s. n. | s. l. 1841 | 15 x 19.8 cm | Relié
Précieuse copie manuscrite de l'important mémoire rédigé au Tonkin en 1841 par le dominicain espagnol Domingo Martí (1811-1852), demeuré inédit, consacré à la vie et au supplice de vingt-sept serviteurs de Dieu morts entre 1838 et 1840 lors des persécutions dirigées contre les catholiques sous le règne de l'empereur Minh M?ng. Petit in-4 (15 × 19,8 cm). 6 ff. non chiffrés, 2 ff. blancs, 117 ff. paginés, avec quelques erreurs de pagination. Titre calligraphié, encadré d'un double filet et orné d'un fleuron dessiné à la plume. Manuscrit soigneusement copié à l'encre noire, d'une écriture parfaitement lisible, sur papier mince. L'introduction présente au moins une correction interlinéaire, vraisemblablement de la même main que le texte principal. Le présent manuscrit pourrait correspondre à celui signalé par Palau y Dulcet, décrit comme comptant « 250 pages », description compatible avec la collation de cet exemplaire. Cachet de bibliothèque au premier feuillet portant la mention Colegio de Santo Tomás, très probablement celui de Manille, principal établissement de la province dominicaine du Saint-Rosaire et centre de formation des missionnaires destinés au Tonkin. Ce cachet atteste la conservation du manuscrit dans les collections dominicaines. Petite déchirure marginale au premier feuillet, gardes légèrement brunies. Reliure de qualité en pleine basane granitée signée Victorio Arias y López Izquierdo (Madrid, 1856-1935), dos à cinq nerfs ornés de filets et de frises dorés, pièce de titre en basane noire, double encadrement à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve. Exécutée plusieurs décennies après la rédaction du manuscrit, cette reliure peut être datée entre l'ouverture de l'atelier du relieur, en 1885, et son décès en 1935. * Rédigé seulement quelques mois après les événements qu'il rapporte, ce mémoire constitue l'un des témoignages les plus précoces sur les grandes persécutions antichrétiennes déclenchées sous Minh M?ng. Au-delà de son caractère martyrologique, il livre de nombreuses observations sur la société vietnamienne contemporaine, ses usages, son organisation judiciaire, ainsi que sur la politique menée par le pouvoir impérial à l'égard des missions catholiques et des puissances occidentales. Il éclaire également les rapports complexes entre l'administration mandarine, les autorités locales et les communautés chrétiennes. Au moment où il compose ce texte, Domingo Martí n'est encore qu'un simple missionnaire du vicariat apostolique alors unifié du Tonkin oriental. Il ne sera nommé évêque titulaire de Tricomia qu'en 1847, avant de prendre la tête du vicariat du Tonkin central après la réorganisation des missions en 1848-1849. Son récit repose sur des témoignages directs et sur les archives de la mission recueillis immédiatement après les persécutions. Parmi les vingt-sept religieux évoqués figurent notamment Ignace Delgado, évêque de Melipotamos et vicaire apostolique du Tonkin oriental, mort en captivité le 12 juillet 1838, ainsi que Domingo Henares, décapité le 25 juin de la même année. Les dates et circonstances rapportées par Martí concordent largement avec celles retenues par les sources hagiographiques modernes. Ces martyrs furent inclus parmi les soixante-quatre religieux béatifiés par Léon XIII le 27 mai 1900, avant d'être intégrés au groupe des cent dix-sept martyrs du Vietnam canonisés par Jean-Paul II le 19 juin 1988. À la fois chronique contemporaine des persécutions de Minh M?ng, document de première main sur les débuts de l'Église catholique vietnamienne et source précieuse pour l'histoire politique et sociale du Vietnam au milieu du XIX? siècle, ce manuscrit inédit acquiert un intérêt supplémentaire par sa provenance dominicaine ancienne et sa remarquable conservation. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Leuven, Peeters, 2021 Gebundene ausgabe, zwei Teile, 849 seiten, 31 x 23 cm, Deutsch. *Neu . ISBN 9789042940857.
