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‎CORNEILLE (Pierre) & CORNEILLE (Thomas)‎

Reference : 30945

(1664)

‎Le Théâtre. Les Tragedies et Comedies.‎

‎ Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. 10 vol. (75 x 134 mm) de 1 portrait, 9 frontispices et 61 figures. Maroquin rouge, dos à nerfs ornés de caissons dorés, titre, tomaisons et dates dorés, au centre des plats médaillon ovale cerclé de petits fers et entrelacs dorés, encadré d'un double jeu de filets dorés, doublures de maroquin bleu, roulette et filets dorés encadrant une large dentelle dorée, fleurons d'angle, double garde peignée, tranches dorées sur marbrure (reliure signée de Pierre-Marcellin Lortic). Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte... Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères. Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.‎


‎Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l’impression et du papier et pour l’élégance des figures. Cette édition a l’avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d’une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d’en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. » C’est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d’une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu’une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l’avis de l’imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants. Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d’Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » : Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées’, avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l’« Avis de l’Im- primeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l’Illusion comique), chacune, précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours’, dont l’un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l’autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité’ debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à Œdipe), chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l’« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d’une figure et d’un titre, avec une pagination distincte. Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d’une figure, d'un avis « Au lecteur » et d’un titre, avec une pagination distincte. Ces 5 volumes sont complétés par les œuvres de son frère, Thomas Corneille : Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d’Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d’Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l’encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée. Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d’Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ». Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d’Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ». Élu au fauteuil 14 à l’Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu’il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l’Académie s’en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l’unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l’éloge de son frère qu’il remplace, ce fut Racine qui s’en chargea en même temps qu’il recevait Thomas et cela reste l’unique exemple de deux discours, d’hommage et de réception, par le même académicien dans l’histoire de l’institution. Voltaire dit du frère cadet, qu’exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d’être le premier au-dessous de son frère. C’était un homme qui aurait une grande réputation s’il n’avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l’Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691. Exceptionnelle réunion des œuvres des deux frères, en parfaite condition. L’exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes. Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l’atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu’il affirme haut et fort et, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, s’installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu’à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860. « Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si ’Le Frondeur’ n’est pas doreur et qu’il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l’époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu’est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l’approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n’apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d’un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l’époque, si ce n’est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne). Son goût sûr le pousse d’ailleurs vers des ouvrages d’exception ou des raretés bibliographiques qu’il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l’architecte Joseph Lesoufaché, le duc d’Aumale, l’architecte Hippolyte Destailleurs, l’armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l’édition originale des Fleurs du mal. Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu’il obtient à Londres (en 1851, il n’a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d’honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite. Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature. Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917). Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c’est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466. ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR15,000.00

‎Corneille‎

Reference : LCS-1864085

‎Le Théâtre ‎


‎Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot) Exemplaire en ravissante reliure de l’époque sortant de l’atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Paris, 1682. Corneille, Pierre. Le Théâtre de P. Corneille. Reveu et corrigé par l’Autheur. I. [II. III. Et IV] Partie. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy. I. Partie : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV: perruque, calotte et rabat. II. Partie : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. III. Partie: frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. IV. Partie : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm. Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR15,000.00

‎"CORNEILLE, Pierre;CORNEILLE, Thomas;"‎

Reference : CLL-470

(1748)

‎Le Théâtre de P. Corneille. Nouvelle édition. Paris, Durand, 1755. Suivi de : Poëmes dramatiques de T. Corneille. Nouvelle édition. Paris, David, 1748.‎

‎1748 "12 volumes in-12 de (2) ff., LXXXIV, 450 pp. - (2) ff., 536 pp. - (2) ff., 510 pp. - (2) ff., 468 pp. - (2) ff., 520 pp. - (2) ff., 469 pp. - 10, XXXV, 460 pp., (2) ff. ; (12) ff., 580 pp. - (6) ff., 605 pp. - (2) ff., 492 pp. - (2) ff., 615 pp. - (2) ff., 589, (3) pp., veau raciné, filet à froid en encadrement sur les plats, armes au centre, dos lisses ornés de caissons de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron, tranches marbrées bleues (reliures de l'époque)."‎


‎"Belle réunion complète du théâtre des frères Corneille. Cette édition du Théâtre de Pierre Corneille, fut publiée par les soins du censeur royal François-Antoine Jolly, pour la première fois en 1738. ""Un Avertissement, placé en tête du premier volume donne des renseignements sur l'époque de la représentation et de l'impression de chaque pièce. Jolly a pu recueillir, à ce sujet, un certain nombre de faits curieux, qui s'étaient conservés jusqu'à lui par tradition"" (Picot, 634). Cette nouvelle édition est complétée d'un volume consacré aux Œuvres diverses de Pierre Corneille. Cet ouvrage avait été édité originellement de façon autonome par l'abbé François Granet, en 1738 (Picot, 174). Il réunit des traductions, des poèmes - dont plusieurs célébrant les victoires du roi -, des madrigaux, des sonnets, et divers écrits. Au Théâtre du grand Corneille, sont jointes les œuvres dramatiques de son frère cadet Thomas (1625-1709). On y retrouve notamment sa tragédie Timocrate, le plus grand triomphe de tout le XVIIe siècle : interprétée pendant près de six mois devant une salle comble, elle connut quatre-vingts représentations consécutives, c’est-à-dire mieux que son frère, Racine ou Molière ! ""Tragédies romanesques, tragédies cornéliennes, tragédies sentimentales à la Quinault, ou même à la Racine ; comédies espagnoles et comédies françaises ; opéras et pièces à machines, Thomas Corneille en fournit tous les genres au théâtre du Marais et au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne"" (Dictionnaire des Lettres françaises, XVIIe siècle). A la mort de son frère, en 1684, Thomas Corneille fut élu à l'unanimité à son fauteuil à l'Académie. Il y fut reçu par Racine qui, à cette occasion, prononça le fameux éloge de son illustre rival, présenté ici à la fin du dernier tome. Chacun des deux œuvres complets des frères Corneille s'ouvre sur un portrait gravé en frontispice : Pierre d'après Le Brun et Thomas d'après Jouvenet. Bel exemplaire en reliure de l'époque, aux armes de René-Mans de Froulay, comte de Tessé. (Olivier, Hermal et Roton, Reliures armoriées françaises, 974). De la bibliothèque de Lumigny avec ex-libris. E. Picot, Bibliographie cornélienne, 638."‎

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(CNE)

Phone number : + 33 (0)1 42 89 51 59

EUR3,800.00

‎CORNEILLE, Pierre‎

Reference : LCS-18335

‎Polyeucte Martyr. Tragédie. L’une des grandes originales de la littérature française, imprimée à Paris en 1643.‎

‎Précieux et bel exemplaire provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe. A Paris, chez Antoine de Sommaville & Augustin Courbé, 1643. Avec privilège du Roy. In-4 de (8) ff. y compris le frontispice, 121 pp. et (1) f. de privilège. Le privilège est daté du 30 janvier 1643, et l’Achevé d’imprimer à Rouen pour la première fois, aux depens de l’Autheur, par Laurens Maurry, ce 20, jour d’octobre 1643. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Thibaron-Joly. 229 x 171 mm.‎


‎L’une des grandes originales de la littérature française et l’une des plus rares éditions du Grand Corneille. Le Petit, p. 158; Tchemerzine, II, 546; Picot, Bibliographie cornélienne, 26. Polyeucte fut représenté sur la scène du théâtre du Marais dans les premiers mois de 1643. «Le succès de ‘Polyeucte’ fut éclatant et rappela celui du ‘Cid’. Les acteurs de l’Hôtel de Bourgogne, qui le représentèrent, y gagnèrent autant d’argent qu’à aucune tragédie profane». (Picot). L’on conçoit aisément que le catholique Corneille entraîné par sa poétique de l'admiration à faire accomplir par ses héros des actions toujours plus remarquables, n'ait pu donner comme successeur à Auguste que Polyeucte : seul le héros chrétien l'emporte en magnanimité sur le plus admirable des héros profanes; seul un saint peut avoir un comportement qui serait jugé invraisemblable chez tout autre homme; seul un homme animé de la grâce divine peut accomplir des actes qui redeviennent vraisemblables sans cesser d'être extraordinaires. Comme le geste de clémence d'Auguste, les actions de Polyeucte ressortissent exactement à ce vraisemblable extraordinaire que préconisaient sans trop y croire les théoriciens et que Corneille a toujours poursuivi. Aussi, tandis que les critiques littéraires ne pouvaient qu'approuver la nouvelle tragédie de Corneille, les dévots, qui condamnaient l'idée même de théâtre profane, furent-ils particulièrement choqués de le voir accueillir les choses de la religion. Pour eux, le compromis rêvé par Corneille entre l'esthétique du plaisir et la morale chrétienne – compromis qui permet d'imaginer qu'on puisse faire une œuvre d'art séduisante à partir d'un sujet chrétien – était inacceptable, surtout lorsque l'intrigue osait mêler amour humain et amour divin. Mais l'ensemble du public lui-même, qui fit un triomphe à la pièce, a mal compris (et jusqu'au XVIIIesiècle) le projet de Corneille: il s'est intéressé avant tout à l'intrigue amoureuse et au drame purement humain de Pauline, Sévère et Polyeucte, sans voir que l'histoire des amours de Pauline et de Sévère, aussi touchante et délicate que celles des bergers de la pastorale contemporaine, est inséparable de l'histoire de Polyeucte, dont l'héroïsme serait inconsistant s'il ne s'inscrivait au cœur de l'histoire d'amour. Corneille, dans son « Examen de Polyeucte », qu'il rédigea plus tard, définit assez justement le style de Polyeucte en le comparant à celui de ses autres tragédies : «Le style est souvent d'une beauté qui force l'admiration : les fameuses «Stances» sont un des plus beaux morceaux de tout le théâtre de Corneille.» La tragédie de Corneille a donné naissance à plusieurs œuvres musicales. La première en date est l’opéra en trois actes de Gaetano Donizetti (1797-1848), dont la représentation fut interdite à Naples par le gouvernement des Bourbons et qui vit le jour finalement à Paris, en février 1840, dans une adaptation française de Scribe. Parmi les autres œuvres inspirées par Polyeucte, la plus connue est l'opéra du compositeur français Charles Gounod (1818-1893), représenté à Paris en 1878. Fort bel exemplaire à grandes marges de l’une des plus rares éditions originales de Corneille, provenant des bibliothèques Eugène Paillet et Robert Hoe avec ex-libris, relié en maroquin rouge de Thibaron-Joly. ‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR30,000.00

