2 volumes reliés plein percaline rouge, dos lisse, titre doré, XVI + 456 p. et 508 p. gravures frontispices. Très bon état d'ensemble
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1 volume in-12° relié demi-chagrin marron, dos à nerfs décoré. Frontispice, 498 p., illustrations hors-texte. Quelques petites rousseurs sans gravité. Bel exemplaire.
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2 volumes in-8 reliés pleine toile bleue estampées d'un décor doré sur les plats et le dos. XXIII, 383 p. - XII, 406 p. Quelques rousseurs, quelques ressauts de cahiers. 2 feuilles détachées. Premier tirage des 32 planches hors texte de Grandville, dont 8 gravures sur acier et 24 gravures sur bois, certaines gravées par Girardet. Beaux exemplaires.
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4 volumes in-4° reliés demi-basane rouge à coins, dos à nerfs, titre doré, légères petites traces de frottement et légère insolation des dos, couvertures conservées, petites rousseurs éparses. Un des 1800 exemplaires sur vélin Bulky. 315 p. - 330 p. - 347 p. - 371 p. Très bon état.
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2 volumes petits in-folio reliés demi-chagrin noir, dos à nerfs, caissons richement décorés, plats de percaline chagrinée marron foncée, 586 + 636 pages ornées de 370 compositions de G. Doré dont 120 hors-texte, des rousseurs éparses globalement assez peu développées, petites traces de frottement en dos sinon, coins un peu émoussés. Très bon état hors défauts signalés.
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« Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantes (1547-1616). » Unique et magnifique exemplaire répertorié subsistant à ce jour de la précieuse édition de 1621 des Nouvelles, le « monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès » (Gallimard, 1937). Cervantes. Les Nouvelles de Miguel de Cervante Saavedra. Ou sont contenues plusieurs rares adventures, et memorables exemples d’Amour, de Fidelité, de Force de Sang, de Ialousie, de mauvaise habitude, de charmes, & d’autres accidens non moins estranges queveritables. Traduictes d’Espagnol en François : Les six premieres par F. de Rosset. Et les autres six, par le Sr. D’Audiguier. Paris, Jean Richer, 1621. Suivi de : Six nouvelles de Michel Cervantes. Par le sieur d’Audiguier. Paris, Jean Richer, 1621. Soit 2 parties in-8 de 4 ff. et 350 pp., 4 ff. et 345 pp., 1 p. Vélin doré, filets dorés sur les plats, dos lisse orné, tranches dorées. Belle reliure de l'époque. 165 x 107 mm. Unique exemplaire répertorié subsistant à ce jour de la précieuse édition de 1621 des Nouvelles, le « monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès » (Gallimard, 1937). Rius (t. 1 p. 330) et à sa suite Icaza (Las Novelas Ejemplares, 1915, 2è edicion, p.25) affirment qu’en 1638 la traduction des Nouvelles fut placée par l’Académie « entre las obras mejor escritas del idioma francés ». Les ouvrages de d’Audiguier devaient constituer l’une des sources du dictionnaire « à citations », projeté par Chapelain et l’Académie en 1638 (cf. Pellisson, éd. Livet, 1858, vol. I, p. 104). Ajoutons que Sorel, en citant la traduction des Nouvelles, parle de D’Audiguier comme d’« un de nos bons traducteurs » (Bibl. Franc., éd. de 1667, p. 261) et que selon Antonio la version de Rosset et D’Audiguier était estimée de son temps. « Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantes. Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici — même dans les nouvelles du premier groupe — pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantes part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s'agitait sur les places et dans les rues de l'Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l'emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l'initiateur : grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l'évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s'y reflète dans ses aspects multiples : tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s'affrontent les instincts élémentaires de la vie — et qui comptent parmi les meilleurs —, on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire : car si rien n'échappe au regard pénétrant de l'auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et somme toute bienveillant, où s'exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » Trad. par Louis Viardot (Garnier) et Jean Cassou (Gallimard, 1937). Les Nouvelles de Cervantes ont été beaucoup lues en France, dès leur publication. Nous pouvons citer au moins un Français, érudit de valeur, qui ne tarda pas à acheter son exemplaire de la première édition espagnole ; c'est Jacques-Auguste de Thou, mort en mai 1617. Plus tard, vers 1660 peut-être, c’est Racine qui lira les Nouvelles, en espagnol ; et Huet en possédera des exemplaires. Pour les professeurs et les amateurs d’espagnol, ce texte de Cervantes fait autorité en matière de langue. Mais ce qui nous semble bien autrement important c’est l’attitude des écrivains français vis-à-vis des Nouvelles, et leurs nombreuses allusions à celles-ci comme à un genre littéraire jusque-là inconnu en France. Les premières éditions françaises en espagnol des « Nouvelles » ou « Novelas », comptent parmi les livres les plus rares et les plus chers d’Occident. Brunet écrit à propos de l’originale espagnole de 1613 « Première édition de ces nouvelles, si rare, qu’en 1828 Salvà n’en connaissait pas un seul exemplaire en Espagne » et à propos de celle de 1614 « Seconde édition, presque aussi rare et aussi recherchée que la première ; elle est imprimée en plus petits caractères ». Quant à Deschamps, il écrit en 1876 à propos de l’exemplaire Brunet de 1613 : « Un bel exemplaire de cette édition si rare, payé jadis 5 fr. par M. Brunct, a été revendu 1,550 fr. à sa vente ; il est aujourd'hui en Amérique. », soit un prix en franc OR multiplié par 310 entre l’achat et la vente de Brunet. Les éditions françaises, tout aussi rares et fort importantes, sont les suivantes : 1614 (non vue) ; Paris, 1618 (non vue) ; 1620, 1 exemplaire à la BnF ; 1621, le nôtre, seul exemplaire répertorié ; Paris, J. Guerreau, 1623 ; Paris, 1640, in-12 ; 1662 in-12 (1 seul exemplaire répertorié).
