s. d. [1900] | 25.80 x 31.70 cm | autre
Ensemble de sept peintures érotiques originales sur soie, quatre attribuées à Tomioka Eisen (1864-1905) et trois à son élève Miyagawa Shuntei (1873-1914), exécutées à la fin de lère Meiji, vraisemblablement entre 1895 et 1905. Les quatre compositions attribuées à Eisen sont contrecollées sur leurs cartons dorigine, revêtus de papier micacé ; les trois peintures données à Shuntei, exécutées sur une soie grège plus légère, sont demeurées libres. Légères traces de mouillures pâles et quelques salissures au revers ; petites piqûres sur certaines peintures. Bel état de conservation général. Ces uvres appartiennent aux dernières décennies du shunga, tradition de la peinture et de lestampe érotiques qui avait connu son apogée durant lépoque dEdo. La modernisation du Japon, lapparition de nouveaux procédés de reproduction, la circulation de photographies érotiques et le durcissement progressif de la censure transformèrent profondément les conditions de création et de diffusion du genre. Adopté en 1907 et entré en vigueur lannée suivante, larticle 175 du nouveau Code pénal réprima la vente, la distribution et lexposition publique des objets qualifiés dobscènes, achevant de reléguer cette production dans une sphère plus confidentielle. À lapproche de cette rupture, le sujet érotique semble parfois devenir le lieu dun ultime déploiement de virtuosité. Le regard sattarde sur le plissement dune étoffe, la transparence dune soie, lordonnance dun intérieur ou la délicatesse dun visage. La couleur, les motifs textiles et léquilibre des corps ne se bornent plus à accompagner la scène : ils en organisent le rythme et en déplacent subtilement le centre de gravité. Les figures féminines, loin de nêtre que les objets du regard, participent pleinement à la tension et à la conduite de chaque composition. Lensemble réunit deux générations directement liées de la peinture japonaise de la fin du XIXe siècle. Formé auprès de Kobayashi Eitaku, Tomioka Eisen simposa comme lun des illustrateurs recherchés de son temps, notamment dans le domaine du kuchi-e, ces frontispices destinés aux romans et aux périodiques. Son art se distingue ici par la richesse du décor, léclat des tissus et la sûreté dune composition encore profondément nourrie par lukiyo-e. Miyagawa Shuntei étudia dabord auprès du peintre nanga Watanabe Sh?ka avant de devenir lélève dEisen. Connu pour ses images de femmes, denfants et de scènes domestiques, il développe une manière plus intime, attentive aux gestes suspendus et aux rapports silencieux entre les figures. Réunies dans un même ensemble, les uvres du maître et de lélève font apparaître moins une rupture quun passage : dun art encore attaché à lopulence décorative de lestampe à une sensibilité plus intériorisée, propre aux dernières années de Meiji. Les peintures ont été réunies dans une reliure moderne en accordéon, spécialement conçue pour assurer leur conservation sans altérer leurs supports anciens. Le dépliant est solidaire dune chemise en tissu vert clair dont les plats souvrent au moyen de souples bandelettes de cuir. Les peintures autrefois contrecollées ont été remontées sur un support secondaire ; celles demeurées libres sont maintenues en marge par deux bandes de papier, sans adhésion directe à la soie. Chaque composition prend place sous un encadrement ouvrant réalisé dans un papier japonais moderne différent. Contreplats, dépliant et étui sont eux-mêmes revêtus, à lintérieur comme à lextérieur, de papiers japonais variés, choisis pour la richesse de leurs matières et de leurs motifs. Sans prétendre imiter un montage ancien, cette reliure forme autour des peintures un écrin à la fois protecteur et somptueux. Rare réunion de sept peintures du dernier âge du shunga, cet ensemble rapproche Tomioka Eisen et Miyagawa Shuntei au moment même où la tradition dont ils héritaient allait disparaître de la circulation publique. La préciosité de son montage moderne prolonge auj
1920 | 15 x 869 cm | autre
Rouleau peint, ou makimono, composé de douze peintures sur soie à fond transparent, montées bout à bout en une longue bande continue de 840 cm - soit douze panneaux de 70 x 14 cm - contrecollée sur papier et bordée dor sur ses lisses. Une fois entièrement déroulé, le ruban de papier support atteint 869 cm. Rouleau monté sur une tige de bois et conservé dans son étoffe de soie verte dorigine. Quelques rousseurs et taches localisées affectent certains panneaux, sans compromettre lharmonie de lensemble, qui demeure dans un état de conservation satisfaisant. Non signé, ce rouleau sinscrit stylistiquement dans lentourage de Miyagawa Shunteï (1873-1914), peintre et illustrateur formé auprès de Tomioka Eisen, et peut être daté des premières décennies du XXe siècle. * Ce rouleau appartient à la production tardive du genre makura-e, ces « images doreiller » plus connues aujourdhui sous le nom de shunga. Après la restauration de Meiji, leur production déclina fortement sous leffet dune politique de modernisation morale du pays. Les descentes de police menées notamment entre 1895 et 1905 entraînèrent la confiscation et la destruction de nombreuses uvres ; le sujet demeura longtemps tabou, jusquà lère Taish?. Cette raréfaction explique la présence singulière, presque survivante, des pièces exécutées à cette période. Lhypothèse dun lien avec lentourage de Miyagawa Shunteï nest pas sans fondement. Élève du peintre et illustrateur Tomioka Eisen, Shunteï appartient à ce milieu