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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60702

(1886)

‎Lettre autographe signée et enveloppe adressée à la Comtesse Potocka. Maupassant sur l'Angleterre: : « J'en ai eu plein les yeux ; mais j'en aurais plein le dos si je les avais entendus. »‎

‎Aylesbury, Angleterre 10 août 1886, 10,1x15,3cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Amusante lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 76 lignes à l'encre noire sur un feuillet double à en-tête de Waddesdon, Aylesbury. Enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant a beaucoup voyagé au cours de sa vie : Algérie, Tunisie, Italie, Angleterre... À l'époque de cette lettre, il se trouve à Aylesbury en Angleterre, invité au manoir Waddesdon du baron de Rothschild. Celui-ci avait organisé le 7 août une fête exceptionnelle qui réunit trois cents invités de marque. Contradictoire lorsqu'on sait la force avec laquelle Maupassant se défendait d'être mondain. En décrivant ses activités à la comtesse, il peint un portrait à l'acide de la société anglaise. Il s'excuse auprès de la comtesse de cette absence prolongée : « Oui, Madame, je suis resté en Angleterre un peu plus que je n'avais pensé le faire. Je n'ai pu d'abord résister aux instances du baron de Rothschild qui prétendait me retenir un mois ; et puis cette vie nouvelle m'a parue curieuse à beaucoup d'égards, bien que triste. » Le pays n'a été que moyennement à son goût mais il a trouvé une façon de s'en accommoder : « C'est triste ici, mais reposant et je goûte un plaisir bizarre, un vrai plaisir solitaire à me trouver au milieu de gens qui ne m'entendent pas et que je ne comprends point. » Il en profite pour en déduire une règle de voyage qu'un Des Esseintes n'aurait pas désavouée s'il avait effectivement foulé le sol anglais : « Si j'avais un conseil à donner aux jeunes hommes, ce serait celui-ci : « N'apprenez jamais les langues étrangères et voyagez souvent à l'étranger. » Il n'y a rien de plus agréable que de regarder les gens causer, rire, mimer ce qu'ils disent sans avoir la fatigue inutile de suivre, de comprendre ce qu'ils pensent, et celle, plus grande, de leur répondre. » Les Anglais en sont pour leur frais quand ils rencontrent Maupassant : « Je me sens en sûreté au milieu de ces êtres-là, tranquille comme s'ils étaient en cage, et quand ils essayent, par politesse (car ils sont très polis) de baragouiner quelques mots de français je leur fais répéter vingt fois chaque phrase, en feignant de ne point comprendre, pour leur ôter tout désir de recommencer. » Même les catégories sociales les plus hautes ne sont pas épargnées par son humour grinçant : « J'ai passé deux jours avec l'archevêque de Canterbury à qui on m'a présenté comme un égyptologue pour ne point alarmer sa conscience sacerdotale. » La royauté comme le peuple ne trouvent pas plus grâce aux yeux de Maupassant : « Je viens de passer trois jours (suprême honneur) sous le même toit que l'héritier du trône (au 2nd degré) qui me fait l'effet d'un superbe échantillon d'un crétinisme auquel aboutissent les races royales. J'ai vu des lords, des généraux, des ambassadeurs, des ministres, toute la ménagerie humaine de ce pays. » Même les femmes ne sont pas ménagées et Maupassant saisit l'occasion de leur description pour complimenter la comtesse : « Point de jolies femmes. Elles sont assez fraîches mais sans grâce, sans élégance, sans piment. Sans vouloir vous faire un compliment vous êtes infiniment plus belle que les plus belles personnes montrées ici. Et pourtant j'aime assez les blondes - qui tiennent ce que promettent les brunes - à ce qu'on dit - et c'est vrai. » Il est intéressant de noter que la comtesse était d'origine méditerranéenne (née Emmanuella Pignatelli di Cerchiara) et avait par conséquent les cheveux bruns. Alors qu'il a fréquenté la meilleure société, qu'il a visité la ville d'Oxford et malgré les charmes de la campagne anglaise, Maupassant ne trouve décidément aucune grâce à ce pays. Il le quitte sans regret ne laissant qu'un télégramme laconique à l'un de ses compagnons de voyage : « J'ai trop froid, cette ville est trop froide. Je la quitte pour Paris ; au revoir, mille remerciements. » Pour résumer à la comtesse l'expérience de son séjour, il conclut sa missive par une sentence sans appel pour la nation anglaise : « J'en ai eu plein les yeux ; mais j'en aurais plein le dos si je les avais entendus. » Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60704

(1884)

‎Lettre autographe signée et enveloppe adressée à la comtesse Potocka : «J'ai parlé de vous hier soir avec [Paul] Bourget qui vous trouve charmante et qui m'a presque chargé de vous le dire. »‎

