Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.
Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466.
Paris, Marcel Rivière, 1911 - 1920 16 titres en 3 vol. in-12 carrés, demi-basane marine, dos lisses ornés de pointillés et filets dorés, couvertures conservées (reliure de l'époque). Dos uniformément insolés et passés.
Tout ce qui a paru de cette collection très pédagogique, le dernier titre portant les numéros conjoints XVI et XVII. Albert Thomas en fut la cheville ouvrière, et elle s'interrompit naturellement lorsque ce dernier fut choisi pour devenir le premier directeur du Bureau international du travail (en 1920). I. [1911]. 1. FOURNIÈRE (Eugène) : L'unité coopérative : 80 pp., [2] ff. n. ch. - 2. BOURGIN (Hubert) : Le Socialisme et la concentration industrielle : 88 pp. - 3. BUISSON (Étienne) : La Nationalisation des assurances : 73 pp., un f. n. ch. de table. - 4. KUMMER (Fritz) : Au pays du soleil levant. Lettres sur le Japon. Traduit et adapté par Léon Rémy : 70 pp., un f. n. ch. de table. - 5. ANDLER (Charles) : La Civilisation socialiste. Sténographie d'une leçon de clôture prononcée à l'École socialiste le 3 juin 1911 : 52 pp.II. [1912-1913]. 6. MUTSCHLER (Christian) : Coopératives et syndicats : 69 pp., un f. n. ch. de table. - 7. WEBB (Sidney et Beatrice) : Le Problème de l'assistance publique en Angleterre. Traduit par M. et Mme Hubert Bourgin : 80 pp. - 8. GUESDE (Jules) : Essai de catéchisme socialiste : 72 pp. - 9. STEKLOV (Jurij Mihajlovic) : La Fraction social-démocrate dans la troisième Douma : 88 pp. - 10. EFFERTZ (Otto) : Le Principe ponophysiocratique et son application à la question sociale. Leçon d'ouverture faite à la Faculté de droit de l'Université de Paris : 65 pp., un f. n. ch. de table. - 11. COMPÈRE-MOREL (Adéodat) : La Concentration socialiste en France : 58 pp., un f. n. ch. de table.III. [1913-1920]. 12. POISSON (Ernest) : La Coopération nouvelle : 65 pp., un f. n. ch. de table. - 13. THOMAS (Albert) : La Politique socialiste : 66 pp., un f. n. ch. de table. - 14. VAILLANT (Édouard) : Cherté de la vie et nationalisation du sol : 70 pp., un f. n. ch. de table. - 15. COMPÈRE-MOREL (Adéodat) : Le Programme socialiste de réformes agraires : 70 pp. - 16.-[17]. SELLIER (Henri) : Les Banlieues urbaines et la réorganisation administrative du département de la Seine. Préface de Albert Thomas : 106 pp. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006 1 vol. (210 x 120 mm) de 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 16 exemplaires sur Ingres Butten bleu-vert paraphés par l'auteur (n° 10).
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... CAV
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006. 1 vol. (210 x 122 mm) de 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 16 exemplaires (n° 13) sur Ingres Butten bleu-vert (2e papier).
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans [2006]. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... Tache sur la couverture recto.
Paris, Les Libraires Entre Les Lignes, 2006 210 x 120 mm, 20 pp. Broché. Edition originale. Un des 152 exemplaires sur odéon paraphés par l'auteur (3e papier), marqué exemplaire de passe.
