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‎BERARD (Armand).‎

Reference : 98570

(1979)

‎L'ONU oui ou non, 1959-1970 (Un ambassadeur se souvient, 3)‎

‎Paris Plon 1979 1 vol. relié in-8, cartonnage sous jaquette illustrée, 412 pp. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac.‎


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‎BERARD (Armand).‎

Reference : 98477

(1980)

‎Une ambassade au Japon (Un ambassadeur se souvient, 4)‎

‎ Plon 1980 1 vol. broché in-8, broché, 331 pp., glossaire. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac.‎


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‎BERAUD Anthony‎

Reference : 4685

‎1792 - 1860. Littérateur, auteur dramatique et dessinateur.2 L.A.S. ‎

‎“ À monsieur Commerson, Directeur propriétaire du Tam-Tam “. Amusantes lettres à propos de répétitions au théâtre ... ‎


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‎BERAUD Henri‎

Reference : 63212

(1922)

‎Au capucin gourmand‎

‎Albin Michel, Paris 1922, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale imprimée sur alfa. Petites traces de pliures sans gravité en marges des plats. Envoi autographe signé d'Henri Béraud à Gaston Chérau. Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe signée d'une demie-page d'Henri Béraud à Gaston Chérau, datée du 22 septembre 1925, dans laquelle il le remercie pour sa critique bienveillante et à la fin de laquelle il déplore l'inexorable popularité du Communisme qu'il pourfendît dans "J'ai vu Moscou" paru récemment, enveloppe jointe. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 27711

(1933)

‎Ciel de suie‎

‎Les Editions de France, Paris 1933, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 950 ex numérotés sur alfa, le nôtre 58 hors commerce et spécialement imprimé pour Lucien Descaves. Envoi autographe signé de Henri Béraud à Lucien Descaves en dessous de la justification du tirage. Infimes rousseurs sur la première garde et la page de faux-titre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 51954

(1923)

‎El martirio del obeso‎

‎Editorial Nunez Samper, Madrid 1923, 12,5x19,5cm, relié.‎


‎Edition originale de la traduction espagnole du "Martyre de l'obèse" qui obtint le prix Goncourt un an plus tôt. Reliure à la bradel en plein papier à motifs moirés, dos lisse, pièce de titre de maroquin marron, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque signée de Schroeder. Précieux envoi autographe signé du traducteur J. de Saseta : "Au maître Henri Béraud hommage de son traducteur." Quelques petites rousseurs affectant principalement les gardes blanches de la reliure. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 51953

(1923)

‎El vitriolo de luna‎

‎Editorial Nunez Samper, Madrid 1923, 12,5x19,5cm, relié.‎


‎Edition originale de la traduction espagnole du "Vitriol de lune" qui obtint le prix Goncourt un an plus tôt. Reliure à la bradel en plein papier à motifs moirés, dos lisse, pièce de titre de maroquin marron, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque signée de Schroeder. Précieux envoi autographe signé du traducteur J. de Saseta : "Au maître Henri Béraud en souvenir des longues heures passées en communication spirituelle avec lui." Quelques petites rousseurs affectant principalement les gardes blanches de la reliure. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84040

(1945)

‎Emouvante lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : " ... je crains toujours que vous ne vous priviez pour moi. Surtout ne faites pas cela..."‎

‎S.n., Poissy 2 Juin 1945, 13x21cm, trois pages.‎


‎Touchante lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (65 lignes à l'encre bleue puis noire sur trois pages) relatant sa situation de prisonnier tout en louant l'amour de cette dernière et de sa femme qui veillent sur lui et qui lui permettent d'envisager la vie carcérale sous de meilleurs auspices. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Henri Béraud se réjouit d'avoir pu voir sa belle-mère en bonne santé et s'inquiète des sacrifices qu'elle s'inflige pour le bien-être de son beau-fils détenu : "... j'ai été heureux jeudi de vous voir avec si bonne mine...je pense aux difficultés... je crains que toujours que vous ne vous priviez pour moi..." tout en restant lucide sur l'avanie de sa condition de prisonnier qui ne lui permet pas de protéger les siens : "... je compte tellement sur vous pour veiller sur notre Germaine (la femme d'Henri Béraud) pour l'obliger à se soigner et à se ménager..." Il estime son arrestation et son emprisonnement illégitimes et abusifs et se montre confiant pour son avenir avec sa mère et son épouse "à ses côtés" : "... le triste et injuste sort qui m'est fait. C'est cela qui me donne le plus de confiance dans l'avenir - cela et votre bonté à mon égard chère maman et, bien sûr, l'amour de la plus noble et de la plus belle des épouses..." Enfin, Henri Béraud poursuit à l'encre noire en se fendant d'une recommandation pour sa femme : "... en ce qui concerne sa visite à l'ami d'H. Espiau, je la laisse naturellement juge d'orienter cette conversation... au mieux de mes intérêts immédiats..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84062