Paris D. Joaquin Maria de Ferrer, Imp. by Julio Didot Mayor 1832 Un bel exemplaire de cette édition miniature. Reliure cathédrale contemporaine en cuir marron signée Simier of Paris, avec une abondante décoration dorée et un écusson armorié sur les plats. Motifs, titres et moulin à vent dorés au dos. Cette reliure est identique à une partie de la collection de reliures signées de la British Library Charles Ramsden. (Voir la cote BL c150k11) Les reliures sont un peu frottées, avec une légère perte de dorure, mais dans l'ensemble, elles sont en excellent état. Les charnières ont été restaurées professionnellement à un moment donné, d'une manière à peine perceptible. Papiers de fin marbrés. Illustré de 11 planches gravées par E Stalker (dont le frontis) et d'une carte dépliante coloriée à la main. Complet. Demi-titre à chaque volume, et un titre gravé sur papier glacé, et un second titre gravé. Le volume 1 comporte un portrait de Cervantes en frontispice (portrait de Cervantes gravé par E. Stalker d'après le dessin de José del Castillo) et 5 planches gravées. Il se termine par une magnifique carte miniature coloriée à la main, montrant les voyages de Don Quichotte. Le volume 2 présente 5 planches gravées. A l'intérieur, les livres sont en très bon état, mais avec un léger assombrissement et une rousseur modérée sur les pages. Il s'agit néanmoins d'un très bel exemplaire. Il s'agit de la deuxième édition de Don Quijote par Ferrer. La première était en un seul volume, cette édition permettait un meilleur interlignage et deux planches supplémentaires. Cette luxueuse reliure ajoute beaucoup à l'attrait de l'ouvrage, qui avait été publié à l'origine dans des enveloppes de papier. Nb. De nombreuses sources citent STAKKER comme graveur, mais un examen attentif des gravures montre qu'il s'agit d'E. Stalker. Christie's a indiqué lors d'une vente récente que Ferrer était un grand admirateur de Cervantès et qu'il a payé 30 000 francs pour produire la première édition en miniature qui comprend sa dédicace à Cervantès après la page de titre. Collation : XX, 352, [ii], carte, XII, 378 pages. 125 x 80 mm (5 x 3Œ inches). Palau, 25059 ; Rius, 89 ; Suñé, 96 ; Manuel du collectionneur de Quixotes, no. 41.1 .
A lovely copy of this miniature edition. Contemporary brown leather Simier of Paris signed Cathedral Binding, with profuse gilt decoration and armourial crest to the boards. Gilt design, titles and windmill to the spines. This binding is identical to one part of the British Library Charles Ramsden Collection of Signed Bindings. (See BL Shelfmark c150k11) A little rubbing to the bindings, with slight loss of gilt, but overall, in excellent condition. The hinges have been professionally restored at some point, in a way that is barely noticeable. Marbled end papers. Illustrated with 11 plates engraved by E Stalker (including Frontis) and a folding hand coloured map. Complete. Half title to each volume, and an engraved title on glossy paper, and a second engraved title. Vol. 1 has a frontispiece portrait of Cervantes, (portrait of Cervantes engraved by E. Stalker after José del Castillo's design). and 5 engraved plates. It ends with the beautiful miniature hand coloured map, showing Don Quixote's travels. Volume 2 offers 5 engraved plates. Inside, the books are in very good condition, but with a little darkening and moderate foxing to the pages. Still a very nice copy. This was the second edition of Don Quijote by Ferrer. The first was in one volume, this edition allowed better line spacing, and two extra plates. Originally issued in paper wrappers, this luxurious binding adds greatly to the attractiveness of this work. Nb. Many sources quote STAKKER as the engraver, but a close look at the engravings shows that it is E. Stalker. Christie's commented in a recent auction that Ferrer was a great admirer of Cervantes and paid 30,000 francs in order to produce the first edition in miniature which includes his dedication to Cervantes after the title page. Collation: XX, 352, [ii], Map., XII, 378 pages. 125 x 80 mm (5 x 3Œ inches). Palau, 25059; Rius, 89; Suñé, 96; Quixotes collector's manual, no. 41.1 .
Superbe exemplaire à grandes marges (hauteur 173 mm) contre 163 mm pour l’exemplaire Charles de Valois (1573-1650) fils naturel du roi Charles IX et de Marie Touchet. En Brusselas, por Roger Velpius, Año 1607. In-8. Collation: **8, **4, A-Oo8, Pp4. (3) ff. bl., (12) ff. (titre, dédicace, prologue), 592 pp., (8) pp., et (3) ff. bl. Vélin, dos lisse, titre et nom de l’auteur manuscrits à l’encre brune. Reliure de l’époque. 173 x 105 mm.
