Jacques-Yves Bellay Maurice Bellet Roland Ducret Jean-Pierre Jossua France Quéré
Reference : 5569
(1986)
1986 96 pages in8. 1986. broché. 96 pages.
Bon état couverture propre rousseurs sur les tranches pages intérieures propres
Les Mémoires de Guillaume et Martin Du Bellay en somptueux vélin doré de l’époque. L’exemplaire Jacques Guérin. In-8 de (10) ff., 528 ff., (7) ff. Vélin doré à recouvrement, filet doré encadrant les plats, large ovale central orné de palmes de laurier or, dos lisse orné de roulettes sur fond azuré formant faux-nerfs, fleuron foliacé or dans les entrenerfs, tranches dorées. Reliure de l'époque. 170 x 110 mm. Du Bellay, Guillaume et Martin. Les Mémoires de Messire Martin du Bellay, seigneur de Langey. Paris, Abel l'Angelier, 1585. Rare et séduisante édition des Mémoires de Guillaume et Martin Du Bellay couvrant l’ensemble du règne de François Ier et dédiée au roi Henri III par René Du Bellay. Abel L'Angelier, 135. Elle comprend les 3 livres des Mémoires de Guillaume Du Bellay, intercalés dans les Dix livres des Mémoires dont ils forment V, VI et VII. Oncle du poète Joachim Du Bellay, Guillaume Du Bellay sire de Langey (1491-1543) était l’un des meilleurs diplomates de son époque et l’un des plus braves généraux de François Ier. Écrivain et homme d’action de la Renaissance il fut admiré par François Rabelais. Seigneur de Langeai, Guillaume du Bellay rendit de grands services à François Ier ; il ne fut pas moins un bon capitaine qu’un habile négociateur, et il eut la plume aussi bonne que la langue et que l’épée. Jusqu’en 1536 il sera la cheville ouvrière de la politique extérieure de son souverain. Il joua un rôle déterminant dans la réussite des négociations qui aboutirent au traité de Cambrai (1529). « Les Mémoires de Martin du Bellay, frère de Guillaume et du cardinal Jean du Bellay, constituent en fait l’histoire officielle du règne de François Ier » (Bibliothèque Esmerian). « De toutes les sources narratives du règne de François Ier, c'est la seule qui embrasse le règne tout entier. D'autre part, la qualité et le rang des auteurs, le rôle qu'ils ont joué, les documents que l'un et l'autre ont pu se procurer et qu'ils ont réellement utilisés, font de leurs mémoires une œuvre historique de première valeur » (Bourrilly cité par Hauser). Montaigne (Essais, II, X) analysera à plusieurs reprises l’œuvre et le caractère de Guillaume Du Bellay ainsi que les relations entretenues par celui-ci avec le roi François Ier. Provenance : I. Castabon (ex-libris manuscrit au titre) et Jacques Guérin (29 mars 1984, n°28) vendu 11 500 F en 1984.
Apud Federicum Morellum, in uico Bellouaco, ad vrbanam Morum | Parisiis 1558 | 16 x 22.7 cm | Relié
Rare édition originale, dont il nexiste aucune réimpression avant le xxe siècle, complète de toutes ses poésies néo-latines, écrites pour lessentiel à Rome. On trouve aussi deux poèmes en grec aux ff. 60 et 62, ainsi quun poème à lorigine du célèbre sonnet Heureux qui comme Ulysse. Reliure moderne en plein vélin souple, dos lisse, tranches rouges, contreplats et gardes blanches. Quelques défauts à lintérieur de louvrage: discrète restauration en marge intérieure du verso de la page de titre; petite déchirure sans manque en pied des ff. 2 et 3; trace dhumidité en marge inférieure des ff. 25 à 28, et 45 à 48; infime accident marginal au f. 44, sans atteinte au texte. Publié au mois de mars 1558, ce précieux exemplaire réunit quatre livres de poèmes latins Elegiæ. Varia Epigrammata. Amores Faustinae. Tumuli composés par Du Bellay à Rome et à Paris entre 1553 et 1557. Notre recueil, également référencés sous les noms de Poemata et uvres latines, fut imprimé la même année que trois autres ouvrages de la période romaine: Les Regrets, Divers Jeux Rustiques et Les Antiquitez de Rome. * «Je parvins enfin à avoir les Poemata, recueil composé en latin durant la période romaine de Joachim du Bellay. Sa lecture fut une révélation, bouleversant ma compréhension de luvre. » (Éric Crubézy, Le Cavalier de Notre-Dame) Dans son manifeste de 1549, «langevin» écrivait contre les «reblanchisseurs de murailles» et leur poésie néo-latine. Pourtant, quatre années plus tard, dans la ville éternelle, lauteur fut à son tour bilingue. À la différence des autres recueils dits «romains», Les Regrets, Les Antiquitez de Rome et Divers Jeux Rustiques, tous écrits en langue vernaculaire, les Poemata furent entièrement rédigés en langue universelle, le latin. On trouve dans la pièce Ad lectorem (f. 16), quelques vers dans lesquels Du Bellay tente de justifier sa légère contradiction intellectuelle. Il utilise pour sa défense une image parlante: «Gallica Musa mihi est, fateor, quod nupta marito: Pro Domina colitur Musa Latina mihi.» [La Muse française est pour moi, je lavoue, ce quune épouse est pour son mari. Et cest comme une maîtresse que je courtise la Muse latine.] Une