‎S.l. [Paris] s.d. [5 mai 1884], 10x12,9cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 70 lignes à l'encre noire, agrémentée d'un dessin original à l'encre, sur un feuillet double à en-tête « 83, rue Dulong ». Enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant a, des années durant, été l'un des soupirants les plus assidus de la comtesse Potocka. Il s'apprête à aller la voir sur invitation de son mari : « Vous savez, n'est-ce pas, que je dîne chez vous demain, invité par votre mari. » Son époux le comte Potocki vivait en totale liberté avec la comtesse, occupé qu'il était à entretenir la célèbre courtisane Émilienne d'Alençon, il ne s'offusqua pas des « Macchabées » de son épouse, son groupe de soupirants. Les « Macchabées » avaient érigé l'amour en religion et ils en étaient les pénitents. Ainsi Maupassant écrit-il à la comtesse : « Il n'y a pas deux pénitentes comme vous, d'abord. Et puis j'ai qu'une pénitente qui me fait plutôt l'effet d'une Directrice car je me sens disposé bien plus à lui obéir qu'à la conseiller. » Plus loin, alors qu'il décrit une soirée à laquelle il a assisté, il admet s'être abîmé dans la ferveur que la comtesse provoque chez lui : « Comme j'avais mon chapelet dans ma poche je me suis mis à en réciter une dixaine en répétant entre chaque « ave » - « Notre Dame de Vassivière, patronne du lac Pavin, priez pour moi. » J'étais dans un parfait état de recueillement en sortant de cette maison où j'ai été reçu comme l'enfant prodigue. » Maupassant avait vu la comtesse en Auvergne, lors d'un voyage qui le mena au lac Pavin et au lac de Vassivière. Cette religion devait être bien plus du goût de Maupassant que le petit séminaire d'Yvetot où il fut envoyé étudier de 1863 à 1868. L'amour érigé au rang de religion élève Maupassant à la dignité de saint stylite : « [...] je suis remonté sur ma colonne pour me trouver à votre hauteur. » À la suite, il a esquissé un dessin à l'encre où il s'est représenté lui-même ainsi que la comtesse, tous deux auréolés. Cette dernière est sur une autre colonne et lui tend la main pour le rattraper alors que la colonne sur laquelle il se trouve s'est brisée et tombe. Comme Maupassant, Paul Bourget fut un « Macchabée » : « J'ai parlé de vous hier soir avec Bourget qui vous trouve charmante et qui m'a presque chargé de vous le dire. Je m'acquitte de cette commission parce que je connais les réserves de mon ami, dans ses... déclarations. » Les deux hommes se sont rencontrés en 1877 dans les bureaux de la revue La République des lettres et partagent la même fascination pour la comtesse : « je lui ai parlé de vous selon ma pensée. Et il m'a avoué qu'il craindrait de vous connaître par peur de lui-même et de ses amies. » Paul Bourget est également un habitué des brillants salons de cette époque, il l'introduit chez la princesse Mathilde : « Cette conversation avait lieu chez la princesse Mathilde que je me suis décidé à aller voir entraîné par le dit Bourget. » La princesse Mathilde Bonaparte n'est autre que la cousine de Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III auquel elle fut longtemps fiancée avant d'épouser un comte russe. Vivant à Paris, elle tient un des salons littéraires les plus courus de la capitale. Après ces considérations religieuses puis mondaines, Maupassant en vient à la littérature : « Aujourd'hui j'ai lu des vers depuis le matin, pour mon article du Gaulois que je n'ai pas encore fait. Je suis troublé décidément. » Il a publié dans la presse nombre de chroniques, nouvelles ou poèmes au cours de sa carrière, notamment entre 1880 et 1889 pour la revue Le Gaulois. Il n'y a pas que la comtesse qui trouble son activité littéraire : « J'avais chez moi un horrible écrivain russe nommé Boborykine, qui m'a empêché de trouver une phrase. » Piotr Boborykine, auteur naturaliste et journaliste russe, fit plusieurs voyages en France. Admirateur de Zola, il avait contribué à faire connaître son oeuvre en Russie. Il était également un personnage connu du Paris mondain. Maupassant lui a dédié La Chevelure (publiée sous le pseudonyme Maufrigneuse) qui fut publié quelques jours après cette lettre, le 13 mai 1884. Lors de cette visite chez Maupassant, ce dernier voulut faire la démonstration de sa vigueur à son invité. Léon Hennique a décrit la scène dans une de ses lettres à Edmond de Goncourt : « Maupassant avait ramené une femme, et toute la société était montée chez elle. Là, devant le Russe en observation et n'en croyant pas ses yeux, il avait tiré six coups de suite, et par là-dessus, passant dans une autre pièce où était couchée une amie, il lui avait encore donné du plaisir trois fois. » Il n'existe malheureusement aucune description de cet épisode par Boborykine. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60657

(1884)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : «Dites, Madame, voulez-vous un fétiche? [...] je porte bonheur moi-même!»‎