de lestampe et de la peinture de la fin de Meiji où lélégance des figures, la délicatesse des coloris et la souplesse du trait purent encore servir des sujets que la morale officielle sefforçait déjà de faire disparaître. Plusieurs uvres de shunga attribuées à Shunteï et datées des environs de 1900 sont recensées dans les bases de référence sur lestampe japonaise, attestant du moins la vraisemblance dune pratique occasionnelle du genre de son vivant. La composition en bande étroite et continue, propre au makimono, donne à lensemble son rythme particulier : les scènes ne soffrent pas dun seul regard, elles se découvrent peu à peu, au fil du déroulé, comme si le support lui-même réglait lattente, la retenue puis la révélation. Ensemble complet et rare de douze peintures sur soie relevant du shunga tardif, conservé dans son montage en rouleau original, à la palette raffinée et dans un état de conservation globalement satisfaisant. Une uvre discrète par nécessité, précieuse par survivance, et dont lattribution prudente à lentourage de Miyagawa Shunteï ajoute encore à ce charme des images qui ont dû apprendre, pour durer, lart de se cacher. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Tokyo Daikokuya Matsumoto Heikichi ??? ???? 1901 Première édition. Magnifique livre-dépliant (??, orihon) illustré de gravures sur bois coloriées à la main, intitulé ????? (Danshi Risshi Kagami). Le terme « risshi » (l'idéal d'amélioration personnelle et d'ambition pour les jeunes hommes) était un concept important de l'ère Meiji. Il comporte douze illustrations sur double page retraçant le parcours d'un jeune homme à travers la vie. De ses amis d'enfance, à son éducation, en passant par la cour et le rejet, la rencontre avec un homme d'affaires occidental et une visite chez un prêteur sur gages. À une extrémité du leporello se trouvent des pages de garde, à l'autre, un catalogue des livres pliants colorés publiés par Matsumoto Heikichi. 17 cm x 11,5 cm. Les plats d'origine recouverts de soie sont quelque peu frottés et légèrement tachés. Le livre a été protégé par un nouvel étui à rabats muni de fermoirs en os japonais et d'une étiquette sur la couverture (bien que, curieusement, celle-ci ait été laissée vierge). Un magnifique exemple d'impression coloriée à la main de l'ère Meiji. Les illustrations montrent la transition de la culture japonaise traditionnelle vers la modernité. Le mélange de la vie traditionnelle et occidentalisée de l'ère Meiji en fait un document social véritablement intéressant ainsi qu'une uvre d'art. ?????? Meiji 34 (1901). Miyagawa Shuntei (????, 18731914). Il signait ses uvres Shuntei Gyoshi ou Shuntei Kanjin, ce qui signifie littéralement « homme de loisirs ». C'était un graveur sur bois de l'époque Meiji qui a vécu la majeure partie de sa vie à Tokyo. L'uvre de Shuntei offrait un aperçu de la vie quotidienne des familles aisées de cette période.
First edition. A beautiful hand coloured woodblock print folding leporello (??, orihon), ????? (Danshi Risshi Kagami) The term "risshi" (the ideal of self-improvement and ambition for young men) was an important Meiji-era concept. With twelve double page illustrations showing the progress of a young man through life. From his childhood friends, education, courtship and rejection, meeting a western businessman, and a visit to a pawnbroker. To one end of the leporello are end papers, to the other, a catalogue of Matsumoto Heikichi's published coloured folding books. 17cm x 11.5cm. The original silk covered boards are somewhat rubbed and a little stained. The book has been protected with a new portfolio case with japanese bone clasps and a label to the cover (although curiously, this has been left blank). A beautiful example of Meiji era hand coloured printing. The illustrations show the transition from traditional Japanese culture to modernity. the mix of traditional and Westernised Meiji life make this a genuinely interesting social document as well as a work of art. ?????? Meiji 34 (1901). Miyagawa Shuntei (????, 18731914). He signed his work Shuntei Gyoshi or Shuntei Kanjin, literally meaning "man of leisure." He was a Meiji-period woodblock print artist who lived most of his life in Tokyo. Shuntei's work offered a glimpse into the daily lives of affluent families during this period. It is tempting to make comparisons between Shutentei's "Mirror" and Hogarth's "A Rake's progress." Both chart the journey of a young man through life, but whilst Tom Rakewell is an example of dissolution and held up as a cautionary tale, the young man in the "Mirror" is far more of a good example to follow. .
Couverture souple. Broché. 12 pages.
Livre en anglais. University press. Cambridge, 1920.
MATARO NAGAYO - YONEJI MIYAGAWA - TOKUSHIRO MITAMURA - ARAO IMAMURA
Reference : 104259
(1917)
Couverture souple. Broché. 20 pages et 4 planches.
Livre en anglais. Reprinted from the journal of experimental medicine, 1917.
MATARO NAGAYO - YONEJI MIYAGAWA - TOKUSHIRO MITAMURA - ARAO IMAMURA
Reference : 104260
(1917)
Couverture souple. Broché. 8pages et 1 planche.
Livre en anglais. Reprinted from the journal of experimental medicine, 1917.
MATARO NAGAYO - YONEJI MIYAGAWA - TOKUSHIRO MITAMURA - TAKEO TAMIYA
Reference : 104261
(1920)
Couverture souple. Broché. 4 pages et 1 planche dépliable. Sans couverture.
Livre en allemand. Sans mention d'éditeur, Vers 1920.
Couverture souple. Broché. 16 pages.
Livre. Reprinted from the journal of pathology and bactériology, 1920.