autre muse accompagnait également le poète pendant son exil romain: Faustine, dont la «lumière» est omniprésente dans le livre des Amores. Sur le feuillet 37 de notre exemplaire, Du Bellay linvoque sous une variété de désignations: elle est Pandore, dotée de tous les dons des dieux, mais aussi Déesse ou Colombe. «Du Bellay laima vraiment, non plus de tête, comme il avait aimé Olive, mais avec son cur et sa chair, dune passion ardente, fougueuse, tourmentée.» (Henri Chamard) Faustine des Poemata est une véritable romaine. La traduction de Thierry Sandre restitue son portrait: «elle avait des yeux noirs, des cheveux noirs, un front large dune blancheur de neige, des lèvres couleur de rose, et des seins sculptés par les mains de lAmour. Rome navait jamais vu et ne devait jamais voir femme plus belle, Faustine était charmante». En 1558, au crépuscule de sa vie, Du Bellay ne chante plus lamour théorique comme il a pu le faire dans ses premiers recueils français, notamment dans LOlive en 1549. À Rome, au contact de la rime et de la femme latine, Du Bellay se livre sans retenue ni pudeur. «Quelle différence entre Olive et Faustine! La jeune romaine ne pétrarquisait pas: laventure fut des plus simples.» (Les Amours de Faustine, introduction de Thierry Sandre). Mais bientôt le mari de Faustine, «trop froid, et laid, et vieux» («Sed quod frigidulus conjux, turpisque, senexque» f. 36), «ce rustre» («ferus» f. 34), met fin à la romance courte mais bien réelle qui liait le gentilhomme français et la dame romaine. Lorsque Du Bellay quitte Rome à la fin du quatrième été. Jean Dorat, son professeur du collège de Coqueret, raille le retour de son brillant élève. Selon lui, en retrouvant sa patrie, Du Bellay se réappropriait certes la
Première édition à pagination continue des Œuvres de Du Bellay, de toute rareté dans son beau maroquin de l’époque. Paris, Federic Morel, 1574.In-8 de (12) ff., 559 ff., 1 f. de privilège. Plein maroquin rouge, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de double-filets dorés dans les caissons, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 162 x 100 mm.
Première édition à pagination suivie des Œuvres de du Bellay, avec titre de relais à la date de 1574; c’est aussi la première citée par Brunet (Manuel du Libraire et de l’amateur de livres, I, 749). En 1569, le même éditeur avait publié un recueil à pagination séparée des pièces de Du Bellay parues séparément jusqu’alors dans ce format. Voici ce qu’en dit Jules Le Petit dans sa Bibliographie des éditions originales françaises. «Une autre édition des œuvres de Du Bellay, contenant toutes ces pièces avec pagination suivie, fut publiée par le même libraire, en 1573, in-8, et reparut en 1574, avec un nouveau titre, mais sans modifications. C’est un gros volume in-8, dont voici la description: Les Œuvres françoises de Joachim Du Bellay... (même titre exactement que pour l’édition de 1569 et même marque d’imprimeur). «A Paris, de l’Imprimerie de Federic Morel, Imprimeur du Roy. M.D.LXXIII (1573 ou 1574). Avec Privilège dudict Seigneur». In-8, composé de: 12 feuillets préliminaires non chiffrés, comprenant le titre, dont le verso est blanc, l’épître «au Roy», en prose, signée G. Aubert, un «Sonnet de Scevole de Saincte Marthe», une table générale sans pagination et une table détaillée; 559 feuillets chiffrés d’un seul côté, pour les œuvres, et I feuillet non chiffré contenant au recto un «Extraict du Privilege». L’extrait relate les lettres patentes données à Federic Morel, pour imprimer et vendre les Œuvres de Joachim Du Bellay pendant dix ans, et datées du «dernier jour d’Avril 1568». Cette belle édition est imprimée, comme la précédente, en caractères italiques, sauf pour l’ouvrage en prose du commencement, «La Deffence et illustration de la langue françoise», qui est en lettres rondes. Elle fut aussi publiée par Guillaume Aubert, qui signa l’épître au Roy». Chacun des chefs-d’œuvre de Du Bellay précédé d’un titre particulier est orné d’un large bandeau gravé à motifs Renaissance et d’une grande initiale historiée. «La Défense et illustration de la langue française» occupe les ff. I à 38, «L’Olive», les ff. 39 à 73, «Les Regrets», les ff. 348 à 398, «les Antiquités de Rome», les ff. 399 à 407, «les Jeux Rustiques», les ff. 413 à 487. La présente édition suit ainsi l’ordre de l’édition collective à pagination non continue de 1568-1569. Les rééditions postérieures de 1575, 1584, 1592 et 1597 seront réimprimées sur cette édition. Très séduisant exemplaire revêtu d’une superbe reliure en maroquin rouge de l’époque, d’une facture particulièrement élégante. Les premières éditions des œuvres de nos grands auteurs classiques sont très recherchées en belle condition d’époque. Les deux seuls exemplaires cités par Brunet et Tchemerzine sont l’exemplaireNodier en maroquin et l’exemplaireGarcia en maroquin de Trautz-Bauzonnet.
