RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE [Arouet (François-Marie)] ; etc.
Reference : 956
S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS
In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution : 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait : « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands ; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices ; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices : / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris : Lesné/Nepveu, 1820. Provenance : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre " JC " sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, " caution révolutionnaire " du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire ; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme " plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un " (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.
Paris ; id. ; id. ; id. ; s. l. ; Paris ; id. ; s. l. ; s. l. ; Paris : s. n. ; Pierre Chevalier ; id. ; id. ; s. n. ; Pierre Chevalier ; id. ; s. n. ; s. n. ; Pierre Chevalier, 1615 ; 1614 ; 1614 ; 1615 ; 1615 ; 1616 ; 1608 ; s. d. ; s. d. ; 1615. RECUEIL DE 9 ÉDITIONS ORIGINALES RARES D'OEUVRES DE SAVARON
In-8° (171 x 114 mm), [3] ff. 250 pp. [SUIVI DE] 23 pp. - [1] f. [SUIVI DE] 38 pp. [SUIVI DE] 23 pp. [SUIVI DE] 29 pp. - [3] ff. [SUIVI DE] 91 pp. - [2] ff. [SUIVI DE] 279 pp. - [2] ff. - 36 pp. [SUIVI DE] [20] ff. - 192 pp. - [8] ff., veau et vélin, dos à cinq nerfs orné avec en pièce de titre "OEuvres diverses de Savaron" (reliure de l'époque). Lors des États généraux de 1614, Jean Savaron (1566-1622), en tant que député au Tiers état d'Auvergne, brilla par son érudition et son éloquence. Porte-parole de son ordre, il attira l'attention sur la souffrance du peuple, demandant pour la soulager une diminution des pensions dont bénéficiaient la noblesse. Il s'opposa également aux théories ultramontaines du clergé en prônant l'absolutisme, et contribua ainsi à poser les bases de la « monarchie de droit divin » qui caractérisera le règne de Louis XIV. La plupart des écrits regroupés dans ce recueil reprennent cet aspect bien connu de son oeuvre. Mais l'on découvre également un curieux opuscule, le Traitté contre les masques (1608), où Savaron qualifie masques et déguisements de diableries, avançant qu'en latin comme en grec, « masque » et « démon » ont une étymologie commune. Le recueil comporte également un texte en défense de l'absolutisme signé par Théophile Dujay, pseudonyme de Jérôme Bignon (1589-1656), et un examen du Traicté de la souveraineté du roy de Savaron signé par Jean Le Coq et généralement attribué à Jean-Paul Le jau. Petits manques au dos et manque à la coiffe inférieure, un manque sur le plat supérieur et un sur celui inférieur, manque à la première garde entrainant la perte du partie d'une liste manuscrite des pièces présentes dans le recueil, très petites mouillures marginales, galeries de vers marginales çà et là entrainant la perte de quelques lettres ou parties de lettres dans quelques manchettes de la Chronologie des Estats généraux, quelques feuillets légèrement brunis.
Paris : Librairie Ch. Delagrave, s. d. (1890). BELLES ILLUSTRATIONS À PLEINE PAGE PAR UN PEINTRE OBSERVATEUR DE L'ENFANCE
In-4° (258 x 198 mm), [1] f. - 48 pp., demi toile rouge, dos muet, couverture illustrée (reliure éditeur). Édition originale de cet album illustré de 12 belles compositions en noir et blanc de l'illustrateur Jean Geoffroy (1853-1924), qui collabora avec Eudoxie Dupuis, dite Tante Nicole (1835-1906), à la réalisation d'une collection d'albums mettant en scène le personnage de Pierrot : Pierrot Don Quichotte, Pierrot Robinson, Les 12 métiers de Pierrot... Ces ouvrages furent régulièrement réédités jusque dans les années 1920, mais ces tirages postérieurs sont moins soignés. Les originales sont devenues fort rares. Christiane Hubert souligne l'importance de la contribution de Jean Geoffroy à l'imaginaire visuel de l'enfance : « [S]i l'artiste Geoffroy n'est plus connu de nos jours, nous pouvons affirmer sans hésitation que ses peintures d'enfants le sont. Car, à contempler les couvertures d'ouvrages récents concernant l'enfance, ou l'histoire de l'enfance, on ne peut qu'être frappé par le nombre d'emprunts à son oeuvre. Aussi n'est-il pas surprenant de constater l'immédiate familiarité, pour tout un chacun, des représentations que Geoffroy propose des enfants » (« Un peintre de l'enfance aux débuts de la llle République : Jean Geoffroy », Carrefours de l'éducation, 2006/1 (n° 21), p. 95-112.). Le musée de l'échevinage de Saintes lui consacra une exposition monographique, la première à être organisée en France, en mai-octobre 2015. Grand observateur de l'enfance et témoin de préoccupations sociales de la IIIe République, Jean Geoffroy (qui signera Géo à partir de 1880) se fait rapidement un nom comme illustrateur de livres pour la jeunesse, et travaille notamment avec l'éditeur Hetzel. Proche du Docteur Variot, fondateur de la puériculture, il témoigne par la peinture des balbutiements de cette discipline et, en 1882, est nommé membre de la Commission de l'imagerie scolaire. Maître de la scène de genre, peintre de l'école et des enfants du peuple, Jean Geoffroy produit également quelques compositions plus oniriques où apparaît la figure de Pierrot, allégorie des aspects fantaisistes de l'enfance. Bibliographie : "Nouvelle acquisition : Les Pierrot de Jean Geoffroy". En ligne : réseau Canopé, MUNAÉ. Publié le 01/03/2018. Taches sur les plats, dos insolé, coins abîmés. Quelques rousseurs.
