Nancy et Paris Berger-Levrault 1895 1 vol. relié grand in-8, demi-basane verte, dos à nerfs orné de fleurons dorés, VIII + 300 pp., portrait-frontispice, 1 gravure hors-texte, 2 croquis in-texte et 5 cartes dépliantes. Edition originale. "Le colonel Noël a participé à la seconde campagne d'Italie, à celle de 1809, sous les ordres de Macdonald (récit des batailles de la Piave, Tarvis, Raab), à l'expédition d'Espagne et du Portugal (Ciudad-Rodrigo, Torres-Vedras), aux campagnes de Russie, d'Allemagne et de France, à Waterloo enfin" (Tulard, 574). Ex-libris contrecollé : Paul Pettier. Dos insolé et frotté, sinon en bonne condition.
Paris Louis Janet 1819 2 vol. relié 2 vol. in-12, demi-veau havane moucheté, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison de veau blond et deux large frises de dentelle dorée en tête et en queue, tranches jaune paille, XII + 397 et 421 pp., deux vignettes de titre et 16 jolies figures gravées par Charles Chasselat. Recueil de 22 nouvelles à connotation morale pour illustrer les obligations des jeunes femmes du monde sous la Restauration. Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842) fut administrateur de l'Indre-et-Loire en 1792, accusateur public, grand maître de la Franc-Maçonnerie. Il s'est spécialisé dans les contes et vaudevilles pour la jeunesse, dont la sensiblerie lui valait le surnom d' "auteur lacrymal"... Bon exemplaire, en fine reliure d'époque agréablement patinée. Ex-libris manuscrit "Cécile".
Paris, Janet, [1836-1837] ; 3 vol. in-12 de xxiv-436 pp. ; 437 pp., [1] f. ; 445 pp., demi-veau marbrée à petits coins, dos lisses ornés d'un treillis à froid et de roulettes dorées, pièces vert d'eau, tranches rouges.
Édition originale de ce recueil de souvenirs. Surnommé le « poète lacrymal » pour la sensiblerie de sa plume, Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842) n'en était pas moins un moraliste et un dramaturge à succès. Ses mémoires évoquent son enfance tourangelle, le monde du théâtre, les honneurs et les chagrins. L'ouvrage est illustré d'un frontispice et de portraits hors texte de personnalités rencontrées : Madame de Staël, Madame de Genlis, Parny, Legouvé, Madame Récamier, la duchesse de Berry... Cachets IA d'un membre de la famille de Hanovre avec couronne fermée. Très bon exemplaire. Dos du tome II un peu bruni, petits accrocs à la pièce de titre.
De Nerval Gerard Illouz Jean-Nicolas Buron Emmanuel
Reference : 100146748
(2011)
ISBN : 2812403322
Classiques Garnier 2011 450 pages 14 86x21 41x1 85cm. 2011. Broché. 450 pages.
Très bon état
Paris Terzuolo 1840 1 vol. broché plaquette in-8, brochée, couverture marbrée, 16 pp. Spécialiste des procédés d'embaumement, le docteur Gannal (1791-1852) déplore qu'on ait injecté un produit hautement putréfactif dans la dépouille de l'empereur au moment de la rapatrier sur le territoire français. Et il rappelle qu'il a déposé en 1837 le brevet d'une technique très innovante... Petite mouillure angulaire sans gravité, sinon bon état.
Maloine 1978 in8. 1978. Cartonné jaquette. 2 volume(s).
livres proches du très bon état avec leurs jaquettes (défraîchies)
Puf 1992 320 pages in8. 1992. Broché. 320 pages.
Bon état bords frottés intérieur propre dos un peu creusé
PUF 1998 256 pages 14 2x1 4x21 6cm. 1998. broché. 256 pages.
Bon état légère usure de la couverture intérieur très bon
Economica 1985 1256 pages in8. 1985. Broché. 1256 pages.
Bon état couverture jaunie intérieur propre
Triptyque 2001 in8. 2001. Broché.