« La pénurie du monde fracasse. » Thomas Baignères inscrivait ces cinq mots au début de son journal en novembre 2002. Celles et ceux qui, sans pouvoir pourtant se l'expliquer, comprendront instantanément et intimement cet aphorisme, trouveront ici bien d'autres de ces mystérieux assemblages de mots qui génèrent ce profond sentiment de connivence ou, comme l'écrivait Rainer Maria Rilke, ce « court élan de joie intérieure » qui est, somme toute, le prix de la vie... Que Thomas ait, en s'adressant à moi dès son plus jeune âge, fait systématiquement précéder mon patronyme de « mon ami » a peut-être influençé ma première lecture. Sans doute. Mais d'autres lecteurs, plus impartiaux, ont également vu dans ces lignes un vrai talent, celui d'être investi du don de la langue. Sans qu'il s'agisse de la simpliste logique du "montreur de phénomènes" pour laquelle le seul rapport inhabituel entre certains paramètres se suffit à lui-même, il me faut préciser que l'auteur de ces pages a aujourd'hui treize ans. Il ne nous reste qu'à espérer que Thomas n'ait pas encore tout dit et qu'il continue à se sentir « absorbé vers un autre style de vie où le sens n'a plus de raison d'être véritable » comme il le notait un an après avoir commencé à écrire... CAV
Exemplaire de Georges Pompidou, signé par Thomas Mann.Un des 60 exemplaires de tête. Paris, Éditions Flinker, (30 septembre) 1948. 1 vol. (145 x 230 mm) de 219 p. Broché, non coupé, sous chemise et étui (Gauché). Edition originale de la traduction française par Pierre Jundt. Un des 60 premiers exemplaires sur vergé (n° 9). 31539 Il est signé par Thomas Mann.
Entre 1940 et 1945, exilé aux États-Unis, Thomas Mann adresse 56 messages radiophoniques mensuels en allemand, diffusés par l'Office of War Information : des allocutions qui visent à éveiller la conscience du peuple allemand face aux atrocités nazies. Dans des formules incisives, Mann qualifie le régime nazi de « système abominable, fondé sur le mensonge, la rapine et l'assassinat », et décrit Hitler comme « un misérable charlatan de l'histoire ». L'on retrouve ici la plume qui s'en était pris depuis 1933 à Hitler. Sa propre préface, écrite à mi-parcours (1942) et présente en tête de l'édition, laissait entendre ses doutes : « Appeler un peuple à la révolte, ce n'est pas encore croire du fond du coeur qu'il en soit capable ». Dès 1946, ces textes sont traduits en français par Pierre Jundt, professeur agrégé d'allemand et connu pour ses traductions d'oeuvres théologiques et littéraires, afin d'être publiées par les Éditions Flinker, tout juste créés en 1947 par Martin Flinker (1895-1986), libraire et critique littéraire d'origine autrichienne qui avait fuit Vienne en 1938 avec son fils Karl. Outre son activité éditoriale, Martin Flinker a également publié plusieurs essais d'écrivains tels que Paul Celan, Joseph Breitbach, Robert Musil et Joseph Roth, contribuant ainsi à la promotion de la culture germanique en France. Son fils poursuivra l'héritage familial en fondant une galerie d'art à Paris, la Galerie Karl Flinker, qui a exposé des artistes majeurs tels que Kandinsky, Klee et Kupka. L'ouvrage est précédé d'une introduction critique d'Edmond Vermeil, résistant et compagnon du général de Gaulle à Londres, spécialiste de l'histoire et de la civilisation allemandes à la Sorbonne. De la bibliothèque de Georges Pompidou, avec ex-libris.
Six lettres manuscrites au format 21,5x17,6cm recto-verso d'une écriture à l'encre noire bien lisible. Cinq lettres du soldat Thomas sont adressées à sa soeur. La sixième à une tante. La première datée du 19 février est envoyée de Les Gravanches, près de Clermond-Ferrand où le poilu se remet d'une blessure. Les quatre suivantes datées d'avril à juillet 1916 décrivant la vie dans un secteur où Thomas est envoyé en première ligne : le travail de nuit à creuser des tranchées, le manque d'eau pour se laver, les poux, les cigarettes lancées par les Allemands à 8 mètres de sa tranchée, la pluie incessante au mois de juillet, les demandes spécifiques d'envois dans les colis - une sixième lettre (10,5x16cm) recto-verso est adressée à une tante, datée du 19 août 1916 - ensemble en bon état -
Nous joignons à ce lot, une lettre d'une proche parente de Thomas datée du 1er avril 1916 où elle déplore notamment l'attente incessante de nouvelles.
DALMAS (André). KASSNER (Rudolf). QUINCEY (Thomas de). PACHET (Pierre). AUDI (Paul). OSNER (Esther). QUINCEY (Thomas de). (Wordsworth).
Reference : 47240
Paris, directeur: André Dalmas. Un volume 24,3x18,3cm broché avec son bandeau d'annonce, 157 pages. Exemplaire sur bouffant Astrid. Bon état.
