Précieux exemplaire à marges immenses (hauteur 175 mm) des bibliothèques Lurde et Ruble. Louvain (Francfort?), 1755. Petit in-8 de (2) ff., 161 pp. Plein maroquin citron, chiffre doré dans les angles des plats, dos à nerfs orné du même chiffre doré et répété, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Motte. 175 x 105 mm.
Édition originale et premier tirage – rarissime - de l’un des chefs-d’œuvre du siècle des Lumières, attaque violente de Voltaire contre la superstition et la religion. Bengesco, i, 478; Le Petit, Éditions originales françaises, pages 546-547; Catalogue de livres rares du baron de Ruble, n°261 (le présent exemplaire); La Pucelle a été condamnée par décret de la cour de Rome du 20 janvier 1757 (Index librorum prohibitorum. Modoetioe, 1850. In-16, p. 262). En septembre 1757, à Paris, huit particuliers, imprimeurs et relieurs, furent condamnés au carcan dans la Grève, et à trois ans de bannissement, par suite de la découverte d’une imprimerie clandestine trouvée dans la rue de Seine, faubourg Saint-Victor, et où, dit Barbier, «il s’agissait de vers contre des personnes constituées en dignités, de la Pucelle d’Orléans de Voltaire, et autres pareils ouvrages». «Longtemps désavoué par Voltaire qui ne s’en donnait pour l’auteur que dans l’intimité, ce poëme, devenu si fameux, parut d’abord en 1755». P. Larousse. «Cette satire ne respecte rien ni personne, témoin la visite de ce moine benêt, Lourdis, au royaume de la Sottise, où se trouvent réunies toutes les bêtises humaines et que le poète décrit minutieusement et avec verve: ainsi que le fameux épisode de la lutte céleste entre saint Denis, qui est pour les Français et saint Georges, qui en tient pour les Anglais. Aucun scrupule d’ordre moral ne trouble l’inspiration allègre de Voltaire; c’est cette désinvolture étincelante, jointe à la vivacité de la satire qui fait de ‘La Pucelle’ un chef-d’œuvre». Dictionnaire des Œuvres. «Le XIe chant et l’épisode de l’âne, le plus scabreux du poème, furent composés de 1738 à 1748; Voltaire, en voyant imprimé l’épisode de l’âne dans l’édition donnée par le capucin Maubert (Louvain, 1755, in-12), poussa les hauts cris et porta plainte au lieutenant de police, disant que c’était une infamie de le persécuter comme l’auteur de ce chant obscène; il est bien certain, cependant, qu’il est de lui, et quand il se plaignait «des vers détestables et des turpitudes révoltantes» dont les copies qui circulaient étaient pleines, il savait à quoi s’en tenir, car il en avait émaillé lui-même ces copies, afin de pouvoir les désavouer. Tout cela ne serait plus excusable aujourd’hui; mais il faut tenir compte de la situation de la presse à cette époque, de l’arbitraire qui la bâillonnait, du pouvoir qu’avait encore le clergé de faire brûler le livre et quelquefois l’auteur. Réduit à se cacher, Voltaire chargeait d’obscénités et de vers l’œuvre qu’il aurait voulu faire seulement badine». P. Larousse. Voltaire avait une affection particulière pour ce livre qu’il appelait «ma Jeanne». La composition de La Pucelle d’Orléans commencée en 1730 se fit progressivement sur une vingtaine d’années. Voltaire envoyait les chants à mesure de leur rédaction à des amis et relations, notamment M. d’Argental, le duc de La Vallière, Frédéric II de Prusse et la marquise de Pompadour, si bien que de nombreux manuscrits se trouvèrent en circulation. Des rumeurs contradictoires coururent: les unes laissaient entendre que Voltaire avait pris à son service des copistes pour produire de multiples manuscrits comportant des vers sulfureux et des turpitudes qu’il insérait à dessein. L’autre version des faits, plus officielle, affirmait que Voltaire était indigné par les altérations inadmissibles apportées à son poème. Cette réputation sulfureuse fit qu’« un véritable marché noir s’organisa et l’ont comptait, d’après les journaux de l’époque, plus de six mille copies donnant souvent un texte falsifié» ( BN, Voltaire, n°331). En 1755 parut enfin l’édition originale en quinze livres (par M. de V***, à Louvain) que Voltaire, par prudence, refusa d’assumer, fidèle en cela à son principe: « Les philosophes doivent être comme les petits enfants: quand ceux-ci ont fait quelque chose, ce n’est jamais eux, c’est le chat qui a tout fait.» La même année sortirent d’autres éditions à des enseignes différentes. La dispersion des lieux d’impression était le seul moyen de pallier la faiblesse de la production et la lenteur des transports. C’était aussi le meilleur moyen de tourner les interdictions. (Rappelons que La Pucelle sera condamnée par décret de la cour de Rome en janvier 1757, et que huit imprimeurs et relieurs furent condamnés la même année au carcan et à trois ans de bannissement! ). Voltaire se résolut, en 1762, à en donner une première édition officielle à Genève chez Cramer. Précieux et bel exemplaire à très grandes marges (hauteur 175 mm) provenant des bibliothèques Lurde et Ruble (Cat. 1899, n°261).