‎Paris s.d. [début janvier 1884], 10,2x13 cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 67 lignes à l'encre noire sur un papier à en-tête « GM 83, rue Dulong », enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Cette longue missive débute par une commission qui a été faite à Maupassant : « Je m'acquitte tout de suite d'une commission dont on me charge pour vous, bien qu'il me semble y découvrir un peu d'ironie. La princesse Ouroussow, qui vient de m'écrire pour me demander d'aller la voir ce soir, me prie, en post-scriptum, de la rappeler à votre souvenir lorsque je vous verrai. » La princesse Ouroussow était l'épouse de l'ambassadeur russe à Paris. Avec la Comtesse, elle faisait partie de ce gotha mondain qui entourait les auteurs et les artistes. L'ironie dont il fait mention est celle-ci : « Comme des gens réputés perspicaces ont affirmé que toute la pensée d'une lettre de femme est dans le post-scriptum, [...] j'ai tenu à remplir immédiatement mon rôle d'intermédiaire. » Il a déduit de cet ajout « que la lettre de la princesse, malgré ce qu'elle contient d'aimable pour moi, s'adressait à vous ». Cette étonnante lettre aborde par la suite un penchant peu connu de Maupassant : son goût pour les fétiches. Il informe sa correspondante que : « La main, depuis qu'elle est revenue de chez vous, me semble dans une agitation extraordinaire. » Il s'agit de la fameuse main que Maupassant avait acheté à George Powell. C'était par l'entremise du poète Charles Swinburne (que Maupassant sauva presque de la noyade) que les deux hommes se rencontrèrent à Étretat en 1868. Powell et Swinburne y partageaient une maison, emplie de la collection de curiosités de Powell. La main dont il est question était momifiée et elle a inspiré Maupassant par deux fois. Une première en 1875 avec La Main de l'écorché, puis en 1885 avec La Main. Cette nervosité du porte-bonheur conduit Maupassant à s'interroger : « Peut-être avez-vous eu tort de ne point la garder comme fétiche ? » Il ajoute : « Mais j'ai d'autres fétiches singuliers. En voulez-vous un ? » En effet, il en possède une collection : « Je possède la chaussure d'une petite Chinoise morte d'amour pour un Français. » Il commente les potentiels effets de ces objets : « Ce talisman porte bonheur aux désirs du coeur. J'ai encore une grande croix en cuivre, fort laide, qui faisait des miracles parait-il dans le village où je l'ai trouvée. » Mais ces talismans ne fonctionnent pas tous comme ils le devraient : « Depuis qu'elle est chez moi elle n'en fait plus. C'est peut-être le milieu qui la gêne. » Ce n'est pourtant pas le plus étonnant : « Mais ce que je possède de plus singulier ce sont les deux extrémités d'un homme trompé par sa femme et mort de chagrin. L'épouse coupable conserva le pied et la corne de ce mari [...] et les fit souder ensemble. J'ignore quel peut-être l'effet de cet objet. » Malgré le sérieux de l'affaire, Maupassant ne se départit pas de son humour : « Dites, Madame, voulez-vous un fétiche ? J'ajoute que mes amis prétendent que je porte bonheur moi-même ! Je mets à vos pieds ce dernier porte-veine qui demande la préférence. » Pour faire écho à sa déclaration concernant les post-scriptum féminins, il en ajoute deux à sa lettre. Dans le premier il demande à la comtesse Potocka de le rappeler au souvenir de Mme Lambert. Cette dame était l'épouse d'Eugène Lambert, peintre connu pour ses chats et qui fréquentait le même milieu que Maupassant et la comtesse. Le second est bien plus savoureux : « Il ne faut pas attacher aux post-scriptum des hommes la même importance qu'à ceux des femmes. » Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 66408

(1884)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : " Voulez vous que je vous garde le manuscrit de la très longue nouvelle que je termine en ce moment. C'est presque un roman."‎

