Catalogue NICOLAS.- LATOUR Alfred- Georges ROHNER. (illustrations)
Reference : 26158
(1965)
Catalogue NICOLAS. Liste des grands vins 1961. Catalogue publicitaire de vins prestigieux des établissements Nicolas in-8 (19 x 24 cm) , couverture cartonnée à spirales illustrée, 38 pages, illustré en couleurs par Georges ROHNER, typographie et mise en pages d'Alfred LATOUR. Etablissements Nicolas, achevé dimprimer sur les presses de Draeger Frères en 1961. Gastronomie oenologie vigne vin. -220g.L. - Très bon état.
Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins. Paris, F. Poilly, [1673]. In-folio de 31 gravures sur cuivre, la première portant le titre, qq. petites restaurations dans les marges blanches. Maroquin rouge moderne, double filet à froid autour des plats, dos lisse portant le titre doré en long, tranches dorées sur témoins. Etui. 390 x 244 mm.
Somptueuse et très rare suite de 31 gravures sur cuivre d'oiseaux par Nicolas Robert. Nissen, IVB, 787; Ronsil 2599; vgl. Bradley Martin 1837; Brunet IV, 1326; Graesse VII, 136; Ronsil 2599; Ronsil L'Art 19, 97; Yale/Ripley 242. Sur Robert, voir Thieme/Becker XXVIII, 423; A.-P. de Mirimonde «Un peintre de la réalité, Nicolas Robert» dans La Revue des Arts (1958) VIII.2. Nicolas Robert (1614-85) était le «Peintre du Roi» Louis XIV depuis 1644. Cette spectaculaire suite de la plus grande rareté n'est pas sans rappeler les aquarelles originales d'ornithologie sur vélin que Nicolas Robert a produites pour Gaston d'Orléans et Louis XIV. À partir de 1666, dans le cadre de son rôle de «Peintre ordinaire du Roi pour la miniature», Robert devait fournir un minimum de 54 aquarelles originales sur vélin d'histoire naturelle par an. Il s'inspirait principalement de la Ménagerie de Versailles pour ses sujets ornithologiques, mais ne travaillait pas exclusivement pour le roi. Il continua à graver et publier ses propres œuvres en collaboration avec d'autres artistes : le présent ouvrage en est un exemple non négligeable. Les 31 compositions montrent cependant certaines différences stylistiquespar rapport auxvélins que Robert a produits pourLouis XIV: les sujets sont représentés au sein de paysages élaborés, et la plupart des planches comprennent des sujets multiples, conférant aux planches une vivacité qui fait souvent défaut aux travaux d'ornithologie. Les oiseaux sont désignés dans la gravure par leurs noms latins et français: aigle, vautour, hibou, cygne, oie sauvage, mouette, grue, héron, cigogne, autruche, poule, dinde, perroquet, pigeon... Très bel exemplaire de ce somptueux ouvrage d’ornithologie comportant de belles épreuves des gravures, immense de marges, avec témoins.
Genève, éditions Zoé / Radio Suisse Romande, 2005. 2 CD's et 1 livret sous cartonnage photographique. En belle condition.
Quelques mois après la disparition de Nicolas Bouvier, en 1998, ses amis, comme pour se consoler de son absence, se sont réunis à l’occasion d’une exposition au Musée d’ethnologie de Conches à Genève, «Le Vent des routes». Conçue comme un hommage aux multiples talents de Bouvier, l’exposition suivait les sentiers de sa vie: voyageur, écrivain, photographe et iconographe. La Radio suisse romande Espace 2 s’est jointe à la manifestation par une série d’émissions qu’elle propose aujourd’hui sous forme d’un double CD. Plusieurs témoins évoquent l’homme et son œuvre : Jean Starobinski, Charles-Henri Favrod, Kenneth White, Jean-Marc Lovay, Jacques Lacarrière, l’ethnologue Jacques Meunier, les photographes Jean Mohr et Luc Chessex, ainsi qu’Olivier Bauer qui réalisa un film sur Nicolas Bouvier dans la série TV « Un siècle d’écrivains ». L’émission nous touche par la chaleur et l’enthousiasme des témoins qui révèlent les aspects de sa personnalité. L’émission laisse largement la parole à Nicolas Bouvier commentant les musiques qu’il enregistra lui-même, évoquant des rencontres et des expériences fortes et parfois douloureuses dans les îles d’Aran, de Ceylan ou au Japon, ou encore lisant ses propres textes et surtout ses poèmes. Le livret comporte un texte d’Isabelle Rüf ainsi que les poèmes lus au micro par Nicolas Bouvier, choisis dans Le Dehors et le Dedans. Illustré de dessins et de photographies.
Paris, Pierre Lecuire, 1966. In-folio, non paginé, box noir signé P.-L. Martin, plats ornés d'une droite biseautée bleue et rouge creusée dans le box, dos lisse, titre doré au dos, doublure et gardes de veau velours noir, encadrement intérieur de box noir orné d'un filet doré, étui de demi-box à bande noire doublé de veau velours noir, étui bordé de box noir (minuscules frottements).
Édition originale, un des 25 exemplaires sur papier d'Auvergne du Moulin Richard-de-Bas, augmenté d'une épreuve de la couverture en couleurs, de quatre lettres de Nicolas de Staël en fac-similé tirées sur papier Canton de Richard-de-Bas, d'une enveloppe d'une lettre de Nicolas de Staël à Pierre Lecuire et d'une carte postale tricolore de Pierre Lecuire à Nicolas de Staël, toutes deux en fac-similés. Elle contient l'intégralité des lettres de l'artiste à l'éditeur rédigée entre 1949 et 1955, une biographie de leur relation de 1945 (date de leur rencontre) à 1955 (date du suicide de Nicolas de Staël) et des notes marginales explicatives. Bel exemplaire de ce livre d'artiste parfaitement établi par Pierre-Lucien Martin. * Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Litterae Societatis Iesu e regno sinarum Annorum MDCX & XI... Augsburg, Christoph Mangius, 1615. - [Relié avec]: Rei Christianae apudiaponios commentaries Ex litteris annuis Societatis Iesu annorum 1609, 1610, 1611, 1612… Augsburg, Christoph Mangius, 1615. In-12 de: I/ (4) ff., 294 pp., (1) f.bl., 1 plan dépliant; II/ (6) ff., (2) ff. bl., 298 pp. mal chiffrées 296, (1) f., cachet de bibliothèque au verso du titre. Vélin rigide, restes de lanières, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches bleutées. Reliure de l’époque. 155 x 94 mm.