L’introduction des idées de Newton en France et la victoire de l’empirisme sur le cartésianisme. Amsterdam, chez Jacques Desbordes, 1738. In-8 de (1) f. de titre, 399 pp. et (1) p. d’errata; 1 portrait de l’auteur, 1 frontispice, 7 planches hors texte dont une dépliante, 50 culs-de-lampe et vignettes, 60 figures géométriques dans le texte, titre imprimé en rouge et noir, 4 numéros de page grattés. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons d'angles, dos lisse orné, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Relié par Derome le jeune avec son étiquette. 212 x 132 mm.
Somptueux exemplaire sur grand papier conservé dans son éclatante reliure en maroquin rouge signée de Derome le jeune. Le présent exemplaire est le seul cité par Cohen conservé en maroquin rouge de l’époque. Provenances prestigieuses: le libraire parisien Guillaume-Luc Bailly ; probablement Pierre-Antoine-François Dincourt d’Hangard (Paris, 9 mars 1789, n° 468) ; probablement le prince Sigismond Radziwill (Paris, 22 janvier-1er février 1866, n° 433) ; Frédéric-Léon de Janzé (Paris, 20-24 avril 1909, n° 136 du catalogue) ; Robert Schuhmann ; Raphaël Esmérian. Edition originale, second tirage,de l’un des premiers grands textes de Voltaire, imprimée à Amsterdam par Jacques Desbordes en 1738. Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, 1037-1038; Bengesco 1570 ; L Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 3744; Norman Library 2165. L’un des très rares exemplaires de l’édition originale imprimés sur grand papier vergé fort. Newton est la grande figure qui domine les sciences au XVIIIe siècle. Promoteur de la physique expérimentale, c’est lui qui met à jour la loi d’attraction universelle. Voltaire prend une part active à la diffusion des découvertes de celui-ci en les rendant accessibles aux non-spécialistes par la publication de ses Elémens. Le présent ouvrage marqua une étape importante dans l’histoire des sciences en France et contribua à provoquer la victoire de l’empirisme et de la méthode expérimentale sur le cartésianisme. «One of [Newton’s] greatest champions in France was Voltaire, whose ‘Elémens de la Philosophie de Neuton’, 1738, was widely read». (PMM, 161). Voltaire se propose ici d’exposer, sous une forme élémentaire et à des fins de vulgarisation, les théories et les découvertes de Newton. Il commença la composition de son principal ouvrage scientifique pendant l’été de 1736, inspiré par les études mathématiques et scientifiques de la marquise du Châtelet et l’exemple du jeune italien Francesco Algarotti. Il propose de convertir les Français au newtonianisme et de mettre la science à la portée du public en adoptant un ton sérieux, des illustrations géométriques et des calculs. Après les opinions métaphysiques de Newton, Voltaire expose ses découvertes dans le domaine de la physique, qui apparaissaient alors comme des nouveautés parfois surprenantes, parce qu’elles allaient à l’encontre des doctrines cartésiennes qui avaient triomphé jusqu’alors. Les découvertes sur la nature de la lumière, sur son mouvement en ligne droite, sur l’existence du vide, sur la propriété qu’a la lumière de se refléter et de se rétracter, sur la formation des images dans l’œil, sur l’attraction qui détermine la réfraction, sur la décomposition de la lumière blanche, et donc sur la nature des couleurs, sur le vrai caractère de l’arc-en-ciel, sur la correspondance entre les couleurs et les notes musicales, sur les lois de la gravitation céleste, sur l’explication des lois de l’attraction dans l’univers et sur la terre, sont mises par Voltaire, avec son élégance et sa vivacité habituelles de style, à la portée d’un lecteur quelconque, même ignorant de la physique. Voltaire, réfugié en Hollande en 1736, y remit au libraire Ledet les premiers chapitres des «Elémens de la philosophie de Neuton». Sa correspondance établit que l’ouvrage parut à son insu, avant qu’il eût envoyé la fin du 23e chapitre et le 24e ; malgré sa réticence, l’éditeur hollandais fit achever cette édition par un mathématicien anonyme et ajouta au titre les mots: «Mis à la portée de tout le monde». C’est Madame du Châtelet, à laquelle était dédié l’ouvrage qui, dans sa lettre à Maupertuis du 9 mai 1738, accuse le libraire hollandais d’avoir fait des additions au titre. Voltaire résolut de faire réimprimer son livre à Paris, dès 1738. Cet ouvrage est illustré d’un frontispice allégorique dessiné par Dubourg et gravé sur cuivre par Folkéma. Souhaitant insister sur le rôle capital joué par Madame du Châtelet dans la publication de ce texte, c’est Voltaire lui-même qui composa ce frontispice où on l’aperçoit travaillant à son bureau à la composition des Elémens. Trônant sur un nuage, Newton se trouve juste au-dessus de lui, pointant de sa main un compas sur un globe céleste tout en fixant du regard Madame du Châtelet qui lui fait face. L’ouvrage est également illustré d’un portrait de l’auteur gravé par Folkéma, de 7 planches hors texte dont une dépliante et de 