‎Cannes 17 février 1884, 11,5x17,7cm, 6 pages sur deux feuillets doubles.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 124 lignes à l'encre noire sur deux doubles feuillets, enveloppe jointe. Un tampon postal sur l'enveloppe indique la date du 17 février 1884. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Importante lettre de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle pour laquelle l'écrivain a nourri jusqu'à sa mort une passion violente et inassouvie. Maupassant désire lui offrir un manuscrit d'une de ses nouvelles, intitulée L'Héritage, et confie dans d'admirables lignes son indéfectible admiration pour elle. Alors qu'il se plonge dans l'écriture de son chef-d'uvre Bel-Ami, Maupassant signe ici une fabuleuse lettre adressée à sa muse, dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de ses nouvelles et de ses grandes oeuvres romanesques (Mont-Oriol, Notre Cur, Humble drame). Publiée dans Marlo Johnston,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant écrit à Emmanuela Pignatelli di Cergharia, épouse du comte Nicolas Potocki, qui occupait avenue Friedland à Paris, un hôtel somptueux où elle réunissait une véritable cour de soupirants "morts d'amour pour elle", surnommés «Macchabées» par allusion aux sept frères martyrs de la Bible. Rencontrée quelques années auparavant, elle exerça une grande influence sur Maupassant, l'année de cette missive - 1884 - marquant l'apogée de leur liaison. Leurs relations mondaines et épistolaires se poursuivirent jusqu'à l'internement de l'écrivain à la clinique du docteur Blanche en janvier 1892. La lettre est adressée depuis Cannes où Maupassant séjourne depuis le mois de décembre 1884. Propulsé au-devant de la scène littéraire française grâce à son roman Une Vie (1883), il enchaîne articles, reportages et nouvelles parues dans Le Gaulois, Le Figaro, et Gil Blas. Ce séjour dans le vieux bourg de Cannes, rue du Redan, a très certainement inspiré le voyage cannois de Georges Duroy, le héros de son célèbre roman Bel-Amiparu en 1885 dans Gil Blas, ainsi que l'agonie du personnage de Charles Forestier, venu soigner sa phtisie dans la même ville. Maupassant, dandy exilé à Cannes, prétend dans cette lettre mener une vie d'abstinence monacale : «Oui, madame, jeune complet, disette, famine. Et, ma foi, tranquillité, grâce à Saint-Benoît. On me cite ici deux ou trois vieilles qui unissent l'âge à la richesse et qui pourraient peut être convenir à mes projets. Jusqu'ici j'ai refusé de les voir. Je vis honnête dans la continence !». Pourtant loin de fuir le monde, il embarque une foule de connaissances à bord de la Louisette, son petit bateau de pêche acheté en 1883, et semble s'amuser de cette compagnie frivole qu'il conte en détails à la comtesse Potocka : «Je promène en mon bateau la princesse de Sagan que je trouve fort aimable, Mme de Gallifet, spirituelle, mais plus banalement gracieuse, une dame de Montgomery, laide mais originale, et le duc de Chartres qui photographie à outrance les paysages et nous-mêmes [...] Je vous parle de tous ces gens là parce que je pense que vous les connaissez plus ou moins. Entre temps je fais des farces. J'ai deux ou trois victimes excellentes, et je monte une prétendue affaire financière,qui, je l'espère, rendra fous deux ou trois sots de mes amis. Voilà ma vie ». Maupassant prévoit également de poursuivre son voyage jusqu'en Italie, qu'il effectuera l'année suivante aux côtés du peintre Henri Gerveix - un autre soupirant de la comtesse et habitué de son salon de l'avenue Friedland. Tout au long de la lettre, l'écrivain tentera par de nombreux stratagèmes de se montrer désirable et sollicité par d'autres femmes « J'ai reçu plusieurs lettres d'inconnues, datées de Paris. J'ai fait un dossier que je vous montrerai. Leur littérature est bien médiocre et peu faite pour monter la tête ou le désir». Pourtant, au-delà de leurs échanges mondains, cette lettre se distingue du reste de la correspondance entre la comtesse et l'écrivain par une rarissime et importante confidence littéraire : « Voulez vous que je vous garde le manuscrit de la très longue nouvelle que je termine en ce moment. C'est presque un roman. Elle ira au Figaro à moins qu'il ne soit choqué par quelques passages; auxquel cas je lui réserverai la suivante qui sera plus courte, plus chaste et plus poëtique; mais aussi moins gaie, je le crois du moins». La nouvelle en question, intituléeL'Héritage, fut finalement publiée un mois plus tard dansLa vie militaire,et mettait en scène un pauvre ménage d'employés qui ne devait toucher l'héritage d'une vieille tante qu'à condition de concevoir un enfant dans l'année. Quelques jours plus tard, il sauvera le manuscrit des flammes après qu'un incendie s'est déclaré dans sa chambre à Cannes. Ce passage manifeste également la confiance qu'il plaçait en sa muse, qui a contribué au succès d'Une Vieet dont les traits se retrouvent chez la baronne de Frémines deNotre Coeur et chez l'héroïne deMont-Oriol. La lettre contient en outre de magnifiques lignes d'une bouleversante franchise, évoquant une fameuse excursion en Auvergne avec la comtesse l'été précédent, alors que Maupassant se soignait à l'Hôtel des Princes de Chatel-Guyon.Cette promenade champêtre a sans nul doute resserré les liens confus qui les unissaient et déclenché la passion ardente de l'écrivain : «Mais dites moi pourquoi certains souvenirs vous reviennent sans cesse, partout. Je pense et je repense à notre excursion autour du lac Pavin. A tout instant, chez moi, dehors, dans la campagne, je revois la grande cuvette pleine d'eau bleue et garnie d'arbres, je revois l'entaille du ravin par où on arrive à ce cratère défunt, et je vous vois, marchant devant moi et arrachant des herbes d'un geste brusque. De temps en temps vous vous tourniez pour regarder les bois et je cherchais à comprendre ce qu'il y avait dans votre il, derrière votre il, ce secret d'une pensée inconnue». Maupassant couchera sur le papier la personnalité énigmatique de la comtesse à travers deux personnages de l'exquise nouvelle intitulée Humble drame, également située au lac Pavin, qu'il signa de son nom de plume Maufrigneuse (Gil Blas, 2 octobre 1883). Réminiscence d'un passé intime et heureux, cette visite est pourtant chargée de regrets : «Si nous causons, j'aimais longuement avec intimité, ce que j'espère, je vous dirai bien des idées que j'ai eues ce jour là, des idées sur vous, sur votre esprit, sur votre nature. Je me suis peut être trompé mais je ne le crois pas. C'est la fois où je vous ai vue le plus clairement, me semble t-il? Ces idées d'ailleurs m'ont donné l'envie de vous connaître davantage. Et puis... et puis j'ai compris qu'il fallait toujours jouer aux propos interrompus et converser par rébus, non pas par votre faute, mais par la faute du destin; et voilà comment je ne vous ai point dit ce tas de choses que j'ai vous en réserve». Exceptionnelle missive d'un Maupassant transi d'amour, offrant un unique regard sur la vie littéraire, mondaine et intime de l'écrivain pendant son exil de sa vie parisienne dans le Sud de la France. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60635

(1880)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Maupassant prêtre libre »‎