Lugduni (Allemagne ?) : 1611. RARE EXEMPLAIRE EN BEAU MAROQUIN ANCIEN DE L'APOLOGIE DU MARTYR DE JEAN CHÂTEL
In-8° (176 x 108 mm), 319 pp. - [1] p. bl, maroquin rouge, triple filet sur les plats avec fleurons au angles, dos lisse orné, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure du XVIIIe siècle). Première édition latine rare faite sur la seconde édition de 1610. L'originale en français datant de 1595. Jean Châtel, fils d'un marchand de draps, fut l'auteur d'un attentat manqué sur la personne du Roi Henri IV, « En la chambre de la Dame de Liencourt (Gabrielle d'Estrée) le 27 de Décembre, Jehan Chastel âgé de 19 ans se coula dedans... et d'un cousteau qu'il avoit, pensant luy donner dans la gorge, le frappe en la bouche, et luy rompt une dent... » Il fut exécuté comme régicide, écartelé en place de Grève, deux jours plus tard. La maison de son père, sur l'île de la Cité, fut démolie et remplacée en 1595 par une « pyramide » commémorative. Lors de l'enquête, on découvrit que Jean avait été élève des jésuites au collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). Les jésuites furent accusés d'avoir inspiré son acte, malgré les dénégations de l'accusé. Ses anciens professeurs, les pères Hay et Guéret, furent bannis du royaume de France. Un autre, le père Guignard, fut pendu et brûlé en place de Grève. Les autres pères furent exilés, le collège mis sous séquestre et les meubles vendus. Ceux qui furent bannis du royaume seront finalement rappelés, faute de preuves. Les ligueurs inscrivirent Jean Châtel dans leur martyrologe, et Jean Boucher écrivit son Apologie. En 1605, après le rappel de la compagnie de Jésus par Henri IV, on détruisit la pyramide de Châtel ainsi que les inscriptions anti-jésuites qu'elle comportait. À son emplacement, le prévôt des marchands François Miron fit construire la fontaine des Barnabites. On attribue sans preuves décisives l'Apologie à Jean Boucher, un des ligueurs les plus actifs, réfugié en Flandre. « Elle démontre que l'acte de Chastel est juste... est héroïque, et que l'arrêt de la Cour est impertinant contre lui et contre les jésuites. La doctrine du tyrannicide s'appuie sur les protestants eux-mêmes. L'auteur démontre l'incapacité de Henri IV, même après sa prétendue conversion. Il termine par un appel à un nouvel assassin »... (Hauser, Sources de l'Histoire de France, IV, 3122). Contient en plus de la traduction latine de l'Apologie : p. 267 : « Effecta abominanda excommunicationis Heinrici Valesii et Heinrici Navarrei »..., traduction latine des « Effects espouventables de l'excommunication de Henry de Valois, & de Henry de Navarre. Où est contenue au vray l'histoire de la mort de Henry de Valois, & que Henry de Navarre est incapable de la Couronne de France » publiée chez Nicolas Nivelle et Rolin Thierry à Paris en 1589, p. 293 : « Epistola illustrissimi cardinalis Montalti scripta ad concilium generale Sanctae Unionis, ex italico in latinum conversa », traduction latine de la « Lettre de l'illus[trissi]me cardinal Montalte, escrite par le commandement de Nostre S. Père le pape, au Conseil général de la saincte Union » publiée en italien et en français chez Nicolas Nivelle et Rolin Thierry à Paris en 1589, p. 296 : « Apodixis qua demonstratur haud licitum esse subdito maledicere regi suo: multo minus personam eius adoriri », traduction latine du « Discours par lequel il est monstré qu'il n'est loisible au subject de médire de son roy, et encor moins d'attenter à sa personne » par Claude de Morenne, p. 311 : « In luctuosissimum obitum regis Heinrici IV suspiria Galliae et fidelitas gallorum. », traduction latine des « Souspirs de la France, sur la mort du roy Henry IIII. & la fidelité des françois. » imprimée chez Pierre Ramier à Paris en 1610. Provenance : " VÉLIZY. ", ex-libris imprimé au premier contreplat. Non identifié. Papier bruni.
Citadelles & Mazenod 1993 318+318 pages in-4. 1993. Cartonnés toilés sous emboîtage. 2 volume(s). 318+318 pages. Cet ouvrage regroupe l'intégralité des 245 fables de Jean de La Fontaine illustrées par les 275 planches en couleurs de Jean-Baptiste Oudry peintre de Louis XV. L'édition publiée chez Citadelles & Mazenod est une version complète et richement illustrée de ce chef-d'œuvre du patrimoine français
Très bon état
CONTEL (Jean-Charles) [LECONTE, Jean-Charles Maurice)] ; DUPOUY (Auguste)
Reference : 1430
Saint-Brieuc : O. L. Aubert, 1928. LE GOTHIQUE BRETON EN 12 LITHOGRAPHIES SIGNÉES
In-f° (395 x 288 mm), [12] pl - [4] ff., en feuilles sous couverture titrée. Édition originale peu courante de ce recueil de 12 planches lithographiques, en noir et en couleurs, consacrées au gothique breton (Auray, St Malo, Vitré, Dinan, Lamballe, Morlaix, St Brieuc, Quimper, Rennes, Vannes, Châteaubriant, Quimperlé). Un des 100 exemplaires sur papier vélin Canson Montgolfier avec toutes les planches signées à la main, après 2 exemplaires sur vieux Japon, 6 sur Japon impérial et 12 sur Madagascar. Suivent 300 exemplaires sur rives réservés aux Bibliophiles Bretons et 150 exemplaires sur Rives. Malgré les indications données au justificatif de tirage, l'artiste, malade, n'a pu signer les planches ni effectuer les remarques sur certains des exemplaires. Sur celui-ci (le n°43), les signatures ont bien été effectuées sur toutes les planches. Introduction par Auguste Dupouy : « Chers vieux murs décrépits, mais résistants, qui ne sauriez compter sur la bonne retraite du « monument historique », les artistes et les poètes sont vos derniers conservateurs. Qu'ils ont raison de craindre pour vous la fureur de démolition ou de rajeunissement qui s'est emparée de ce siècle inquiet ! » 4 exemplaires au CCfr : BnF (Richelieu), Brest, Quimper, Saint-Malo. Né à Glos, Jean-Charles Maurice Leconte, dit Contel, s'initie à la lithographie auprès d'Émile Morière, imprimeur établi à Lisieux. Sa première exposition parisienne, organisée en 1918, reçoit un accueil favorable : il s'installe à la capitale, où il côtoie Matisse et Vlaminck.. Contel fait paraître une série d'albums de planches consacrés aux vieux logis : la Normandie, Rouen, Paris... Vieilles Maisons de Bretagne en est le dernier. En effet, en 1927, alors que l'ouvrage est quasi-finalisé, Contel est interné à Sainte-Anne. Une lettre envoyée aux souscripteurs des Bibliophiles Bretons atteste de la situation : "Malheureusement, M. Jean-Charles Contel, gravement malade [...], se trouve dans l'impossibilité et de faire sur certains exemplaires les remarques convenues et de donner aucune signature. Les docteurs qui le soignent nous ont affirmé qu'il ne serait probablement jamais en état de pouvoir donner cette satisfaction aux admirateurs de son grand talent. Et il parait que les "VIEUX MURS DE BRETAGNE" constitueront sa dernière oeuvre.". La ville de Lisieux organise une grande exposition pour lui venir en aide mais Contel, frappé par une nouvelle attaque, meurt en septembre 1928 à l'âge de trente-trois ans. Bibliographie : Monod I-3116 ; LEFÈVRE, Eric et LAILLIER, Jean-Yves. Basse Normandie, terre d'artistes. 1840-1940. 2002. p. 58. Quelques légères rousseurs. Bords des plats de couverture insolés.
