Gouache sur Arches signée en bas à droite, vers 1985/90 (50/65 cm).
« Et maintenant où en sommes-nous ? Tyszblat continue à faire valser les images colorées sur fond de nuit ou d’aurore boréale, en incorrigible bi-sensuel polymorphe qu’il est. Pourquoi bi-sensuel ? Parce que toute sa vie artistique se partage entre l’œil et l’oreille. Pianiste de jazz de talent, comme le batteur Daniel Humair est peintre, et comme le regretté Jean Berthier était à la fois peintre et bassiste, Tyszblat n’a jamais renoncé à servir simultanément ses deux saintes patronnes, la peinture et la musique. L’orgue de féerie qui permettrait d’insérer une de ses toiles dans une machine à soufflets pour en ressortir sous forme de sons inédits n’a pas encore été inventé, pas plus que la machine à peindre les tableaux qu’il joue en promenant ses dix doigts sur les touches noires et blanches du clavier. » (Marc Albert-Levin.) Élève d’André Lhote et de Robert Lapoujade, présenté par la Galerie Daniel Templon au milieu des années 60, Michel Tyszblat (1936-2013) a inventé un univers à l’inspiration kaléidoscopique à partir d’une gamme chromatique déconstruite et syncopée, évoluant sans cesse entre figuration et abstraction.
Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditer 2005 In-4 relié. 204 pages. Très bon état d’occasion.
Très bon état d’occasion