Bon état intérieur propre rides sur le dos intérieur propre
Dunod 2009 296 pages 17x24x2cm. 2009. Broché. 296 pages.
jamais lu
Mediqualis 2007 26x17 4x3 2cm. 2007. Relié. Texte de la troisième édition (1818) corrigé et augmenté. Avis au lecteur par le Docteur Didier Rabusson Corvisart. Reliure simili cuir verte orné en décors doré tranches dorées
Etat de Neuf
Mediqualis 2007 358 pages 26x17 4x3 2cm. 2007. Relié. 358 pages. Texte de la troisième édition (1818) corrigé et augmenté. Avis au lecteur par le Docteur Didier Rabusson Corvisart. Reliure simili cuir verte orné en décors doré tranches dorées
Très Bon Etat
LOrient [Lorient] ; Imprimerie de L. C. R. Baudoin, 1780. 1780 1 vol. in-8° (215 x 145 mm) de : X (titre, dédicace, avis à mon fils) ; 229 pp. ; [3] ff. (table, errata). (rares tâches, ensemble frais). Étiquette de libraire collée au dos du premier plat : Ouvrage excessivement rare. Plein veau marbré dépoque, dos lisse orné, double-filet doré encadrant les plats, tranches rouges, gardes de papier marbré. (reliure usée, trace de piece de titre).
Très rare édition originale et unique de cette autobiographie due à Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt (1721-1790), militaire français, lieutenant-colonel et commandant de milices de l'Isle de France. Louvrage est illustré dun portrait de l'auteur en frontispice, gravé sur cuivre par Cathelin d'après Philippe. Comme indiqué en début douvrage, cette autobiographie militaire est principalement adressée à son fils et n'était pas vouée à être mise en vente. En effet, il sagit dun ouvrage privé exclusivement destiné à sa famille et à ses amis militaires. « Ce livre aura l'avantage, je crois unique, de ne point faire regretter l'argent que l'on y mettra, car il n'en sera vendu aucun exemplaire. Ceux des militaires qui en désireront, s'adresseront directement à moi, en m'indiquant le moyen de le leur faire parvenir, je distribuerai de même toute l'Edition et m'estimerai trop heureux si je puis laisser après moi des preuves de mon dévouement à ma patrie et à mon état. » Une très importante partie du présent ouvrage concerne l'Isle de France (Ile Maurice) et Lile Bourbon (La Réunion). Il sagit notamment pour lauteur de présenter les dispositions à prendre pour la défense de l'Isle de France. Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt, né en 1721, gravit progressivement les échelons de l'armée, passant de lieutenant en second en 1735 à lieutenant en 1743, puis à aide-major en 1744. Il devient par la suite capitaine en 1746, et en 1756, obtient une commission de lieutenant-colonel. En 1756, il est choisi pour commander et discipliner les troupes des Isle de France et de Bourbon. À cet effet, il reçoit un brevet de lieutenant-colonel d'infanterie du roi ainsi qu'un traitement en tant qu'administrateur en second de l'île de France de la part de la Compagnie des Indes. Il séjourne alors sur l'île de France du 13 mars 1757 au 5 octobre 1762 où il est chargé des services de soutien à l'expédition de Lally-Tollendal. Malgré les défis et les difficultés liés à l'état de dénuement de l'île, il a rempli brillamment cette tâche ingrate et complexe. En 1759, il élabore notamment un plan de défense de l'île qui inspirera ceux qui travailleront à la fortification de la colonie après lui. Il conclut sa carrière en tant que commandant au service du roi à Lorient. Bel exemplaire de cette très rare autobiographie privée. 1 vol. 8vo (215 x 145 mm) of : X (title, dedication, " notice to my son ") ; 229 pp. ; [3] ff. (table, errata). (few stains, fresh overall). Bookseller's label affixed to spine of front cover: "Excessively rare work...". Contemporary full marbled calf, ornate smooth spine, double gilt fillet framing the boards, red edges, marbled paper endpapers (binding worn). Very rare first and only edition of this autobiography by Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt (1721-1790), a French military officer, lieutenant-colonel and commander of the militia at Isle de France. The work is illustrated with a frontispiece portrait of the author, copper-engraved by Cathelin after Philippe. As indicated at the beginning of the book, this military autobiography is primarily addressed to his son, and was not intended for sale. Indeed, it is a private work intended exclusively for his family and military friends. "This book will have the advantage, I believe unique, of not making anyone regret the money they put into it, as no copy will be sold. I will distribute the entire edition in the same way, and I will be only too happy if I can leave behind me proof of my devotion to my country and my state. A large part of the present work concerns Isle de France (Mauritius) and Ile Bourbon (Reunion Island). In particular, the author presents the measures to be taken for the defense of Isle de France. Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt, born in 1721, rose steadily through the ranks of the army, from second lieutenant in 1735 to lieutenant in 1743, then to aide-major in 1744. He became captain in 1746, and in 1756 was commissioned lieutenant-colonel. In 1756, he was chosen to command and discipline the troops on the Isle de France and Bourbon. To this end, he received a brevet as lieutenant-colonel of the king's infantry, as well as a salary as second administrator of the Isle of France from the Compagnie des Indes. He stayed on the Isle of France from March 13, 1757 to October 5, 1762, where he was in charge of support services for the Lally-Tollendal expedition. Despite the challenges and difficulties of the island's destitute state, he performed this complex and thankless task brilliantly. In 1759, he drew up a plan for the island's defense that would inspire those who would work on fortifying the colony after him. He ended his career as a commander in the king's service at Lorient. A fine, well-preserved copy of this very rare private autobiography.
Phone number : 06 81 35 73 35
A Paris, Robert Pepie et Jean-Baptiste Nolin, 1693. In-12 de 1 titre-frontispice gravé et (16)-393 pp. mal chiffrées 379-(4) pp., veau brun granité, dos à nerfs fleurdelisé, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale rare établie par Jean-Baptiste Nolin (1657-1708), géographe ordinaire du Roi, graveur, éditeur d'estampes.En 1686, le père Vincenzo Coronelli passa avec lui marché pour son globe céleste et 28 cartes de géographie - en collaboration pour la table avec le géographe et cartographe avec Jean-Nicolas de Tralage (1640-1720) sous le pseudonyme de TillemonMors très légèrement fendus en tête. Titre-frontispice Divisions de la France.Provenance : Exemplaire de l'auteur Jean-Nicolas de Tralage (ex-libris), neveu du lieutenant général de police La Reynie, qui légua sa collection en 1699 à l'abbaye de Saint-Victor.
, , 1815. Manuscrit in-12 de (1)-140 pp., titre orné, vélin souple bruni, dos lisse muet (reliure de l'époque).
Un témoignage sur l’impact de L’Abbé de l’Épée de Jean-Nicolas Bouilly. En 1815, un certain Jean H. Wouters réalisa une copie manuscrite soignée de la pièce L’Abbé de l’Épée, comédie historique en cinq actes, écrite par Jean-Nicolas Bouilly et créée en 1799. Ce document témoigne de l’immense succès de cette œuvre qui contribua significativement à la reconnaissance et à la défense des droits des sourds-muets au XIXe siècle.Un succès théâtral et militant. Jouée à Paris 156 fois jusqu’en 1840, la pièce entra ensuite au répertoire de l’Odéon, où elle demeura jusqu’en 1890, tout en continuant à être représentée sur d’autres scènes françaises. Bouilly, déjà renommé comme librettiste auprès de compositeurs tels que Grétry, Dalayrac, et Méhul, et futur collaborateur d’Auber, choisit avec cette œuvre de magnifier la figure de Charles-Michel de l’Épée (1712-1789), l’inventeur de la langue des signes et fondateur de l’Institut des jeunes sourds.Un « fait historique » inspiré d’une affaire judiciaire. Le drame de Bouilly repose sur un épisode marquant de la vie de l’abbé de l’Épée : l’affaire Solar. En 1776, l’abbé recueille un enfant sourd-muet qu’il identifie comme le comte de Solar, disparu et présumé mort. Après un procès retentissant, l’enfant est reconnu comte de Solar en 1781. Cependant, un second procès en 1792 révèlera que cet enfant était un imposteur. Bien que ce dénouement n’ait pas terni la mémoire de l’abbé, Bouilly choisit de l’omettre dans sa pièce.Dans L’Abbé de l’Épée, le jeune