Sans lieu ni nom, 1733 3 tomes reliés en 2 volumes in-12 (16,5 x 9 cm - Hauteur des marges : 161 mm) de 264, 144 et 252 pages. Reliure plein veau brun de l'époque, dos ornés aux petits fers. Assez bon état de l'ensemble malgré la pièce de titre du premier volume manquante et de légères usures aux coins et aux coiffes. Reliures manipulées. Anciennes traces d'humidité en marge extérieure des feuillets au début et à la fin des deux volumes (le papier est légèrement fragilisé mais sans gavité). Cahiers légèrement déréglés (couture lâche). Sinon intérieur frais. Complet. L'UNE DES PREMIÈRES ÉDITIONS DES LETTRES DE LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ. REPRODUCTION PRATIQUEMENT PAGE POUR PAGE ET LIGNE POUR LIGNE DE LA TRÈS RARE ÉDITION DE 1728. Cette édition est précisément décrite dans la Notice Bibliographique des éditions imprimées des Lettres de la marquise de Sévigné (Lettres de Madame de Sévigné, Édition des Grands Écrivains de la France, Tome XI, p. 441-442, n°7) : "Cette impression suit page pour page et à peu près ligne pour ligne (il n'y a que de rares et légères différences dans le contenu des lignes) l'édition de 1728. Elle sort des mêmes presses ; le caractère nous parait être identique ; il n'y a, outre la différence que nous avons remarquée ça et là dans la composition des lignes, d'autre variété que celle de quelques ornements, et d'un certain nombre de fautes typographiques que l'impression de 1733 ne reproduit pas ou qu'elle est seule à avoir. Une note de l'édition de Perrin de 1734 parle en ces termes de ces trois volumes de 1733 : "Il a paru, sur la fin de l'année 1733, une autre édition furtive des lettres de Mme de Sévigné, 3 vol. in-12, sans nom de ville ni d'imprimeur, où l'on a exactement copié les fautes des éditions de Rouen et de La Haye." La réimpression de 1738 ajoute : "Elle ne contient d'ailleurs que le même nombre de lettres." La critique de Perrin est fort juste ; mais c'est, nous l'avons vu, à l'impression de 1728 qu'elle doit remonter." Cette édition, comme celle de 1728 qu'elle reproduit donc, contient la Préface de M. de Bussy (p. 5 à 9), la Lettre de Madame la Marquise de Simiane, à Monsieur le Comte de Bussy (p. 10 à 14), les 4 lettres adressées à M. de Coulanges, LXXIII lettres pour le tome I, le tome II commence avec la lettre LXXIV (mal chiffrée LXXVI) et se termine avec la lettre CV, on trouve à la suite une lettre adressée à son fils, Charles de Sévigné ; le troisième tome contient un avertissement de l'éditeur (p. 3 à 9), puis les lettres CVI à CLXXXIV. Cette édition contient cinquante lettres tirées de l'édition de La Haye (Gosse et Neaulme, 1726, 2 vol. in-12), rangées dans un autre ordre. On sait que la première édition des lettres de Mme de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1736 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres. L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. BON EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION RARE DES LETTRES DE MADAME LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ, EN CONDITION D'ÉPOQUE.
Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné. Chevalier Perrin (éditeur).