[BERNARD (Jean-Frédéric) - MIRABAUD (Jean-Baptiste de) - LE MASCRIER (Jean-Baptiste)]
Reference : 625
Londres ; id. ; s. l. : s. n. ; id. ; id., 1751 ; id. ; s. d. (1778). L'UN DES GRANDS TEXTES DE LA PENSÉE MATÉRIALISTE EN FRANCE AU XVIIIE SIÈCLE EN MAROQUIN ANCIEN
3 parties en un vol. in-8° (168 x 108 mm), xii - 244 pp. - [2] ff. - 172 pp. - 72 pp., maroquin rouge, dos lisse orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). ?Édition originale peu courante quand, comme ici, bien complète des trois parties dont la dernière, l'Essai sur la chronologie attribué à Le Mascrier, ne parut qu'en 1778. La préface a été rédigée par l'abbé Le Mascrier, l'un des éditeurs. L'autre fut le célèbre César Chesneau du Marsais. La première partie serait de Jean-Frédéric Bernard, on y trouve des articles sur la Création et le Déluge, tirés de « Telliamed ». La seconde est de Mirabaud. Ayant d'abord circulé sous forme manuscrite (Opinions des anciens sur le monde, Opinions des anciens sur la nature de l'âme) avant de paraître avec des modifications plus ou moins importantes dans des recueils imprimés, la Dissertation qui traite de l'origine du monde prend place dans les Dissertations mêlées (Amsterdam, 1740) avant que Le Mascrier en donne une version définitive, annotée, dans Le Monde en 1751. Cet ouvrage, condamné au feu par le Parlement, ouvre la voie du matérialisme des Lumières en utilisant l'arme de l'érudition. L'ouvrage ne prétend pas exposer un système, il consigne seulement des « opinions », celles des anciens sur le monde, sa structure, sa formation, ses révolutions, sa destruction, sur l'âme, sa nature, son immortalité. L'entreprise qui parait d'une cohérence exemplaire, par sa méthode et par la fin systématique qu'elle poursuit, résume un aspect essentiel de la pensée matérialiste du début du XVIIIème siècle. Et donc, cela n'a « sans doute pas été seulement, pour le d'Holbach du Système de la nature [paru sous le nom de Mirabaud], un pseudonyme d'occasion ; il symbolisait aussi une prise de position philosophique audacieuse, il rappelait une oeuvre originale qui, par la rigueur de son intention et de sa méthode, tranchait sur tant de compilations ou de contributions dispersées au combat clandestin du matérialisme ». Bibliographie : Barbier - V, 335-d ; Quérard - VI, 153 ; Bloch, Le Matérialisme du XVIIIème siècle et la littérature clandestine, pp. 91-113. Trois des coins anciennement restaurés, petit manque en marge en gouttière au premier titre, papier légèrement et uniformément roussi.
1867. PAIRE DE BUSTES MINUSCULES EN BISCUIT REPRÉSENTANT NAPOLÉON III ET L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE
Biscuit de porcelaine, 48 x 21 x 22 mm. Paire de bustes minuscules en biscuit représentant Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Le buste d'Eugénie porte à droite du piédouche la signature « Gille Jne FAB » et à gauche la mention « 1867 EXPOSITION ». Le buste de Napoléon III porte à droite du piédouche la signature « Gille Jn ». Tous deux portent sous le piédouche une pastille en biscuit bleu ciel monogrammée « GJ ». Charles Robin, dans son Histoire illustrée de l'exposition universelle, décrit la production des ateliers Gille jeune en ces termes inspirés : « tout cela est d'un fini, d'un mouvementé, d'un mignon à rendre jaloux le bronze. En effet, c'est du bronze blanc, du bronze gai... » À la mort de Gille en 1868, l'entreprise est reprise par deux de ses employés, Désiré Vion et Charles Baury. Gille semble également avoir produit un troisième buste de mêmes dimensions à l'effigie du Prince impérial. Plusieurs histoires circulent sur la jeunesse de Jean-Marie Gille (parfois nommé Jean-Batiste Gille): il aurait exercé comme ouvrier bijoutier puis, désireux de se lancer dans l'industrie qui ferait son renom, aurait débuté, souffrant de la misère, en vendant des rebuts de porcelaine fêlée. Quoi qu'il en soit, Gille ouvre finalement une première boutique rue du Temple puis, en 1837, installe rue Paradis-Poissonnière sa propre manufacture. En 1844, 160 ouvriers y sont employés. Dans les année 50-60, la manufacture Gille jeune touche à la célébrité : il participe à Londres, en 1851, à sa première exposition universelle et y est médaillé de deuxième classe. Suit l'exposition de Paris en 1855, où il est décoré non seulement d'une médaille de première classe mais aussi de la Légion d'honneur.De sa nomination transparaît l'idéal de mobilité sociale promu par le nouvel Empire : "Ancien ouvrier - Progrès et développement dans l'industrie de la porcelaine, et services rendus à la classe ouvrière". Nommé en 1858 fournisseur officiel de l'impératrice Eugénie, Gille trouve tout de même le temps de déposer huit brevets d'invention : plaques de porcelaine destinées à porter le nom des rues (aujourd'hui remplacées par des plaques sur support métallique), application au feu de l'argenture sur le biscuit, mais aussi, plus curieusement, un système de chauffage par la vapeur pour fauteuils creux et chauffe-pied... Gille participe en 1867 à sa dernière exposition : installé près de la grande maison mobile de M. Waser, il y propose de sculpter sur commande bustes et médaillons de porcelaine, et expose ses oeuvres de grandes dimensions dans le jardin près de ses fours (Herbert Marini, Trente visites à l'Exposition universelle, p. 293). Une statue de biscuit représentant le potier Bernard Palissy y est particulièrement admirée ; Gille l'offrira au Musée national Adrien Dubouché.. Bibliographie : Porcelaines parisiennes, 1770-1870. Mairie annexe des 10e et 16e arrondissements, Musée municipal, Saint-Dié, Musée Sandelin, Saint-Omer · Numéro 18430. 1983 ; Willot, Benoit. "Jean-Marie Gille, industriel bonapartiste et inventeur". Polmorésie. 2020.
