[Louis Alfred Brunet-Debaines] - Louis Alfred Brunet-Debaines
Reference : boz_005224
(1918)
Louis Alfred Brunet-Debaines. Portrait de son ami en 1918 Dimensions de la feuille : 15 x 21 cm État : Voir photos et description pour plus de détails. Louis Alfred Brunet-Debaines _________________ Alfred-Louis Brunet-Debaines est un peintre, dessinateur et graveur français qui fit carrière en Angleterre. Wikipédia Contactez-nous Lettres autographes, vieux papiers, livres anciens, photographies, gravures, timbres... Nous expertisons et/ou rachetons dans toute la France vos lettres, collections de lettres et livres anciens. Paiement Sont acceptés les paiements par eBay, par PayPal, par virement ou par chèque. Envoi Envoi soigné dans un emballage rigide et étanche sous trois jours. Prévoir les délais postaux habituels en plus. Retour Satisfait ou remboursé. Si vous n'êtes pas entièrement satisfait, retour à la charge du vendeur pour l'Europe. À la charge de l'acheteur pour le reste du monde.
Paris, Henri Charles-Lavauzelle, 1921 2 volumes In-8° (16,5 x 25,2cm) Brochés sous couvertures aux 1ers plats ornés d'une vignette. Vol.1: 280p., titre orné d'une vignette identique à celle du plat, 10 cartes et plans et 2 fac-similés in texte, 9 cartes dépliantes hors texte in fine; Vol.2: 292p., titre orné d'une vignette identique à celle du plat, 11 cartes et plans et 1 fac-similé in texte, 4 cartes dépliantes hors texte in fine. Couvertures un peu salies et fendillées en marges, aux plis marqués aux dos; bon état intérieur.
1ère édition de cet ouvrage où le général Pierre-Joseph-Louis-Alfred DUBOIS (1852-1924) donne un compte rendu détaillé des opérations qu'il commanda à la tête du 9e corps d'armée, puis à celle de la 6e Armée; en 2 tomes: I/ Le 9è corps d'armée - Organisation défensive du Couronné de Nancy - Bataille des Ardennes - Bataille de la Meuse - Bataille-manoeuvre de Signy-l'Abbaye - Rethel - Bataille des Marais de Saint-Gond - La Poursuite - Première bataille de Reims, avec19 cartes et plans et 2 fac-similés; II/ Le 9e Corps d'armée - La bataille d'Ypres - Dans les tranchées des Flandres - La 6e armée - L'organisation défensive en avant de Paris - Combat du Bois St-Mard - Combat de Quennevières - Combat de Frise - Attaque allemande par les gaz asphyxiants sur Rouvroy-en-Santerre, avec 15 cartes et plans et 1fac-similé. Exemplaire bien complet des 2 volumes et des 13 cartes dépliantes, avec feuillet de "Prière d'insérer" de l'éditeur et dédicace de l'auteur au colonel Dupuis.
ATHYS (Louis-Alfred, pseud. de NATHANSON ou NATANSON) - VALLOTTON (Félix, ill. de).
Reference : 18369
(1901)
Paris, Editions de la Revue blanche, 1901. Un vol. au format in-12 (188 x 118 mm) de 93 pp., broché.
Edition originale rare. Exemplaire enrichi au faux-titre d'un envoi autographe signé d'Alfred Athys : ''à Pierre Veber et à / Madame Veber / très amicalement / [signature]''. Le premier plat est agrémenté d'une composition en noir de Félix Vallotton ; reprise en guise de bandeau en page de titre. Plats présentant un éclat légèrement altéré. Page de titre désolidarisée. Papier légèrement jauni. Petit manque angulaire aux deux derniers feuillets. Du reste, bonne condition.
Paris, Louis Tirpenne, s.d. (1855) in-folio, un feuillet de notice historique, avec plan ; et 5 planches lithographiées sur fond teinté, en feuilles sous couverture crème imprimée, ébarbée. Couverture un peu défraichie.
Suite rarissime qui documente un épisode des moins connus de la Guerre d'Orient : l'investissement, puis le siège de la forteresse de Bomarsund, dans les îles d'Aland (rattachées à la Finlande), sorte de parallèle aux opérations menées en Crimée à l'autre extrémité de l'Empire russe.À la fin de juillet 1854, une flotte britannique de 25 navires vint entourer la forteresse en attendant l'arrivée des troupes françaises de débarquement. À partir du 8 août 1854, des troupes sont débarquées. Les Français installent une batterie d'artillerie face à l'une des tours avancées tandis que les Britanniques font de même face à la seconde.L'attaque proprement dite débute le 13 août 1854. Alors que l'artillerie pilonne la tour auxiliaire de Brännklint, l'infanterie française l'attaque. Ses défenseurs se trouvent dans une position désespérée et replient l'essentiel de leurs forces au fort principal, ne laissant qu'un petit détachement en arrière pour superviser la démolition de la tour. Cependant les troupes françaises réussissent à la prendre avant qu'elle ne soit démolie, ce qui ne la sauve pour autant. Le 15 août, l'artillerie russe ayant ouvert le feu, un coup de canon atteint les magasins à poudre de la tour1. L'explosion qui suit provoque sa destruction. La seconde tour, Notvik, est également perdue le 15 août après que les Britanniques aient placé des canons de marine de gros calibre sur une colline qui lui fait face. Après huit heures de bombardement, ils réussissent à créer une brèche dans la fortification. Après la perte de la plupart de ses canons, le commandant de la tour se rend aux forces britanniques et françaises. Le bombardement de la forteresse principale commence le même jour. Avec seulement quelques canons en mesure de tirer en direction des navires, les Russes espéraient que les Français et les Britanniques attaquent sur terre. Néanmoins, la poursuite du bombardement le 16 août, sans indice d'un débarquement, il devient évident pour le commandant russes que les Britanniques et les Français ont l'intention de réduire la forteresse par un feu d'artillerie. La situation étant sans espoir, Bomarsund se rend le 16 août 1854, ce qui surprit les assaillants : plus de 2000 soldats furent faits prisonniers. 1. Tour du sud. - 2. Bombardement de la forteresse de Bomarsund. Vue prise de la tour du sud. - 3. Batterie française élevée contre la grande forteresse. - 4. Forteresse de Bomarsund. Entrée du 2e Léger dans la place après sa reddition (16 août 1854). - 5. Explosion de la tour de Presto, vue de la hauteur du télégraphe. Aucun exemplaire au CCF ni au Worldcat. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Bohaire, 1836 ; in-8 de 488 pp., maroquin framboise, encadrement de filets à froid gras et maigre, dos lisse orné du même décor de filets à froid.
Édition originale. Important ouvrage proposant un règlement officiel et rationnel sur la conduite des duels, dont la tradition s’était réveillée avec le nouvel élan romantique. Le comte de Chateauvillard (1799-1869), connu pour sa vie mondaine, justifie ainsi son travail : " l'honneur n'est pas chose moins sacrée que les lois gouvernementales." Le livre s'articule autour de six grandes parties : Code du duel, Noms des personnes honorables qui ont bien voulu adhérer au présent Règlement sur les duels, Commentaires sur le Traité des duels, Dissertations et anciennes lois sur les duels, Nomenclatures des lois et arrêts des cours souveraines, et enfin Recueil des édits et arrêts sur les duels.Bibliographie : Bel exemplaire malgré quelques taches sombres à la reliure. De la bibliothèque de Louis Lanoizelée (1896-1990), bouquiniste et écrivain ayant aussi goûté aux métiers de domestique de ferme, de mineur ou de maître d'hôtel. Il est notamment l'auteur d'une monographie intitulée Les Bouquinistes des quais de Paris, parue en 1956, couronnée par l'Académie française.
à l'article inséré dans la Gazette médicale de Montpellier du 13 avril 1850 (par M. Pierquin de Gembloux). Lyon. Brun. 1850. In-8 (23x16). 63 pages. Broché, couverture ambre imprimée.
Curieuse polémique à propos du tombeau de la fille d'Edouard Young, enterrée au cimetière protestant de l'Hôtel-Dieu à Lyon. Avec un fac-similé de l'inscription du tombeau, in fine. Envoi d'auteur. Très bon état du texte (impression Louis Perrin), couverture un peu usée.