‎Paris s.d. [16 janvier 1884], 10,1x13cm, 2 pages sur un feuillet rempliée.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 26 lignes à l'encre noire sur un feuillet de papier vergé à en-tête "GM 83, rue Dulong". Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant évoque l'épisode qui marque son entrée dans la familiarité avec la comtesse: la fameuse histoire des poupées. À la suite d'un pari perdu, la comtesse Potocka avait fait envoyer à Maupassant des poupées de chiffon représentant les dames invitées à un futur dîner. Par jeu, Maupassant pris six d'entre elles et leur bourra le ventre de tissu avant de les renvoyer à la comtesse. Dans un mot qui accompagnait l'envoi, Maupassant se vantait de les avoir toutes engrossées en une seule nuit. Pour se sortir d'une soirée qu'il préfèrerait passer chez la comtesse il a du : « [...] faire des démarches de diplomate, d'employer des ruses et des machinations des plus habiles.» Malgré tout, il ne pourra que se:«[...] sauver vers onze heures ou onze heures et demie.» Afin de connaître les invitées qui se trouveront à cette soirée, il demande à Potocka: «Il faudra me redonner six poupées». Une petite boutade qui reflète leur niveau d'intimité. Il regrette de s'être engagé pour cette soirée qui l'empêche de se rendre chez la comtesse: «Voyez-vous où j'en suis? La soirée pour laquelle je m'étais engagé ne devant commencer à être agréable que vers minuit, tous invités partis.» À bout, il se propose de: «[...] crier, comme le beau-frère de votre amie: "A moi le camphre et le nénuphar"!», les deux substances étaient utilisées comme anaphrodisiaque ou pour calmer l'énervement. Malgré son peu d'envie, il devra se rendre à ce dîner mais il compte offrir: «[...] à Dieu, et à Vous, ce sacrifice qui me semblera délicieux. Je viendrai avec des sentiments de contrition et d'exaltation sacrée.» Pour conclure la plus humoristique des lettres de Maupassant à la comtesse Potocka, l'auteur signe: «Maupassant prêtre libre». Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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Reference : 60645

(1889)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « vous m'en voudrez un peu pendant longtemps.»‎

‎Triel s.d. [8 juillet 1889], 9,9x15,2 cm, 3 pages sur un feuillet rempliée.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 38 lignes à l'encre noire sur un feuillet double. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Plus sombre que d'ordinaire, Maupassant semble tracassé par un fait qu'il ne mentionne pas mais dont il s'excuse auprès de la comtesse: «Je vous demande encore pardon, ce qui du reste n'atténue pas mon remords; et je vous assure qu'il est cuisant car j'ai cette arrière-pensée que cous m'en voudrez un peu pendant longtemps.» Maupassant s'était fait une réputation de farceur ainsi que d'homme au langage très libre, sans doute avait-il dépassé une limite en parole ou en action. Quelques années auparavant, il s'était illustré avec la fameuse blague des poupées. La comtesse Potocka avait offert à Maupassant des poupées de chiffon représentant les invitées d'un dîner qu'elle organisait chez elle. Par jeu, il bourra le ventre des dites poupées et les renvoya le lendemain à la comtesse, prétendant ainsi les avoir engrossées dans la nuit. La farce fut connue et provoqua bien des réactions outrées mais la comtesse avait fini par lui assurer son pardon. Quel qu'ait été l'événement malheureux, les courriers semblent s'être croisés: «Votre lettre m'a été renvoyée à Triel car le facteur ne me savait pas à Paris.» Pensant subir de nouveau des remontrances il avoue avoir: «[...] été, en la lisant pénétré de confusion.» Soucieux de plaire à la comtesse, il exprime son inquiétude: «Pourquoi suis-je ainsi nerveux, par moments, comme une femme, sans motifs réels, et sans avoir ressenti, vraiment, aucun froissement. Je n'en sais rien. Je ne peux que le constater.» Qu'ils soient les signes avant-coureurs de la folie où il terminera ses jours, ou les conséquences de ses sentiments pour la comtesse, qu'il s'effraie de fâcher, ces accès de nervosité ne cesseront plus de la vie de l'auteur. Pour s'assurer de la venue de la comtesse à Triel, Maupassant lui demande confirmation: «Je compte sur vous demain n'est-ce pas.» Pour ce faire, il lui conseille le train: «Si vous venez par le chemin de fer, comme vous y paraissez décidée, j'irai vous attendre à Meulan [...]Si vous veniez par le bateau de Georges je vous prie de vouloir bien m'en informer par une dépêche.» Le Georges en question est Georges Legrand, journaliste, «Macchabée» de la comtesse, qu'il fit connaître à Maupassant, et selon le peintre Jacques-Émile Blanche, le seul qui ait eu ses faveurs. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 66470

(1885)

‎Manuscrit autographe à la Comtesse Potocka?: «?Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton?»‎

