L’illustration de la présente édition, superbe, se compose d’un frontispice en double-état et de 23 figures gravées par Elluin d’après Borel non signées. Londres, s.d. [Paris, Cazin, 1782]. 4 parties en 2 volumes in-16 de: I/ (2) ff., 1 frontispice grave en double-état, 159 pp., (2) ff., pp. 160 à 352, 13 planches hors-texte; II/ (2) ff., 204 pp., (2) ff., pp. 205 à 396, 10 planches hors-texte. Chagrin bordeaux, encadrements de triple filets dorés sur les plats avec fleurons d’angles, dos à nerfs ornés, filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle. 124 x 80 mm.
Superbe édition illustrée de ce très important roman érotique d’André de Nerciat qui n’était autre que son premier livre, «l’une des plus charmantes productions du siècle» (Gay). B.N., Enfer, 442-445; Cohen 749; Galitzin 645: «Les 24 figures libres, gravées par Eluin, d’après Borel, sont très brillantes, voir sur ce charmant ouvrage érotique l’analyse chaleureuse qu’en a donné Monselet dans ses Galanteries du XVIIIe siècle»; Gay, II, 267; Pia 248; Sander 1428. La plupart des ouvrages que Nerciat a publiés sont écrits d’une façon très libre, on peut en juger par l’aveu suivant qu’il fait dans une de ses Préfaces: «L’intention de l’auteur, dit-il, est d’engager les femmes à n’être pas si timides et à trancher les difficultés; les maris à ne pas se scandaliser aisément et à savoir prendre leur parti; les jeunes gens à ne point faire ridiculement les céladons, et les ecclésiastiques à aimer les femmes malgré leur habit, et à s’arranger avec elles sans se compromettre dans l’esprit des honnêtes gens.» « Du chevalier André-Robert Andréa de Nerciat, aventurier cosmopolite et mondain, diplomate et agent secret, bibliothécaire comme Casanova et auteur fameux d'ouvrages pornographiques, on ne sait toujours, à quelques détails près, que ce qu'en disait Guillaume Apollinaire en 1911 dans son importante édition des ‘Œuvres’. Il est pourtant de ceux dont la carrière et les écrits mériteraient de plus amples investigations.» (Raymond Trousson, Romans libertins du XVIIIe siècle). Nerciat n'a pas cessé d'écrire pendant les années troublées de la Révolution, et ses romans, d'abord lestes, se font de plus en plus corsés. Le Diable au corps, qu'il disait composé en 1776, ne paraîtra qu'en 1803. Les aventures de Felicia passeront pour innocentes en regard des exploits d’une marquise et de sa coterie rapportés dans un roman dialogué riche en obscénités, jusqu'à la zoophilie. En 1792, Mon noviciat raconte les débuts de la libertine Lolotte et les expériences de sa mère et de leur servante Félicité. Tous les tabous – inceste, sodomie, saphisme – y sont allégrement bousculés, mais Nerciat, avec une prudence imposée par les circonstances, prétend donner à ses gravelures une portée politique. Il s'agit en effet de peindre « au naturel la dépravation de mœurs de ces vilains nobles [...] que nous avons si sagement chassés pour jamais de notre France ». Le propos sera patriotique et édifiant: « Je me suis donc déterminé civiquement à faire les frais de cette édition, trop heureux […] si la vue de tant d'images licencieuses, de nature à soulever le cœur de tout bon démocrate, peut envenimer encore la patriotique haine que nous devons, en francs nationaux, à ces vrais pourceaux d'Epicure.» La même année, Monrose est une suite de Félicia, où le héros, après quatre volumes d'aventures se marie et conclut : « Disons donc du libertinage, bien mieux encore que de la guerre : C'est une belle chose quand on en est revenu. » Nerciat, lui, n'en revenait pas puisqu'il publia encore, en 1793, Les Aphrodites, où il décrit, en scènes dialoguées, les pratiques d'une société secrète de débauche régentée par Mme Durut robuste ogresse, et l'insatiable comtesse de Mottenfeu qui a pris ses quatre mille neuf cent cinquante-neuf amants dans toutes les classes aussi bien que parmi ses parents et ses domestiques. Les noms seuls des personnages- Fièremotte, Confourbu, Cognefort ou Durengin - en disent assez sur les extravagances d'un libertinage qui prend des proportions épiques. Ici encore, Mme Durut encourage à une lecture antiaristocratique parfois contredite, il est vrai, par des sous-entendus ironiques. On ne sera pas surpris de voir Sabatier de Castres noter en 1797 que Nerciat est « l'auteur de quelques romans orduriers très mal écrits ». Pourtant, si Nerciat est un pornographe, il ne l'est pas à la manière de la Vénus dans le cloître ou du Portier des Chartreux. Chez lui, l'érotisme procède d'une philosophie de la vie, selon laquelle la satisfaction sexuelle est l'un des éléments essentiels du bonheur et de l'épanouissement de l'individu. Son univers ne connaît aucun prolongement métaphysique et ses personnages songent moins que jamais à