Filstroff, Cercle généalogique du Pays de la Nied, 1992. In-4 de 40 pp., multigr., rel. à spirale.
Bonne cond. - Frais de port : -France 5,7 € -U.E. 8 € -Monde (z B : 12 €) (z C : 22 €)
Imprimerie Prunet Frères, Montauban. 1907. In-8. Broché. Etat d'usage, Tâchée, Dos fané, Intérieur acceptable. 304 pages. Etiquette de code sur le dos. Tampons et annotation de bibliothèque sur le 1er plat et en page de titre.. . . . Classification Dewey : 340-Droit
La législation actuelle. Cas de responsabilité. Critique de la législation actuelle... Classification Dewey : 340-Droit
[Tresse et Stock Lelong Hartmann] - SCRIBE, Eugène ; BLAU, Alfred ; GRAMONT, Louis de ; DAUGLAS ; D'ENNERY
Reference : 39487
(1862)
1 vol. in-12 reliure demi-basane verte, Les Huguenots. Opéra en cinq actes (Eugène Scribemusique de Meyerbeer), Tresse et Stock, Paris, 1886, 81 pp. - Esclarmonde. Opéra romanesque en quatre actes et huit tableaux dont un prologue et un épilogue (Alfred Blau et Louis de Gramont, musique de Massenet), G. Hartmann et Cie, Paris, 1889, 59 pp. et 2 ff. - Sigurd. Opéra en quatre actes et neuf tableaux (Camille du Locle & Alfred Blau, musique de Reyer), Presse et Stock, Paris, 1885, 60-7 pp. - Le Cid (d'après G. de Castro & Corneille, d'Ennery, Gallet et Blau, musique de Massenet), Tresse & Stock, Paris, 1886, 51 pp. - Opéra en quatre actes et dix tableaux (D'Ennery, Louis Gallet & Edouard Blau) - Martha ou le Marché de Richmond. Grand-opéra (Semiserio) en 4 actes et six tableaux (Paroles françaises de M. Louis Dauglas, musique de Florow), J.-A. Lelong, Bruxelles, 1862, 59 pp.
Bon état pour ce recueil de livrets d'opéras.
[REVUE] Albert Acrement, Alphonse Allais, Guillaume Apollinaire, Paul Alexis, Paul Ardot, Calixte Armel, G. Arnould, Timon d'Asnières, Jean d'Astorg, Régina Badet, Balérus, A. Barrère, Maurice Barrès, Jean Bastia, Charles Baudelaire, René Benjamin, Karl Benoit, Louis Béraud, Emile Bergerat, Tristan Bernard, José de Bérys, Albert Besnard, André Beury, Bing, Numa Blès, Ch. Bleunard, Louis Bonnafont, D. Bonnaud, Bousquet, Frédéric Boutet, Jacques Brindejont-Offenbach, Gustave Brisgand, André Brulé, Brunelleschi, Léonce Burret, Cami, Alfred Capus, Marcel Capy, Clément Carel, Albert Carré, Roland Catenoy, Cham, Henry Champly, André Charpentier, Chéri-Bibi, Jules Claretie, Georges Courteline, Gabriel D'Annunzio, Jane Danjou, J. Darsenne, De Losques, Maurice Dekobra, Georges Delaquys, Paul Deschanel, André Devambez, Deveria, Léon Devy, Henri Dispan, Maurice Donnay, Jean Droit, Odette Dulac, Henri Duvernois, Jacques Dyssord, Henri Enthoven, Raymond Escholier, Etcheverry, Fabiano, Delphi Fabrice, Emile Faguet, Abel Faivre, Henri Falk, Ricardo Florès, Régine Flory, Georges Fourest, Franc-Nohain, Henry Friedberg, Pierre Frondaie, Léon Galand, Ernest Gaubert, Paul Géraldy, Henri Géroule, Gervex, Gervèze, P.B. Gheusi, Giafar, André Gill, Glatigny, Urbain Gohier, Albert Guillaume, Sacha Guitry, Anna Held, J. Hénard, Jean Hervez, M.A. Hullet, Alfred Jarry, Pierre Jobbé-Duval, D. Kavé, Raphaël Kirchner, Koïster, J. Kuhn-Régnier, Gaston La Touche, Paul Lacour, Jeanne Landre, Juliette Landry, Hugues Lapaire, Ernest Laut, Henri Le Riche, Legrogenux, Lepape, Jean Lorrain, Robert Macaire, Robert Macker, Maurice Magre, René Maizeroy, Malatier, F.T. Marinetti, J. Marni, Achille Mélandri, Jacques Mercier, Lucien Métivet, A. Metzvil, Yves Mirande, Mistinguett, Montjauze, Montozon, Jules Moy, Charles Muller, Ludovic Naudeau, Nollat, Nozière, René Péan, Henri Pellier, Louis Pergaud, Jane Pierly, Raymond Poincaré, Marcel Prévost, Ray, Paul Reboux, Jacques Redelsperger, Henri de Régnier, André Reuze, Jean Richepin, Rip, Maurice Rostand, Georges Rozet, Ida Rubinstein, Marcel Saint-Jaurès, André Salmon, Aurélien Scholl, Seignac, Bernard Shaw, Emmanuel Sheridan, Louis Sonolet, Rabindranath Tagore, François de Tessan, Henri Thomas, Ed Touraine, Jacques Tournebroche, Harry Tremont, Vallée, Jean Veber, Verlhac, Raoul Vèze, Villiers de l'Isle-Adam, René Vincent, Gabriel Volland, Weyman, Gerda Wigener, Willette, Pierre Wolff, Xaudaro.
Reference : 5934
FANTASIO. Année 1912 (N° 131-154). Paris, Félix Juven éditeur, 1912. Fort in-4, demi-reliure toile, à coins.
