Paris et Genève, Droz, 1969. In-8, 229 pp., 127 planches hors-texte en noir, annotations manuscrites. Provenance: Bibliothèque de l'abbé Bernard Merlette. Broché. Bon état.
Edité par l'Ecole des Chartes. Membre de la Société historique de Compiègne (en 2009), labbé Bernard Merlette, érudit bien connu des médiévistes, notamment pour ses travaux sur les écoles et les bibliothèques de Laon, mais également pour son intime connaissance des manuscrits médiévaux et laide précieuse quil a toujours bien voulu apporter aux chercheurs, a aussi, durant plusieurs décennies, rassemblé une importante bibliothèque de recherche, au gré dune fréquentation assidue des libraires et bouquinistes parisiens.
S.l. [Soissons], 6 prairial an XI (26 mai 1804) in-4, en feuille.
Etat rédigé sur le recto seul du feuillet, signé de l'avoué du tribunal Dubois. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Gand, 18 Frimaire an IV (9 décembre 1795) in-folio, écrit au recto. en feuille.
Certificat de bonne conduite délivré au capitaine de tirailleurs Hergot, commandant de place, ayant servi sous les ordres du général Nicolas-François Songis des Courbons (1761-1810).Belle vignette allégorique gravée en en-tête. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Lausanne, la Guilde du Livre 1962. Bel exemplaire relié, reliure pleine toile ornée d'éd., 20x13, 54 pages + 176 planches + légendes.
Strasbourg ou Montbéliard, 1811 - 1813 39 pièces in-4 ou in-folio, en feuilles.
Ensemble de copies de L.A.S ou B.A.S. du médecin Jean-Charles Spietz, directeur du dépôt de mendicité du Haut-Rhin. Elles durent rester au dépôt et servirent de registre de correspondances. Quelques rares missives ressortent à la correspondance passive (e.g. 11). Une seule émane d'un autre fonctionnaire que Spietz (la 36). La plupart des lettres proviennent de Montbéliard [Mömpelgard] et sont adressées au sous-préfet de Porrentruy, supérieur direct de Spietz : si la ville de Montbéliard est actuellement incluse dans le département du Doubs, elle fit partie du Haut-Rhin de 1800 à 1816. Quant à Porrentruy, il fit retour à la Confédération en 1815.Le nombre des pensionnaires varie peu : il y a 84 mendiants recueillis à la date du 28 juin 1812 ; 86 le 9 août de la même année ; 91 le 19 août 1812 ; 87 au début de 1813 ; 100 en février 1813 ; 103 en mars 1813 ; 107 en avril 1813. L'ensemble, en dépit du style administratif parfaitement observé, documente de façon crue la gestion quotidienne, très difficile, de ces établissements remontant à la déclaration royale du 3 août 1764, complétée par arrêt du Conseil du roi du 21 octobre 1767. Napoléon en confirma l'existence en 1801 et 1808, et en imposa un dans chaque département. Quant au règlements, aux sanctions, au comportement des pensionnaires (évasions fréquentes, révoltes), l'institution s'apparentait plus à une prison qu'à un hôpital en dépit de la visée trop optimiste portée par les règlements. I. Année 1811.1. Lettre du 21 janvier 1811, de Strasbourg, adressée au préfet du Haut-Rhin [Nicolas-Félix Desportes] : concerne l'entrée en exercice de Spietz et le temps nécessaire à l'acquisition de tout ce que le règlement du dépôt prévoit. - 2. Lettre du 27 avril 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : sur les travaux urgents que nécessitent les bâtiments de l'établissement. - 3. Lettre du 23 octobre 1811, de Montbéliard, adressée au préfet : lettre d'accompagnement pour le tableau des employés pour les diverses places du service du dépôt (mais le tableau lui-même n'est pas joint). - 4. Lettre du 15 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la nomination de l'abbé Gérardin comme aumônier du dépôt. - 5. Lettre du 24 novembre 1811, de Montbéliard, au préfet : sur la fourniture d'une soixantaine de lits. - 6. Lettre du 4 décembre 1811, de Montbéliard, au préfet : demande la nomination de son fils comme commis aux écritures. - 7. Lettre du 11 décembre 1811, de Montbéliard, à M. Briche, secrétaire général de la préfecture du Haut-Rhin : demande d'autorisation d'adjudication de la fourniture des objets de consommation pour le dépôt (il s'agit d'André-Jean-Élisabeth Briche, 1766-1838). II. Année 1812.8.-9. Lettre du 24 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : accompagne la transmission du budget (non joint). Deux versions légèrement différentes. - 10. Lettre du 26 janvier 1812, de Montbéliard, au préfet : sur le paiement des employés. - 11. Lettre du 12 mars 1812, de Porrentruy, du sous-préfet de l'arrondissement de Porrentruy : concerne un litige de Spietz avec un certain Blanchon. - 12. Procès-verbal du 18 mai 1812, de Montbéliard : sur l'évasion d'un certain Riard "esprit un peu dérangé, ce qui probablement étoit le résultat des accès d'épilepsie". - 13. Lettre du 19 mai 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : refuse la réception de mendiants trop négligés dans le dépôt. - 14. Lettre du 4 