[video width="3840" height="2160" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/01/Cervantes-Video-1.mp4"][/video] Précieuse édition de Don Quichotte imprimée en 1607, la première bruxelloise, publiée deux ans après l’originale madrilène. La seconde partie parut à Madrid huit années plus tard, en 1615. Références: Brunet, I, 1748; Ford-Lansing, p. 5; Peeters-Fontainas, pp. 226 et 228; Salvà, n°1548; PMM, 111 (“one of those universal works which are read by all ages at all times”). La première édition de la première partie fut imprimée à Madrid, chez Jean de la Cuesta, en 1605. Elle est si rare que le bibliographe de référence, Léopold Ruis, n’en recense que huit exemplaires, tous dans le domaine public; six dans les bibliothèques espagnoles et deux à l’extérieur: British Museum et B.n.F. Depuis 60 ans, 1 exemplaire est cependant passé sur le marché. En reliure moderne, il fut il y a 38 ans, adjugé $ 1 650 000 à New York. Sa valeur est aujourd’hui de 5 000 000 €. De tout temps les deux parties de Don Quichotte se sont vendues séparément. Il suffit pour s’en convaincre de consulter Salva, Ricardo Heredia ou plus simplement Brunet et Deschamps. Cela s’explique par les 10 années qui séparent la publication des deux parties et par leur faible tirage. Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la Ière partie, son but a été d’écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque. «Le roman est issu, à l’origine, d’une inspiration polémique contre les livres de la chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d’une imitation; mais il s’est transformé, petit à petit, en une représentation poétique et sincère d’un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l’histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d’un même prisme: d’un côté la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte; de l’autre, le réalisme et l’égoïsme pratique de Sancho Pança; mais ces deux modalités de l’action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d’un idéal de beauté qui, s’il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l’affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il? La réponse ne peut être qu’obscure; sinon que, profondément enraciné dans l’homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l’œuvre d’art où il trouve un champ d’action propre à l’exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité, Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l’amour se réalise: sorte d’inspiration d’un genre naturel qui entraîne l’ensemble des hommes dans son village. Et même au sein de sa hâte pleine d’angoisse, c’est vers une vie contemplative qu’il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité, tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte: l’œuvre entière est comme enveloppée d’un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d’humanité et d’expérience réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale.» L’originale de Don Quichotte est, avec celle de Shakespeare, la plus recherchée de la littérature mondiale. En novembre 1989, à New York, il y a 37 ans, ces deux originales, reliées en maroquin du XIXe siècle, étaient respectivement adjugées $ 1650000 et $ 2000000. Pour Cervantès, ce prix concernait la première partie seule parue en 1605. Un second exemplaire de l’originale de Shakespeare fut adjugé plus de 5000000 €, en l’an 2000, sa reliure était usagée. Quant à la seconde partie seule de Don Quichotte, imprimée à Madrid en 1615, en vélin de l’époque, elle a été adjugée 600 000 € le 7 décembre 2000 par Sotheby’s, il y a 26 ans. Le présent volume, complet, est ainsi composé: Première édition bruxelloise publiée deux ans après l’originale madrilène, qui fut suivie la même année d’une nouvelle édition chez son éditeur, Juan de la Cuesta, de deux réimpressions à Lisbonne, une à Madrid à nouveau, et deux à Valence; et la nôtre qui suit le texte de de la Cuesta, ajoutant de nombreuses et sages corrections, en particulier les corrections qui figuraient aux chapitres XXIII et XXV (passage de Sancho sur son âne, après que Pasamonte le lui eut volé), ainsi que la très heureuse transposition des paragraphes des chapitres XXXV et XXXVI, inversés dans les éditions de de la Cuesta. Très bel exemplaire à grandes marges en vélin de l’époque (hauteur: 173 mm) mesurant 10 mm de plus que l‘exemplaire Charles de Valois (1573-1650). Provenance: mention d’achat manuscrite sur le titre «2 II»; J. Baer (mention manuscrite «120 marks. Catal. J. Baer» peut-être le libraire de Joseph Baer qui possédait une librairie à Paris et une à Francfort); Edouard Biot (cachet sur le titre); sans doute Edouard Biot (1803-1850), ingénieur et éminent sinologue français.
Exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Paris, por Gilles Robinot, 1611. In-8 de (8) ff., 475 pp. (la dernière mal chiffrée 47). Vélin souple, titre manuscrit au dos. Reliure de l'époque. 160 x 107 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/04/CERVANTES.mp4"][/video] Première édition de Galatea imprimée en dehors de la péninsule ibérique et seconde édition, très rare de la première œuvre de Cervantès, la seule que l’on puisse espérer trouver sur le marché. L’originale de 1585 est encore plus rare que la première de Don Quichotte, parue en 1605, Cervantès étant alors un écrivain inconnu. Galatée est un roman pastoral en prose et en vers. «L’imagination de Cervantès nous offre un monde de beauté idéale qui prend le nom et le visage de Galatée: mais c’est un monde dont l’essence secrète est l’amour, inclination naturelle qui nous exalte et nous entraîne. Les bergers Elicio et Erastro, tous deux épris de la «sin par Galatea», chantent à l’envi leur amour pour la belle pastourelle, gloire du Tage, laquelle, destinée par son père à épouser un riche berger portugais, se promet au contraire à Elicio, si ce dernier l’aide à se soustraire à la volonté paternelle. Platonisme emprunté à Léon l’Hébreu, élégances à la Bembo et à la Castiglione, prédilection pour la préciosité et la complication des sentiments sont les caractéristiques de Galatée, qui est encore tout imprégnée du goût baroque. Ce livre demeura cher à Cervantès; il lui donna une place à part dans le fameux examen de la bibliothèque de Don Quichotte et annonça même, dans la dédicace des Travaux de Persile et de Sigismonde au comte de Lemos, qu’il donnerait une suite; enfin, à son lit de mort, il se promettait encore de le terminer si un miracle lui conservait la vie.» Depuis le début des relevés de ventes publiques internationales (A.B.P.C.), il n’est passé aucun exemplaire de l’édition de 1585 sur le marché et seulement un exemplaire de la seconde édition en vélin de l’époque, vendu par Sotheby’s New York en 2000. Précieux exemplaire de l’œuvre préférée de l’auteur, conservé dans son vélin de l’époque.