Année complète. [5934]
Seelay, Jackson, and Halliday | London 1883 | 25 x 35.50 cm | relié
Édition originalepubliée à Londres par Seeley, Jackson & Halliday en 1883. Louvrage est illustré de douze grandes planches hors texte tirées sur vélin dArches, onze eaux-fortes et une planche en manière de lavis, dues à Alfred-Louis Brunet-Debaines et à son élève Henri Toussaint, auxquelles sajoutent trente-trois figures gravées dans le texte, plans, détails architecturaux et vues. Texte imprimé sur deux colonnes. Reliure de lépoque en plein maroquin bleu marine. Dos à nerfs orné de fers à la coquille, titre doré ; large encadrement doré sur les plats composé de plaques ornementales et de fers à la coquille, riche dentelle intérieure, tranches dorées. Coins émoussés, quelques frottements. Rousseurs éparses dans les marges du texte. Très bel exemplaire. Inscription de présentation manuscrite : « Pour le Duc de Nemours de la part de la Reine. Noël 1883 », adressée à Louis dOrléans (1814-1896), duc de Nemours, second fils de Louis-Philippe Ier. Le volume porte ensuite lex-libris armorié de S.A.R. la duchesse de Vendôme, princesse Henriette de Belgique, puis celui dAntonio Barrette. Louvrage réunit dans lévocation des grandes ruines monastiques du Yorkshire un auteur anglais et deux graveurs français. Les chapitres de William Chambers Lefroy avaient dabord paru dans The Portfolio avant dêtre repris et développés dans cette édition. Rievaulx, Byland, Fountains, Kirkstall, Jervaulx, Mount Grace, Bolton ou Whitby y sont envisagés à la fois par leur architecture, leur histoire et leur situation dans le paysage ; Lefroy prévient dailleurs dans sa préface que larchitecte, lantiquaire et lartiste ne devraient pas être séparés lorsquil sagit de comprendre ces ruines. Lidentité de lauteur a longtemps souffert dune confusion bibliographique avec son homonyme William Lefroy, futur doyen de Norwich. William Chambers Lefroy (1849-1915) appartenait à un tout autre milieu : juriste de formation, il fut notamment Assistant Keeper au National Portrait Gallery avant de poursuivre sa carrière dans ladministration publique et lenseignement. Cette proximité avec les institutions artistiques éclaire naturellement lattention accordée dans son livre autant aux formes architecturales quà leur interprétation par limage. Alfred-Louis Brunet-Debaines (1845-1939) assume lessentiel de cette interprétation graphique, Henri Toussaint (1849-1911) intervenant également dans la suite. Tous deux appartiennent à cette génération daquafortistes français qui trouva en Angleterre un public particulièrement attentif au renouveau de leau-forte originale. La pierre rongée, les grandes arcades ouvertes et la végétation qui reprend possession des bâtiments donnent à leur technique une matière particulièrement heureuse ; les planches ne se bornent pas à documenter les monuments, elles restituent la présence que Lefroy cherche précisément à retrouver dans son texte. Mais cet exemplaire possède une autre histoire, inscrite en quelques mots au seuil du livre. À Noël 1883, il est destiné au duc de Nemours « de la part de la Reine ». Tout conduit à reconnaître dans cette souveraine Marie-Henriette dAutriche, reine des Belges et épouse de Léopold II, même si linscription ne la nomme pas expressément. Le cadeau ravivait, cinquante-deux ans plus tard, un épisode singulier de lhistoire belge : le 3 février 1831, le Congrès national avait choisi le jeune Nemours pour souverain avant que Louis-Philippe ne refuse la couronne en son nom. Celle-ci revint finalement à Léopold de Saxe-Cobourg, qui épousa lannée suivante Louise-Marie dOrléans, sur même de Nemours. En 1883, Marie-Henriette fut ainsi lépouse de Léopold II, fils de cette Louise-Marie : la reine qui offre le livre était la femme du neveu du prince auquel il était destiné. Lex-libris de la duchesse de Vendôme prolonge cette histoire familiale avec une précision intéressante ; Henriette de Belgique épousa en 1896 Emmanuel dOrléans, duc de Vendôme. Or Emmanuel était le fils de Ferd
Adolphe Braham | Constantine (Algérie) 1897 | 13.7 x 218 cm | Broché
Rare édition originale imprimée à petit nombre de cet extrait du Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de Constantine, vol. XXIV. Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Lyon). Trace de pliure verticale sur l'ensemble du fascicule. Exemplaire présenté sous une couverture d'attente muette de papier gris, titre et nom de l'auteuer inscrits au crayon, de papier. Membre de la Congrégation des Pères blancs, très active en Afrique du Nord, Alfred-Louis Delattre (1850-1932), après avoir été envoyé comme missionnaire en Algérie,devint aumônier de l'église Saint-Louis de Carthage et enfin conservateur du musée archéologique d'Alger. Installé sur la colline de Byrsa à Carthage, il passa plus de cinquante années de sa vie à l'exploration du site archéologique de Carthage, particulièrement des nécropoles et des basiliques paléo-chrétiennes. Hommage autographe daté et signé d'Alfred Louis Delattre en tête de la première page de texte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
PASTEUR (Louis), GERNEZ (Désiré), PUISEUX (Victor), SERRET (Joseph-Alfred), CARNOT (Sadi), CHAMBERLAND (Charles), HERMITE, LAMY (A.), BRANLY (Edouard), VERDET (E.), BLANCHET (P.-H.), LECHARTIER (G.), VAN TIEGHEM (Ph.), MASCART (E.), COMBESCURE (Ed.), PICART (A.), DUCLAUX (E.), DARBOUX (G.), STEPHAN (E.), VIOLLETTE (Charles), SIMON (Ch.), HOUEL, KRONECKER, PICART (A.), GOHIERRE DE LONGCHAMPS, LEVISTAL (A.), MARIE-DAVY, MERAY (Charles), SONREL, CLASEN (B.-I.), GAUTIER (Paul), BILLET, ISAMBERT (F.), GRUEY (L.-J.), DIDON (F.), RADAU (R.), JACOBI (C.-G.-J.), BAILLAUD, BELTRAMI, SAINT-LOUP (L.), TERQUEM (A.), RAULIN, WOLF (C.), CORNU (A.), DITTE (Alfred), NEWENGLOWSKI, ALLEGRET, BICHAT, PHILLIPS, MARIE (Maximilien), BRISSE, BOUQUET, ANGOT (Alfred), TANNERY (Jules), MATHEY (J.), RESAL (H.), LEMMONIER (H.), BOURGET (J.), APPELL (P.), ANDRE (Ch.), TOURNOUER, MOUTON (L.), PICARD (Emile), BERTHELOT, WEIERSTRASS, GLYDEN (Hugo), MARGOTTET (J.), HAUTEFEUILLE (P.), BRILLOUIN (Marcel), HIOUX (V.), CHAPPUIS (J.), PARMENTIER (F.), ELLIOT, NICOLAS (J.), BRUNEL, GOURSAT, etc.
Reference : 13592
Paris, Gauthier-Villars, 1864-1884. 20 tomes in-4 reliés en 17 volumes, 39 planches dépliantes hors-texte (certaines en couleurs), quelques figures dans le texte, reliure de l'époque demi-basane, dos ornés (dos frottés, manques à quelques coiffes, rousseurs). Exemplaire du mathématicien Victor Puiseux (1820-1883), un des membres du comité de rédaction de la revue (notes de relieur).
Rare ensemble des 20 premières années (de 1864 à 1884 ; interruption de la revue en 1871) des Annales scientifiques de l'Ecole Normale Supérieure, revue fondée par Louis Pasteur, qui préside le comité de rédaction pendant toute la première série. * Trois articles de Pasteur : Mémoire sur la fermentation acétique (série I, tome 1), Note historique sur les recherches de MM. Gernez et Viollette relatives à la cristallisation des dissolutions sursaturées (I, 3), Note sur l'application de la méthode de M. Pasteur pour vaincre la pébrine (co-signé par Raulin, II, 1). Un article de Sadi Carnot : Réflexion sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance (II, 1). Un article d'Edouard Branly : Etude des phénomènes électrostatiques dans les piles (II, 2). * Mathématiques, Physique, Biologie, Géologie, Météorologie, Astronomie. Eclipses. * Voir photographies / See pictures. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Lettre Autographe militaire signée de Alfred Jean Louis Joly de 1852 au général Bourjally, au sujet de son aide de camp.Joly (Alfred Jean Louis) (1792-1862). Commandeur le 22/04/47, Commandant une brigade d'infanterie à l'armée des Alpes. Général de division le 10/07/48.LAS 1 page sur papier à en-tête Division militaire. Cabinet du Général de Division. Format in-4°(27x20). Très bon état.
Lettre Autographe militaire signée de Alfred Jean Louis Joly de 1850 au général d'Arbouville. Avec notice biographique au verso.Joly (Alfred Jean Louis) (1792-1862). Commandeur le 22/04/47, Commandant une brigade d'infanterie à l'armée des Alpes. Général de division le 10/07/48.LAS 1 page sur papier à en-tête du Cabinet du Général de Division. Format in-4°(31x21). Très bon état.
