"1876. Bruxelles éditions Gay et Doucé 1876 - Reliure demi-bradel couv. conservée 13 cm x 20 cm LVII + 213 pages tiré à 600 ex. numérotés (n° 368) - Texte de Nicolas Restif de la Bretonne - Notes historiques et justificatives et étude critique du Docteur H. Mireur - Frontispice gravé à l'eau-forte par J.-A. Chauvet - Bon état"
Paris, Club des amis du livre progressiste, 1962, Reliure toilée sous rhodoïd. , 241 pages. Bon état.
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Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]
Reference : AMO-3252
(1789)
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne] Les Nuits de Paris, ou l'Observateur Nocturne. Par M. Rétif de la Bretone, auteur des Contemporaines, du Paysan et de la Paysane pervertis. [Première-Onzième partie]. A Londres, et se trouve Chez les principaux Libraires de France, 1789 11 parties reliés en 6 volumes in-12 (16,5 x 10 cm environ) de 171-(1), 180, 176, 183, 168, 168, 166, 168, 183, 187 et 176 pages. [Parties 1 à 11]. Tout ce qui a paru de cette contrefaçon. Reliure demi-basane fauve de l'époque à petits coins, plats de papier raciné. Reliures usagées aux coins et coiffes, mors parfois fendus ou faibles, accrocs et manques aux pièces de titre et tomaisons, intérieur très frais et collationné complet de tout ce qui a paru de cette édition "pirate" (voir ci-dessous). Édition "pirate". Contrefaçon partielle des Nuits de Paris. Les "Nuits de Paris", l'un des plus importants ouvrages publiés par Rétif de la Bretonne, a paru en 16 parties entre 1788 et 1794. En 1788 ont paru les 14 premières parties qui constituent le corpus initial auquel ont été ajoutées les XVe (1791) et XVIe (1794) parties. L'ensemble des 14 premières parties de l'édition originale contient 380 nuits et 16 illustrations. L'édition que nous proposons, très mal décrite par les bibliographes (sans doute parce qu'ils n'ont pu l'avoir en mains - comme Paul Lacroix et Rives Childs qui en parle d'après Lacroix ...), est complète en 11 parties et sans illustrations. Cette édition clandestine semble donc n'avoir pas été jusqu'à son terme, volontairement semble-t-il si l'on prend en compte la date d'édition de 1789 (date à laquelle les 14 volumes de l'édition originale avaient déjà été publiés). J. Rives Childs indique qu'il manque à son exemplaire les parties 12, 13 et 14. En réalité elles ne manquent pas, elles n'ont tout simplement jamais été imprimées. Cette série en 11 parties s'achève donc sur la 309e nuit (sur 380 que compte normalement les 14 premières parties). Selon Michel Delon : "L'impression des Nuits commença, parallèlement à leur rédaction en mars 1787 et se poursuivit - avec des adjonctions de dernière minute - jusqu'en novembre 1788, ce qui permit aux douze premières parties de paraître avant la fin de cette année 1788. Les deux dernières (XIII et XIV) ne furent disponibles qu'en 1789. [...]. En 1789, sont parues une contrefaçon des sept (??) premiers volumes, intitulée Les Nuits de Paris ou l'Observateur nocturne (Londres) [...]." (Notes de l'édition Folio Classique, pp. 327-328, 1999). "Qui Rétif rencontre-t-il lorsqu'il se promène la nuit du côté des Tuileries, de la foire Saint-Laurent, du Jardin des plantes, au bal de l'Opéra ou dans les allées du nouveau Palais-Royal ? Une Vaporeuse, une fille violentée, une fille perdue, une fille honteuse, une fille ensevelie vivante, un homme aux lapins, un homme qui ne dépense rien, un décolleur d'affiches, un homme échappé au supplice, un pendu puis rompu, des bouchers, deux abbés qui se battent en duel, un garçon en fille, des tueurs-de-temps, des violateurs de sépultures, des balayeurs, des acteurs, des littérateurs et toutes les «incongruités nocturnes» qu'offfrent les bas-fonds, les ruelles, les bals, les cafés et les cachots de Paris à la veille de la Révolution. Les surréalistes se souviendront du Paris de Rétif, qui est déjà celui de Nerval et de Baudelaire." (Michel Delon) Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. (Babelio) Provenance : signature "Bartholdi" (?) au premier volume. Localisation : Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (Suisse) [11 parties] ; Bibliothèque de Bordeaux (catalogue, 1837), n°4.666 [11 parties] ; Le Bibliographe alsacien, n°364 (11 premières parties ... et pour cause). Nous ne savons pas à qui imputer la mise en œuvre de cette édition "avortée" ? Une étude précise des ornements utilisés, de la mise en page et du caractère utilisé, du papier, pourrait sans doute permettre d'attribuer à une ville et un atelier d'imprimerie précis. Une étude rapide nous amène à penser qu'il pourrait s'agir d'une contrefaçon produite en Suisse. Elle est imprimée sur beau papier en assez jolis caractères et assez correcte. Références : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne, pp. 303-307 ; P. Lacroix, Restif de la Bretonne, pp. 258-301 (qui décrit si mal cette contrefaçon qu'il ne l'a sans doute jamais eu entre les mains). Bon exemplaire en condition d'époque de cette édition pirate rare, encore plus rare même que l'édition originale. Renseignements complémentaires sur demande.