I/ Rare seconde édition latine des «Deux Lettres de la Chine de 1610 et 1611» par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine, complément indispensable à son «De Christiana expeditione apud Sinus» dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Cordier BS 808; Löwendahl 56; Morrisson, II, 466; Sommervogel VIII, col. 238. L’édition originale avait paru en italien en 1615, et la première latine en 1615 à Anvers (avec une approbation datée Anvers, 2 mai 1615). Cette dernière fut suivie de très près par la seconde édition latine, qui porte une approbation du 25 juillet 1615. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions: il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres «della Cina del 1610 e del 1611». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarquéle 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes: aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée: il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613: 'After arriving at Rome in 1614, Trigault arranged to have published in one substantial volume the Annual Letters from China of 1610 and 1611. Written at [the mission superior] Longobardo's command after the death of [Matteo] Ricci [in 1610], these letters stress the importance of keeping Peking at the center of the missionary effort in China, the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society and of sending more missionaries into the waiting harvest' (D.F. Lach, Asia in the Making of Europe, Chicago, IL and London: University of Chicago Press, 1993, III, p.372). The first letter gives details of the political state of China and the progress of the Jesuit Missions and Christianity, including reports on the residencies of Beijing and Nanjing (pp.1-84). The second letter similarly provides a general account, together with special reports from the residences of Beijing, Nanjing, etc., and is illustrated with an engraved folding plate of the ground plan of the royal palace in Beijing (pp.85-294). Le présent ouvrage est orné d’un plan dépliant du palais de Pékin converti en chapelle par les jésuites et montrant la tombe de Ricci: “Palatii Suburbani ichnographia a rege Sinarum Soc:Iesu attributi Pequini anno 1610”. II/ First edition of Trigault’s rare account of the Jesuit missions in Japan. BL German 1601-1700 T-714; Cordier Japonica col. 272; Sommervogel VIII, col. 239. Trigault had joined the Jesuit mission in China in 1610 and returned to Europe in 1613 with the journals of Matteo Ricci, which he edited as De christiana expeditione apud Sinas (Augsburg: Christoph Mang, 1615), and, in the same year he also wrote this work on the Jesuit missions in Japan, which is based on the letters of the Portuguese Jesuit missionary João Rodrigues Girão (1558-1633). Girão began working as a missionary in Japan in 1583; through his intense study of Japanese he soon mastered the language and became known as one of the leading European experts upon it, writing a comprehensive Japanese grammar Arte da lingoa de Japam, published at the missionary press in Nagasaki between 1604 and 1608. Rei christianae apud Japonios commentarius is arranged thematically, with chapters dedicated to the various missions and fields of missionary activity in Japan; each chapter narrates the history of its subject with chronologically-arranged extracts from Girão's letters. In 1618 Trigault returned to China, where he compiled an account of the resumed persecution of Christians - both missionary and neophyte - in Japan between 1613 and 1620, De christianis apud Japonios triumphis (Munich: 1623); he died in Nanking five years later. Nicolas Trigault, who had just spent close to two years in China, returned to Europe in December 1614 to launch a (hugely successful) propaganda campaign for the China mission, and was in Rome to attend the general congregation of the Jesuits that met from November 5, 1615, to January 26, 1616. He brought these letters with him specifically for the advancement of this mission, in order to obtain new funding and new missionaries in Europe for both China and Japan. The work is dedicated to the Emperor Matthias. The letters cover a pivotal moment in the Japanese history of the Jesuits, who were desperately trying to avert conflict with Japan's new ruler, the Tokugawa shogun. The Jesuits were also looking for exclusivity in Japan, as the Franciscans were creating difficulties by preaching openly, something that antagonised the new Japanese regime, and would in part lead to the severe and violent persecution of all Christians in Japan in 1614. The annual letters, apart from their political and religious information, also constitute the only up-to-date first-hand account of Japan, its cities, economy, industries, armed forces, geography, climate and people that was then available in Western Europe. They were of the most vital interest to all those considering embarking on the great gamble of the Far Eastern trade. Joao Rodrigues Girao, as a fluent Japanese speaker, was involved at the highest level of the interaction between the Japanese and Jesuits, and provides extraordinary insight into trade negotiations, the shifting political situation, and the delicate balancing act required to ensure the safety of the mission. Rare: only one other copy of the work is recorded by ABPC since 1975. Précieux exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.
Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence. Roma, Bartolomeo Zannetti, 1615. In-8 de 263 pp. Cartonnage brun marbré ancien, tranches marbrées. 155 x 103 mm.
Edition originale rarissime des « Due Lettere annue della Cina del 1610 e del 1611 » par le missionnaire Nicolas Trigault (1557-1628) sur son voyage en Chine totalisant 263 pages, complément indispensable à son « De Christiana expeditione apud Sinus » dont l’édition originale parut à Augsbourg cette même année 1615. Auverman & Payne 223 ; Lach III p.372 ; Löwendahl 55 ; De Backer, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, v. 8/9, 238. Inconnu de Chadenat. Ce dernier livre constitue l’une des premières descriptions approfondies de la Chine dont toute la première partie est consacrée à la géographie, l’organisation politique, l’éducation, au commerce, etc. Les quatre autres parties sont dévolues, chacune, aux différentes villes. Cette édition originale a été traduite et remaniée d'après le manuscrit italien, et publiée par Nicolas Trigault. Cet ouvrage capital connut un succès remarquable suscitant rééditions et traductions : il donna une impulsion décisive aux études sinologiques. “The appearance of Trigault's book in 1615 took Europe by surprise. It reopened the door to China, which was first opened by Marco Polo, three centuries before (...), opened a new era of Chinese-European relations and gave us one of the greatest, if not the greatest, missionary document in the world (...). It probably had more effect on the literary and scientific, the philosophical and the religious phases of life in Europe than any other historical volume of