Lyon : Cercle lyonnais du livre, 1928. UN MAROQUIN IVOIRE PONCÉ ORNÉ EN MARQUETERIE DE PAILLE, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-f° (335 x 262 mm), [1] f. bl. - [1] f. - [1] pl. - [5] ff. - 267 pp. - [10] pl. - [3] ff., maroquin ivoire poncé orné d'un décor de filets dorés couvrant le dos et les plats, dos lisse orné et mosaïqué, décor à la plaque mosaïqué de maroquins vert et turquoise et d'ornements vert et vert sombre en marqueterie, encadrement intérieur mosaïqué de maroquins vert et turquoise, contregardes et gardes de peau marbrée, gardes de papier marbré, tête dorée, couvertures et dos conservés, chemise demi-maroquin vert sapin à bandes, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Tirage limité à 152 exemplaires sur vélin van Gelder Zonen, un des 120 exemplaires nominatifs imprimé pour « Monsieur René Kieffer ». Viennent ensuite 20 exemplaires mis dans le commerce et 12 exemplaires réservés aux collaborateurs et aux archives de la société. Il est habillé d'une reliure en maroquin ivoire poncé mosaïqué agrémentée d'ornements en marqueterie et de gardes en peau marbrée dans les tons verts. L'édition est illustrée par Daragnès de 32 gravures sur cuivre en couleurs au burin, dont 11 hors texte, et de bois ornementaux gravés par Jean-Gabriel Daragnès. L'achevé d'imprimer porte sa marque au coeur fleuri ainsi que sa signature à l'encre. Édition augmentée d'une belle préface de Giraudoux, composée sous la forme d'une lettre de Suzanne à Daragnès : « Que disent les peintres, quand une inconnue s'approche doucement d'eux, par derrière, et pose ses mains sur leurs yeux ? Vous auriez vu l'ombre de mes paumes ; cela vous aurait singulièrement aidé pour ces gravures où, paraît-il, vous me représentez sans vêtements. Vous voulez bien m'écrire aujourd'hui que les bibliophiles de Lyon seraient terriblement désireux de savoir pourquoi il n'est pas question de Dieu dans la relation de mes voyages [...] et je veux bien vous répondre, mais à la condition que ma réponse ne sera jamais lue par d'autres que vous, c'est-à-dire que vous la publierez en édition luxe et en première page. C'est encore là le meilleur gîte pour les personnes qui aiment le secret. » Jean-Gabriel Daragnès (Bordeaux : 1886-Neuilly-sur-Seine : 1950), formé comme graveur et illustrateur, commence en 1925, dans son atelier de Montmartre, une seconde activité d'imprimeur et éditeur. Collaborant aux éditions Émile-Paul Frères, aux édition de la Banderole et aux éditions de la Sirène comme directeur artistique ou maître typographe, il fit paraître sous sa "marque" au coeur fleuri plusieurs ouvrages considérés comme des chefs d'oeuvre du livre dit "d'illustrateur". Bibliographie : Monod 5472, "un des grands livres de Daragnès". Dos de la chemise passé et quelques décharges des illustrations.
[GASTRONOMIE] FOLLAIN (Jean) ; CARZOU (Jean, ill. [ZOULOUMIAN, Karnik])
Reference : 1458
Les éditions de luxe du groupe de Libre création, 1965. EXEMPLAIRE SUR JAPON NACRÉ AVEC DOUBLE SUITE
In-4° (289 x 225 mm), 89 pp. - [1] f. - [1] f. bl., chemise-étui éditeur, chemise titrée au dos. Édition originale illustrée de 6 compositions à pleine page par Jean Carzou (Alep : 1907 - Marsac-sur-l'Isle : 2000). Tirage limité à 175 exemplaires, un des 4 exemplaires sur Japon nacré (marqué B) sous emboîtage parchemin réservé à ces exemplaires agrémentés d'une double-suite (en noir et en rouge) sur papier à la main, deuxième papier après un exemplaire unique sur pur chiffon et avant 15 exemplaires sur Japon nacré sous emboitage de luxe. Suivent 130 exemplaires sur BFK rives et 25 H. C. Pour cet ouvrage, deuxième de la collection « Cheminements » dirigée par Pierre Feille, Jean Follain réunit 6 chapitres de miscellanées gastronomiques : le cuisinier Carême, sa préparation de la soupe à la tortue géante et son oeuvres écrite et gravée ; les plats à base de sang ; une recette partagée par Léon-Paul Fargue ; le pain pétri avec les pieds ; la cuisine gothique (« le cuisiner gothique mélangera facilement volailles et poissons, jus de viande et eau de rose, poivre et sucre »)... « Chaque guerre fait disparaître pour le moins une sorte de pain ; le gros polka disparaît après celle de mil neuf cent quatorze, et le gros fendu après celle de mil neuf cent trente neuf [...] de vieilles familles gardent encore en souvenir un petit morceau de pain du Siège de Paris, de couleur brun foncé. » (p. 52-56). Petites rousseurs à certaines planches de la suite.
Institut Océanographique 1958 20 pages Monaco. in-8. 1958. agrafé. 20 pages. Avec des figures en noir - Il s'agit d'une étude scientifique de 1958 (ou 1959 selon les sources) par Jacques Laborel et Jean Vacelet portant sur la biodiversité et les peuplements d'une grotte sous-marine spécifique située dans le golfe de Marseille. Cette publication est considérée comme un travail pionnier dans l'étude biologique des grottes marines
Très bon état
L'Harmattan 1978 89 pages collection Théâtre hors la France. in-12. 1978. broché. 89 pages. Pièce de théâtre de Jean-Claude Scant créée au Théâtre du Centre d'Aix-en-Provence le 30 juin 1974 éditée chez P. J. Oswald en 1975. L'œuvre a été mise en scène par Jean-Pierre Laruy et adaptée par Max Eyrolle et Pierre Maclouf
Bon état
Paris : Cheû lés messieurs Didot (Firmint Didot frères, fils et Cie), s. d. (1858). UN RECUEIL DE FABLES ET CONTES EN PATOIS SAINTONGEAIS AGRÉMENTÉS D'UN IMPORTANT VOCABULAIRE
In-12° (196 x 121 mm), 72 pp., demi-basane rouge, dos lisse orné à froid, couverture imprimée illustrée conservée (reliure postérieure, fin du XXe siècle). Troisième édition, en grande partie originale, tirée à très petit nombre (25 ex. selon le Bulletin du bouquiniste, n°245, 1867) dont quelques-uns sur papier de Chine ou de couleur de ce recueil de fables et contes en patois saintongeais. La Bibliographie de la France l'annonce dans son bulletin du 5 février 1859 et l'attribue par erreur à Vallery-Radot, bibliothécaire du Louvre, dédicataire de l'oeuvre. Revue et augmentée, elle contient 18 pièces dont 12 nouvelles ainsi qu'un vocabulaire (pp. 56 à 70) dont plusieurs sont des traductions ou adaptations libres des fables de la Fontaine. Elle est illustrée de deux vignettes in-texte pour « Le Louc et l'ignâ » (répétée sur la 4e de couverture) et « La Cigale et l'feurmit ». Cette dernière est particulière car en fait de cigale, c'est bien un criquet qui est représenté... L'erreur fût corrigée dans la 4e et dernière édition qui ajouta par ailleurs deux autres gravures pour « L'Ajace embobelinée dan dés piume de pahon ». Il y eu 4 éditions de cet ouvrage, tirées à très petit nombre, et donc toutes aussi rares les unes que les autres. La première parut chez les Didot en 1849 sous le titre Fables en patois charentais (Dialecte du canton de Jarnac). Elle se compose de 4 fables et d'un petit glossaire en 21 pages. La deuxième, Noveau fabeulier jarnacoès, qu'at été compousé lindi venant à hier peur l'ebaudissement d'ine Saintongeoèse in p'tit feugnon, chez les mêmes en 1852 contient 6 fables en 35 pages. Celle qui porte au titre la mention de « troisième édition, revue et augmentée » en est en fait la quatrième et dernière. Annoncée comme « imprimée sur papier de couleur et ornée de gravures sur bois » chez les mêmes en 1859 (annonce du 20 aout, JGIL, 48e année, 2e série, n°34) elle s'intitule Recueil de fables et contes en patois saintongeais et présente pour la première fois la traduction française en regard et 3 nouvelles pièces qui en portent le total à 21 en 128 pages. Elle supprime par contre le vocabulaire. Toutes ces éditions présentent une évolution du texte avec des variantes significatives. Jean-Henri Burgeaud des Marets, docteur en droit, linguiste, poète et écrivain, premier traducteur de Mickiewicz, précurseur du régionalisme, ami du prince-philologue L.-L. Bonaparte, avait aussi réuni une bibliothèque patoisante de la plus grande importance. Provenance : Alain-Joël Taveneau (non identifié), La Rochelle, avec son ex-libris imprimé au contreplat supérieur. Bibliographie : Bibliothèque patoise de M. Burgaud des Marets - 630, 631, 2537 ; Beaulieu, Vie et travaux de Burgaud des Marets - 22, Rupella, Millon, 1928 et Fables et contes en patois saintongeais, id., ibid., 1930. Mouillure angulaire marginale, quelques rousseurs.