Don Quichotte relié pour la Princesse de Lamballe, l’amie intime et dévouée de la reine Marie-Antoinette, en éclatant maroquin vert de l’époque. « Les livres de Madame de Lamballe sont en très petit nombre » (E. Quentin Bauchart, Les femmes bibliophiles de France). 4 volumes in-12, maroquin vert, triple filet doré encadrant les plats, armoiries de la Princesse de Lamballe frappées or au centre, dos à nerfs orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 156 x 93 mm. Cervantes. [Aventures de Don Quichotte en espagnol]. Vida y hechos del ingenioso hidalgo don Quixote de La Mancha. compuesta por Miguel de Cervantes Saavedra. Con muy bellas Estampas, gravadas sobre los Dibujos de Coypel, primer Pintor de el Rey de Françia, en quatro Tomos. Haia, P. Gosse y A. Moetjens, 1744. Don Quichotte relié spécialement pour la Princesse de Lamballe (1749-1792) l’amie intime de la reine Marie-Antoinette, vers l’année 1775 en maroquin vert avec une sélection de vingt figures d’après Coypel gravées par Folkema, Fukke et Tanje, les exemplaires ordinaires comptant un portrait et 24 figures. Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. La première partie fut publiée en 1605. Dix ans plus tard, en 1615, parut une deuxième partie qui est en quelque sorte l'illustration, l'interprétation et la conclusion définitive de la première. Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la Ire partie, son but a été d'écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque. « Le roman est issu, à l'origine, d'une inspiration polémique contre les livres de chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d'une imitation ; mais il s'est transformé, petit à petit, en une représentation poétique et sincère d'un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l'histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d'un même prisme : d'un côté, la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte ; de l'autre, le réalisme et l'égoïsme pratique de Sancho Pança ; mais ces deux modalités de l'action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d'un idéal de beauté qui, s'il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l'affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il ? La réponse ne peut être qu'obscure ; sinon que, profondément enraciné dans l'homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser ; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l'œuvre d'art où il trouve un champ d'action propre à l'exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité, Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l'amour se réalise : sorte d'inspiration d'un genre naturel qui entraîne l'ensemble des hommes dans son sillage. Et même au sein de sa hâte pleine d'angoisse, c'est vers une vie contemplative qu'il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité, tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte : l'œuvre entière est comme enveloppée d'un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d’humanité et d’expériences réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale. » Précieux exemplaire revêtu de fraîches reliures en maroquin vert vers l’année 1775 aux armes de la princesse de Lamballe, l’une des provenances les plus rares et émouvantes de l’Ancien Régime. Marie-Thérèse de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe (1749-1792) devint veuve, à dix-huit ans. Son beau-père, qui l'adorait, en avait fait sa fille adoptive, quand Marie-Antoinette la fixa auprès d'elle en lui donnant la charge de surintendante de sa maison. Bientôt l'amitié la plus tendre unit la reine à la princesse. « La princesse de Lamballe, après avoir partagé pendant quelques jours, la captivité de la reine au Temple, fut enlevée la nuit et transférée à la Force. C’était son arrêt de mort. Elle y trouva des assassins que sa douce et poétique figure ne put apitoyer. Elle fut égorgée par les Septembriseurs, qui profanèrent odieusement son cadavre, et « comme si, dans la mort même, elle ne dût pas être séparée de celle pour qui elle mourait, trois lettres de la reine tombèrent de l'édifice de sa coiffure dans le sang. La populace battit, mutila, traîna son cadavre, la Révolution laissa pure sa mémoire. Les livres de Madame de Lamballe sont en très petit nombre et leur condition est le plus souvent médiocre » (E. Quentin Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France). Exceptionnel exemplaire, de toute rareté, du Don Quichotte de Madame de Lamballe conservé dans ses reliures armoriées en éclatant maroquin vert de l’époque.
CERVANTES (Miguel de Cervantes Saavedra) ; MARTIN DE CHASSONVILLE (Abbé, trad.)
Reference : 488
Lausanne : Marc-Michel Bousquet & Comp., 1759. UNE DES MEILLEURES ÉDITIONS FRANÇAISES ILLUSTRÉE PAR FOLKEMA
2 volumes in-12° (166 x 100 mm), LIV - 466 pp. et [7] ff. de pl. + [1] f. - 524 pp. et [8] ff. de pl. dont une ajoutée, maroquin citron, dos à 5 nerfs orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (pastiche d'une reliure de l'époque exécutée dans la seconde moitié du XIXe siècle). Réimpression de l'édition de 1744 chez le même qui avait été augmentée de trois nouvelles, les précédentes n'en présentant que dix. A l'instar de celle-ci, elle est illustrée d'un portrait de l'auteur gravé par Gentot d'après Kent et de 13 hors-textes gravés en taille-douce par Aveline d'après Folkema. On a ajouté à la reliure en frontispice au tome II, un portrait de l'auteur gravé par J. P. Simon d'après Charles Dusaulchoy (Oeuvres choisies de Cervantès, Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807). Les Novelas ejemplares sont une série de 12 nouvelles que Cervantes écrivit entre 1590 et 1612 et qui furent publiées à Madrid en 1613. L'adjectif « exemplaires » vient du fait que c'est le premier exemple en castillan de nouvelles de ce type au caractère didactique et moral inscrit dans la narration. Cervantès était fier d'être le premier auteur à écrire des nouvelles originales dans le style italien. L'auteur du Don Quixote y est parfois digne de lui. Rinconet et Cortadille (Rinconet y Cortadillo) est une satire contre les habitants de Séville ou Cervantes demeura longtemps. On distingue encore La Force du sang (La Fuerza de la sangre), la plus intéressante des douze nouvelles. Le curieux impertinent (El curioso impertinente) bien que dans le même style n'est pas issue du recueil originel mais du Don Quixote où elle s'intercale dans la première partie du roman, lu par le prêtre Pero Pérez dans le magasin de Palomèque. Provenance : " achété 155 f. à la Vente Polliot, 11 oct. 1917 ", avec fiche issue du catalogue découpée et collée en garde. Bibliographie : Rio et Rico : "Bien que la traduction soit faite avec une certaine liberté, il s'agit d'une des éditions françaises les plus recommandables des nouvelles publiée à cette époque.". Dos très légèrement assombris, feuillet L (pp. 237-238) placé entre L11 (p. 258) et L12 (p. 259).
Précieuse et rare quatrième édition des Nouvelles exemplaires, dédiée au Comte de Lemos, gouverneur du royaume de Naples. La première avait paru à Madrid l’année précédente. Première édition parue hors d’Espagne. Bruxelles, Roger Velpio et Huberto Antonio, 1614. In-8 de (8) ff., 616 pp., pte. mouillure ds. la marge inf. d’une dizaine de ff. Vélin souple ivoire, dos lisse muet, traces d’attaches, petit manque au bas du second plat. Reliure parlante de l’époque. 172 x 105 mm.