Zu den teuersten Erzeugnissen der Pariser Buchproduktion im zweiten Viertel des 14. Jahrhunderts geh ren vier gro formatige Legendare, die der Buchh ndler Thomas de Maubeuge bei den Buchmalern der Rue neuve Nostre Dame f r den franz sischen K nig Karl IV. und sein Umfeld illustrieren lie . Ausgehend von den Herstellungsbedingungen des Entstehungskontextes wird in der vorliegenden Arbeit die Bedeutung und Funktion der meist stereotypen und formelhaften Miniaturen im Gesamtgef ge der Handschriften untersucht. Vor dem Hintergrund der Tradition franz sischer Legendare und der Legenda aurea werden die Gestaltungsstrategien herausgearbeitet, die den Akteuren eine inhaltliche Ausrichtung der Codices erlauben und die Rezeptionshaltung der Benutzer subtil steuern. Die untersuchten Handschriften unterliegen dabei einer je eigenen Disposition, in der sich die W nsche einzelner Auftraggeber mit dem Ringen um eine zeitgem e Form f r die Buchtgattung Legendar vereinen. Neben den Transformationen, die die Gattung im 13. und fr hen 14. Jahrhundert erf hrt, spiegelt sich hierin die buchhistorisch bedeutsame Verschiebung der idealen Lesehaltung von einer monastisch-kontemplativen hin zu einer scholastisch-akademischen lectio. Ein Katalogteil erschlie t 39 hagiographische Handschriften aus der Zeit vor 1350 und ihre Bildfolgen f r die k nftige Forschung.
L'Herne | Paris 27 Février 1967 | 21 x 27 cm | une feuille
Lettre autographe signée d'une page de Dominique De Roux adressée à Thierry Maulnier qui n'est pas nommément cité (21 lignes à l'encre noire sur un feuillet recto verso à en-tête des cahiers de l'Herne). Pliures centrales inhérentes à la mise sous pli. Dominique De Roux évoque ses lectures et ses recherches : "Il y a longtemps que je recherche votre anthologie pour y lire en particulier Catherine Pozzi et le Möller Ven der Brucke que je crois vous avez préfacé. Pouvez-vous me dire si je pourrais me les procurer quelque jour. Vous me répondez il y a la nationale, mais cet endroit crée chez moi un phénomène d'illisibilité." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain français
Reference : GF21545
1/2 page in8 - bon état -
Il a remis à Fayard une nouvelle "Les Héritiers" - "L'avez vous lue? Pouvez vous m'en dire un mot?..."-
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain français
Reference : GF21546
Il se souvient de leur collaboration - "Vous avez alors tiré de mon ourse un ourson bien venu".-
[En tant que bien culturel de catégorie 8, (décret no 93-124 du 29 janvier 1993), cet article ne peut être vendu sans formalité que dans la Communauté Européenne ]-
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain français
Reference : GF21547
1 page in8 - bon état -
Il a fait les corrections demandées - Il propose pour titre :"L'honnête voleur" qui lui semble mieux refléter la psychologie du personnage -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain français
Reference : GF21548
1/2 page in4 - bon état -
Il envoie un longue nouvelle pour les "Oeuvres Libres" - "Celle ci n'a rien de fantaisiste. J'espère qu'elle vous plaira."-
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain français
Reference : GF21549
1 page in4 - bon état -
Il vient d'envoyer le manuscrit de sa "Commune" à Flammarion - "Je crois,...qu'il y a intérét, étant donnés les événements, à faire paraitre le livre le plus rapidement possible"..-
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain et journaliste français
Reference : GF29200
1 page in8 - bon état -