l'au-delà ou aux récompenses futures. Pas de place non plus pour le sentiment, l'érotisme se bornant à la recherche effrénée de la jouissance et fondant une morale du plaisir. Seul compte le physique, appelé toujours à se surpasser, mais cet érotisme, complémentaire de celui de Sade, ne comporte jamais ni contrainte ni cruauté. Ses romans mêlent toutes les classes dans la seule égalité qui lui semble réelle, ce plaisir demeure celui d'une élite qui récuse la morale bourgeoise et les tabous du vulgaire. Par l'excès même de ses débordements joyeux, ce monde est une sorte d'utopie sexuelle, où hommes et femmes se rencontrent dans un parfait équilibre de l'offre et de la demande. Pour en montrer le fonctionnement, Nerciat a su aussi inventer une langue à lui, créer un nouveau langage du plaisir et faire preuve d'une étonnante invention verbale. Le jeune Stendhal qui lisait en même temps La Nouvelle Héloïse et aimait à se croire « à la fois un Saint-Preux et un Valmont » - s'enchanta de ces petits volumes de Nerciat dérobés dans la bibliothèque de son grand-père Gagnon : « Je deviens fou absolument ; la possession d'une maîtresse réelle, alors l'objet de tous mes vœux, ne m'eût pas plongé dans un tel torrent de volupté » Si Nerciat professe une philosophie, ses héroïnes l’incarnent : la libido est le moteur de tous les actes et rien ne doit lui être interdit. De là, impitoyable, la critique de la morale religieuse qui en interdit l'essor : scandale de « l'éducation superstitieuse » des couvents qui brime hypocritement la nature mais nourrit le vice et encourage l’homosexualité, haine du bigot Caffardot, du directeur de conscience Béatin, le « corrupteur spirituel », le « suborneur de pénitentes». La nature et le code social se contredisent : «J'ai satisfait hier un désir immense en me livrant au plus aimable des hommes : je viens de goûter des vrais plaisirs avec un autre qui n'est pas sans agréments. La nature a trouvé son compte à ce partage, que condamnent à la vérité les préjugés et le code rigoureux de la délicatesse sentimentale. Il y a donc nécessairement un vice dans la rédaction des lois peu naturelles dont ce code ridicule est composé». (Raymond Trousson, Romans libertins du XVIIIe siècle). L’illustration de la présente édition, superbe, se compose d’un frontispice en double-état et de 23 figures gravées par Elluin d’après Borel non signées. Précieux exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en chagrin rouge du XIXe siècle finement décoré.
Superbe exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque en maroquin rouge à grain long finement décoré. Londres, 1812 [Bruxelles]. 4 vol. in-16, avec 24 figures d'après Borel. I/ (2) ff., 1 frontispice, 100 pp., 7 figures hors texte. II/ (2) ff., 130 pp., (1) f., 6 figures hors texte. III/ (2) ff., 112 pp., 6 figures. IV/ (2) ff., 108 pp., 4 figures. Plein maroquin rouge à grain long, roulette florale dorée encadrant les plats, dos lisses ornés de motifs dorés et de filets dorés formant faux-nerfs, filets dorés aux pointillés sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 128 x 74 mm.
Superbe édition illustrée de ce très important roman érotique d’André de Nerciat qui n’était autre que son premier livre. La plupart des ouvrages que Nerciat a publiés sont écrits d’une façon très libre, on peut en juger par l’aveu suivant qu’il fait dans une de ses Préfaces: «L’intention de l’auteur, dit-il, est d’engager les femmes à n’être pas si timides et à trancher les difficultés; les maris à ne pas se scandaliser aisément et à savoir prendre leur parti; les jeunes gens à ne point faire ridiculement les céladons, et les ecclésiastiques à aimer les femmes malgré leur habit, et à s’arranger avec elles sans se compromettre dans l’esprit des honnêtes gens.» « Du chevalier André-Robert Andréa de Nerciat, aventurier cosmopolite et mondain, diplomate et agent secret, bibliothécaire comme Casanova et auteur fameux d'ouvrages pornographiques, on ne sait toujours, à quelques détails près, que ce qu'en disait Guillaume Apollinaire en 1911 dans son importante édition des ‘Œuvres’. Il est pourtant de ceux dont la carrière et les écrits mériteraient de plus amples investigations.» (Raymond Trousson, Romans libertins du XVIIIe siècle). Nerciat n'a pas cessé d'écrire pendant les années troublées de la Révolution, et ses romans, d'abord lestes, se font de plus en plus corsés. Le Diable au corps, qu'il disait composé en 1776, ne paraîtra qu'en 1803. Les aventures de Felicia passeront pour innocentes en regard des exploits d’une marquise et de sa coterie rapportés dans un roman dialogué riche en obscénités, jusqu'à la zoophilie. En 1792, Mon noviciat raconte les débuts de la libertine Lolotte et les expériences de sa mère et