‎CORNEILLE, Pierre‎

Reference : LCS-18332

‎Le Théâtre de P. Corneille. Revue & corrigé par l’Autheur. I. [II. et III.] partie. Superbe exemplaire à grandes marges relié en maroquin rouge de Cuzin provenant de la bibliothèque du sculpteur Weber.‎

‎La plus rare des grandes éditions en partie originale du Théâtre de Pierre Corneille imprimée à Paris en 1660, «à ses yeux l’une des plus importantes »; elle manquait à la collection Dennery. Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé Et chez Guillaume de Luyne, 1660. Avec privilège du roy. 3 volumes in-8. On joint à cette édition les deux volumes suivants imprimés dans le même format et avec les mêmes caractères: - Poëmes dramatiques de T. Corneille. I. [II.] partie. Imprimé à Rouen, et se vendent à Paris, chez Augustin Courbé Et Guillaume de Luyne, 1661. Avec privilège du Roy. 2 volumes in-8. Soit en tout 5 volumes petit in-8 de: I/ xc pp., (6) pp. dont 1 gravure à pleine page, 704 pp.; II/ cxvii pp., (10) pp., 720; III/ lxxxiiii pp., (5) pp., pp. 1 à 178, (2) ff. comportant un tirage à part des pp. 177-178, pp. 179 à 632; I/ (2) ff., 710 pp., (2) pp.; II/ (4) pp., 652, (4) pp., la dernière blanche. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Cuzin. 163 x 105 mm.‎


‎La plus rare des grandes éditions en partie originale des Œuvres de Pierre Corneille ornée de 39compositions gravées sur cuivre d’après François Chauveau. I. Partie: Le frontispice représente un cartouche surmonté de deux Amours tenant une couronne; on lit dans le centre du cartouche le titre et la date de 1660. Le volume renferme 8 pièces (de Mélite à l’Illusion) accompagnées chacune d’une figure. Les figures de Mélite, de Clitandre, de la Veuve, de la Suivante, de la Place royale, de l’Illusion sont signées F. C(hauveau), delin.; H. D(avid), sculp.; celles de la Gallerie du Palais et de Médée sont signées L. S(pirinx). II. Partie: Le frontispice représente un cartouche soutenu par deux Amours sonnant de la trompette; il porte la date de 1660. Le volume contient 8 pièces placées dans cet ordre: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Théodore, le Menteur et la suite du Menteur. Les figures du Cid, de Cinna, de Polyeucte, du Menteur, de la Suite du Menteur et de Théodore sont signées de Chauveau et de David; celle d’Horace est signée de Spirinx, celle de Pompée ne porte pas de signature. III. Partie: Le frontispice, qui représente un cartouche surmonté d’une corbeille de fleurs, est daté de 1660 et signé: I. Math[eus]f. Le volume renferme 7 pièces accompagnées de 7 figures: Rodogune, Héraclius, Andromède, D. Sanche, Nicomède, Pertharite et Œdipe. Les figures de Rodogune et de Don Sanche sont signées de L. Spirinx; celles d’Héraclius, d’Andromède et de Pertharite sont signées de Chauveau et David; celles de Nicomède et d’Œdipe sont signées de Matheus. Le privilège est daté de janvier 1653, sans indication du quantième; il est donné pour neuf ans à Corneille lui-même, qui déclare le céder à Augustin Courbé et Guillaume de Luyne, suivant l’accord fait entre eux. On lit à la fin: Achevé d’imprimer pour la première fois, [en] vertu du présent privilège, le dernier d’octobre 1660, à Rouen, par Laurens Maurry. En 1664, Corneille soumit ses pièces à une première révision; il introduisit aussi quelques changements dans les pièces qui formèrent la Seconde partie publiée en 1648. Les éditions qui suivirent reproduisirent fidèlement le texte arrêté alors par le poëte; les quelques variantes qu’on y relève sont le plus souvent le fait des typographes ou le résultat du hasard. En 1660, Corneille fit une nouvelle révision de son théâtre. Il agrandit le format qu’il avait précédemment adopté, rendit ses volumes plus symétriques, mit en tête de chacun d’eux un Discours spécialement écrit pour l’édition, et des Examens dans lesquels il passa en revue chacune de ses pièces. Corneille lui-même nous entretient dans une lettre à l’abbé de Pure, datée du 25 aout 1660, de la peine que lui donna la publication de ce nouveau recueil, en particulier la confection des Discours: «Je suis, dit-il, à la fin d’un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J’ay traité en trois Préfaces les principales questions de l’art poétique sur mes trois volumes de Comédies. J’y ay fait quelques explications nouvelles d’Aristote, et avancé quelques propositions, et quelques maximes inconnues à nos Anciens. J’y réfute celles sur lesquelles l’Académie a fondé la condamnation du Cid, et ne suis pas d’accord avec Mr d’Aubignac de tout le bien mesme qu’il a dit de moy. Quand cela paroistra, je ne doute point qu’il ne donne matière aux Critiques, prenez un peu ma protection. Ma première Préface examine si l’utilisté ou le plaisir est le but de [la] Poésie Dramatique, de quelles utilités elle est capable et quelles en sont les parties, tant intégrales comme le Sujet et les mœurs, que de quantité comme le Prologue, l’Épisode et l’Exode. Dans la seconde je traite des conditions du Sujet de la belle tragédie, de quelle qualité doivent estre les incidents qui la composent et les personnages qu’on y introduit afin de sentir la pitié et la crainte, comment se fait la purgation des passions par cette pitié et la crainte, et des moyens de traiter les choses selon le vraysemblable ou le nécessaire. Je parle en la troisième des trois unitez, d’action, de jour et de lieu. Je croy qu’après cela, il n’y a plus guère de questions d’importance à remuer et que le reste n’est que la broderie qui (sic) peuvent ajouter la Rhétorique, la Morale et la Politique.» (Marty-Laveaux, t. xè, pp. 486 sq.; l’original est à la Bibliothèque nationale, msc. Franç., n° 12763, folio. 157 sq.) Magnifique exemplaire à grandes marges de cette édition en partie originale, l’une des plus rares et aux yeux de Corneille les plus importantes, comprenant en outre un tirage à part des pages 177 et 178 du volume III du Théâtre de Corneille. Provenance: Weber avec ex-libris.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR13,000.00

‎CORNEILLE, Pierre (le Grand Corneille ou Corneille l'aîné).‎

Reference : 110604

‎Théâtre de P. CORNEILLE, Avec des Commentaires, et autres morceaux intéressans (intéressants) (12 volumes).‎

‎ [imprimée par Cramer], 1765, 12 volumes in-12 de 196x125 mm environ, Tome I. 390 pages, avec 1 frontispice et 2 gravures hors texte, - Tome II. 339 pages, avec 2 gravures hors texte, - Tome III. 403 pages, avec 3 planches, - Tome IV. 390 pages avec 3 gravures hors texte, - Tome V. 343 parges avec 2 gravures hors texte, - Tome VI. 353 pages, avec 3 gravures hors texte, - VII. 367 pages pages avec 3 gravures hors texte, - VIII. 327pages avec 3 gravures hors texte, - Tome IX. 366 pages, avec 3 gravures hors texte, - Tome X. 397 pages, avec 4 gravures hors texte, - Tome XI. 439 pages, avec 4 gravures hors texte, - Tome XII. 333 pages, avec 2 gravures hors texte, plein veau blond, dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés sur pièces de titre en maroquin bordeaux et tomaisons brune, ornés de caissons à fleurons et petits dorés, coupes et chasses dorées, encadrement des plats d'un triple filet doré, gardes et tranches marbrées. Des rousseurs mouillures par endroits et pages brunies, petite restauration sur la dernière garde du tome VI, large épidermure sur le dernier plat du tome VIII, et grande mouillure avec petite galerie dans la marge du même tome, petits frottements quelques trous de ver sur le cuir, une date et une appartenance manuscrits sur la première garde blanche. Premier tirage de cette Edition genevoise, illustrée d'un frontispice avec le buste sculpté de Corneille, gravé par Watelet d'après Pierre, et de 34 figures hors texte gravées en taille-douce d'après Gravelot. Ce fut Voltaire qui fit imprimer cette édition par souscription, en plus de la commenter.‎


‎Pierre Corneille, aussi appelé « le Grand Corneille » ou « Corneille l'aîné », né le 6 juin 1606 à Rouen et mort le 1er octobre 1684 à Paris (paroisse Saint-Roch), est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.‎