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur l'état des appointements des employés pour le mois d'avril. - 15. Procès-verbal du 13 juin 1812, à Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : constate le refus de deux surveillants (Dieudonné fils et Tisserant) de se conformer au règlement intérieur du dépôt pour la nuit (le sous-préfet annote en réponse : "il y a lieu de révoquer la nomination des sieurs Tisserant et Dieudonné"). - 16. Lettre du 28 juin 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la visite de l'inspecteur général. - 17. Lettre du 2 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : expose longuement la situation personnelle du directeur et alerte sur "une espèce d'insubordination et de récalcitrance de la part des employés, qui me fait remarquer qu'il existe ici un moteur caché de désordre et de désobéissance". - 17. Lettre du 9 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "J'ai eu soin de mettre tous les octogénaires avuegles et hommes hors de cas de marcher dans une salle au rez de chaussée, mais les aveugles ne peuvent faire leur lit ni faire le nécessaire pour la propreté, les autres se plaignent d'être forcés de le faire, et en effet ils ont après de [la] peine à faire le leur propre". - 18. Lettre du 19 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rend compte de diverses punitions de mendiants. - 19. Lettre du 23 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne un rapport sur "le plus mauvais employé qu'il y ait jamais eu dans une administration". Le rapport est joint et occupe un grand feuillet in-folio. - 20. Lettre du 30 août 1812, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : condamnation du sieur Hoffmann à un mois de prison "pour avoir volé une ration de pain".III. Année 1813.21. Lettre du 3 janvier 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : compte rendu de quelques emprisonnements. - 22. Lettre du 7 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accorde la liberté à des prisonniers repentants. - 23. Lettre du 10 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la multiplication des vols par les mendiants. - 24. Lettre du 12 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : enquête sur les complices des vols (de coton). - 25. Lettre du 13 février 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une "émeute sérieuse" qui vient de se produire au dépôt. - 26. Lettre du 10 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "le service se fait difficilement, et repose tout entier sur le surveillant Froidevaux". - 27. Lettre du 25 mars 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : rapport sur les procédés inconvenants d'un certain Bernard Dépensier. - 28. Lettre du 9 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : statistiques des vivants et des morts au dépôt. - 29. Lettre du 11 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : continuation du comportement déplacé de Bernard Dépensier. - 30. Lettre du 25 avril 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : prépare la transmission de renseignements à un nouveau sous-préfet qui vient d'être nommé. - 31. Lettre du 5 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission des comptes (non joints). - 32. Lettre du 12 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne des procès-verbaux d'évasion (non joints). - 33. Lettre du 14 mai 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : présentation d'un certain Jacques-Louis Roederer au poste de surveillant. - 34. Lettre du 13 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur les effectifs insuffisants des infirmiers affectés au dépôt. - 35. Lettre du 16 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : "Les employés nourris du dépôt ont obtenu de Mr le préfet l'autorisation de porter leurs vivres dans leurs familles, et ces messieurs faisant durer leurs repas jusqu'à 8 et 9 heures du soir, et 3 et 4 heures de l'après-midi, j'ai cru exemplaire de réprimer ces abus". - 36. Lettre du 25 juin 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : elle émane du préposé aux entrées et secrétaire du conseil d'inspection du dépôt, qui signe Besnier Deforges, et charge le directeur auquel elle reproche une excessive rigueur. - 37. Lettre du 23 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur la difficulté à se procurer un garçon boulanger. - 38. Lettre du 25 juillet 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : accompagne la transmission d'une pétition du sacristain du dépôt (non jointe). - 39. Lettre du 25 août 1813, de Montbéliard, au sous-préfet de Porrentruy : sur une réprimande faite au surveillant Charton. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Arts et Métiers Graphiques, 1959. In-folio de 271 pages, 180 illustrations dont 90 planches contrecollées en couleurs. Provenance: Bibliothèque de l'abbé Bernard Merlette. Toile beige imprimée d'éditeur, sans la jaquette, étui, parfait état.
