1779 A Maestricht, chez Jean-Edme Dufour & Phil[ippe] Roux, imprimeurs-libraires, associés, 1779. Un volume in-4° (200 x 252 mm) de [4]+XXIV+340 pages. Bonne reliure pastiche en plein veau marron, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Très bon état.
Décidée en 1530 et entrée en vigueur en 1532 en 219 articles, la Caroline visait à unifier et codifier le droit pénal du Saint-Empire, réservant toutefois les droits particuliers de ses différents Etats. Elle ne joua de ce fait quun rôle subsidiaire, mais important, et influença le droit pénal de la plupart des états européens et des cantons Suisses. Elle servit également de «code pénal» pour les régiments suisses au service de France, ceux-ci disposant de leurs propres lois et de leurs propres tribunaux. Traduction et observations en regard de chaque article par Franz-Adam Vogel (16..-1749), grand juge des Gardes Suisses au service de France, parues pour la première fois en 1734 à Paris. Louvrage est complété par des «ordonnances & réglemens militaires établis dans lorigine du service des troupes de la Nation [suisse] en France» également compilées par Vogel (pages 295 ss), débutant un véritable code de conduite du mercenaire suisse en France, en 27 articles, où il est traité du serment au roi, de discipline, des relations avec les civils et les religieux, en paix et en guerre, voire de morale. Très bon
Paris, veuve Saugrain et Pierre Prault, 1731, in-4°, 4 ff. + 240 p. «Traité» + 23 p. (Table ... concernant les privilèges) + 542 p. + 1 f. (approb. et Privil.), çà et là rousseurs, lég. taches marginales, reliure en veau jaspé à nerfs, dos richement orné en or, pièce de titre rouge au dos, tranches rouges, bel exemplaire.
Edition originale. Cet ouvrage est très important comme source historique sur les relations diplomatiques franco-suisses et pour l'histoire du service mercenaire. Après avoir été examiné par les censeurs de l'état, l'ouvrage fut imprimé à Paris et reçut même l'approbation et le privilège du Roy. Curieusement la vente de ce livre, paru sans le nom de l'auteur, fut quand-même interdite à Paris. Franz-Adam Vogel, d'une vieille famille de Schaffhouse, natif de Colmar, exerçait la fonction de grand juge de la Garde suisse à Paris.“Ein sehr wichtiges, aus lauter Urkunden bestehendes Werk” (Haller). Ouvrage rarissime en bel état. DHBS VII/161; Barbier III/1043ef; Barth 23955; Brunet -; Graesse -; Haller VI/1807-8 (donne aussi les éditions de Paris 1764; de Berne, 1770, «Les privilèges» publication sans le «Traité» prélim.; et de Paris (= Berne), 1733, publication du «Traité» prélim. seulement). Image disp.
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Paris, Chéz la Veuve Saugrain & P. Prault, 1733. 8°. 462, (10) S. Pappband der Zeit.
Barth 23956. – Haller VI, 1807. – HBLS VII, 286 (für die Erstausgabe und für den Verfasser). – Zweite Ausgabe, erschien erstmals 1731. – Franz Adam Vogel (?–1749), war Grossrichter der Schweizergarde in Paris. Seine erste Ausgabe von 1731 war in Frankreich verboten. Vorliegende Ausgabe, gemäss Haller nicht in Paris, sondern in Bern «gesondert» verlegt «und auch mit den Bündnissen selbst abgedruckt worden». – Das Papier durchgehend stockfleckig. Der Einband berieben und bestossen.
Yverdon, [F. B. de Félice], 1770. In-4 en cartonnage d'attente gris, [4]-565-[1] pages, non rogné.
Nouvelle édition de cet important ouvrage de Franz-Adam Vogel, qui exercait la fonction de grand juge de la Garde suisse à Paris, et à qui l'on doit notament la traduction du code criminel de l'empereur Charles V, dit "La Caroline". Quérard, Supercheries, III, col. 936; Quérard, la France littéraire, X, p. 259; J.P. Perret: Les imprimeries d'Yverdon, p. 429.