Précieuse et rare quatrième édition des Nouvelles exemplaires, dédiée au Comte de Lemos, gouverneur du royaume de Naples. La première avait paru à Madrid l’année précédente. Première édition parue hors d’Espagne. Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantès. Le recueil se compose de 12 nouvelles : « La petite gitane », «L’amant généreux », «Rinconète et Cortadillo », « L’espagnole anglaise », « Le licencié Vidriera », « La force du sang », «L’illustre servante », « Les deux jeunes filles », « Cornelia », « Le mariage trompeur », «Lecolloque des chiens », « La fausse tante ». Toutes ces Nouvelles ou Contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé des perles rares des « entremeses », sorte de sketches alertement troussés qui évoquent avec une étrange résonance psychologique et une amère gaieté une société en dissolution. « Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l’initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s’affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n’échappe au regard pénétrant de l’auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s’exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » La rareté des toutes premières éditions des Nouvelles de Cervantès est légendaire et soulignée à juste titre par les bibliographes. Brunet mentionne ainsi qu’en 1828, Salva ne connaissait qu’un seul exemplaire en Espagne de la première édition de 1613. Le bibliographe cite seulement 2 autres exemplaires. La seconde édition est considérée « comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première». La troisième imprimée à Pampelune en 1614 présente la même rareté. Brunet répertorie ensuite cette présente édition imprimée à Bruxelles en 1614 et ne cite que 2exemplaires: les exemplaires des bibliothèques Hibbert et Heber. Précieux et bel exemplaire de cette édition précoce des nouvelles de Cervantès, de toute rareté en séduisante et rarissime reliure parlante de l’époque portant les lettres majuscules «V» en bas du premier plat et «L. D. B.» en queue du second plat.
Le célèbre exemplaire en vélin ivoire de l’époque des Novelas de Cervantes de 1614 de François de Béthune (1598-1678), fils du Duc de Sully, compagnon privilégié du roi Henri IV, avec sa signature autographe sur le titre. In-8 de [8] ff., 616 pp., vélin ivoire, dos lisse, traces d’attaches. Reliure de l’époque. 177 x 105 mm. Cervantes, Michel. Novelas exemplares de Miguel de Cervantes Saavedra. Dirigido a don Pedro Fernandez de Castro, conte de Lemos, de Andrade y Villalus, etc. Bruxelles, Roger Velpio et Huberto Antonio, 1614. Précieuse deuxième édition autorisée, la première imprimée hors d’Espagne, la quatrième chronologiquement, après la première donnée à Madrid, en 1613, par Juan de la Cuesta, et une contrefaçon sévillane et une pirate parue à Pampelune. Les Novelas ejemplares, publiées pour la première fois à Madrid en 1613, regroupent 12 récits originaux et expérimentaux, précédés du célèbre Prólogo de l’auteur, dans lequel il exprime sa fierté et sa satisfaction vis-à-vis de cette collection. La composition des Novelas se répartit entre les nouvelles "idéalistes" et celles "réalistes". Son influence sur le développement de la novella espagnole fut considérable, et son succès populaire important. L'ouvrage inspira les grands noms des Lettres françaises, Scarron, La Fontaine et plus tard Voltaire ou Diderot qui vouait à l'auteur castillan une véritable admiration. Elle est dédiée au Comte de Lemos, Gouverneur du Royaume de Naples. Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantès. Le recueil se compose de 12 nouvelles : La petite gitane, L’amant généreux, Rinconète et Cortadillo, L’espagnole anglaise, Le licencié Vidriera, La force du sang, L’illustre servante, Les deux jeunes filles, Cornelia, Le mariage trompeur, Le colloque des chiens, La fausse tante. Toutes ces Nouvelles ou Contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé des perles rares des « entremeses », sorte de sketches alertement troussés qui évoquent avec une étrange résonance psychologique et une amère gaieté une société en dissolution. « Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l’initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s’affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n’échappe au regard pénétrant de l’auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s’exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » La rareté des toutes premières éditions des Nouvelles de Cervantès est légendaire et soulignée à juste titre par les bibliographes. Brunet mentionne ainsi qu’en 1828, Salva ne connaissait qu’un seul exemplaire en Espagne de la première édition de 1613. Le bibliographe cite seulement 2 autres exemplaires. La seconde édition est considérée « comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première ». La troisième imprimée à Pampelonne en 1614 présente la même rareté. Brunet répertorie ensuite cette présente édition imprimée à Bruxelles en 1614 et ne cite que 2 exemplaires ; les exemplaires des bibliothèques Hibbert et Heber. Petit manque au coin supérieur droit du f. Y1 et f. Oo4. Remarquable exemplaire du fils du Duc de Sully (1559-1641), compagnon d’Henry IV. François de Béthune (1598-1678), duc d’Orval, Pair de France, Lieutenant général des armées du roi (1652), Grand-Voyer de Paris, Surintendant des Bâtiments de France.
