Paris : 1969. AUTOBIOGRAPHIE TAPUSCRITE INÉDITE
In-4° (280 x 200 mm), [2] ff., 129 pp., attache métallique, couverture cartonnée titrée. Tapuscrit inédit, autobiographie rédigée par Marie Gerin en juin 1969, à l'âge de quatre-vingt ans, et dans laquelle elle revient notamment sur son expérience des deux Guerres mondiales. Née à Caen le 5 janvier 1890, Marie Rabut est éduquée religieusement, mais perd ses professeurs en 1904 suite à la loi de suppression de l'enseignement congrégationiste. Elle habite Paris lorsque éclate la Première Guerre mondiale, et entre au service des blessés à l'Hôpital 103 de l'École Normale Supérieure. À l'été 1914, elle promet le mariage au capitaine Nicolas Gerin (1878-1961), chasseur alpin fait prisonnier à Biderstroff et détenu au Fort IX d'Ingolstadt. Selon le récit de l'auteur, Gerin aurait « contribué à introduire le ski en France. C'est dans son bataillon que sont venus les premiers éclaireurs norvégiens qui venaient enseigner le ski aux chasseurs alpins. En 1905, il a ouvert à Briançon la première école de ski en France et inauguré les premiers tremplins à saut. » (p. 26) Nicolas Gerin est libéré en septembre 1918 ; il épouse Marie Rabut en décembre. Le couple a six enfants que Marie Gerin tente d'éloigner de Paris au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle décrit les mesures de « défense passive », le renforcement des vitres, l'entraînement au black-out... Lorsque Pétain déclare l'armistice en juin 1940, la famille fuit à Lyon, où Marie Gerin prend soin des petites filles réfugiées avant de regagner Paris. L'auteur détaille le système de « cartes familiales » permettant de communiquer avec la zone non-occupée, le rationnement, le départ de son fils avec un « groupe d'enfants parisiens qui vont se joindre à un grand rassemblement d'enfants à Vichy pour souhaiter une bonne année au chef de l'État » (p. 56-57), les expéditions risquées de sa fille en zone non-occupée pour le ravitaillement, le départ de son autre fils pour l'Espagne depuis laquelle il rejoint l'Afrique du nord et les États-Unis, où il est formé comme pilote de chasse... Dans les années qui suivent la Libération, Marie Gerin visite l'Italie en compagnie de son époux ; après la mort de ce-dernier en 1961, elle voyage seule aux États-Unis et au Canada puis au Liban et à Jérusalem, qu'elle parcourt trois mois seulement avant le début de la guerre de Six jours. Elle y avait rejoint son fils qui, employé par l'UNICEF, demeure sur place pour aider à l'évacuation des réfugiés jordaniens. Marie Gerin meurt en 1973. « J'ai vécu de bout en bout le drame de la guerre de 1914-1918 et le cauchemar de celle de 1939-1945. [...] J'ai vu naître la Tour Eiffel dans le ciel de Paris ; je n'ai pas connu les diligences, mais la lampe à huile a fait partie de mon univers quasi quotidien. [...] J'ai vu naître le cinéma, l'automobile, l'aviation... Mon père m'a conduit au terrain d'Issy les Moulineaux voir Wilbur [W]Right s'élever de quelques coudées. » (pp. 126-27). Couverture décolorée.
Imprimerie Aumuller Druck Allemagne 2016 In-4 ( 280 X 240 mm ) de 213 pages, broché sous couverture illustrée. Illustrations en couleurs et en noir dans et hors-texte. Très bel exemplaire en superbe état. Catalogue publié à l occasion de l exposition itinérante « Marie Madeleine, La Passion révélée » présentée au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse, au musée des beaux-arts de Carcassonne et au musée de la Chartreuse de Douai du mois d octobre 2016 au mois d octobre 2017. Cet ouvrage est imprimé sur Infinity silk 150 gr/m2, un papier blanc satiné parfaitement adapté à la reproduction de peintures et d objets d arts décoratifs. La couverture est composée d un papier non couché Soporset 350 gr/m2. Une découpe circulaire dans la première de couverture laisse apparaître le visage de Marie Madeleine, imprimé sur le papier satiné du bloc intérieur. L aspect brut et le toucher du papier de couverture ( teinté d une couleur aubergine ) contraste avec la luminosité du visage.