Il pense qu'il a jeté au panier sa lettre relative aux Oeuvres Libres mais comme il est "une puissance aux Lisez moi", il pourrait peut être voir ce qu'il en est de deux contes envoyé pas sa soeur, "Charlotte Lucchini ...et qui signe Marion" -Il s'agit de "La cinquième poupée de M. le chevalier" et "Le grand amour de Blanche, de la rue du Vieux Pont" -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain et journaliste français
Reference : GF29201
1 page in4 - En tête du quotidien "La République" - bon état -
Il lui écrit d'une "façon plus polie" que la veille d'autant plus que "c'est vous et Mr Fischer qui aviez raison" - "Les premières lignes du texte de la Commune ont été changées" pour préciser l'ordre de Mr Thiers et la date -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain et journaliste français
Reference : GF29202
1 page in8 - bon état -
Il a publié aux Editions Descamps un ouvrage: "Conquérants sans uniformes" sous le pseudonyme de Paul Brancafort - Il demande de régler le "petit émolument" dû pour sa publication dans Historia au nom de Pierre Dominique -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain et journaliste français
Reference : GF31621
1 page in8 - bon état -
"Un diable de rhumatisme à la jambe m'accable" - Il lui fera porter le lendemain une nouvelle d'une quarantaine de pages pour les Oeuvres Libres -
DOMINIQUE Pierre - (Dominique Lucchini dit - 1889 - 1973) - Ecrivain et journaliste français
Reference : GF29203
1 page in4 - En tête "Etat Français" Secrétariat Général à l'Information - bon état -
Autorisation de parution de "Flambeau" - Il lui rappelle de se conformer à l'article 4 du décret du 24 mai 1940 au sujet de la réduction des format et du poids du papier - [Pierre Dominique est alors Chargé de Mission, Chef des Services d'Information de Presse et de Censure] - Bon document historique -
, Brepols - Harvey Miller, 2023 softover, 220 pages, Size:230 x 290 mm, Illustrations:135 col. Language(s):French. ISBN 9782930054438.
Dans les ann es 1510-1520, Tournai traverse une zone de turbulence. Sur le plan politique, elle n?est qu?un pion dans la grande partie d? checs que se jouent Fran ois Ier, Charles Quint et Henri VIII : apr s avoir t une bonne ville de France pendant plusieurs centaines d?ann es, elle tombe contre-c?ur sous la coupe anglaise, avant de passer aux Habsbourg. Le monde intellectuel local est en bullition lui aussi : l?humanisme, alli la mont e en puissance de l?imprimerie, p n tre les esprits et l?on songe m me doter Tournai d?une universit . Sur le front religieux, le protestantisme gagne toutes les couches sociales, divise la population, fait clater les liens familiaux. C?est dans ce contexte de crise qu?un enlumineur anonyme met la derni re main aux Heures de La Tramerie, un manuscrit de d votion priv e au destin tonnant, commenc Paris vers 1430, puis laiss en friche pendant plus de trois quarts de si cle. Son nouveau propri taire, un Tournaisien, l?adapte aux usages locaux : il le dote d?un calendrier et charge un enlumineur de compl ter son illustration : treize grandes sc nes personnages et de somptueuses marges d cor es, peintes sur chacune de ses cent cinquante pages. Quatre autres manuscrits ont pu tre r unis autour de cette ?uvre exceptionnelle, ainsi qu?un livre d?heures imprim , tous d cor s par la m me main. R alis s pour des commanditaires fran ais ? le dernier gouverneur de Tournai, un v que amateur de lys, une dame issue d?une minente famille poitevine ? ces livres attestent la vitalit insoup onn e de la cr ation artistique Tournai, une p riode-cl de l?histoire europ enne.