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30 fructidor 1797 An V [16 septembre 1897] | 18.50 x 21.30 cm | 3 pages sur un double feuillet
Rarissime lettre autographe signée «?Restif Labretone?» adressée à la citoyenne Fontaine. Trois pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé. Reste de cachet de cire, pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée, avec quelques inexactitudes, dans Lettres inédites de Restif de Labretone de V. Forest et É. Grimaud, 1883. * Les époux Fontaine sont des négociants de Grenoble et Restif de la Bretonne entama une correspondance avec eux à partir du 15 mars 1797. Importante lettre témoignant de l'achèvement de la publication du grand uvre autobiographique de Restif?: Monsieur Nicolas ou les Ressorts du Cur Humain dévoilé. «?J'aurai achevé le Cur humain Dévoilé sous 15 jours je ferai aussitôt votre paquet, pour le tenir prêt...?» Les huit premiers volumes de cette grande somme autobiographique, imprimés par Restif lui-même ouvrier typographe de formation dans son logement du 11 rue de la Bûcherie, ont été confiés au «?malhonnête?» libraire Nicolas Bonneville qui n'honore pas ses dettes auprès de l'écrivain. Outre des déconvenues de santé («?J'échange mes maladies, et ne les guérit pas?»), Restif fait également part à sa correspondante de ses déboires littéraires?: «?L'Auteur de la Nature me conservera une amie sincère pour me dédommager des scélérats de l'Institut, et du perfide Mercier?». En effet, l'année précédente, l'auteur apprend avec amertume qu'il n'est pas admis à l'Institut national et Louis-Sébastien Mercier, qui avait pourtant fait son éloge dans son Tableau de Paris et avait soutenu sa candidature, se détourne alors de lui. À cette somme de malheurs, s'ajoutent les finances. Désargenté et vivant de maigres rentes accordées par l'Etat, il maintient tout son soutien à la République?: «?Par quelle fatalité ne vois-je donc jamais les vues des gouvernans qui m'accueillent?; ou comment ne voient-ils pas tout d'un coup, que je suis attaché à la Révolution au point que je l'aime encor, lorsqu'elle me bat.?» Restif, profondément antiroyaliste, a écrit plusieurs pamphlets en ce sens et vient justement d'ajouter à la fin de Monsieur Nicolas une apologie du coup d'État du 18 fructidor an V. Cependant, cette date signe la fin du versement de l'indemnité que lui avait allouée Lazare Carnot après son échec de l'Institut?: «?Vous connaissez les événemens du 18 fructidor' je ne vous en parlerai pas. Ils m'ont rendu la vie?; mais en affligeant et mon cur et ma reconnaissance.?» Mais le grand chagrin de Restif, c'est la perte de sa fille, Filette, née de son aventure avec Louise Allan et dont la paternité ne lui fut révélée que tardivement?: «?Je vous écris au lit, pleurant sur ma Filette morte depuis 11 mois moins dix jours [...] Filette était ma fille, et de Louise, dont elle avait l'âme et la beauté.?» Les lettres autographes signées de Restif de La Bretonne parvenues jusqu'à nous sont rarissimes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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[RESTIF DE LA BRETONNE, Nicolas Edme Restif dit Restif de la Bretonne].
Reference : 110659
A Neufchâtel et se trouve à Paris, chés Guillot, libraire de Monsieur, rue Saint-Jacques, vis-àvis celles des Mathurins, 1786, 4 volumes in-12 de 180x105 mm environ, Tome 1 : Les Filles, 272 pages, Tome 2 : Les Femmes, 312, Tome 3 : Les Epouses, 312 pages, Tome 4 : Les Mères, 324 pages, demi-chagrin à coins bleu nuit, dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à motifs dorés, date dorée en queue, cuir souligné d'un filet doré sur les plats, tranches dorées sur témoins, gardes marbrées. Edition originale rare, sans les feuillets de table et bibliographie in-fine du tome IV (c'est souvent le cas), complète des 34 hors-texte. Des déchirures dans les marges avec parfois de légers manques de papier, et des restaurations anciennes, quelques mouillures claires, des taches d'encre anciennes éparses, infime manque de texte au centre d'une page du tome I, quelques frottements légers sur les reliures, papier fragile, sinon bon état pour une série rare.
Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, également épelé Rétif et de La Bretone, est un écrivain français né le 23 octobre 1734 à Sacy et mort le 3 février 1806 (à 71 ans) à Paris. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
[Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne - Restif de la Bretonne] - Isidore Liseux (éditeur).
Reference : AMO-3299
(1883)
Mémoires intimes de Restif de la Bretonne. Réimprimé sur l'édition unique et rarissime publiée par lui-même en 1796. Paris, Isidoire Liseux, 1883 14 tomes reliés en 14 volumes in-8 (20,3 x 14 cm) de X-(1)-248, (3)-234-(2), (3)-231-(1), (3)-256, (3)-256, (3)-264, (3)-256, (3)-256, (3)-253-(3), (3)-255-(1), (3)-269-(3), (3)-238-(2), (3)-320 et (3)-227-(1) pages. Frontispice-portrait de l'auteur gravé à l'eau-forte présent au dernier volume. Reliure de l'époque demi-chagrin rouge, dos à nerfs, pièces de titres et tomaison de chagrin olive, filet doré sur les plats, tête dorée, non rogné (relié sur brochure), les deux plats de couverture des brochages imprimés sur papier vert ont été conservés. Reliures fraîches malgré deux pièces de tomaison manquantes et quelques minimes frottements, quelques coins légèrement émoussés. Intérieur comme neuf, très frais, belle impression sur beau papier de Hollande. Tirage numéroté à 225 exemplaires sur Hollande (tirage de tête). Les 12 premiers volumes contiennent les IX "époques" de la vie et de l'oeuvre de Rétif de la Bretonne. Le 13e volume contient "Mon Calendrier". Le 14e volume contient "Mes Ouvrages" (commentaire sur ses ouvrages et leur publication). « Avez-vous lu par hasard le singulier ouvrage de Rétif : le Cœur humain dévoilé ? en avez-vous du moins entendu parler ? Je viens de lire tout ce qui en a paru, et malgré les platitudes et les choses révoltantes que contient ce livre, il m'a beaucoup amusé. Je n'ai jamais rencontré une nature aussi violemment sensuelle ; il est impossible de ne pas s'intéresser à la quantité de personnages, de femmes surtout, qu'on voit passer sous ses yeux, et à ces nombreux tableaux caractéristiques qui peignent d'une manière si vivante les mœurs et les allures des Français. J'ai si rarement l'occasion de puiser quelque chose en dehors de moi, et d'étudier les hommes dans la vie réelle, qu'un pareil livre ma paraît inappréciable. » (Lettre de Friedrich von Schiller à Johann Wolfgang von Goethe, 2 janvier 1798). Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. (source Babelio). L'édition originale de cet ouvrage est aujourd'hui devenue rarissime. Les 8 premiers volumes furent tirés à 450 exemplaires seulement tandis que les 8 suivants (l'édition originale est en 16 parties) n'ont été tirés qu'à 250 exemplaires. Cette très belle impression due à l'imprimeur Ch. Unsiger et à l'érudit éditeur Isidoire Liseux permet d'avoir le texte dans une belle présentation. Certains parties n'ont pas été reprises dans cette réimpression (il faut dire que Monsieur Nicolas se répète souvent ...). Bel exemplaire du tirage de luxe sur Hollande, malgré les petits défauts signalés.
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A Londres, Paris, chez Le Jay, Libraire, rue S.-Jacques, 1771. 4 parties en 2 volumes in-12 (166 x 90 mm) de (4)-192-164 pp. ; 200-182 pp., demi-veau vert à coins, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (relié vers 1800).