L’admirable Don Quichotte de la Manche. Édition en partie originale, l’une des meilleures du XVIIIè siècle. Superbe exemplaire relié en maroquin vert de l’époque. Cervantes, Miguel de. Histoire de l’admirable Don Quichotte de la Manche. 6 volumes in-12. Nouvelles de Michel de Cervantes Saavedra, Nouvelle Edition. Augmentée de trois Nouvelles qui n’avoient point été traduites en François & de la Vie de l’Auteur. Enrichie de Figures en taille-douce. 2 volumes in-12. Amsterdam et Leipzig. Arkstée & Merkus,1768. Ensemble de 8 volumes in-12. Maroquin vert, roulette dorée encadrant les plats, dos lisses finement ornés de filets lisses et aux pointillés formant faux-nerfs et de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l'époque. 177 x 108 mm. Édition en partie originale, l’une des principales et des meilleures du XVIIIè siècle. « Cervantès, aux yeux d’une postérité qui n’a jamais cessé d’être émerveillée, est le créateur de deux types humains issus de la pure imagination et devenus plus vivants que nul personnage historique, au point qu’ils sont passés dans le langage courant, dans le folklore universel, et qu’ils incarnent non pas seulement un pays ou une époque, mais un monde. Il n’est pas mauvais que don Quichotte et Sancho soient désormais des fantoches dont s’amusent les enfants. Cervantès les a voulus d’abord bouffons et dérisoires. Son livre est dans son essence une critique burlesque des romans de chevalerie dont les gens de son temps étaient friands. L’admirable, c’est qu’au cours de son récit, il y a déversé, sans système, toute une expérience vitale, et une philosophie de l’existence qui pénètre jusqu’au profond du rêve et du délire. Non seulement les dialogues du chevalier et de l'écuyer sont la source d’une comédie ineffable, mais don Quichotte se penchant sur Sancho, et Sancho levant les yeux vers don Quichotte subissent l'un et l’autre une transformation intime où leur âme s’affine au contact des réalités et du songe plus fort que la vérité. On peut dire que le roman moderne dérive de cet archétype ; on peut affirmer aussi que, par cet ouvrage imprégné d’humour, Cervantès est un de ceux qui, dans ce fécond XVIè siècle, comme Montaigne, comme Shakespeare ou comme Érasme, ont mené l’enquête la plus subtile sur les arcanes de l’esprit humain. On trouve dans Don Quichotte une théorie de la connaissance aussi belle que dans La vie en un songe de Calderon. « Deux hommes de lettres, Rabelais et Michel Cervantès, s’élevèrent, l’un en France et l’autre en Espagne, et ébranlèrent à la fois le pouvoir monacal et celui de la chevalerie. Pour renverser ces deux colonnes, ils n’employèrent d’autres armes que le ridicule, ce contraste naturel de la terreur humaine » (Bernardin de Saint-Pierre) » (Jean Barbelon). Cette édition du Don Quichotte est illustrée de 31 estampes à pleine page par Fokke et Folkéma, 1 portrait d'après Kent en tête des Nouvelles, un faux-titre gravé et 6 vignettes de titre. Cette série de gravures prend sa source dans la suite des 31 estampes gravées, de format in-4, par Picard, Tanjé, Stokke et J. Van Schley d'après les dessins de Coypel, Boucher et Trémolière en 1746 et qui fixèrent pour un siècle environ l'iconographie de l'œuvre. Elles sont ici réinterprétées au format in-8. Les Nouvelles sont ornées de 13 estampes en premier tirage dessinées et gravées par Folkéma, spécialement pour cette édition en état avent la lettre. L'ensemble de ces 44 estampes forme l'œuvre la plus importante et la plus connue de l'artiste. (Cohen. Guide de l'amateur de livres à gravures, 217-218). « Né à Dokkum, en Frise, en 1692, Folkéma apprit la gravure de son père et s'établit à Amsterdam où il est mort en 1767. Son œuvre la plus connue est sa réduction in-8 des figures de Charles Coypel pour « Les Aventures de Don Quichotre », exécutées avec Fokke pour l'édition de 1768 » (Portalis, Les Dessinateurs d'illustrations au XVIIIè siècle, pp. 214-215). Exemplaire grand de marges revêtu à l’époque d’un maroquin vert particulièrement élégant.
édition_originale reliure d'époque
Séduisant exemplaire conservé dans son vélin souple de l’époque. Aucun exemplaire en reliure de l’époque de cette édition italienne n’est répertorié sur le marché public depuis le début des relevés. Venise, Barezzi, 1626.In-12 de (1) f.bl., (8) ff., 720 pp., (1) f.bl. Vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en tête. Reliure de l’époque.154 x 182 mm.
Première édition italienne de la plus grande rareté des Nouvelles de Cervantès.Graesse, Trésor de livres rares, II, 108 ; Inconnue à Brunet.Cette première traduction italienne est l’œuvre de Guillaume-Alexandre Clavel.Ce dernier étudie à Padoue lorsqu’il entreprend, vers 1625, une série de traductions italiennes d’ouvrages étrangers.“Composées entre la première et la seconde partie de ‘Don Quichotte’, les ‘Nouvelles Exemplaires’ représentent le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès.”(Dictionnaire des Œuvres, IV, p.790).Le recueil se compose de 12 nouvelles : La Spagnola Inglese, Lo Amante Liberale, Rinconetto e cortadiglio, Il Dottore Vidriera, La Forza del Sangue, Il Geloso da Estremadura, L’illustre Fregona o la fante, La Cingaretta, Le Due Donzelle, La Cornelia, Il Maritaggio Fallace, Novella e colloquio.Toutes ces nouvelles ou contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre.“Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés entièrement nouveaux dont il est l’initiateur: grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages; la peinture est sobre, juste; le style brillant, précis; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples; tour à tour tragique et comique.”(Dictionnaire des Œuvres.)Séduisant exemplaire de cette rare édition originale italienne, conservé dans son vélin souple de l’époque.Localisation des exemplaires en France : 1 seul, à la Bibliothèque d’Aix-en-Provence.Cette rare édition semble absente des collections de la B.n.F. Aucun exemplaire en reliure de l’époque de cette édition italienne n’est répertorié sur le marché public depuis le début des relevés.
«L’auteur d’’Hamlet’ et celui de ‘Don Quichotte’ sont les deux plus grands poètes qu’aient produit les siècles modernes. Cervantès, plus encore que le doux William, exerça sur moi un charme indéfinissable. Je l’aime jusqu’aux larmes.» Heine. CERVANTES. Histoire de l’admirable Don Quichotte de la Manche. Amsterdam et Leipzig, Arkstée & Merkus, 1768. 6 volumes in-12. -Nouvelles de Michel de Cervantès. Amsterdam & Leipzig, Arkstée & Merkus, 1768. 2 volumes in-12. En tout 8 volumes in-12 de: I/ (6) ff., 370 pp., 1 faux titre gravé et 6 figures; II/ (3) ff., 369 pp. et 3 figures; III/ (4) ff., 371 pp. et 10 figures; IV/ (4) ff., 453 pp. et 8 figures; V/ (4) ff., 420 pp. et 4 figures; VI/ (4) ff., 422 pp., (1) f.; VII/ XLIV pp., 358 pp., 1 portrait et 6 figures; VIII/ (2) ff., 396 pp. et 7 figures. Plein maroquin vert de l’époque, roulette dorée encadrant les plats, dos lisses finement ornés, filet aux pointillés sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. 172 x 105 mm.