Phone number : 33 04 78 42 29 41

EUR500.00

‎Corneille, Pierre‎

Reference : 18958

‎Recueil de sept tragédies‎

‎« Précieux et unique recueil de sept tragédies d’auteurs rouennais du grand siècle dont trois de Pierre Corneille et quatre rarissime éditions originales, composé spécialement pour Mademoiselle Thévenot, bibliophile du XVIIè siècle, fille du garde de la bibliothèque du roi Louis XIV et relié à l’époque à ses armes » (O.H.R., pl. 254). De la bibliothèque Ch. Denesle (16 mars 1980). In-12, veau granité, armoiries dorées au centre, dos orné, pièce de titre rouge, tranches mouchetées de rouge. Reliure de l’époque. 148 x 83 mm. Corneille, Pierre (1606-1684). Bernard, Catherine (1663-1712), nièce de Corneille, Pradon, Jacques (1644-1698), Capistron (1656-1713), etc. Sept tragédies du grand siècle. Précieux recueil de sept tragédies d’auteurs rouennais du grand siècle dont trois de Pierre Corneille et quatre, rarissimes, en édition originale, composé spécialement pour Mademoiselle Thévenot, fille de Melchisédech Thévenot, garde de la bibliothèque du roi de 1682 à 1692 et auteur d’une compilation de récits de voyages, et relié à ses armes (Olivier, fer 254). Il se compose des pièces suivantes, dont 3 sont de la plume de Pierre Corneille : - Héraclius empereur d’Orient. Paris, 1682. - Pompée. Paris, 1682. - Sertorius. Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, 1662. Les autres pièces sont l’édition originale de : Pirame et Thisbé (Paris, Henry Loyson, 1674) de Jacques Pradon, lui aussi rouennais, né en 1644. « L’une de ses tragédies Regulus a joui d’un succès durable au XVIIIè siècle au grand dépit de Voltaire qui voyait ses propres productions concurrencées. Dans sa première tragédie, Pirame et Thisbé, créée en 1673 sur la scène du prestigieux Hôtel de Bourgogne, alors qu’il n’était qu’un auteur débutant Pradon fait preuve d’un véritable talent pour nouer une intrigue et maintenir l’intérêt du spectateur. Il s’agit de l’histoire touchante de Pirame et Thisbé dont l’amour se trouve constamment confronté à de nouveaux obstacles, d’abord la contrainte d’un père hostile puis l’amour injuste d’une reine, Amestris, et de son fils. Oublié par la postérité, si ce n’est sous les traits peu flatteurs du rival malheureux de Racine, Pradon offre pourtant avec la tragédie de Pirame et Thisbé une œuvre agréable, non dénuée de qualités, qui sut gagner les faveurs du public. Quand on excelle dans son art, et qu’on lui donne toute la perfection dont il est capable, l’on en sort en quelque manière, et l’on s’égale à ce qu’il y a de plus noble et de plus relevé. V** est un peintre, C** un musicien, & l’auteur du Pyrame est un poète ; mais Mignard est Mignard, Lulli est Lulli, et Corneille est Corneille. Si Pradon n’atteint pas au génie de son modèle Corneille, il n’est pourtant pas dépourvu de talent poétique, notamment lorsqu’il s’agit d’exprimer l’amour de la gloire. » Puis viennent en éditions originales rarissimes deux pièces de Capistron (1656-1713), « grand ami de Racine qui connut un succès considérable jusqu’à la fin de sa vie » : Andronic Tragédie dédiée « À Madame la Dauphine » imprimée à Paris en 1685 et Alcibiade Tragédie dédiée ainsi « À Madame la Dauphine » imprimée à Paris en 1686. La dernière œuvre, elle aussi en édition originale, Brutus (Paris, Veuve de Louis Gontier, 1691) est une pièce composée par Mademoiselle Catherine Bernard (1663-1712) elle aussi rouennaise, qui, à l’en croire, était la nièce de Corneille. « Après avoir été couronné plusieurs fois par l’Académie française et par celle des jeux floraux, elle fit représenter deux tragédies, Laodamie, en 1689, et Brutus, en 1690. Elle était parente des deux Corneille et de Fontenelle, à qui on ne manqua pas d’attribuer ce qu’il y avait de bon dans les tragédies qu’on vient de citer : on fit surtout honneur à Fontenelle de l’interrogatoire que Brutus fait subir à son fils, et que Voltaire n’a pas dédaigné d’imiter. Melchisedech Thevenot (1620-1692) prenait plaisir à réunir des livres sur toutes sortes d’objets et principalement sur la philosophie, les mathématiques, la politique et l’histoire. Il cherchait l’occasion d’entretenir les personnes qui avaient parcouru les pays les plus éloignés et tâchait d’obtenir d’elles des relations et des mémoires. Sa connaissance de plusieurs langues de l’Europe et de l’Orient, ses rapports avec les savants et les voyageurs, sa place de garde de la bibliothèque du roi, à laquelle il fut nommé en 1684, lui donnèrent de grands moyens de satisfaire son goût pour les livres rares, surtout pour ceux qui concernaient la géographie et les voyages. Ce fut chez lui que se continuèrent les assemblées qui s’étaient tenues d’abord chez Montmor et qui ont donné naissance à l’Académie des sciences. Sa famille, Mademoiselle Thévenot, fut elle-même bibliophile mais ses livres sont aujourd’hui d’une insigne rareté et Olivier n’en cite qu’un seul. Remarquable volume de haute littérature de langue française provenant de la célèbre bibliothèque Ch. Denesle (16 mars 1980).‎


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EUR7,500.00

‎Corneille, Pierre‎

Reference : 19014

‎Cinna‎

‎Édition originale de Cinna de Pierre Corneille imprimée à Rouen en 1643, rarissime en vélin ivoire souple de l’époque. In-4 de (8) ff., frontispice compris, 110 pp., (1) f. bl. Vélin ivoire souple. Reliure de l'époque. 224 x 165 mm. Corneille, Pierre. Cinna ou la Clémence d'Auguste. Tragédie. Imprimé à Rouen aux despens de l'autheur [par Laurens Maurry], & se vendent à Paris, chez Toussainct Quinet, 1643. Rare édition originale de ce chef-d’œuvre de Corneille, longtemps considéré comme sa meilleure pièce. Tchémerzine, II, 544 ; Picot. Bibliographie cornélienne, n° 20, pp. 25 à 28 ; Le Petit, 154-156 ; Catalogue Rothschild, II, n°1145. Elle est ornée d’un beau frontispice gravé daté 1643, représentant les conjurés implorant la clémence d’Auguste. Le privilège daté du 1er aout 1642 est accordé pour 20 ans à Pierre Corneille qui déclare en faire cession à Quinet. L’achevé d’imprimer est du 18 janvier 1643. Pour la première fois, le privilège n'est pas accordé à un imprimeur libraire, mais à un auteur - en l'occurrence "à nostre amé & feal Pierre Corneille". Ainsi, à partir de Cinna, Corneille fit imprimer ses ouvrages à ses frais par Laurens Maurry. Reçu imprimeur depuis 1632 environ, il tenait boutique rue aux Juifs à Rouen, à l'enseigne du Cœur fleurissant. « Corneille demeura fidèle à Laurens Maurry, qui imprima toutes ses œuvres, même après son installation à Paris, jusqu'à Agésilas » (Michel Dubos). « Cette superbe tragédie » (Le Petit). « Cinna rencontre un accueil unanime aussi bien auprès du public que des doctes. Pour mesurer la répercussion de la pièce il n’est qu’à lire la lettre que Guez de Balzac, véritable autorité dans le monde des lettres, adresse à Corneille le 17 janvier 1643 : « Votre Cinna guérit les malades, il fait que les paralytiques battent des mains, il rend la parole à un muet » (F. Wolf). Tragédie politique, Cinna est, de toutes les pièces de Corneille celle qui, après le Cid, a fait le plus de bruit. Son succès fut extraordinaire. La préférence accordée à Cinna sur tous les autres chefs-d’œuvre de Corneille ne s’explique pas seulement par les beautés de la pièce dont le style atteint un haut degré de perfection. Les contemporains y voyaient une allusion à l’esprit frondeur de l’époque. Précieux et rarissime exemplaire relié en vélin ivoire souple de l’époque. Aucun exemplaire de cette édition originale in-4 n’est répertorié en reliure de l’époque sur le marché public depuis l’origine des relevés, il y a 41 ans (A.B.P.C.) Un seul exemplaire relié par un maître du XIXe siècle subit le feu des enchères : l’exemplaire Barthou décrit comme court de marges (hauteur 219 mm), adjugé cependant près de 3 000 € il y a 44 ans. Ce même exemplaire Barthou fut vendu 23 000 € en juin 2008, il y a 11 ans. Les exemplaires répertoriés par Tchemerzine étaient tous reliés par les maîtres du XIXe siècle : Thibaron-Joly, Duru, Lortic, Trautz-Bauzonnet et Cuzin.‎


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EUR28,000.00

‎CORNEILLE Pierre. ‎

Reference : 10669

‎Théâtre, avec des commentaires et autres morceaux intéressants. Nouvelle édition augmentée.‎

‎Genève [Berlin, Rottmann], 1774. Huit volumes in-4 (255 x 194 mm), 6 ff. n. ch., 572 pp.; 1 f. n. ch., 526 pp.; 1 f. n. ch., 528 pp. mal chiffrées 536; 1 f. n. ch., 581 pp.; 1 f. n. ch., 510 pp.; 1 f. n. ch., 607 pp., 1 f. n. ch.; 1 f. n. ch., 636 pp., 1 f. n. ch.; 1 f. n. ch., 518 pp. mal chiffrées 520, 1 f. n. ch. Veau fauve marbré, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge et de tomaison citron, tranches marbrées, double filet doré sur les coupes, des cahiers légèrement brunis, trace de mouillure pages 209 à 212 du septième volume, petites usures à quelques coins (reliure de l’époque). ‎


‎Première édition in-quarto du théâtre de Corneille commentée par Voltaire. Cette troisième édition du Théâtre de Corneille commentée et commanditée par Voltaire est la première au format in-quarto après deux au format in-octavo. Elle reprend les illustrations de la première édition : un frontispice de Pierre gravé par Watelet représentant le Génie couronnant le buste de Corneille et 34 gravures de Gravelot gravées au burin par Baquoy, Flipart, Lemire, Lempereur, de Longueil, Prévost et Radigues. La plupart de ces gravures sont en regard des titres des pièces et sont tirées dans un bel encadrement dessiné par Gravelot pour s’adapter au nouveau format. 34Considérée en son temps comme l’édition de référence du Théâtre de Corneille, elle contient en plus des commentaires de Voltaire de nombreux documents: des épîtres, des critiques du temps (comme les observations de M. de Scudéri sur Le Cid), plusieurs discours théoriques de Corneille (De la tragédie, & des moyens de la traiter selon le vraisemblable ; Des trois unités, d’action, de jour & de lieu ou bien encore celui de sa réception à l’Académie française). Des extraits de pièces d’autres auteurs ont aussi été ajoutés, comme les premiers actes de Jules César de Shakespeare pour mieux établir les différences de représentations de la conspiration avec Cinna de Corneille. De la même manière, au tome VI, mais pour un autre sujet, Bérénice de Racine fait pendant à Tite et Bérénice de Corneille. On a également ajouté au tome VII deux des pièces du frère de Corneille, Thomas, qui eurent le plus de succès : Ariane et Le Comte d’Essex. Le 22 janvier 1773, Voltaire écrivait à La Harpe: «On fait actuellement une très belle édition in-4 de Corneille et de mon Commentaire. Elle est aussi correcte que celle de mes faibles ouvrages est fautive.» De la collection de Jules André avec son ex-libris dessiné et gravé par Jean Frélaut.Très bel exemplaire en veau glacé et marbré de l’époque. Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, col. 255. Picot, Bibliographie cornélienne, 643. Bengesco, Voltaire, bibliographie de ses œuvres, II, p. 141. ‎