Édition originale de premier tirage, rarissime à l'adresse "A Paris, chez Le Jay, Libraire rue St Jacques" dont il n'a été tiré que 200 exemplaires, les plus anciens - les 800 supplémentaires sont à l'adresse d'Humblot. Lacroix : « Tiré à 1000 exemplaires, l'édition était épuisée à cette époque et l'ouvrage, un des plus rares de l'auteur, n'a jamais été réimprimé ».Dans Monsieur Nicolas, Rétif narre les circonstances de sa publication seulement intitulée Le Marquis de Tavan : « En 1771 ayant traité avec le libraire Costard, pour un ouvrage intitulé Le Nouvel Émile, je me proposai d'y faire entrer Le Marquis de Tavan comme exemples historiques. Mais je ne tardais pas à m'apercevoir qu'ils gâteraient un ouvrage pour lequel ils n'avaient pas été faits. J'en fis donc un petit roman, que j'imprimai pour mon compte mais que je changeai absolument de fond et de forme, en le composant moi-même à la casse aidé néanmois par le jeune Ornefuri [Fournier] … » (Mes ouvrages III. Le Marquis de Tavan).Divisé en cinq livres (L'Enfance, l'Amour honnête, l'Age des Passions, le Mariage, la Conduite des nouveaux époux), l'École de la jeunesse est une exhortation morale faite aux Jeunes-gens où l'auteur livre toutefois des conseils très sensés sur le choix d'une épouse et d'un époux.« Cet ouvrage présente une particularité assez inattendue pour un ouvrage de Restif : il contient un abrégé de la doctrine chrétienne suivi d'une histoire des autres religions. Cet aspect encyclopédique rattache l'École de la Jeunesse à la série des Graphes à laquelle le "réformomane" comme il s'intitulait lui-même, dut envisager de l'incorporer puisque le Nouvel Emile qui devait le remplacer fut tiré dans le format in-8 avec le faux-titre l'Educographe. Mais Restif retourne bien vite à son penchant naturel car cette histoire des religions s'achève sur un éloge du culte du phallus. La sexualité a toujours chez Restif un caractère sacré, presque religieux. Il a très bien vu et senti les liens étroits qui unissent sexualité et mysticisme (…) Nicolas, fait que l'on ignore souvent fut un des esprits les plus religieux de son temps, les problèmes spirituels le passionnaient, il avait à un haut degré le sens du rite et du sacré (…) » (Jean-Claude Courbin).Coupes et coins frottés, quelques feuillets roussis et pâles mouillures mais très bon exemplaire.Paul Lacroix, Bibliographe de Restif de la Bretonne, VIII p. 107 ; Rives Childs, Restif de la Bretonne, VIII, p. 216.
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]
Reference : AMO-3230
(1767)
Lettres traduites de l'anglais par M. de la Bretone. A Paris, Chés la Veuve Duchesne, 1767 [de l'imprimerie de Quillau] 4 parties en 4 volumes in-12 (17 x 10 cm) de XXXVI-251, 288, 300 et 299-(13) pages. Reliure de l'époque plein veau brun, dos lisses ornés. Le quatrième volume est dans une reliure différente. Quelques usures aux reliures néanmoins solides. Galeries de vers et manques de cuir sur les plats de la 4eme partie. Intérieurs très frais. Les 3 premières parties ont les tranches rouges tandis que la 4e partie a les tranches mouchetées bleues. Edition originale. Tirage à 2.000 exemplaires (J. Rives Childs / Lacroix) Premier ouvrage de l'auteur. Celui par lequel tout a commencé. "J'entrai, dit Restif, chez F.-A. Quillau pour régir son imprimerie, vers le 2 juillet 1764 ... Je remplis mon devoir comme aucun prote de Paris ne l'a rempli ... Je réussis, à force de travail et d'exactitude. Je montai, en trois années d'administration, son imprimerie de quatre à douze presses ... Tous mes moments de loisir, sous la charge accablante de soixante-six ouvriers, furent employés à la composition de mon premier ouvrage, intitulé la Famille vertueuse [...]" (Monsieur Nicolas, éd. Liseux, IX, p. 195-196). "Je vendis la Famille vertueuse à la dame veuve Duchesne, quinze livres la feuille ; l'ouvrage en fit cinquante et une ; et je me crus très riche ! Jamais si grosse somme ne m'avait appartenu. On imprima, sous ma double direction de prote et d'auteur, chez F.-A. Quillau, dans les six premiers mois de 1767, mais l'ouvrage ne parut qu'à la Saint-Martin ... [...] J'avais achevé le manuscrit de la Famille vertueuse, avec la fin de 1766 ... on commença l'impression le 20 janvier 1767. J'étais ivre de joie de me voir imprimer. Les quatre volumes furent achevés au mois de mai ... je résolus de me consacrer tout entier à la littérature. [...]" (Monseur Nicolas). "Tous les romans de Restif ont une base et une muse. Il disait dans la Revue des ouvrages de l'auteur (p. CLXX-CLXXI) :". Tous ses romans, dont on va parler, ont un fond vrai (c'est leur principal mérite), qu'il a été obligé d'altérer légèrement ... La Famille vertueuse est le premier de ses ouvrages qui ait vu le jour ... Ce roman, qui n'est pas traduit de l'anglais, comme le titre l'annonce, présente d'abord l'histoire véritable d'un négociant de Lyon, déguisé sous le nom de sir Kirch. Henriette, fille de cet homme, eut réellement de M. Dulisse [Rétif] une fille nommée Léonore, etc. Les historiettes rapportées dans ces quatre parties sont des aventures bourgeoises arrivées à Paris, à l'exception de celle de Laurenza, fille du jésuite Llamas, qui est espagnol, et que l'auteur tenait d'un neveu de ce jésuite. Tout l'ouvrage ne respire que la vertu. L'orthographe, qui est conforme à la prononciation, fit tort à la vente." D'autre part, il ajoute : "Je n'ai jamais pu me soumettre à l'orthographe ordinaire ; je l'ai plus ou moins contrariée toute ma vie." (Mes ouvrages, p. 4-8) Sa muse fut Mlle Rose Bourgeois qui lui donna le courage d'écrire. "En 1766, au moyen de l'énergie que Rose m'avait donnée et de la honte que je ressentais, qu'une ex-blanchisseuse comme la lyonnaise Benoit fit des romans que je n'aurais pas faits, je me mis à composer la Famille vertueuse." (J. Rives Childs, p. 198). "Cet ouvrage, publié sans nom d'auteur, fut tiré à 2,000 exemplaires et n'a pas été réimprimé, ni contrefait. Il en restait encore des exemplaires, en 1784, lorsque Restif rédigea la Revue des ouvrages de l'Auteur, pour faire suite aux Figures du Paysan perverti. Il expliquait alors la lenteur de la vente de son livre, en disant : « L'orthographe, qui est conforme à la prononciation, fit tort à la vente. » (P. Lacroix, p. 80 Provenance : les 3 premiers volumes proviennent de la bibliothèque de monsieur De Fauconpret de Thulus (ex libris armorié gravé du XVIIIe siècle dans la 3e partie - arraché dans les parties 1 et 2). Supra libris encadré gratté sur le premier plat des 3 premières parties. Références : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne. Bibliographie. p. 197-198 ; P. Lacroix, Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne, p. 78-81 Bon exemplaire du premier ouvrage de Rétif de la Bretonne. Il ne fut ni contrefait ni réimprimé.