Maestricht, Jean-Edmé Dfour & Phil. Roux. 1779. 4°. XXIV p., 340 p. Cartonnage d'époque, pièce de titre manuscrit.
Reédition de la traduction de Vogel de 1743, dédié au Baron de Besenval, Colonel du Régiment des Gardes - Suisses. - Couverture frottée et décolorée. Faux titre et titre tamponé.
Neuveville, Chez Jean-Jaques Marolf 1742, 225x170mm, reliure demi-veau moucheté à coins avec titre et filets dorés au dos. Plat veau granité. Nom du possesseur sur le haut de la page de garde supérieure. Bel exemplaire, intérieur propre.
10 ff. - 310 pages, bandeaux, lettrines, culs-de-lampe, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Veuve Saugrain & P. Prault (recte: Berne), 1733, in-8°, 462 p. + 5 ff. (10 p, non chiffr. de table), reliure en veau marbré, dos à 5 nerfs richement orné or, pièce de titre rouge, tranches jaspées. Coiffe sup. lég. touchée.
Deuxième édition du «Traité», le premier tirage à part de la partie préliminaire de l'importante publication intitulée «Les privilèges des Suisses ...» dont l'édition originale parut à Paris en 1731. Ce tirage ne comprend pas le tout dernier paragraphe de l'édition originale, par contre l'éditeur y a joint une Table de ce Traité. Barbier IV/802cd; DHBS VII/161; Barth 23956; Haller VI/1807-8. Image disp.
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A Bienne, dans la librairie Heilmann, 1768. In-8 de [10]-328-[1] pages, cartonnage gris (frotté), étiquettes au dos (titre et vierge). Rares rousseurs, inscritption à la plume en page de titre.
"Ce monument législatif, qui touchait à la fois le droit pénal général, le droit pénal spécial et surtout la procédure pénale, était fort en avance sur son temps, du moins en Europe. Il a servi de droit criminel commun aux peuples germaniques pendant près de trois siècles. La «Caroline» fut également reçue dans certains cantons suisses. Ainsi le Canton de Fribourg l’appliqua de 1741 jusqu’en 1799; puis, après la parenthèse napoléonienne, de 1803 jusqu’en 1849, date d’entrée en vigueur d’un Code criminel propre à ce Canton. Jusqu’à la Révolution, elle s’est même appliqué aux troupes suisses placées au service du Roi de France. C’est peut-être par cette voie qu’elle a été connue et appréciée des pénalistes français de notre Ancien droit, qui la citent très souvent. De manière générale, le Code criminel de Charles Quint constitue l’une des sources historiques majeures du droit criminel continental européen." [ledroitcriminel.free.fr].
CODE CRIMINEL DE L'EMPEREUR CHARLES V, vulgairement appelé LA CAROLINE : Contenant les Loix qui sont suivies dans les juridictions Criminelles de l'Empire ; et à l'usage des Conseils de Guerre des Troupes Suisses. A Maestricht, Chez Jean-Edme Dufour et Phil. Roux, imprimeurs-libraires associés, 1779 1 volume in-4 (28 x 22 cm) broché de XXIV-340 pages. Couverture muette d'attente de papier gris (époque). Manque de papier au dos, brochage néanmoins solide, intérieur d'une parfaite fraîcheur, sur beau papier chiffon. NOUVELLE ÉDITION.