Paris ; id. : Simon de Colines ; id., 1530 ; 1528. LES RETENTISSANTS DEUX PREMIERS RECUEILS D'ODES PROFANES DU PLUS GRAND POÈTE NÉO-LATIN DU XVIE SIÈCLE, « L'HORACE FRANÇAIS », PRÉCURSEUR DE LA PLÉIADE
In-8° (168 x 106 mm), [1] f. - 76 pp. - [1] p. bl. (a-i8 k4) + [15] ff. (a8 b7, dernier feuillet blanc b8 absent), veau blond, dos à 5 nerfs orné à froid, encadrement à froid sur les plats, tranches rouges (reliure pastiche moderne). En 1528, Jean Salmon, 38 ans, épouse sa compatriote Guillonne Boursault, fleur des jeunes filles loudunaises âgée de 18 ans. De cette muse qu'il surnomme la « rieuse », objet principal de sa poésie, naît, l'année même, un premier recueil de 24 odes en vers latins particulièrement inspirées qui le propulse, immédiatement et unanimement, au rang de maître du genre puis un second en 1530, composé de 4 livres de 28, 20, 29 et 30 pièces, qui feront définitivement de lui le « second Horace ». On retiendra, à titre d'exemple et outre ses odes dédiées à sa femme, celles à Francois Ier, Cupidon, Bacchus ou encore à son ami Erasme. Jean Salmon Macrin (1490-1557) ou plutôt Salmon Macrin dit Macrin, poète néo-latin, valet de chambre et lecteur du roi François Ier dès 1533, occupera ce poste de longues années, aux côtés de son ami Clément Marot mais aussi de Claude Chappuys, du traducteur Antoine Macault et du peintre Jean Clouet. Il l'occupera par la suite à la cour d'Henri II. Créateur d'une poésie personnelle d'un style conforme à l'imitation des Anciens, procédé très prisé à la Renaissance, initiateur d'une école française de poésie en langue latine jusqu'alors inexistante, Macrin est l'unique poète lyrique en vue de sa génération, profondément admiré par ses contemporains. En s'inspirant d'Horace, de Catulle, des élégiaques romains et des poètes néo-latins de la Renaissance italienne, Macrin a apporté un nouveau souffle à la sensibilité poétique de son époque et influencé plusieurs générations de poètes. Mainte caractéristique de son modèle poétique reparaîtra dans les oeuvres de la Pléiade. Aujourd'hui, Macrin est reconnu être le meilleur poète horacisant qui se soit présenté jusque-là. Le 14 juin 1550, à Loudun, Guillonne, âgée de seulement 40 ans, est emportée par la tuberculose pulmonaire dont elle souffrait depuis plusieurs années. Macrin, à jamais inconsolable, lui survivra sept ans mais n'écrira plus un vers.
Paris : Gallimard, 1962. PRIX GONCOURT 1961
In-8° (208 x 144 mm), 275 pp. - [2] ff., broché. Envoi autographe signé : « En très cordial hommage de / Jean Cau ». L'intrigue de La pitié de dieu, prix Goncourt pour l'année 1961, n'est pas sans évoquer le Huis clos sartrien : quatre hommes ayant tous commis un crime partagent une cellule de prison. Achevé d'imprimer à la date de janvier 1962. Jean Cau (1925-1993) entama sa carrière dans les lettres comme secrétaire de Jean-Paul Sartre. S'il s'éloigna peu à peu de ses positions, il continua de clamer son admiration et sa gratitude envers l'auteur de La nausée. Il travailla ensuite comme journaliste pour L'Express, le Nouvel Observateur, le Figaro et Paris Match. Parolier, romancier, dramaturge, il en surprit plus d'un en adoptant, à partir des années 60, des positions politiques bien éloignées de celles de la gauche sartrienne à laquelle il s'était rallié. Plis au dos, piqûres et taches d'encre bleue sur la couverture, décharges d'encre à quelques pages.