Superbe recueil renfermant 10 œuvres de Du Bellay dont des pièces originales et inédites. Magnifique exemplaire relié en maroquin mosaïqué dans le goût des reliures de La Renaissance. 10 œuvres réunies en 1 volume in-4. Maroquin havane, large encadrement de frises mosaïquée et dorée sur les plats, dos à nerfs orné de même, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Chambolle-Duru. 224 x 150 mm. Du Bellay, Joachim. La Defense et illustration de la langue francoise, avec L’Olive de nouveau augmentee. La Musagnoeomachie. L’Anterotique de la vieille & de la ieune Amie. Vers lyriques, &c. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de 38 ff., (2) ff. Première édition de format in-4. L’Olive et autres œuvres poétiques. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (76) ff. Première édition collective. Deux livres de l’Eneide de Virgile, le quatrième et sixième traduits en Francois par J. Dubellay. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de 64 ff. Édition en partie originale. « Ce recueil contient un sonnet inédit qui n’est pas mentionné par Chamard dans sa bibliographie (3, n°49) » (J. P. Barbier). La Monomachie de David et de Goliath. Ensemble plusieurs autres œuvres poétiques. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de 50 ff. Recueil de poésies présenté très illustre Princesse Madame Marguerite sœur unique du Roy… Paris, F. Morel, 1561. In-4 de 38 ff., (2) ff. Édition en partie originale. « Ce recueil contient 9 pièces inédites » (J. P. Barbier). Discours au Roy sur la Trefve de l’an MDLV. Hymne au Roy sur la Prinse de Calais. Les Furies contre les infracteurs de foy. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (16) ff. Seconde édition originale du Discours et de l’Hymne, parus séparément en plaquettes en 158. Elle contient une pièce inédite Les Furies contre les infracteurs de Foy qui préfigure les discours politiques de Du Bellay. Epithalame sur le mariage de très illustre prince Philibert Emmanuel, Duc de Savoie et très illustre princesse Marguerite de France, sœur unique du Roy et duchesse de Berry. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (24) ff. Édition augmentée de plusieurs pièces. Tumulus Henrici Secundi Gallorum Regis… Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (12) ff. Édition « augmentée du Tombeau de Minard, une des meilleures pièces de Du Bellay » (Tchemerzine, III, 68). Ode sur la naissance du petit duc de Beaumont, fils de Monseign. De Vandome. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (14) ff. Édition originale de la plus extrême rareté. Élégie sur le trespas de feu Ioach. Du Bellay. Paris, F. Morel, 1561. In-4 de (6) ff. Du Bellay (1522-1560) fit la rencontre de Ronsard en 1547. De ce jour date sa vocation poétique. Quatrième édition - l'originale date de 1549 -, mais la première édition in-4 et première édition de ce texte augmente de la Musagnoeomachie, à laquelle il faut joindre les autres textes de Du Bellay, que Tchemerzine décrit sous des numéros séparés. Comme l’a noté G. Lanson, « Du Bellay précéda Ronsard ». Il a composé une œuvre poétique abondante et diversifiée, constamment novatrice ; il a été l’auteur du premier recueil de sonnets amoureux français, du premier recueil d’odes lyriques ; il a élargi de façon décisive le registre du sonnet, s’est fait l’un des meilleurs poètes néo-latins d’Europe, puis s’est métamorphosé en poète politique de tout premier plan. Il ne fut pas que le brillant second de Ronsard : il fut l’un des plus grands poètes français, l’un des plus novateurs. » (Dictionnaire des Lettres françaises, p. 388). Superbe et précieux exemplaire de ce recueil de pièves séparées de Joachim Du Bellay paru chez Frédéric Morel dans le format in-4. Ce recueil présente des œuvres importantes de l’auteur qui venait de mourir et renferme des pièces d’une extrême rareté ; certaines sont en édition originale d’autres en première édition de format in-4. Une grande œuvre poétique somptueusement reliée en maroquin mosaïqué par Chambolle-Duru dans le goût des reliures de La Renaissance. Tchemerzine, III, 40 à 73 ; La défense et illustration de la langue française, L. Séché, p.232 ; Adams D982, D984, D987, D990, D991, D994, D996, A2117 ; 91.