‎s.l. s.d. [juillet-août 1885], 9,6x15,5cm, une feuille.‎


‎Manuscrit autographe de Guy de Maupassant adressé à la comtesse Potocka, 36 lignes à l'encre noire sur une page. Pliure horizontale au centre. Publiée dans Philippe Dahhan, Guy de Maupassant et les femmes?: essai, Bertout, 1996. Insolite manuscrit de Guy de Maupassant, donnant une fausse composition du vaccin contre la rage, qu'il appelle «?Élixir Pasteur?», fabriqué entre autres avec «?sept larmes de candidat académique repoussé?», «?cinq gouttes de bave de journaliste?» et «?un centimètre d'orgueil de romancier?». Cette amusante prescription est adressée à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de nouvelles et de chefs-d'uvre romanesques de l'auteur (Mont-Oriol, Notre cur, Humble drame). Maupassant écrit à Emmanuela Pignatelli di Cergharia, épouse du comte Nicolas Potocki, qui occupait avenue Friedland à Paris, un hôtel somptueux où elle réunissait une véritable cour de soupirants «?morts d'amour pour elle?», surnommés «?Macchabées?» par allusion aux sept frères martyrs de la Bible. Le compositeur Camille Saint-Saëns lui écrivit une mazurka, Guerlain créa pour elle un parfum; son charme fut immortalisé par le peintre Léon Bonnat, et un jeune Marcel Proust signera une chronique du Figaro sur son salon si réputé. Elle fut la grande conquête et muse de Maupassant, qui ne cessa de la courtiser jusqu'à la fin de sa vie. L'auteur donne à la comtesse une improbable recette de l'Elixir Pasteur, inspirée par les expériences sur la rage de Louis Pasteur à partir de la moelle du lapin. Le manuscrit autographe, non-daté, a probablement été écrit en 1885 dans le courant de juillet-août, lorsque Pasteur injecte avec succès son vaccin antirabique au petit Joseph Meister, âgé de neuf ans. Maupassant déploie ses talents pour la farce et la parodie, dévoyant le langage médical pour créer un faux vaccin?: «?Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément. Vous lui enlevez alors l'il gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moyen d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste?». Diagnostiqué avec une syphilis depuis une dizaine d'années, Maupassant était en effet particulièrement familier des remèdes et potions, fréquent visiteur de villes d'eaux et suivi par de nombreux médecins avant son internement à la clinique du docteur Blanche, où il mourut de paralysie générale le 6 juillet 1893. Cette note humoristique adressée à la comtesse Potocka fait partie des innombrables tentatives de séduction engagées par Maupassant, amoureux éternellement contrarié?: l'écrivain lui offrit ses manuscrits, composa des poèmes sur des éventails, et se rendit presque quotidiennement chez elle pendant ses séjours à Paris. Leur correspondance se poursuivit pendant de nombreuses années, Maupassant venant même a créer la «?Société Anonyme Anti-Soporifique pour la Récréation perpétuelle de la Comtesse Potocka?», dans le seul but de distraire la comtesse et d'échapper à son indifférence?: «?Sentant donc que mes efforts demeurent souvent stériles devant votre indifférence voulue j'ai cherché par quel procédé je pourrais venir à bout, en toute occasion, de votre ennui.?» (Lettre d'août 1885, The Pierpont Morgan Library, New York). L'écrivain termine sa note par une amusante remarque, prouvant l'efficacité de son remède contre la rage?: «?C'est par cette méthode que tout accident a été évité pendant le dernier Congrès?», en référence au congrès de Berlin de février 1885, où fut décidé le partage systématique de l'Afrique entre les pays coloniaux. Provenance?: collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,800.00

‎[JUST] - ‎ ‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 17513

(1882)

‎Mlle FIFI.‎

‎Mlle Fifi - La Bûche - Le Lit - Un Réveillon - Mots d'Amour - Une aventure parisienne - Marroca.Eaux-fortes par Just (portrait-frontispice). L'un des rares portraits dont l'écrivain ait autorisé la publication. Vignettes de chapitre, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe.ÉDITION ORIGINALE RARE. Bruxelles, Henry Kistemaeckers, collection "Édition du Bibliophile" - 1882 - 172 pages. Tirage à petit nombre sur vergé. Joint un article de presse sur François Tassart.Reliure demi-maroquin bleu de l'époque. Dos à nerfs aux titre et auteur dorés. Tête dorée sur témoins, non rogné. Couverture chamois conservée. Pas de rousseur. Très bon état. Format in-12°(16x11).Mademoiselle Fifi est un recueil de nouvelles de Guy de Maupassant placé sous les thèmes du libertinage et de la guerre de 1870. https://www.livresetcollections.com/wp-content/uploads/2019/04/17513.jpg , ‎


Livres et Collections P. Commerot - Sèvres

Phone number : 09 67 04 07 48

EUR800.00

‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60544

(1889)

‎Note autographe à la Comtesse de Potocka : « tout cela est petit en comparaison de l'éternité »‎

‎s.l. [Paris] n.d., 9,5x12cm, 1 page au dos d'une enveloppe.‎


‎Note autographe de Maupassant adressée à la Comtesse Potocka, 10 lignes à l'encre noire au dos d'une enveloppe destinée à Clotilde Legrand, un cachet «Devambez, passage panoramas, 5». Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Ces lignes tracées à la hâte au dos d'une enveloppe réutilisée sont un témoignage de la proximité de Maupassant et Potocka. En effet, l'auteur fait suivre à sa correspondante une lettre qui était destinée à une autre personne : «Lisez et voyez comme tout cela est petit en comparaison de l'éternité.» Il conseille donc le secret à la Comtesse : «Le mieux est de ne plus en parler à personne.» Il conclut: «Je viendrais v[ou]s voir demain avant 3hrs œ». Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR800.00

‎Maurel, Christian (1931-2011, écrivain et journaliste)‎

Reference : 2665

(1980)

‎ 1980 Ensemble comprenant : 1) Le tapuscrit de premier jet avec de nombreuses corrections autographes : environ 16 ff. in-4 assemblés ; 2) Le tapuscrit définitif, y compris tables, crédits photographiques, 4e de couverture... : 29 ff. in-4 souvent reconstitués ; 3) Instructions pour les retouches de photos : 3 pp. tapuscrites in-4 avec corrections autographes, 2 pp. manuscrites in-12.‎