Bayoune [Bayonne] : de l'emprimerie de Paul Fauvet Duhard, 1776. « LE CHEF-D'OEUVRE DE LA TYPOGRAPHIE BAYONNAISE »
In-8° (220 x 157 mm), [2] pl. - 284 pp - [8] pp. de table numérotées iii-x, cartonnage à la Bradel, demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque). Édition originale de ces traductions et adaptations de 106 fables de La Fontaine en vers gascons, désignée par Vinson comme « le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise ». Elle est ornée d'un titre gravé -- armes de la ville de Bayonne, figures allégoriques et cartouche -- et d'un portrait frontispice de La Fontaine, le tout gravé sur cuivre par Noël Le Mire d'après Jean-Michel Moreau (le portrait de l'auteur est gravé d'après Hyacinthe Rigaud). Exemplaire grand de marges, sur beau papier, à l'image de celui de Béraldi (hauteur égale : 209 mm) ; il est par ailleurs bien complet de la table, absente de certains exemplaires, et du lexique « Dictiounnariot gascoun é frances » comprenant 460 mots et expressions ; il s'agit du premier dictionnaire s'intéressant au gascon de Bayonne. Ces « traductions » gasconnes sont d'une fidélité toute relative : le texte d'origine est en effet librement augmenté, et comprend parfois d'amusants éléments de localisation. Le corbeau porte ainsi dans son bec un fromage « Deüs de Lanne, ardoun coum ûe lue » (« de ceux de Lanne, rond comme une lune » traduction d'Émile Ruben). D'autres fables, se prêtant selon Ruben au « dévergondage gascon » ont gagné en piquant : « Les héros d'Homère sont des gens bien élevés comparativement aux personnages de ce conte-fable » (p.13) ; « Je n'ose traduire. Passons vite. » (p. 15). La paternité du recueil fait débat : sont généralement cités comme possibles auteurs François Batbedat (mécène bayonnais qui finança l'édition), Lesca, Daretche (un capitaine d'infanterie, ou Jean Darreche, bourgeois bayonnais, ou encore l'abbé Jean Darretche), Despourrins... On connaît en tous cas une dizaine de manuscrits des poèmes prédatant pour certains l'édition originale, ce qui pousse Jules Vinson à conclure en faveur « d'un travail multiple, qui s'est prolongé pendant un certain nombre d'années, auquel plusieurs personnes ont pris part ensemble ou séparément, et dont M. Batbedat, qui a fait les frais d'impression, a été l'âme, le centre et pour ainsi dire le gérant responsable » (p. 246). Bibliographie : DAGOUASSAT, J.-Robert. Introduction à l'édition en fac-simile des Fables causides. 1980 ; RUBEN, Émile. De quelques imitations patoises des fables de La Fontaine. 1861. pp. 10-15 ; VINSON, Jules. "Le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise" in Mélanges de linguistique et d'anthropologie, 1880. Brunet 3, 756 ; Cohen 304. Légère mouillure en pied à quelques feuillets.
Paris : Saugrain, an II (1794). EXEMPLAIRE SUR PAPIER VÉLIN ILLUSTRÉ DE 5 BELLES FIGURES DE MOREAU LE JEUNE RELIÉ EN MAROQUIN DE L'ÉPOQUE
In-18° (134 x 88 mm), 170 pp. (num. 5 à 174)- [1] f. bl. et [5] ff. de pl., maroquin brun, dos lisse orné, encadrement polylobé sur les plats, roulette sur les coupes, roulette intérieure, contreplats et gardes de tabis rose, tranches dorées (reliure de l'époque). Charmante édition imprimée par Pierre-François Didot, dit Didot le jeune ou Didot Jeune, illustrée de cinq belles figures hors-texte de Moreau le Jeune gravées en taille-douce par Duhamel, Dupréel et Simonet. Le présent exemplaire est tiré sur papier vélin. Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (Paris, 1741-1814), dessinateur et graveur, fut l'élève de Louis-Joseph Le Lorrain, qu'il accompagna en 1758 à Saint-Pétersbourg lorsque ce dernier devint le premier directeur des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Il revint, après y avoir brièvement enseigné le dessin, à Paris au bout de deux ans après la mort subite de celui-ci et suivit les leçons du graveur Jacques-Philippe Le Bas, reproduisant les peintures contemporaines et celles des maîtres anciens. Il devint bientôt, par la souplesse et l'étonnante fertilité de son talent, le dessinateur en renom des planches de toutes les éditions de luxe des classiques français. Son oeuvre dépasse les 2 000 pièces. Jean-Baptiste-Louis Gresset (Amiens, 1709-1777), poète et dramaturge, fut jésuite de 1726 à 1735. Dès 1730, il publie une Ode sur l'amour de la patrie. Un peu plus tard, il découvre le genre littéraire où il excellera : ce sera la poésie badine, raillant et s'amusant de la vie des couvents. Son chef d'oeuvre - dans le genre - est le poème Vert-Vert, ou les Voyages du perroquet de Nevers (1734). Le succès est considérable. Jean-Baptiste Rousseau qualifie ce poème de "phénomène littéraire", à la fois pour l'époque et le talent. La même année, Gresset donne deux autres poèmes dans le même esprit : Le Lutrin vivant et Le Carême impromptu. D'autres pièces contemporaines, La Chartreuse (1734), Les Ombres, les épîtres Au Père Bougeant, À ma soeur, À ma Muse, etc. - plus graves et plus philosophiques - sont aussi moins réussies. Bibliographie : Cohen-De Ricci, 462. Epidermure et éraflures sur le plat supérieur, petite reprise de couleur à un coin, rousseurs marginales uniquement aux figures.
Paris : Saugrain, an II (1793). RARE EXEMPLAIRE TIRÉ SUR GRAND PAPIER VÉLIN AVEC LES FIGURES DE MOREAU LE JEUNE AVANT LA LETTRE RELIÉ EN MAROQUIN DE L'ÉPOQUE
Grand in-18° (141 x 89 mm), 170 pp. (num. 5 à 174) - [1] f. bl. et [5] ff. de pl., maroquin rouge, dos lisse orné, encadrement polylobé sur les plats, roulette sur les coupes, roulette intérieure, charnières cuir, contreplats et gardes de tabis bleu avec encadrement d'un roulette au contreplat, tranches dorées (reliure de l'époque). Charmante édition imprimée par Pierre-François Didot, dit Didot le jeune ou Didot Jeune, illustrée de cinq belles figures hors-texte de Moreau le Jeune gravées en taille-douce par Duhamel, Dupréel et Simonet. l'un des « extrêmement rare » (Cohen) exemplaires tirés sur grand papier vélin avec les figures avant la lettre. Il n'en aurait été fait que 15 exemplaires. Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (Paris, 1741-1814), dessinateur et graveur, fut l'élève de Louis-Joseph Le Lorrain, qu'il accompagna en 1758 à Saint-Pétersbourg lorsque ce dernier devint le premier directeur des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Il revint, après y avoir brièvement enseigné le dessin, à Paris au bout de deux ans après la mort subite de celui-ci et suivit les leçons du graveur Jacques-Philippe Le Bas, reproduisant les peintures contemporaines et celles des maîtres anciens. Il devint bientôt, par la souplesse et l'étonnante fertilité de son talent, le dessinateur en renom des planches de toutes les éditions de luxe des classiques français. Son oeuvre dépasse les 2 000 pièces. Jean-Baptiste-Louis Gresset (Amiens, 1709-1777), poète et dramaturge, fut jésuite de 1726 à 1735. Dès 1730, il publie une Ode sur l'amour de la patrie. Un peu plus tard, il découvre le genre littéraire où il excellera : ce sera la poésie badine, raillant et s'amusant de la vie des couvents. Son chef d'oeuvre - dans le genre - est le poème Vert-Vert, ou les Voyages du perroquet de Nevers (1734). Le succès est considérable. Jean-Baptiste Rousseau qualifie ce poème de "phénomène littéraire", à la fois pour l'époque et le talent. La même année, Gresset donne deux autres poèmes dans le même esprit : Le Lutrin vivant et Le Carême impromptu. D'autres pièces contemporaines, La Chartreuse (1734), Les Ombres, les épîtres Au Père Bougeant, À ma soeur, À ma Muse, etc. - plus graves et plus philosophiques - sont aussi moins réussies. Bibliographie : Cohen-De Ricci, 462. Petits frottements, quelques éraflures sur le plat supérieur.