Reference : AMO-3891
(1734)
Recueil des lettres de Madame la Marquise de Sévigné, à Madame la Comtesse de Grignan, sa fille. Tomes I à IV. A Paris, chez Nicolas Simart, 1734 4 volumes in-12 Suivi de : Recueil des lettres de Madame de Sévigné, à Madame la Comtesse de Grignan, sa fille. Tome V et VI. A Paris, chez Rollin fils, 1738 (de l'imprimerie de Cl. Fr. Simon fils, 1738) 2 volumes in-12 Soit un total de 6 volumes in-12 (17 x 10 cm) de XXXI-(1)-452 ; (2)-483-(1) ; (2)-479-(3) ; (2)-441-(39) ; XIV-482-(5) et (2)-504-(42) pages. Portrait frontispice de la marquise de Sévigné au tome I et Portrait frontispice de madame de Grignan au tome V. Collationné complet. Reliure strictement de l'époque plein veau brun, dos à nerds ornés aux petits fers dorés, tranches rouges mouchetées. Les 4 premiers volumes sont en reliure homogène. Les 2 derniers volumes sont en reliure homogène. Légère différence de fers entre les 4 premiers volumes et les 2 derniers, néanmoins reliures homogènes exécutées à la date d'édition, soit 1734 pour les 4 premiers volumes et 1738 pour les 2 derniers. Usures à l'extrémité des coiffes avec manques (voir photo). Quelques usures aux coins sans gravité, petits défauts d'usage, reliures solides et décoratives. Intérieur frais. Papier avec quelques rousseurs ou parfois un peu plus teinté. Petites taches d'encre dans la marge extérieure du tome IV, sans atteinte au texte. Edition en grande partie originale. Les 4 premiers volumes de 1734 sont en première édition. Les 2 derniers volumes sont en réimpression du premier tirage de 1737. On sait que la première édition des Lettres de la Marquise de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1737 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres (614 lettres contre 134 en 1726). L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. Notre exemplaire se compose donc des 4 volumes de 1734 en première édition et des 2 derniers volumes en réimpression de 1738 (3 impressions des 6 volumes portant la date de 1738 ont vu le jour). Les 4 premiers volumes à la date de 1734 se rencontrent très rarement. L'ensemble est homogène, relié à l'époque et bien complet des portraits gravés de la marquise et de sa fille. Il s'agit de la première édition autorisée par la petite-fille de la marquise de Sévigné, la comtesse de Simiane. Pour plaire à la famille et respecter la mémoire de la marquise de Sévigné, le Chevalier Perrin pioche parmi les centaines de lettres qui sont mises à sa disposition ; il élague, remanie, supprime. L'ensemble qui en résulte n'apparaît pas de suite tant malmené, mais lorsque les véritables autographes (ou des copies) sont redécouverts ultérieurement, puis édités de manière scrupuleuse par les éditeurs suivants (Monmerqué notamment), puis grâce à la découverte de lettres inédites (manuscrit Capmas) à la fin du XIXe siècle, l'ampleur des malfaçons du Chevalier Perrin sont mises au jour. Néanmoins, pour être honnête, sans le Chevalier Perrin, sans doute la plupart des lettres de la marquise auraient-elles été détruites par ses descendants souhaitant garder le secret sur bon nombre de petites révélations ou avis de la désormais célèbre marquise. Perrin publiera un volume unique en 1751 intitulé Recueil de lettres choisies, pour servir de suite aux lettres de madame de Sévigné à madame de Grignan, sa fille, Paris, Rollin, 1751, in-12. Il contient 123 lettres, dont 25 de madame de Sévigné, 3 de madame de Grignan, 29 de Philippe-Emmanuel de Coulanges, 50 de madame de Coulanges, 14 de madame de La Fayette, une du cardinal de Retz et une de La Rochefoucauld. La seconde édition "Perrin" paraîtra en 1754 en 8 volumes in-12, reprenant l'édition de 1734-1737 et de 1751. Le texte de la première édition Perrin, moins remanié que celui de la seconde, est retenu plus volontiers par les éditeurs modernes. Nous connaissons aujourd'hui 764 lettres de madame de Sévigné à madame de Grignan. Pour la moitié d'entre elles, en l'absence d'autographes ou de meilleures copies, le texte connu reste celui des éditions Perrin. Référence : Lettres de Madame de Sévigné, Édition des Grands Écrivains de la France, Tome XI, p. 442-443 (notice n°8). Très bon exemplaire de ce monument de la littérature française.
