en 1659, conseiller du roi en 1660. Une coiffe usée.
Paris, chez Augustn Courbé, 1671. In-16 de (II)-254 pp., veau blond glacé, dos lisse orné à la grotesque, frise de feuillages et raisins dorés encadrant les plats, dentelle intérieure, tranches dorées (Bozerian Jeune).
Édition augmentée, l'édition originale avait paru en 1653, du « premier monument historiographique consacré à l'Académie française ». Dans la présente édition, Pellisson « a introduit un quatrain inédit de Corneille sur la mort de Richelieu, et des fragments de Lettres » (Tchemerzine).Paul Pellisson Fontanier (1624 – 1693), protestant originaire du Languedoc, se fixa à Paris en 1650 avec des lettres d'introduction pour Valentin Conrart, son coreligionnaire et secrétaire perpétuel de l'Académie, qui lui obtint le privilège d'assister aux séances avec tous les droits d'un académicien avant son élection au fauteuil 34 (17 novembre 1653). Il publia la Relation la même année « un exposé familier présentant l'Académie et ses membres » qui couvre la période des origines jusqu'en 1652. Défenseur de Fouquet lors de son procès (1661-1664), il fut emprisonné à la Bastille de 1661 à 1666, où il continua d'écrire. Abjurant le protestantisme en 1670, il devint historiographe de Louis XIV (1671) et premier commis des bâtiments du roi, chargé notamment de distribuer les gratifications aux gens de lettres.Provenance : double ex-libris armorié de Philippe-Louis de Bordes de Fortage.Bel exemplaire relié par François Bozerian (1765-1826), relieur de Napoléon Ier et de Marie-Louise.Cioranescu, XVII, 54053.
Préface de Pierre GASCAR. Édition établie et annotée par Olivier AMIEL. Nouvelle édition revue et augmentée d'un index onomastique. Paris. Mercure de France. 1985. In-8 (142 x 208mm) plein chagrin anthracite à dos lisse, titre or, reliure à la bradel, gardes illustrées d'un papier dominoté, avec motif rappelant les ornements des manuscrits anciens, en sanguine sur fond blanc, plats et dos de couverture conservés, 523, (4) pages. Bel exemplaire dans une reliure d'amateur exceptionnelle.
Tout ce qui existe de ses Oeuvres: Gargantua-Pantagruel-Pantagrueline prognostication--almanachs--Sciomachie--lettres--opuscules--pieeces attribueees a Rabelais. Paris: Garnier freres. 1881. 18 x 12 cm. Relié en demi dos de cuir rouge. XLIV+766pp.
Bon état général. Reliure solide et propre malgré quelques frottements naturels, cuir bien conservé.
Grenoble, Besson, 1948, 1 couverture rempliée illustrée en couleurs (armoiries de Jean Racine), sous 2 emboitages, haut du 2ème emboitage détaché. 4 volumes in-4, portrait en frontispice, LI-(3)-291-(4), (6)-318, (6)-324 et (6)-310-(2)-VIII pages non coupées, illustré par Jacques Grange, fac-similés, exemplaire numéroté, un des 4000 sur vélin chiffon de Renage ;
Paris, Denys Thierry, 1691. In-4 de (12)-87-(1) pp., frontispice, maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, titre doré sur le dos, roulette et dentelle intérieures, tranches dorées sur marbrure (Allô).
Édition originale de la dernière pièce de Racine avec l'achevé d'imprimer du 3 mars 1691, ornée d'un frontispice gravé sur cuivre par Jean Mariette d'après Jean-Baptiste Corneille, d'un fleuron sur le titre et d'initiales et bandeaux gravés sur bois. Elle fut jouée pour la première fois à la Maison royale de Saint-Cyr le 5 janvier 1691.Les deux dernières pièces de Racine, Esther et Athalie (1691), furent commandées par Madame de Maintenon à Racine pour “divertir les demoiselles de Saint-Cyr en les instruisant” (préface). Elles présentent plusieurs particularités qui les distinguent des autres tragédies de Racine: leur sujet est tiré de l’Ancien Testament et non de l’Antiquité gréco-romaine, elles sont toutes deux accompagnées d’une partition de musique composée par Jean-Baptiste Moreau (constituant des entités typographiques distinctes des tragédies). Elles sont toutes deux imprimées dans un grand format, in-4, contre un format in-12 pour les pièces antérieures de Racine.Provenance : Baron Louis Pasquier (ex-libris).Tchemerzine-Scheler V, 350 ; Guibert, pp. 107-110 ; Le Petit, 378.
Paris, Denys Thierry, 1689. In-4 de (12)-83-(1) pp., frontispice (relié entre les feuillets liminaires aiiii et e), maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, titre doré sur le dos, roulette et dentelle intérieures, tranches dorées sur marbrure (Hardy-Mennil).
Édition originale, partagée entre Denys Thierry et Claude Barbin, illustrée d'un frontispice gravé par Sébastien Le Clerc d'après Charles Le Brun.La première tragédie biblique de Racine qui décida d'abandonner le théâtre profane en 1677 après l'échec de Phèdre, fut créée pour Madame de Maintenon qui lui demanda de composer une pièce édifiante que joueraient les demoiselles de Saint-Cyr. Il écrivit alors une tragédie tirée des livres saints Esther qui fut représentée devant la Cour avec un immense succès, le 26 janvier 1689, dans le cadre majestueux de la maison royale d'éducation de Saint-Cyr. Cette pièce ne fut donnée au public que le 8 mai 1721, au Théâtre français.Provenance : Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, cachet armorié sur le titre Bi. St. Germania Pratis.Tchemerzine-Scheler, V, 347 ; Guibert, pp. 95-96 ; Le Petit, 374 ; Rochebilière, I, 409.
Nouvelle édition plus correcte et plus ample que les précédentes. Paris. Le Clerc. 1770. Edition complète en 3 tomes in-12 (85 x 147mm) pleine basane racinée, dos lisses entièrement ornés or, gardes peignées, tranches rougies, 6ff., XX, 2ff., 344 pages; 2ff., 359, (1) pages et 2ff., 324, (3) pages. Vignette sur chaque page de titre, 3 jolis bandeaux de De Sève. Qq. traces claires d'humidité, dos râpés, coiffes supérieures rognées, coins lgt émoussés, bon état intérieur.