(1945)

‎Emouvante lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : "... le colis de jeudi dernier était comme à l'ordinaire magnifique..."‎

‎S.n., Poissy 29 Septembre 1945, 13,5x21cm, une page recto verso.‎


‎Touchante lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (36 lignes à l'encre bleue sur une page recto verso) relatant sa situation de prisonnier tout en louant l'amour de cette dernière et de sa femme qui veillent sur lui et qui lui permettent d'envisager la vie carcérale sous de meilleurs auspices, grâce notamment aux colis qui améliorent son ordinaire. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy où Henri Béraud est soigné, traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Henri Béraud sait sa belle-mère souffrante et déplore son absence au parloir de la semaine dernière : "... j'ai été peiné de ne pas vous voir jeudi..." et espère sa prompte guérison : "... je forme les voeux les plus fervents pour que vos piqûres donnent de bons résultats..." grâce notamment à son intervention : "... grâce à mon collègue, dont le père est pharmacien, vous aurez peut-être de l'endopancrine..." Il remercie sa chère belle-mère pour tous les soins affectifs et matériels dont elle l'entoure et qui embellissent sa condition de prisonnier malade : "... le colis de jeudi dernier était comme à l'ordinaire magnifique..." Combien je vous remercie toutes deux de tant de soins et de peine ! " Il réclame aussi papier et enveloppe pour s'évader épistolairement de la noirceur de son quotidien carcéral : "... ne manquez pas de mettre enveloppe et papier dans votre lettre..." et demande des nouvelles de ses proches : "donnez-moi des nouvelles de votre belle-famille, qui est aussi la mienne, et qui me manifeste tant de généreuse affection..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84064

(1946)

‎Emouvante lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : " ... On est à se demander si le soleil s'est mis en grève ou s'il est allé se promener au pays lointain de la vraie justice et du bon sens ..."‎

‎S.n., Poissy 15 Juin 1946, 13,5x21cm, une page recto verso.‎


‎Touchante lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (40 lignes à l'encre bleue sur une page recto verso) relatant sa situation de prisonnier tout en louant l'amour de cette dernière et de sa femme qui veillent sur lui et qui lui permettent d'envisager la vie carcérale sous de meilleurs auspices, grâce notamment aux colis qui améliorent son ordinaire. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy où Henri Béraud est soigné, traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Un tampon imprimé de l'administration péniteintiaire "Vu et contrôlé" en marge gauche et supérieure de la lettre Henri Béraud se réjouit de la bonne santé de sa belle-mère qui l'autorise à le visiter à nouveau : "... A présent que vous avez retrouvé le chemin de Poissy, il ne faudra plus l'oublier..." même si le temps n'est pas de la partie :" ... On est à se demander si le soleil s'est mis en grève ou s'il est allé se promener au pays lointain de la vraie justice et du bon sens ..." établissant ainsi un parallèle entre sa sombre condition de prisonnier et la noirceur du ciel. Il espère revoir sa femme Germaine : "... avec la coiffure qui lui va si bien..." et recevoir de nouvelles photographies d'elle. L'auteur du Martyre de l'obèse veut rassurer sa famille grâce au soutien de laquelle il fait face : "Dites-leur que le moral est toujours ferme - et les colis admirables." et achève sa missive, en pamphlétaire qu'il reste, par une saillie anti-américaine : Je vous embrasse avec ma tendresse profonde et respectueuse, quoique respect et Mickey jurent un peu ! " Il réclame aussi papier et enveloppe pour s'évader épistolairement de la noirceur de son quotidien carcéral : "... ne manquez pas de mettre enveloppe et papier dans votre lettre..." et demande des nouvelles de ses proches : "donnez-moi des nouvelles de votre belle-famille, qui est aussi la mienne, et qui me manifeste tant de généreuse affection..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84178

(1945)

‎Emouvante lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : " ... seul, en somme, votre gendre vous donne du souci. Que voulez-vous, il faut bien que dans toutes les familles, y comprises les meilleures, on compte un mauvais sujet ..."‎