Librairie de Firmin-Didot Frères | Paris 1852 | 11 x 18 cm | 5 volumes reliés
Seconde édition en partie originale car revue et corrigée. Reliures en demi veau rouge, dos lisses légèrement éclaircis ornés de pointillés et filets dorés, initiales dorées en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures de l'époque signées de Bruillon. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nicolas Simart chez Rollin (pour les tomes V et VI) Chez Nicolas Semard | à Paris 1734 | 9.50 x 16.50 cm | 6 volumes reliés
Paris, Nicolas Simart, 1734, puis Rollin fils, 1737. Six volumes in-12. Première édition officielle, en grande partie originale, du Recueil des lettres de Madame la marquise de Sévigné à Madame la comtesse de Grignan, sa fille, établie par Denis-Marius Perrin sous le contrôle de Pauline de Simiane, petite-fille de l'épistolière. Les quatre premiers volumes parurent chez Nicolas Simart en 1734 ; les deux derniers, qui complètent la collection, chez Rollin fils en 1737. L'ensemble réunit 614 lettres, toutes adressées à Madame de Grignan. Deux portraits gravés donnent à cette correspondance son véritable face-à-face : Madame de Sévigné, gravée par Jacques Chéreau, ouvre le premier tome ; Madame de Grignan, gravée par Petit, apparaît en tête du cinquième. Entre les deux se déploie presque tout le livre, comme si l'édition avait matériellement placé la parole de la mère sous le regard de la fille à laquelle elle était destinée. Reliures uniformes de l'époque en pleine basane brune mouchetée, dos à nerfs richement ornés, notamment de fers animaliers en queue. Pièces de titre et de tomaison de maroquin beige sur les quatre premiers volumes, de maroquin rouge sur les deux derniers. Petit manque en queue du tome VI. Discrètes restaurations, presque invisibles, en tête des tomes I, IV et VI et en queue des tomes II, III et V ; certains mors également finement restaurés. Huit coins légèrement émoussés, les autres frottés, quelques frottements aux mors. Bel exemplaire, remarquable par l'uniformité de ses six reliures malgré les trois années séparant les deux temps de la publication. * Avant 1734, les lettres de Madame de Sévigné avaient déjà commencé à échapper à la famille. Une première publication clandestine avait livré en 1725 vingt-huit lettres ou fragments ; l'année suivante, une édition rouennaise en donna 134, bientôt suivie à La Haye d'un recueil porté à 177. Ces textes provenaient de copies, étaient incomplets et souvent fautifs. Pauline de Simiane, fille de Madame de Grignan, entreprit alors de reprendre le contrôle d'une correspondance dont elle possédait les manuscrits adressés à sa mère. Elle confia ce travail à son ami aixois Denis-Marius Perrin. Celui-ci ne se comporta pas encore comme le ferait un éditeur moderne : il classa les lettres, dont les années n'étaient pas toujours indiquées, en retrancha les passages jugés trop domestiques, indiscrets ou négligés, en découpa certaines et en remania d'autres.Selon les travaux de Roger Duchêne, plus d'un tiers du texte original disparut ainsi de cette première édition officielle. Celle-ci demeure néanmoins sensiblement plus proche des manuscrits que l'édition encore davantage remaniée que Perrin donnera en 1754. Le paradoxe est considérable. C'est grâce à Pauline de Simiane que la correspondance de sa grand-mère fut pour la première fois publiée dans une ampleur et avec une autorité véritables ; c'est aussi sous son contrôle qu'elle fut expurgée de tout ce qui risquait de heurter la dévotion, les convenances ou la mémoire familiale. La plupart des autographes utilisés pour cette entreprise ont ensuite disparu, probablement détruits dans le prolongement de ce travail éditorial, privant les générations suivantes de la possibilité de revenir entièrement au texte premier. Cette histoire éditoriale est elle-même une histoire de femmes et de transmission. Madame de Sévigné n'avait jamais destiné ces lettres à l'impression. Elle écrivait à Françoise-Marguerite, comtesse de Grignan, séparée d'elle par l'installation de celle-ci en Provence. Après la mort de la mère puis de la fille, c'est Pauline, troisième génération de cette lignée, qui transforma l'échange privé en uvre publiée. Les deux portraits prennent dès lors une signification qui dépasse l'ornement. Celui de Madame de Sévigné inaugure les quatre volumes de 1734 ; lorsque la collection reprend en 1737, c'est le visage de Madame de Grignan qui accueille le lecteur au seuil du cinquième tome. L'illustration rest