108 vignettes dans le texte par Dubourg, Folkéma, Konder, Decave, B. Picart et Schley: un emblème au titre, 49 bandeaux et culs-de-lampe (4 bandeaux différents en répétitions, 5 culs-de-lampe différents en répétitions) et 58 représentations scientifiques. Avec 3 diagrammes scientifiques gravés sur bois dans le texte. Somptueux exemplaire sur grand papier conservé dans son éclatante reliure en maroquin rouge signée de Derome le jeune. Le présent exemplaire est le seul cité par Cohen conservé en maroquin rouge de l’époque («En maroquin rouge de Derôme (reliure signée) 375 fr., vente Janzé (n°136) à M. Robert Schuhmann»). Condition de toute rareté pour ce texte capital de Voltaire qui se rencontre généralement sobrement relié en simple veau. Provenances prestigieuses : le libraire parisien Guillaume-Luc Bailly (mention manuscrite codée de celui-ci, « yif - lop », au verso de la dernière garde volante, soit, d'après le système de décryptage d'Erick Aguirre, « acheté 26 livres, valeur à la vente 54 livres ») ; probablement Pierre-Antoine-François Dincourt d’Hangard (Paris, 9 mars 1789 et jours suivants, n° 468) ; probablement le prince Sigismond Radziwill (Paris, 22 janvier-1er février 1866, n° 433), qui a acheté l'exemplaire de Dincourt d'Hangard ; Frédéric-Léon de Janzé (Paris, 20-24 avril 1909, n° 136 du catalogue) ; Robert Schuhmann (vignette ex-libris) ; Raphaël Esmérian (trace de sa vignette ex-libris, troisième partie, 6 juin 1973, n° 102 du catalogue avec reproduction p. 27).
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Genève [Rouen], Jean Mokpap [Viret], 1723. In-8 de viii pp., 231 pp., (1) f. bl, enrichi du portrait de Voltaire peint par La Toure. Plein maroquin olive, triple filet doré autour des plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs finement orné, roulette intérieure, coupes décorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure en maroquin armorié de l’époque. 184 x 113 mm.
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Les originales de Voltaire en maroquin armorié valent jusqu’à dix fois le prix des exemplaires reliés en veau de l’époque. Rare édition originale imprimée secrètement à Rouen par le libraire Viret, Voltaire s’étant vu refuser la permission de l’imprimer en France. Poème en neuf chants écrits en alexandrins, La Ligue est une composition mêlant savamment événements réels et fictions puisées dans l’univers du merveilleux. Le sujet central du poème est le siège de Paris par Henri de Navarre, futur Henri IV. Voltaire trace le portrait d’un souverain idéal, ennemi de tous les fanatismes. L’œuvre, remaniée par l’auteur, paraîtra en 1728 sous le titre de La Henriade. (Bengesco, I, 360 ; L’œuvre imprimée de Voltaire à la Bibliothèque Nationale, 1669). «L’œuvre garde aujourd’hui encore de 1’importance par les sentiments profonds de tolérance religieuse et civile qui l’animent. Henri, ce héros de prédilection de la France, personnifie aussi le type de souverain éclairé qu’attendaient les gens cultivés de cette époque et dont le ‘Siècle des Lumières’ fixera définitivement les caractéristiques.» En 1584, la mort de l’héritier du trône François duc d’Alençon, et l’acceptation comme héritier par le roi de son plus proche parent en ligne masculine, le roi Henri iv, protestant, alimentent les tensions entre protestants et catholiques. Henri de Guise prend la tête d’une nouvelle Ligue. La Ligue déclare vouloir rétablir la religion unique et soustraire le roi à l’emprise de ses favoris. Ce n’est pas un hasard si Voltaire rédige La Ligue en 1723 alors que le régent, le Duc d’Orléans, vient de mourir. A son arrivée au pouvoir Louis XV poursuit la législation antiprotestante de Louisxiv. Voltaire voulut dédicacer son ouvrage au jeune Louis XV mais ce dernier refusa et la censure exigea des suppressions au texte auxquelles l’auteur ne consentit. Voltaire va alors décider de le faire imprimer secrètement à Rouen. C’est donc dans un climat d’hostilité aux protestants que paraît cette ode à Henri iv roi protestant et hymne à la tolérance, véritable satire contre le pape Clément xi qui va attiser la haine des catholiques. Précieux et rarissime exemplaire relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Machault d’Arnouville (1667-1750). Louis-Charles de Machault, seigneur d’Arnouville, fils de Jean-Baptiste, conseiller au Parlement de Paris, et de Madeleine-Catherine de Villemontée, né le 13 juillet 1667, devint conseiller au Grand Conseil le 17 janvier 1691, maître des requêtes le 1er mars 1694 et intendant et conseiller du conseil de commerce ; il fut pourvu de la charge de lieutenant général de police de la ville de Paris le 28janvier 1718, à la suite de d’Argenson ; ayant résigné cette fonction le 5 janvier 1720, il fut nommé conseiller d’État la même année, chef du conseil de la duchesse d'Orléans et premier président du Grand Conseil en 1740. Il mourut à Paris le 10 mai 1750. Il avait épousé Françoise‑Élisabeth Milon le 19 février 1709. (Olivier-Hermal, pl. 2153).