Paris : Sansot, R. Chiberre, 1924. ILLUSTRATEUR-PAPETIER, POÈTE-ILLUSTRATRICE
In-8° (270 x 180 mm), 61 pp. - [1] f., broché, couverture illustrée à rabats (titre en fac-similé autographe au plat supérieur, grand bois au plat inférieur). Édition originale peu courante du second recueil poétique de Marie de La Hire, illustré de 20 bois réalisés par l'auteur et par Gaspard-Maillol. Illustrateur et graveur, ce-dernier est également connu comme le papetier fondateur de l'atelier Montval : il a d'ailleurs fabriqué le papier pur fil sur lequel cet ouvrage est imprimé. Tirage limité à 500 exemplaires (celui-ci ne le n°12) signés par l'auteur au justificatif de tirage. Envoi autographe signé « A M. Georges Dupau / très sympathique souvenir de l'auteur / Marie d'Espie de la Hire ». À sa mort en 1938, Georges Dupau effectuera un legs à L'Académie française pour l'attribution du prix portant son nom, décerné jusqu'en 1989. Épouse de l'écrivain de feuilletons à succès Jean de La Hire (pseudonyme d'Adolphe d'Espie), Marie d'Espie signa elle aussi plusieurs romans sentimentaux et recueils de poèmes. Peintre, elle fut proche de Picabia, dont l'atelier était voisin du sien, et fit paraître en 1920 une monographie à son sujet. 3 bibliothèques françaises le recensent dans leurs fonds catalogués : Le Mans, Bnf (Tolbiac et Arsenal), Bibliothèque Marguerite Durand (Paris). Rousseurs à la couverture.
Le Livre D Art Monaco 1949 In-8 ( 255 X 170 mm ) de 216 pages plus achevé d'imprimer, plein chagrin chocolat, dos à nerfs cabochon, filet doré gras vertical au premier plat, tête dorée, couverture décorée en couleurs conservée. Premier tirage des illustrations dans le texte de Marie-Eve MATHIS gravées sur bois par Gilbert Poilliot et mises en couleurs dans l'atelier d'Edmond Vairel. Tirage limité à 1050 exemplaires, un des 5 exemplaires du tirage de tête sur Japon ( N°5 ) comprenant une suite en noir des illustrations et un dessin original signé de Marie-Eve MATHIS. Dos éclairci, bel exemplaire signé par Marie-Eve MATHIS au colophon.
[Couffé] : [1826-1868]. CATALOGUE MANUSCRIT DES BIBLIOTHÈQUES D'UNE ILLUSTRE FAMILLE NANTAISE
In-8° (229 x 193 mm) [3] ff. bl. - [4] ff. manuscrits - [21] ff. bl. - [5] ff. manuscrits - [10] ff. bl. - [6] ff. manuscrits - [1] f. bl. - [65] ff. manuscrits au recto - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits au recto - [8] ff. bl. - [8] ff. manuscrits - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits - [2] ff. volants, encre brune, papiers filigranés au cornet « Jan Kool » ou au cornet « VAN DER LEY », basane marbrée, dos lisse orné, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque). Catalogue manuscrit des bibliothèques de Bernardin Maurice de La Rochemacé (1789-1881), descendant de Louis Macé, Maire de Nantes en 1662. Colonel de l'armée royale (1815-1832), il mena, avec Félix de Landemont, 800 chouans à la victoire lors du Combat de Riaillé (6 juin 1832). Chevalier de Saint-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne, il épousa en 1824 Marie Clémence Brochet de Vérigny (décédée en 1881). Celle-ci est vraisemblablement l'auteur du présent manuscrit. Si Bernardin de La Rochemacé conservait quelques livres à Paris (une 60aine de volumes), et à Balagny (quelque 800 volumes), c'est au Château de La Roche (Couffé, Loire Atlantique) que se trouvait l'essentiel de la bibliothèque familiale. Le scripteur, à la date de juin 1826, y dénombre près de 2900 volumes qu'elle catalogue par thématique et par meuble : environ 300 ouvrages de littérature (poésie, théâtre, lettres, romans, principalement français bien que l'on trouve quelques traductions de Shakespeare, Walter Scott, Cervantes...), environ 300 ouvrages d'histoire (antique, européenne et française), une 60aine d'ouvrages sur la religion et autant sur la géographie (voyages, atlas...), quelque 30 ouvrages de sciences (sciences naturelles, mathématiques), quelques dictionnaires et ouvrages de langue française ainsi que des manuels de langue italienne. Sont également catalogués de nombreuses brochures et articles découpés ainsi qu'environ 120 cartes géographiques. Le scripteur renseigne le titre et/ou l'auteur, le nombre de volumes, et parfois le format, la date, et si l'ouvrage est relié ou broché. On trouve également l'ébauche d'un catalogue alphabétique (par titre) des pièces de théâtre. La bibliothèque du château de La Roche semble aujourd'hui avoir été dispersée. Le manuscrit s'organise comme suit : Un premier catalogue des « livres qui sont dans la mansarde, et dans les armoires de ma chambre », à la date de janvier [18]68. On compte un peu moins de 150 ouvrages (principalement religion, romans et histoire). Le scripteur organise son catalogue par pièce ou meuble et indique le titre ou l'auteur ainsi que le nombre de volumes. Une liste des pièces de Madame de Genlis parues dans la Bibliothèque des romans. Le scripteur renseigne, pour les 3e, 4e et 5e années, le titre, le tome et la page. Une copie du discours d'introduction de Chateaubriand à l'Institut (1811) - le texte ayant fortement déplu à Napoléon, Chateaubriand ne fut jamais officiellement reçu, et le manuscrit original, raturé par l'Empereur, fut détruit. De nombreuses copies continuèrent cependant de circuler, assurant sa diffusion. L'auteur n'en publiera une version définitive qu'en 1945, dans ses Mémoires d'outre-tombe. Une copie des réflexions de la mère du scripteur (à savoir, si le scripteur est bien Marie Clémence Brochet de Vérigny, Jeanne Louise Clémentine Deshays de Manerbe, 1782-1817) sur ses lectures (Mme de Staël, Mme de Genlis...). On trouve, au sujet de Delphine, le commentaire du scripteur : « Je viens de lire ce roman [...] au mois d'octobre 1826 à Balagny, et je voulais exprimer l'indignation que m'a inspirée l'immoralité de cet ouvrage, lorsque le hazard me fit retrouver l'opinion de ma mère que je viens de copier [...] ». Le catalogue de la bibliothèque du château de la Roche à la date de juin 1826. Quelques « catalogues particuliers » organisés par meuble ou propriétaire, dont un catalogue de près de 200 ouvrages d'éducation (enfantina, manuels). Une liste des ouvrages parus dans la Bibliothèque des romans (1775-1781), organisés chronologiquement par date et volume avec indication de page. Un catalogue des livres de la collection personnelle de M. de la Rochemacé, pour ses bibliothèques de Baligny, La Roche et Paris. Un feuillet volant indique qu'il possédait également 1740 livres à Manerbe, non-catalogués. La terre de Manerbe fut vendue en 1833 par Mme de La Rochemacé, et l'on peut supposer que ces ouvrages furent déplacés. Un catalogue des livres doubles de la bibliothèque de Mmes de Vérigny (famille de l'épouse de Bernardin de la Rochemacé) à Baligny et à Paris. Un catalogue des bibliothèques personnelles de M. et Mme de La Rochemacé au château de la Roche au 1er juin 1827. Frottements importants, particulièrement au dos, sur les coupes et sur les coins. Pièce de titre en grande partie manquante, manque au dos. Quelques galeries sur le plat supérieur, manque à la coiffe de queue.