the seventeenth century. It introduced Confucius to Europe and Euclid to China. It opened a new world.” (Louis J. Gallagner. préface à China in the Sixteenth Century: The Journal of Matthew Ricci, New-York, 1953). Trigault rejoignit la mission jésuite en Chine en 1610. A son retour en Europe en 1613, il fit publier ces deux lettres « della Cina del 1610 e del 1611 ». Ecrites à la demande de son supérieur, ces deux lettres décrivent “the need to respect Chinese ways of dealing with foreigners, the contrast between the peace and order in China and the turbulence in Japan, and the desirability of making China into an independent province of the Society” (Lach). Nicolas Trigault naquit à Douai en 1577 et se disposa, par l’étude des sciences et des langues orientales, à la carrière des missions. Il se rendit en 1606, à Lisbonne, et en attendant le départ du bâtiment qui devait le transporter aux Indes, il traça le portrait du parfait missionnaire dans la vie du P. Gasp. Barzis, l’un des compagnons de Saint François Xavier. S’étant embarqué le 5 février 1607, il arriva le 10 octobre suivant à Goa. La délicatesse de sa santé, que la mer avait encore affaiblie, l’obligea de s’arrêter dans cette ville. Il n’en partit qu’en 1610 pour Macao, d’où il aborda enfin la Chine. Chaque jour les missionnaires faisaient de nouveaux progrès dans ce vaste empire. Le désir d’étendre de plus en plus leurs conquêtes les avait conduits dans les provinces les plus éloignées, où ils comptaient de nombreux prosélytes : aussi devenait-il indispensable d’augmenter le nombre de ces ouvriers évangéliques. Le P. Trigault fut choisi pour revenir en Europe y rendre compte de l’état et des besoins des missions de la Chine. Arrivé dans l’Inde il jugea convenable de poursuivre son voyage par terre et, chargé d’un sac de cuir qui renfermait ses provisions, il traversa, non sans courir de grands dangers, la Perse, l’Arabie Déserte et une partie de l’Egypte. Un bâtiment marchand le transporta du Caire à Otrente, d’où il se rendit à Rome. Ses supérieurs le présentèrent au Pape Paul V, qui l’accueillit avec intérêt et accepta la dédicace de l’Histoire de l’établissement des missions chrétiennes à la Chine, qu’il avait rédigée sur les mémoires du P. Ricci. Le succès mérité qu’obtint cet ouvrage, le premier dans lequel on ait trouvé des notions exactes sur la Chine, contribua sans doute à lui faire atteindre le but de son voyage. Il repartit de Lisbonne en 1618, avec quarante-quatre missionnaires, qui tous avaient demandé, comme une faveur, la permission de le suivre. Plusieurs moururent dans la traversée : il tomba malade lui-même à Goa, et sa vie fut longtemps en danger ; mais enfin il se rétablit, et s’étant embarqué le 20 mai 1620, au bout de deux mois d’une navigation périlleuse, il atteignit Macao, d’où il rentra dans la Chine, sept ans après en être sorti. Chargé de l’administration spirituelle de trois vastes provinces, il se livra sans relâche aux fonctions de son ministère, et cependant il sut trouver le loisir de s’instruire dans l’histoire et la littérature des Chinois. Epuisé de fatigues, il y succomba le 14 novembre 1628, à Nankin. Précieux volume d’une insigne rareté dont la bibliographie de Chadenat consacrée aux voyages anciens (7210 livres décrits) ignore l’existence.
Payot, 2007. In-8 broché, couverture photographique. Illustré de quelques photographies hors-texte. Epuisé dans ce format.
"Nicolas Bouvier (1929-1998) : écrivain-voyageur ? Sans doute, mais d'abord écrivain tout court, et puis aussi Genevois, poète, photographe... A seize ans, celui qui s'emploiera à " raconter le voyage pour apprendre à écrire " sait qu'il veut sillonner le monde et inventer un art de la vie. Il part sur la route de l'Orient, d'abord en auto avec un ami jusqu'à Ceylan, puis seul jusqu'au Japon. Quand il rentre à Genève pour se marier et fonder une famille, il a quasiment dans sa besace la matière des trois livres qui font sa réputation aujourd'hui : L'Usage du monde, Chronique japonaise, Le Poisson-Scorpion. Il lui faudra du temps pour les écrire, il lui faudra voyager encore à travers le monde, et aussi voyager dans sa mémoire. Ce portrait se fonde sur des documents inédits : la correspondance de l'écrivain (notamment avec le peintre Thierry Vernet, son meilleur ami), ses feuilles de route et ses carnets. François Laut, qui l'a connu, a également interrogé ses proches. C'est donc un Nicolas Bouvier intime qu'il nous raconte, introspectif, souvent déprimé, toujours ironique, pleinement artiste. On suit le Genevois dans les voyages qu'il n'a pas racontés et dans ce qu'il a tu ou écarté des voyages qu'il a racontés. On le voit batailler en poète avec l'écriture et ses démons intimes ; on le voit vivre, aimer, souffrir en consumant son existence."
Périgueux, Lettres de casse 1988. In-8 broché (19,3 x 14,4 cm), couverture imprimée à rabats, 54 pages, en feuilles, non coupé. EDITION ORIGINALE, Tirage à 425 exemplaires sur centaure ivoire.- Nicolas Cendo, né le 24 avril 1947 à Montmorillon, est un poète français. Il est, de 1983 à 2008, le conservateur du Musée Cantini à Marseille 150g. - Très bel exemplaire.
A Valence, chez Jacques Montal, 1817. In-8 relié (20 x 12 cm), reliure demi-maroquin brun, titre doré sur le dos, IX-493 pages, tableaux. Histoire, topographie des anciens peuples et du passage d'hannibal dans le département, population, agriculture, commerce, industrie, (templiers - vaudois et albigeois - muriers - vers à soie - truffes -distillateurs - minéralogie, etc.), important dictionnaire des communes (256 pages): description et état politique.Nicolas Delacroix, homme politique, Employé à la sous-préfecture de Nyons, il est chef de division en 1810, puis passe à la préfecture de la Drôme. Député de la Drôme pendant les Cent-Jours. Conseiller municipal de Valence en 1821, il est maire en 1830 et conseiller général. Il est député de la Drôme de 1839 à 1843, siégeant dans la majorité soutenant les gouvernements de la Monarchie de Juillet. Décédé le 7 juillet 1843 à Valence (Drôme). Très bon état.
Sans lieu, 1788. In-8 sous brochure d'attente cousue (21,5 x 15 cm), 65 pages aux grandes marges, 2 gravures (sous le titre et en-tête de chapitre). Critique conservatrice féroce, au début de la Révolution française. Simon-Nicolas-Henri Linguet, homme de lettres, journaliste européen, théoricien de la politique, sociologue, historien, économiste, dramaturge, consultant indépendant auprès des gouvernements européens, avocat radié du barreau, sera guillotiné en 1794. Célèbre polémiste, considéré comme "réactionnaire" à l'époque, il propose dans ce recueil, une lecture absolutiste de l'histoire des États généraux, déniant à ces derniers le droit de trancher un "débat d'autorité" entre le roi et les Parlements. L'auteur était opposé aux jansénistes, et surtout au libéralisme économique, il dénonça avec virulence les conséquences pour les classes laborieuses. /// Exemplaire authentique, en très bon état : exempt de rousseurs, ni taches ni trous. Édition originale rarissime.