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Union Générale d'Editions - U.G.E. , 1018 Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1978 Book condition, Etat : Bon broché, sous couverture imprimée éditeur verte, illustrée d'une gravure galante en noir In-8 1 vol. - 379 pages
édition en poche, 1978 (la première édition est parue en 1772 en 2 volumes) "Contents, Chapitres : Préface - Note sur la présente édition - Le ménage parisien - Restif et le Ménage parisien - Bibliographie - Nicolas Edme Restif, dit Restif de La Bretonne, également épelé Rétif et de La Bretone, est un écrivain français né le 23 octobre 1734 à Sacy et mort le 3 février 1806 à Paris. Fils d'un laboureur de l'Yonne, il emménage avec sa famille lorsqu'il a huit ans dans la métairie de La Bretonne5, située dans le même village de Sacy. Devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Sa vie personnelle est compliquée et il est sans doute indicateur de police. Par son métier dans l'imprimerie, il rencontre des écrivains comme Beaumarchais, Louis-Sébastien Mercier, Grimod de La Reynière ou Cazotte. Graphomane, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à des genres divers, du roman pornographique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes), en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) dans lequel il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également écrit des pièces de théâtre qui n'ont jamais été jouées. Constamment à la recherche de ressources financières il mourra d'ailleurs dans la misère , il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. (source : Wikipedia) - Selon une note de D. Baruch en 4eme de couverture : ""Avec le personnage de Déliée, Le Ménage parisien présente le prototype de cette parisienne qui va triomphalement danser, jouer et chanter sur les scènes et les écrans du 19e et du 20e : Opérettes et pièces de boulevard et leurs avatars cinématographiques... on trouvera dans cet ouvrage une comédie libertine mais à laquelle le romancier, grâce à son expérience conjugakle singulière, apporte des résonance, une amertume attendrie qu'on chercherait vainement dans les autres récits légers du 18e siècle""." couverture un peu jaunie, sinon propre, hormis une legere tache sur le haut du plat inférieur, intérieur sinon frais et propre, mais le bord droit des pages est à peine gondolé sur 3 cms dans la marge (sans doute une mouillure claire), cela n'affecte pas le texte, cela reste un bon exemplaire
Neufchatel, Paris, Veuve Duchesne, 1778. 4 vol. in-12 (170 x 100 mm), 1 f. n. ch., 448 pp., 4 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 464 pp., 8 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 472 pp., 4 ff. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 423 pp., xxiv pp., 4 ff. n. ch. Demi-chagrin noir, dos à nerfs janséniste, titre, auteur et tomaison en doré, tranches mouchetées rouges, quelques pâles rousseurs, auréole en tête des 25 premières pages du tome 3 et 3 feuillets réenmargés ; réparation de papier à 3 feuillets du tome 4 et mouillure dans le coin inférieur des 50 premières pages (reliure de la fin du XIXe siècle).
Édition originale. ‹‹ Ce roman est un de ceux auxquels Restif travaillait lui-même à l'imprimerie. ‹‹ […] L'Amour par lettres, ou le Nouveil Abeilard, s'imprimait chez André Cailleau, frère de la dame veuve Duchesne ; pour accélérer la besogne et ne pas m'occuper d'autre chose, j'aidais à l'ouvrier, travaillant même les dimanches. ›› ‹‹ L'idée de cet ouvrage disait Restif, est une des plus heureuses qui me soient tombées dans la tête… Il faut une muse à tout écrivain : Rose Bourgeois l'avait été pour la famille vertueuse ; Cadette Forterre, pour Lucile ; […] Mlle Londeau, la charcutière, pour le Nouvel Abeilard. Elle passait un soir, par la rue de Bièvre, couverte d'une calèche, chaussée d'un soulier bien fait, à talons élevés et minces ; elle me ravit ; je commençais mon travail. Tous les soirs, je vins m'enivrer du plaisir de la voir et sa vue me mettait en verve : j'écrivais le soir et le lendemain matin, avec une inconcevable ardeur. C'est elle qui est cette Julie, dont il est si souvent question dans l'ouvrage. ›› Des figures des plus charmantes. Cet ouvrage est illustré d'un frontispice et 9 figures non signés, en premier tirage. ‹‹ Les figures qui ornent cet ouvrage sont peut-être les plus charmantes qu'on trouve dans les œuvres de Restif. Bordes de Fortage observe que les dix gravures du Nouvel Abeilard ‹‹ se rapprochent beaucoup plus de la manière de Marillier que de celle de Gravelot, quoi qu'on en ait dit. ›› Très bon exemplaire. Rives Childs, Restif de la Bretonne, p. 247 ; Restif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, X, p. 234 ; Mes Ouvrages, p. 147-148 ; Cohen/de Ricci, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, col. 874.
Paris, Régnault, 1784 3 volumes in-12 de 302 pp., (4) ff. contenant une analyse de la Dernière Avanture d'un homme de quarante-cinq ans, suivie d'une liste des ouvrages de l'auteur. - 216 pp. - 217-455 pp., suivi du Dernier Post-Script de l'Editeur ainsi que de la Table de La Prévention nationale, basane marbrée, 3 filets dorés en encadrement, dos lisses ornés d'un décor doré à la grotesque, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches rouges.
Edition originale et premier tirage. Elle contient 10 figures hors texte non signées. La figure pour L'Amitié au tome II se retrouve dans Les Contemporaines. Dans la cinquième estampe, Restif s'est représenté sous les traits du père de famille. On a ajouté et monté en frontispice un beau portrait replié de Restif dessiné par Binet et gravé par Berthet. Ce drame, qui ne fut jamais joué, était destiné au célèbre acteur dramatique Granger (cf. Monsieur Nicolas, t. XI, p. 48). Restif en avait tiré l'intrigue de La Malédiction paternelle. Bel exemplaire. Rives Childs, Restif de la Bretonne, pp. 284-285. - Lacroix, Restif de la Bretonne, pp. 215-219.