de leur servante Félicité. Tous les tabous – inceste, sodomie, saphisme – y sont allégrement bousculés, mais Nerciat, avec une prudence imposée par les circonstances, prétend donner à ses gravelures une portée politique. Il s'agit en effet de peindre « au naturel la dépravation de mœurs de ces vilains nobles [...] que nous avons si sagement chassés pour jamais de notre France ». Le propos sera patriotique et édifiant: « Je me suis donc déterminé civiquement à faire les frais de cette édition, trop heureux […] si la vue de tant d'images licencieuses, de nature à soulever le cœur de tout bon démocrate, peut envenimer encore la patriotique haine que nous devons, en francs nationaux, à ces vrais pourceaux d'Epicure.» La même année, Monrose est une suite de Félicia, où le héros, après quatre volumes d'aventures se marie et conclut : « Disons donc du libertinage, bien mieux encore que de la guerre : C'est une belle chose quand on en est revenu. » Nerciat, lui, n'en revenait pas puisqu'il publia encore, en 1793, Les Aphrodites, où il décrit, en scènes dialoguées, les pratiques d'une société secrète de débauche régentée par Mme Durut robuste ogresse, et l'insatiable comtesse de Mottenfeu qui a pris ses quatre mille neuf cent cinquante-neuf amants dans toutes les classes aussi bien que parmi ses parents et ses domestiques. Les noms seuls des personnages- Fièremotte, Confourbu, Cognefort ou Durengin - en disent assez sur les extravagances d'un libertinage qui prend des proportions épiques. Ici encore, Mme Durut encourage à une lecture antiaristocratique parfois contredite, il est vrai, par des sous-entendus ironiques. On ne sera pas surpris de voir Sabatier de Castres noter en 1797 que Nerciat est « l'auteur de quelques romans orduriers très mal écrits ». Pourtant, si Nerciat est un pornographe, il ne l'est pas à la manière de la Vénus dans le cloître ou du Portier des Chartreux. Chez lui, l'érotisme procède d'une philosophie de la vie, selon laquelle la satisfaction sexuelle est l'un des éléments essentiels du bonheur et de l'épanouissement de l'individu. Son univers ne connaît aucun prolongement métaphysique et ses personnages songent moins que jamais à l'au-delà ou aux récompenses futures. Pas de place non plus pour le sentiment, l'érotisme se bornant à la recherche effrénée de la jouissance et fondant une morale du plaisir. Seul compte le physique, appelé toujours à se surpasser, mais cet érotisme, complémentaire de celui de Sade, ne comporte jamais ni contrainte ni cruauté. Ses romans mêlent toutes les classes dans la seule égalité qui lui semble réelle, ce plaisir demeure celui d'une élite qui récuse la morale bourgeoise et les tabous du vulgaire. Par l'excès même de ses débordements joyeux, ce monde est une sorte d'utopie sexuelle, où hommes et femmes se rencontrent dans un parfait équilibre de l'offre et de la demande. Pour en montrer le fonctionnement, Nerciat a su aussi inventer une langue à lui, créer un nouveau langage du plaisir et faire preuve d'une étonnante invention verbale. Le jeune Stendhal qui lisait en même temps La Nouvelle Héloïse et aimait à se croire « à la fois un Saint-Preux et un Valmont » - s'enchanta de ces petits volumes de Nerciat dérobés dans la bibliothèque de son grand-père Gagnon : « Je deviens fou absolument ; la possession d'une maîtresse réelle, alors l'objet de tous mes vœux, ne m'eût pas plongé dans un tel torrent de volupté » Si Nerciat professe une philosophie, ses héroïnes l’incarnent : la libido est le moteur de tous les actes et rien ne doit lui être interdit. De là, impitoyable, la critique de la morale religieuse qui en interdit l'essor : scandale de « l'éducation superstitieuse » des couvents qui brime hypocritement la nature mais nourrit le vice et encourage l’homosexualité, haine du bigot Caffardot, du directeur de conscience Béatin, le « corrupteur spirituel », le « suborneur de pénitentes». La nature et le code social se contredisent : «J'ai satisfait hier un désir immense en me livrant au plus aimable des hommes : je viens de goûter des vrais plaisirs avec un autre qui n'est pas sans agréments. La nature a trouvé son compte à ce partage, que condamnent à la vérité les préjugés et le code rigoureux de la délicatesse sentimentale. Il y a donc nécessairement un vice dans la rédaction des lois peu naturelles dont ce code ridicule est composé». (Raymond Trousson, Romans libertins du XVIIIe siècle). L’illustration de la présente édition, superbe, se compose d’un frontispice et de 23 figures gravées par Elluin d’après Borel. Les figures sont ici retournées, sauf le frontispice, et la huitième figure est couverte. Superbe exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque en maroquin rouge à grain long finement décoré.