Collectif: Jessica Abel, Filipe Abranches, Peggy Adam, Max Andersson, François Ayroles, David B., Baladi, Edmond Baudoin, Frédérique Bertrand, Christophe Blain, Matthieu Blanchin, Blanquet, Blexbolex, Frédéric Boilet, Pakito Bolino, Conrad Botes, Denis Bourdaud, Jean Bourguignon, Émile Bravo, Matt Broersma, Manu Brughera, Captain Cavern, Florence Cestac, Laurent Cilluffo, Cizo, Colonel Moutarde, Philippe Coudray, Ludovic Debeurme, Guy Delisle, Jean-Claude Denis, Denis Déprez, Joe Dog, Julie Doucet, Olivier Douzou, Jean-Pierre Duffour, Jean-Yves Duhoo, Sophie Dutertre, Vincent Fortemps, Renée French, Anne Gallet, Sergio García, Alain Garrigue, Jochen Gerner, Dominique Goblet, Golo, Emmanuel Guibert, Matti Hagelberg, Tom Hart, Hendrik Hegray, Dylan Horrocks, Ibn al Rabin, Benoît Jacques, Joko, Olivier Josso Hamel, Denis Jourdin, Killoffer, Mattt Konture, Étienne Lécroart, Matthias Lehmann, Lolmède, Jean-Christophe Long, Gunnar Lundkvist, Nicolas Mahler, Martin Tom Dieck, Marc-Antoine Mathieu, Massimo Mattioli, Max, Jc Menu, Harry Morgan, Morvandiau, Muzo, Morgan Navarro, Noyau, Thomas Ott, PYON, José Parrondo, Frederik Peeters, Placid, Pascal Rabaté, Nadia Raviscioni, Jake Raynal, Rémi, Axel Renaux, Helge Reumann, Rocco, Stéphane Rosse, Mathieu Sapin, Tobias Schalken, Charlie Schlingo, Joann Sfar, Lars Sjunnesson, Anna Sommer, Stanislas, Michaël Sterckeman, Florence Sterpin, Caroline Sury, Tanitoc, Hervé Tanquerelle, Tom Tirabosco, Tofépi, Touïs, Lewis Trondheim, Troubs, Katja Tukiainen, Anne Van Der Linden, Thierry Van Hasselt, David Vandermeulen, Vincent Vanoli, Chris Ware, Willem, Winshluss, Nicolas Witko, Fabio Zimbres, Aleksandar Zograf, Zou:
Reference : 23377
(1999)
L'Association, 1999. Fort, très fort volume grand in-8, cartonnage titré. Légère tache au premier plat, pour le reste en belle condition. Epuisé depuis belle lurette.
Comix 2000 est un album de bandes dessinées muettes de 2000 pages, dessiné par 324 auteurs de 29 pays différents à l’occasion du passage à l’an 2000.
En Français dans le texte. B.N.F. n° 98. Paris, chez l’autheur, 1652. In-4 de (1) f. de titre, (50) ff. de texte, (1) f. de table, (1) f. de privilège, 17 cartes sur double-page aux contours rehaussés en couleurs, cachet chinois à l’encre rouge en marge inf. du titre et de 10 cartes. Vélin souple de l’époque, mention «17 Cartes» écrites à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec une pièce de titre de maroquin rouge. Reliure de l’époque. 253 x 183 mm.
Edition originale précieuse et très recherchée du fameux Atlas français consacré à l’Asie, de NicolasSanson (1600-1667) imprimé pour la première fois en 1652 et analysé dans «En Français dans le texte. B.N.F.» n° 98. Pastoureau, Sanson III A. Faisant suite à l'Europe, l'atlas d'Asie est le second des quatre traités in-4 que Nicolas Sanson, après avoir œuvré pour Melchior Tavernier, se chargea d'éditer pour son propre compte. Les quatre ouvrages (Europe, Asie, Afrique, Amérique) seront plus tard réunis et publiés par l'éditeur hollandais François Halma pour former la Description de tout l'Univers (Amsterdam, 1700). En raison de la zone géographique représentée, il offre la particularité de renfermer un certain nombre de cartes insulaires : Japon, Philippines, Moluques, Maldives, Sumatra, Ceylan. Le texte qui offre un commentaire géographique et non cartographique est puisé chez les auteurs anciens tels que Ptolémée, mais également dans les récits de voyageurs modernes, en particulier ceux des jésuites qui séjournèrent en Chine et au Japon. Les cartes comprennent une carte générale de l’Asie, une de la Turquie, l’Anatolie, Sorie et Diarbeck, Turcomanie Georgie, l’Arabie Petrée, l’Empire de Sophy des Perses, l’Empire du Grand Mogol, Presqu’Isle de l’Inde deça le Gange, Presqu’Isle de l’Inde au delà du Gange, Royaume de la Chine, la Grande Tartarie, les Isles du Japon, les Isles Philippines, les Isles Molucques, les Isles de la Sonde, Ceylan et les Maldives. Les délimitations des 17 cartes ont été coloriées à l’époque. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare. Venette, Nicolas. Traité du rossignol, qui enseigne la manière de les connaître & de les élever; leurs inclinations, leurs maladies, & les remèdes qu’il faut observer pour les guérir. A Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, au sixième pillier de la Grand’Sale, vis-à-vis la Montée de la cour des Aides, à la Bonne-Foi couronnée, [1697]. Avec privilège du roy. [Précédé de]: Mancini. Instruction pour élever, nourrir, dresser, instruire & panser toutes sortes de petits Oiseaux de Volière que l’on tient en Cage pour entendre chanter. Avec un petit Traité pour les Maladies des Chiens […] Paris, Charles de Sercy, 1697. 2 parties en 1 volume in-12 de (12)-84, (8)-82-(2) pp. et une planche dépliante. Plein vélin ivoire, dos lisse. Reliure de l’époque. 151 x 87 mm.
Edition originale du Traité du Rossignol de Venette qui découvre ainsi, à un âge avancé, les charmes du Rossignol: «C’est une merveille de la nature, que le Rossignol étant un oiseau si petit, il ait une voix si forte, & qu’il la pousse si longtemps sans perdre haleine. Il n’y a point de musique si parfaite, ni d’instruments si doux & si harmonieux, que les hommes aient inventez, que cet oiseaux n’imite par sa petite gorge.» Thiébaud 630; Schwerdt I-262; pas dans Barbier, Nissen, ZBI et Die illustrierten vogelbücher, Anker. Nicolas Venette était un docteur en médecine et professeur d’anatomie et de chirurgie à la Rochelle, né en cette ville vers 1632 et mort en 1698. «Les personnes âgées qui ont de la peine à sortir de la chambre, ne demandent que des divertissements innocents pour calmer les incommoditez de leur âge: & souvent ils n’en trouvent point de plus agréables que ceux qui satisfont le sens de l’ouïe par le chant harmonieux des oiseaux; au moins c’est ce qui a esté mon faible, & qui l’est encore aujourd’hui, s’il faut appeler de la sorte l’inclination que j’ai pour le Rossignol sur la fin de ma vie. Mon état sédentaire m’a fait considérer cet oiseau avec une telle exactitude, que je ne crois pas qu’aucune personne en ait parlé de la sorte, & qui l’ait connu comme moi dans toutes ses manières d’agir; parce que je l’ai examiné à fonds, & que mes incommoditez m’ont donné le loisir d’en découvrir toutes les inclinations, & tout ce que j’ai remarqué de plus particulier touchant cet oiseau dans le Traité que j’en fais.» Le premier traité porte sur les linottes chardonnerets, pinsons, canaris, alouettes, etc. et plus particulièrement sur les rossignols. Le «Traité sur les chiens» traite de diverses questions dont: «Pour rendre l’odorat aux chiens», «pour connaître si les chiens deviendront mouchetez», «Pour guérir les chiens mordus par le renard, ou par un chien enragé.» «L’auteur s’attache à apprendre à ceux qui aiment cet innocent divertissement, comment il les faut mettre dans la Cage, & les y tenir proprement, de quoi il les faut nourrir. Le Traité des maladies des Chiens est fort curieux; & montre à les guérir. Quand ils ont perdu l’odorat ou pour être devenus trop gras, ou pour quelque autre accident, de sorte qu’ils ne sentent plus les voyes, come ils avaient acoutumé, il faut les purger avec deux gros d’Agaric, & d’un sel mineral broyez, & pulvérisez ensemble. L’experience a fait voir, que cela leur rend l’odorat, come ils l’avaient auparavant». (Le Journal des Savants, 1698, p. 108). Very rare early work on raising and training birds, as well as treating illnesses in dogs. First published in 1671 with the title La méthode d'élever, nourrir et guérir toute sorte d'oseaux de ramage, composée en italien par Cesar ManciniRomain, et traduite nouvellement en français par A.S.D.L.P.M.D.C.E.S. 1671, but this first edition was without the tract on dogs. Fort joli volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque, condition fort rare.