Au XVIe siècle, tant s’accentuaient les divergences entre les usages locaux, l’approfondissement du droit canonique, la renaissance du droit romain et les progrès de la doctrine italienne, il apparut nécessaire aux dirigeants de diverses principautés du Saint Empire romain germanique de coordonner les règles de droit criminel observées par leurs différents tribunaux. C’est à la même époque que la royauté française, respectueuse des particularismes locaux, encouragea la rédaction des diverses coutumes suivies à travers le pays. Parmi les premiers travaux approfondis visant à l’élaboration d’un Code judiciaire, Von Liszt cite l’Ordonnance criminelle de Bamberg de 1507 qui s’appliqua dès 1516 dans certaines principautés brandebourgeoises. C’est sur ce modèle que fut rédigée la Constitution criminelle de Charles-Quint, ou Code criminel de Charles V, dite aussi « La Caroline » ; amorcée à la Diète d’Augsbourg de 1530, elle fut achevée lors de la Diète de Ratisbonne de 1532. Publié en allemand en 1533, ce document le fut ensuite dans une traduction en français à l’usage des Conseils de guerre des troupes suisses. Cette traduction est due à Franz Adam Vogel, un citoyen de la ville de Colmar, qui fut Grand–Juge des Gardes-Suisses du Roi ; elle est assortie d’excellents commentaires, et a donné lieu à quatre éditions (1734, 1742, 1767 et 1779). Ce monument législatif, qui touchait à la fois le droit pénal général, le droit pénal spécial et surtout la procédure pénale, était fort en avance sur son temps, du moins en Europe. Il a servi de droit criminel commun aux peuples germaniques pendant près de trois siècles. La « Caroline » fut également reçue dans certains cantons suisses. Ainsi le Canton de Fribourg l’appliqua de 1741 jusqu’en 1799 ; puis, après la parenthèse napoléonienne, de 1803 jusqu’en 1849, date d’entrée en vigueur d’un Code criminel propre à ce Canton. Jusqu’à la Révolution, elle s’est même appliqué aux troupes suisses placées au service du Roi de France, car on suivait dans ce cas le principe de la personnalité des lois et non celui de la territorialité des lois. C’est peut-être par cette voie qu’elle a été connue et appréciée des pénalistes français de notre Ancien droit, qui la citent très souvent. De manière générale, le Code criminel de Charles Quint constitue l’une des sources historiques majeures du droit criminel continental européen. (source : ledroicriminel.fr)"Toutes les éditions en français de ce Code Criminel sont prisées. "Impitoyable dans les peines qu'elle prévoit (Celui qui causera dommage à quelqu'un par sortilège, sera puni de mort, et la punition sera celle du feu. art. CIX), elle n'exclut pas le recours à la torture (appelée "Question" dans le texte) ; la procédure est généralement inquisitoriale" (Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse). Ce Code Criminel contient CCXIX (219) articles. De celui qui confesse l'empoisonnement ; De celui qui confesse un incendie ; De celui qui confesse un sortilège ; De l'infanticide ; Des blasphémateurs ; Des faux-monnayeurs ; Du crime contre nature : De l'inceste ; Du viol ; De l'adultère ; De la bigamie ; De ceux qui prostituent leurs femmes ou leurs enfants ; Des voleurs de grand chemin ; De l'homicide ; etc. A noter que le vol public est condamné du carcan et du bannissement du pays, avec restitution du vol. Si le voleur est personne de condition (riche), on lui fera payer le quadruple de la chose volée ... TRÈS BON EXEMPLAIRE DANS SA CONDITION D'ORIGINE DE CETTE ÉDITION PEU COMMUNE.
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Éditeur : Chez Jean-Jacques Marolf, à La Neuveville Date d'édition : 1742 Reliure : Couverture rigide Etat du livre : Bon
23 x 17,5 cm, (xx), 310 pp. Reliure plein cuir d'époque, dos à 5 nerfs avec titre doré. Petite déchirure à la coiffe supérieure et manque au coin droite du premier plat. Très léger travail de vers au coin inférieur droite des premières pages, sans aucune incidence sur la lecture. Tranches rouges. Ce Code criminel de Charles-Quint, dit "La Caroline" constitue l'une des sources historiques majeures du droit minimal continental européen. Deuxième édition de la traduction française, la première datant de 1734.