Editions Eryx | Paris 1946 | 20.50 x 26 cm | en feuilles
Edition illustrée en premier tirage.Tirage limité à 745 exemplaires numérotés. Un des 50 exemplaires hors commerce, N°XVII.8 compositions hors-texte et 10 compositions in-texte mises en couleurs au pochoir. En sus 2dessins originaux en couleurs non utilisés pour l'édition (crayons, aquarelle), le tout dans une pochette de papier calque. Reliure de l'éditeur. Chemise et étui, toile beige et papier marbré rouge.Couverture rempliée crème imprimée en rouge avec vignette. Bel exemplaire, étui et couverture en très bon état, feuillets et enrichissements bien frais. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Publié en 1785, sans l’assentiment de l’auteur, «Le Diable au corps» a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Londres, 1785. In-12, maroquin rouge, double filet doré, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XIXè siècle. 131 x 80 mm.
Edition originale «introuvable aujourd’hui» de la première parution du «Diable au corps», imprimée dès l’année 1785, l’un des plus illustres romans érotiques parus simultanément avec les œuvres du Marquis de Sade. Ce titre sera repris par Raymond Radiguet (1903-1923) pour son roman autobiographique paru l’année de sa mort. Le Diable au corps est un tableau des mœurs parisiennes un peu avant la Révolution et ce tableau, Nerciat l'a complété par un autre: les Aphrodites, qui a lieu une quinzaine d'année plus tard, pendant les premières convulsions révolutionnaires. C'est sans aucun doute à propos du Diable au corps et Les Aphrodites que Baudelaire écrivit cette note qu'il avait l'intention de développer « La Révolution a été faite par des voluptueux ». Cette rarissime édition originale est ornée de 4 figures érotiques. Publiée de manière clandestine en 1785, sans l'assentiment de l'auteur, cette édition livre au public la première version de la première partie du Diable au corps (1803), dont le texte à l'époque était toujours en cours d'écriture par Nerciat. Ce récit très libre se présente sous la forme d'un dialogue au verbe croustillant et érotique entre plusieurs personnages: une superbe marquise, la comtesse de Motte-en-feu, véritable laidron piquant et blonde ardente qui porte un certificat non équivoque des plus nombreuses & des plus chaudes aventures, une soubrette, un prélat, etc. Le Diable au corps a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d'assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Si Nerciat, qui joua sur les deux tableaux (royauté ou république), souvent par nécessité financière ou par simple sécurité pour sa personne, ne fut pas aussi fin politique ou chanceux qu'un de ses illustres patrons, Talleyrand, il laissa à la postérité une œuvre littéraire autrement moins périssable. Ses romans, si raisonnables et convenables en philosophie politique, fourmillent de joie de vivre et de santé heureuse, tout à l'opposé du cynisme et de la dureté de la vie politique de son époque, particulièrement corrompue et sanglante. Si son œuvre reflète sa vie, le chevalier, subtil libertin, dut connaître à travers tant de vicissitudes professionnelles de très joyeux moments. Si elle ne la reflète nullement, cette vie chaotique dut lui être particulièrement pénible pour soutirer de lui une telle compensation imaginaire. S'il faut trancher, son œuvre est largement autobiographique et propose un miroir très fidèle des mœurs fort libres (mais sans leur corruption et leurs violences) de l'aristocratie française que la réaction, lors de la Restauration post-napoléonienne, n'avait pas encore assombri de son implacable répression des mœurs. En somme, sa vie fut aussi dangereuse que son œuvre est joyeuse. «André et Nerciat aurait écrit Le Diable au Corps quelques années avant la Révolution et l’eût fait imprimer dès 1789 ou 1790, si les évènements n’eussent entraîné l’ajournement de son projet. Il s’est plaint d’avoir été victime dès 1785 d’un contrefacteur qui, avant même que la rédaction de l’ouvrage fût achevée, en aurait publié une partie en y introduisant beaucoup de fautes et en y apportant ça et là de désastreuses retouches: «Pas le moindre écart, pas la moindre addition, le moindre retranchement qui ne soit un contre-sens, une platitude, ou du moins une faute contre le goût, sans parler des innombrables difformités purement typographiques». Cette contrefaçon, ou plutôt cette pré-façon, introuvable aujourd’hui, avait pour titre: les Écarts du tempérament ou le Catéchisme de Figaro, esquisses dramatiques. Londres, 1785, in-18, et portait en épigraphe: Et flon flon, lure lure lure, Chacun à son ton et son allure, Elle fut réimprimée quelques années plus tard sous un titre différent: les Écarts du libertinage et du tempérament ou Vie licentieuse de la comtesse de Motte-en-feu, du Vicomte de Molengin, du valet Pinefort, de la Conbanal, d’un âne et de plusieurs autres personnages. Nouvelle édition. A Conculix, chez l’abbé Boujarron, bon bretteur, 1793, in-18 de 132 pages avec gravures. Il est peu probable que la première de ces deux éditions d’une partie du futur Diable au corps ait été vraiment publiée sans la complicité de l’auteur. Il est possible, certes, qu’elle ait été imprimée sans que Nerciat ait pu se relire sur épreuves et signer le bon à tirer, mais il va de soi que l’éditeur a disposé d’un manuscrit qui n’a pu être mis en circulation que par Nerciat lui-même. Les protestations de celui-ci ressemblent un peu aux plaintes de la prostituée dont la pudeur se trouve offensée». Pascal Pia, Les livres de l’enfer.