1867. PAIRE DE BUSTES MINUSCULES EN BISCUIT REPRÉSENTANT NAPOLÉON III ET L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE
Biscuit de porcelaine, 48 x 21 x 22 mm. Paire de bustes minuscules en biscuit représentant Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Le buste d'Eugénie porte à droite du piédouche la signature « Gille Jne FAB » et à gauche la mention « 1867 EXPOSITION ». Le buste de Napoléon III porte à droite du piédouche la signature « Gille Jn ». Tous deux portent sous le piédouche une pastille en biscuit bleu ciel monogrammée « GJ ». Plusieurs histoires circulent sur la jeunesse de Jean-Marie Gille (parfois nommé Jean-Batiste Gille) : il aurait exercé comme ouvrier bijoutier puis, désireux de se lancer dans l'industrie qui ferait son renom, aurait débuté, souffrant de la misère, en vendant des rebuts de porcelaine fêlée. Quoi qu'il en soit, Gille ouvre finalement une première boutique rue du Temple puis, en 1837, installe rue Paradis-Poissonnière sa propre manufacture. En 1844, 160 ouvriers y sont employés. Dans les année 50-60, la manufacture Gille jeune touche à la célébrité : il participe à Londres, en 1851, à sa première exposition universelle et y est médaillé de deuxième classe. Suit l'exposition de Paris en 1855, où il est décoré non seulement d'une médaille de première classe mais aussi de la Légion d'honneur. De sa nomination transparaît l'idéal de mobilité sociale promu par le nouvel Empire : « Ancien ouvrier - Progrès et développement dans l'industrie de la porcelaine, et services rendus à la classe ouvrière ». Nommé en 1858 fournisseur officiel de l'impératrice Eugénie, Gille trouve tout de même le temps de déposer huit brevets d'invention : plaques de porcelaine destinées à porter le nom des rues (aujourd'hui remplacées par des plaques sur support métallique), application au feu de l'argenture sur le biscuit, mais aussi, plus curieusement, un système de chauffage par la vapeur pour fauteuils creux et chauffe-pied... Gille participe en 1867 à sa dernière exposition : installé près de la grande maison mobile de M. Waser, il y propose de sculpter sur commande bustes et médaillons de porcelaine, et expose ses oeuvres de grandes dimensions dans le jardin près de ses fours (Herbert Marini, Trente visites à l'Exposition universelle, p. 293). Une statue de biscuit représentant le potier Bernard Palissy y est particulièrement admirée ; Gille l'offrira au Musée national Adrien Dubouché. Charles Robin, dans son Histoire illustrée de l'exposition universelle, décrit la production des ateliers Gille jeune en ces termes inspirés : « tout cela est d'un fini, d'un mouvementé, d'un mignon à rendre jaloux le bronze. En effet, c'est du bronze blanc, du bronze gai... » À la mort de Gille en 1868, l'entreprise est reprise par deux de ses employés, Désiré Vion et Charles Baury. Gille semble également avoir produit un troisième buste de mêmes dimensions à l'effigie du Prince impérial. Porcelaines parisiennes, 1770-1870. Mairie annexe des 10e et 16e arrondissements, Musée municipal, Saint-Dié, Musée Sandelin, Saint-Omer · Numéro 18430. 1983 ; Willot, Benoit. « Jean-Marie Gille, industriel bonapartiste et inventeur ». Polmorésie. 2020.
Musée De Brou Bourg En Bresse 1997 In-4 ( 220 X 260 mm ) de 143 pages, broché sous couverture illustrée. Illustrations dans et hors-texte en couleurs et en noir. Bon exemplaire.
Lapina - Collection "Les Panathénées" Paris 1928 In-12 carré ( 195 X 145 mm ) de 81 pages, broché sous couverture imprimée rempliée. Bois originaux de R. GRILLON. Portrait de l'Auteur par Marie LAURENCIN, gravé par GORVEL en frontispice. EDITION ORIGINALE, 1 des 1000 exemplaires numérotés sur vergé de Rives B.F.K. Très bel exemplaire, non rogné.
Lapina - Collection "Les Panathénées" Paris 1928 In-12 carré ( 195 X 145 mm ) de 81 pages, broché sous couverture imprimée rempliée. Bois originaux de R. GRILLON. Portrait de l'Auteur par Marie LAURENCIN, gravé par GORVEL en frontispice. EDITION ORIGINALE, 1 des 1000 exemplaires numérotés sur vergé de Rives B.F.K. Très bel exemplaire, non rogné.