Fondé en 1963 par André Dalmas et Marcelle Fonfreide, Le Nouveau Commerce a compté au total 100 livraisons en 33 années de publication. Composé d'écrivains, philosophes et poètes français ( (144 sur 226 auteurs représentés), le sommaire prestigieux offre aussi un panorama de littérature étrangère par des traducteurs de renom (Roger Caillois, Pierre Klossowski, Pierre Leyris…)Le Nouveau Commerce doit son appellation à la revue Commerce publiée par Paul Valéry, Léon-Paul Fargue et Valery Larbaud dans l’entre-deux guerres, dont il s’est voulu la suite.« Notre propos est de présenter des textes, et des textes de valeur. Nous tenons à le faire sans hiérarchie : dans le Nouveau Commerce, un inconnu peut voisiner avec un écrivain illustre sans que personne s'inquiète des questions de préséances. Nous ne nous soucions pas des modes non plus (…).»
Princeton, New Jersey, Princeton University press, 1965 fort vol. in-8, xxiv pp., 1240 pp., toile Bradel bordeaux (reliure de l'éditeur).
Unique édition. Thomas Taylor Hammond (1920-1993) enseigna l'histoire à l'Université de Virginie de 1949 à 1990. Il fut aussi le fondateur du Center for Russian and East European Studies. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Londres, Longman, Brown, Green, Longmans & Roberts [printed by Spottiswoode], [1856] - 1857 4 vol. in-8, viii pp., 320 pp. ; faux-titre, 390 pp. ; [2] ff. n. ch., 424 pp. ; [2] ff. n. ch., 488 pp., avec deux portraits-frontispices gravés au trait (Talleyrand et Montrond), manquent les feuillets de titre des vol. I & II, percaline fauve, dos lisses ornés de guirlandes dorées, encadrements à froid sur les plats (reliure de l'éditeur). Dos passés.
Édition originale. Le banquier Thomas Raikes junior (1777-1848), héritier des fonctions paternelles, se fit surtout connaître comme dandy (il était l'ami de Brummell) et comme mémorialiste : ce journal renferme quantité de détails et d'anecdotes sur les personnalités françaises et anglaises les plus en vue de la Monarchie de Juillet et des débuts de l'ère victorienne ; notamment sur Talleyrand, la trop célèbre Madame Grand, et leur entourage.Au CCF, exemplaires seulement à la BnF, Lille et Strasbourg. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Canterbury, Henry Ward, Londres, Whittaker, 1836 in-4, 58 pp., avec 19 gravures (dont 18 hors-texte et une dans le texte, comme cul-de-lampe final), demi-chevrette souple verte, dos lisse muet, titre poussé sur le plat supérieur (reliure de l'éditeur). Rousseurs.
Le texte lui-même a été composé par Th. Woolnoth, et était paru d'abord en 1816, mais il est d'usage de placer ce beau recueil sous le nom de l'artiste. Thomas Hastings (1778-1854) est un personnage étonnant aux multiples facettes : né Thomas Barnett, il changea son nom en celui d'Hastings en 1812, et c'est le même homme qui fit une brillante carrière militaire dans l'armée anglaise, de 1795 à 1811, puis dans les douanes (1819), et qui s'attira ensuite la renommée comme graveur et peintre amateur, spécialisé en paysages, marines, vues topographiques, etc.Un seul exemplaire au CCF (INHA). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Liverpool, Thomas Taylor [Gregory & Taylor, printers], 1819 in-12, xii pp., 336 pp., veau fauve, dos à nerfs orné de filets et larges fleurons dorés, pièce de titre noire, encadrement de double filet doré et de palmettes à froid sur les plats gaufrés, tranches mouchetées, encadrement de guirlande dorée sur les contreplats (reliure de l'époque). Charnière supérieure entièrement frottée, quelques épidermures au dos.