édition_originale reliure d'époque
De toute rareté à si grandes marges, en vélin de l’époque. Rouen, chez la veuve Thomas Mallard, 1597. In-12 de (12) ff., 528. Vélin rigide à recouvrements, dos lisse, tranches rouges. Reliure de l’époque. 146 x 78 mm.
Edition collective originale des Œuvres de Du Bellay. Selon l’Abbé St-Léger cette édition est plus complète que les précédentes. Brunet, I, 749. Elle présente l’Œuvre complète du poète: La Défense et illustration de la Langue Française, l'Olive, le Recueil de Poésies, les Regrets, les Jeux rustiques. Du Bellay (1522-1560) fit en 1547 la rencontre de Pierre de Ronsard. De ce mémorable jour date sa vocation poétique. Autour de Ronsard, il s'imposait la tache de préparer une révolution poétique. En 1549, DuBellay publiait la ‘Défense et Illustration de la langue française’. Cette œuvre est le manifeste de l'école de Ronsard, autrement dit « la Brigade » (qui prendra bientôt le nom de la Pléiade). On sait que le premier article de son programme est la réhabilitation de la langue française. Se faisant le porte-parole de ses amis (Ronsard, Antoine de Baïf, Ponthus de Thyard, Rémi Belleau, Jodelle, Dorat) - Du Bellay demande qu'on renonce à la vieille poésie de Marot et des rhétoriqueurs, ainsi qu'aux genres à forme fixe pratiqués en France jusqu'à ce jour. Qu'on leur substitue hardiment l'élégie, l'ode, l'épopée, en bref, tous les genres qui furent en honneur chez les Anciens. Au surplus, il souhaite qu'on enrichisse la langue en créant des vocables nouveaux. Ce manifeste, comme on le sait, intéresse moins par le fond que par la ferveur qui l'anime. Par ailleurs Du Bellay tenait à affirmer lui-même sa priorité comme introducteur du sonnet amoureux en France : « Si est-ce pourtant que je puis / Me vanter qu'en France je suis / Des premiers qui ont ozé dire / Leurs amours sur la thusque lyre. » « On considère Du Bellay comme l’un des plus beaux ornements de son siècle. Réputation qu’il justifie pleinement. Car s'il est loin d'avoir la puissance de Ronsard, et, disons, sa richesse et sa variété, Du Bellay paraît plus sincère dans l'expression des sentiments. Par sa sensibilité même, autant que par son pessimisme, Joachim Du Bellay introduit dans la poésie française une source nouvelle d'inspiration et, à ce titre, il apparaît en quelque manière comme un ancêtre des Romantiques.» Roland Purnal. Précieux exemplaire relié en vélin ivoire de l’époque. Deschamps dans le supplément à Brunet, ne cite que des exemplaires en reliure postérieure. En 1997, il y a 25 ans, l’exemplaire Benzon, relié au XIXè siècle par Thibaron-Joly, plus court de marges de 5 mm, était vendu 45000 FF (6880 €).