Membre de la Société historique de Compiègne (en 2009), labbé Bernard Merlette, érudit bien connu des médiévistes, notamment pour ses travaux sur les écoles et les bibliothèques de Laon, mais également pour son intime connaissance des manuscrits médiévaux et laide précieuse quil a toujours bien voulu apporter aux chercheurs, a aussi, durant plusieurs décennies, rassemblé une importante bibliothèque de recherche, au gré dune fréquentation assidue des libraires et bouquinistes parisiens.
[Manuscrits]. SEGUR (Vicomte de) Colonel des Chasseurs du Hainaut (et) SEGUR (Comte de) Chef d’escadron du même régiment.
Reference : 100602
(1789)
P., 1955, in 8° broché, XIX-190 pages suivies de 40 planches hors-texte ; quelques piqûres ; couvetruer illustrée en couleurs.
362 numéros décrits. Fermeture du 1er au 23 Août
Phone number : 04 77 32 63 69
Bibliothèque Royale Albert Ier broché Bristol illustré Bruxelles 1985 39 pages en format 19 - 26 cm - manuscrits reproduits
Très Bon État
Saint-Louis-du-Sénégal, 16 février 1848 in-folio, [5] ff. n. ch., couverts d'une écriture régulière et très lisible (environ 35 lignes par page), en feuilles.
Notable métis de l'île de Gorée et de Saint-Louis du Sénégal, Barthélémy Durand Valantin (1806-1864) fut maire de Saint-Louis de 1848 à 1851 et aussi le premier député du Sénégal à l'Assemblée constituante, puis à l'assemblée législative.Le texte offre un exemple admirable de l'inertie administrative française, en usage même aux colonies : nommé maire de Saint-Louis par le directeur de l'administration des colonies, Durand Valantin se trouvait dans l'incapacité de prendre officiellement ses fonctions, en dépit de l'appui du gouverneur de la colonie, en raison de l'opposition d'un sieur Petiton, chef du service administratif par intérim (!), qui voyait dans cette nomination nombre d'irrégularités de procédure. En réalité, le point d'achoppement majeur était la subordination du maire au gouverneur et non au service administratif, comme il semble que c'était le cas ailleurs : "La dépendance du maire à l'autorité exclusive du chef de la colonie, qu'implique naturellement sa nomination par le ministre, au lieu de le placer, comme à Cayenne, sous les ordres du directeur de l'intérieur, qui n'est autre au Sénégal que le chef du service administratif ..." La lettre développe ensuite toutes les objections possibles à ces arguties juridiques, mais l'auteur, bien au fait de nos usages immuables, est peu optimiste ; il explique lumineusement d'ailleurs que ces vétilles "ne dénotent véritablement que ces déplorables tendances de l'administration locale à sacrifier toujours à de vaines questions de forme et de prérogative les idées les plus fécondes pour les convenances et la prospérité du pays".Le destinataire de cette longue missive était le Conseiller d'État Joseph-Henri Galos (1842-1873), gendre du général Foy et alors directeur de l'administration des colonies, depuis 1842 ; mais, en raison de la date de sa rédaction (seulement 6 jours avant le début de la Révolution de février) et des délais d'acheminement des courriers depuis l'Afrique, il est probable qu'elle fut remise à son successeur. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Saint-Louis-du-Sénégal, 25 mai 1850 in-4, [3] ff. n. ch., couverts d'une écriture régulière et très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles.