‎S.n., Poissy 6 Octobre1945, 13x21cm, deux pages.‎


‎Touchante lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (46 lignes à l'encre bleue sur une page recto-verso) relatant sa situation de prisonnier et s'inquiétant de la santé vacillante de sa belle-mère. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Henri Béraud est bien triste de n'avoir pu voir sa belle-mère qui rencontre quelques problèmes de santé lui interdisant ses réconfortantes visites à Poissy : "... j'ai été bien peiné de ne pas vous voir jeudi..." mais gage de la revoir bientôt en pleine forme : "... que du moins après cela je vous retrouve en belle santé et toute gaie, comme toujours..." Il demande des nouvelles de la famille de sa secourable belle-mère et se pose en vilain petit canard de la famille" :" ... seul, en somme, votre gendre vous donne du souci. Que voulez-vous, il faut bien que dans toutes les familles, y comprises les meilleures, on compte un mauvais sujet ..." Enfin, Henri Béraud ironise sur sa condition de manière à ne pas trop faire culpabiliser "sa chère maman" de manquer leurs rendez-vous au parloir, seule source d'évasion vers le monde exérieur d'Henri Béraud : "... ne vous fatiguez pas surtout, comme je vous soupçonne de le faire, pour les colis de ce chenapan. Il est infiniment trop gâté, et une fois de plus, il vous remercien de tout coeur, pour la peine que vous prenez..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 44517

(1909)

‎François Vernay‎

‎L'art libre, Lyon 1909, 13x16,5cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 400 exemplaires sur vergé, seul tirage avec 5 papier à la cuve. Rare envoi autographe signé à Gustave Rahir. Ouvrage orné d'illustrations de Jacques Martin. Dos et plats légèrement et marginalement passés sans gravité. Rare. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR350.00 (€350.00 )

‎BERAUD Henri‎

Reference : 28348

(1928)

‎La gerbe d'or‎

‎Les Editions de France, Paris 1928, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, un des ex du service de presse. Envoi autographe signé de Henri Béraud à Fernand Rivoire. Dos et plats marginalement passés. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 67735

(1928)

‎La gerbe d'or‎

‎Les Editions de France, Paris 1928, 14x21cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 39 exemplaires numérotés sur Japon, tirage de tête. Petites déchirures et manques en pied des témoins, un léger manque et une déchirures en tête du premier plat et en marges des deux plats. Exemplaire à toutes marges. Signature manuscrite d'Henri Béraud en dessous de la justification du tirage. Notre exemplaire est bien complet d'un feuillet du manuscrit de l'ouvrage. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 25133

(1924)

‎Lazare‎

‎Les Editions de France, Paris 1924, 13,5x20,5cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 325 exemplaires numérotés sur pur fil. Notre exemplaire est enrichi d'une carte de visite de l'auteur sur laquelle Henri Béraud a ajouté quelques mots à l'attention d'un ami. Exemplaire à toutes marges. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 19436

(1929)

‎Le 14 Juillet‎

‎Hachette, Paris 1929, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur alfa, le nôtre imprimé spécialement pour Léon Daudet. Dos passé, une petite tache claire sur le deuxième plat, un minuscule trou en tête de la première garde, légères rousseurs. Exemplaire complet de son prière d'insérer imprimé lui aussi sur alfa. Envoi autographe signé d'Henri Béraud en dessous de la justification du tirage : "Avec l'admiration et l'amitié d'Henri Béraud." - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 66845

(1928)

‎Le 14 Juillet - Manuscrit autographe complet d'Henri Béraud ‎

‎S.n., s.l. 15 Octobre 1928 - 21 Mars 1929, 13,5x21,5cm, 414 feuillets sous chemise et étui.‎


‎Manuscrit autographe complet,rédigé aux encres noire et rouge pour la page de titre et à l'encre noire pour le texte. Notre manuscrit est présenté sous chemise et étui en pleine toile grise réalisés pour Henri Béraud, étiquette de titre encollée en tête de la chemise. Manuscrit complet en 414 feuillets (recto seul), tous foliotés, daté et rédigé du 15 Octobre 1928 au 21 Mars 1929. Précieux manuscrit de premier jet, abondamment corrigé et présentant de nombreuses variantes avec le texte définitif publié en 1929. Cet ensemble signé P. Goy & C. Vilaine est présenté sous une chemise-étui en demi maroquin bleu marine, dos lisse, date et indications dorées en queue, plats de papier marbré, intérieur de papier gris. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 33009