Exemplaire très pur conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque. PLATON. Le Timée de Platon, traittant de la nature du monde, & de l’homme, & de ce qui concerne universellement tant l’ame, que le corps des deux: translaté de Grec en Fraçois, avec l’exposition des lieux plus obscurs & & difficiles. Par Loys le Roy dit Regius. Plutarque de la creation de l’ame, que Platon descrit en son Timee. (Achevé d’imprimer le 23 mars 1581). Paris, Abel l’Angelier, 1581. [Relié avec:] [DU BELLAY, Joachim] / LE ROY, Louis. Le Sympose de Platon, ou de l’amour et de beauté, traduit de Grec en François, avec trois livres de commentaires, extraicts de toute Philosophie & recueillis des meilleurs autheurs tant Grecs que Latins, & autres, par Loys le Roy, dit Regius. Plusieurs passages des meilleurs Poëtes Grecs & Latins, citez aux Commentaires, mis en vers François, par I. du Bellay Angevin. Paris, Abel l’Angelier, 1581. Soit 2 ouvrages reliés en 1 volume in-4 de: I/ ff. 1 à 8, (4) ff. de table, ff. 9 à 159, (1) f. de privilège; II/ (4) ff., 192 ff. avec de nombreuses erreurs de pagination. Quelques figures techniques dans le texte du Timée. Quelques mouillures ou taches dans le premier texte. Relié en plein vélin souple de l’époque, médaillon central frappé or sur les plats, dos lisse orné de roulettes et fleurons dorés, tranches dorées. Reliure de l’époque légèrement fatiguée. 219 x 166 mm.
I/ Seconde édition de la traduction française et du commentaire du Timée de Platon par Louis Le Roy. Graesse, Trésor de livres rares, V, 324. Louis Le Roy fut au seizième siècle avec Amyot l’un des meilleurs traducteurs en France des philosophes grecs, notamment Platon et Aristote. Il suit souvent le texte de la version latine de Marsile Ficin à cause d’un conformisme intellectuel imposé par l’époque, mais sa connaissance du grec était sérieuse et il s’applique à rendre autant les idées du philosophe que le dispositif gracieux de son dialogue. «Louis Le Roy, dit Regius, professeur de grec au Collège royal, a beaucoup contribué à donner à la prose française de l’élégance et de l’harmonie.» (Bibliothèque de Backer, 349). «Cette œuvre a exercé une influence immense sur les doctrines postérieures, néo-platonicienne et chrétienne; de cette dernière surtout le Timée contient en germe certains principes, comme par exemple, le désintéressement de Dieu dans son œuvre de création. On relève aussi quelques géniales anticipations de découvertes scientifiques plus tardives […]. Après avoir dans ses dialogues dialectiques abordé avec une force toujours croissante la doctrine des idées transcendantes, Platon avait donné dans le Philèbe une première construction systématique de sa nouvelle théorie: il proposait une définition du bien, qui n’impliquait plus le détachement socratique du monde sensible, mais une vie mêlée d’intelligence et de plaisir, et aussi une définition de la réalité comme mélange d’illimité et de limité. Ce point de vue ne fait qu’amorcer la doctrine cosmologique développée dans le Timée. A vrai dire, l’influence pythagoricienne est loin d’être la seule qu’on décèle dans cette œuvre majestueuse et hardie, où paraissent confluer tous les courants scientifiques et métaphysiques de la pensée grecque, mais transformés et vivifiés par le génie et par l’art de Platon.» (Dictionnaire des œuvres, VI, 431).II/ Rare seconde édition de cette interprétation française du Banquet de Platon à laquelle Joachim du Bellay a collaboré. Tchemerzine, III, 83 ; Graesse, Trésor de livres rares, 324 ; Brunet, IV, 702. Le mariage du Dauphin de France et de la reine Marie Stuart est célébré le 24 avril 1558 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette version française du Banquet de Platon par Louis Le Roy fut offerte comme cadeau de mariage au couple royal. L’ouvrage est divisé en 3 livres, adressés respectivement au couple royal, à François de Valois et à Marie Stuart. La seconde partie de l’ouvrage (ff. 177 à 192) contient la seconde edition de la traduction en vers français par Joachim du Bellay de poèmes de Virgile, Horace, Lucrèce, Ovide… « Au verso du titre on trouve un sonnet français et trois distiques latins de J. du Bellay. Les 3 ff. qui suivent contiennent une épître ‘Au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine’, en date de Paris, le 24 avril 1558, et l’’Argument du Sympose de Platon’, par L. Le Roy. Une note de Louis Le Roy, parlant des vers grecs et latins cités dans les Commentaires, dit : ‘D’autant que je ne me sentais assez expert en la poësie françoise pour les traduire dignement, j’ay prié le seigneur du Bellay, tresexcellent poëte en latin et en françois, de les translater, lequel, pour l’amytié qui est de longtemps entre nous, a entrepris ceste charge, dont il s’est tant bien acquitté qu’il ne les a seulement traduictz fidelement, gardant la majesté de leurs sentences, qui est fort difficile en vers, mais aussi a représenté les traictz, figures, couleurs et ornemens poëtiques des deux plus belles langues, avec telle dexterité qu’il semble en avoir egallé les uns et surmonté les autres.’ Les fragments traduits sont au nombre de 57. Un passage de l’Art poétique d’Horace (f. 195) est emprunté à la traduction de Jacques Pelletier. » (Picot). « Le savant philosophe Louis Leroy fit cette belle traduction. Le premier livre est dédié au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine ; le second livre à François de Valois, roi d’Ecosse et dauphin de France ; le troisième, ‘à très illustre et très vertueuse princesse madame Marie d’Esteuart, royne d’Escosse et dauphine de France. La belle et spirituelle Marie Stuart, dès son arrivée en France, s’était fait aimer des poëtes et des sçavants, qui ne lui furent pas ingrats à l’époque de ses malheurs, malgré la force de l’habitude ». (Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, n°464). L’interprétation du Banquet de Platon par Le Roy devient une véritable apologie du mariage qu’il décrit comme le support fondamental de la procréation et comme le moyen de poursuivre les lignées de sang de la monarchie. Volume « précieux par son intérêt littéraire » (Double, Cabinet d’un curieux, 10). Dans sa lettre Aux lecteurs, Le Roy explique l’importance de la redécouverte des auteurs classiques par la société pour la gloire de la langue et de l’identité françaises. L’édition originale de ce texte fut imprimée en 1558, et rééditée en 1559 avec un titre de relais. Exceptionnel exemplaire à grandes marges conservé dans son beau vélin souple de l’époque, condition d’exception pour les poètes de La Pléiade. OCLC liste 3 exemplaires de cette édition de 1581 : à la Newberry Library, à la University of California et à la University of Mannheim. En France, seules 4 institutions en possèdent un exemplaire. Bel et pur exemplaire réunissant deux textes majeurs du XVIe siècle, de toute fraicheur, grand de marges car conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Nice, Le Chant des Sphères, Editions d'Art Sefer, 1977, 2 volumes in-4 de 260x205x40 mm environ, tome I : 186, pages, 2ff. non chiffrés et 218 pages, 4ff. non chiffrés, reliure pleine basane maroquinée rouge, plats ornés d'un décor à froid et filets dorés, têtes dorées, gardes de soie moirée, sous étuis bordésavec intérieur suédine gris souris . Exemplaire N° 1095/1910, un des 1188, exemplaires sur vélin de Lana filigrané Sefer au Léopard, numérotés de 651 à 1038, avec son certificat d'authenticité. Contient 16 illustrations hors texte (dont une en double page dans le tome I), 8 vignettes et 2 titres ornés, par LUCY BOUCHER. Dos insolés avec petits frottements et légères épidermures, sinon bon état.
Joachim du Bellay ou Joachim Du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes pour lequel du Bellay rédigea un manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son uvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque puis satirique et finalement encomiastique écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
A La Rochelle, par Pierre Davantes, 1573, 1 volume in-12 de 160x105x70 mm environ, 8ff. (titre, épître, avertissement, sommaire, préface), parchemin crème à recouvrements, titres manuscrits sur dos lisse. Il manque des pages de garde en début de volume et in-fine (1146/1171+29 pages de table), manque de papier sur la page de titre, des coins pliés, petite galerie de ver sur les premiers feuillets et sur le dos (sans atteinte au texte) et sur les contreplats, quelques taches d'encre marginales, un rabat du parchemin rongé.
Martin du Bellay (1495- 1559 à Glatigny dans le Perche), historien français, lieutenant général en Normandie, et prince d'Yvetot, par son mariage avec Elisabeth Chenu, propriétaire de cette principauté. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Paris, Pierre l'Huillier, 1571. In-8 de (8) ff. 421 ff. (mal chiffrés 289) (15) ff., (10) ff. (prologue) entre les feuillets 182 et 183 (a8, 2a-z8 A-2Q8), , veau brun, fleuron central et aux angles, dos à nerfs (reliure de l'époque).
Première édition in-octavo publiée chez le même éditeur deux ans après l’édition originale in-folio parue en 1569. « De toutes les sources narratives du règne de François Ier, c'est la seule qui embrasse le règne tout entier. D'autre part, la qualité et le rang des auteurs, le rôle qu'ils ont joué, les documents que l'un et l'autre ont pu se procurer et qu'ils ont réellement utilisés, font de leur mémoires une oeuvre historique de première valeur. » (Bourrilly et Fleury-Vindry). Guillaume Du Bellay (1491-1543) l'un des meilleurs généraux de François Ier, et le plus fameux diplomate français de son temps, avait entrepris d'écrire une histoire de France les Ogdoades, dont la plus grande partie fut perdue. Son frère cadet Martin du Bellay (1495-1559) qui lui survécut jusqu'en 1559, également diplomate et militaire, recueillit ce qui restait du manuscrit original et le compléta. Il forma ainsi des mémoires continus de 1513 à 1547 où l'on trouve de précieux renseignements tant sur les manoeuvres militaires entreprises en Italie et contre l'Empire, que sur la formation du système diplomatique du XVIe siècle encore constitué d'ambassades itinérantes. Les livres V, VI et VII qui s'étendent de 1536 à 1540 sont tirés de la cinquième Ogdoade de Guillaume.Marque à l'olivier de l'Huilier sur le titre. Ex-libris manuscrit daté 13 octobre 1631« Ducharme ».Brunet, I, 747 ; Hauser II, 761 ; Rothschild, II, 2118.