Notable métis de l'île de Gorée et de Saint-Louis du Sénégal, Barthélémy Durand Valantin (1806-1864) fut maire de Saint-Louis de 1848 à 1851 et aussi le premier député du Sénégal à l'Assemblée constituante, puis à l'assemblée législative. Cette longue missive au gouverneur Auguste Baudin (1800-1877, en poste du 23 novembre 1848 à août 1850), vise à le justifier des critiques émises contre lui sur la base d'une analyse sommaire d'un précédent rapport adressé au gouverneur ; comme on n'en cite rien, il est un peu difficile de préciser l'objet du litige entre le maire et l'ordonnateur de la colonie qui en forme l'objet, mais il s'agit vraisemblablement de questions de secteurs de compétences administratives."Mon ambition ne va pas au-delà des fonctions que je remplis en ce moment. Il ne faut pas oublier que j'ai pris une part importante dans la nouvelle organisation municipale, et qu'ayant accepté de la diriger, je dois, au moins connaître l'intention qui y a présidé". - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., 1844. 8 ff. anopistographes.[C30]
Etat des lieux de la production et de la vente du tabac, suivi d'un projet d'arrêté pour en améliorer l'administration.
Vogüé, s.d. (années 50 ou 60), 1 1 feuillet manuscrit contrecollé sur bristol, illustré d'un dessin érotique.
Poème érotique.Madeleine Testud-Chassagne et sa soeur, plus connues sous le surnom de "Tantines", étaient restauratrices à Vogüé-Gare.
Vogüé, 1966, 1 contrecollé sur bristol. 1 feuillet manuscrit, illustration signée "Eliane" ;
Madeleine Testud-Chassagne et sa soeur, plus connues sous le surnom de "Tantines", étaient restauratrices à Vogüé-Gare.
Paris, typographie de E. Plon, Nourrit et Cie, 1889. 1 vol. in-folio, toile noire, dos lisse muet. Reliure du temps. 197pp.[G09]
Belle copie manuscrite (datée du 8 Juin 1922) de la monographie de l'abbé Thomas, enrichie de quelques dessins (dont une planche d'armoiries en couleurs) et de plusieurs cartes postales.
s.d. (années 50), 1 feuillets libres. 14 pages manuscrites ;
Couverture souple. Reliure demi-basane légèrement frottée. 1 mors fendu. 232 pages.
Livre. Manuscrit grec trouvé à Herculanum. Traduit par E.-F. Lantier. 2 gravures en frontispice. Editions Arthus Bertrand, 1807.
[Paris], 1er juin 1778, in-4, 1 page [170 x 2180 mm] pliée en deux, Encre brune sur papier vergé, Exceptionnelle note de frais rédigée par l'embaumeur de VOLTAIRE, le chirurgien Bertrand TRY, pour le travail effectué sur la dépouille du chevalier Le Mairat (ou Lemairat) : le document est daté du 1er juin 1778, soit du lendemain même de l'opération effectuée sur le corps de l'illustre défunt (31 mai 1778). Ce rarissime document original sur la pratique de l'embaumement à Paris au XVIIIe siècle faisait partie de la collection du Dr B. Hélot, qui l'a publié en 1910. Lemairat fut embaumé à Paris, rue de Courcelles, Faubourg Saint-Honoré : cette facture pour la prise en charge de son cadavre s'élève 288 livres, soit 240 pour l'ouverture et l'embaumement, 24 pour un certain docteur Douglée, qui a présidé à l'ouverture, et 24 pour l'élève chirurgien (sans doute un certain Burard) qui, contrairement à la pratique habituelle, n'a pas emporté le linge en récompense de son travail. À la fin de la page, trois lignes manuscrites signées Legendre Comte d'Onsenbray prient M. Chavet de "bien payer le mémoire cy dessus". Bertrand Try, né à Pau et établi à Paris, fut reçu maître chirurgien de Paris en 1752. En 1778, il était conseiller du Comité perpétuel de l'Académie royale de chirurgie et demeurait rue du Bac à Paris. Il n'était pas seulement un embaumeur réputé, mais également un chirurgien estimé, qui avait déjà tenté de soulager la strangurie de son célèbre patient, Voltaire, avant se charger de sa dépouille. Try était assisté dans sa pratique d'embaumeur par Pierre-François MITOUART, premier apothicaire du roi (1733-1786), qui se chargeait de la