Payot, 2012. In-8 broché, couverture photographique.
Des textes inédits de Nicolas Bouvier rédigés en des pays sur lesquels il n’a rien publié de son vivant : telles sont les pépites de ses archives sur près d’un demi-siècle, du jeune homme de dix-huit ans qui en 1948 écrit son premier récit de voyage entre Genève et Copenhague, rempli d’illusions qu’il veut « rendre réelles », à l’écrivain reconnu qui en 1992 sillonne les routes néo-zélandaises, à la fois fourbu et émerveillé.On visitera aussi avec lui la France et l’Afrique du Nord de 1957-1958 lors d’une tournée de films-conférences, on parcourra la campagne de Java en 1970 à bord d’une locomotive, on accompagnera des touristes en Chine en 1986 et on fera du tourisme avec son épouse au Canada en 1991.Tout le talent de Nicolas Bouvier apparaît dans ces carnets : portraitiste et observateur hors pair, mais également reporter, historien, ethnographe, conférencier, photographe, poète. La brièveté des notations, les feuilles de route, l’absence de relecture et de projet littéraire rendent particulièrement attachantes ces pages qui s’adressent aux lecteurs-voyageurs comme à tous les amateurs de l’auteur genevois. Car, dans ce recueil où l’on retrouve la profondeur historique et le charme du Bouvier écrivant, scintille le Bouvier écrivain.
L’exemplaire du roi Louis XIV relié en maroquin à ses armes et pièces d’armes. Paris, Laurent d’Houry, 1698. In-4 de (8) ff., 838 pp., (31) pp. Maroquin rouge, guirlande de fleurs de lys autour des plats, armes au centre, dos à nerfs orné de grosses fleurs de lys dorées, lettres RBC en pied, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure de l'époque. 254 x 185 mm.
Edition originale de l’un des livres les plus importants pour la connaissance des plantes et de leurs vertus thérapeutiques. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 505. Il fut, avec l'Histoire des drogues de Pomet, la référence dans ce domaine pendant près de cent ans. Lémery publia une première édition du Cours de chymie en 1675 qui fut constamment rééditée durant toute sa vie et même après sa mort jusqu'en 1757, ainsi que traduit en anglais, allemand, italien, espagnol et latin. Habile expérimentateur, il présente sur près de mille pages dans les dernières rééditions, tout le savoir empirique de la chimie de la fin du XVIIe siècle. Le Cours de chymie est l'aboutissement d'un genre littéraire, dit des « cours de chimie », qui s'est développé en France à partir du succès du Tyrocinium chymicum de Jean Béguin au début du siècle. Lémery contourna les insuffisances de l'analyse chimique, en proposant un modèle corpusculaire et mécaniste dit de pointes et pores, d'application certes très restreinte mais qui, allié à des pesées précises des réactifs, permettait de se faire une représentation plus précise d'une réaction chimique, concept en cours de formation mais pas encore complètement abouti. Si son Cours de Chymie a fait autorité pendant un siècle, ses autres publications n'en ont pas moins connu au siècle des Lumières un réel succès. Lémery donnait dans son laboratoire (d'abord installé dans l'hôtel du Prince de Condé, dans le quartier de l'Odéon), des démonstrations très courues des savants et des gens du monde. Le Grand Condé lui-même, Bourdelot, futur médecin de Christine de Suède, y assistaient. Selon Fontenelle, les dames-mêmes, entraînées par la mode, s'y pressaient. Lemery était protestant et la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) l'obligea à vendre toutes ses charges, lui interdisant l'enseignement et l'exercice de la chimie, de la médecine et de la pharmacie. Acculé à la ruine, il finit par abjurer. Louis XIV reconnaissant ses talents et voulant en faire un exemple éclatant de retour au catholicisme lui accorda de nouvelles lettres patentes et imposa leur acceptation à ses confrères. « Nicolas Lémery (1645-1715) était ‘ le premier chimiste raisonnable’ au jugement de Voltaire […] ‘M. Lémery fut le premier qui dissipa les ténèbres naturelles ou affectées de la chimie, qui la réduisit à des idées plus nettes et plus simples, qui abolit la barbarie inutile de son langage, qui ne promit de sa part que ce qu’elle pouvait et ce qu’il la connaissait capable d’exécuter, et de là vint le grand succès. En 1675 il fit paraitre son ‘Cours de chimie’. Les éditions se succédèrent pour ainsi dire d’année en année ; il fut traduit en latin, en allemand, en anglais, en espagnol. L’auteur fut appelé le ‘Grand Lémery’. Tant de services rendus à la science ne le mirent pourtant point à l’abri des persécutions. L’an 1681, la vie de Lémery commença à être fort troublée à cause de sa religion. Il reçut ordre de se défaire de sa charge dans un temps marqué […]’. Tel est le récit de Fontenelle. Il crut être plus tranquille à l’abri de la qualité de docteur en médecine. Sur la fin de 1683, il prit le bonnet dans l’université de Caen. Mais l’édit de Nantes ayant été révoqué en 1685, l’exercice de la médecine fut interdit aux prétendus réformés. Lémery demeura sans fonction et sans ressource. Il fut poussé à se convertir en août 1686 et reprit de plein droit l’exercice de la médecine […] ‘Presque toute l’Europe, dit Fontenelle, a appris de lui la chimie, et la plupart des grands chimistes, françois et étrangers, lui ont rendu hommage de leur savoir’. Le ‘Traité des drogues’ montre, selon M. Dumas, un observateur d’une habileté consommée ». (La France protestante, VI, p. 543) Précieux exemplaire de Louis XIV relié en maroquin rouge à ses armes et parfaitement conservé. Au bas du dos, initiales du relieur de la bibliothèque du roi. Il a ensuite appartenu à Pierre Perrinet de Faugnes (1715-1773; ex-libris héraldique), financier très prospère issu d'une importante famille de financiers et fermiers-généraux. Sa fille épousera en 1775 le fils de Mme d'Houdetot, née Lalive (autre lignée de fermiers-généraux) - pour laquelle Rousseau éprouvera un amour passionné mais sans retour ("Nous étions ivres d'amour l'un et l'autre, elle pour son amant -Saint-Lambert-, moi pour elle" note-t-il dans les Confessions).