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Phone number : (0033) 143 674 644

EUR3,000.00

‎CORNEILLE, Pierre‎

Reference : LCS-18596

‎Le Théâtre de P. Corneille. Reveu et corrigé par l’Autheur. I. [II. III. Et IV] Partie. Exemplaire en ravissante reliure de l’époque sortant de l’atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. ‎

‎Rarissime exemplaire de premier tirage complet des 4 frontispices de l’édition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. A Paris, chez Guillaume de Luyne, Libraire Juré, au Palais, en la Galerie des Merciers, 1682. Avec Privilège du Roy Partie 1 : frontispice gravé, portrait de Corneille, xcviij pp. (y compris le titre), (1) f. pour le titre de Mélite, 586 pp. et (1) f. pour le Privilége. Le portrait de Corneille ne porte pas de signature ; il représente le poëte dans le costume des premières années du règne de Louis XIV : perruque, calotte et rabat. Partie 2 : frontispice gravé, cx pp., (1) f. pour le titre du Cid, 597 pp., (1) p. pour le Privilège. Il y a deux sortes d'exemplaires de cette IIè Partie ; les uns comptent 597 pp. et contiennent un Extrait du Privilège au verso de la p. 597 ; les autres n'ont que 596 pp. et l'Extrait du Privilège y occupe le recto du feuillet suivant. Cette différence vient de ce que, pendant le tirage, Corneille a supprimé vingt vers dans la scène Vè du cinquième acte dé Théodore (p. 587). La feuille Bb, dernière du volume, s'est ainsi trouvée subir un remaniement complet. Partie 3 : frontispice gravé, lxxxiv pp., (1) f. pour le titre de Rodogune, 618 pp. et (1)f. pour le Privilège. Partie 4 : frontispice gravé, xxij pp., (1) f. pour le titre de Sertorius, 591 pp., (1) p. pour le Privilège. 4 in-12 reliés en veau fauve, dos à nerfs ornés, deux mors faibles, tranches rouges. Reliure de l’époque sortant de l’Atelier de Jean Le Vasseur, relieur du roi Louis XIV. Réf: Bibl. R. Esmérian, Paris, 8 décembre 1972, n° 63). 151 x 85 mm.‎


‎Edition originale définitive du Théâtre de Pierre Corneille. (E. Picot. Bibliographie cornélienne, n° 113). Picot, Bibliographie cornélienne, n° 113 («… nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a par cela même une grande importance et mérite d’être recherchée, peut-être plus encore que les trois précédentes… Il est fort difficile d’en trouver de bien complets avec tous les frontispices»); Dubos (M.), Corneille, Rouen, 1993, n° 56 (pour un exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle). Elle offre le texte définitif, revu et adopté par l’auteur et fut partagée entre Guillaume de Luyne, Etienne Loyson et Pierre Trabouillet. Précieux exemplaire du tout premier tirage. Il renferme en effet, au tome II, dans la scène V de l’acte V de «Théodore», 20 vers que Corneille supprima dans le second tirage. «Cette édition, la dernière qu’ait publiée Corneille, nous donne le texte définitif adopté par lui. Elle a, par cela même, une grande une grande importance et mérite d'être recherchée peut-être plus encore que toutes les précédentes. Les exemplaires en sont moins rares, mais il est fort difficile d'en trouver de bien complets avec tous les frontispices.» (E. Picot). Exceptionnel exemplaire revêtu d’une très élégante reliure en veau fauve de l’époque aux dos richement décorés bien complet de tous les frontispices. Le présent exemplaire de premier tirage met à mal la théorie du catalogue Daguin qui prétendait que seuls les exemplaires de second tirage étaient pourvus des frontispices. En fait, E. Picot avait raison d’exiger les frontispices pour les exemplaires de premier tirage et de prétendre que ceux-ci étaient rarissimes complets Un exemplaire complet des 4 frontispices de cette précieuse édition, relié au XIXe siècle par Chambolle-Duru, mais de second tirage, fut vendu 95000 F (14500 €) en 1989. (Catalogue «Du Moyen-Age au cubisme», n° 102) il y a 35 ans. ‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR15,000.00

‎CORNEILLE, Pierre (1606-1684) / VOLTAIRE, François-Marie Arouet dit (1694-1778)‎

Reference : 8898

‎Théâtre de P. Corneille, avec des commentaires et autres morceaux intéressans. Nouvelle édition, augmentée. Tome premier [-huitième], Genève [en fait Berlin, Rottmann], 1774.‎

‎ 4105 Huit volumes in-4° (208 x 257 mm). Volume I: [8]+572 pages, 1 frontispice et 4 planches; contenu: Avertissement du commentateur sur cette nouvelle édition, A Messieurs de l'Académie française, Médée, Le Cid, Cinna, Jules César. Volume II: [2]+526 pages, 4 planches; contenu: Horace, Polyeucte, Le Menteur. Volume III: [2]+536 pages, 4 planches; contenu: Pompée , Théodore, Rodogune, Andromède. Volume IV: [2]+581 pages, 4 planches; contenu: Héraclius, de Calderón, Héraclius Empereur d'Orient, Don Sanche d'Aragon, Nicomède, Pertharite. Volume V: [2]+510 pages, 4 planches; contenu dipe, La Toison d'Or, Sertorius, Sophonisbe. Volume VI: [2]+607+[1bl]+[2] pages, 4 planches; contenu: Othon, Agésilas, Attila, Bérénice, tragédie de Racine, Bérénice, comédie héroïque de Corneille, Pulchérie. Volume VII: [2]+636+[2] pages, 6 planches; contenu: Suréna, Ariane, tragédie de Thomas Corneille, Le Comte d'Essex, de Thomas Corneille, Mélite, Clitandre, La Veuve. Volume VIII: 520+[2] pages, 4 planches; contenu: La Galerie du Palais, La Suivante, La Place royale, L'Illusion comique, trois discours, Vie de Pierre Corneille par Bernard de Fontenelle, réponse de l'éditeur à un détracteur de Corneille, discours de Pierre Corneille à sa réception à l'Académie française. Belles reliures de lépoque en plein veau marbré, double filet doré sur les coupes, dos à nerfs ornés, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches rouges. Ex-libris rectangulaire au contreplat du 1er volume : « André Gutzwiller » (Paris, 1922-Arlesheim, 2014), banquier et bibliophile bâlois.‎


‎«On fait actuellement une très belle édition in-4° de Corneille et de mon Commentaire. Elle est aussi correcte que celle de mes faibles ouvrages est fautive» (Voltaire à La Harpe, 22 janvier 1773). Cest une réimpression in-4°, avec quelques changements et le texte entièrement encadré, de l'édition in-8° publiée par Voltaire en 1764. Elle contient les mêmes gravures, réimposées, auxquelles on a ajouté un très bel encadrement, pour les adapter au nouveau format, savoir: un frontispice par Pierre, gravé par Watelet, représentant le Génie couronnant le buste de Corneille, et 34 figures hors-texte par Gravelot, gravées par Baquoy, Flipart, Lemire, Lempereur, De Longueil, Prévost et Radigues. Picot, Bibliographie cornélienne, 1876, no 643, page 309; Bengesco, II, pages 141-142; Cohen-de Ricci, colonnes 255-256 ‎

Phone number : 021/312 85 42

CHF3,000.00 (€3,263.00 )

‎CORNEILLE, Pierre / VOLTAIRE / GRAVELOT, Hubert François‎

Reference : 3828

(1774)

‎THÉATRE DE P. CORNEILLE, avec des commentaires, et autres morceaux intéressans. Nouvelle Edition, augmentée. ‎

‎ 1774 Genève [Berlin, Rotterdam], 1774. Complet en 8 vol. in-4: 20 x 26.5 cm. I/ 1 front., 6 ff., 572 pp. + [4] pl. grav.; II/ 1 f., 526 pp. + [4] pl. grav.; III/ 1 f., 536 pp. + [4] pl. grav.; IV/ 1 f., 581 pp. + [4] pl. grav.; V/ 1 f., 510 pp. + [4] pl. grav.; VI/ 1 f., 607-[3] pp. + [4] pl. grav.; VII/ 1 f., 636-[2] pp. + [6] pl. grav.; VIII/ 1 f., 520-[2] pp. + [4] pl. grav. Réimpression in-4, avec quelques changements et le texte entièrement encadré, de l'édition in-8 publiée par Voltaire en 1764. Elle contient les mêmes gravures, réimposées, auxquelles on a ajouté un encadrement, en raison du format. A savoir: un frontispice par Pierre, gravé par Watelet, représentant le Génie couronnant le buste de Corneille, et 34 figures hors-texte par Gravelot, gravées par Baquoy, Filpart, Lemire, Lempereur, de Longueil, Prévost et Radigues. Reliures de l'époque en veau blond moucheté. Dos à cinq nerfs, avec pièces de titre et pièces de tomaisons en maroquin vert, et caissons à fers dorés ornés d'un trophée en leur centre. Roulettes dorées sur les plats, les coupes ainsi quaux chasses. Gardes recouvertes de papier marbré. Traces de frottements aux reliures. Rares piqûres. Coiffes des tomes 4, 7 et 8 restaurées.‎


‎Voltaire, piqué des critiques dont ses Commentaires avaient été l'objet, accentua dans un certain nombre de passage le blâme qu'il avait porté contre Corneille. (Cohen, Guide de l'amateur, 1880: 94-95 / Picot, Bibliographie cornélienne, 1876: no. 643, p. 309). Contenu. I: [Avertissement du commentateur sur cette nouvelle édition. À Messieurs de l'Académie française. Médée ; le Cid ; Cinna ; Jules César.] II: [Horace ; Polyeucte ; le Menteur.] III: [Pompée ; Théodore ; Rodogune ; Andromède.] IV: [Héraclius, de Calderón ; Héraclius, empereur d'Orient ; D. Sanche d'Aragon ; Nicomède ; Pertharite.] V: [Oedipe ; la Toison d'or ; Sertorius ; Sophonisbe.] VI: [Othon ; Agésilas ; Attila ; Bérénice, tragédie de Racine ; Bérénice, comédie héroïque de Corneille ; Pulchérie.] VII: [Suréna ; Ariane, tragédie de Thomas Corneille ; le Comte d'Essex, de Thomas Corneille ; Mélite ; Clitandre ; la Veuve.] VIII: [La Galerie du Palais ; la Suivante ; la Place royale ; l'Illusion comique ; Trois discours ; Vie de Pierre Corneille, par Bernard de Fontenelle ; Réponse de l'éditeur à un détracteur de Corneille ; Discours de Pierre Corneille à sa réception à l'Académie française.] ‎