sourd-muet Théodore est identifié comme Jules, comte d’Harancour, spolié par son oncle, le cruel Darlemont. L’abbé parvient à rétablir les droits de son protégé, offrant un dénouement où la vertu triomphe sans équivoque. Ce récit poignant, combinant justice sociale et exaltation des vertus humaines, touchait directement le cœur des spectateurs.Un plaidoyer en faveur des sourds-muets. Bouilly exploite avec talent l’émotion suscitée par un fait divers pour promouvoir la cause des sourds-muets. Théodore est présenté comme un jeune homme sensible et noble, tandis que l’abbé incarne la sagesse et la vertu. Leur relation, pleine d’humanité, constitue le cœur dramatique de l’œuvre. Le célèbre monologue de l’acte II, où l’abbé retrace la découverte des origines de Théodore, témoigne de la finesse narrative de Bouilly.Un héritage culturel et social durable. L’impact de L’Abbé de l’Épée dépasse largement le cadre théâtral. En 1866, Achille Jubinal, homme de lettres, souligne que « peu de personnes » ignoraient l’existence de ce drame qui avait marqué les esprits. L’œuvre permit non seulement de célébrer la figure de Charles-Michel de l’Épée, mais aussi de sensibiliser un large public à la condition des sourds-muets et à leur potentiel éducatif, renforçant ainsi la reconnaissance et les efforts en faveur de leur intégration sociale.Une œuvre au croisement de l’art et de la société. Avec L’Abbé de l’Épée, Bouilly réussit une double prouesse : créer un succès théâtral durable et faire de cette pièce un vecteur de progrès social. En s’appuyant sur des faits historiques, il transforma une simple anecdote judiciaire en un plaidoyer universel pour la justice et l’humanité, une leçon qui résonna tout au long du XIXe siècle.
Paris, Le Normant, [1845], in-8, 16 pp, Broché, couverture muette moderne, Lettre adressée à tous les médecins dans laquelle le pionnier de la thanatopraxie Jean Nicolas Gannal (1791-1852) se défend contre les industriels qui attaquent son brevet, contre les embaumeurs qui craignent d'être dépossédés de leur métier, et contre les attaques personnelles des médecins, qui le critiquent sur sa méconnaissance de la médecine, autrement dit, contre l'accusation de "charlatanisme", dont il est la cible depuis la perte de son brevet en 1840. Dans les mêmes années, Gannal est également accusé d'employer de l'arsenic, substance qui sera interdite par ordonnance en 1846. Son procédé sera finalement examiné par l'Académie de Médecine qui, en 1847, organisa une confrontation avec les méthodes et produits des docteurs Boissié, dit Suquet, et Dupré : la commission, qui se composait notamment d'Orfila, conclut à la supériorité du procédé Suquet (Rapport sur divers modes d'embaumement présentés par MM. Dupré, Gannal et Sucquet). Jean Nicolas Gannal, ancien pharmacien de la Grande Armée élabora son procédé d'après la méthode du médecin palermitain Giuseppe Tranchina (1797-1837) : il s'agissait de pratiquer une petite incision à la partie latérale du cou pour introduire par l'artère carotide, à l'aide d'une pompe, la liqueur conservatrice, puis d'envelopper le corps de bandes imbibées de liqueurs aromatiques. En deux heures, l'opération était terminée, et le corps renfermé dans un cercueil de plomb. Il n'y avait plus de mutilations, ni de soustraction d'organes. La promptitude, la décence et le prix peu élevé du mode opératoire de Gannal contribuèrent à en propager l'emploi. Dès 1840, la cession de son brevet fut faite pour un grand nombre de départements. En plein Romantisme, tout un chacun avait désormais la possibilité de présenter le corps du cher défunt avant sa mise en terre. Gannal lui-même embauma Samuel Hahnemann en 1843, sur la demande son épouse. Parmi les anatomistes, le procédé fut également un succès : il rencontra notamment la faveur de Bourgery, qui l'utilisa pour son fameux traité d'anatomie, et d'Auzoux, qui l'employa pour mettre sous les yeux de ses ouvriers les préparations qu'ils devaient reproduire. Son affaire ne se relava jamais vraiment du rapport défavorable de l'Académie de médecine. Bon exemplaire. Nicolas Delestre, Petite histoire de l'embaumement en Europe au XIXe siècle. Paris, le Murmure, 2017. Couverture rigide
Bon 16 pp.