Chez Lacombe | à Paris 1773 | 10 x 17.20 cm | relié
Edition originale. Tchemerzine V-829 Reliure en plein veau blond marbré glacé d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Tranches cailloutées. Coiffe supérieure élimée. L'ouvrage, outre de nouvelles lettres de Mme de Sévigné au Président Moulceau, contient quelques lettres au même de Corbinelli et de Mme de Grignan ; il renferme en réimpression la correspondance sur le procès de Fouquet, composée de 11 lettres. La préface a été attribuée à La Harpe. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
A Leide, Chez les Frères Verbeek, 1736-1739 6 volumes in-12 (18 x 11,5 cm pour les 4 premiers volumes et 19 x 11,5 cm pour les 2 derniers volumes) de (2)-XXVIII-348, (2)-369, (2)-368, (2)-344-(40), XIV-482-(6) et (2)-504-(42) pages. Collationné complet. Pages de titres imprimées en rouge et noir. Cartonnage d'attente en papier et carton brut, entièrement non rogné. Usures modérées aux cartonnages (dos, coins et plats) avec quelques salissures et taches. Intérieur en bon état avec quelques rousseurs claires éparses. Reproduction par les Frères Verbeek de l'édition de Paris (Rollin fils, 1734-1737). Cette édition est aussi divisée en 6 volumes comme celle de Paris. Les 4 premiers volumes portent la date de 1736 tandis que les 2 derniers volumes portent la date de 1739 (il existe les deux derniers volumes portant la date de 1738 avec des ornements différents sur le titre). La justification et la typographie des 2 derniers volumes sont différents de celle des 4 premiers volumes. Le premier volume contient la Préface du chevalier Perrin (éditeur des lettres de la marquises) ainsi que la reproduction de l'Approbation datée de Paris, le 30 mars 1734 et signée Gros de Boze. Le cinquième volume s'ouvre sur un Avertissement. Notre édition des Frères Verbeek ne contient pas les deux portraits gravés de la mère et de la fille qui se trouvent dans l'édition de Paris. L'édition des Frères Verbeek reproduit même jusqu'à la mention "De l'imprimerie de Cl. Fr. Simon fils, 1738" en colophon au tome VI (mention évidemment fausse). Les Frères Verbeek étaient réputés pour reproduire sans autorisation, à Leyde, les ouvrages populaires. Ils faisaient imprimer par ailleurs d'autres ouvrages d'importance, avec autorisations ceux-ci. Les frères Johannes et Hermanus Verbeek travaillent en association. Éditeurs de Gravesande, Boerhaave, Van Swieten, Albinus, ils publient parfois avec le libraire d'Amsterdam Balthazar Lakeman (Bnf, Data). On peut considérer cette édition comme une contrefaçon de l'édition de Paris donnée par le Chevalier Perrin chez Rollin fils. Elle est rare. La Bnf ne possède apparemment que les 2 derniers volumes de cette édition. On sait que la première édition des Lettres de la Marquise de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1737 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres (614 lettres contre 134 en 1726). L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné. Provenance : de la bibliothèque de M. Lerber, avec son ex libris armorié dans chaque volume, avec la signature autographe au dessous de chaque ex libris. De la famille de jurisconsultes Lerber de Berne / Bern (Suisse). Provenance contemporaine de l'édition. Référence : Notice bibliographique, Tome XI de l'édition des Grands Ecrivains de la France, Lettres de Mme de Sévigné, p. 442-443, n°10. ; Tchemerzine, X, page 323 ; A. Claudin, Bibliographie des éditions originales d'auteurs français composant la bibliothèque de M. Rochebilière, n°679 : "Edition rare". Bon exemplaire bien complet des 6 volumes conservé dans son fragile cartonnage d'attente de l'époque.
Ménard & Desenne | Paris 1827 | 8.50 x 14.50 cm | 12 volumes reliés
Nouvelle édition illustrée, en frontispice du premier volume, d'un portrait de madame de Sévigné gravé par Dequevauviller. Reliures en demi veau framboise, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées ornés de fleurons et motifs typographiques estampés à froid, pièces de titre et de tomaison de veau noir, plats de cartonnage framboise, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, deux coins légèrement émoussés, élégantes reliures romantiques de l'époque. Quelques petites rousseurs. Bel exemplaire, complet en 12 volumes, établi dans une charmante et élégante reliure romantique et décorative de l'époque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Nicolas Rispoli 1979 in8. 1979. relié.