Phone number : 021/312 85 42

CHF3,000.00 (€3,263.00 )

‎Corneille, Thomas‎

Reference : 18466

(1738)

‎Poèmes dramatiques‎

‎Le célèbre exemplaire réunissant les 5 volumes en maroquin mosaïqué et décoré issus de « l’Atelier des Petits Classiques » habillant les œuvres de Thomas Corneille (1625-1709), le seul apparu ainsi sur le marché depuis un siècle, vendu 350 000 FF (53 300 €) le 6 juin 1986. Provenance : Atelier des Petits Classiques (1738) ; Mortimer L. Schiff (ex-libris) ; Baronne de Faucigny-Lucinge ; Famille Rothschild ; Baron Alexis de Rédé. Corneille, Thomas (1625-1709). Poèmes dramatiques. Nouvelle édition. Paris, 1738. 5 volumes in-12, maroquin olive, fine roulette en poignée de tiroir encadrant les plats des tomes I, III et IV ; roulette aux croisillons et semé de points dorés aux tomes II et V. fleurs de lys ou fleurons quadrilobés aux angles, vaste motif central chantonné avec mosaïque de maroquin rouge et citron différent sur chacun des cinq volumes, dos lisse richement orné et mosaïqué avec pièce de maroquin rouge et citron, coupes décorées, roulette intérieure, doublures et gardes de papier doré orné de motif en relief, tranches dorées. Étui de maroquin havane. Reliure mosaïquée de l’époque attribuée à l’Atelier des Petits Classiques. 167 x 100 mm Exceptionnelle réunion de cinq volumes entièrement décorés et mosaïqués par l'Atelier des Petits Classiques, la seule répertoriée sur le marché au cours du siècle écoulé. Cet Atelier fut ainsi dénommé par Michon dans « les Reliures Mosaïquées du XVIIè siècle » comme s'étant spécialisé dans la reliure des petites éditions d'écrivains classiques du type Elzevier. Michon ne connaît que 9 reliures sorties de cet atelier actif de 1720 à 1738. Outre la richesse des fers employés, — points et pointillés dorés, étoiles, fleurettes, volutes et cercles évidés, roulette, cordons, fleurs de lys, coquilles, tulipes — la diversité des décors mosaïqués et l'harmonie des dos, la réunion même de cinq volumes ainsi reliés constitue l'un des temps forts de l'histoire de la reliure mosaïquée de la première moitié du XVIIIè siècle. Magistrale œuvre de transition, elle allie l’emploi des petits fers utilisés au siècle précédent à la technique de la mosaïque dont le but est précisément de réduire l’importance accordée à ces petits fers dorés. L'emploi de couleurs autres que l'or permet en effet au relieur de se libérer des lignes droites ou des formes géométriques pour la première fois depuis 1550 et les premières tentatives de reliures mosaïquées s'agencent alors en de grandes courbes rococo. Prestigieux ensemble, du plus haut intérêt pour l’histoire de la reliure. Tome I : Table. Frontispice. Avertissement. Éloge de M. Corneille. Les engagemens du hazard, Comédie. Le feint astrologue, Comédie. D. Bertrand de Cigarral, Comédie. L’amour à la mode, comédie. Le berger extravagant, Comédie. Le charme de la voix, Comédie. Tome II : Table Le geôlier de soi-même, Comédie. Les illustres ennemis, Comédie. Timocrate, Tragédie. Bérénice, Tragédie. La mort de l'Empereur Commode, Tragédie. Darius, Tragédie. Stilicon, Tragédie. Tome III : Table. Le Galant double, Comédie. Camma, reine de Galatie, Tragédie. Maximian, Tragédie. Pyrrus, roi d'Épire, Tragédie. Persée & Démétrius, Tragédie. Antiochus, Tragi-comédie. Tome IV : Table. Laodice, Reine de Cappadoce, Tragédie. Le Baron d'Albikra, Comédie. La mort d'Annibal, Tragédie. La Comtesse d'Orgueil, Comédie. Le festin de Pierre, Comédie. Théodat, Tragédie. Ariane, Tragédie. Tome V : Table. La mort d'Achille, Tragédie. Dom César d'Avalos, Comédie. Circe, Tragédie. Nouveau prologue. L'Inconnu, Comédie. Nouveau divertissement. Le Comte d'Essex, Tragédie. Bradamante, Tragédie. Remerciment à l'Académie. Réponse de M. Racine. Réponse à M. de Fontenelle. Doué d'une facilité remarquable, Thomas Corneille donna quarante-deux pièces de théâtre. Après 1655, Thomas Corneille, qui avait, comme son frère, débuté par la comédie et avec plus de succès que lui, s'adonna, comme Pierre, à la tragédie En 1656, il donna Timocrate qui obtint un succès prodigieux et fut joué pendant six mois d'une façon continue : Louis XIV alla entendre la pièce au théâtre du Marais : au bout de quatre-vingts représentations, les acteurs se lassèrent de jouer toujours la même pièce et cessèrent de la donner, bien que le public n'en fût pas fatigué. Ce fut, selon Despois « le plus grand succès dramatique de tout le siècle ». En 1672 avait paru Ariane, le chef-d’œuvre de Thomas Corneille ; la pièce est claire, naturelle, attachante ; le rôle d'Ariane qui a tout sacrifié pour Thésée et se voit abandonnée par lui et trompée pour sa sœur, présente un vif intérêt. La même année Thomas Corneille composa, en collaboration avec de Visé, une comédie héroïque, l’Inconnu, qui reçut du public un accueil enthousiaste. L'Inconnu, repris en 1679 et 1703, fut donné en 1724 aux Tuileries avec un ballet où Louis XV et toute la cour dansèrent. Thomas Corneille avait donné presque toutes ses œuvres dramatiques lorsqu'il fut reçu à l’Académie Française à la mort de son frère (1683). Rarissime exemplaire réunissant cinq volumes en maroquin décoré et mosaïqué sorti vers1738 de « l’Atelier des Petits Classiques », présentant les chefs-d'œuvre de Thomas Corneille (1625-1709). Provenance : Mortimer L. Schiff ; Baronne de Faucigny-Lucinge ; Famille Rothschild ; Baron Alexis de Rédé, (vendu 350 000 FF ou 53 300 €), le 6 juin 1986 – n° 173, il y a 38 ans.‎


‎édition_originale‎

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EUR15,000.00

‎Corneille, Pierre‎

Reference : 8004

(1643)

‎Cinna‎

‎Édition originale de l’un des chefs-d’œuvre de Corneille. In-4 de (8) ff., 110 pp., (1) f. bl. Maroquin citron, dos à nerfs, titre et date dorés au dos, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Bound by Rivière & son. 222 x 163 mm. Corneille, Pierre. Cinna ou la clémence d’Auguste. Tragédie. Paris, Toussainct Quinet, 1643. Rare édition originale de ce chef-d’œuvre de Corneille, « longtemps considéré comme la meilleure pièce de l’auteur » (Georges Forestier).Elle est ornée d’un beau frontispice gravé daté 1643 représentant les conjurés implorant la clémence d’Auguste. Tchemerzine, II, 544 ; Picot, n°20 ; Le Petit, pp.154-156 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 379 ; Picot, Catalogue Rothschild, II, n°1145. « Cinna rencontre un accueil unanime aussi bien auprès du public que des doctes. Pour mesurer la répercussion de la pièce il n’est qu’à lire la lettre que Guez de Balzac, véritable autorité dans le monde des lettres, adresse à Corneille le 17 janvier 1643 : « Votre Cinna guérit les malades, il fait que les paralytiques battent des mains, il rend la parole à un muet » (F. Wolf). Tragédie politique, Cinna est, de toutes les pièces de Corneille celle qui après le Cid a fait le plus de bruit. Son succès fut extraordinaire. La préférence accordée à Cinna sur tous les autres chefs-d’œuvre de Corneille ne s’explique pas seulement par les beautés de la pièce dont le style atteint un haut degré de perfection. Les contemporains y voyaient une allusion à l’esprit frondeur de l’époque : ils y entendaient discuter sur la meilleure forme de gouvernement ; la gloire attachée au courage des conspirateurs ne pouvait manquer de leur plaire ; ils sympathisaient avec les conjurés… Avec Cinna commence ce qui caractérisera la plupart des tragédies cornéliennes. Tandis que l’amour triomphait dans le Cid, qu’il luttait dans Horace, dans Cinna il est réduit à se contenter du second rang, il est « subordonné à quelque grand intérêt d’Etat, ou quelque passion plus noble et plus mâle que l’amour, telles que sont l’ambition ou la vengeance » (Discours du poème dramatique).Depuis Cinna, Corneille passait incontestablement pour le plus grand poète dramatique. C’est ce que Boileau, sans sa septième épître exprime dans les vers suivants : « Par les envieux un génie excité Au comble de son art est mille fois monté ; Plus on veut l’affaiblir, plus il croît et s’élance : Au Cid persécuté Cinna doit sa naissance. » (C. This). « Cinna, écrivait un contemporain en septembre 1642, « donne de l'admiration à tout le monde : c'est la plus belle pièce qui ait été faite en France, les gens de lettres et le peuple en sont également ravis, elle est aussi belle que celle de Sénèque ». On ne saurait trop souligner l'importance de la mention explicite « les gens de lettres et le peuple » : avec Cinna, Corneille a enfin conquis la double approbation qui lui faisait défaut depuis la querelle du Cid. Cinna fut longtemps considéré comme la meilleure pièce de Corneille. » (G. Forestier, Dictionnaire des Œuvres). Précieux exemplaire, à belles marges, relié par Rivière & son en maroquin citron janséniste.‎