Les ballets, métiers, costumes du siècle de Louis XIV. 120 superbes estampes de Bonnart et Berain. Paris, vers 1700.In-folio de 120 planches montées à onglets (infimes déchirures restaurées sans manques). Vélin. 340 x 260 mm.
Un important et rare recueil de costumes du XVIIe siècle, d’un intérêt manifeste pour la connaissance des modes et du costume sous le règne de Louis XIV. Ce recueil comprend 120 belles eaux-fortes de grand format (270 x 185 mm) sur papier fort, la plupart gravées par Nicolas Bonnart (père) ou Robert Bonnart et éditées par Nicolas Bonnart fils. Sont décrits sous ce nom de «recueils Bonnart» quelques rares recueils d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs marchands d’estampes, les Bonnart. Ces estampes étaient publiées à l’époque, soit à l’unité, soit par séries. Il est donc impossible d’en donner une nomenclature exacte. «Les Bonnart éditeurs d’estampes de modes, dont ils étaient au besoin les graveurs, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682. On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composées d’estampes portant les signatures: Bonnart, R.B. dol (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart)». En plus des frères Bonnart, figurent dans le présent recueil des estampes dessinées par Berain et gravées par Lepautre. «Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance des modes sous Louis XIV. Certains sont de vraies estampes de modes et peuvent êtres citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle». Colas. Bibliographie générale du costume et de la mode. Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséquées et vendus à la planche, sont devenus introuvables. Les estampes sur les métiers traités avec burlesque et les costumes de théâtre et d’opéra dessinés par Berain témoignent d’une grande fantaisie et évoquent les mascarades et mises en scène spectaculaires présentées au Roi Soleil. Jean Berain (1640-1709) qui signe ces estampes était dessinateur du roi et ornemaniste; il dessinait des costumes et préparait des mascarades pour Louis XIV. «Il collaborait régulièrement à la décoration, à la machinerie de l’opéra; il ordonnait des fêtes, des feux d’artifice et des carrousels.» Benezit, I, 638. Cette belle réunion de 120 eaux-fortes comprend diverses séries et se compose ainsi: Les Saisons: 2 suites de 4. Les Mois: 12 gravures. Les 4 parties du Monde: 4. Les points cardinaux: 4. Apollon: 1. Les sens: 5. Les 3 parties du jour. Les Impératrices romaines: 12. Les Muses: 9. Les Parques: 3. Costumes de théâtre et d’opéra: 10. Suite de Métiers: orfèvre, berger, jardinier, architecte, sculpteur, peintre. Costumes féminins étrangers: 12 dont 3 suisses, 2 allemandes, 2 turques, 2 grecques, 1 perse. Costumes d’Amazones: 4. Costumes masculins étrangers: 8 dont le portrait de «Celebi Mehemet Effendi». Personnages de comédies: 10 don Arlequin, Crispin, Scaramouche (1pl. coupée au sujet). Divers caractères: 8. Précieuse suite, rare, d’eaux-fortes de grande beauté, très évocatrices du siècle de Louis XIV.
Direction des Affaires culturelles, Paris Audiovisuel, 1983. In-4 broché sous couverture de papier calque imprimé en noir (22 x 24 cm), non paginé, sans date,. Orné de 60 photographies en noir et blanc.- 410g. Très bon état.
Genève, Slatkine, 2006. In-4 à l'italienne, cartonnage orné d'une vignette contrecollée au premier plat. Ce dernier très légèrement taché, pour le reste en belle condition.
"Le photographe genevois Nicolas Crispini réalise durant quatre ans, en collaboration avec le Service de renaturation des cours d'eau du canton de Genève, un travail de photographie sur les paysages des cours d'eau, des marais et des rives du bassin genevois (Genève - Vaud - France). L'objectif de ce travail photographique d'auteur est d'informer par une publication le public franco-genevois de la richesse et de la diversité paysagère des cours d'eau. Plus de 370 nants, ruisseaux, rivières coulent dans le bassin genevois. Cette publication produite par l'Association Donner à Voir souhaite aussi sensibiliser le lecteur aux problématiques mondiales de l'eau. Le livre débute par un texte de l'historien François Walter qui analyse l'histoire de l'usage et de la protection des cours d'eau à Genève et en Suisse, ainsi que de leur importance dans la perception du paysage. Des textes factuels sur l'état de l'eau dans le monde rythment la suite des images de Nicolas Crispini pour informer le lecteur de " faits " planétaires sur la thématique de l'eau. Le travail photographique contemporain est aussi mis en perspective - par une confrontation historique - face à un ensemble de plus de vingt photographies des cours d'eau, marais et lac, réalisé par Fred Boissonnas et publié en 1919 dans Sites et paysages genevois."
A Cologne, aux dépens de la Compagnie, 1739. PREMIERE EDITION. Petit in-8 relié (17,3 x 9,5 cm), reliure d'époque plein veau, richement orné de motifs ornés sur le dos et les plats à larges encadrements, toutes tranches dorées, IV-884 pages. Pas de page de garde, titre-frontispice gravé par Yrer d'après un dessin de Picart, coin supérieur de la page restauré. Texte imprimé en petit caractères sur deux colonnes. Traduction de Nicolas Le Gros (1675-1751), théologien et polémiste janséniste, réfugié en Hollande à partir de 1726.- Bel exemplaire frais, belle reliure du XVIIIe parfaitement conservée.
Pierre Cailler éditeur, 1964. Portfolio en toile titré au premier plat et fermant avec des lacets, dos bleu muet. Texte de Michel Courtois sur feuillets bleus, intercalés avec les 18 planches lithographiées tirées à part. Les dix-huit lithographies originales sont toutes signées par l'artiste, et ont été tirées sur papier Rives par les soins des Presses artistiques à Pully-Lausanne. Tirage à cent exemplaires numérotés, celui-ci le n° 14.- Nicolas RIN est un peintre expressionniste, né en 1919 à Tlemcen (Algérie). Certains bords insolés. Bien complet des 18 lithographies annoncées.- 1100g. - RARE.
Metropolis, 1998. In-8 broché, couverture illustrée, légèrement insolée. Fac-similés autographes et reproductions en noir et en couleurs.