La première édition de cette relation de voyage à succès parut en 1818, déjà à l'adresse de Liverpool. C'est en effet dans cette ville que le réverend Thomas Raffles (1788-1863), ministre congrégationnaliste dissident, exerçait son activité pastorale de 1811 à 1862. Les principaux lieux visités et mentionnés sont : Dieppe, Rouen, Paris, Sens, Dijon, Genève, Chamonix, avec une description d'une ascension au Mont Blanc, Martigny, Lausanne, Morat, Berne, Bâle, Fribourg, Kehl, Strasbourg, Manheim, Frankfort, Mainz, Coblentz, Cologne, Aix-la-Chapelle, Liège, Bruxelles et évidemment Waterloo ....Il y eut des éditions américaines, mais aucune traduction française.Seulement deux exemplaires au CCF (BnF, pour l'édition de 1827 ; Strasbourg, pour celle de 1820). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Paulin, 1833 2 vol. in-8, [2] ff. n. ch., 468 pp. ; [2] ff. n. ch., 475 pp., un f. n. ch. d'errata, demi-chevrette bouteille à coins, dos lisses ornés de filets dorés, encadrement de simple filet doré sur les plats de toile verte gaufrée, tranches jaunes (reliure de l'époque).
Édition originale française, qui forme un extrait des quatre volumes des Memoir, correspondence, and miscellanies, from the papers of Thomas Jefferson, parus en 1829, et procurés par le petit-fils de l'homme d'État américain, qui fut le troisième Président des États-Unis (1743-1826). Sabin, 35 890. Bon exemplaire du prince Moritz-Joseph-Johann von Dietrichstein (1775-1864), le précepteur du Roi de Rome, avec son ex-libris manuscrit et sa reliure caractéristique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Phone number : 06 46 54 64 48
Genève, Bureau international du travail [Imprimerie Albert Kundig], 1931 in-8 carré, XV pp., 500 pp., broché.
L'ouvrage dresse un bilan d'activité des dix ans du BIT, dirigé depuis le début par Albert Thomas : I. L'institution. - II. L'oeuvre. - III. Les résultats. - IV. Les relations. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Bassac : Le Bougroir, supplément de la revue du Lérot rêveur, 1972 - un volume agrafé (13,4x21 cm), 23 pages - envoi autographe signé d'Edmond Thomas au poète Pierre Chabert - tirage à 75 exemplaires - bon état -
La revue Le Lérot Rêveur a été fondée par Jean Paul Louis avec la collaboration d'Edmond Thomas qui dirige les cahiers poétiques, littéraires et champêtres Plein Chant.
1963 Paris : Gallimard, 1960 - in-12 broché, 162 pages - édition originale après 30 exemplaires numérotés - envoi autographe signé d' Henri Thomas au libraire/éditeur Max-Philippe Delatte : "Monsieur Max Ph. Delatte en respectueuse amitié, John Perkins, mauvais rêve américain, Henri Thomas décembre 1960" - bon état (sinon papier uniformément jauni) -
Londres, Fisher, 1836 in-4, [2] ff. n. ch., pp. 5-76, avec 37 planches gravées sur cuivre, sous serpentes, regroupant 73 sujets (seul le frontispice ne présente qu'une vue, les 36 autres en comportent deux), toile verte, dos lisse cloisonné et orné en long, titre poussé en lettres dorées dans un cartouche au centre du plat supérieur, tranches dorées (reliure de l'éditeur).
Second tirage en français (le premier en 1835) de la série Westmorland, Cumberland, Durham and Northumberland illstrated from original drawings by Thomas Allom, George Pickering, etc., qui était parue en 1832 à Londres. Comme souvent la version française est passablement réduite, puisque l'original comprend trois volumes in-4 et regroupe 108 planches offrant 213 vues. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Nantes, Imprimerie de Mellinet-Malassis, 1819 in-8, [4] ff. n. ch., 106 pp., dérelié.
Unique traduction française, fort rare, des Remarks on the present state of the husbandry and commerce of Bengal (dont la première édition, imprimée à Calcutta en 1795, fut donnée à compte d'auteur) du botaniste et sanskritiste Henry Thomas Colebrooke (1765-1837), qui exerça comme magistrat en Inde de 1783 à 1815.Un seul exemplaire au CCF (Nantes) et un seul au Worldcat. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Oxford, University press, 1966 in-8, viii pp., 491 pp., toile Bradel marine sous jaquette (reliure de l'éditeur).