S. n. | s. l. (juin 1847) | 22 x 28 cm | relié
Thèse pour le doctorat de médecine, soutenue par l'auteur en 1847. Edition originale. Reliure en demi-percaline vert sapin, titre et nom de l'auteur dorés au dos, "S de B [Société de Biologie] en pied, plats de papier marbré, reliure de l'époque. Envoi autographe signé de Jean Nicolas Demarquay. Quelques rares piqûres marginales sans conséquence. Agréable exemplaire, rare. Jean Nicolas Demarquay (1815-1875), chirurgien, présente sa thèse pour le doctorat en médecine, Recherches expérimentales sur la température animale, en juin 1847. Il est chirurgien en chef de la maison de santé Dubois. Il s'intéresse à l'hypnotisme et publie de nombreux ouvrages sur les procédés opératoires. Grand ami d'Auguste Duméril, médecin, membre de l'Institut et de l'Académie royale de médecine, il publie avec lui et avec Lecointe une plaquette intitulée Recherches expérimentales sur les modifications imprimées à la température animale par l'introduction dans l'économie de différents agents thérapeutiques, en 1852. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
[Paris, imp. Terzuolo], (c. 1842), in-8, 32 pp, Broché, couverture crème illustrée en noir, Réimpression de la Notice sur les embaumements, publiée par Jean-Nicolas Gannal pour faire la publicité de son nouveau procédé de thanatopraxie, breveté en 1837. Après une succincte histoire des techniques d'embaumement, l'auteur décrit son procédé. La plaquette se conclut sur six lettres élogieuses adressées à l'auteur. La promptitude, la décence et le prix peu élevé du mode opératoire de Gannal contribuèrent à en propager l'emploi. Dès 1840, la cession de son brevet est faite au docteur Lecoupeur pour les départements de l'Eure et de la Seine-Inférieure, du Calvados et de la Somme; suivront de nombreux autres départements, puis Nice, Londres, la Russie, l'île Maurice, la Nouvelle-Orléans, Constantinople et l'île de Cuba. Jean Nicolas Gannal (1791-1852) fut l'un des pionniers de la thanatopraxie. Cet ancien pharmacien de la Grande Armée élabora son procédé d'après la méthode du médecin palermitain Giuseppe Tranchina (1797-1837) : il s'agissait de pratiquer une petite incision à la partie latérale du cou pour introduire par l'artère carotide, à l'aide d'une pompe, la liqueur conservatrice, puis d'envelopper le corps de bandes imbibées de liqueurs aromatiques. En deux heures, l'opération était terminée, et le corps renfermé dans un cercueil de plomb. Il n'y avait plus de mutilations, ni de soustraction d'organes. En plein Romantisme, tout un chacun avait désormais la possibilité de présenter le corps du cher défunt avant sa mise en terre. Gannal lui-même embauma Samuel Hahnemann en 1843, sur la demande son épouse. Parmi les anatomistes, le procédé fut également un succès : il rencontra notamment la faveur de Bourgery, qui l'utilisa pour son fameux traité d'anatomie, et d'Auzoux, qui l'employa pour mettre sous les yeux de ses ouvriers les préparations qu'ils devaient reproduire. Bon exemplaire, tel que paru avec sa couverture d'origine illustrée, sur le plat supérieur, de deux momies (égyptienne et chrétienne), d'un mausolée et de pyramides, et sur le plat inférieur d'un monument funéraire élevé "à l'immortel Cuvier". Rousseurs claires. Couverture rigide
Bon 32 pp.
Paris, Tabary, 1844 in-8, 87-[9] pp., avec un grand fac-similé dépliant "in fine", demi-chagrin brun à coins, dos à nerfs orné, tête dorée (reliure de l'époque). Dos passé. Bon exemplaire.