Collection Les Maîtres de l'amourParis, Bibliothèque des curieux, 1910 in-8, [2] ff. n. ch., 292 pp., avec un portrait-frontispice, broché.
Premier volume de la série de trois qu'Apollinaire consacra à l'édition de l'oeuvre de Nerciat.Cioranescu, XVIII, 48 118. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1910 Paris, Bibliothèque des curieux, de la collection "Les Maîtres de l'amour", 1910, in-8 de 287-(3) pp., portrait de Nerciat en frontispice, reliure de l'époque de demi-veau blond, dos à 4 nerfs, orné de fleurons dorés, pièce nom d'auteur de chagrin rouge et de tomaison de chagrin vert, couverture et dos imprimés conservé, tête dorée, sans rousseurs, bel exemplaire.
Edition originale de ces extraits, de l'introduction, de l'essai bibliographique et des notes de Guillaume Apollinaire. Ex libris manuscrit sur la page de garde du 1er volume : Ex Bibliotheca Robert Fleury, 1950.
Amsterdam (sans nom d'éditeur) 1795 , TI : frontispice, 224, 4 gravuresTII : 240ppTI: xviii, 199pp, tables ; 1gravureTII: frontispice, 218, tablesTIII : 207pp, tables ; TIV: frontispice, 213pp, tablesSix tomes, grands in-16 reliés en plein maroquin rouge à longs grains, plats ornés d’un triple listel doré, dos à cinq nerfs orné de fleurons à l’or, tranches dorées, importantes dentelles intérieures. Reliure signée de Petit.
Andrea de Nerciat (1739-1802) est à l’image de ses romans un personnage hors du commun, lieutenant colonel de la garde des gendarmes du roi, il quitte la carrière militaire en 1775 et poursuit une vie d’aventure qui lui fera traverser l’Europe entière. On le voit en 1780 sous bibliothécaire, il réapparait en tant que directeur des bâtiment du prince de Hesse en 1783, il est a Paris où il compose de la musique des romans de comédies, pour enfin reprendre le métier des armes et devenir agent secret. Son goût du secret et de la duplicité le pousse sans doute à défier la censure par ses écrits scandaleux qu’il continuera de produire toute sa vie. Félicia ou Mes Fredaines publiés pour la première fois en 1775 et systématiquement poursuivit par la censure et l’église reparaîtra tel un Phoenix au cours de 18 ( !) rééditions clandestines. Mon noviciat ou les Joies de Lolotte paraît en 1792. Les Aphrodite de fragments Thali-Priapique en 1793, le Diable au corps en 1802. Son rôle sous la révolution n’est pas très clair, peu-être fut il policier pendant la publication de ses ouvrages licencieux, agent double, il est arrêté à Rome par les troupes françaises en 1798 durant 2 ans, il meurt peu après en 1802. A la différence du Marqui de Sade, son contemporain, les scènes de débauche décrites par Narciat sont exemptes de violence. Les scènes libertines les plus osées y sont décrites avec légèreté voir une pointe d’humour. Apollinaire dit de Nerciat qu’il était « l’expression la plus délicate et la plus voluptueuse du XVIIIe siècle ». Nerciat s’amuse en effet en écrivant et partage ses fantasmes débridés sans considérations métaphysiques, car sa plume est guidée par le plaisir du texte et l’envie de braver l’interdit.Monrose ou suite de Félicia parut initialement en 1792 sous le titre de « Monrose ou le libertin par fatalité, suite de Félicia » On reconnaît bien là l’humour de Nerciat. Monrose se trouve être le personnage dans « la Pucelle » de Voltaire, clin d’œil appuyé de l’auteur au maître du genre. Cette édition parut en 1795, ici somptueusement reliée en plein maroquin rouge par Petit est illustré de deux frontispices et treize gravures non signée par Borel pour Félicia et de quatre frontispices pour Monrose soit 17 gravures en tout. Certaines de ces images sont très libres et d’autres plus allusives. Un chef d’œuvre de littérature érotique, en reliure de Petit.Rare et bel ensemble
Paris, s.n. [Charles Renaudie], 1891 grand in-8, [3] ff. n. ch., 88 pp., manquent les gravures, broché sous couverture rouge muette et rempliée. Dos abîmé avec manques de papier.