Robinet de CLERY, Charles PONSONAILHE, Paul ADAM, Paul DUBOST, L Raymond BOUYER, Paul LACOUR, EDGY, Maurice BEAUBOURG, Alfred DUQUET, Jean LORRAIN, SEPTFONTAINES, Octave de PARISIS, Edouard BEAUFILS, Louis ROLAND, A ROCOFORT, Henri de BRAISNE, ALCESTE, Baronne de SPARE, F.CHAMPSAUR, J.LEMAITRE, Jules BOIS, LEMONNIER,A.FRANCE,Jules MICHELET,BOYER D’AGEN ,A.HOUSSAYE etc
Reference : 17215
(1892)
1892 Paris, Au Siege de la redaction, 1892,4 volumes IN4 relié du N°1 au N°24 , 25 septembre 1892,19x28,5cm.- 652+616+551+649p.- bon etat,tres rare reunion;A partir du 15 Juillet 1888 (n° 10), la parution, mensuelle, puis bimensuelle se poursuivit sous le titre "La Grande revue, Paris et Saint-Pétersbourg" jusqu'au n° 13 du 10 Avril 1893, 6ème année
Edition originale. Contributions de J. Lorrain, P. de Coubertin sur Pierre Loti, M. Beaubourg, Alikoff, E. Goudeau.Contributions de l'Innomato 'la dynamite : la révolution sociale', de la princesse Nadejda, J. Lemaître, P. de Lano.etc Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
[Editions Rombaldi] - Collectif ; Pierre Gascar - Claire Sainte-Soline - Alfred Kern - Henri Bosco - Henri Queffélec - Henri Béraud - José Cabanis - Louis Pergaud - Alphonse de Chateaubriant - La Varende - André Stil - René Fallet - G.E. Clancier - André Dhôtel - Henri Vincenot - Marc Blancpain - Maurice Genevoix - Pierre Fritsch - André Chamson - Henri Pourrat
Reference : 59659
(1979)
20 vol. in-12 cartonnage éditeur illustré, Editions Rombaldi, 1979, Contient : Pierre Gascar : La Graine (Aquitaine) - Claire Sainte-Soline : Journée (Poitou) - Alfred Kern : Le Jardin perdu (Alsace) - Henri Bosco : Le Trestoulas (Provence) - Henri Queffélec : Tempête sur Douarnenez (Bretagne) - Henri Béraud : Le Bois du Templier pendu (Dauphiné) - José Cabanis : Les Jardins de la Nuit (Gascogne) - Louis Pergaud : Le Roman de Miraut (Franche-Comté) - Alphonse de Chateaubriant : La Brière (Pays-de-Loire) - La Varende : Pays d'Ouche (Normandie) - André Stil : Beau comme un Homme (Flandres) - Gaspard des Montagnes (Auvergne) - René Fallet : Banlieue Sud-Est (Ile-de-France) - G.E. Clancier : Quadrille sur la Tour (Limousin) - André Dhôtel : Les Mystères de Charlieu sur Bar (Champagne) - Henri Vincenot : Le Pape des Escargots (Bourgogne) - Marc Blancpain : Les Peupliers de la Prétantaine (Picardie) - Maurice genevoix : Raboliot (Berry) - Pierre Fritsch : Une Enfance Lorraine (Lorraine) - André Chamson : Les Hommes de la Route (Languedoc)
Bel ensemble en parfait état, bien complet, réunissant 20 romans "régionalistes" de grande qualité., qui proposent une plongée au coeur de la France d'autrefois.
LIBRAIRIE GERMER BAILLIERE. 18 JUIL 1874. In-4. En feuillets. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 49 à 72. Lecture en colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Revue des cours littéraires. Sommaire : MARIE-ANTOINETTE ET LA COUR DE FRANCE PAR ALFRED RAMBAUD, LE THEATRE MODERNE EN POLOGNE PAR LOUIS LEGER, ORIGINES DU CHRISTIANISME - HISTOIRES DES IDEES MESSIANIQUES PAR CH. VINCENS, QUESTIONS CONTEMPORAINES - LA LIBERTE RELIGIEUSE EN EUROPE DEPUIS 1870 PAR B*** Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
LIBRAIRIE GERMER BAILLIERE. 17 AVR 1874. In-4. En feuillets. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 981 à 1004. Lecture en colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Revue des cours littéraires. Sommaire : L'ETAT MILITAIRE DE L'EUROPE PAR LOUIS JEZIERSKI, LES TATARS DE CRIMEE PAR ALFRED RAMBAUD, DEUX LETTRES INEDITES D'ELISABETH D'ANGLETERRE A HENRI IV SUR SA CONVERSION PAR F. COMBES, HISTOIRE DE LA RESTAURATION DU PROTESTANTISME EN FRANCE AU XVIIIe SIECLE PAR EUGENE DESPOIS, LA CHRONIQUE AU TEMPS DE GEORGES IV ET GUILLAUME IV EN ANGLETERRE PAR C. V., LA TOMBE DU CARDINAL DE RETZ A SAINT-DENIS PAR A. GAZIER. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
LIBRAIRIE GERMER BAILLIERE. 1 FEV 1902. In-4. En feuillets. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 129 à 160. Lecture en colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Revue des cours littéraires. Sommaire : QUELQUES TRAITS PSYCHOLOGIQUES DU CARACTERE ITALIEN PAR ALFRED FOUILLEE, NOS OFFICIERS DE MARINE PAR FRANCIS MURY, LE MOUVEMENT OUVRIER EN AUSTRALASIE PAR LOUIS VIGOUROUX, LE PROJET RIBOT ET LES MAITRES REPETITEURS PAR PAUL VIOLLAND, COMME DES LIONS PAR ANDRE LICHTENBERGER, LE MAL D'ECRIRE CHEZ LES COMEDIENS D'AUJOURD'HUI PAR PAUL ACKER Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Collectif.L. Delavaud, Girard de Rialle, Ch. Rabot, Alfred Rambaud, Albert Vandal, Maxime Petit, G. Regelsperger, Ernest Lehr, Anatole Leroy-Beaulieu, Désiré Lacroix, Arthur Raffalovich, G. Lejeal, Louis Léger, E.-M. de Vogüe, Maurice Tourneux, Maurice Vachon, Arthur Pougin, J. Grand-Carteret, etc.
Reference : 23515
(1900)
1900 Librairie Larousse, s.d. (1900),Fort in8,demi basane,dos jauni, 490 pp, mention de troisième édition, très nombreuses gravures et photos dans le texte et hors texte, une grande carte ethnographique dépliante en couleurs de la Russie, annexes, biblio, état correct. Par L. Delavaud, Girard de Rialle, Ch. Rabot, Alfred Rambaud, Albert Vandal, Maxime Petit, G. Regelsperger, Ernest Lehr, Anatole Leroy-Beaulieu, Désiré Lacroix, Arthur Raffalovich, G. Lejeal, Louis Léger, E.-M. de Vogüe, Maurice Tourneux, Maurice Vachon, Arthur Pougin, J. Grand-Carteret, etc.
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
S.l., 1914 - 1917 7 carnets in-16, in-12 ou in-8, [759] ff. n. ch. [Cahiers II-VII] ; 287 pp., avec 2 ff. différents chiffrés 167-68 [Cahier VIII], percaline ou toile noire, le tout dans une grande boîte (33 x 23 cm) de demi-toile verte (reliures de l'époque).