Réimpression de l'édition de 1924. Il s'agit de l'un des catalogues dressés pour le British Museum par le bibliographe Henry Thomas (1878-1952), qui effectua presque toute sa carrière dans la prestigieuse institution (1902 à 1947). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Oxford, University press, 1966 in-8, xv pp., 170 pp., toile Bradel marine sous jaquette (reliure de l'éditeur).
Regroupe trois des catalogues dressés pour le British Museum par le bibliographe Henry Thomas (1878-1952), qui effectua presque toute sa carrière dans la prestigieuse institution (1902 à 1947) : Spanish books (édition originale en 1921) ; Portuguese books (1940) et Spanish-American books (1944). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, A. Pihan de La Forest, 1833; in-8, XVI-12 pp., dérelié.
Fils de Paul-François Pihan Delaforest (1739-1810), avocat au Parlement de Paris, qui finit comme procureur impérial à Pontoise, Ange-Augustin-Thomas Pihan Delaforest (1791-1842) embrassa à la fois la carrière de libraire-imprimeur et un légitimisme ardent, qui le conduisit à prendre la défense de l'équipée malheureuse de la duchesse de Berry en 1832. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Champion, 1879 2 vol. in-8, 371 pp. et 338 pp., avec une carte dépliante en couleurs en frontispice du tome I, broché. Usures sur les couvertures.
Unique édition. La seconde partie est constituée de pièces justificatives.Il s'agit de la version publique de la thèse soutenue par l'archiviste André-Antoine Thomas (1857-1935), originaire de Saint-Yrieix, et qui, de l'étude du Limousin, s'orientera petit à petit vers la philologie romane. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme, Brown, Green, 1824 in-8, [4]-397 pp., demi-veau gris, dos lisse orné de filets et pointillés dorés, tranches mouchetées (rel. un peu postérieure). Bon exemplaire.
D'abord publié en 1817, le poème Lalla Rookh (dénommé d'après une fille d'Aurengzeb) est composé de 4 parties narratives mettant en scène un orientalisme de convention, mais dont la postérité littéraire (et musicale) sera durable.Considéré comme le poète national de l'Irlande, Thomas Moore (1779-1852) fut aussi un des exécuteurs testamentaires de Byron. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
LAWRENCE (D.H.). DAUMAL (René). VASTO (Lanza del). VORONCA (Ilarie). FONDANE (Benjamin). TORTEL (Jean). LEUWEN (Lucien). THOMAS (Edith).
Reference : 46780
Marseille, directeur: Jean Ballard. Un volume de 80 pages. Exemplaire en bon état. Comprend Dialogue du style de René Daumal et Lanza del Vasto, Chansons d’Edith Thomas, Poèmes d’Ilarie Voronca, Baudelaire ou l’expérience du gouffre, par Benjamin Fondane, sur Jacques Prévert et les Visiteurs du soir, par Toursky.
Importante revue littéraire, véritable institution fondée par Marcel Pagnol et Gabriel d'Aubarède, qui pendant près d'un demi-siècle, sous la direction de Jean Ballard, tint la dragée haute à ses rivales parisiennes, au premier rang desquelles, "La Nouvelle Revue Française".
Londres, James Ridgway [printed by J. Green], 1822 in-8, titre, 29 pp., dérelié.
Il s'agit en réalité d'une protestation concernant le cas personnel de Robert Thomas Wilson (1777-1849), célèbre pour son rôle dans l'évasion de La Valette, et membre de la Chambre des Communes depuis 1817. À la suite d'une intervention qu'il avait effectuée en 1821 lors des funérailles de la reine Caroline pour dissuader les soldats présents de tirer au-dessus de la foule rassemblée, il avait été renvoyé de l'armée par ordre fr Frederick duc d'York, alors commander-in-chief. Au CCF, exemplaires seulement à la BnF.À LA SUITE : Statement of sir Robert Wilson, in the House of Commons, February 13, 1822. With a letter from the right honourable Lord Erskine to J. G. Lambton. Londres, James Ridgway [printed by J. Green], 1822, 69 pp. Un seul exemplaire au CCF. Relate, pour ses électeurs, les circonstances à la suite desquelles il a été rayé des cadres de l'armée. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.