‎édition_originale‎

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EUR17,000.00

‎Pierre CORNEILLE‎

Reference : 88824

(1660)

‎Le theatre de P. Corneille. Revue et corrigé par l'auteur‎

‎Augustin Courbé Guillaume de Luynes | Paris 1660 | 11 x 16.5 cm (Pet. in-8) | Relié‎


‎Édition collective en partie originale du théâtre de Pierre Corneille, imprimée à Rouen par Laurent Maurry et mise en vente à Paris chez Augustin Courbé et Guillaume de Luyne. Elle est illustrée de trois titres-frontispices allégoriques et de 23 figures hors texte gravées sur cuivre, en grande partie dessinées par François Chauveau et gravées notamment par Jérôme David, Mathéus et Louis Spirinx. Les trois frontispices portent la date de 1660. Les titres et privilèges des premier et troisième tomes sont également datés de 1660, tandis que le titre et le privilège du second portent la date de 1664. Ce deuxième volume appartient donc au retirage de 1664, au même format et reprenant la composition de lédition de 1660, avec une collation différente pour les pièces liminaires. Reliures du XXe siècle en plein maroquin chocolat signées Alix en bas des contreplats. Dos à nerfs ornés de quatre caissons à la grotesque, auteur, titre, tomaison et date dorés ; triple filet doré dencadrement sur les plats, large et riche dentelle intérieure, tranches dorées. Infimes traces de frottement. Volumes dune grande pureté, au papier dune remarquable fraîcheur. Étuis bordés de maroquin chocolat et recouverts de papier à la cuve ancien. Magnifique exemplaire. * Lédition de 1660 marque une étape nouvelle dans la manière dont Corneille présente son théâtre au public. Il ne sagit plus seulement de réunir les pièces déjà publiées : lauteur reprend lensemble de son uvre dramatique, en révise le texte, lordonne en trois volumes soigneusement composés et laccompagne pour la première fois dun appareil critique et théorique qui en modifie profondément la lecture. Lédition fut imprimée avec un soin particulier par Laurent Maurry dans un format in-8 plus ample que celui de plusieurs recueils antérieurs. En tête de chacun des trois volumes, Corneille place un Discours spécialement rédigé pour loccasion. Le premier traite de « lutilité et des parties du poème dramatique », le second de la tragédie, du vraisemblable et du nécessaire, le troisième des trois unités daction, de jour et de lieu. Lauteur ne cherche pas à proposer un traité abstrait détaché de sa pratique : les règles dAristote, la vraisemblance, la catharsis ou les unités sont continuellement confrontées à lexpérience accumulée au cours de trente années de théâtre. Corneille mesurait lui-même la difficulté de lentreprise. Dans une lettre adressée à labbé de Pure le 25 août 1660, alors que limpression touche à sa fin, il écrit : « Je suis, dit-il, à la fin d'un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J'ay traité en trois Préfaces les principales questions de l'art poétique sur mes trois volumes de Comédies. » Il y évoque aussi ses nouvelles interprétations dAristote et les questions sur lesquelles il entend se démarquer des doctrines critiques de son temps. À ces trois textes généraux sajoutent surtout les Examens placés devant chacune des pièces. Ils paraissent ici pour la première fois et remplacent les dédicaces, avertissements et préfaces qui avaient jusque-là accompagné séparément les uvres. De Mélite à dipe, Corneille revient ainsi sur ses propres pièces, parfois à plus de vingt-cinq ans de distance : il en rappelle les circonstances, discute leur construction, justifie certains choix et reconnaît ailleurs les libertés quil avait prises avec les règles quil entreprend désormais de définir. Le dispositif est exceptionnel par son ampleur. Le dramaturge devient simultanément léditeur intellectuel, le commentateur et le théoricien de sa propre uvre. Le lecteur dispose désormais de trois niveaux complémentaires : la pièce elle-même, lExamen rétrospectif dans lequel Corneille juge son exécution, puis le Discours qui tente den dégager les principes généraux. La théorie ne vient donc pas après coup se superposer au théâtre : elle naît de la confrontation de Corneille avec trente années de pratique. Cette entreprise possède également une dimension‎

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Phone number : 01 56 08 08 85

EUR7,000.00

‎[CORNEILLE / CHAPELAIN].‎

Reference : LCS-18159

‎Les Sentimens de l’Académie françoise sur la Tragi-comédie du Cid. La rare édition originale du premier ouvrage de la toute jeune Académie française par lequel elle prend part à la vive querelle déclenchée par la parution du Cid en 1637.‎

‎Rare édition originale du premier travail de la toute jeune Académie française créée deux ans plus tôt, qui prend ici part à la violente querelle du Cid. Paris, chez Jean Camusat, 1638. In-8 de (1) f.bl., 192 pp., (1) f.bl. Longue note manuscrite ancienne à l’encre au verso du titre. Relié en plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en tête. Reliure de l’époque. 176 x 108 mm. ‎


‎Rare édition originale du premier travail de la toute jeune Académie française créée deux ans plus tôt, qui prend ici part à la violente querelle du Cid. Picot, Catalogue Rothschild, n° 1143 ; Tchemerzine, II, 235 ; Picot, Bibliographie cornélienne, n° 1380 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 379. « Ce fut Chapelain que l’Académie nomma pour recueillir ses observations » (Bulletin Morgand et Fatout, n°7835). « Scudéry s’étant avisé d’écrire un libelle contre Corneille sous le titre d’’Observations du le Cid’ et d’en appeler au jugement de l’Académie, le cardinal de Richelieu prit son parti et força la Compagnie, malgré ses répugnances, à se mêler d’une affaire dans laquelle le sentiment public s’était déjà vivement prononcé : ‘En vain contre le Cid un ministre se ligue Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue’. Le 16 juin 1637, l’Académie, pour complaire à son puissant protecteur, confia à trois commissaires, dont Chapelain et Conrart, le soin de préparer la réponse aux ‘Observations’ de Scudéry. Le manuscrit de Chapelain est conservé à la Bibliothèque nationale. Presque à chaque page, de la main du cardinal ou de celle de Clitois, son médecin, on trouve des notes marginales, des passages soulignés, des ratures qui témoignent de l’intervention passionnée de Richelieu. Si bien qu’on peut presque affirmer que le livre qui a pour titre : ‘Les Sentimens de l’Académie françoise sur la tragi-comédie du Cid’, est bien plus son œuvre que celle de la Compagnie. » Bibliothèque H. De Backer, n°852. A travers le présent ouvrage rédigé en grande partie par Valentin Conrart et Jean Chapelain, l’Académie française prend part à la vive polémique déclenchée par la parution du chef-d’œuvre de Corneille en 1637. C'est l'unique fois où l'Académie s'érige en arbitre littéraire « La préférence que le public adjugea à Corneille sur tous ses concurrents lui attira l’envie de plusieurs auteurs entre lesquels il y en eut qui écrivirent contre le "Cid". L’Académie Françoise se vit même obligée par le Cardinal de Richelieu d’examiner cette pièce, plus pour y trouver des défauts que pour en faire remarquer les beautés. C’est ce qui produisit le livre intitulé ‘Sentiments de l’Académie Françoise sur la Tragi-comédie du Cid’. Le Cardinal, malgré l’estime qu’il avait pour corneille, à qui même il donnait pension, voyait avec déplaisir tous les travaux des autres auteurs & les siens mêmes effacés par ce dernier. Ca ce Ministre se piquait d’exceller en Poësie, comme en toute autre chose. Mais on eut beau écrire et cabaler, le Cid eut toujours une approbation générale ». (Moreri, Le Grand dictionnaire historique, II, p. 379). « Corneille ayant fait représenter son ‘Cid’, il fut mis infiniment au-dessus de tous les autres… Entre ceux qui ne purent souffrir l’approbation qu’on donnait au ‘Cid’, et qui crurent qu’il ne l’avait pas méritée, M. de Scudéry parut le premier, en publiant ses ‘Observations’ contre cet ouvrage, ou pour se satisfaire lui-même, ou, comme quelques-uns disent, pour plaire au Cardinal. En de différent qui partagea toute la Cour, le Cardinal sembla pencher du côté de M. de Scudéry, et fut bien aise qu’il écrivit à l’Académie française pour s’en remettre à son jugement… Le 16 juin 1637 il fut ordonne que l’Académie examinerait le ‘Cid’ et les ‘Observations’ contre le Cid. M. Chapelain présenta le manuscrit de ses mémoires au Cardinal. J’ai vu avec beaucoup de plaisir ce manuscrit apostillé par le Cardinal en sept endroits, de la main de M. Citois, son premier Médecin. Ces apostilles témoignent qu’il était persuadé de ce qu’on reprochait à M. Corneille, que son ouvrage péchait contre les règles. Il examina cet écrit avec beaucoup de soin et d’attention. Ainsi furent mis au jour, après environ cinq mois de travail, les ‘Sentimens de l’Académie françoise sur le Cid’. Le Public reçut avec beaucoup d’approbation et d’estime ce travail de l’Académie Françoise. Ceux-là même qui n’étaient pas de son avis ne laissèrent pas de la louer : & l’envie qui attendait depuis si longtemps quelque ouvrage de cette Compagnie, pour le mettre en pièces, ne toucha point à celui-ci. Pour moi, je ne sais si les plus fameuses Académies d’Italie ont rien produit de meilleur, ou d’aussi bon, en de pareilles rencontres. Je compte en premier lieu pour beaucoup, que sans sortir des bornes de la justice, ces Messieurs pussent satisfaire un premier Ministre, tout puissant en France et leur Protecteur qui certainement était animé contre le ‘Cid’. Si ensuite vous examinez ce livre de plus près, vous y trouverez un jugement fort solide, auquel il est vraisemblable que la postérité s’arrêtera ; beaucoup de savoir, & beaucoup d’esprit, sans aucune affectation de l’un, ni de l’autre ; et depuis le commencement jusqu’à la fin une liberté, & une modération tout ensemble, qui ne se peuvent assez louer. » (Pellisson, Histoire de l’Académie françoise, 1743, pp. 110-130). « Cet ouvrage est un chef-d’œuvre en son genre. De toutes les critiques, c’est peut-être la seule bonne, et qu’on puisse lire avec fruit. L’Abbé Desfontaines a dit, que qui voudrait s’instruire, comparerait cette critique, avec l’examen qu’a fait Corneille lui-même de sa pièce. Voyez Querelles littéraires, tom. 1, article Corneille & le Cardinal de Richelieu » (note manuscrite ancienne rédigée à l’encre au verso du titre). Précieux exemplaire d’une grande pureté, particulièrement grand de marges car conservé dans son vélin souple de l’époque.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR4,500.00