Pontificia universitas lateranensis 1962 in8. 1962. Broché.
dos recollé couverture frottée intérieur propre textes en syriaque latin français
Charenton [1803-1808] | 15 x 22.80 cm | un feuillet composé deux papiers encollés
Lettre autographe originale du Marquis de Sade écrite depuis l'asile de Charenton (le lieu est nommé au dos, au début de la missive biffée). 27 lignes d'une écriture relativement resserrée sans adresse, mais le plus probablement écrite à son épouse, ce dont témoigne l'origine de cette lettre, en provenance de la famille de Sade.La lettre est physiquement composée de deux morceaux de papier encollés, au dos desquels figurent 19 lignes du Marquis scrupuleusement biffées mais laissant apparaître quelques mots ou lettres. Deux lignes de la lettre citées dans Maurice Lever, Donatien Alphonse François, marquis de Sade, Paris, Fayard, 1991, p. 631. * Le 7 mars 1801, Armand de Sade, le fils du Marquis, reçoit une lettre du ministre de la police Joseph Fouché, qui lui notifie que son père a été arrêté hier et qu'on a trouvé sur lui des pages manuscrites du roman La nouvelle Justine : "Néanmoins, sensible à votre demande de mansuétude et ayant à cur de préserver l'honneur de votre nom, j'ai pris la décision de faire transférer votre père dans la maison de santé de Charenton..." On notera que pour Fouché, Charenton, asile d'aliénés, n'est qu'une maison de santé, une prison, et en effet, il ne faudrait pas oublier qu'une grande partie de la population de ces asiles n'étaient autre que des individus qui ne rentraient pas dans le champ social et moral et la psychiatrie n'a longtemps eu d'autre but que celui de normaliser, de rendre apte à la vie sociale. Contrairement a ce qui a été dit, Sade y a parfaitement sa place. Sade fera cependant des séjours à Sainte-Pélagie puis à Bicêtre (la Bastille des canailles), mais sa famille réussira là encore à le réintégrer à l'asile de Charenton. L'enfermement à Charenton sera non seulement la dernière incarcération du Marquis de Sade, mais son dernier lieu de vie, puisqu'il y trouva la mort en 1814. Les 19 lignes scrupuleusement biffées au dos laissent apparaître quelques mots ou lettres ; à cet égard on peut conjecturer qu'il s'agit d'un message codé dont Sade était assez friand, car à supposer que la censure fût à l'origine de ces ratures, absolument tout l'aurait été, or le message montre bien que presque tout a été consciencieusement biffé hormis quelques mots ou lettres. On peut ainsi retenir : Nécessaire, à tous, ger, ue, quel, je trouve, de... Quant à la lettre elle-même, elle est remarquable par l'homogéneité de son message. Il s'agit d'une longue plainte décrivant les maux physiques dont Sade est victime. C'est un compte rendu comptable de la somme des symptômes qui accablent l'écrivain. Dans un style hyperbolique usant entre autres figures de style des adverbes d'intensité (si, tel, très...), Sade égrène méthodiquement les violentes douleurs dont son corps est secoué, l'ensemble de ces violences étant constitué en système, en structure dont toutes les parties sont liées. Dans la correspondance de l'écrivain, on peut dire que chaque fois que ce dernier s'est trouvé incarcéré, ses lettres font mention d'attaques physiques incontrôlables même si on ne connaît pas d'autre lettre aussi uniforme et systématique. A l'enfermement répond un langage du corps pour le moins volubile, la douleur prenant naissance au creux de l'estomac pour irradier vers la périphérie : tête, yeux, jambes, l'ensemble convergeant vers un vertige, la perte d'équilibre... car c'est de cela qu'il s'agit, Sade n'est atteint d'aucune maladie, il est assiégé par l'angoisse dont