préparation des poudres de plantes aromatiques ; nous savons, sur la foi d'un document publié en 1910, que Mitouard avait fourni pour l'embaument de Lemairat dix livres de poudres, quatre bouteilles d'eau-de-vie de lavande et une bouteille de vinaigre des quatre voleurs (cf. Hélot). Comme le voulait l'usage, Try était également assisté de son premier garçon chirurgien, dont le nom, BURARD, nous a été transmis grâce aux documents relatifs à l'embaument de Voltaire (cf. Dorveaux). La technique d'ouverture et d'embaumement employée par Try était celle qui était pratiquée tout au long du XVIIIe siècle et que le chirurgien Dionis a décrit dans son célèbre Cours*. ON JOINT : une missive de Le Mairat d'Onsenbray ou (Ons en Bray), frère du défunt, datée du 15 septembre 1779, indiquant qu'il consent à verser une somme de mille livres au chirurgien Priva. RÉFÉRENCES : Dorveaux Paul. Le Cervelet de Voltaire et les Mitouart. Bulletin de la Société d'histoire de la pharmacie, 12? année, n°44, 1924. pp. 409-421. Hélot, Notes d'un embaumement en 1778. La France médicale, 1910, pp. 265-266. * Dionis, Cours d'opération et de chirurgie (1ere édition 1707) : l'opérateur commence par ouvrir la tête, puis la poitrine et enfin le ventre, à l'aide du scalpel, du bistouri et de l'élévatoire. Cerveau, cervelet et viscères sont examinés avant l'embaumement. Cette opération fait intervenir le plombier, qui fournit le cercueil et les barils de plomb destinés à contenir les entrailles et le coeur ; le chirurgien, assisté de son garçon chirurgien ; et l'apothicaire, chargé de la préparation des poudres de plantes aromatiques et du liniment. Les organes sont disposés dans un baril en couches, alternant poudres et viscères, puis le couvercle est soudé ; le coeur est mis dans de l'esprit de vin et embaumé séparément ; le corps est lavé, rempli d'étoupes et de poudres, emmailloté, placé dans le linceul puis dans le cercueil de plomb. Couverture rigide
Bon 1 page [170 x 2180 mm] pliée
S.l. [Angoulême], s.d. (1763) in-folio, écrit sur deux pages, en feuille.
Supplique rédigée par Abraham-François Robin, imprimeur-libraire de la ville d'Angoulême, pour bénéficier, en tant que père de dix enfants ("dont l'aîné n'a pas encore dix-huit ans"), de l'exemption du vingtième d'industrie.Une apostille signée de Turgot et datée du 8 mars 1763 indique la suite donnée à cette requête : "Les exemptions accordées aux pères qui ont dix enfans ne regardent pas le vingtième, mais seulement la taille et les autres impositions. Le vingtième d'industrie doit être imposé à raison des profits que chacun fait dans son commerce et si le suppliant se trouve surchargé, il doit se pourvoir par devant notre subdélégué que nous avons chargé de cette répartition".Abraham-François Robin (né en 1716) fut imprimeur à Angoulême, et occupa aussi les charges de premier échevin du corps de ville d'Angoulême, et de grand juge de la juridiction consulaire en 1760. Parmi ses nombreux enfants, l'on compte Léonard Robin (1745-1802), qui fut membre de la Législative pour Paris sous la Révolution.ON JOINT : un exemplaire d'une supplique similaire, mais adressée directement à Turgot en 1762, et auquel l'intendant avait également apposé cette réponse datée du 3 décembre 1762 : "Renvoyé aux Srs maire et commissaires au rolle de la ville pour rendre au suppliant la partie qui lui sera due". - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l. [Naples], décembre 1789 in-folio, [26] ff. n. ch., couverts d'une écriture cursive, mais régulière et lisible (environ 40 lignes par page), avec 5 planches aquarellées en dépliant "in fine" regroupant 21 figures (costumes, insignes, ornements, armes), broche sous couverture à rubans, chiffra AS peint sur la première couverture, le tout dans double emboîtage moderne demi-chagrin marine, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre du même contrecollée sur le plat supérieur.