Edition de luxe et première édition illustrée de La Henriade. L’un des rares exemplaires imprimés sur papier fort de Hollande, à très grandes marges. A Londres, 1728. In-4 de (3) ff., 202 pp. et 12 planches. Collation conforme à l’exemplaire conservé à la B.n.F. Relié en plein maroquin bleu, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure du XIXe siècle signée Chambolle-Duru. 300 x 235 mm.
Edition de luxe et première édition illustrée de La Henriade de Voltaire. Bengesco, n365 ; Cohen, 1025 ; Le Petit, Bibliographie des éditions originales, pp. 534-535. Elle comporte la dédicace de Voltaire, “To the Queen” et l’édition a été remaniée par voltaire par rapport a la première de 1723. La présente édition de Londres 1728 est la première à porter le titre ‘La Henriade’ et la première qui soit complète, c’est-à-dire en dix chants. C’est d’autre part la première qui ait été faite entièrement sous les yeux de voltaire, corrigée avec soin et revue par lui. “La première qui ait été corrigée avec soin et revue par Voltaire, cette édition de luxe présente un texte parfois différent de celui de l’édition de 1723 et des suivantes, et partout ce texte est beaucoup plus correct. Cette belle édition peut donc être considérée comme la première vraiment authentique.” (Le Petit). « Les exemplaires sur papier de Hollande sont rares. » (Cohen, 1025). Elle comporte un frontispice par de Troy, gravé par Surugue, un fleuron sur le titre dessiné par Michaux, gravé par C. (Cochin), 10 grandes figures par de Troy, Lemoine, Vleughels, gravées par Desplaces, Dupuis, Tardieu, Jeaurat, Cochin, 10 vignettes dessinées par Michaux, gravées par Dupuis, Poilly, Fletcher, Lépicié, et 10 culs-de-lampe par les mêmes. « La vignette qui se trouve en tête du ‘Chant troisième’ contient le portrait, en médaillon, de la reine Elisabeth d’Angleterre. » (Le Petit) Voltaire a écrit La Henriade en l’honneur du roi de France Henri IV et de la tolérance. Le sujet central de l’ouvrage est le siège de Paris, commencé par Henri III et poursuivi par Henri de Navarre, futur Henri IV. La Henriade est un poème composé de deux parties; d’événements réels et de fictions toutes puisées dans le système du merveilleux, telles que la prédiction de la conversion d’Henri IV, la protection que lui donne le roi saint Louis IX de France, ancêtre de la Maison Royale de France, son apparition, etc. La censure avait remarqué dans le poème plus d’un endroit contenant des propositions sentant l’hérésie et elle exigeait des suppressions auxquelles l’auteur ne crut pouvoir consentir. Voltaire dut faire paraître hors de France un poème qu’il ne pouvait espérer faire publier avec l’assentiment de l’autorité, la dédicace ayant été refusée au nom du roi par le régent. Il décida alors de le faire imprimer secrètement à Rouen par Viret. Il s’agit de l’édition qui fut publiée en 1723 sous le titre La Ligue ou Henry le grand, poème épique, à Genève, chez Jean Mokpap (Rouen, Viret), in-8. Ce poème n’a que 9 chants et possède des lacunes considérables. En 1728, Voltaire se trouvait en Angleterre et venait d’essuyer une terrible banqueroute. Louis XV lui fit envoyer deux milles écus et tout Londres se pressa pour faire imprimer, par souscription, une édition de La Henriade, ce qui fut fait et rendit par la générosité de la nation anglaise sa fortune à l’auteur. Puisque Louis XV avait refusé la dédicace, Voltaire en fit l’honneur à la reine Élisabeth dont il admirait le pays et ses institutions libérales. “La Henriade garde de l’importance par les sentiments profonds de tolérance religieuse et civile qui l’animent. Ce héros de prédilection de la France personnifie aussi ce type de souverain éclairé qu’attendaient les gens cultivés de cette époque et dont le “Siècle des Lumières” fixera définitivement les caractéristiques.” Précieux exemplaire, l’un des rares imprimés sur grand papier de Hollande, à très grandes marges avec de nombreux témoins (hauteur 300 mm), revêtu d’un beau maroquin bleu du XIXe siecle de Chambolle-Duru.
Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de François VIII de La Rochefoucauld (1663-1728), Chevalier des Ordres du roi. Paris, Pierre Ribou; au Palais, Pierre Huet, Jean Mazuel et Antoine-Urbain Coustelier, 1719. In-8 de (4) ff. et 131 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, armoiries au centre, dos à nerfs finement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure en maroquin armorié de l’époque. 183 x 108 mm.