P. L'huillier | à Paris 1569 | 22 x 33 cm | relié
Edition originale, rare. Marque de l'imprimeur en page de titre. Edition réalisée par René Du Bellay, auteur de l'épitre. Lettrines. Reliure en pleine basane blonde glacéedu XVIIe. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin havane. Coiffe de tête arrasée. Mors supérieur fendu ; mors inférieur en partier fendu. Une étiquette de bibliothèque en tête. Traces de mouilluresur les derniers feuillets de texte et d'index, mais papier dans l'ensemble frais. Coins très émoussés, avec bordures dénudées en partie. * Sans doute la plus importante chronique du règne de François Ier par d'importants acteurs et témoins de ce temps ; les frères Du Bellay étaient en effet au service du roi comme militaires. Ces mémoires couvrent la période de 1513 à 1547 et relatent les batailles auxquelles prit part Martin Du Bellay, depuis la fin du règne de Louis XII jusqu'à la mort de François Ier. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1586 velin souple à recouvrement. fort in-8, (10ff.), 528ff., (7ff.), Paris Abel L'Angelier 1586,
" De toutes les sources narratives du règne de François Ier, , c'est la seule qui embrasse le règne tout entier. D'autre part , la qualité et le rang des auteurs, le rôle qu'ils ont joué,…, les documents que l'un et l'autre ont pu se procurer et qu'ils ont réellement utilisés, font de leurs Mémoires une œuvre historique de première valeur".La première édition est de 1569.
La Rochelle, Pierre Davanter [Genève, Jacob Stoer], 1573. 1 fort vol. petit in-8°, veau brun, dos à nerfs orné de petits fleurons dorés, encadrement d'un filet doré sur les plats, médaillons ovale azuré au centre. Reliure de l'époque, qq. épidermures, coiffe inf. élimée, petite fente en tête à la charnière sup., qq. petits mq. de cuir sur les nerfs. Bon exemplaire. (8) ff., 1171 pp., (29) pp. de table. Signatures : *8 [a-z]8 [A-Z]8 [Aa-Zz]8 [AA-FF]8. Rousseurs et mouillures.
Contrefaçon genevoise imprimée à la fausse adresse de La Rochelle. D'après E. Droz (Fausses adresses typographiques, dans Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, XXIII, 1961), cette édition de 1573, tout comme celle de 1571 (à l'adresse de Heildelberg, pour Jean Mareschal) aurait été composée à Genève chez J. Stoer. Celui-ci aurait acheté à Jean Mareschal en 1571 les 576 premières pages et aurait imprimé lui-même les pp. 577 à 1171, ainsi que les 8 premiers feuillets. Dans cette édition de 1573, Stoer a changé le titre, toujours à une fausse adresse pour échapper aux poursuites, et recomposé les 8 premiers feuillets. Ces mémoires sont écrits dans un style naïf et souvent plaisant et couvrent la période de 1513 à 1547. Bien que partiaux (Montaigne les trouve trop favorables à François Ier), ils sont précieux pour qui s'intéresse à cette période, car les frères Du Bellay occupaient des positions éminentes sous le règne de François Ier. Guillaume, homme de guerre et diplomate fut nommé vice-roi du Piémont en 1537. Fin politique, il était informé de nombreux secrets d'Etat, et du Piémont, renseignait le roi sur ce qui se passait ou devait se passer en Flandre ou en Picardie Martin, également homme de guerre, était au fait de toutes les campagnes entreprises à cette époque. Guillaume et Martin étaient les oncles du poète Joachim du Bellay. Ce qui reste des Mémoires de Guillaume occupe les livres 5, 6 et 7, compris dans les Mémoires de Martin (le reste est perdu). Chaix, 78; Hauser, 761; USTC, 6715; FVB, 16985.
Première édition originale collective des Œuvres de Du Bellay, imprimée en 1569. A Paris, Federic Morel, 1569. 8 parties reliées en 1 volume in-8 de : I/ (12) ff., 40 ; II/ 80 ff. ; III/ 96 ff. ; IV/ 64 ff. ; V/ 60 ff. ; VI/ 88 ff. ; VII/ 80 ff. ; VIII/ 72 ff. Lettre manuscrite jointe. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Reliure signée Hardy. 164 x 103 mm.