(1926)

‎Le bois du templier pendu‎

‎Les Editions de France, Paris 1926, 13,5x21cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 290 exemplaires numérotés sur pur fil, le nôtre un des 20 hors commerce et spécialement imprimé pour Alin Laubreaux. Légères piqûres sans gravité sur la dernière garde et sur certains témoins, bel exemplaire à toutes marges. Très bel envoi autographe signé, quasi pleine page, de l'auteur à Alin Laubreaux : "...vous avez vu naître ce livre, vous l'avez aidé à vivre, il vous appartient presqu'autant qu'à son père. Mais son père vous aime comme un fils et c'est tendrement mon petit Alin qu'avec un air bougon il vous serre sur son coeur..." Néo-calédonien de naissance,Alin Laubreaux fut un écrivain et un journaliste principalement connu pour ses chroniques théatrâles publiées dans le journal ultra-collaborationniste, antisémite et fascisteJe suis partout. Haï par une bonne partie du milieu artistique parisien, il fut giflé publiquement en juin 1941 par Jean Maraisqu'il avait appelé «l'homme au Cocteau entre les dents» après avoir éreinté la dernière pièce du dramaturge La machine à écrire. La scène sera librement reprise par Louis Malle dans son Dernier Métro.Onaccusa également Alin Laubreaux d'avoir joué un rôle non négligeable dans l'arrestation, par la Gestapo, puis dans la déportation du poète Robert Desnos qu'il exécrait et qui l'avait lui aussi giflé quelques années auparavant. A la Libération, il s'enfuya en Espagne et fut condamné à mort par contumace en 1947. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 27023

(1922)

‎Le martyre de l'obèse‎

‎Albin Michel, Paris 1922, 12x19cm, broché.‎


‎Edition originale, tampon imprimée de service presse en pied du deuxième plat. Petites déchirures avec manques en tête et en pied du dos, un léger accroc sans manque au milieu du dos, une petite tache d'encre sur le premier plat. Envoi autographe signé d'Henri Béraud à Régis Gignoux. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 60856

(1932)

‎Les lurons de Sabolas‎

‎Editions de France, Paris 1932, 14x21cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 240 ex numérotés sur pur fil. Petites traces de pliures marginales sans gravité sur le premier plat sinon exemplaire à toutes marges. Notre exemplaire est bien complet de sa page de manuscrit autographe de l'ouvrage et du tableau généalogique in fine. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 70357

(1932)

‎Les lurons de Sabolas‎

‎Les Editions de France, Paris 1932, 14x21cm, broché.‎


‎Edition originale, un des 262 exemplaires numérotés sur pur fil comportant une page du manuscrit de l'ouvrage. Agréable exemplaire à toutes marges bien complet de son tableau généalogique dépliant in-fine. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84179

(1946)

‎Lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : " ...Ne regrettez pas trop de ne pouvoir faire le voyage, en raison, primo de ce temps sans bonne grâce, et secundo de l'état moral plutpot vaseux de votre gendre. Mauvaise période ! ..."‎

‎S.n., Poissy 22 Juin 1946, 13x21cm, une page recto verso.‎


‎Belle lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (43 lignes à l'encre bleue sur une page recto-verso) souffrant psychologiquement de sa situation de prisonnier. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Affecté moralement, le prisonnier Henri Béraud tente de faire preuve d'optimisme en relativisant sur ses avanies : "... Mauvaise période ! Mais après la pluie le beau temps. Celui qui a trouvé cela est un consolateur qui en vaut bien d'autre, et qui, somme toute, n'est pas le plus bête..." Il prie sa femme Germaine de lui faire parvenir :" ... Si elle en a la possibilité, elle peut forcer sur le pain d'épices, qui vraiment est d'un grand secours..." et se réjouit ironiquement de sa condition : "... Pour le reste, madame la marquise, tout va très bien, trop bien ! " Enfin, Henri Béraud attend impatiemment une nouvelle photographie de son épouse: "... pour cela, je suis insatiable. Et ma cellule, pourtant, en est illuminée dejà ! ..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 84202

(1945)

‎Lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" concernant un colis qu'il a reçu pour son anniversaire du 21 Septembre : " .. Oui, il faut espérer que cette année, qui pour moi commence, sera meilleure que celle qui s'achève..."‎