Édition originale, rare et très importante dans l’histoire littéraire du XVIIIe siècle, parue dès 1719. Première œuvre de Voltaire, cette tragédie parut lors du premier exil de Voltaire à Châtenay. Elle fut accueillie avec une extrême faveur et marque le commencement du succès de l’auteur dans la carrière théâtrale. «L’Œdipe de Voltaire (François-Marie Arouet, 1694-1778) tente de retrouver la simplicité grecque. Elle porte principalement sur l’amour de Philoctère pour Jocaste». L’Épître à S.A.R. Madame est signée Arouet de Voltaire, l’approbation est du 2 décembre 1718, et le privilège du 19 janvier 1719. Œdipe fut représenté pour la première fois le 18 novembre 1718. Quinault-Dufresne jouait Œdipe, et Melle Desmares Jocaste. La pièce eut, dans sa nouveauté, quarante-cinq représentations. Elle fut reprise le 7 mai 1723, avec Melle Le Couvreur et Quinault-Dufresne (Mercure de mai, 1723, p. 966). À la suite de la pièce figurent 6 Lettres écrites par l’auteur, qui contiennent la critique de l’Œdipe de Sophocle, de celui de Corneille, & du sien. Précieux exemplaire relié en maroquin de l’époque aux armes de François VIII de La Rochefoucauld, duc de La Rochefoucauld et de la Roche-Guyon, prince de Marsillac, marquis de Barbezieux, comte de Duretal, fils de François VII, grand veneur de France, grand maître de la garde-robe et gouverneur du Berri, et de Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt. Il naquit le 17 août 1663; il obtint l’érection de la terre de la Roche-Guyon en duché-pairie et la survivance des charges de grand veneur et de grand maître de la garde-robe les 18 et 20 novembre 1679 et devint maréchal de camp le 3 janvier 1696. A la suite de la mort de son père (1714), il fut reçu duc et pair au titre de la Rochefoucauld le 2 septembre 1715, puis chevalier des ordres du roi le 3 juin 1724; il mourut à Paris le 22 avril 1728 après s’être démis de sa charge de grand veneur. Il avait déposé le 23 novembre 1679, à Paris, Madeleine-Charlotte Le Tellier de Louvois.
Luxueux exemplaire, l’un des 20 imprimés sur papier de Chine contenant la suite des eaux-fortes en double état. Paris, Librairie des Bibliophiles, rue Saint-Honoré, 1878. 7 tomes en 5 volumes grand in-8 ornés d’un portrait et de 11 eaux-fortes, l’ensemble en double-état, avant et avec la lettre. Maroquin rouge, triple filet encadrant les plats, dos à nerfs, double filet sur les coupes, tranches dorés. Reliure signée Chambolle-Duru. 214 x 130 mm.
Précieuse édition collective des romans de Voltaire regroupant ses plus grands succès, à savoir Zadig, Micromégas, Candide ou l’Optimisme, L’ingénu histoire véritable, La Princesse de Babylone, Lettres d’Amabed suivies du Taureau blanc. Bengesco, I, 1547 L’édition ouvre sur une préface d’Arsène Houssaye. L’un des 20 précieux exemplaires du tirage de tête imprimé sur papier de Chine (celui-ci portant le n°12) contenant une suite supplémentaire des eaux-fortes avant la lettre. L’illustration superbe se compose d’un portrait de Voltaire et de 11 eaux-fortes par Laguillermie. La suite d’eaux-fortes est ici présente en double état, avant et avec la lettre. Superbe exemplaire de ce tirage sur papier de Chine regroupant les plus grands romans de Voltaire, très finement relié en maroquin rouge par Chambolle-Duru. Provenance: Emile Monteaux avec ex-libris.
L’un des exemplaires imprimés sur grand papier fin. De l’imprimerie de la Société Littéraire typographique 1784-1789. 70 volumes. Grand in-8, maroquin vert, encadrement doré sur les plats, roulette intérieure et coupes finement ornées, dos lisses ornés de motifs dorés (certains légèrement passés), pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, tranches dorées. Quelques rousseurs inhérentes au papier. Reliure de l’époque. 245 x 150 mm.