Très remarquable ensemble présentant la quasi-totalité du passionnant journal de guerre du médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893, marié et père d'une fille Simone lors du début de la guerre. L'ouverture des hostilités le trouva affecté à Rochefort comme médecin résident à l'hôpital maritime de cette ville (depuis le 9 octobre 1913) ; devenu médecin principal le 11 octobre 1914, il servit d'abord sur le cuirassé Ernest-Renan (lancé en mars 1906), puis, après une période de trois mois à Rochefort, fut appelé sur le vieux cuirassé Jauréguiberry (mis en service depuis déjà 1893) jusqu'à la fin de 1916. Après la clôture du dernier cahier, mais à une date indéterminée, il fut de nouveau affecté à terre (Rochefort) et y demeura, au service des blessés, jusqu'à sa nouvelle affectation le 6 novembre 1918 à l'Hôpital maritime de Port-Louis (Morbihan), où il fut chargé de la clinique de dermatologie et de vénéréologie. La notice qui lui est consacrée sur le site "Parcours de vie dans la Royale" est très sommaire et contient au moins une erreur pour son affectation de 1917.De tailles différentes, ces petits volumes présentent cependant tous un texte serré, très lisible, mais écrit assez finement, et occupant tout l'espace des feuillets ; les ratures et biffures sont peu fréquentes, mais pas absentes, attestant d'une rédaction à mesure ou d'une relecture ; dans certains cas rares, les biffures servent à masquer des informations délicates (e.g. au Cahier V, le 30 octobre 1915, des appréciations sur l'autoritarisme du commandant de Rouad). À partir du Cahier III, des soulignements au crayon bleu ou rouge, et quelques dessins ou cartes peuvent relever ou agrémenter le texte ; et, à partir du Cahier VI, notre médecin prit l'habitude de contrecoller différents documents à l'appui de ses descriptions (ce sont des photographies, décrites en leur place, mais aussi des coupures de presse, et même des billets d'entrée ou des tickets de tramway du Caire, trois timbres de guerre - dont un émis sur l'île de Rouad occupée). À mesure de leur rédaction, ces petits carnets avaient été déposés chez l'auteur dans sa demeure de Rochefort, comme précisé à plusieurs reprises par des notes sur les plats supérieurs.L'intérêt spécifique de notre manuscrit réside dans la très large gamme des renseignements contenus, ainsi que dans le style élégant et facile dans lequel ils sont rédigés : loin de constituer , comme on en a trop souvent l'habitude, un simple et sec diaire où sont notés de façon laconique les événements et tâches du jour, nous avons ici affaire à une rédaction véritablement minutieuse, embrassant non seulement les activités militaires et médicales quotidiennes de l'auteur (dont des bulletins de renseignements issus de l'espionnage allié dans les États ottomans), mais également le compte rendu de sa correspondance active et passive (nombreux extraits reproduits, ou résumés, dont les informations transmises par un de ses deux beaux-frères sur l'enfer de Verdun), de ses réflexions et sentiments, l'état détaillé de sa propre santé (médiocre semble t-il, mais le monsieur manifeste une nette tendance hypocondre), sa pratique religieuse des plus régulières (il est apparemment un catholique convaincu, assiste à la messe dominicale, communie régulièrement et se confesse avant les Pâques), ses nombreuses lectures (Eugénie Grandet, Le Curé de village, de notre Balzac ; Barbey d'Aurevilly ; Anatole France ; d'Annunzio ; Fromentin ; Selma Lagerlöf ; de nombreux auteurs contemporains assez oubliés) et aussi les poèmes qu'il rédige et sont immanquablement dédiés à une femme (mais jamais la même, et rarement à la sienne ..), le tout très correctement tracé et convenablement rédigé, ce qui nous change agréablement de nombre de correspondances de guerre et autres relations, que l'on a vu surgir de terre (ou de grenier) depuis les célébrations du centenaire de a Guerre de 1914. Même si ce n'est pas très explicite dans le texte lui-même, il faut noter que Bartet pratiquait de façon fort honorable la photographie et qu'il ramena un grand nombre de clichés de toutes ses navigations coloniales (certains resurgissent régulièrement dans les ventes publiques) ; et c'est le cas également de la Grande Guerre. Passim, il fait régulièrement allusion à ses prises de vues et à ses développements, tout en indiquant alimenter le journal L'Illustration de certains portraits et clichés sélectionnés. Il sera inutile d'y revenir. Enfin, il est malheureusement impossible de rendre compte rapidement de la richesse foisonnante des renseignements contenus dans ces carnets ; il suffira, pour chacun d'entre eux, de signaler les lignes et événements principaux. Pour évoquer des témoignages un peu comparables, on ne trouve guère que les Carnets d'Arnaud Pomiro (1880-1955), proches de notre manuscrit à la fois par l'expérience des Dardanelles (sur laquelle les relations directes sont rares), et par le goût de l'observation tous azimuts ; mais le manuscrit de Pomiro a fait l'objet d'une édition en 2006 chez Privat à Toulouse, ce qui n'est évidemment pas le cas pour Bartet, mais qui devrait être tenté.Le premier cahier (correspondant à l'affectation sur le Ernest-Renan) manque : il est cependant signalé par une note sur le plat supérieur du Cahier III ("Le premier est à Rochefort, c'est un fragment d'un carnet médical de visites"), mais n'a pas été joint à notre ensemble ; d'après le contenu affiché, il était certainement plus technique que les diaires conservés.I. Deuxième cahier : in-16 (14 x 7 cm) de [102] ff. n. ch., relié en percaline bordeaux souple à soufflet sur le plat supérieur, dos lisse muet, tranches rouges.Il couvre la période du mardi 29 décembre 1914 au samedi 20 mars 1915. C'est le 28 janvier que Bartet accepte de remplir les fonctions de médecin principal à bord du Jauréguiberry, en remplacement du Dr Darrany, promu ; l'enthousiasme ne caractérise pas vraiment la réaction confiée au journal : "Ce Jauréguiberry est un cuirassé qui eut son heure de gloire, mais qui est actuellement sans grande valeur militaire. Il date de 1893 et a filé à cette époque 17 noeuds, actuellement il ne sait plus en filer autant (...). Je crois qu'il ne pourrait, sans grand danger pour lui, affronter le feu d'un combat naval de nos jours. Il est peu probable que les Autrichiens se risquent à attaquer notre flotte, et que le Jauréguiberry assiste à pareille affaire (...). Il est possible qu'on l'envoie contre les Turcs dans le Canal de Suez. Contre une sortie peu probable des cuirassés turcs, il pourrait encore jouer son rôle. Il semble, a priori, car on ne sait jamais dans une guerre ce qui peut arriver, que je ne risque pas grand chose sur ce navire (...). Il y a encore la possibilité d'un essai de forcement des Dardanelles". Ce qui n'était pas si mal vu, on le constatera. Bartet devait revenir ultérieurement dans le même cahier sur l'archaïsme et l'inconfort du navire (cf. f. [42]).Arrivé à Toulon le 7 février, il apprend que son navire d'affectation se trouve encore à Bizerte jusqu'au 20. Ralliant l'arsenal de Ferryville [= Menzel Bourguiba] le 16 février, il peut enfin embarquer sur le Jauréguiberry, prend possession de son infirmerie, et, après quelques tâches préliminaires, le navire appareille le 20 pour Port Saïd (longue description de la ville, et des rencontres d'officiers à terre). L'Égypte gérée par les Anglais n'est qu'une étape, et le Jauréguiberry se dirige ensuite vers les côtes du Liban et de la Syrie, au large de Tripoli [= Tarabulus] et Sidon, dans le cadre du blocus maritime de l'Empire ottoman par les Alliés. Ce premier cahier se clôt presque par le premier poème de guerre de notre médecin inspiré par Calliope : Nuit de guerre, devant Alexandrette (alexandrins, pas inoubliable, mais pas médiocre non plus) ; il y en aura beaucoup d'autres.II. Troisième cahier depuis le début des hostilités : in-12 (17 x 11 cm) de [119] ff. n. ch., relié en toile grège souple, tranches bleues, recouverte d'une couverture de papier orangé. On lui joint "in fine" 4 pièces volantes : un f. in-8 dactylographié ("Copie de télégrammes interceptés" du 21 mars 1915) ; un f. manuscrit renfermant un "Portrait du vice-amiral Guépratte d'après ce que j'ai entendu et vu aux Dardanelles" ; une carte et une vue