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Société des Éditions Louis Michaud, Paris 1890 - 300 pages, illustrés de 32 gravures respectivement.Volume III avec "Index de Monsieur Nicolas", paginé 281- 300
dos cassé Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]
Reference : AMO-3624
(1788)
A Neufchatel, et se trouve à Paris, chés la Veuve Duchesne, 1788 2 parties en 1 volume in-12 (16,7 x 10,4 cm - Hauteur des marges : 163 mm) de (2)-232 et 222-(4) pages. 14 figures hors-texte + vignette-portrait en médaillon sur chaque page de titre. Reliure de l'époque pleine basane marron d'Inde granité, dos lisse orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, doublures et gardes de papier marbré. Quelques restaurations à la reliure (extrémité de la coiffe supérieure, mors, quelques frottements et fissures sans gravité le long d'un mors. Intérieur frais. Cicatrices de mouillure ancienne en marge de quelques feuillets, sans aucune gravité. Troisième édition. Il n'existe pas à proprement parler de "seconde édition" de La vie de mon père. Il existe deux tirages de l'édition datée 1779 (le premier sorti des presses à la fin de l'année 1778 et le suivant, quasi identique, sorti quelques mois plus tard). En réalité cette "troisième édition" n'est véritablement que la seconde. Les gravures sont les mêmes que celles de la première édition (premier et deuxième tirage). On trouve, à la page 197 de la deuxième partie, pour la première fois, la curieuse notice généalogique sur sa famille. C'est une plaisanterie de Rétif faisant remonter ses origines familiales à l'empereur Pertinax. Rétif nous dit dans Mes inscripcions qu'il commença à travailler sur cette nouvelle édition le 21 juillet 1785. La Vie de mon père a été composé en 1778 immédiatement après la mise en vente du Nouvel Abeilard, parut à la Saint-Martin [novembre], sous la date de 1779. C'est de ce petit ouvrage, qu'un homme en place a dit : "Je voudrais que le Ministère fit tirer cent mille de ces petites parties, pour les distribuer gratis à tous les chefs de villages." (Revue des ouvrages, p. CLXXXV.) "Débarrassé du Nouvel Abeilard, en me rappelant ce que mon père avait souvent raconté devant moi, pendant mon enfance, de son séjour à Paris et de Miss Pombellins, il me vint une idée vive, lumineuse, digne du Payan-Paysane pervertis ! Je réfléchis sur tous les traits sortis de la bouche d'Edme Retif et je composais sa vie. Je ne revis pas ce petit ouvrage, je le livrai à l'impression, en achevant de l'écrire. Aussi, tout y est-il sans art, sans apprêt ; la mémoire y a tenu lieu d'imagination. A la seconde et à la troisième édition, je n'ai fait que corriger quelques fautes de style ou replacer quelques traits oubliés. Cette production eut un succès rapide, ce qui doit étonner ! Elle n'était fait ni pour les petits-maîtres, ni contre les femmes, ni pour dénigrer la philosophie : les bonnes gens seuls la pouvait acheter. Apparemment, ils donnèrent le ton pour la première fois. C'est dans la Vie de mon père que j'ose inviter les prêtres au mariage." (Monsieur Nicolas, tome X, p. 234). "Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l'impression du Nouvel Abeilard, à laquelle j'avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l'écrivis tout d'un trait, car je ne fus occupé d'autre chose, tant que l'impression dura." (Mes ouvrages, p. 149). "Avec La Vie de mon père, Restif de la Bretonne s'est fait le nouveau Plutarque d'un simple paysan de la région de Tonnerre, un homme de bien dur à la tâche, juste dans ses jugements et ses actions et aux saines mœurs patriarcales. Jamais, dans la littérature française, la classe laborieuse n'avait encore été célébrée de manière aussi fervente. Car si Rétif de la Bretonne parfois enjolive et ne résiste pas à une certaine sentimentalité bien dans le goût de son temps, cette peinture d'une paysannerie française heureuse émeut par son authenticité et la finesse de ses détails. Mais La Vie de mon Père est un ouvrage profondément nostalgique. Le monde rural cher au souvenir de son auteur, c'est en effet un âge d'or qu'il oppose à la corruption des mœurs parisiennes et dont il fait mélancoliquement sentir qu'il est déjà révolu. Il y a chez lui quelque chose de la psychologie des Romains de la décadence qui regrettaient les vertus de la République, et là encore, Restif de la Bretonne était bien de cette génération prérévolutionnaire qui appelait à leur restauration." (Présentation, édition Garnier). Référence : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne. Témoignages et Jugements. Bibliographie. p. 250 ; P. Lacroix, Bibliographie de Restif de la Bretonne, p. 155. Bel exemplaire en reliure de l'époque de cette édition rare.
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RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas Edme) ou RETIF DE LA BRETONNE
Reference : 38571
(1784)
1784 2 parties en 3 volumes in-12 (163 x 100 mm), demi-basane acajou de l'époque, dos lisses ornés de doubles filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane et fauve, tranches rouges, les 3 volumes sous chemise et emboîtage, 302, (8) p. ; (1) f., 216 p. et [-216], 451, (1) p., 3 pages de titre ornées d'encadrements typographiques gravés. La-Haie [i.e. La Haye], Genève (tome II) et trouve à Paris, Regnault, 1784.
Edition originale ornée de 10 figures hors texte de Binet, non signées, gravées en taille-douce. Dans lune delles, le père de famille prend les traits de Restif lui-même (I, 158). Exemplaire bien complet des 8 pages non foliotées, ici reliées en fin de première partie.Adaptation dramatique du roman épistolaire 'La Malédiction paternelle', la pièce transpose sur la scène les conflits familiaux et conjugaux. Le héros, Dulis, reprend le patronyme de la grand-mère maternelle de Restif, pseudonyme récurrent de lauteur. Louvrage juxtapose plusieurs versions du drame, chacune conçue comme une expérimentation dramaturgique.Le premier tome souvre sur une "Analise de la Pièce", suivie dune "Seconde composition, ou Seconde Variante", écrite "à la manière de Shakespear", sans unité de temps ni de lieu, afin de tout représenter en "tableaux vivants". Les volumes suivants développent une première variante de 'La Prévention nationale', accompagnée de pièces justificatives : "Correspondance authentique", "Notice sur Jeanne dArc", "Récit du chevalier dAssas", projets de réformes théâtrales, critiques et historiettes. Lensemble se clôt sur divers fragments, dont une lettre de Voltaire et une suite à la 'Dernière aventure dun homme de 45 ans' (1783).Françoise Le Borgne a qualifié ce vaste ensemble de "laboratoire dramaturgique" ('Rétif de la bretonne et la crise des genres littéraires', Champion, 2011), rapproché des théories de Diderot. Restif destinait sa pièce à la troupe des Italiens, dirigée par Granger, mais elle ne fut jamais jouée : comme lindiqua la "Correspondance philosophique" de Grimm et Diderot, sa représentation aurait excédé vingt-quatre heures !Rare témoignage de lambition théâtrale de Restif, qui cherchait à faire de la scène un instrument de réforme civique et morale.(Cohen-Ricci, col. 878. Lacroix, XVII, p. 215-219. Rives-Childs, XXVII, p.284-286).Quelques piqûres et rousseurs éparses, infimes traces de restauration à la reliure.Très bon exemplaire, bien relié à l'époque en trois volumes, protégés sous étui et chemise.
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Paris, Librairie Plon, de la Bibliothèque Elzévirienne, 1889. In-12, CXXV (préface)- 338 pp.-[2]. Fac-similé en frontispice d'un tiers de page du manuscrit autographe de Restif de la Bretonne. Reliure éditeur pleine percaline rouge, dos lisse titré en lettres dorées et orné de la sphère elzévirienne dorée, plats ornés de filets d'encadrement et de fleurons d'angles à froid. Belle impression sur papier vergé. ( coiffes un peu fripées).