[embed]https://streamable.com/ag8ywo[/embed] La plus célèbre édition – de Kehl – sur grand papier fin, des œuvres de Voltaire, publiée par Beaumarchais, avec des Avertissements et des Notes de Condorcet. Cohen 1042-1047. Cette édition est la plus complète, la plus belle et la mieux ordonnée parue jusqu’alors. Pour la première fois, y est donnée la volumineuse correspondance de l’auteur, plusieurs pièces de théâtre et autres morceaux curieux restés inédits. Nous sommes redevables à Beaumarchais de la qualité de cette édition de luxe car il mit tout en œuvre pour produire un livre remarquable: il racheta les caractères du grand typographe anglais Baskerville, acquit trois papeteries dans les Vosges, monta une imprimerie à Kehl (territoire à l’abri de la censure française) et dépensa une fortune pour se procurer lettres et manuscrits de Voltaire. La collection comporte de nombreuses illustrations d’après les dessins de Moreau le Jeune dont c’est le chef-d’œuvre. Ce dessinateur du Cabinet du roi, voyant annoncée l’édition de Kehl, grava les illustrations pour son propre compte et les publia en livraison; il céda plus tard les épreuves à Beaumarchais et elles furent jointes aux exemplaires de choix. Ces figures comprennent: une dédicace avec le portrait de Frédéric-Guillaume par Pourbus, 93 figures par Moreau, gravées par Baquoy, Croutelle, Dambrun, Delaunay, Delaunay jeune, Delignon, Duclos, Fosseyeux, Guttenbeerg, Halbou, Helman, Langlois, Lemire, Leveau, Lingée, De Longueil, Maquelier, Maviez, Patas, Romanet, Simonet, Tardieu et Trière, 14 portraits, 2 portraits et 2 frontispices supplémentaires, 1 plan, 1 tableau, 14 planches et l’introuvable titre gravé «Estampes destinées à orner L’édition in Octavo Dédiées à Son Altesse royale Le Prince de Prusse par J. M. Moreau, Paris, A.P.D.A.» Cette suite d’illustrations est un des chefs-d’œuvre de Moreau et se soutient sans défaillance d’un bout à l’autre pendant près d’une centaine de compositions. Superbe exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en maroquin vert strictement de l’époque.
La Henriade de Voltaire conservé dans son maroquin de l’époque mosaïqué et armorié, condition d’exception pour un livre imprimé au cours de la Révolution française. Paris, P. Didot, fils aîné de F.A. Didot l’aîné, 1790. Grand in-4 de 1 portrait, 1 pl. hors-texte, xl pp., 222 pp., (1) f., 12 planches hors-texte. Plein maroquin rouge à grain long, plats richement ornés de filets, grecque et roulette dorées, dos à faux-nerfs mosaïqué avec incrustation de bandeaux de maroquin vert, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, chiffre doré du prince Albert de Saxe-Teschen répété cinq fois dans les entre-nerfs, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée et mosaïquée de l’époque. 308 x 228 mm.
Le premier ouvrage publié par Didot Fils et l’un des plus rares et des plus beaux livres illustrés du XVIIIe siècle. Bengesco, n404; Brunet, V, 1361. «Cette édition, très correcte, ne fut imprimée qu’à 250 exemplaires, sur le plus beau papier vélin d’Angoulême, avec de nouveaux caractères gravés exprès et tout récemment, par Firmin Didot. C’est le premier ouvrage auquel Didot fils aîné ait donné ses soins». La Henriade, poème de Voltaire, parut en 1723. Le personnage principal est le sage roi Henri IV qui met fin par son abjuration aux graves querelles religieuses du temps qui opposent catholiques et calvinistes. Exemplaire magnifique, tout à fait exceptionnel, imprimé sur grand papier vélin enrichi de dix figures par Moreau, gravées par Dambrun, de Launay, Duclos, Guttenberg, Helman, Lingée, Patas, Romanet, Simonet et Trière, un portrait de Henri IV, par Porbus, gravé par Tardieu, un portrait ajouté de Voltaire, gravé par Langlois, d’après La Tour, et le portrait de Frédéric-Guillaume de Prusse par Moreau le jeune. Cette édition des œuvres de Voltaire ne se trouve pour ainsi dire jamais en maroquin armorié de l’époque puisqu’elle fut imprimée en pleine Révolution française. Exemplaire unique, imprimé sur grand papier, relié en maroquin rouge décoré de l’époque avec incrustation de mosaïques de maroquin vert pour le Prince Albert de Saxe-Teschen dont il porte le chiffre répété au dos du volume et l’étiquette de bibliothèque, et son épouse, la sœur de la reine de France, Marie-Antoinette. «Albert, duc de Saxe-Teschen, épousa, en 1766, l’archiduchesse Christine, fille de l’empereur François Ier et sœur de Marie-Antoinette, reine de France, et il fut nommé, conjointement avec Christine, au gouvernement des Pays-Bas autrichiens. Il maniait fort habilement le crayon et le burin. C’est d’après ses dessins et sous sa direction qu’a été construit le superbe château de Laeken, près de Bruxelles. Il fonda l’Albertina à Vienne». Les bibliographes ne mentionnent aucun autre exemplaire relié en maroquin de l’époque mosaïqué et armorié.