manuscrite du Détroit des Dardanelles.Il reprend la narration au 20 mars 1915 et la porte jusqu'au samedi 5 juin 1915, période qui couvre à peu près la part prise par le navire à l'opération alliée de débarquement aux Dardanelles du 28 mars au 20 juin 1915. La rédaction s'ouvre précisément sur le détachement du Jauréguiberry à la disposition de l'amiral du Suffren, ce qui signifiait une mission de soutien aux Dardanelles. Dès lors, tout s'active pour l'opération, qui est pressentie comme très périlleuse (nombreuses digressions sur les appréhensions et états d'âme de notre médecin) : "Telle est la situation. Que nous réserve l'avenir ? Ceux qui se tireront de cette action auront vu une belle opération de guerre et ce ne sera pas sans quelque fierté que nous pourrons, je l'espère, écrire à nos familles de Constantinople". Et encore : "Mais il apparaît clairement aux gens intelligents que le Jauré n'a pas été conçu pour le combat moderne, et que la prudence consisterait à ne l'utiliser que dans certaines conditions accessoires". Le navire appareilla le 25 mars pour aller mouiller en rade de Moudros, où il demeura assez longtemps. Le 22 avril, Bartet fut nommé médecin de toute la division pour un mois, et c'est le 25 avril à 3 h 30 du matin que le branle-bas de combat marqua le début des véritables opérations, qui, comme l'on sait, furent un enfer pour les personnels directement engagés dans les débarquements. À partir de cette date, notre médecin est entièrement occupé en baie de Morto par les soins des blessés, alliés ou turcs, qu'il détaille de façon généralement très précise. Cependant, le temps lui manque pour tout consigner à sa manière détaillée qui lui est ordinaire ; ce qui explique l'insertion, après la notice du 1er mai, de 3 pp. d'une "Suite du 26 avril 1915. Pages écrites quand j'ai eu le temps de mettre à jour les notes prises rapidement ce jour-là, et le 25 avril". À titre d'exemple de narration pour cette période dramatique, on peut sélectionner ce passage du mardi 4 mai : "La compagnie de débarquement part vers 7 h du soir (...). les hommes ont l'air décidé et heureux. Ils sont 120. Mon infirmier Adam et 5 brancardiers descendent aussi. Le commandant Beaussant [Auguste-Louis-René, 1864-1932, pacha du Jauréguiberry] leur adresse quelques paroles avant l'embarquement. Il leur dit que les fusiliers-marins se sont couverts de gloire à Dixmude et qu'il ne doute pas qu'ils ne fassent tout leur possible sur ce petit coin de Turquie où on les appelle à combattre, eux aussi, pour la gloire de la France. Les hommes répondent par les cris de Vive la France ! Vive le commandant ! Vive l'amiral ! Ils font plaisir à voir. Il y en a bien un qui est un peu ému et qui a quelques larmes au bord des paupières, mais cette émotion passagère se comprend. C'est un jeune matelot canonnier appelé Poli, le fils d'un de nos deux officiers canonniers des équipages. le père ne montre pas d'émotion et encourage son fils à faire tout son devoir, et il n'a que ce fils, survivant de 5 ou 6 enfants. C'est une situation tragique". Le 7 mai, le Jauréguiberry retourne mouiller à Moudros, accueille le 10 mai à son bord un correspondant cinématographique de la Gaumont, reçu au carré (remarque douce-amère : "Je crois que cet opérateur fera bien d'aller chercher à terre, le plus tôt possible, les scènes pittoresques que nous ne pouvons guère lui offrir"), avant de repartir dans le détroit le 16 mai. Dans un contexte d'échec de toute la campagne, et de comportements erratiques des amiraux anglais et français, notamment d'Émile Guépratte, commandant la division de complément de l'armée navale, mais muté à Bizerte dès ce mois de mai, et remplacé par Ernest-Eugène Nicol, notre fin observateur multiplie les notations douces-amères ("Et quant aux amiraux, en-dehors du contre-amiral Guépratte qui, malheureusement, est un peu fou, aucun d'eux n'a donné la preuve d'une valeur quelconque"). Et c'est le retour à Moudros dès le 20 mai. Le dernier jour du carnet est occupé par une liste des noms de soldats tués, relevés sur les tombes françaises de Moudros.Il faut souligner que son activité, remarquée dès le 7 mai, lui valut une citation à l'ordre du jour 36 de la division en juin 1915 ("A soigné à la baie de Morto les soldats blessés affluant des tranchées, sous les balles perdues et les éclats d'obus. Y est demeuré 24 heures, donnant ainsi un bel exemple de courage et de dévouement") et une à l'ordre de l'Armée navale le 2 août 1915, presque dans les mêmes termes : "A soigné en pays ennemi les soldats blessés affluant des tranchées, sous les balles et les éclats d'obus; y est demeuré 24 heures donnant un bel exemple de courage et dévouement". III. Quatrième cahier : in-16 (16 x 8 cm) de [115] ff. n. ch., relié en toile grège souple, tranches bleues, recouverte d'une couverture de papier orangé.Il va du 5 juin 1915 au 20 septembre de la même année. Il commence par un long poème de 21 quatrains (Le Cimetière des Alliés à Moudros, composé du 28 mai au 5 juin), mais est surtout marqué par le départ des Dardanelles le 16 juin 1915 à 18 h pour rejoindre Port-Saïd le 19, afin d'y effectuer des réparations au demeurant minimales (ne comprenant ni l'amélioration de la ventilation des chaufferies, ni la réparation de la cloison axiale endommagée). Pour notre médecin, ce temps intermédiaire est surtout occupé par les commissions de santé sur la Jeanne d'Arc, corvée qui reviendra jusqu'à la fin, et par une campagne de vaccination anti-typhoïdique de tous genres de personnels, et semble propice aux pensées désabusées : "Il faudrait un Joffre à la tête de la marine, un Joffre qui pourrait rajeunir le haut commandement, comme cela a pu se faire dans l'armée. Mais, à la fin de la guerre, la marine se retrouvera avec les mêmes amiraux, les mêmes limites d'âge, et son esprit souvent étroit et routinier. Ceci est une idée intime, et qui n'a rien à voir avec ce que j'ai dit à mes interlocuteurs".Le 26 juillet, le navire appareille de nouveau, mais ne retourne pas aux Dardanelles : il doit effectuer une croisière de surveillance aux côtes syriennes sous blocus, monotone et peu appréciée ("Nous trouvons que cette croisière sur cette côte est inutile et serait aussi bien assurée par deux ou trois contre-torpilleurs et par quelques chalutiers ou petits vapeurs qui ne dépenseraient que 8 à 10 tonnes de charbon par jour, soit actuellement environ 800 francs au plus, alors que le déplacement de navires comme le Jauréguiberry coûte 8000 francs par jour à l'État. L'escadre de Syrie est inutile"). Toujours est-il que le Jauréguiberry croise devant Gaza, Jaffa, Lataquieh, Beyrouth, Tartous, et multiplie les exploits en arraisonnant de pauvres embarcations véhiculant des oignons ou de l'orge ("Et voilà les grands exploits de l'escadre de Syrie ! Ce n'est pas qu'on ait tort. Du moment qu'on veut supprimer la navigation sur les côtes, il faut agir ainsi ..., mais avoir de si gros bateaux pour de pareilles vétilles, c'est excessif, d'autant plus que toutes les barques qui longent les côtes partout où elles le peuvent, nous échappent et n'échapperaient pas à un torpilleur ou à un chalutier"). Ce long mois d'ennui se clôt par l'occupation de l'île Rouad (= Arouad, sise en face de Tartous), à la demande expresse du ministère, pour fournir un point d'appui dans le contexte des opérations navales dans la région, et également pour y constituer un centre de renseignements français, sans doute aussi pour affirmer les prétentions à venir de la France en Syrie : l'opération se déroule le 1er septembre (branle-bas à 4 H 30) sans coup férir. Après une proclamation aux notables de l'île traduite par un drogman, et la réponse (obligeante) du cadi, sont installés le nouveau gouverneur (le lieutenant de vaisseau Albert Trabaud, 1872-1935, qui devait se tirer malaisément de cette responsabilité) et les services français. Après une longue description de l'île, de dimensions fort réduites, notre narrateur retourne à bord, et reprend ses occupations de blocus. Enfin, mouillage à Larnaca , sur l'île de Chypre.Par ailleurs, ce carnet commence à abonder de petits poèmes galants (À une inconnue ; deux pièces intitulées À Mme d'Orso).IV. Cinquième cahier (du 20 septembre 1915 au 2 janvier 1916) : in-12 (15 x 10 cm) de [131] ff. n. ch., avec