‎Paru en 1980 chez Robert Laffont, L'Exotisme colonial présente environ 150 cartes postales à sujet exotique et colonial provenant de la collection de Jacques Fivel. Les images ont été choisies et mises en page par Bernard Kagane. La longue préface de Christian Maurel est d'une grande finesse. "Il est à craindre que tous les voyageurs deviennent bientôt le même sempiternel photographe, que le nombre des appareils dépasse celui des regards, et que de proche en proche, il n'y ait plus personne pour appareiller vers le bout du monde, puisque par tous les bouts le monde sera classé aux archives." ///// ATTENTION ! La librairie sera fermée du 10 décembre 2019 au 11 janvier 2020. /////‎


Julien Mannoni livres anciens - Paris

Phone number : 01 48 24 13 55

EUR250.00

‎[POMIER Louis] - ‎ ‎MAURIAC François - PECCI BLUNT Mimi‎

Reference : 16249

(1935)

‎Carte Postale Autographe Signée de François Mauriac et Mimi Pecci Blunt (1935).‎

‎Carte postale (envoyée de Rome) datée de janvier 1935 (cachet postale en parti illisible) rédigée et signée par Mimi Pecci Blunt puis par François Mauriac à destination de Georges Poupet (ancien directeur de chez Plon), 8 rue Garancière Paris. Après les voeux envoyés par Pecci Blunt, François Mauriac écrit : .La vue est intitulée .Sous pochette plastique. Format in-16°(13x8). Excellent état. https://www.livresetcollections.com/wp-content/uploads/2019/04/16249.jpg , ‎


Livres et Collections P. Commerot - Sèvres

Phone number : 09 67 04 07 48

EUR250.00

‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX738

‎Lettre autographe signée à "Mon cher ami" - Paris le 22 juillet 1921 -‎

‎ 2 pages in8 - trés bon état malgré une trace grise en marge centrale sans atteinte au texte -‎


‎Belle critique de l'ouvrage d'un poète dont il vient de recevoir le livre "les ?"- Il n'oubliera jamais la divine supplication "Toi qui brille enfermée au plus tendre du coeur/ Acante, fer éclatant, ne me sois que douceur" - Il cite Acante, dont il laisserait tomber les deux derniers vers, Le Cyprès, Ciel étoilé, La Découverte, ou il "bifferait" quelques strophes, "voilà des flêches sûres et des chants immortels" - "Il n'est pas utile de publier d'épais recueils mais quelques vers qui sont aussi un point de départ, un appel, un éveil de nos rumeurs intérieures, une lampe de mineur pour la descente dans la conscience" - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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EUR300.00
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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX1967

‎Lettre autographe signée à "Mon cher ami" - sd -‎

‎ 1 page 1/2 in8 - trés bon état - En tête: Chambre des Députés -‎


‎Il a pris l'avis des "membres importants et renseignés" de son comité - Il pense que beaucoup sont plus Boulangistes que lui, mais ils seront flattés et curieux de l'entendre - Gabriel sera là pour le recevoir - La seule difficulté est celle de la salle que le Maire de Nancy leur refuse - Il va faire des demandes "plus pressantes "dès ce matin et le tient au courant - Il sera très heureux de le recevoir ici - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

Phone number : 0686182277

EUR200.00
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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX267

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Georges Docquois - Paris le 20 mai 1910 -‎

‎ 1 page in12 - enveloppe - trés bon état -‎


‎Il agira au mieux - "Ne doutez pas de ma sympathie" - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX268

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Georges Docquois - Paris le 8 novembre 1895 -‎

‎ 1 page in12 - enveloppe - trés bon état -‎


‎Il le remercie d'avoir pensé à lui mais le journalisme, pour l'instant, l'excède - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX269

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Georges Docquois - Paris le 30 décembre 1894 -‎

‎ 1 page in8 - enveloppe - trés bon état -‎


‎A propos d'un article sur sa pièce: "Une journée parlementaire"(1894) : "il y a déjà longtemps que vous m'amusiez avec les autres, ... vous m'avez fait plaisir avec moi-même" - Il le remercie de lui avoir donné l'illusion de la notoriété -Traces d'encre dues à la pliure de la lettre pas encore totalement sèche - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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EUR150.00
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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX270

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Georges Docquois - Paris le 15 décembre 1895 -‎

‎ 1 page 1/2 in8 - enveloppe - trés bon état -‎


‎Sur l'ouvrage de Docquois: "Bêtes et gens de lettres" (1895) - Il le remercie du plaisir qu'il a eu à lire son livre et lui fait mille compliments - "Le public saura-t-il qu'il faut venir là pour connaitre .. certains gens de lettres" - "C'est du Caran d'Ache" - sans méchanceté, un petit théatre de poche - Il regrette seulement de "n'y pas voir le vieux grognard d'Esparbés" - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

Phone number : 0686182277

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‎Maurice BARRES - [Charmes 1862 - Neuilly-sur-Seine 1923] - Ecrivain français‎

Reference : CX271

‎Lettre autographe signée à l'écrivain Georges Docquois - Arles le 1er octobre 1895 -‎

‎ 1 page in4 - enveloppe - trés bon état - En tête du Grand Hotel du Forum en Arles-sur-Rhône -‎


‎Il est accablé de travail et sa question est à la fois belle et difficile - On ne peut la traiter par à peu près - Il ne veut pas improviser ni en parler d'une table d'hotel - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

Phone number : 0686182277

EUR200.00
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‎Maurice BEDEL - [Paris 1883 - Thuré 1954] - Romancier français‎