Seconde édition établie par Paul Cottin, publiée une première fois dans la Revue Rétrospective en 1886. Journal que Restif commença à rédiger vers 1785, dont le manuscrit fut découvert dans le dépôt des archives de la Bastille, à la Bibliothèque de l'Arsenal, une centaine d'années plus tard. (Rives Childs L, p. 344 ; Daval, Bibliographie de la Bibliothèque elzévirienne, 69). Bon exemplaire. Photos sur demande.
Sans lieu, , 1789. In-8 broché de 80 pp., couverture rose de l'époque.
Édition originale rarissime de ce pamphlet de Restif dissimulé sous le pseudonyme de Noilliac qui est présenté à la fin avec tous ses prénoms : Bénigne-Victor-Aimé, ancien soldat, à présent laboureur, « originaire du Val-du-Puits en Paillaux, diocèse d’Autun ». Le nom sonne comme une anagramme : on peut y voir Caillion (à une lettre près), prote chez l’imprimeur Grangé, ou plus approximativement, Nicolas. Mais il est plus probable que soit ici désigné Caillion, qui travaille alors sur la fin de l’impression des Nuits, et auquel Rétif a voulu jouer un tour.Paul Lacroix a attribué ce pamphlet à Restif, bien qu’il avoue n’avoir pas eu l’occasion d’examiner l’exemplaire cité dans un catalogue de livres en 1869. Jean-Claude Courbin, dans un article paru en 1960 dans le Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, a été le premier à en décrire un exemplaire et à montrer sa parenté avec Le Thesmographe.L’examen plus précis du texte amène à constater que le pamphlet, d’abord Demandes aux États généraux, en englobe un autre, intitulé Très Humbles Remontrances au public, « petit pamphlet que je fis il y a six mois », qui occupe près de la moitié de la brochure (p. 15 à 52, soit 38 pages sur 80). Ces « six mois » renvoient à septembre 1788. Un arrêt du Conseil du 8 août précédent venait de convoquer les États généraux pour le 1er mai 1789. Ce « petit pamphlet est une fervente défense du pouvoir royal ; on sent que Rétif redoute que les États généraux n’affaiblissent ce pouvoir.Les Demandes, datées du 26 février, sont écrites au moment où commence le processus électoral. Elles sont donc, comme les Remontrances, antérieures à l’ouverture des États généraux le 5 mai. L’un et l’autre textes sont assurément de la plume de Rétif, et l’on y retrouve les principes du projet de société exposés dans L’Andrographe et Le Thesmographe.Rétif énumère, non sans répétitions, les réformes à ses yeux essentielles : l’instauration d’un ordre des paysans, du mariage des prêtres, du divorce, la suppression du monachisme, un nouveau code criminel, l’égalité devant l’impôt, le vote par tête, la suppression des droits seigneuriaux, la remise à l’État des biens du clergé, et un 5e ordre, celui des mères.Bel exemplaire dans sa condition de parution, à toutes marges.Paul Lacroix, Bibliographie et Iconographie de tous les ouvrages de Restif de la Bretonne, p. 542 ; Société Rétif de la Bretonne, Pierre Testud, Revue des oeuvres de Rétif.
4 tomes reliés en 2 volumes in-12 (168 x 102 mm), basane havane marbrée, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palette en tête et pied, pièces de titre de veau fauve, tranches rouges (rel. fin XIXe dans le goût du XVIIIe), (1) f. de faux-titre, 240 p.; (1) f., p. 241-482; (1) f., p. 483-728 ; (1) f., p. 729-979, (1) pages de "corrections" (pagination continue). A La Haye et se trouve à Paris, Chez Maradan, libraire, rue des Noyers, n°33, 1788
Edition originale sous page de titre de retirage de cet ouvrage, lun des plus rares de Restif, salué par la critique (Dawes, Corbin) comme lun de ses meilleurs."Il est presque certain que la plupart des exemplaires ont été détruits par la famille de Restif. Cest là ce qui fait son extrême rareté" (Rives Child, p. 294-295).Présenté sous forme de récit épistolaire intime, ce roman transpose, avec une virulence singulière, les propres déboires conjugaux de Restif. Paul Lacroix y voyait "la plus violente vengeance quun mari trompé, ou qui croit lêtre, nait jamais exercée contre son épouse infidèle". Le narrateur, double évident de lauteur, découvre les preuves accablantes de la trahison de celle quil aimait et croyait irréprochable.Au-delà du simple drame conjugal, le texte conjugue confession amoureuse, critique sociale et étude psychologique. Restif analyse les causes du naufrage matrimonial ennui, légèreté féminine, mais aussi responsabilité du mari et interroge les mécanismes du pouvoir dans le couple ainsi que la condition féminine. Louvrage sinscrit dans la série des "contes moraux" publiés à la même époque, mais se distingue par la violence du ton et la crudité de lintrospection.Précieux témoignage de la veine autobiographique et polémique de Restif, où la fiction se confond avec la vengeance personnelle.(Monselet, n° 32. Lacroix, XXXV-1. Rives Child, XXX-2).Ex-libris au contreplat : "Collection restivienne L.L., Bruxelles" et ex-libris gravé de Paul Mage sur la garde supérieure.Petite réparation marginale sans perte, page 239.Très bon exemplaire, très frais, bien complet de ses pages de faux-titre et de titre.
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Exemplaire bien complet de l’ensemble de ses gravures et conservé dans sa reliure de l’époque. Neufchatel, et se trouve à Paris, chez Humblot, 1779. Deux parties en 1 volume in-12 de (3) ff., 152 pp., 7 gravures hors-texte ; 139 pp. , (3) pp., 7 gravures hors-texte, les pp. 21-22 ont été reliées par erreur après la p. 38. Demi-basane à coins, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge à grain long. Reliure de l’époque. 161 x 93 mm.