A la suite, on trouve le complément très rare de cette étude : Lettre du frère Antoine, de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, à Nicolas de Rienzi, tribun du peuple romain ; suivie de deux lettres de Rienzi, adressées à Giannino, de Sienne. Appendice de la Dissertation sur Jean Ier (...). Paris, Tabary, 1845, 32 pp. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, VveLouis Janet et Magnin 1844 In-12 18 x 11 cm. Reliure de l’époque demi-chagrin vert, dos à nerfsencadrés de fers dorés, tranches dorées, 336 pp., 4 gravures sous serpentes, table des matières. Coins émousés et frottés, intérieur frais, gouttière régulière.
Homme aux multiples talents, Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842) fit paraître un nombre considérable de recueils de contes pour la jeunesse, traduits dans de nombreuses langues et réédités jusqu'à la fin du XIXe siècle. Bon état d’occasion
P., Ledoyen et Giret, 1846, in-8°, iii-292 pp, acec les portraits lithographiés de l'auteur et de Pigault-Lebrun, reliure demi-chagrin maroquiné bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, rousseurs éparses, bon état. Rare
Né en novembre 1769, mort en mai 1846, Jean-Nicolas Barba est en activité comme libraire de 1790 à 1839. Originaire de Sommelan, dans l’Aisne, il s’installe à Paris en 1785, et y travaille chez un oncle assembleur d’impression. Après avoir tenté le colportage à Reims, il s’établit en 1790-1791 au Palais-Royal, galerie vitrée. Il tient boutique rue Gît-le-Cœur en 1795, mais retourne de l’autre côté de la rive droite. Il crée en 1798 un « magasin de pièces de théâtre et de romans nouveaux » près du Pont-Neuf. Le rachat de plusieurs fonds (Duchesne, Maradan...) lui permet de se spécialiser dans l’édition théâtrale. Malgré les succès, il est en faillite en septembre 1806, puis à nouveau en 1830. En 1810, à l’initiative de Napoléon, est adopté un nouveau règlement sur l’imprimerie et la librairie : une Direction générale de l’imprimerie et de la librairie ayant droit de censure est attachée au ministère de l’Intérieur. Le nombre des imprimeurs est réduit ; les imprimeurs et les libraires doivent être brevetés et assermentés. Barba reçoit un brevet de libraire le 1eroctobre 1812, qu’on lui retire le 7 août 1825 pour la publication licencieuse de L’Enfant du carnaval dont c’est la seizième édition. Il continue cependant à exercer à l’aide d’un prête-nom, et plaide trois ans avant de gagner son procès. Malheureusement son magasin brûle en 1828 dans l’incendie du Palais-Royal et la situation de son commerce s’aggrave. Il peut compter sur le duc d’Orléans, futur roi des Français, qui met à sa disposition un autre magasin, et l’aide à reconstruire. Barba obtient un nouveau brevet le 30 août 1838. Atteint de cécité, il se retire en juillet 1839, après avoir vendu la moitié de son fonds à son premier commis Christophe Tresse. Il continue cependant à exercer la librairie chez son fils Gustave Barba, rue Gît-le-Cœur,jusqu’aux alentours de 1842... Pendant quarante ans, Barba publie tout le théâtre de son époque, toutes les pièces représentées en France... — "L'auteur fréquenta le milieu théâtral à l'époque révolutionnaire et brosse des portraits d'acteurs souvent savoureux." (Fierro, 69)
Paris, chez l'auteur, 1841, in-8, VII-448 pp, Demi-chagrin noir, dos à faux nerfs, Seconde édition de cet ouvrage qui a joué un rôle essentiel dans la voque des embaumements, en particulier aux États-Unis, où il a été traduit dès 1840 par l'anatomiste américain Richard Harlan. Jean Nicolas Gannal (1791-1852) fut l'un des pionniers de la thanatopraxie. Cet ancien pharmacien de la Grande Armée élabora son procédé d'après la méthode du médecin palermitain Giuseppe Tranchina (1797-1837) : il s'agissait de pratiquer une petite incision à la partie latérale du cou pour introduire par l'artère carotide, à l'aide d'une pompe, la liqueur conservatrice ; puis, à l'extérieur, des