[PARLEMENT D'AIX] ; [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] ; [PARLEMENT DE PARIS ; MAUPEOU (René-Nicolas de)] ; [GUÉRET (Louis-Gabriel)] ; [MENOUX (Joseph de)] ; [DUHAMEL (Jean)] ; [PARLEMENT DE PARIS] ; [GUÉNÉE (Antoine)]
Reference : 1558
Aix ; Rome [fausse adresse] ; s. l. ; Berlin [Paris] ; Nancy ; s. l. ; s. l. ; Amsterdam [Paris] : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs ; apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse] ; s. n. ; aux dépens de la compagnie ; chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège ; s. n. ; s. n. ; chez Abraham Root, 1765 ; 1750 ; 1755 ; 1751 ; s. d. ; 1716 ; s. d. (1764) ; 1765. TRÈS HUMBLES REMONTRANCES AU ROI ET À VOLTAIRE
In-12° (168 x 98 mm), 179 pp.; [1] f., 44 pp., [1] f. bl.; [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp.; 41 pp. numérotées 3-43 sans manque; 144 pp.; 63 pp.; 24 pp., demi-basane brune à coins, dos lisse orné, plats de papier marbré, tranches rouges. Recueil de 8 pièces du XVIIIe siècle réunies en un volume : droit, économie, religion, rhétorique. Trois des pièces sont des remontrances au roi Louis XV qui témoignent des conflits entre ce souverain et ses Parlements. L'ouvrage comprend également l'édition originale rare d'une pièce d'Antoine Guénée condamnant l'antisémitisme de Voltaire. 1) [PARLEMENT D'AIX] Arrest de la cour du parlement de Provence du 30 octobre 1765 Aix : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs, 1765 179 pp. Édition originale. Réquisitoire de Le Blanc de Castillon, avocat général au Parlement de Provence, contre les Actes de l'Assemblée générale du clergé de France contre la religion : cette délibération condamnait plusieurs ouvrages anti-religieux des Lumières ainsi que le jansénisme, et revendiquait l'indépendance du ministère ecclésiastique quant aux « objets mixtes » (voeux de religions, sacrements...). Supprimés par le Parlement en septembre, les Actes sont toutefois défendus par Louis XV, qui demandait alors des subsides au clergé. Le virulent débat qu'ils suscitèrent, encore avivé par l'anti-jésuitisme, illustre les limites du gallicanisme et les tensions entre Parlement et gouvernement qui marquèrent le règne de Louis XV. Félix Rocquain, L'Esprit révolutionnaire avant la révolution, 1878. pp. 250-254. 2) [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] Mémoire concernant l'utilité des états provinciaux, relativement à l'autorité royale, aux finances, au bonheur, & à l'avantage des peuples Rome : apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse, imprimé en France], 1750. [1] f., 44 pp., [1] f. bl. Édition originale, parue sans nom d'auteur, du premier traité du marquis de Mirabeau. Le futur physiocrate, encore nostalgique des valeurs nobiliaires féodales, y défend pourtant la décentralisation des pouvoirs : décrivant les états provinciaux comme un contrepoids à l'autorité royale, il encourage leur extension à l'ensemble du territoire. Retravaillé et augmenté pour les rééditions de 1757 et 1758, le Mémoire sur les états provinciaux est finalement intégré à la quatrième partie de l'Ami des hommes, « best-seller » qui fait la célébrité du marquis de Mirabeau. Deux éditions parues à la même adresse et à la même date diffèrent légèrement par le matériel et la composition typographique. 3) [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] Arrests, arrestés, et remontrances du Parlement au roi, au sujet des entreprises du Grand-Conseil. Du 27 novembre 1755 s. l. n. n., 1755 [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. Édition originale. Recueil de remontrances à Louis XV concernant la déclaration royale du 10 octobre 1755 indiquant que les actes du Grand Conseil seraient exécutoires sans l'autorisation des Parlements. La seconde partie du texte est signée par René-Nicolas de Maupeou qui, pour tenter d'apaiser les tensions entre le pouvoir royal et les Parlements, mena en 1771 une importante réforme judiciaire qui aboutit à la suppression du Grand Conseil et à la division du Parlement de Paris. 4) [GUÉRET (Louis-Gabriel)] Avis d'un docteur en Sorbonne au sujet de la déclaration du Roy, du 17 août 1750, et de la réponse du clergé de France Berlin [Paris] : aux dépens de la compagnie, 1751 41 pp. numérotées 3-43 sans manque. Édition originale de cet essai concernant la déclaration du roi (17 août 1750) exigeant la déclaration, dans un délai de six mois, des biens et revenus des bénéficiers du clergé de France. L'abbé Guéret s'y déclare favorable à l'imposition du clergé. Selon Stourm, l'ouvrage serait également paru, à la même date, sous le titre Mémoire sur l'exemption des subsides et impositions volontaire prétendue par le clergé de France. Barbier I, 364 ; Quérard (Supercheries) I, 970. 5) [MENOUX (Joseph de)] Notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion. Ouvrage didactique d'un ordre nouveau dédié à sa Majesté le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Nouvelle édition, revuë, corrigée et augmentée. Nancy : chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège, s. d. 144 pp. Cet ouvrage d'éducation religieuse avait paru pour la première fois sous le titre Défi général à l'incrédulité. Père jésuite nommé prédicateur du roi Stanislas de Pologne, Menoux entretint avec Voltaire, qui le qualifiait en privé de « faux frère », un amitié toute politique. Quérard (France Littéraire) VI, 45. 6) [DUHAMEL (Jean)] L'Art oratoire prétendu réformé, ou petit catéchisme à l'usage des disciples du vénérable Pejore s. l. n. n., 1716 63 pp. Édition originale. Critique, sous forme d'un dialogue socratique satirique, de l'oraison funèbre de Louis XIV prononcée par le père jésuite Porée (ici « Pejore »), maître et ami de Voltaire. Prononcée le 12 novembre 1715, cette oraison avait déjà fait l'objet d'une querelle entre Porée et Bénigne Grenan : ce-dernier avait lui aussi été chargé, au nom de l'université, de prononcer un éloge funèbre, et les deux orateurs s'étaient longuement et aigrement entre-critiqués. Jean Duhamel, professeur de rhétorique au collège de Gassins, composa plusieurs pièces contre Charles Porée. Feuillet de titre doublé. Un seul exemplaire au Ccfr : La Rochelle. 