Édition originale de second tirage « du plus célèbre de tous les livres de Restif » (Dictionnaire des Œuvres). Rive Childs, 249; Lacroix, pp. 152-154; Cohen, 501; Pichon, 3426; Bulletin Morgand et Fatout, 5243 et 9533; Sander, 1713. Bien que Rives Childs la considère comme une seconde édition, il s'agit en fait d'un second tirage quasiment identique au premier, avec les mêmes gravures. Elle est ornée de 14 gravures à pleine page hors texte et de 2 portraits en médaillon représentant le père et la mère de l’auteur, sur le titre de chaque partie. Considéré par son auteur comme l’écrit le plus estimable qu’il eût produit, cette biographie vivante du père de Restif reste une des peintures les plus précises de la condition paysanne peu avant la Révolution et une excellente source de renseignements sur le monde rural en France au dix-huitième siècle. L’auteur relate avec une grande fraîcheur de style les travaux et les jours d’Edmé Restif (1692- 1764),laboureur bourguignon. Le ton sensible adopté par l’auteur s’accordait si bien au goût du jour que ce fut un succès. Avec pour toile de fond la France au dernier siècle de l’Ancien Régime, Restif fait revivre une inoubliable figure de paysan vénéré de ses concitoyens, les villageois de Sacy. C’est là du meilleur Restif avec, dans la facture, l’aisance et le coloris d’un écrivain-né. C’est à la fois un monument élevé à son père par un fils se reprochant, sans trop y croire, d’avoir dérogé en abandonnant la terre, un document sur la vie paysanne et l’évocation d’un cocon familial, d’une communauté patriarcale et du pays de son enfance. (Dictionnaire des Œuvres). Voici ce qu’en dit Restif : « Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l’impression du “Nouvel Abeilard”, à laquelle j’avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l’écrivis tout d’un trait, car je ne fus occupé d’autre chose, tant que l’impression dura. » (Mes ouvrages, p. 149). « C’est de ce petit ouvrage composé en 1778 qu’un homme en place a dit:“Je voudrais que le Ministère en fit tirer cent mille de ces petites parties pour les distribuer gratis à tous les chefs de villages”. » (Revue des ouvrages, p. CLXXXV). Le Journal de Paris (du mercredi 24 mars 1779) avait fait le plus grand éloge de La Vie de mon père:« Cette nouvelle production de Restif de la Bretonne nous semble au-dessus de tout ce qu’il a publié, tant pour le choix du sujet que par l’utilité, la simplicité, on peut même dire par la grandeur des sentiments.Tout y est naturel, intéressant, vrai. » Exemplaire bien complet de l’ensemble de ses gravures et conservé dans sa reliure de l’époque.
3 volumes in-12 (158 x 92 mm), demi-basane marbré à coins de lépoque, dos lisses ornés de compartiments garnis de double filet en place des nerfs et d'un fleuron à la grenade répété au centre, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron et olive, tranches rouges, 248 pages; (4), 240 pages et (4), 260, (6) pages. Liège et Paris, Maradan, 1789.
Edition originale, premier tirage, de louvrage "le plus cruel de Restif".Eugénie Saxancourt raconte les infortunes dune jeune fille mal mariée, livrée à un mari-tortionnaire qui lui inflige les sévices les plus ignobles, moraux comme physiques. Le modèle en serait sans doute Agnès, la propre fille de lauteur, dont on sait quil fut amoureux et quon soupçonne davoir abusé.On a pu écrire que cétait « lun des livres les plus atroces qui soit sur les violences conjugales, inoubliable grâce au personnage dAgnès-Ingénue, si totalement abandonnée de son entourage, et surtout à celui de Moresquin, dont la monstruosité ne le cède quaux héros de Sade".Paul Lacroix notait pour sa part : "Il est très possible que ce livre ait été rédigé par Agnès elle-même, qui savait écrire et qui, à lexemple de sa mère, composait des vers et des pièces de théâtre. Cet ouvrage est le plus rare de tous ceux de Restif, soit que lédition ait été détruite en bloc, soit que les exemplaires aient été recherchés systématiquement pour être supprimés un à un. Restif, en effet, a dépassé dans ce roman toutes les bornes du cynisme (...). Ingénue Saxancour est aujourdhui absolument introuvable."Chaque volume contient, enchâssé au milieu du récit, une pièce de théâtre.(Conlon, 'Siècle des Lumières', 89 :10611. Paul Lacroix (P.L. Jacob), 'Restif', n° XXXVI, p. 313-319. Rives Child, n° XXXV-1, p. 307-309, qui ne recense que 4 exemplaires dont le sien). Exemplaire bien complet des quatre feuillets des 'Provinciales' du tome III et des pages 249-252 du même volume qui ont été retranchées de la plupart des exemplaires. Exemplaire cartonné au f.129 du tome III.Quelques rousseurs et feuillets légèrement brunis. Petit manque à la pièce de tomaison du second volume, petites restaurations sur les plats des volumes.Très bon exemplaire, assez grand de marges, bien relié à l'époque.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
3 volumes in-12 (176 x 103 mm), demi-maroquin rouge cerise, dos à 5 nerfs plats guillochés or, garnis d'un fer spécial répété entre-nerf, de filets et guirlandes, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive et citron (rel. moderne dans le goût de l'époque), 248 pages; (4), 240 pages et (4), 260 pages, (6) pages, non rogné. Liège et Paris, Maradan, 1789.
Edition originale, premier tirage, de louvrage "le plus cruel de Restif".Eugénie Saxancourt raconte les infortunes dune jeune fille mal mariée, livrée à un mari-tortionnaire qui lui inflige les sévices les plus ignobles, moraux comme physiques. Le modèle en serait sans doute Agnès, la propre fille de lauteur, dont on sait quil fut amoureux et quon soupçonne davoir abusé.On a pu écrire que cétait "lun des livres les plus atroces qui soit sur les violences conjugales, inoubliable grâce au personnage dAgnès-Ingénue, si totalement abandonnée de son entourage, et surtout à celui de Moresquin, dont la monstruosité ne le cède quaux héros de Sade".Paul Lacroix notait pour sa part : " Il est très possible que ce livre ait été rédigé par Agnès elle-même, qui savait écrire et qui, à lexemple de sa mère, composait des vers et des pièces de théâtre. Cet ouvrage est le plus rare de tous ceux de Restif, soit que lédition ait été détruite en bloc, soit que les exemplaires aient été recherchés systématiquement pour être supprimés un à un. Restif, en effet, a dépassé dans ce roman toutes les bornes du cynisme (...). Ingénue Saxancour est aujourdhui absolument introuvable."Chaque volume contient, enchâssé au milieu du récit, une pièce de théâtre.(Conlon, 'Siècle des Lumières', 89 :10611. Paul Lacroix (P.L. Jacob), 'Restif', n° XXXVI, p. 313-319. Rives Child, n° XXXV-1, p. 307-309, qui ne recense que 4 exemplaires dont le sien). Exemplaire bien complet des quatre feuillets des 'Provinciales' du tome III et des pages 249-252 du même volume qui ont été retranchées de la plupart des exemplaires.Au tome III, angle supérieur des feuillets 127 à la fin restaurés avec quelques atteintes au texte.Bel exemplaire, non rogné, frais, très bien relié.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
La Haye et se trouve à Paris chez la Veuve Duchesne, 1786. 4 volumes in-12, [2]-IV-111 [en réalité : 211] pp. 2 pl. + [2]-203 pp. 2 pl. + [2]-203 pp; 2 pl. + [2]-223 pp. 2 pl., maroquin rouge à long grain, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerf orné de caissons, filets et fleurons dorés (quelques petites épidermures, dernier plat du Ier volume fragile, quelques taches, une page blanche entre la p. 34 et 36 du IVe volume sans perte de texte).