P, Conard 1914, in8br, 202pp, portrait frontispice gravé Langue: Français
Couverture rigide P, Méquignon junior, An XIII - 1805 , 3 vols in 12 plein veau , dos lisse très orné , pièces de titre verte et rouge, xxiv - 462 -464 - 464 pp. Agréable reliure si ce n'est quelques épidermurmures sur les plats ainsi qu' un petit manque de dorure à une coiffe inférieure. Langue: Français
Paris,Leclere en 1865. 2 vols.in-8 en demi-maroquin à coins de Raparlier. 200 exemplaires.Tome I: portrait de Voltaire par Loizelet,gravure de bacchantes et de satyres par Bornet, portrait de la Pucelle en médaillon en page de titre. Double état d'une scène dans une auberge.Gravures, (Chant I à XI), légendées, précédant 11 planches de Monsiau ,et reprises dans les vignettes en têtes de chapitres.Figures par Duplessis-Berthault. Tome II: portrait de Voltaire à son bureau,en 2 états; portrait en médaillon en page de titre. 20 planches avant chaque chant, signées Marillier,précédées d'une vignette avec citation,vignette figurant en tête des chapitres. 215 et 175 pages avec Tables.Belle reliure aux dos à 5 nerfs,décorés de caissons dorés avec pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge.Têtes dorées.TBE.
Paris, Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1947. In-8 broché, vignette portrait de Voltaire sur 1er plat, 72 p. Frontispice : portrait. Gravures qui représentent soit l'un des sujets de la correspondance, soit les villes et les campagnes où les Lettres furent écrites. Exemplaire n° 703 / 1100 sur vélin. Bon état : rousseurs sur 1er plat.
Paris, Librairie des Bibliophiles, 1878. Coll. "Romans de Voltaire", vol. IV. In-12 relié demi-toile prune, 130 p. 2 eaux-fortes de Laguillermie, dont frontispice. Bandeaux, lettrines, culs de lampe. Très bon état : rares rousseurs in-t.Collection "Romans de Voltaire".
Paris, Club des librairies de France, cette suite de gravures tirées à part et hors commerce accompagne les exemplaires numérotés 1 à 1000 des Romans et contes de Voltiare, SD. In-4 (230x290mm) sous chemise cartonnée, 30 gravures contrecollées sur papier rosé. Très bon état général.
P, Levy - Hetzel , 1857 , in16 br , 196pp Langue: Français
L’une des plus rares de Voltaire. Amsterdam, chez Changuion, [Genève, Cramer], 1765. In-8 de (1) f., viii-336pp., (1) f. d'errata. Veau moucheté glacé, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin vieux rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l'époque. 190 x 115 mm.
Véritable édition originale. Elle est peu commune. Bengesco n°1164, I.p.334; Cat. B.N. Voltaire n°3080; Le Petit, 554. La Philosophie de l'Histoire ou «les leçons que l'histoire enseigne aux philosophes» écrite pour instruire Madame du Châtelet, deviendra une vaste introduction à «l'Essai sur les mœurs et l'esprit des Nations» dédié à Catherine II de Russie. Publié sous le pseudonyme de Bazin, c'est un ensemble de questions historiques curieuses concernant l'Inde, la Chine, les juifs, les anges, les préjugés populaires, les génies. Il fut condamné et interdit en France dès 1765. Très bel exemplaire conservé dans sa reliure en veau moucheté glacé de l’époque.
Paris, 1833.In-18 de: 206 pp., 36 pp., 1 frontispice aquarellé, 7 gravures coloriées, 9 gouaches originales ajoutées, Plein chagrin vert, encadrement de filets dorés et à froid sur les plats, dos à nerfs finement orné, tranches dorées. Reliure de l’époque. 115 x 70 mm.
Édition originale de la plus grande rareté. Rarissime volume d’un érotisme puissant tant au plan du texte que de l’illustration. Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour, aux femmes, ..., p. 89. Ce volume est si rare que Gay, dans sa Bibliographie des ouvrages relatifs à l’amour le cite, mais ne mentionne aucun exemplaire en main-privée ni en vente publique. «Ce livre renferme en outre un opuscule intitulé: ‘Gaudrioles’, qui a 36 pages. Condamnation insérée au Moniteur du 9 juin 1839» (Gay). Le présent recueil contient 5 contes de La Fontaine : "Le Juge de Mesle, Le Paysan qui avait offensé son seigneur, Le Faiseur d'oreilles, L'Anneau d'Hans Carvel, Le Muletier". Continuellement poursuivi, notamment au XIXe siècle, la destruction de cette édition fut ordonnée par arrêt de la cour d’assises de la Vienne du 12 décembre 1838, inséré au Moniteur du 9 juin 1839. Des gravures destinées à illustrer ce recueil et notamment celles intitulées le Mal d’aventure, Tirliberly, l’Hospitalière, la Puce, la Planche, ont été également condamnées par jugement du tribunal correctionnel de la Seine du 6 mars 1852. Le volume constitue un véritable objet érotique; notre exemplaire est orné d’un titre libre à la date de 1804 peint à la main à l’époque, de 6 gravures libres à pleine page aquarellées à l’époque rehaussées d’un cadre plein or. Le volume fut en outre enrichi de 9 gouaches originales érotiques d’une rare intensité et modernité. Ces illustrations originales furent peintes sur les feuillets blancs reliés au début et à la fin du volume magnifiant celui-ci en un véritable unica érotique ancien. Localisation des exemplaires: 1 seul dans le monde, à la B.n.F.!