bandes imbibées de liqueurs aromatiques. En deux heures, l'opération était terminée, et le corps renfermé dans un cercueil de plomb. Il n'y avait plus de mutilations, ni de soustraction d'organes. La promptitude, la décence et le prix peu élevé du mode opératoire de Gannal contribuèrent à en propager l'emploi. Dès 1840, la cession de son brevet fut faite pour un grand nombre de départements. En plein Romantisme, tout un chacun avait désormais la possibilité de présenter le corps du cher défunt avant sa mise en terre. Gannal lui-même embauma Samuel Hahnemann en 1843, sur la demande son épouse. Parmi les anatomistes également, le procédé fut un succès : il rencontra notamment la faveur de Bourgery, qui l'utilisa pour son fameux Traité d'anatomie, et Auzoux, qui l'employa pour mettre sous les yeux de ses ouvriers les préparations qu'ils devaient reproduire. Le présent ouvrage comporte, outre l'Histoire des embaumements, quatre opuscules de Gannal : - Lettre adressée à l'Institut sur la question des embaumements. Paris, Imprimerie Le Normant, août 1843. 16 pages. - Lettres adressée à messieurs les membres du conseil de salubrité au sujet de la translation des cendres de l'empereur Napoléon et de l'exhumation des victimes de juillet. Paris, Terzuolo, 1840. 15 pages. - Notice sur les embaumements. Procédés de M. Gannal. [Paris, imprimerie de Terzuolo, 30 novembre 1839]. 32 pages, 2 planches : la première représente deux momies, l'une égyptienne, l'autre chrétienne, à l'avant d'un paysage où prennent place un mausolée gothique et des pyramides ; la seconde figure un monument funéraire élevé "à l'immortel Cuvier". - Observations sur le service des inhumations et pompes funèbres dans la ville de Paris. Paris, Maistrasse et Wiart, 1847. 31 pages, 1 titre-frontispice en lithographie. Frottements au dos. Quelques rousseurs. Cachet annulé de la faculté catholique de Paris et étiquette ex-dono de la bibliothèque d'Henri Liouville. Nicolas Delestre, Petite histoire de l'embaumement en Europe au XIXe siècle. Paris, le Murmure, 2017. Wellcome III-86. Couverture rigide
Bon VII-448 pp.
Genève, Slatkine, 1970 in-8, VII pp., 542 pp., un f. n. ch. d'errata, toile verte, dos orné de filets dorés (reliure de l'éditeur).
Réimpression anastatique de l'édition de Saint-Nicolas-de-Port, parue en 1845.Jean-Nicolas Beaupré (1795-1869), magistrat de profession, fut l'un des fondateurs de la Société d'archéologie lorraine ; il laissa de nombreuses contributions sur l'histoire de sa région. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Tabary, 1844 gr in-8, 87-[8] pp., avec un grand fac-similé dépliant "in fine", demi-veau turquoise, dos lisse orné de filets dorés, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Rousseurs, mais bon exemplaire.
Les monographies sur le pauvre petit roi Jean Ier n'abondent pas, et pour cause : un règne posthume de cinq jours sous la régence de Philippe de Poitiers ne remplit pas l'imagination. Mais voilà, il y eut bien après la mort officielle de Jean, l'affaire Giannino où l'on vit un marchand siennois du nom de Giannino Baglioni prétendre, pendant la captivité de Jean II, être le petit Roi échangé après sa naissance avec le fils d'un Siennois émigré. Druon a excellemment exploité cette histoire dans ses Rois maudits, mais il ne l'a pas inventée : ce fut le tyran de Rome, Cola di Rienzo, qui forgea cet échange prétendu pour renforcer son pouvoir. Le problème est que l'intéressé attendit 1356, donc deux ans après l'assassinat de son protecteur, pour revendiquer le trône : il se rendit à la Cour de Hongrie, où le roi Louis Ier (1326-1382), neveu de la reine Clémence, le reconnut comme le fils de Louis X. Fort de cet appui, Giannino se rendit à Avignon en 1360, mais le pape Innocent VI refusa de le recevoir, et il fut finalement arrêté et emprisonné ; il mourut à Naples en 1363.Envoi au duc de Luynes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.