‎CORNEILLE, Pierre / CORNEILLE, Thomas / VOLTAIRE (éd.) / GRAVELOT, Hubert-François (ill.) / PIERRE, Jean-Baptiste Maris (ill.)/ WATELET, Claude-Henri (grav.) et al.‎

Reference : 6468

(1765)

‎THÉATRE DE P. CORNEILLE avec des commentaires [par Voltaire], et autres morceaux intéressans (12 vol.)‎

‎ 1765 S.l. [Genève], s.éd. [Cramer], 1765. 12 vol. in-8: 12.5 x 20.5 cm. Second tirage de l'édition originale (Genève, Cramer, 1764) du "Théâtre de Corneille", célèbre édition de Voltaire, avec ses commentaires, illustrée par Gravelot. Ce second tirage identique au premier à l'exception des pages de titre où les vignettes de Cramer sont manquantes. Ensemble illustré d'un frontispice gravé par Watelet d'après Pierre représentant le Génie couronnant le buste de Corneille et de 34 figures à pleine page d'après Gravelot gravées par Baquoy, Flipart, Lemire, Lempereur, de Longueil, Prévost et Radigues. Reliures de l'époque en plein veau. Dos lisses avec pièces de titre et de tomaison en maroquin brun. Fleurons et filets dorés. Tranches rouges. Gardes recouvertes de papier marbré. Reliures frottées par endroits, quelques restaurations très habiles, papier propre, rares piqûres. Agréable ensemble.‎


‎Détail du contenu. I: Médée; Le Cid - 1 front. + 2 pl. grav. / II: Horace; Cinna; extrait de Jules César de Shakespeare - 2 pl. grav. / III: Polyeucte; Pompée; Le menteur - 3 pl. grav. / IV: Suite du menteur; Théodore; Rodogune - 3 pl. grav. / V: La Comédie fameuse; Héraclius; D. Sanche d'Aragon - 2 pl. grav. / VI: Andromède; Nicomède; Pertharite - 3 pl. grav. / VII: Epitaphe d'Elizabeth Ranquet; Oedipe; La toison d'or; Sertorius - Avec 3 pl. grav. / VIII: Sophonisbe; Othon; Agésilas - 3 pl. grav. / IX: Attila roi des huns; extrait de Bérénice de Racine; Titus et Bérénice; Pulchérie - 3 pl. grav. / X: Surena; Ariane par Th. Corneille; Le comte d'essex, par Th. Corneille; Mélite - 4 pl. grav. / XI: Clitandre; La veuve; La galerie du palais, La suivante, comédie - 4 pl. grav. / XII: La place royale; L'illusion; Trois discours de P. Corneille - 2 pl. grav. Biblio: BERNASCO, Biblio. Voltaire: II, 1700 / COHEN, Livres à vignettes: 94 / PICOT, Biblio. Cornélienne: 640 ‎

Phone number : 021/312 85 42

CHF1,200.00 (€1,305.20 )

‎Corneille, Pierre‎

Reference : 8681

(1665)

‎Othon‎

‎Édition originale de la pièce préférée de Corneille. In-12 de (2) ff., 78 pp., (1) f. Maroquin bleu nuit janséniste, dos à nerfs, titre doré au dos, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure par E. Carayon. 140 x 83 mm. Corneille, Pierre. Othon. Tragédie. Paris, Thomas Jolly, 1665. Édition originale de la pièce préférée de Corneille. Picot, n°84 ; Tchemerzine, II, 574 ; Le Petit, 185. « Si mes amis ne me trompent, cette Pièce égale ou passe la meilleure des miennes, dit Corneille dans la préface qu’il a placée en tête de la tragédie d’Othon. Quantité de suffrages illustres et solides se sont déclarés pour elle, et si j’ose y mêler le mien, je vous dirai que vous y trouverez quelque justesse dans la conduite et un peu de bons sens dans le raisonnement, quant aux vers, on n’en a vu de moi que j’aie travaillé avec plus de soin » (Picot). « Cette tragédie fut représentée à Fontainebleau le 3 août 1664 devant le Roi et le légat du pape. La troupe de l’Hôtel de Bourgogne la joua dans les premiers jours de novembre 1664, suivant la gazette de Loret » (Le Petit). Le sujet de la pièce est tiré des Histoires de Tacite, mais corneille a mis également à contribution Plutarque et Suetone dans leurs Vies de Galba et d’Othon.S’il faut en croire les Anecdotes dramatiques, le maréchal de Gramont aurait dit, à l’occasion d’Othon, que Corneille devrait être le « Bréviaire des Rois » et M. de Louvois qu’« il faudrait, pour juger cette pièce, un parterre de ministres d’Etat ». Ce qui est certain, c’est qu’Othon resta au répertoire. « Corneille, dans sa préface, parle de cette tragédie comme l’une de ses meilleures. Mais elle eut peu de succès. Il a fallu attendre trois siècles pour s’aviser que les amis de Corneille avaient raison et qu’Othon est l’une de ses meilleures pièces » (Georges Forestier, Dictionnaire des œuvres). Othon est l’exacte peinture de la politique romaine et ce sont ces mérites historiques qui lui ont valu un accueil bien plus favorable de la part des critiques modernes que de la part des critiques du XVIIe siècle.‎


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Phone number : 01 42 22 48 09

EUR5,500.00

‎Pierre Corneille Thomas Corneille‎

Reference : 17572

(1839)

‎Chefs-d'oeuvres dramatiques de P. Corneille suivis des oeuvres choisies de Th. Corneille‎

‎Lefèvre 1839 776 pages in8. 1839. reliure editeur demi basane. 776 pages. Recueil des chefs-d'œuvre dramatiques de Pierre Corneille publié par Lefèvre en 1839 comprenant ses pièces majeures avec les notes des commentateurs. L'œuvre de Corneille figure emblématique du classicisme français mêle tragédies et comédies explorant des thèmes universels et des personnages complexes‎


‎extérieur usagé intérieur propre‎

Phone number : 07 46 22 77 51

EUR27.00

‎CORNEILLE, Pierre‎

Reference : LCS-18282

‎Le Menteur, Comedie La rare édition originale du Menteur de Corneille.‎

‎Tchemerzine, II, pp. 550 et 552 ; Le Petit, pp. 161-164 ; Picot, Bibliographie cornélienne, 35 et 40 Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Antoine de Sommaville et Augustin Courbé, 1644. In-4 de (4) ff. pour le titre, l’Epistre et la liste des acteurs, 130 pp. et (1) f. de privilège. Maroquin rouge, encadrement de triple filet doré sur les plats, dos à nerfs richement orné, double filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées. Trautz-Bauzonnet. 217 x 160 mm.‎


‎Tres rare edition originale du « menteur » de pierre corneille. Tchemerzine, II, pp. 550 et 552 ; Le Petit, pp. 161-164 ; Picot, Bibliographie cornélienne, 35 et 40. Avec cette comédie Corneille ouvrait la voie à la vraie comédie de caractère. « Après avoir emprunté aux Espagnols le sujet du Cid, Corneille leur emprunta le sujet de sa première comédie sérieuse. La Verdad Sospechosa, qui lui servit de modèle, parut en 1630 sous le nom de Lope de Vega, mais elle fut revendiquée en 1630 par son véritable auteur, D. Juan de Alarcon. C’est de cette pièce […] que Corneille a tiré les traits principaux du Menteur ; il ne fait point difficulté de le reconnaître, et il ajoute dans l’Examen joint à la comédie en 1660, ‘qu’il voudrait avoir donné les deux plus belles pièces qu’il ait faites et que ce sujet fût de son invention’ ». (Picot). Le Menteur fut représenté dans le cours de l’année 1643, par la troupe du Marais. Cette pièce ne tarda donc guère à être imprimée. « Cette comédie joue essentiellement sur la confusion entre la vérité et les apparences, sur les prouesses verbales du héros et sur le contrepoint comique apporté par les commentaires ironiques du valet Cliton ». « Dans une de ses lettres à Corneille, Balzac, s’il ne témoigne pas encore du succès qu’obtint la nouvelle comédie, semble tout au moins indiquer qu’on en parlait déjà dans le public : ‘Vous serez Aristophane, quand il vous plaira, lui dit-il, comme vous estes déjà Sophocle’ (Lettre du 10 février 1643) ». Les éditions originales in-4 des pièces de Corneille sont rares. Exemplaire à belles marges de ce classique de la littérature française, finement relié par Trautz-Bauzonnet. Localisation des exemplaires en France : Bibliothèques de Chantilly et de Rouen. Nous n’avons pu en localiser à la B.n.F.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR6,500.00

‎[ADELINE (Jules)] CORNEILLE (Pierre).‎

Reference : 20997

‎Deuxième centenaire de Pierre Corneille. Scéance du 18 mars 1885 à l'Archevêché de Rouen.‎

‎Rouen, Cagniard, 1887. In-folio de XIX, 44, 37 et 32 pages, 23 dessins au lavis par Jules Adeline en héliogravure et tirés en taille-douce précédés d'un portrait de S.S. Léon XIII et accompagnés du contrat de mariage de Marie de Corneille réunissant les signatures de Pierre et de Thomas Corneille. Volume imprimé à très petit nombre sur beau papier. En parfait état intérieur Broché, dans une couverturede soie moirée violette avec cartouche gravé d'après un dessin spécial et Armoiries sur disque de soie rose, protégé dans un emboitage en carton marbré.‎