un B.A.S. inséré au f. [105] (remerciements du médecin Dabin, en date du 30 novembre 1915), relié en toile noire gaufrée souple, dos à nerfs muet, avec onglets de répertoire. Sur le premier contreplat, a été contrecollée une feuille de cotonnier récupérée à Larnaca ; et sur le second, une plante de l'île Rouad. À noter que les ff. [128]-[130] sont écrits tête-bêche et renferment la copie d'un extrait de L'Île inconnue, par Pierre de Coulevain (nom de plume de la romancière Jeanne-Philomène Laperche, 1853-1927). Paru en 1906, ce texte forme le journal extravagant d'un séjour de plusieurs mois en Angleterre, effectué par l'auteur (et lu par Bartet à partir du 17 octobre).Le texte s'ouvre par le compte rendu d'une conférence du célèbre dominicain français Antonin Jaussen (1871-1962), vivant en Palestine avant la guerre et qui servait d'agent très actif de renseignements pour la France (il apparaîtra de nouveau plusieurs fois dans nos cahiers, et toujours porteur de dossiers et de pièces). Puis la surveillance des côtes reprend, avec des mouillages plus fréquents à Larnaca comme à l'île Rouad, sur laquelle Bartet multiplie les descriptions, mais généralement les séjours à terre continuent de s'effectuer à Port-Saïd. L'annonce de la présence de sous-marins allemands le long des côtes de Syrie perturbe cependant un moment ces missions routinières, et fournit un nouveau prétexte aux râleries du médecin : "Il faudra se décider à envoyer des contre-torpilleurs et des dragueurs sur la côte de Syrie. Jolie complication que celle de ces sous-marins, surtout avec ce boulet de Rouad, une belle trouvaille du vice-amiral Dartige [Louis Dartige du Fournet, 1856-1940, à la tête de la troisième escadre] pour justifier l'existence de cette escadre de Syrie coûteuse et inutile dont tous les bateaux trop puissants se traînent sur la côte pendant des dix jours entiers à la recherche d'un endroit où tirer un coup de canon qu'on ne peut jamais placer".À signaler spécialement, pour le 14 octobre, et grâce à la famille de l'ancien médecin de marine Achille-François Arbaud (1856-1931, alors chargé de la Compagnie du canal de Suez depuis 1901) une visite à un camp à Port-Saïd regroupant des réfugiés arméniens du Musa Dagh ayant échappé le 12 septembre dernier au génocide en cours ("camp composé d'un millier de tentes disposées en plusieurs sections désignées, chacune, par des lettres et des pavillons"), et comprenant une inspection de l'antenne médicale qui y est installée. Par la suite, Bartet retournera souvent voir les Arméniens du camp. Le dimanche 24 octobre suivant, un évêque arménien venu du Caire célèbre d'ailleurs pontificalement pour les réfugiés, et Bartet y assista.Le comportement très autoritaire de Trabaud à Rouad et ses demandes de remplacement du médecin Babin fournissent bien des soucis à notre toubib, qui est consulté sur cette affaire par la hiérarchie (30 octobre et jours suivants jusqu'au début décembre). Par ailleurs, ce carnet comprend beaucoup plus de portraits de personnalités que les précédents, oisiveté relative et nombreux séjours à terre obligent ; ils sont généralement acides et manifestent l'esprit critique de notre bon docteur : le consul de France Cottes, le vice-amiral Moreau, l'amiral Nicol, etc. Les poésies ne sont pas en reste, dont plusieurs adressées à Odette Arbaud (1896-1989), une des filles du docteur Arbaud ..., d'autres à deux demoiselles Watson, Yvonne et Mary, des Anglaises dont la rencontre le 24 novembre semble avoir bien marqué le bon docteur. V. Sixième cahier (du 3 janvier au 8 juin 1916) : in-12 (17 x 11 cm) de [142] ff. n. ch., relié en toile noire rigide, dos lisse muet. Ce carnet inclut plusieurs clichés photographiques de l'auteur, contrecollés : 1. Au f. [26], une vue de l'île de Kastellorizo (actuellement grecque), sous serpente verte ; 2. Au f. [35], une vue du croiseur-cuirassé Jeanne d'Arc dans le port de Kastellorizo, sous serpente rose ; 3. Au f. [36], le même navire, mais pris depuis une éminence de l'île et donnant à voir l'intégralité de la rade, sous serpente rose ; 4. Au f. [37], une femme de l'île, sous serpente rose ; 5. Au f. [123], un petit tirage (6 x 9 cm) représentant un hydravion, sous serpente blanche ; 6. Au f. [140v], une autre vue du port de Kastellorizo, sous serpente blanche.Le début de l'année est marqué par l'annonce de l'évacuation complète de la presqu'île de Gallipoli par les Alliés (connue le 13 janvier à Port-Saïd). À partir du 19 janvier, le Jauréguiberry effectue une reconnaissance assez tranquille en remontant le Canal de Suez, puis retourne mouiller à Port-Saïd. À partir du 30 janvier, l'essentiel du texte est consacré à la prise de possession de l'île de Kastellorizo par les navires de la 3e escadre (le 11 janvier), et à son occupation, accompagnée de l'installation d'une base navale. La perte de l'Amiral-Charner occupe ensuite plusieurs ff. jusqu'au 17 février (lors de son trajet de retour de l'île de Castellorizo, après un arrêt à l'île de Rouad, ce navire devait atteindre Port-Saïd, mais il fut torpillé le matin du 9 février 1916 par un sous-marin allemand de type U-21, et seul un maître canonnier en réchappa). Ce drame permet à Bartet de renouveler ses critiques acerbes contre la politique des croisières le long des côtes, qui furent d'ailleurs momentanément suspendues. Dans les semaines suivantes, le risque sous-marin prit donc une importance soudaine, et les inquiétudes de notre auteur se concentrèrent sur ce sujet, avant de s'étendre également aux risques aériens à partir de mai.Les pages des 24-26 mars (ff. [72] à [90]) correspondent à 48 h de permission utilisées pour visiter Le Caire et ses musées ; le compte-rendu en est savant et très détaillé, mais ne concerne plus le conflit. Encore et toujours des sacrifices aux Muses, soit galants (toujours cette Mme d'Orso, toujours les demoiselles Watson ..., mais aussi une jeune Marie-Cécile Van den Bosch, 1896-1997, fille procureur général aux juridictions internationales d'Égypte, ainsi que sa soeur Christiane, 1895-1988) ; soit guerriers, parfois longs voire laborieux : Torpillages (en souvenir du torpillage du Ville-de-La-Ciotat et du Persia ; L'Alouette gauloise ; Le Phare de Port-Saïd (dédié à une Mme Prouteau). Jusqu'à la fin des carnets, les poèmes émailleront les comptes rendus des activités journalières. VI. Septième cahier : in-12 (18 x 11,5 cm) de [150] ff. n. ch., avec une collette dactylographiée reliée au f. [86] et reproduisant une dépêche de l'agence Havas (sur la résistance de Verdun), relié en toile noire rigide, dos lisse muet.Commencé pour la suite du 8 juin 1916, ce volume court jusqu'au 24 novembre de la même année. Exceptionnellement, le dernier feuillet est suivi de [19] ff. laissés vierges, avec seulement deux coupures de presse. Les ff. [145]-[150] interrompent la suite des notations au jour le jour et contiennent un récit continu intitulé "Histoire d'une décoration", qui court du 2 mai 1915 au 27 mai 1916 : il s'agit du récit de l'attribution compliquée de la croix d'officier de la Légion d'honneur à notre brave médecin principal, dont la remise semble avoir souffert d'une altercation très vive qu'il avait eue le 12 septembre 1915 au bord de la Jeanne d'Arc avec le commandant Marcel-Alfred-Joseph Chamonard (1865-1925), et qui est par ailleurs contée par le menu au Cahier IV ("D'ailleurs, cette Jeanne d'Arc me déplaît souverainement depuis longtemps. C'est un bateau assommant ; toutes ses décisions sont compliquées, il n'y en a que pour lui. Il a toutes les exigences, il nous colle des tas de corvées, ses officiers ont tenu sur nous des propos dénués d'aménité, à notre retour des Dardanelles. C'est un bateau de poseurs. Il nous assomme tous à bord, et ma sortie est le résultat de mon appréciation sur lui")..Dans ce carnet, l'événement principal concernant notre médecin est son passage comme médecin de division, du Jauréguiberry au Pothuau, effectué le 1er août 1916, mais après bien des hésitations, ordres et contre-ordres qui ne surprendront que ceux qui n'ont aucune expérience du militaire. Cette affectation conforme à la réglementation alors en vigueur ne dura cependant pas, puisque le 5 octobre, Bartet repassa sur le Jauréguiberry, en raison d'un nouveau transbordement de l'amiral et de son