7) [PARLEMENT DE PARIS] Objets de remontrances arrestés en parlement suffisamment garni de pairs, au sujet des vexations exercées contre plusieurs classes du parlement, notamment contre celle de Toulouse par le duc de Fitz-James s. l. n. n. n. d. (1764) 24 pp. Remontrances au roi Louis XV concernant l'intimidation du Parlement de Toulouse par le duc de Fitz-James. En 1763, le Parlement de Toulouse ayant refusé d'enregistrer de nouveaux impôts, le Roi envoya le duc de Fitz-James, lieutenant général commandant en chef pour le Languedoc, pour les contraindre à l'obéissance. Face à leur obstination, le duc fit renvoyer les magistrats chez eux et les mit aux arrêts. Le peuple comme les Parlements manifestèrent leur mécontentement, si bien que Louis XV retira les édits et leva la mise aux arrêts. Fitz-James, rappelé à Versailles, tomba quelque temps en disgrâce. « France. Parlement de Toulouse » Archives départementales de la Haute-Garonne, notice FRAD031_P_1267. 8) [GUÉNÉE (Antoine)] Lettre du rabin [sic] Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé, traduite du hollandois par le lévite Joseph Ben-Jonathan, et accompagné des notes les plus utiles Amsterdam : chez Abraham Root [Paris : Laurent Prault], 1765 24 pp. Édition originale de cette lettre écrite sous pseudonyme par le prêtre et théologien Antoine Guénée, spécialiste de l'hébreu et du judaïsme. L'auteur y répond à une note de Voltaire sur le veau d'or (chapitre XII du Traité sur la tolérance). D'abord ignoré par Voltaire, ce texte reparut dans Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais, à M. de Voltaire (1769), ouvrage qui attira à la fois l'attention du public et celle du philosophe. Guénée n'eut de cesse de combattre l'antisémitisme de Voltaire et ce-dernier, piqué, finit par reconnaître avoir trouvé en Guénée un adversaire à sa mesure. « Le secrétaire juif, nommé Guénée, n'est pas sans esprit et sans connoissances, » écrivit-il à d'Alembert, « mais il est malin comme un singe, il mord jusqu'au sang en faisant semblant de baiser la main ». Ilana Zinguer, ?Sam Bloom. L'Antisémitisme Éclairé. Inclusion et Exclusion depuis l'Époque des Lumières jusqu'à l'Affaire Dreyfus. 2001. pp. 65-71. 2 bibliothèques françaises : BnF (Tolbiac et Arsenal). Coiffes manquantes, mors fendus. Petits manques aux mors et aux coins, coiffes absentes.
AUBERT Francine CABANIS Christian VACHEROT Jean Michel
Reference : 25495
(2010)
ISBN : 9782952897624
Les amis du vieux Saint Chamas 2010 137 pages in-8. 2010. broché. 137 pages. Bulletin n° 22 avec des illustrations en noir et en couleurs
Bon état avec des dédicaces sur la page de garde
Club étang de berre Khariessa 2007 188 pages in-8. 2007. Broché. 188 pages. Nombreuses illustrations en noir et en couleurs - L'ouvrage de Jean-Claude Montanier retrace l'histoire de la Villa Khariessa à Martigues depuis sa construction par le peintre Henry Gérard au début du XXe siècle jusqu'à son évolution en Club de l'Étang de Berre. L'auteur replace cette demeure dans le contexte artistique et culturel de Martigues en évoquant les artistes et les figures qui l'ont fréquentée
Très bon état
La Découverte 1991 192 pages In-8 oblong. 1991. Broché. 192 pages. Cet atlas écrit par André et Jean Sellier explore l'histoire millénaire de vingt peuples d'Europe centrale. Il combine un texte précis et alerte avec 145 cartes historiques rendant l'ouvrage didactique et accessible
Bon état général avec une légère tache d'eau au plat arrière
Paris : chez la veuve Estienne, 1741. ESSAI DE CARTOGRAPHIE ANCIENNE DE LA GAULE
In-16° (173 x 102 mm), [12] ff., 497 pp, [7] ff., veau moucheté, dos à cinq nerfs orné, encadrement à froid sur les plats, tranches marbrées. Édition originale peu courante de ce traité de géographie historique illustré de deux cartes dépliantes. Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville s'appuie sur les sources antiques (César, Strabon, Pline, Ptolémée) et médiévales (telles qu'analysées par Adrien Valois) pour reconstruire la géographie de l'ancienne Gaule. L'ouvrage comprend trois essais: dans le premier (illustré d'une carte), d'Anville soutient, comme Valois et contre l'abbé Le Beuf, que Genabum se trouvait sur le site d'Orléans et non sur celui de Glen. Dans un second essai, d'Anville affirme (contrairement à Valois et Longuerue) que Bibracte est la même ville que Autun. Le troisième essai est centré sur Alésia, et comprend une carte établie d'après des mesures levées sur site. Le tout est précédé d'un traité sur les anciennes unités de mesure, dont d'Anville juge la maîtrise essentielle à la compréhension des itinéraires. Les trois essais sont parfois cités comme l'oeuvre de l'abbé A. Belley; attribution réfutée par Barbier (Anonymes, II, 9) - et par la préface, où d'Anville décrit les Éclaircissements comme siens. Corrections à l'encre (données, grammaire, orthographe) aux pp. 156, 220, 353, 358, 395, 410, 442, 492. Mention manuscrite au crayon à la première garde blanche « acheté le jeudi 24 juin 1886 ». Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697-1782) fut nommé géographe du roi en 1718 et produisit 211 cartes qui sont considérées comme les meilleures de son époque ainsi que 78 traités de géographie. Leur précision, basée sur les découvertes les plus récentes, révolutionna la cartographie. Coiffe de queue arasée, coins frottés notamment ceux inférieurs, épidermures. Premières et dernières brunis en marge (décharge du cuir), papier légèrement et uniformément bruni.
Zodiaque 1968 305 pages collection La nuit des temps n° 27. in-8. 1968. cartonné SANS jaquette. 305 pages. Illustrations en noir et en couleurs - L'ouvrage 'Périgord roman' de Jean Secret publié par les Éditions Zodiaque dans la collection 'La Nuit des Temps' est un livre de référence sur l'art et l'architecture romane du Périgord. Il contient des photographies inédites et une préface de Dom Angelico Surchamp et s'adresse aux passionnés d'histoire et d'art roman
Bon état général avec le dos légèrement insolé
Comolli Jean-Louis Carles Philippe Clergeat André
Reference : 25492
(1998)
ISBN : 9782221078228
Robert Laffont 1998 1383 pages collection Bouquins. in-8. 1998. Broché. 1383 pages. Cet ouvrage de référence dirigé par Philippe Carles André Clergeat et Jean-Louis Comolli rassemble 67 auteurs pour explorer l'histoire et l'actualité du jazz en plus de 3 200 articles. Il couvre musiciens orchestres styles lieux et termes propres au jazz avec des notices biographiques et analyses critiques
Bon état