" Pourquoi la vanille, alors que je suis plutôt un écrivain de l'état nomade, plus préoccupé de Perse, d'Inde, de Chine et de Japon que d'une plante qui demande des soins quotidiens extrêmement exigeants, d'autant plus que je suis un cancre en botanique ? Ce sont les hasards de ma vie de chercheur d'images qui m'ont mis sur cette piste-là. (...) J'ai été contacté il y a une vingtaine d'années par un chocolatier de Suisse centrale, qui faisait du chocolat en bloc, destiné à des confiseurs qui l'arrangeaient ensuite à leur sauce, et il se flattait de parfumer son chocolat à la vanille naturelle. " L'ouvrage ne fut jamais publié, le chocolatier, presque ruiné, non seulement refusa de payer l'auteur, mais traita son texte de " mal de dents ". Au cours du mois de mai 1997, Nicolas Bouvier ressortit de ses tiroirs ce texte et l'enrichit de longs prolégomènes qu'il appela : " Petite histoire de la vanille et quelques réflexions d'un cancre amoureux des plantes ". Avec ce ton intimiste, ces mots caressés, cette érudition éblouissante qu'il partage en toute simplicité avec chaque lecteur, Nicolas Bouvier, même s'il n'a pas navigué au moment de la guerre des épices à la recherche d'une orchidée qu'on appela Vanille, était du voyage, avec Cortès et l'empereur Montezuma au XVIe siècle, dans l'Angleterre du XIXe siècle.
Collectif - Pauline de Courcelles, Jean-Charles Werner, Ruignet, Nicolas Huet Nicolas Roberet, PIerre-Joseph Redouté et al.:
Reference : 8429
(1974)
Larousse, 1974. In-4 en feuilles sous chemise illustrée. 20 reproductions en couleurs sur doubles feuillets, légendées en regard. Quelques plis à la chemise, planches en belle condition.
Au menu: Antilope canna ou Éland du Cap (Taurotragus oryx) - La Biche de Duvaucel (Rucervus duvauceli) - Le Cerf de Duvaucel (Rucervus duvauceli) - La Sarigue, ou Opossum (Didelphis virginiana) - Le Wombat commun (Vombatus hirsutus) - Le Bruant des roseaux (Enberiza schœniclus) - La Colombe longup (Columba lophotes) - Le Galah ou Cacatoès à ventre rose (Katatoë roseicapilla) - Le Goéland cendré (Larus canus) - Le Goura couronné (Goura coronata) - L'Ibis sacré (Threskiornis œthiopica) - Le Pigeon à queue pointue (Sphœnocercus apicaudus) - Le Toucan de Para (Rhamphastos cuvieri) - Le Vanneau huppé (Vanellus vanellus) - La tortue charbonnière (Testudo carbonaria) - Le Labre Paon (Crenilabrus pavo) - L'Acrocine longimane et le Macrodonte à cornes de Cerf (Acrocinus longimanus. Macrodontia cervicornis) - Fulgores porte-lanterne et Cigales (Laternaria sp.) - Le Papillon de l'arbre à gomme-gutte - Les Escargots ou Hélices (Cepœa hortensis, Cepœa nemoralis).
s.l.n.d. [Amsterdam, juillet 1767]. 1767 1 feuille de papier vergé 18éme (145 x 215 mm). Dessin à l'encre et lavis d'encre en 3 tons (noir, bleu, sépia). Cadre en bois doré. Etiquette d'exposition au revers "Ozanne".
Beau lavis d'encre en 3 tons, finement exécuté, représentant un quartier dAmsterdam, uvre non signée attribuable à Nicolas Ozanne, exécutée lors de son escale de juillet 1767 à bord de la corvette « Laurore ». Placé face à lintersection de deux voies de navigation, lartiste a représenté au premier plan deux marins en habits de pêche, à bord d'une petite embarcation, accostant un pieu d'amarrage. Sur la gauche, des " tjalks " ( navires fluviaux aux formes arrondies à l'avant et à l'arrière) sont stationnés au pied dune rangée de bâtiments bordant un canal. Les façades sont typiques des étroites maisons à étages de la cité, avec leur potence en bois fixée au faîte permettant le chargement des marchandises dans les greniers. Au pied des maisons, des marins circulent sur des passerelles de bois sur pilotis donnant accès aux bateaux. Au fond, au-dessus des toits, on distingue à peine la silhouette du clocher de la " Westerkerk ". Édifice caractéristique par sa structure pyramidale à étages qui demeure lun des points de repère de la ville dAmsterdam depuis sa construction achevée en 1631. Au centre, une chaloupe manuvrée à 4 avirons s'engage dans le canal aux eaux tranquilles. Sur la droite, un navire arborant le pavillon des Pays-Bas est accosté le long d'un quai de bois. À terre, des dockers actionnent une machine de charge constituée d'une poutre horizontale pivotant sur un mât central et équipée de poulies et d'une roue à rayons. Daprès nos recherches, le quartier de la ville qui correspond le mieux à ce dessin est lintersection de la rivière Amstel avec le canal Zwanenburgwal. (Position du clocher, largeur du canal, habitations sur la gauche, quai dégagé sur la droite, architecture des maisons subsistant). Le papier vergé utilisé est datable de la seconde moitié du 18éme siècle. Travaillant en 3 tons (encres noire, bleue et sépia), lartiste a saisi chaque détail de cette scène dactivité portuaire avec un il de marin, proportionnant avec exactitude chaque élément de la dizaine de navires et embarcations représentés. En bas à gauche subsiste les traces dune signature ou légende devenues illisibles. Cependant, le sujet, le souci du moindre détail (forme des coques, gréements, accastillage) ainsi que les encres utilisées et le style typique permettent didentifier un travail de Nicolas Ozanne (1728-1811), célèbre avec son frère Pierre pour leur uvre maritime et les "60 vues des ports de France" (1775) réalisées à la demande du roi. C'est à bord de la corvette l'Aurore que que Nicolas Ozanne séjourne à Amsterdam du 11 au 22 juillet 1767. Cette corvette, construite sous le contrôle de Nicolas, est armée par François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) pour une mission dexpérimentation des montres marines destinées au calcul de la longitude, expédition en mer du Nord du 12 mai au 1er septembre 1767. A notre connaissance, aucune représentation de la célèbre cité hollandaise par Nicolas Ozanne nest connue à ce jour. Cependant, parmi les gravures de navires publiées par Pierre Ozanne figurent des navires hollandais. 