Très belle copie d'une ordonnance royale napolitaine datée du 31 octobre 1789, et contresignée par Acton, précisant avec le détail propre à ces matières l'uniforme, les équipements et les insignes des différents corps et unités de l'armée napolitaine : officiers généraux, maréchaux de camps, brigadiers, uniformes particuliers de chaque régiment dans l’infanterie nationale, etc.On lit en conclusion : "Corrisponde coll'originale, che rimane presso di me. Napoli, li 6 decembre 1789. Riego Nasselli". La date de 1789 pose problème pour la rédaction de ce manuscrit, l'entité appelée "Royaume des Deux-Siciles" n'ayant d'existence officielle que depuis le décret de Caserte du 8 décembre 1816 par lequel Ferdinand IV (Ier) réunit les deux couronnes en un seul Royaume. Même si l'appellation était employée de façon officieuse en 1815, il faut supposer que la mention "di Due Sicilie" du titre, quoique de la même main, a été rajoutée (elle se trouve d'ailleurs coincée entre le titre originel et le double trait inférieur qui le borne).Belle vignette ex-libris octogonale contrecollée sur le contreplat supérieur, et représentant un petit Bacchus soutenant une grosse grappe de raisin, avec le chiffre KF. Il s'agit de celle du célèbre collectionneur Kilian Fritsch. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. in-4, 6 planches finement aquarellées, de 21,5 x 28 cm, avec sujets dans une large bordure citron, légendées en allemand (sauf la dernière, en français), en feuilles sous chemise de chagrin azur à recouvrements de toile et lacets, dos lisse muet (reliure moderne). Bon exemplaire.
Non datées, non signées, ces six agréables planches aux sujets très statiques, ne sont pas faciles à situer. Un élément des légendes permet cependant de proposer une fourchette chronologique plus précise. En 1795, le Régiment de Schepper (planche II) était un des 24 "régiments nationaux" qui portaient le nom de leur colonel, et avaient reçu en 1772 un numéro d'ordre (le Schepper figurait comme n° 1). Il est donc vraisemblable que notre collection remonte aux années 1770-1790.I. Hollandische Infanterie. - II. Hollandische Infanterie. Scheeper Rgt. - III. Hollandische Leib Garden. - IV. Hollandische Cavalerie. - V. Hollandischer Grenadier. - VI. Mineur [= Sapeur] hollandois. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Bucarest, 20 février 1804 in-folio, [3] ff. n. ch., un f. vierge, en feuilles.
Très intéressant rapport de Franz (dit Francis) von Summerer, consul britannique à Bucarest de 1803 à 1807 (quoique de confession catholique), sur la situation en Valachie et Moldavie, peu après le soulèvement d'indépendance mené par Kara Georges et mentionnant les principaux acteurs de la question d'Orient à ses débuts :"Le nouveau Roumely Palisy est attendû à tout moment à sa résidence à Sophia. Il a déjà envoyé un pacha à deux queues avec deux ou trois mille hommes d'avant-garde aux allentours d'Adrianople. On a lieu à espérer que ce gouverneur de la Rumellie pourra mettre à la raison les rebelles de cette province. Ce pacha qui vient de l'Asie avec une nombreuse troupe, a reçu, dit-on, de la Porte le plain-pouvoir d'exterminer le parti contraire aux intérêts du Divan. Les rebelles de la Rumellie ont dans ce moment, à leur tête, le nomé Carafeiz qui se trouvait autrefois au service de Pasvandoglou. Ils se trouvent au nombre de 10 à 11,000 aux environs de Philipopolis (…). Tersenicoglou, gouverneur de Rousciugh, a expédié un corp de quelques mille hommes pour occuper les deffilés des Balkans (…). La ville de Silistrie qui est cernée de tout côté par les troupes du gouverneur (…) souffre mille maux qui sont la suite d'une surveillance extrême (…), la famine commance même à tourmenter les habitants de la ville (…). Youssouf Pacha, gouverneur général de Silistrie (…) vient de congédier la plus part de son monde : son délybachy et tuseckthibachy avec une suite de 80 à 100 hommes qui ont trouvé le moyen d'obtenir en grace de S.A. l'hospodar régnant de la Wallachy, Prince Constantin Ypsilanthy, la permission (…) de passer le Danube et de là, s'en aller à Constantinople (…)."Il donne ensuite le détail sur le conflit entre les différents vassaux de l'Empire ottoman, notamment sur Yelikoglou "le rebelle de Silistrie", Tersenicoglou, Pasvandoglou…Le Grand Seigneur, Sélim III, avait envoyé son armée pour mater le premier soulèvement serbe mené par Kara Georges et soutenu par la Russie. Les gouverneurs des différentes provinces des Balkans, Ali Pacha de Janina (Albanie), Pasvanoglow Osman pacha de Widdin (Bulgarie et Serbie), l'hospodar Ypsilanthy (Grèce), qui avaient tous manifesté leur opposition aux réformes de La Porte, allaient profiter de ces événements pour imposer leur velléité d'autonomie. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (1914-1915) carnet in-16, [30] ff. n. ch., intégralement couverts d'une écriture fine difficilement lisible, au crayon de bois (42 lignes par pages, lesquelles sont réglées), broché sous couverture de carton souple noir. Manque le dos, première couverture se détachant.
Émouvant carnet d'un soldat de Loos-lès-Lille (Nord), mobilisé dans le premier régiment d'artillerie lourde, qui multiplia les cantonnements de la Belgique (début des opérations) à Provins, La Fère-Tardenaise, Château-Thierry. Il a été spécialement rédigé à l'intention de sa femme Jeanne, dont le nom revient de façon obsessionnelle sous la forme rituelle "ma chère petite femme", répétée sur un mode incantatoire. La liberté de ton que l'on constate à plusieurs reprises sur la vanité de certaines activités semble exclure qu'il s'agisse de brouillons de lettres rédigées à l'intention de Jeanne au cours des campagnes de 1914 à fin 1915 ; il s'agit plutôt d'un texte continu destiné à lui être remis tel quel : en tout cas, commencé le 3 août 1914, c'est-à-dire le jour de la mobilisation de Maurice, il se termine par un paragraphe correspondant à la semaine du 26 au 31 décembre 1915. La rédaction (qui couvre aussi les deux gardes du carnet) n'offre aucun espace ni division, ce qui rend sa lecture particulièrement laborieuse. L'essentiel de l'information concerne les conditions de vie : logement, nourriture, cantonnement, sommeil, etc. ; et évidemment, tout est en quantité insuffisante, pour les hommes comme pour les chevaux. Les détails sur les opérations militaires proprement dites sont restreints, conformément aux consignes imposées aux textes des soldats en temps de guerre, mais d'intéressants détails sont cependant à glaner, comme les pillages par les soldats français de maisons et de commerces abandonnés (f. 2r), les travaux de terrassement des tranchées, l'absurdité de certaines manoeuvres, etc.ON JOINT : un tirage photographique des époux Maurice et Jeanne Vandeweghe (14 x 10 cm), réalisé à Lille par Vandorpe (actif depuis 1884), et contrecollé sur papier fort ; trois cartes photographiques réalisées par les établissements Louis à Loos, et représentant Jeanne Vandeweghe, un peu plus âgée, dans trois costumes différents. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1876 Manuscrit daté de 1876 et signé. Un volume in-8 demi basane verte, dos lisse orné de filets, 467 pages, nombreux schéma in-texte. Bel exemplaire.
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Terminé le 14 avril 1867. Petit cahier d'écolier (150 x 192mm) broché, couverture rouge gaufrée, 80 pages. Ecriture très lisible.
RÉGIONALISME.,PROVENCE.,PROVENCE.,VAR.,DOCUMENTS.,DOCUMENTS DU XIX°.,DOCUMENTS.,MANUSCRITS.