le sens ultime est le vertige, le vacillement d'une réalité où lui sont retranchés sa liberté de vivre à sa guise, sa liberté de déplacement, et son nom. La perte de ces éléments fondamentaux pour son existence font de Sade un navire dans la tourmente. En outre, et quant à la formation de ces symtômes particuliers, si l'on considère que l'accomplissement d'un certain sadisme sexuel lui est nécessaire, la privation de cette satisfaction retourne sur lui-même cette pulsion sadique, qui devient masochiste. L'impossibilité d'extérioriser la destructivité qu
1er avril 1793 | 15.60 x 20 cm | une page sur un feuillet
Lettre autographe inédite datée et signée, rédigée à l'encre noire et adressée à un notaire. Au verso, probablement de la main d'un secrétaire, la mention«Sade du 1er avril 1793»; sous cette mention, une courte phrase de la main du Marquis :«pour que j'écrire à Gaufridy de lui envoyer de l'argent». Quelques pliures transversales inhérentes à la mise sous pli. Longue lettre adressée à un notaire alors que le Marquis,rendu à la liberté le2 avril 1790par l'abolition deslettres de cachet, est libre et tente de mettre de l'ordre dans ses affaires. Après la Révolution ses fils ont émigré et il ne les a pas suivis. Son nom figure pourtant sur la liste des personnes ayant quitté la France en raison des troubles révolutionnaires : «J'espère qu'avec tout cela je parviendrai à faire effacer mon nom de dessus cette fatale liste d'émigrés.»Soucieux de ne pas être considéré comme un ci-devant Marquis en cette période précédant la Terreur, il insiste sur la persécution dont il serait victime malgré sa bonne volonté: «C'est une atrocité sans exemple que de m'avoir joué un pareil tour à moi qui n'ai pas quitté Paris depuis la révolution, et qui depuis cette époque n'ai pas cessé de donner les preuves les moins équivoques de mon patriotisme». Sade dénonce également dans cette missive la complexité des rouages de l'administration française après la Révolution :«Je viens d'envoyer à M. Lions le certificat de résidence qui convient et j'y ai joint une pétition au district qu'il me dit être (...) essentielle. »Impécunieux, il prie son avocat«d'exciter le zèle de ceux qui [lui] doivent et de les engager à compter le plus d'argent qu'il percevront tout de suite à M. Gauffridi (sic)» et n'hésite pas à se montrer complaisant pour arriver à ses fins:«ne me ménagez pas alors je vous en conjure (...) conservez moi toujours votre soin et votre amitié (...) Je vous embrasse et salue de tout mon cur.» Les efforts de Sade seront vains, en décembre 1793 il est incarcéré aux Madelonettes, avant d'être admis, grâce à sa bonne amie Mme Quenet, à la maison Coignard de Picpus, un établissement de santé abritant les riches suspects. Intéressante lettre inédite montrant l'infortuné Marquis aux abois, lors de l'un de ses rares moments de liberté. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Donatien Alphonse François de SADE - (à Renée-Pélagie de SADE) - et (à La Présidente de MONTREUIL)
Reference : 91946
(1778)
1778 - 1779 | 15.5 x 13.5 cm | Une feuille
Vincennes, 21 mai 1779. Une feuille de 15,5 x 13,5 cm, 20 lignes autographes. Lettre autographe du marquis de Sade adressée à son épouse Renée-Pélagie de Montreuil, écrite depuis le donjon de Vincennes et datée « Ce vingt et un Mai 1779 ». La marge supérieure est irrégulièrement découpée et la feuille porte au verso les traces de deux plis. Écriture serrée à l'encre brune. La lettre, dépourvue de formule d'adresse initiale, s'achève par un simple paraphe. Cette lettre du 21 mai 1779 à Madame de Sade est citée dans les travaux consacrés à la correspondance carcérale de Sade, avec