Reference : GF30830

‎Lettre autographe signée de Maurice Bedel à Jacques Deval - Paris - le 15 janvier 1934 -‎

‎ 1 page in4 - bon état -‎


‎En établissant le budget des "Cinquante-cinq", il s'aperçoit que sa cotisation pour 1933 n'a pas été versé - Il devait être absent de France en juin dernier - Leur dix pensionnés peuvent de moins en moins se passer de leur aide - "Et Bravo pour Tovaritch" - Jacques DEVAL (ou Jacques Boularan) (1866 - 1972) était un dramaturge, scénariste et réalisateur français par ailleurs père de Gérard de Villiers - ‎

Galerie Fert - Nyons

(SNCAO)

Phone number : 33 04 75 26 13 80

EUR100.00

‎Maurice BOUCHOR - [Paris 1855 - 1929] - Ecrivain français‎

Reference : CX2070

‎Lettre Autographe Signée à la poetesse [Blanche Sari-Flégier] - le 17 janvier 1890 -‎

‎ 9 pages 1/4 in8 - bon état - traces de colle en marge droite de certains feuillets -‎


‎Très interessante lettre sur la poèsie féminine: Il la remercie de son livre qu'il a lu "avec un vif plaisir" et il en fait une longue analyse critique, soulignant "la sincérité si évidente", la "forme parfois su gracieuse et délicate" mais aussi parfois, les traits un peu faibles ou les réminiscences hugoliennes ou autres - "Vous trouverez peut être bizarre que je vous loue d'exprimer ces sentiments de femmes de façon féminine" - Mais pour lui, les femmes artistes ont rarement ce don, soit parce qu'elles ne le laissent pas paraitre, soit "parce qu'elles veulent à tout prix montrer des qualités viriles" - "Les femmes poètes vraiment femmes, comme Mme Desbordes Valmore, sont une chose délicieuse pour nous" - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

Phone number : 0686182277

EUR250.00
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‎Maurice CLAVEL (1920-1979) - Ecrivain, journaliste, philosophe français.‎

Reference : 8517

‎Page manuscrite de la pièce de théâtre Maguelone de Maurice Clavel, Ecrivain, journaliste, philosophe français.‎

‎ 1 M.A. (297 x 210). Bon état. ‎


‎Page manuscrite extraite de sa pièce de théâtre " Maguelone " (1950), avec ratures. Le bandeau "BOUQUINERIE AURORE" visible sur le scan n'est bien-sûr pas présent sur le document original, il n'a été placé ici que pour garder le caractère unique du document. Histoire Militaire Historique de régiment‎

Bouquinerie Aurore - Belmesnil

Phone number : 02 35 34 61 31

EUR120.00

‎Maurice DESVALLIERES - [Paris 1857 - 1926] - Ecrivain français‎

Reference : GF27245

‎Lettre Autographe Signée à "Chere Madame" - ‎

‎ 1/2 page in4 - En tête à ses initiales -‎


‎ Il lui envoie deux places pour le théatre impérial - "J'aurais voulu vous les donner sans droits à payer, mais le billet gratuit est interdit dans ce théatre" - Il sera trés heureux de venir diner chez elle avec sa femme - ‎

Galerie Fert - Nyons

(SNCAO)

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EUR50.00

‎Maurice DONNAY - [Paris 1859 - 1945] - Auteur dramatique français‎

Reference : GF30770

‎Deux Lettres Autographes Signées de Maurice Donnay à Jacques Deval - - Paris - 1931 et 1933 -‎

‎ 2 pages in8 - (cartes pneumatiques) - bon état -‎


‎1 - Il désirerait beaucoup voir Etienne - Pourrait il avoir à sa disposition "un petite loge ou baignoire (3 places)" ? - Tout le monde dit que la pièce est délicieuse - 2 - Il lui envoie le premier volume de ses souvenirs - "Vous verrez par les dates que je ne suis même plus de la seconde jeunesse". Il a pourtant envie de voir "Tovaritch" dimanche et souhaiterait une petite loge. - Jacques DEVAL (ou Jacques Boularan) était un dramaturge, scénariste et réalisateur français par ailleurs père de Gérard de Villiers - ‎

Galerie Fert - Nyons

(SNCAO)

Phone number : 33 04 75 26 13 80

EUR100.00

‎Maurice DRUON - [Paris 1918 - 2009] - Ecrivain et homme politique français ‎

Reference : CX1335

‎Lettre dactylographiée Signée à "Monsieur" [Jean Cau] - Paris le 10 novembre 1989 -‎

‎ 1 page in4 - trés bon état - En tête de l'Académie française - Secrétaire perpétuel -‎


‎A propos de la candidature de Jean Cau à l'Acadèmie Française: Il l'informe que l'Académie a enregistré sa candidature au fautueil de M. Edgar Faure - On joint une garte de visite avec deux mots autographes - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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‎Maurice FEUILLET - [1873 - 1968] - Peintre et critique français - Fondateur du Figaro artistique‎

Reference : CX2582

‎Manuscrit autographe : "Les Ventes de février" - le 22 février 1927 -‎

‎ Article pour le Gaulois artistique - 11 pages in8 - râtures et corrections - bon état -‎


‎Article relatant les ventes de février 1927 à l'hotel Drouot - "avec février, l'animation reprend un peu" après le marasme de janvier - ‎

Librairie CHARMOY - Nyons

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