1 laid paper sheet (145 x 215 mm). Ink and wash drawing with 3 tones (black, blue and sepia). Beautiful, finely executed 3-tone ink wash depicting a neighborhood in Amsterdam, an unsigned work attributable to Nicolas Ozanne, executed during his July 1767 stopover aboard the corvette L'aurore. Facing the intersection of two shipping lanes, the artist depicted two sailors in fishing gear in the foreground, aboard a small boat docking at a mooring stake. On the left, tjalks (river vessels with rounded bow and stern) are parked at the foot of a row of buildings lining a canal. The facades are typical of the city's narrow, multi-storey houses, with their wooden gallows fixed to the ridge so that goods can be loaded into the attics. At the foot of the houses, sailors walk on wooden gangways on stilts to access the boats. In the background, above the roofs, the silhouette of the Westerkerk bell tower can barely be made out. This distinctive pyramid-shaped, multi-storey building has been one of Amsterdam's landmarks since it was completed in 1631. In the center, a rowboat maneuvered with 4 oars enters the calm waters of the canal. On the right, a ship flying the Dutch flag is moored alongside a wooden quay. Ashore, dockworkers operate a loading machine consisting of a horizontal beam pivoting on a central mast and equipped with pulleys and a spoked wheel. According to our research, the area of the city that best corresponds to this drawing is the intersection of the Amstel River and the Zwanenburgwal canal (position of the bell tower, width of the canal, houses on the left, open quay on the right, architecture of the remaining houses...). The laid paper used dates from the second half of the 18th century. Working in 3 tones (black, blue and sepia inks), the artist has captured every detail of this scene of port activity with a seafarer's eye, accurately proportioning each element of the dozen or so ships and boats depicted. In the lower left-hand corner, traces of a signature or caption remain, no longer legible. However, the subject, the attention to detail (hull shapes, rigging, fittings, etc.), the inks used and the typical style all point to a work by Nicolas Ozanne (1728-1811), famous with his brother Pierre for their maritime work and the 60 vues des ports de France (1775) commissioned by the King. It was aboard the corvette l'Aurore that Nicolas Ozanne stayed in Amsterdam from July 11 to 22, 1767. This corvette, built under Nicolas' supervision, was armed by François-César Le Tellier de Courtanvaux (1718-1781) for a mission to test marine watches designed to calculate longitude, an expedition to the North Sea from May 12 to September 1, 1767. To the best of our knowledge, there are no known images of the famous Dutch city by Nicolas Ozanne. However, among the ship engravings published by Pierre Ozanne are Dutch ships.
Phone number : 06 81 35 73 35
Paris Draeger 1952 In-8 carré, reliure spirale plastique,couverture cartonnée. Nombreuses illustrations au pochoir. Complet de la feuille volante des tarifs.
Superbe exemplaire d'un des plus beaux catalogues de la maison Nicolas. "Ces catalogues sont adressés à une liste des clients potentiels rigoureusement triés et qui compte environ 30 000 noms, choisis parmi les clients dont Nicolas possède le nom : professions libérales, Bottin mondain, Jockey Club, etc. Il n'est pas exagéré de dire que ces catalogues sont des petits chefs-d'oeuvre de l'art de l'illustration. Ils sont l'oeuvre, depuis le début, de l'atelier Draeger. Nicolas en demande toujours l'illustration à un peintre ou à un graveur de renom. Rien ne le fait reculer. C'est ainsi qu'au cours des années Van Dongen, Bernard Buffet, Raoul Dufy ont signé des catalogues Nicolas. La collection de ces catalogues est aujourd'hui une des choses prisées des bibliophiles. D'abord, il en existe relativement peu. Ensuite, leur diffusion limitée, strictement, à titre gratuit, à un certain nombre de personnes sélectionnées sur liste, confère au cercle de ses possesseurs un caractère de « club fermé », ce qui augmente encore leur valeur. Nicolas avait à résoudre, avec ses catalogues, un double problème. D'abord, faire en sorte que les plus grands artistes contemporains ne se sentent pas diminués de mettre leur palette au service de ce qui n'est — après tout — qu'une affaire de produits alimentaires. Ensuite, enlever à Nicolas, aux yeux des classes riches, ce que la multiplication des dépôts pourrait donner de caractère « trop bon marché » : en somme, obtenir que du vin Nicolas figure dans les grands dîners parisiens. […] Quelquefois, lors de la dispersion d'une bibliothèque, dans une vente aux enchères, à l'occasion d'une succession, on offre, dans des paniers anonymes, en vrac, les brochures, catalogues d'exposition (quelquefois vraiment fort beaux) que le propriétaire avait collectionnés. Les catalogues Nicolas sont, eux, souvent conservés dans l'ensemble de la bibliothèque et inscrits au catalogue, comme les éditions rares et originales. N'est-ce pas une belle fin pour une publicité ?" (Claude Vielfaure. Une monographie publicitaire : Nicolas) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
NICOLAS-VINS. LOUPOT, BRUNHOFF, BUFFET, CASSANDRE, DERAIN, DRANSY, HUGO, IRIBE, VAN DONGEN ...
Reference : 24102
(1927)
Montrouge Imprimerie Draeger 1927-1973 Ensemble complet de 36 listes de prix illustrées des Établissements Nicolas. Montrouge, Imprimerie Draeger, 1927-1973, in-8 et in-4, brochés ou spiralés. Prestigieuse publication illustrée en couleurs par les meilleurs artistes de cette période.
Rare et exceptionnelle collection complète des catalogues de prix Nicolas illustrés et publiés entre 1927 et 1973. Prestigieuses publications Draeger illustrées en couleurs par les meilleurs artistes de l'époque.- 1927 (Dransy, cachets "Documentation" archive Draeger sur la couverture et sur la page de titre), 1928 (Loupot), 1929 (Dransy), 1930 (Iribe), 1931 (Cassandre), 1932 (Edy-Legrand), 1933 (Jean Hugo), 1934 (Latour), 1935 (Darcy), 1936 (Cassandre), 1938 (Galanis), 1939 (Erickson), 1949 (Dignimont), 1950 (Arada), 1951 (Berthommé Saint-André), 1952 (Brunhoff), 1953 (GISCHIA), 1954 (Van Dongen), 1955 (Marchand), 1956 (Oudot), 1957 (Terechkovitch), 1958 (Limouse), 1959 (Caillard), 1960 (Humblot), 1961 (Rohner), 1962 (Minaux), 1963 (Buffet), 1964 (Schurr), 1965 (Chapelain-Midy), 1966 (Guiramand), 1967 (Savin), 1969 (Loriou), 1970 (Ghiglion-Green), 1971 (Sarthou), 1972 (Derain), 1973 (Guerrier).Typographie et mise en page dAlfred Latour de 1951 à 1965 remplacé à sa mort par son fils Jean, en 1966.Nous joignons 5 éditions publicitaires Nicolas-Draeger diverses dont le programme de l'Opéra-Nicolas, 1934 (Georges Scott), les voeux Nicolas Kina Rok (1948), un livret Nicolas et deux livrets "l'Art de Boire". Bel état général, malgré quelques usures, marques et infimes restaurations. Collection Draeger.