Séduisante édition des œuvres complètes de Cervantès, traduites en français par Filleau de Saint Martin. Picot, Livres du Baron de Rothschild, 1752; Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures, 217 et 221; Rahir, p. 360. Cette édition du «Don Quichotte» est illustrée de 31 estampes à pleine page par Fokke et Folkéma, d’un faux-titre gravé et de 6 vignettes de titre. Cette série de gravures prend sa source dans la suite des 31 estampes gravées, de format in-4, par Picard, Tanjé, Stokke et J. Van Schley d’après les dessins de Coypel, Boucher et Trémolière en 1746 et qui fixèrent pour un siècle environ l’iconographie de l’œuvre. Elles sont ici réinterprétées au format in-8. Les «Nouvelles» sont ornées d’un portrait d’après Kent et de 13 estampes dessinées et gravées par Folkéma. L’ensemble de ces 44 estampes forme l’œuvre la plus importante et la plus connue de l’artiste. «Né à Dokkum, en Frise, en 1692, Folkéma apprit la gravure de son père et s’établit à Amsterdam où il est mort en 1767. Son œuvre la plus connue est sa réduction in-8 des figures de Charles Coypel pour ‘Les Aventures de Don Quichotte’, exécutées avec Fokke pour l’édition de 1768». Portalis, Les Dessinateurs d’illustrations au XVIIIe siècle, pp. 214-215. Précieux exemplaire revêtu à l’époque d’un éclatant maroquin vert aux dos particulièrement élégants.
Paris, Garnier Frères (t. 1), J.-J. Dubochet & Cie (t. 2), 1850 (t. 1), 1841 (t. 2), 2 volumes, grand in-8, reliés, 744 p. / 758 p.. Frontispice et titre gravé à chaque volume, 800 vignettes de Tony Johannot, certaines en hors-texte. Reliure d'époque, demi chagrin tabac, dos à nerfs avec caissons et décors de petits fleurons dorés, titres et tomaisons dorés,leg.trace de mouillure claire aux dos-bon état- quelques rousseurs en début des volumes. Le meilleur livre illustré de Tony Johannot. Bon état.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
1836 à Paris chez J.J. Dubochet et Cie. 1836 - 37. Deux volumes gd in 8. demi veau olive du temps, dos à nerfs formant caissons bien ornés de larges fers romantiques et filets dorés. T1: 1ff+1ff+1ff+1ff. orné+titre+744pp=1ff. T2: 1ff+1ff+1ff orné+titre+758pp+1ff. exemplaire relié par Duru. tranches marbrées marron époque à l'identique des gardes. bibliothèque du château de Chiron.Exemplaire en 1er tirage des illustrations. L'une des plus célèbres éditions du XIXème illustrée par 800 vignettes de Tony Johannot gravées sur bois. Exemplaire bien conforme à la description de Carteret ( T3, 136) en premier tirage avec la tête tournée vers la droite à la page 256 du T1. Il y a deux pages de titre pour chaque volume dont l'une est très ornée. sans rousseurs. gravures splendides. reliure à restaurer ( un coin absent, frottements sur le dos du Tome 1er .
[CERVANTES]. FLORIAN (Jean-Pierre Claris de). Galatée. Roman pastoral, imité de Cervantes. Édition ornée de figures en couleur, d'après les dessins de M. Monsiau. Paris, Defer de Maisonneuve (1793). 1 volume petit in-folio, reliure en maroquin rouge (RIVIERE and son), fleurons d'angles et large écusson central dorés, dos à nerfs, dentelle intérieure, tête dorée. Élégante édition typographique, ornée de quatre figures hors texte du peintre Nicolas-André Monsiau, gravées sur cuivre par J.-Frédéric Cazenave et Nicolas Colibert et délicatement coloriées à la poupée – procédé qui en était alors à ses débuts. Cette illustration évoque les « bergeries » inspirées de L'Astrée et remises à la mode par Marie-Antoinette. Avec cette adaptation de La Galatea de Cervantes à la langue et au goût français de la fin du XVIIIe siècle, Florian (1755-1794) réalise une imitation plutôt qu'une traduction de la Galatée. Le roman pastoral, d'abord paru en 1783, est ici précédé d'une dissertation sur la vie et les ouvrages de Cervantes. Fissure du mors du plat supérieur sur quelques centimètres en queue, coins frottés, légères traces blanches sur les plats, rousseurs et taches surtout sur les pages de garde. Références : Cohen, Henry, Guide l'amateur des livres à vignettes du XVIIIe siècle, 399 - Brunet, Jacques Charles, Manuel du libraire et de l'amateur de livre, II, 1307.
Club Français du Livre - Coll. Les Portiques 1967 Club Français du Livre - Coll. Les Portiques, 622p, 1967, in-8 reliure skivertex éditeur avec rodhoïd. Bon état.
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« L’auteur d’‘Hamlet’ et celui de ‘Don Quichotte’ sont les deux plus grands poètes qu’aient produit les siècles modernes. Cervantès, plus encore que le doux William, exerça sur moi un charme indéfinissable. Je l’aime jusqu’aux larmes. » Heine. Amsterdam et Leipzig, Arkstée & Merkus, 1768. 6 volumes in-12. -Nouvelles de Michel de Cervantès. Amsterdam & Leipzig, Arkstée & Merkus, 1768. 2 volumes in-12. En tout 8 volumes in-12 de: I/ (6) ff., 370 pp., 1 faux titre gravé et 7 figures dont 1 portrait de l’auteur ; II/ (3) ff., 369 pp. et 3 figures ; III/ (4) ff., 371 pp. et 10 figures ; IV/ (4) ff., 453 pp. et 8 figures ; V/ (4) ff., 420 pp. et 4 figures ; VI/ (4) ff., 422 pp., (1) f. ; VII/ XLIV pp., 358 pp. et 6 figures ; VIII/ (2) ff., 396 pp. et 7 figures. Maroquin rouge, roulettes et filets dorés encadrant les plats, dos lisses finement ornés de filets lisses et aux pointillés formant faux-nerfs et de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l'époque de Derôme le Jeune. 172 x 103 mm.