Bon état rousseurs sur la tranche intérieur propre
J. Klostermann fils | Paris 1814 | 13.50 x 20.50 cm | broché
Edition originale. Rousseurs, rare exemplaire dans son brochage d'origine. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Hachette & Cie | Paris 1876 | 14.50 x 23.50 cm | 2 volumes brochés
Edition originale. Mors fendus en pied avec manques, légers manques marginaux sur les plats, petites rousseurs affectant principalement les marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard , Bibliothèque de La Pléiade | Paris 1957 | 10.50 x 17.50 cm | reliure souple de l'éditeur
Edition de la bibliothèque de La Pléiade imprimée sur papier Bible. Reliure éditeur en plein mouton grainé vert, dos lisse orné de filets dorés. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Lefèvre | Paris 1843 | 13 x 21.50 cm | 6 volumes reliés
Nouvelle édition. Reliures en plein chagrin rouge, dos légèrement éclaircis à quatre fins nerfs sertis de guirlandes à froid ornés de triples caissons dorés décorés en angles de fleurons dorés, encadrement d'octuples filets dorés et à froid sur les plats, gardes et contreplats de soie moirée blanche, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, guirlandes estampées à froid sur les coupes, toutes tranches dorées, élégantes reliures non signées. Un petit accroc avec manque de peau sur le premir plat du cinquième volume, quelques petites rousseurs. Agréable ensemble établi dans une élégante reliure uniforme. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
RISPOLI Nicolas. 1979. In-12. Cartonnage d'éditeurs. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 411 pages. Frontispice noir et blanc. Nombreuses gravures en noir et blanc, en têtes-de-chapitres. Tranche de tête dorée.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Illustrations d'Auguste SANDOZ et Jean Antoine Valentin FOULQUIER. Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Par la Compagnie des Libraires, Paris. 1786. Nouvelle édition augmentée. 8 volumes In-12° sous reliure plein cuir d'époque. Environ 350pp. pour exemplaire.
Ensemble complet et bien conservé. Intérieur agréable, lisible et propre. Reliures d'époque solides malgré quelques frottements d'âge. Bel ensemble de collection.
Paris, J. Techener, Libraire, 1861, 11 volumes in-12 de 190x125 mm environ, de 470 à 60 pages par volume, demi chagrin cerise, dos lisses portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à motifs dorés, tranches de tête dorées, gardes marbrées, couvertures conservées, complet du double portrait frontispice. Des rousseurs, rares petits défauts de marge, quelques frottements sur les plats, sinon bon état.
Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise ou, plus simplement, Madame de Sévigné, est une épistolière française, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan (Drôme). Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris Par la Compagnie des Libraires 1763 in 12 (14,5x8,5) 8 volumes reliures plein veau fauve de l'époque, dos à nerfs ornésde caissons dorés, pièces de titre de maroquin rouge, tranches teintées rouge, roulette dorée sur les coupes. Tome I : faux-titre, titre, XLVIII et 358 pages. Tome II : faux-titre, titre, 1f.blanc, 378 pages, fente partielle sur le mors du plat supérieur. Tome III : faux-titre, titre, 406 pages. Tome IV : faux-titre, titre, 407 pages. Tome V : faux-titre, titre, 417 pages. Tome VI : faux-titre, titre, 384 pages. Tome VII : faux-titre, titre, 384 pages. Tome VIII : faux-titre, titre, 429 pages, dont Table des matières contenues dans les 8 volumes des Lettres de Madame la Marquise de Sévigné, et 3 pages non chiffrées d'approbation, et privilège. Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, 1626-1696. Nouvelle Edition augmentée . Ensemble en très bel état
Très bon Couverture rigide
S.l. [Rouen], 1726. 2 tomes en 1 vol. in-12, veau brun jaspé, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées de rouge. Reliure de l'époque, mors sup. et coiffes restaurés, dos fané. Ex-libris héraldique au contreplat du marquis de Saporta. Ex-libris ms. sur le titre. 264 pp. ; 228 pp. Tache d'encre dans la marge de tête de trois feuillets en début de volume, petite annotation moderne à l'encre bleue à la p. 43. Quelques petites rousseurs.