sa formule caractéristique de « vache à lait de la Police ». Elle a notamment été publiée dans les Lettres et mélanges littéraires écrits à Vincennes et à la Bastille. En tête de la feuille, encadrée de deux signes en croix, Sade inscrit une étrange légende : « c'est le chant du cigne ». Le même signe réapparaît dans le corps de la lettre pour désigner le passage auquel cette formule doit renvoyer. Par ce jeu de renvoi, Sade donne lui-même un titre à l'un des moments les plus sombres de sa plainte, transformant la lettre en mise en scène de sa propre détresse. Depuis sa cellule, il décrit en effet une santé qu'il dit profondément altérée et affirme son incapacité à s'accoutumer au régime de Vincennes. Il ne demande plus tant sa libération qu'un autre enfermement, dans un « fort plus humain » où lui seraient accordées des sorties quotidiennes. Il propose Saumur ou Doullens. Le premier nom ne lui est pas étranger : après l'affaire Rose Keller, Sade avait déjà été détenu au château de Saumur en avril 1768, alors utilisé pour les prisonniers enfermés par lettre de cachet. La plainte glisse bientôt vers l'accusation. Persuadé que sa captivité profite à ceux qui la prolongent, Sade se représente comme la malheureuse « vache à lait de la police ». L'image n'est pas isolée dans sa correspondance : elle appartient à cette critique obsessionnelle de l'univers carcéral dans laquelle geôliers, policiers et magistrats deviennent sous sa plume les véritables bénéficiaires du malheur du détenu. Le mouvement de la lettre conduit enfin de la plainte adressée à l'épouse au réquisitoire contre sa mère, la présidente de Montreuil. Sade tient celle-ci pour l'instigatrice et surtout pour la garante de la lettre de cachet qui le maintient en prison. Sa correspondance de Vincennes fait d'elle la figure centrale de sa persécution, tour à tour qualifiée de « vipère », de « détestable bête » ou d'« âme de boue ». Ici, l'attaque atteint une violence particulière : « Ô vous que j'appelais autrefois ma mère [...] qui m'eût dit que ce serait un jour avec mon sang et avec l'honneur de vos petits enfants que vous achèteriez le vil crédit du tribunal de la police. » La lettre appartient à la seconde captivité de Vincennes. Transféré à Aix en juin 1778 afin d'obtenir la révision du procès de Marseille, Sade avait vu casser la condamnation capitale prononcée contre lui en 1772.La lettre de cachet demeurant cependant en vigueur, il devait être reconduit à Vincennes. Il échappa à son escorte près de Valence en juillet, gagna La Coste, y fut repris le 26 août et retrouva sa cellule au début de septembre. Il ne quittera plus Vincennes avant son transfert à la Bastille en 1784. Au printemps 1779, l'enfermement commence ainsi à produire cette correspondance extraordinaire dans laquelle Sade transforme continuellement son corps, sa cellule et ses persécuteurs en figures littéraires. L'animalisation y est omniprésente : lui-même devient la « vache à lait » que l'on exploite, tandis que Madame de Montreuil prend ailleurs les traits de la vipère ou de la bête enragée. La souffrance réelle du prisonnier et la dramatisation qu'il en donne deviennent indissociables. L'incertitude sur la durée de sa détention, le manque d'exercice et les conditions matérielles de Vincennes nourrirent alors son désespoir autant que son activité d'écriture. La petite inscription placée en tête de la
2 pages 1/2 in8 - piqures -