Séduisante édition des œuvres complètes de Cervantès, traduites en français par Filleau de Saint Martin. L’une des principales et des meilleures éditions du XVIIIe siècle. Picot, Livres du Baron de Rothschild, 1752 ; Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures, 217 et 221 ; Rahir, p. 360. « Deux hommes de lettres, Rabelais et Michel Cervantès, s’élevèrent, l’un en France et l’autre en Espagne, et ébranlèrent à la fois le pouvoir monacal et celui de la chevalerie. Pour renverser ces deux colonnes, ils n’employèrent d’autres armes que le ridicule, ce contraste naturel de la terreur humaine. » (Bernardin de Saint-Pierre). » (Jean Barbelon). Cette édition du « Don Quichotte » est illustrée de 31 estampes à pleine page par Fokke et Folkéma, d’un faux-titre gravé et de 6 vignettes de titre. Cette série de gravures prend sa source dans la suite des 31 estampes gravées, de format in-4, par Picard, Tanjé, Stokke et J. Van Schley d’après les dessins de Coypel, Boucher et Trémolière en 1746 et qui fixèrent pour un siècle environ l’iconographie de l’œuvre. Elles sont ici réinterprétées au format in-8. Les « Nouvelles » sont ornées d’un portrait d’après Kent et de 13 estampes dessinées et gravées par Folkéma. Dans le présent exemplaire le portrait de l’auteur a été relié en tête du premier volume. L’ensemble de ces 44 estampes forme l’œuvre la plus importante et la plus connue de l’artiste. « Né à Dokkum, en Frise, en 1692, Folkéma apprit la gravure de son père et s’établit à Amsterdam où il est mort en 1767. Son œuvre la plus connue est sa réduction in-8 des figures de Charles Coypel pour ‘Les Aventures de Don Quichotte’, exécutées avec Fokke pour l’édition de 1768 ». Portalis, Les Dessinateurs d’illustrations au XVIIIe siècle, pp. 214-215. L’exemplaire à très grandes marges, l’un des plus beaux connus, fut revêtu à l’époque par Derôme le Jeune d’un maroquin rouge particulièrement élégant. Il est cité par Brunet.
Paris, Nicolle, 1809. Six tomes en trois volumes in-12: (2) ff., xviii, 296 pp., (2) ff., 269 pp.; 283 pp., (2) ff., 251 pp.; (2) ff., 204 pp., (2) ff., 232 pp. Joli veau d'époque, dos plat orné, très bon état.
Roman paru en 1617, un an après la mort de Cervantès. Les Travaux et épreuves de Persiles y Segismunda, histoire « septentrionale », terminée au seuil de la mort appartient à Cervantès et ne lui a jamais été contestée ni fait l'objet d'emprunt. Cervantès suit la trame du roman byzantin dans les aventures extraordinaires de ses héros, où la sauvagerie et la mort sont omniprésentes. On peut le lire comme un voyage initiatique vers la connaissance du christianisme civilisateur et des progrès des héros dans la pureté de leurs sentiments.
1784 Genève [s. n.] 1784 In-18, maroquin vert du temps, dos lisse orné de compartiments à fleurons dorés, pièce de titre en maroquin fauve, triple filet doré en encadrement sur les plats, roulette à froid sur les coupes, gardes de papier rouge, tranches dorées. 189 pp. dont faux-titre et titre avec vignette. Portrait-frontispice de Miguel de Cervantes dessiné par Flouest et gravé par Boily. Bonnes conditions.
Précédé d'un exposé de la vie et des ouvrages de Cervantes (pp. 9 à 44). Jean-Pierre Claris (1755-1794) naquit au château de Florian, dans les basses Cévennes. Il entra au service du duc de Penthièvre, qui lui donna un régiment de dragons. Il accepta ensuite la place de gentilhomme ordinaire que lui avait proposée ce prince. D'origine castillane par sa mère, il lut la littérature espagnole dans les originaux. Il lui inspirèrent notamment Galatée, roman pastoral paru en 1783, qui obtint les faveurs du public. Les trois premiers livres de Galatée sont une imitation embellie de Cervantes : le quatrième est d'invention. (Quérard, France littéraire, III, 140). Il publia ensuite Numa Pompilius (1786) sur le modèle des Aventures de Télémaque de Fénelon. Les comédies qu'il donnait au Théâtre-Italien eurent un succès mérité. Il fut élu en 1788 à l'Académie Française. Le Précis historique sur les Maures, qui sert d'introduction à Gonzalve de Cordoue (1791), passe généralement pour un excellent morceau historique. Les Fables, imprimées en 1792, consacrèrent la renommée de l'auteur. Arrêté sous la Terreur, il fut libéré au 9 thermidor, mais mourut bientôt de la frayeur et du chagrin causés par sa détention. Michaud, 14, 250-252.
Lausanne, P. Heubach, 1784, pt. in-8vo, 214 p. (manque une dernière feuille) non rogné, garde et titres froissées, cartonnage original, pet. bout de paper dominoté manque en bas du ds.
Edition suisse, de Lausanne, rare. L’édition ne comporte pas les gravures qui figurent dans l'éd. orig. de Paris 1783. Cette édition du roman est précédée de l'épitre déd. à Mme la duchesse de Chartres, La «Vie de Cervantes» (p. 7-28), et «Des ouvrages de Cervantes» (p.29-46). Quérard: “Les trois premiers livres de Galatée sont un imitation embellie de cervantes; le quatrième est d'invention”. Cf. Quérard III/140 (éd. orig. de Paris, 1783, ornée de 7 grav., et autres éd.)
Phone number : 41 (0)26 3223808
G. B. van Goor Zonen's Uitgeversmaatschappij N.V 136 pages in8. Sans date. reliure editeur demi toile. 136 pages. Don Quichotte est le roman le plus célèbre de Miguel de Cervantes considéré comme l'une des meilleures œuvres de la littérature universelle. Il raconte les aventures d'un hidalgo qui après avoir lu trop de romans de chevalerie décide de devenir chevalier errant. Cette édition est une traduction néerlandaise publiée par Van Goor Zonen Uitgeversmaatschappij
Bon état