La Jeune Parque Paris 1965 In-12 ( 150 X 140 mm ) de 96 pages, cartonnage illustré de l'éditeur. Textes de Paco Tolosa, Robert Marteau, Jean-Marie Magnan, J.M. Goudard et D. Maisteau. Photographies en noir dans et hors-texte de Lucien CLERGUE. Petites usures au cartonnage, bel exemplaire enrichi de beaux envois autographes signés de Lucien CLERGUE et de Jean-Marie MAGNAN.
Grasset Paris 1937 In-8 carré ( 200 X 140 mm ), demi-maroquin bleu à coins, dos à nerfs janséniste, tête dorée, couverture et dos conservés. ( Reliure signée de FLAMMARION ). Lithographies en couleurs hors-texte de Marie LAURENCIN. Un des 199 exemplaires numérotés sur Lafuma contenant les 4 lithographies en couleurs. ( n°322 ). Ex-libris illustré monogrammé H.D. très bel exemplaire, bien relié.
RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE [Arouet (François-Marie)] ; ETC.
Reference : 956
S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS
In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution : 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait : « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands ; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices ; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices : / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris : Lesné/Nepveu, 1820. PROVENANCE : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre « JC » sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, « caution révolutionnaire » du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire ; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme « plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un » (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.
[DANSE] GOURREAU (Jean-Marie) ; DEWEZ (Alexandre) ; MOREAU (Christiane, ill.)
Reference : 1470
Paris : Imprimerie Nationale, 1983. « UNE ÉTOILE TRÈS SIMPLE ET SI GRANDE »
In-f° (324 x 227 mm), 52 pp. - [1] f. bl. - 43 pp. - [1] f. bl. - [1] f. bl. - [31] ff. - [2] f. bl. (en feuilles sous chemises, manque l'étui). Édition originale et unique de cette publication hommage à la danseuse étoile de l'Opéra de Paris Noëlla Pontois. Tirage limité à 1200 exemplaires sur Centaure ivoire à grain, celui-ci le n°42. Quintuple envoi autographe signé : « Pour Monsieur Pauchet / Avec toute mon amitié / JMG ». « Ensemble autour de cet hommage à une étoile très simple et si grande. Alexandre Dewez ». « À Monsieur Pauchet / Bien amicalement / C. Moreau ». « Pour Monsieur Pauchet / Amicalement / Noëlla Pontois ». « Pour Monsieur Pauchet / Chauviré ». L'ouvrage comprend une notice biographique (52 pp.) établie par Jean-Marie Gourreau, une chronologie (43 pp.) et un long poème en vers libres (31 ff) par Alexandre Dewez (introduction par Yvette Chauviré) illustré de 18 compositions en noir par Christiane Moreau. Manque l'étui.
Paris : Gallimard, 2011. SUR LES TRACES DE BALZAC
In-8° (205 x 141 mm), 227 pp. - [4] ff., broché. Épreuves non-corrigées (date de mise en vente : 6 octobre 2011). Ce récit d'un voyage en Touraine, sur les traces des « fainéants sublimes » que décrivait Balzac, fut publié en parallèle à l'album Voyage sur une feuille de vigne. Jean-Luc Chapin, le compagnon de vagabondage de Laclavetine, y présente ses photos accompagnées d'une version abrégée du texte. Jean-Marie Laclavetine, éditeur chez Gallimard et traducteur depuis l'italien des oeuvres de Alberto Savinio, Giuseppe Antonio Borgese, Leonardo Sciascia, Vitaliano Brancati ou Alberto Moravia est également l'auteur de nombreux romans et nouvelles. Petites salissures à la couverture.
Delta France 2001 In-4 ( 315 X 240 mm ) broché sous couverture illustrée en couleurs. Illustrations hors-texte. Bel exemplaire.
Bourrat S.L. 1994 In-4 ( 220 X 200 mm ) broché sous couverture imprimée. Illustrations hors-texte. Très bel exemplaire.
PUF Paris 1951 In-8 ( 230 X 140 mm ) de 180 pages, broché sous couverture illustrée, bon exemplaire. Pionnière de la psychanalyse en France, Marie Bonaparte suit une analyse auprès de Freud entre 1925 et 1938. Elle fait partie des neuf membres fondateurs de la première Société psychanalytique de Paris.