Contrefaçon de l'édition originale de 1784 que le bibliophile Jacob pense avoir été imprimée en Suisse. Elle est divisée en 8 parties dont chacune possède un frontispice, les deux situées dans le premier volume sont signées sur la planche "de La Rue", les autres sont anonymes. Elles reprennent les planches de Binet pour l'édition originale, en inversé et encadrée d'un filet noir rognant une petite partie de l'image. Les pages de titres sont imprimées en noir et rouge, chaque partie débute sur un bandeau élaboré et chaque lettre est séparée par un double filet orné d'un motif végétal s'enroulant autour. L'ouvrage contient l'Avis de l'éditeur au lecteur, la préface de l'éditeur et le point de vue des IV volumes ainsi que La Complainte du paysan et de la paysanne. Ce roman épistolaire forme la suite au Paysan perverti. Cet ouvrage connut un tel succès qu'un ancien ami de Restif de La Bretonne, Pierre-Jean-Baptiste Nougaret décida d'en faire une suite intitulée "La Paysanne pervertie". Restif de La Bretonne en fut très contrarié, d'autant qu'on lui attribua le texte, et décida de faire paraître sa propre version. Belle reliure du XIXe siècle. LACROIX, Bibliographie et Iconographie de tous les ouvrages de Restif de La Bretonne, 232, n°2 (annonce 220 pp. au dernier volume contre 223 pour le présent ouvrage). Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Leipzig, Buschel et se trouve à Paris, 1780-1785. 42 parties en 21 vol. in-12, maroquin prune, dos à nerfs, tranches dorées (reliure du XIXe siècle).
Réunion complète des trois séries de ce monument de la littérature du XVIIIe siècle, bien complet des 283 fines estampes à pleine page dessinées par Binet sous la direction de Restif, dont 9 dépliantes. Les gravures des tomes 39 et 42 inclus sont la plupart avant la lettre.La rareté des figures s'explique par le fait qu'elles étaient très recherchées (particulièrement celle de la IIIe série) par les modistes et les couturiers, non seulement en France mais aussi à l'étranger où Restif était considéré comme le grand arbitre de la mode française. L'auteur dut se défendre en justice contre plusieurs plaintes en diffamation déposées par des parisiennes qui se sentaient « dépeintes sous d’assez tristes couleurs ».L'exemplaire contient toutes les pièces annexées signalées par Rives-Childs : Première série (17 vol., 113 figures) ; Deuxième série (13 vol., 87 figures) ; Troisième série (12 vol. avec 83 figures). Tous les volumes de la troisème série (XXXI à XLII) sont en édition originale. « Cette troisième série ne fut jamais réimprimée » (Rives Childs, p. 262). Les tomes I à VIII datés de 1780 (sauf le tome VI daté de 1782), de IX à XVI datés de 1781, de XVII à XXVI datés de 1782, de XVIII à XXXIV datés de 1783, de XXXV à XXXVIII datés de 1784, de XXXIX à XLII datés de 1785. Plusieurs erreurs de pagination sans aucun manque avec quelques inversions de gravure, quelques feuillets jaunis. Nombreuses gravures remontées sur support blanc au moment de la reliure. Bel exemplaire parfaitement établi par Robert Rivière et ses fils, relieurs londoniens. Dos légèrement passés.Paul Lacroix, Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne, pp.162-188 : « Nous ferons observer que souvent un exemplaire des Contemporaines est composé de volumes appartenant tantôt à la première et tantôt à la seconde édition » ; Rives Childs, Restif de la Bretonne, p. 256.
A Neufchaâtel, et se trouve à Paris, Chés Guillot, 1787. 4 vol. in-12 de 300 pp. ; 388 pp. ; 392 pp. ; 380-(4) pp., demi-maroquin bleu nuit, dos lisse, entièrement non rogné (reliure du XIXe siècle).
Édition originale. Exemplaire à toutes marges complet des 20 gravures numérotées mais sans légende. Les gravures, non signées, sont sans doute de la main de Louis Binet (1744-1800) pour la plupart, mais aussi de Théodore Richomme et Jacques Firmin Aze : « Très singulières elles offrent des têtes de femmes si variées et si piquantes qu'on peut les prendre pour des portraits. Il faut en attribuer la composition au caprice de Restif, qui, sans savoir dessiner, faisait exécuter ses esquisses ou ses données par les dessinateurs qu'il employait » (Paul Lacroix). « M'étant aperçu que je n'avais pas encore donné aux femmes, dans les quatre volumes précédents, tous les préceptes pratique nécessaires, je composai ceux-ci, dans lesquels j'enseigne aux femmes les moyens de conserver le goût des hommes, par leur caractère et leur propreté. Pour cet article, je leur mets le doigt dessus, en leur disant : lavez vous comme une musulmane (Restif, Mes inscripcions). Bel exemplaire provenant de la bibliothèque de Paul Lacombe, avec son ex-libris gravé sur chaque volume, Paris sans pair. Cohen-De Ricci, 879 ; Paul Lacroix, Bibliographe de Restif de la Bretonne, p. 247 ; Rives Childs, Restif de la Bretonne, 302-303 ; Catalogue Lacombe, 3128.
Les Éditions Georges Crès, 1921. In-8 br. Textes de Restif de La Bretonne, illustrations du Joseph Hémard. Dos recollé. Ex. num.
A Genève et se trouve à Paris, chés la Veuve Duchêne, 1777. EDITION ORIGINALE.- Deux parties reliées en 1 volume in-12 relié plein veau de l'époque (17,4 x 11 cm), dos orné de nombreux motifs floraux dorés, guirlandes, filet sur les plats, 500 pages (244 pages par tome + 12 pages de catalogue des oeuvres de l'auteur). Bien complet des 15 gravures hors-texte et des 6 derniers feuillets de Revue des ouvrages de Nicoilas Restif de la Bretonne. Edition originale, seule édition du premier livre illustré de l'auteur. Petit manque (papier un peu rogné) dans les marges des 50 premières pages, sans gravité.- C'est le premier livre de Rétif orné de belles illustrations. La veuve Duchêne elle-même proposa à Rétif les services d'un jeune artiste de 24 ans, André Dutertre, élève du peintre Vien. Les gravures ont été gravées par Bacquoy et Berthet (seules deux sont signées). Rétif indiquait cet ouvrage comme épuisé dans un catalogue de ses ouvrages en 1788. Références : Rives Childs n°XVII, p. 245-246 ; Paul Lacroix (Bibliophile Jacob), n°XVIII, p. 145-147 : "ce roman singulier est très rare". Exemplaire très frais, dans sa reliure d'époque en bon état. Rare exemplaire bien complet.