état-major. Bartet apprécie son nouveau carré des O.S., aéré et décoré, mais moins sa cabine trop chaude ; le travail à bord (avec 480 personnels) diffère peu de celui du Jauréguiberry, et la même routine s'installe entre le bord, les soins et les sorties à terre dans la bonne société de Port-Saïd, interrompue cependant par une mission de bombardement de Mersina [= Mersin, sur la côte de Cilicie], du 8 au 10 août, et une bordée à Alexandrie, du 12 au 13 août, assez longuement décrite. Le 1er septembre, à partir de 6 H 30, eut lieu un raid aérien allemand meurtrier sur Port-Saïd, interprété comme des représailles en réponse aux bombardements anglais sur les côtes de Syrie : "Il est tombé plus de 10 bombes, une quinzaine peut-être. On parle de 3 avions. L'une est tombée près de la digue, une autre à la mer, près de la plage, non loin d'un lieutenant de vaisseau, M. Girardon, qui se baignait ; une 3e dans la Rue du Nil, d'une cour intérieure de la maison Dallour, sur un petit toit très léger sur lequel elle a éclaté. Elle a effondré le toit, mais ses éclats ont surtout volé en hauteur (...). Une 4e est tombée sur le lycée français, d'une cuisine. Peu de dégâts, mais ses éclats ont volé à 4 ou 500 mètres de là, et l'un d'eux est allé tomber au 4e étage, sur la véranda de la maison des Brest (..)". On décompte une vingtaine de morts.À noter, ff. [80], sqq. (10 septembre et suivants), plusieurs passages concernant la reprise du hadj après l'insurrection des Hachémites en Arabie, et notamment sur le transport de la Kiswa à La Mecque avec son mahmal vert (jusqu'en 1926-27, c'est le sultan, puis Roi d'Égypte qui les faisait confectionner), ainsi que sur le retour des pèlerins (cf. au 30 octobre), ou celui de la caravane du mahmal.De façon générale, ce carnet est d'une richesse foisonnante dans tous les domaines, et plus spécialement sous les aspects médicaux, davantage développés que dans les précédents, avec la relation d'expériences en rapport avec l'épidémiologie et le compte rendu de nombreux cas particuliers (dont un de démence affectant un ancien condisciple de Bartet à Bordeaux, le médecin-major de première classe Aynès) ; on ne peut en rendre compte rapidement, mais il faut au moins souligner l'intérêt de très nombreux passages.VII. Huitième cahier, du 25 novembre 1916 au 5 juillet 1917 : in-8 carré (20 x 16 cm) de 287 pp. (le plus lisible des 7), relié en toile chagrinée bordeaux, dos lisse muet, encadrement de double filet à froid sur le plat supérieur, chiffre MS au centre du même plat. Il faut citer le début du texte, qui offre un bon récapitulatif de la composition de l'ensemble : "Ces notes font suite aux 7 cahiers de plus petit format qui renferment les précédentes depuis mon embarquement sur le croiseur-cuirassé Ernest-Renan le 8 août 1914. Ces cahiers sont actuellement à Rochefort avec tous mes autres journaux de campagne et travaux médicaux, rassemblés dans une cantine métallique. Les dernier de ces cahiers, le VIIe, n'est pas achevé. Il contient encore quelques pages blanches. Étant allé en permission le 2 décembre 1916, je n'ai pas eu le temps de l'achever et je n'ai pas voulu le rapporter. Le cahier actuel reprend donc mon journal au point où je l'avais interrompu ; c'est-à-dire à la date du 25 novembre à laquelle le Jauréguiberry a appareillé pour Malte, pour y passer au bassin".Effectivement, c'est le 25 novembre 1916 à 5 h 45 que le navire appareilla pour Malte ; il y mouilla le 29 novembre suivant. Bartet réussit le lendemain à y obtenir une permission après 22 mois ininterrompus de campagne, "mais à condition de m'engager à être à Port-Saïd le 25 [décembre]. Ainsi je retrouverai mon bâtiment comme si je ne l'avais pas quitté, et je ne mettrai pas l'amiral dans l'embarras de n'avoir pas de médecin de division, si le Jules-Ferry doit repartir aussitôt le retour du Jauréguiberry. La condition du commandant est exigeante, mais je ne peux pas ne pas m'y soumettre si je veux aller revoir les miens". Parti le 1er décembre, il arriva chez lui à Rochefort le 6 et y demeura jusqu'au 19. Cette période voit l'interruption du journal : "Je n'ai pas tenu, évidemment, ce journal dans ces quelques journées passées chez moi. Douze jours seulement en famille, c'est un rêve achevé à peine commencé. J'ai évidemment consacré le plus de temps possible aux miens, je suis resté avec eux le plus possible et chez moi autant que j'ai pu".De retour à Port-Saïd, Bartet est témoin le 4 janvier du torpillage du bâtiment russe Peresviet [= Peresvet] à la sortie du port (il fut en fait coulé par des mines laissées à 10 miles par le sous-marin allemand SM U-73). Ce drame sera suivi de peu, le 17 février, par le naufrage du cargo l'Athos, des Messageries maritimes, torpillé par le sous-marin allemand SM U-65 commandé par Hermann von Fischel, alors qu’il se trouvait à 180 milles marins au sud-est de Malte ; l'événement ne fut connu certainement à Port-Saïd que le 24 par un communiqué officiel des Messageries. À partir du 2 mars, a lieu le démontage de toute l'artillerie du Jauréguiberry, d'où un bref requiem : "Bref, le pauvre vieux Jauréguiberry, le plus vieux des cuirassés encore en service de la marine française termine sa carrière militaire en exil, à Port-Saïd. Qui eût jamais songé à pareille chose, lorsque, fendant les flots pour la première fois, il descendait de la cale sur laquelle il avait été construit. Au moins, le sort favorable lui aura t-il encore réservé une page de gloire, et si le pavillon des navires de guerre portait, comme les drapeaux des régiments, les noms des combats livrés et des victoires remportées, le nom des Dardanelles viendrait encore rappeler à tous ceux qui vont voir maintenant ce ponton désarmé, qu'il a été un organisme vivant, actif, glorieux".Une interruption du journal entre le 6 et le 15 avril s'explique par la rédaction d'une longue statistique médicale commencée en mars, et achevée seulement en mai. La routine des consultations et des commissions de santé se poursuit, ce qui se traduit par des notes plus abondantes encore et portant sur quantité de domaines : notons, le 22 avril, la rencontre avec l'essayiste catholique Henri Massis (1886-1970), "Agathon", alors sous-lieutenant de chasseurs à pied, et venant d'être affecté à l'état-major de Syrie ; chargé d'une mission de renseignements, il était basé à Alexandrie, et fut souvent invité au carré où il pouvait développer ses conceptions thomistes (appliquées à la situation de l'Allemagne, contaminée par Luther et Kant, cela va sans dire ...).Il est probable que d'autres carnets firent suite à ce dernier que nous possédions, Bartet ne manifestant pas à la date du 5 juillet son intention d'en arrêter la rédaction, mais nous ne les avons pas. Tel quel, cet ensemble est en tout cas remarquable, et mériterait une édition critique.Cf. Toda (Michel) : Henri Massis, un témoin de la droite intellectuelle (Paris, 1987). - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
MARTEL Edouard-Alfred, ANDRE Daniel, CASTERET Soeur Marie, CARLIER Pierre, GAUTIER Alain, KALLIATAKIS Gérard, RENOUARD Claire et Louis
Reference : 52076
Association Edouard-Afred Martel, Meyruels, 1997
Un volume grand in-4° (34 x25 cm), reliure cartonnée editeur, avec le premier plat orné du portrait d’Alfred MARTEL, 607 pages. Le 9 juillet 1889, Edouard-Alfred Martel 1859-1938), après avoir préparé consciensieusement cette aventure, descend un à un les barreaux d’une échelle flottante qui se balance le long des 75 mètres de la paroi du Gouffre de PADIRAC. Il va devenir le père de la Spéléologie mondiale. Exemplaire imprimé en 310 exemplaires, en TRES BON ÉTAT [52076]
Petit de Julleville Louis Lallier Roger Croiset Alfred
Reference : 24197VPPG
ISBN : B001BUG7TQ
G. Masson Broch D'occasion tat correct 01/01/1885 318 pages
Recueilli et publié sur des Notes intimes d'Alfred de Vigny par Louis Ratisbonne.Édition originaleavec fausse mention de deuxième édition sur la couverture. Paris, Michel Lévy Frères - 1867 - 307 pages. Mention "cercle du caveau" sur le dos.Reliure demi basane bordeaux, tampon du relieur Barascu - Nimes. Dos lisse à faux nerfs filetés à froid et fleurons dorés. Chiffres dorés (28) sur le premier plat. Couverture jaune conservée. Non rogné. Rares rousseurs. Tampons. Bon état. Format in-12°(19x13).