L'une des toutes premières éditions des lettres de la marquise de Sévigné. Si l'on ne compte pas l'édition de quelques fragments publiés à Troyes en 1725, la première édition avait été imprimée à Rouen (sans indication de lieu ni d'imprimeur) la même année, 1726, par les soins du publiciste Nicolas-Claude Thiériot, ami et correspondant de Voltaire. Cette première édition, dite "en gros caractères" comprend exactement les mêmes pièces que celle-ci, soit 134 lettres, mais son nombre de pages est supérieur. Cette nouvelle édition, aurait également été imprimée à Rouen, d'après Rochebilière, peu de temps après la première. Exemplaire du marquis de Saporta (1823-1895), célèbre paléo-botaniste du XIXe siècle, auteur également d'un ouvrage intitulé La Famille de Madame de Sévigné en Provence (Paris, Plon, 1889). Tchemerzine-Scheler V, 820.2; Rochebilière, n°674.
Paris Chez Rollin, fils, Libraire 1737 in 12 (14,5x8,5) 1 volume reliure plein veau fauve de l'époque, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches teintées rouge, 504 pages, et 19 feuillets de table non chiffrés in fine. Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné. Tome VI seul. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide
Paris Chez Bossange et Masson 1817 in 16 (14x8,5) 2 volumes reliure pleine basane fauve granitée de l'époque, dos lisses ornés de 2 riches caissons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, pièces de tomaison de cuir vert, tranches dorées, CLXXIV et 150 pages, 295 pages. Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné. Les 2 premiers tomes seuls sur 3. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide
Avignon Guichard aîné 1810
10 volumes in-12, illustré de 2 portraits au tome 1. :: Réimpression de l'édition de 1801, Paris, Bossange, Masson et Besson. :: Au tome 1, l'abbé de Vauxcelles a inséré l'Éloge de Mme de Sevigné par Mme la Pdte Brisson, prix à l'Académie de Marseille en 1777. Quérard, IX-103. Sommaire : Tomes 1-7 : Lettres à Madame de Grignan, sa fille; T. 8 : Lettres à Madame de Grignan, sa fille; et Lettres au comte de Bussy-Rabutin; T. 9 : Choix de lettres diverses; T. 10 : Nouvelles lettres de Madame la marquise de Sévigné; et Lettres de Madame la marquise de Simiane. :: Reliure anglaise de l'époque, demi-maroquin bleu à petits coins, dos lisse (titré "Letters of..."). Reliure frottées, coiffes frottés. Ex-libris armorié de Francis Henry Wilkinson. Bon exemplaire.
Phone number : 1 514 820 2324
[LIVRES ANCIENS] - SÉVIGNÉ (Marie de Rabutin-Chantal, marquise de)
Reference : C2665
(1801)
Paris, Bossange, Masson & Besson, 1801 ; in-12, environ 400 pp. par volume, reliures plein veau d'époque, dos lisse orné, marges fragilisées pour les deux premiers vol. État moyen. Les 10 volumes. De son vrai nom Marie Rabutin-Chantal, est très connue pour sa correspondance de trente ans avec sa fille, Françoise-Marguerite de Sévigné. Elle est également la cousine de Bussy-Rabutin. État moyen.
In-12 (170 x 98 mm), vélin souple d'époque, dos lisse titré à l'encre noire, (2), 381 p., (1) p. bl., (1) f. d'errata et (1) f. bl., (2), 324, pages, (1) f. d'errata, pages de titre rouge et noir. S.l. [Rouen], 1726.