Intéressante lettre sur le Rondel:"Voici mes deux premiers essais en ce genre...ou vous remarquerez..une forme trés savante, merveilleusement propre à exprimer une idée philosophique"..."il y a surtout un premier vers-refrain qui, bien manié, doit suggérer au lecteur tout un monde de pensée et de sentiment...."-..Il demande des critiques sur plusieurs variantes à Mlle Rondel - "Je ne sais trop pourquoi je vous envoie la Magnétiseuse qui est, je crois, trés inférieure à l'autre pièce"..-
1 page in8 - bon état -
Billet d'humour: "Es-tu mort? si oui, j'excuse ton silence..."-
[DONGES - SAVENAY - LAVAU - MONTOIR - ASSERAC] LOPRIAC René de (Chevalier Seigneur Marquis d'Assérac, de Coëtmadeuc, Vicomte de Donges) - JULLIOT NOTAIRE A DONGES - PIERRE DE SAINT-AUBIN, SIEUR DE LA CHAUSSEE, SENECHAL DE LA VICOMTE DE DONGES ET BARONNIE EN SAVENAY DEMEURANT EN SA MAISON NOBLE DE LA CHAUSSEE, PAROISSE DE LAVAU - JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, AVOCAT A LA COUR , PROCUREUR FISCAL DE LA VICOMTE DE DONGES DEMEURANT AU BOURG DE MONTOIR
Reference : 28700
(1713)
DONGES 1713/1714 un double feuillet (document authentique) manuscrit à l'encre brune sur papier ligné et filigrané, format : 19 centimètres de large x 25 centimètres de haut, cachet fiscal à l'encre noire : "p;p; Bretagne un sol -4 den.", CESSION DE L'OFFICE DE SENECHAL DE DONGES FAIT PAR PIERRE DE SAINT-AUBIN, SIEUR DE LA CHAUSSEE, SENECHAL DE LA VICOMTE DE DONGES ET BARONNIE EN SAVENAY DEMEURANT EN SA MAISON NOBLE DE LA CHAUSSEE, PAROISSE DE LAVAU A JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, AVOCAT A LA COUR , PROCUREUR FISCAL DE LA VICOMTÉ DE DONGES DEMEURANT AU BOURG DE MONTOIR, DONGES , LE 23 AVRIL 1713 (signature manuscrite en bas de 2ème page par JULLIOT Notaire a donges) SUIVI D'UN CONTRAT FAIT AU GRAND PARLOIR DES DITES DAMES RELIGIEUSES DU PRIEURE DE SAINTE ELISABETH DE SAVENAY POUR LE REMPLACER AUPRES D'ELLE PAR JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, SAVENAY, LE 8 NOVEMBRE 1713 (signature au centre de la 3ème page : Pierre de Saint-Aubin) + SUIVI D'UN CONTRAT AVEC LA SUPERIEURE DU COUVENT DE LA SAINTE TRINITE DE SAVENAY POUR LE REMPLACER AUPRES D'ELLE PAR JOSEPH BELLIOTTE DE LA VILLE-ALLAIN, SAVENAY, LE 14 NOVEMBRE 1714 (signatures de la superieure et des 15 soeurs dont 3 anciennes supérieures),
Les sénéchaux sont des officiers locaux de l'administration royale. Ils sont nommés, gagés et peuvent être révoqués par le Roi qui leur confèrent des attributions administratives, judiciaires et financières.le 28 février 1679. L'acquéreur d'Assérac fut René de Lopriac, baron de Coëtmadeuc, qui rendit hommage au roi le 21 juin 1680 et lui fournit aveu l'année suivante , cession d'office de sénéchal de donges le 23 avril 1713, cédé par Pierre de Saint-Aubin à Mr Belliotte de la Ville-allain et approuvé par le Marquis de LOPRIAC, seigneur d'Assérac ............ .rare document original d'époque ... en bon état(good condition).-
Adressée à A. Moreau alors au front et lui demandant des livres “ ... j’en ai tellement envoyé depuis trois ans !...”
1927 Carte 9 x 11.5 cm recto verso, s.l., "ce 19 mai" [vers 1927]. En réponse à une enquête sur les vertus éducatives du cinéma : "... le cinéma peut et doit avoir une énorme influence pour l'instruction des foules. Pour leur distraction, c'est autre chose. Là il faut bien choisir le film amusant. Le comique ne doit jamais tomber dans la bassesse".
2 pages in-12 obl, à son adresse imprimée, s.d. Il fixe un rendez-vous à la Comédie Française pour parler de sa pièce Le Torrent (créée en 1899) ; il transmet le manuscrit d'une nouvelle pièce Dans la Vie et est impatient de connaître l'avis de Jules Claretie.
1 page in12 - bon état -
Demande de recommandation auprès d'Arthur Meyer, son secrétaire et ami Ch. Torquet qui vient de traduire un roman anglais pouvant convenir au public du journal "Le Gaulois" -