Cette édition originale de Candide est très rare. S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Reliés à la suite] : II- [Maubert de Gouvest, Jean-Henri]. Ephraïm justifié. Mémoire historique et raisonné sur l’état passé, présent et futur des finances de Saxe... adressé par le Juif Ephraïm à son cousin Manasses d’Amsterdam. Nouvelle édition. Erlangen, 1758. III- [Du même]. Lettre du Prince de Prusse mourant, au Roi son frère. Erlangen, 1758. IV- [Rémond de Saint-Sauveur]. Remerciement d’un Particulier à Messieurs les Philosophes du Jour. V-[Coyer, Gabriel-François]. Lettre au R.P. Berthier sur le matérialisme. Genève (Paris), 1759. Soit 5 ouvrages reliés en 1 volumes in-12 de : I/ (1) f.bl., 299 pp. (signatures A-Nh), (1) f.bl. ; II/ viii pp., 103 ; III/ 23 pp. ; IV/ 8 pp. ; V/ 77 pp. L’encre noire a légèrement déchargé en transparence lors de l’impression de Candide. Reliure de l’époque en veau marbré, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l’époque. 161 x 93 mm.
Véritable édition originale de Candide, « très rare et fort recherchée ». (Douze autres ont paru la même année). Elle est conforme aux caractéristiques données par A. Morize. « Il existe de Candide huit éditions différentes, publiées en 1759 sans nom de ville ni d’imprimeur, toutes tirées dans le même format, et ayant toutes un titre identique. De ces huit éditions, celle-ci est la première. » (Bengesco. B.N.F., En Français dans le texte). Dès le 2 mars 1759, Candide fut dénoncé au conseil de Genève qui ordonna la destruction du livre. Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme du Candide a de plus en plus séduit ». Cette édition originale de Candide est très rare. II/ Edition originale de ce texte de Maubert de Gouvest. Voltaire a analysé un ouvrage de cet auteur. Celui-ci, ancien capucin, était devenu le secrétaire du roi de Pologne Stanislas Ier. Maubert de Gouvest (1721–1767), “successivement officier d'artillerie, capucin, calviniste, directeur des comédiens français en Allemagne” (Quérard), fulfilled the first of these roles at the Electoral court of Saxony in 1745, when he took part in the Battle of Dresden against Prussia. The present work compares these two nations, now engaged in the Seven Years War, in the form of a letter from a German Jew to his cousin in The Netherlands. Barbier II, cols 140–1; Goldsmiths' 9385; Quérard V, 629. III/ Maubert de Gouvest revendique dans sa correspondance avec Cobenzl la paternité de la Lettre du prince de Prusse mourant, au roi son frère (Erlangen, 1758). V/ Edition originale de cette lettre, hostile aux Philosophes, et qui sera pourtant insérée dans l’édition de 1773 des œuvres complètes de Diderot comme étant de sa main. Précieux exemplaire de cette réunion de textes du XVIIIe siècle, dont l’édition originale de Candide, conservé dans sa reliure en veau marbre de l’époque.
Paris. Carez, Thomine et Fortic, 1820. Nouvelle Edition en 60 vol in-12. Portrait de Voltaire d'après Largillière. Reliure de l'époque en veau marbré blond avec pièce de titre et tomaison noirs et caractères dorés. Bel ensemble avec quelques rousseurs. Ensemble très agréable.Qques rousseurs.Coiffe supérieure du Tome I usagée avec ouverture des mors.
1932 A Lambert Estampe Moderne 1932 Voltaire. CANDIDE OU L'OPTIMISME . Illustrations de André Lambert . L' estampe moderne , 1932. Petit in4° broché, 261pp.30 illustrations en tête de chapitre. L'un des 500 velin d'arches numéroté. Rousseurs sur la couverture , ensuite très rares rousseurs. Très bon état général.
Couverture souple P, Baudoin 1829, 3 vols in8 1/2 veau, dos lisse Complet en soi. Tomes 15,16 et 17 Oeuvres complètes, nouvelle édition revue par M Léon Thiessé Langue: Français
Sl , 1769, in12 pleine basane, 165-168pp , fortes épidermures Langue: Français
Paris, Gallimard, 1983. In-12 pleine reliure, rhodoïd et jaquette, 323 p. Iconographie choisie et commentée par Jacques Van den Heuvel, 432 illustrations. Parfait état.Vingt-deuxième Album de la Pléiade.
....Contenant la Métaphysique, la Théorie de la Lumière et celle du Monde. Par Mr de Voltaire, de la Société Royale de Londres. A Londres en 1744. In-12 en reliure d'époque, dos à nerfs et tranches rouges. 471 pages avec la table des matières. A Madame la Marquise du Chastellet et table des chapitres, avant-propos à Mme la Marquise du Chastelet. 7 gravures + gravures in-texte, très nombreuses. Quelques mouillures. Coiffe supérieure manquante, état correct.
Couverture rigide P , Didot , an IX , in16 plein veau , 264pp . Reliure frottée avec petit manque à la coiffe supérieure. Langue: Français