Tirage limité à 300 exemplaires hors commerce. Celui-ci non justifié.Seconde édition, procurée par le mystérieux Duringe (libraire dont le nom d'éditeur ne figure sur aucune page de titre, et dont l'activité, poursuivie par son épouse, s'exerça au moins de 1891 à 1914) ; elle permet l'accès à cette composition à la fois très libre et tout en finesse, rédigée dans un style quand même ampoulé, dont le goût va progressivement disparaître au début du XIXe siècle.À la même date de 1799, parurent deux recueils libertins portant ce même titre de Contes saugrenus : le nôtre (que l'éditeur attribue ici à Andréa de Nerciat avec quelque probabilité), absolument rarissime, et un autre, dû à la plume de Sylvain Maréchal (et qui contient neuf contes - et non six - aux titres tous différents), que l'on peut rencontrer plus facilement. Si notre texte est bien de la main de Nerciat, sa publication semble coïncider avec la période de son incarcération au Château Saint-Ange dans la Rome alors occupée par les Français ; ses manuscrits lui ayant été dérobés, cette impression sans son accord demeure cohérente avec ce que l'on sait de ses derniers moments (il sera libéré par les Napolitains, mais mourra peu après).Gay I, 714 (confond les deux titres de Nerciat et de Sylvain Maréchal). Pia, 265-66 (exemplaire de l'originale incomplet de 4 gravures). Vente Nordmann II, 19 (notre réédition) et I, 12 (pour l'originale). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris Bibliothèque des Curieux, coll. "Les Maîtres de l'amour" 1911 1 vol. in-8, broché, 321 pp., portrait-frontispice, bibliographie. Deuxième édition reprenant l'introduction et les notes d'Apollinaire. Petites mouillures au dos, sinon bon état.
livre de poche 1978 in12. 1978. Broché. Le plus connu et le plus réédité des romans de Nerciat concentre l'essence du romanesque libertin en un dosage subtil d'humour d'évasion et d'élan passionnel. En dépit de sa dimension parodique Félicia n'en est pas moins un vrai roman avec ses mystères ses épisodes palpitants ses improbables coïncidences et hasards merveilleux... Nerciat éprouve un authentique plaisir de conter de bâtir des châteaux en Espagne de merveilleux décors telle la demeure de Sir Sidney où l'on peut circuler invisible de pièce en pièce d'entresols en couloirs secrets... Jean-Christophe Abramovici en donne enfin une édition digne de ce nom
Bon Etat de conservation qq rousseurs ex libris intérieur jauni propre
[ANDRÉA DE NERCIAT (André Robert)]. Les Aphrodites, ou Fragments thali-priapiques pour servir à l'histoire du plaisir. Réimpression textuelle de l'édition unique et rarissime de Lampsaque. 1793. Bâle, Imprimerie de Steuben Frères [Bruxelles, Mertens pour J. Gay] (1864). 2 volumes in-12, divisés en 8 parties (Vol. 1 : I. VIII-72 pages; II. 77 pages; III. 77 pages; IV. 73 pages. Vol. 2: V. 82 pages; VI. 70 pages; VII. 83 pages et VIII : 80 pages), reliures de l'époque en demi-maroquin rouge à la bradel, dos avec titre, tomaison, fleuron et filets dorés, têtes dorées. Édition rarissime (la BNF ne possède que le tome I), tirée à 200 exemplaires, celui-ci (non numéroté), un des 158 « petit in-12 papier vergé ». Elle est illustrée d'un titre-frontispice par Félicien ROPS et huit planches attribuées à Freudenberg par Cohen, tirés sur chine. La rareté de cette édition tient à la fois à des avatars typographiques et judiciaires. De nombreux exemplaires, selon Vital-Puissant, sortirent des presses défectueux. Par ailleurs sa saisie partielle à Paris fut à l'origine de la condamnation de Jules Gay le 2 juin 1865. C’est aussi l’ouvrage le plus important d'Andréa de Nerciat, car il donne des lumières sur des sociétés libertines qui existèrent réellement. Quelques légères rousseurs. Référence : Pia, Pascal, Les Livres de l'Enfer, 78-80.
Paris, an V - 1797 4 vol. in-16, brochés sous couvertures d'attente de papier rose. Des mouillures à la fin du vol. I, angulaires aux vol. II et IV.