‎Très bel exemplaire de cet ouvrage. Table générale : Dédicace. Portrait de Sa Sainteté Léon XIII (planche hors-texte). La Salle des Etats, le 19 mars 1885 (Frontispice). Introduction (par l'Abbé Julien Loth). La Séance du 19 mars 1885 à l'Archevêché de Rouen (par l'Abbé Loth). A Corneille (Poésie par M. L'Abbé Duhamel). La Vieillesse de Corneille (Poésie par Paul Allard). Discours de Monseigneur Thomas, Archevêque de Rouen. Corneille à sa maison de campagne de Petit-Couronne (Planche hors-texte). Partition : Méditation (Ch. Lenepveu) réduction piano et chant. Appendice - notice sur l'Exposition cornélienne (par F. Bouquet). Contrat de mariage de Marie de Corneille. Description des vignettes par Jules Adeline. ‎

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Phone number : 02 35 70 79 96

EUR150.00

‎CORNEILLE Pierre Portrait de Corneille en frontispice.‎

Reference : 94172

(1810)

‎Chefs-d'oeuvre de P.Corneille. Vie de Pierre Corneille - Le Cid - Observations de M. de Scudéry sur le Cid - Réponse de P. Corneille - Sentimens de l'Académie sur le Cid - Examen du Cid.‎

‎Couverture souple. Broché. 128+152 pages. 9 x 14 cm. Couverture muette d'époque.‎


‎Livre. Chefs-d'oeuvre de Pierre et de Thomas Corneille, tome premier. Portrait de Corneille en frontispice. Paris, chez Billois (Collection : Bibliothèque des théâtres), 1810.‎

Librairie et Cætera - Belin-Beliet

Phone number : +33 (0) 5 56 88 08 45

EUR27.00

‎CORNEILLE (Pierre), CORNEILLE (Thomas) ‎

Reference : 13557

(1822)

‎OEUVRES CHOISIES DE PIERRE CORNEILLE. Suivies de : OEUVRES CHOISIES DE THOMAS CORNEILLE‎

‎ 1822 5 volumes, reliure plein veau blond marbré in-octavo (binding full calfskin in-octavo), dos long (spine without raised band) décoré or (gilt decoration) filets et roulette or (fillets and gilt line) , fers spéciaux (specials blocking stamps) - titre frappé or (gilt title) - tomaison or (volume numbering), coiffes supérieure et inférieure des deux premiers tomes légèrement accidentées (head and tail of the spine lightly damaged), avec léger manque de dorure (lightly blurred gilding), plats décorés or (gilt decoration) d'un encadrement de double filets et roulette "frise" or (fillets and gilt line on the cover), filet sur les coupes (gilt line on the cuts) manque de dorure (blurred gilding), marque-page en tissu vert (bookmark in green tissue), tête lisse (top edge smooth), toutes tranches lisses (all smooth edges) peignées (all painting edges) rouge et bleu,etiquette de librairie d'époque : "Forest Libraire à Nantes, quai de la fosse", orné d'un portrait de Corneille en frontispice gravé sur bois (engraving wood) en noir par Le Brun en tête du tome 1, travail de vers sur quelques pages du tome 2 en marge sans conséquence sur le texte (worm's work on some pages no consequence for the understanding of the text), 470 + 460 + 461 + 518 + 447 pages, 1822 Paris Chez Lheureux Editeur, ‎


‎avec une vie de P Corneille par Fontenelle, Picot, Bibliographie cornélienne, 694. Réunion, sous la même tomaison, des oeuvres choisies de Thomas et Pierre Corneille, bien relié....en bon état général malgré les petits défauts signalés (good condition in spite of the smalls defects indicated). ‎

Phone number : 06 81 28 61 70

EUR180.00

‎Corneille, Pierre‎

Reference : 10017

(1673)

‎Pulcherie‎

‎Édition originale fort rare de Pulcherie de Pierre Corneille, considérée comme une réussite en son genre. In-12 de (4) ff., 72 pp., la dernière page, pleine, se termine par : fin du cinquième acte. Maroquin bleu janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Cuzin. 148 x 85 mm. Corneille, Pierre. Pulcherie. Comédie Héroïque. Paris, Guillaume de Luyne, 1673. Avec Privilège du Roy. Édition originale fort rare de Pulcherie de Pierre Corneille qui « peut être considérée comme une réussite en son genre ». Tchemerzine, II, 578 ; Picot, n°89 ; Le Petit, 190. « Pulchérie » est une comédie héroïque en cinq actes, de Pierre Corneille (1606-1684) qui fut représentée à Paris en 1672 sur la scène du théâtre du Marais. L’empereur Théodose étant mort, Pulchérie, qui est destinée à monter sur le trône, veut pour époux Léon, un jeune Romain qu’elle aime et dont elle est aimée. Le sénat se garde d’approuver un tel projet, car il juge Léon incapable de remplir les devoirs qui lui incomberaient. Toutefois Martian, un vieux ministre de la Cour qui aime la princesse, mais que son âge oblige à dissimuler ses sentiments, se montre favorable au choix de la future impératrice. Le sénat investit la souveraine de ses nouvelles fonctions et la met en demeure de donner au peuple romain un empereur qui soit digne de lui. « Je suis impératrice et j’étais Pulchérie », dit la princesse, résolue à sacrifier son amour pour Léon : elle offre l’empire au noble et généreux Martian. Léon épouse la propre fille de Martian, qui était éprise de lui, et il est élevé au rang de Premier ministre. Dans la Préface de Pulchérie, son avant-dernière pièce, Corneille écrivait que, bien qu’elle ait été jouée par des acteurs peu estimés (elle n’avait été acceptée ni par l’Hôtel de Bourgogne ni par Molière), « bien que ses caractères soient contre goût du temps, elle n’a pas laissé de peupler le désert, de mettre en crédit des acteurs dont on ne connaissait pas le mérite, et de faire voir qu’on n’a pas toujours besoin de s’assujettir aux entêtements du siècle pour se faire écouter sur la scène ». La stratégie antiracinienne ne pouvait être plus clairement affirmée. En choisissant un sujet dans lequel l’héroïne était une impératrice passée à la postérité pour une sagesse et une dévotion dont sa virginité était devenue le symbole, dans lequel les tendresses du cœur sont étouffées par les nécessités d’un amour tout platonique, dans lequel enfin le seul véritable frémissement amoureux (et contenu) est celui que ressent un vieillard, Corneille savait qu’il s’adressait au public de la vieille génération, à même d’être ému par des amours sages et politiques. Un public réduit, qui pouvait faire un succès, mais n’assurait plus de triomphe, à la différence de la masse de ceux qui couraient pleurer au spectacle des passions fatales des héros raciniens. N’en doutons pas : comme beaucoup d’autres pièces de Corneille, Pulchérie a été conçue comme un défi et une gageure. Mais pour un homme qui avait déjà exploré toutes les voies offertes à son sens de l’innovation, la marge était bien étroite. A la considérer ainsi comme un cas limite, la pièce peut être considérée comme une réussite en son genre » (Georges Forestier). Bel exemplaire, l’un des quatre cités par Tchémerzine provenant des bibliothèques Guy Pellion avec ex-libris et Jean Meyer.‎


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‎Corneille, Pierre‎

Reference : 8153

(1644)

‎La Mort de Pompée‎

‎Édition originale de La mort de Pompée de Pierre Corneille imprimée en 1644. Exceptionnel exemplaire complet des 10 feuillets préliminaires, conservé, fait rarissime, dans son vélin de l’époque. Paris, 1644. In-4 de (10) ff., 100 pp. Les 2 dernières pp. contiennent le privilège, du 22 janvier 1644. Il réunit cette pièce et Le Menteur. L’achevé d’imprimer est du 16 février 1644. Vélin ivoire souple. Reliure de l’époque. 222 x 170 mm. Corneille, Pierre. La mort de Pompée. Tragédie. A Paris, chez Antoine de Sommaville, en la Gallerie des Merciers, à l’Escu de France, & Augustin Courbé, en la mesme Gallerie, à la Palme. Paris, Antoine de Sommaville & Augustin Courbé, Au Palais, 1644. Avec privilège du Roy. Édition originale de cette œuvre considérée du vivant de Corneille comme une des quatre plus belles pièces de l'auteur. Picot, Bibliographie cornélienne, nº 32 ; Dubos, Corneille, 2003, nº 20 ; Le Petit, 159-160 ; Tchemerzine, II, 548. Exemplaire de toute rareté, complet des 10 feuillets préliminaires et conservé dans son vélin de l’époque. « Certains exemplaires (cas du présent exemplaire) contiennent après les 8 ff. prélim. décrits, 2 ff. pour la traduction en latin du Remerciement à Mazarin, signée A. R. (Abraham Remin). On les trouve très rarement » (Tchémerzine, II, 548). « « La mort de Pompée » est un chef-d’œuvre dramatique qui offre des scènes supérieures à quelques tragédies fort vantées. C’est bien là ce qu’on peut appeler la tragédie philosophique : voilà ce qui élève et agrandit l’âme ; voilà ce qui nourrit l’esprit » (Geoffroy). La pièce est dédiée « à Monseigneur l’éminentissime cardinal Mazarin » auquel dans son épître dédicatoire, Corneille présente ainsi son personnage : « Je présente le grand Pompée à votre Eminence, c’est-à-dire le plus grand personnage de l’ancienne Rome au plus illustre de la nouvelle ». Pompée est précédé d’un « Remerciement à Monsieur le cardinal Mazarin » et d’une Préface où Corneille, comme à l’accoutumée, indique ses sources ; cette fois, elles sont multiples, c’est tout d’abord La Pharsale de Lucain, dont il a traduit et inséré quelques vers dans sa tragédie, c’est Velleius Paterculus et bon nombre d’autres historiens latins. « Cette tragédie, qui est une quête amoureuse, un beau déploiement d’éloquence romaine, est aussi – et c’est son aspect le plus remarquable – une longue et fastueuse cérémonie funéraire » (G. Couton. La Pléiade. 1980). Superbe eau-forte de François Chauveau en frontispice. « Cette estampe de François Chauveau, qui représente la scène de la mort de Pompée, telle que Philippe la raconte à Cléopâtre dans la première scène du 5e acte de la tragédie de Corneille se trouve en frontispice dans la première édition de cette tragédie imprimée en 1644. Le portrait du Foyer des artistes de la Comédie Française, lequel représente Molière, couronné de lauriers avec le costume de César dans la Mort de Pompée prouve que ce rôle tragique était un de ses principaux rôles » (Paul Lacroix). Cette édition originale est rare, notamment en vélin de l’époque.‎


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