Les Traditions Françaises Tourcoing 1947 In-8 ( 190 X 120 mm ) de 170 pages, broché sous couverture imprimée. Dos insolé, bon exemplaire.
Robert Laffont Paris 1979 In-8 ( 240 X 155 mm ) de 350 pages, broché sous couverture illustrée. Bel exemplaire.
Mlle. M. A. Le Normand, Editeur-Libraire Paris 1833 In-8 ( 210 X 130 mm ) de 144 pages, demi-chagrin fauve, dos à nerfs orné de fleurons dorés, couverture imprimée conservée ( Reliure de l'époque ). Beau frontispice gravé. EDITION ORIGINALE. Rousseurs passim, bel exemplaire. EDITION ORIGINALE du dernier livre d'une prolifique voyante française. Il s'agit d'un vibrant plaidoyer en faveur de la Duchesse DE BERRY alors emprisonnée pour avoir mené une rébellion contre Charles X après la Révolution de Juillet. Comme les autres uvres de LE NORMAND, elle est formulée en termes de rêves, de prédictions et d'interventions angéliques. Le frontispice la montre prenant la main de la Duchesse en prison, alors qu'un ange descend pour la couronner. Marie-Anne LE NORMAND ( 1772-1843 ) était une célèbre voyante, éditrice, libraire. Célèbre dans toute l'Europe, elle popularisa la cartomancie et engendra une énorme vague d'imitateurs. Au sommet de sa carrière, elle prétendait avoir conseillé Robespierre, Talleyrand, Metternich, l'Impératrice Joséphine et l'Empereur Alexandre lui-même... certains ont soutenu que tout cela n'était qu'une imposture et qu'elle a été fréquemment arrêtée et a passé plusieurs semaines en prison.
F. Guérard , Trésorier Du Mont-de-Piété Nancy 1842 In-8 ( 220 X 140 mm ) de 160 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE. Dos fendu, couvertures effrangées, rousseurs.Caillet N° 9082: "Ouvrage d'un haut intérêt pour l'étude des initiations aux mystères anciens et du symbolisme maçonnique." Auteur reconnu de la Franc-Maçonnerie , Jean-Marie RAGON a été initié en 1804 à BRUGES, dans la loge "LES AMIS DU NORD".
Plon Paris 1967 In-8 ( 190 X 110 mn ) de 190 pages, broché sous couverture illustrée. Bel exemplaire.
Plon Paris 1926 In-folio ( 590 X 460 mm ), portefeuille à rabat avec dos de toile écrue et fermeture par rubans ( refait à l'identique à partir de l'original ) comprenant 1 page de titre, 16 pages de texte, la table des planches au ( contrecollée sur un rabat ) et 20 lithographies. EDITION ORIGINALE du texte de Marc CHADOURNE et PREMIER TIRAGE des 20 lithographies en sépia et couleurs numérotées et signées par Marie Antoinette BOULLARD-DÈVE Tirage limité à 300 exemplaires numérotés. MAGNIFIQUE OUVRAGE en bel état, les lithographies sont très fraîches.Congaïe porteuse de fruits Guerrier moï ( région de Darlac ) Femme et enfants Guerrier moï ( région de Tramy ) Congaïe pêcheuse Annamite au chapeau, Femme moï au repos Femme et nho La fille du bêp Tragédienne du Palais de Thuduc Enfant coiffé du bonnet votif Eunuques du Palais de Thuduc Petit gardien de buffles Concubine de l'Empereur Thuduc Congaïe au cai-ao violet
Marie De Valence France 1997 In-8 ( 210 X 145 mm ) de 195 pages, broché sous couverture illustrée. Illustrations dans le texte. Préfacé par Jacques HAMELIN, président de la Fondation Nationale pour la Protection des Habitats Français de la Faune Sauvage. Très bel exemplaire.
Fayard Paris 1985 In-8 ( 215 X 135 mm ) de 297 pages, broché sous couverture illustrée rempliée. Tome 1. Traduit du tibétain par Marie-José LAMOTHE. Très bel exemplaire.