Troisième édition, la plus recherchée car "très rare" (Pia) ; la première était parue en 1792, et ne présentait pas de gravures. Notre exemplaire est bien complet des quatre frontispices, mais ne présente pas la suite de 20 ou 24 gravures libres, attribuées à Queverdo qui firent le succès de ce petit roman libertin, et se rencontrent dans un tirage qui ne présente pas d'adresse au titre. Comme les exemplaires où se présentent ces planches ne possèdent pas de frontispices, il est d'autant plus probable qu'il s'agisse au moins de deux tirages différents, sinon de deux éditions, que la pagination n'est pas la même (cf. Pia 949).Condamné plusieurs fois par les autorités, Monrose fait suite au Felicia de Nerciat en reprenant l'héroïne (inspirée d'une de ses amies) qui a cette fois l'honneur d'être élue la principale dignitaire de la Société Galante des Aphrodites, dont on sait que Nerciat est également l'historiographe.I. Titre, x pp., pp. 11-179, un f. n. ch. de table, avec un frontispice. - II. Titre, 202 pp., un f. n. ch. de table, avec un frontispice. - III. Titre, 190 pp., un f. n. ch. de table, avec un frontispice, interversion des ff. 149-150 et 151-152 (petit manque de papier au f. 83-84, avec perte de lettre). - IV. Titre, 194 pp., un f. n. ch. de table, avec un frontispice.Cioranescu, XVIII, 48 155. Gay III, 268. Pia, 948-949 (autres éditions). Nordmann II, 26 (pour l'originale). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Collection Les Maîtres de l'amourParis, Bibliothèque des curieux, 1911 in-8, [2] ff. n. ch., 320 pp., avec un frontispice, broché.
Bonne édition de l'oeuvre la plus connue d'Andréa de Nerciat, très convenablement établie par Apollinaire.Cioranescu, XVIII, 48 118. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Deux-Rives 1952 In-8 22,5 x 17 cm. Reliure demi-chagrin grenat à coins, dos à nerfs, tête dorée, premier plat de couveture conservé, 348 pp., 17 illustrations composées par William Fel, couverture et frontispice compris, lettrines historiées et culs-de-lampe rouges, table. Exemplaire N 273/900 sur Vélin BFY de Rives à la cuve, numérotés de 76 à 975.
André-Robert Andréa de Nerciat (1739-1801) est un romancier français connu pour ses oeuvres libertines. Personnage relativement mystérieux, militaire, musicien, bibliothécaire, écrivain polygraphe, agent double, le chevalier Nerciat eut une vie encore plus rocambolesque que les frasques licencieuses de ses personnages. Son œuvre largement autobiographique est le reflet des mœurs d'une partie de l’aristocratie française au siècle des Lumières. Bon état d’occasion
Bibliothèque des curieux Paris, Bibliothèque des curieux, 1927. In-8 broché de 241 pages. Frontispice. Comprenant une oeuvre entière, des morceaux ignorés, avec des documents nouveaux et des pièces inédites concernant la vie d'Andréa de Nerciat. Introduction, essai bibliographique analyses et notes par Guillaume APOLLINAIRE. Petite déchirure sans manque sur le haut du dos sinon Bon état
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
# AUTEUR: Andréa de Nerciat # ILLUSTRATEUR: Klem # ÉDITEUR: Edition de l'Ibis - Paris # ANNÉE ÉDITION: 1956 # ENVOI, BEAUX PAPIERS: vélin # COUVERTURE: 1/2 basane rouge à coins - dos à nerfs - liserés - faune et titre dorés # DÉTAILS: Grand in 8° relié 117pp.+ 2ff. N° 431 des 1400 exemplaires sur Vélin. 10 illustrations hors-texte en couleurs et 8 dans le texte, de Klem. Légèreté, joliesse, pureté de style, les oeuvres de Nerciat lui font un bouquet de petites pièces où l'extrême science de la périphrase ne laisse jamais de place à la graveleuse pornographie. Le chevalier s'inscrit dans la meilleure tradition de la littérature galante et anime les lettres françaises depuis la renaissance.(Préface) # PHOTOS visibles sur www.latourinfernal.com
# ÉTAT: Très bon état, plats et dos conservés
[Collot] - ANDREA DE NERCIAT (André Robert) - [André COLLOT, illustrateur]
Reference : AMO-2166
(1928)
Félicia ou Mes fredaines par André de Nerciat, illustrée de 20 eaux-fortes coloriées à la main par l'artiste (André Collot). Belle reliure de l'époque en maroquin. Tirage à 300 exemplaires sur vélin blanc. ANDREA DE NERCIAT (André Robert) - [André COLLOT, illustrateur] FELICIA OU MES FREDAINES. Orné de vingt eaux-fortes coloriées à la main par l'artiste. Paris. 1928 1 volume in-4 (25,5 x 20 cm), de 238-(1) pages. 