‎S.n., Poissy 22 Septembre 1945, 13,5x21cm, trois pages.‎


‎Belle lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (43 lignes à l'encre bleue sur une page recto-verso) au lendemain de son 60ème anniversaire. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli, Henri Béraud a erronément indiqué dans la date l'année 1942 en lieu et place de l'année 1945. Henri Béraud se confond en remerciements : "... quel époustouflant colis cette semaine ! Il n'y manquait que les petites bougies du rituel gâteau..." et se projette dans un avenir plus heureux et libre : "Espérons qu'au 21 septembre prochain nous le mangerons en famille... avec une bougie de plus." Il se réjouit des réussites professionnelles de ses beaux-frères pour mieux se caricaturer en vilain petit canard :" ... vous seriez, chère maman comblée par la vie, si votre gendre ne vous donnait, à lui seul, plus de souci que toute la famille réunie ne vous en a jamais donné. Ce n'est pas mon moindre chagrin, vous le savez..." et en assisté: "... il m'est cruel, après toute une vie de travail, d'être une charge, pour les miens et de ne pouvoir leur apporter que le poids d'une destinée affreuse, encore qu'immeritée, pour vous plus encore que pour moi." Henri Béraud est également tourmenté par son épouse Germaine qu'il pressent malheureuse bien qu'elle veuille le lui cacher : "... il faut qu'elle me dise tout. J'ai tellement confiance en elle, qu'elle ne doit rien me cacher. Nous la savons si courageuse ! mais mon propre courage a besoin de tout savoir..." Après les préoccupations psychologiques, Henri Béraud bascule dans les impératifs matériels si cruciaux pour le prisonnier qu'il est : " j'aurais besoin d'un tube de brillantine, si toutefois il est possible d'en trouver. Je voudrais aussi que mes caleçons fussent prêts..." s'intéressant même au potager familial : "... il faudra utiliser, cette semaine au jardin, la seconde moitié des grains envoyés par Pierre. C'est le moyen qu'ils ne soient pas tous perdus..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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Reference : 84506

(1946)

‎Lettre autographe de prison datée et signée et adressée à sa belle-mère qu'il appelle affectueusement "sa chère maman" : " ...J'ai peu de choses à faire savoir à notre Germaine, si ce n'est mon habituel, éternel, sempiternel remerciement suite obligée de son éternelle, habituelle, sempiternelle bonté ! " ..."‎

‎S.n., Poissy 8 Juin 1946, 13x21cm, une page recto verso.‎


‎Belle lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (45 lignes à l'encre bleue sur une page recto-verso) souffrant psychologiquement de sa situation de prisonnier. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Le prisonnier Henri Béraud se remémore l'intense joie d'avoir eu la visite consolatrice de sa belle-mère de manière un peu plus privée qu'à l'accoutumée : "... l'heureux hasard qui nous donna ce parloir tout intime. Souhaitons que ce ne soit là qu'un coup d'essai, et que tout concourra désormais à en faire une réconfortante habitude..." Il prie sa femme Germaine de lui faire parvenir quelques objets qui permettraient de le soulager un peu de sa condition d'incarcéré :" Il me faudrait un flacon d'encre bleue-noire waterman pour remplir le bel encrier dû à la gentillesse de mon épouse ! Une ou deux têtes d'ail, un ou deux crayons très tendres..." Enfin, Henri Béraud, conscient de tout le soutien psychologique et matériel qu'on lui témoigne, manifeste sa reconnaissance : "... Chère maman Mickey, je vous embrasse avec toute ma tendresse en vous disant à bientôt ..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BERAUD Henri‎

Reference : 65428

(1946)

‎Quinze jours avec la mort - Manuscrit autographe complet signé et enrichi de dessins en couleurs in-texte d'Henri Béraud ‎

‎S.n., s.l. 1946 - Pâques 1948, 13,5x21cm, 203 feuillets sous chemise et étui.‎


‎Manuscrit autographe complet, signé, rédigé aux feutres noir et rouge pour la page de titre et à l'encre bleue pour le texte. Notre manuscrit est présenté sous chemise et étui en pleine toile grise réalisés pour Henri Béraud, étiquette de titre encollée en tête de la chemise. Dos et plats de l'étui et de la chemise insolés et comportant des rousseurs. Manuscrit complet en 204 feuillets, dont 203 foliotés et de la page de titre signée des initiales de l'auteur et datée de 1946, au format in-12, recto seul et enrichi de dessins en couleurs in-texte et de lettrines de l'auteur. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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