Seconde édition originale dite de Rouen "en gros caractères", bien complète de ses feuillets d'errata. Elle a été publiée clandestinement par Thiriot, ami et le correspondant de Voltaire, d'après un manuscrit appartenant à l'abbé d'Amfreville.Les volumes contiennent 134 lettres, soit plus de 100 supplémentaires par rapport à la rarissime édition originale imprimée à Troyes en 1725 et connue qu'à sept exemplaires, qui ne comptait que 31 lettres.(Tchemerzine, V, 819, Rochebilière, n°672 et 673).Provenance: la bibliothèque du comte Guy de Rohan-Chabot au château de la Motte-Tilly avec ex-libris armorié au contreplat supérieur.Pâle auréole en marge inférieure. Les deux derniers feuillets légèrement plus courts de marge inférieure.Bon exemplaire assez grand de marges.
Paris J. Techener, Libraire/ Imp. Lahure, 1861, in-12 (12,5x18,5cm), demi-maroquin à long grain,tête dorée, Dos uniformément éclaircis mais néanmoins élégant ensemble. Intérieur de toute fraîcheur.
P., Bossange, Masson et Besson, 1806, 11 vol. in-12, ccii-241, 455, 452, 456, 430, 456, 432, 432, 455, 464 et cxii-270-(2) pp, 2 portraits hors-texte d'après Chasselat (Madame de Sévigné et Madame de Grignan), notes et notices de Grouvelle, réflexions de l’abbé de Vauxelles au tome XI, notice sur Madame de Simiane et lettres de la marquise de Simiane au tome XI, table générale et raisonnée des matières (pp. 187-270 du tome XI), reliures plein veau marbré, encadrement à froid sur les plats, dos lisses avec caissons étoilés et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison chagrin carmin (rel. de l'époque), dos et coiffes lég. frottés, mors frottés, bon état. Bon exemplaire sans rousseurs, enrichi de 2 autres portraits gravés de Mme de Sévigné et de sa fille, insérés en tête du premier tome
"Bonne édition plus complète que les précédentes." "Aux Lettres imprimées dans les précédentes éditions, Grouvelle en a ajouté d'autres. Celles de madame de Grignan et du marquis de Sévigné. Celles de Bussy-Rabutin, de Coulanges, de Corbinelli, forment, par les différences de leur style, des contrastes piquants et une agréable variété. L'idée d'avoir classé dans l'ordre de dates où elles furent écrites toutes les Lettres indistinctement, qui jusqu'alors formaient autant de recueils séparés, qu'il y avait de correspondances particulières, est très heureuse ; elle ôte les lacunes où, pendant la réunion de la mère et de la fille, on les perdait totalement de vue : mais par ce moyen, depuis l'âge de vingt-deux ans jusqu'au moment de sa mort, on suit tous les instants de cette femme intéressante, et le recueil de ses lettres devient presque l'histoire de sa vie. C'est à l'ancien bibliothécaire de Napoléon et du conseil d'État, A.-A-Barbier, que Grouvelle était redevable du plan de son édition ; notre érudit bibliographe avait indiqué ce plan dans le Magasin encyclopédique. Les notes sont beaucoup plus exactes que celles des précédentes éditions ; elles servent de complément à ce que les lettres ne laissent quelquefois qu'entrevoir, et elles lèvent l'anonyme des noms qui n'étaient auparavant indiqués que par des initiales. Une amélioration non moins importante est une table des matières très étendue." (Quérard, La France Littéraire, IX) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[LITTERATURE] - SÉVIGNÉ (Marie de Rabutin Chantal, marquise de)
Reference : H0285
(1979)
Paris, Jean de Bonnot, chez Nicolas Rispoli, 1979 ; in-8, 12-XXVI-2-412-10 pp. + frontispice et 8 pl. Hors-texte, reliure d'éditeur plein cuir noir décoré de lions des Flandres, dos lisse, tête dorée. De son vrai nom Marie Rabutin-Chantal très connue pour sa correspondance de trente ans avec sa fille Francoise-Marguerite de Sévigné. Elle est également la cousine de Bussy-Rabutin. Nombreuses illustrations d'Auguste Sandoz et de Jean-Antoine-Valentin Foulquier, en noir et blanc in texte et hors-texte. Très bon état.