20 eaux-fortes dans le texte (à mi-page) coloriées à la main au crayon de couleurs par l'artiste. Reliure plein maroquin caramel, pastiche de reliure du XVIIIe siècle, dos à faux-nerfs richement orné aux petits fers dorés, triple-filet doré en encadrement extérieur des plats, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier marbré, relié sur brochure, non rogné, couverture crème imprimée en bleu (titre). Superbe exemplaire dans une fine reliure (non signée). A noter des mors partiellement fendus, sans incidence sur la solidité de la reliure. Cuir des mors bruni. Le dos est légèrement plus foncé que les plats. Superbe condition malgré cela. TIRAGE A 331 EXEMPLAIRES SEULEMENT. CELUI-CI, 1 DES 300 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN BLANC. Le détail du tirage est le suivant : 1 ex. sur Japon nacré blanc avec plusieurs suites ; 30 ex. sur Japon avec aquarelle et suite des remarques et 300 ex. sur vélin blanc. Ce roman libertin d'Andréa de Nerciat (un bourguignon salé ... de naissance) a été réimprimé de nombreuses fois au cours des dernières années du XVIIIe et des premières années du XIXe siècle, et ce, malgré une condamnation à la destruction. Dutel, dans sa bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1650 et 1880, n'en compte pas moins de 17 impressions entre 1775 et 1869. Dutel indique que ce roman aurait été publié vers 1775, et donne pour première édition, l'édition sans figures d'Amsterdam, sans date, en 221 et 256 pages, sans doute à cause des erreurs de pagination relevées. Ce roman libertin concentre l'essence du romanesque libertin en un dosage subtil d'humour, d'évasion et d'élan passionnel. Le tour de force de l'auteur est de se livrer à une parodie jubilatoire tout en écrivant un vrai roman d'aventure, avec ses mystères, ses épisodes palpitants, ses improbables coïncidences et hasards merveilleux... Avec Margot, Thérèse ou Juliette, Félicia est à coup sûr l'une des plus grandes courtisanes de la littérature du XVIIIe siècle. TRÈS BELLE ÉDITION CLANDESTINE DE LUXE ILLUSTRÉE PAR ANDRÉ COLLOT. Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1556 Photographies sur demande. Pics on request. TRÈS BEL EXEMPLAIRE FINEMENT RELIÉ EN MAROQUIN A L’ÉPOQUE.
Cercle du livre précieux 1961 41 pages 1961. 41 pages.
1954 1954. Andréa de Nerciat - Félicia ou mes Fredaines / Arcanes 1954
Borderie Obliques 1979 Editions Borderie, Images Obliques, 1979, 142 p., cartonnage éditeur, bon état.
Recueil d'illustrations érotiques. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Ed. De l’Ibis, 1956, in8,broche,Compositions couleurs par Klem. Tirage à 1800 exemplaires, un des exemplaire sur Vélin.
bon etat Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
[CURIOSA] NERCIAT (Andréa de). Le Doctorat impromptu. Illustrations de P.-E. Bécat. Paris: Editions Eryx [1946]. 1 volume in-4 de 100 pages en feuilles, sous couverture rempliée, chemise et emboitage. Un des exemplaires hors commerce (celui-ci non numéroté) avec une suite des 10 hors-texte en couleurs et une suite de 8 dessins inutilisés. Tirage limité à 745 exemplaires. Joint également une suite de 3 dessins non identifiés
NERCIAT (Andréa de). Félicia ou mes fredaines. Edition illustrée de douze eaux-fortes originales par Timar. Paris : Georges Briffaut [sans date]. 1 volume in-8 de 320 pages, reliure en demi-chagrin orange avec coins, dos très richement orné (plats et dos de couverture conservés). Édition ornée de douze eaux-fortes par Emeric Timar, avec une préface de Louis Perceau. Tirage unique à 450 exemplaires sur vélin (n° 147). Petite tache de couleur sur le plat supérieur. Sinon très bel exemplaire. Peu courant.
Crebillon Fils Duclos Godard d'Aucour La Morlière Voisenon Boyer d'Argens Fougeret de Monbron Chevrier Dorat Nerciat
Reference : 5648
(1999)
ISBN : 2744122319
France Loisirs 1999 1296 pages in8. 1999. Reliure Editeur avec jaquette. 1296 pages. Ce livre rassemble des romans libertins du XVIIIe siècle un genre littéraire centré sur la peinture des mœurs amoureuses et des conventions de la société aristocratique de l'époque. Crébillon fils y est présenté comme une figure majeure et initiatrice du genre dont les œuvres décrivent les ravages de la passion et les pratiques libertines de la bonne compagnie sous la Régence et le règne de Louis XV. L'anthologie inclut également d'autres auteurs emblématiques comme Duclos Nerciat Voisenon et Vivant Denon
Très bon état
[CURIOSA]. NERCIAT (Andréa de). Félicia ou mes fredaines. Orné de vingt eaux-fortes coloriées à la main par l'artiste. Paris, 1928. 1 volume petit in-4 de 238 pages, broché sous couverture rempliée. Édition clandestine, tirée à 331 exemplaires, illustrée de 20 eaux-fortes très libres dans le texte (à mi-page) coloriées à la main au crayon de couleurs par l'artiste. Les eaux-fortes sont attribuées André Collot par Jean-Pierre DUTEIL, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français. Un des 300 sur vélin blanc (No 289).