Première édition originale collective et première réunion des œuvres de Joachim du Bellay. « Première véritable édition collective, qui n’est pas dotée d’une pagination continue, comme ce sera le cas à partir de 1573. Seul le titre général porte la date de 1569, chacune des huit parties (‘L’Olive’ compte pour une partie) ayant son titre propre, à la date de 1568. » Jean-Paul Barbier, La Pléiade, n°40 ; Brunet, I, 749 ; Tchemerzine, III, p.75 ; Le Petit, pp. 93-94. « Jolie édition, dont les poésies sont imprimées en caractères italiques. » (Le Petit, Bibliographie des éditions originales françaises). Cette édition collective contient 698 pièces en tout, dont 93 inédits. En voici le compte, partie par partie : I/ Deffense : aucune pièce nouvelle. II/ Olive : 138 pièces. III/ Recueil de Poésie : 60 pièces. IV/ Enéide : 57 traductions et 19 pièces, dont 9 inédites. V/ Divers Poèmes : 99 pièces, dont 73 inédites. VI/ Regrets : 241 pièces, dont 7 inédites. VII/ Divers Jeux Rustiques : 45 pièces, dont 4 inédites. VIII/ Epithalame : 39 pièces. Soit au total, 698 pièces, dont 93 inédites. Publiée par Guillaume Aubert, elle est formée de la réunion de huit pièces imprimées séparément par Fédéric Morel en 1568 et 1569 : - La Défense et Illustration de la langue Française (1568). - L’Olive et autres œuvres poétiques (1569). - Recueil de poésie présenté à très illustre princesse Madame Marguerite sœur unique du Roy... (1568). - Deux livres de l’Eneïde de Virgile... avec autres traductions (1569). - Divers poèmes... (1568). - Les regrets et autres œuvres poétiques (1569). - Divers jeux rustiques et autres œuvres poétiques (1569). - Epithalame sur le mariage de très illustre prince Philibert Emmanuel duc de Savoye & très illustre princesse Marguerite de France sœur unique du roy & Duchesse de Berry (1569). Précieux exemplaire, grand de marges, de cette première édition collective, conservé dans une élégante reliure de maroquin rouge. Provenance : lettre manuscrite jointe, d’un ancien possesseur qui fit cadeau de l’exemplaire à un ami.
A Rouen, chez la Veuve Thomas Mallard, 1597. Petit in-12 (90 x 147 mm) de (12)-528 ff., maroquin vert, triple filet à froid d'encadrement sur les plats, dos à nerfs très orné, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Masson-Debonnelle).
Édition collective des Œuvres de Du Bellay, imprimée en italiques, « édition plus complète que les précédentes » (Brunet, I, 749), partage d'édition avec Raphaël Du Petit Val de Rouen.Joachim Du Bellay (ca 1522 – 1560), gentilhomme angevin, poète de la Pléiade et auteur de son manifeste fondateur, La Défense et illustration de la langue française (1549), mourut à trente-sept ans, laissant une oeuvre concentrée en dix ans : L'Olive (1549-1550), premier recueil de sonnets en langue française dans la tradition pétrarquiste ; les Regrets et les Antiquités de Rome (1558), composés pendant son séjour à Rome en qualité de secrétaire de son cousin le cardinal Jean Du Bellay (1553-1557) ; les Divers Jeux rustiques (1558).La présente édition reproduit l'édition publiée par Frédéric Morel en 1573, première à pagination continue, revue et augmentée en 1575 par Guillaume Aubert. Elle s'ouvre par un sonnet de Scévole de Sainte-Marthe et se clôt au recto du dernier feuillet par un sonnet signé Jeh. Chrestien Provençal. Le recueil contient : La Défense et illustration de la langue française ; L'Olive ; Le Recueil de Poésies présenté à Marguerite de Valois ; Deux livres de l'Énéide ; Divers Poëmes ; Les Regrets ; Les Divers Jeux rustiques ; Les Antiquités de Rome.Bel exemplaire dans une fine reliure en maroquin vert signée Masson-Debonnelle.Brunet, I, 749 : « Édition plus complète que les précédentes » ; Tchemerzine-Scheler, III, 78.
Remarquable édition originale de La Muse chrestienne, œuvre conjointe de Du Bellay et Ronsard, l’un des deux exemplaires connus avec celui de Chantilly conservé dans sa superbe reliure à la fanfare de l’époque aux armes d’un pénitent proche du roi Henri III. In-12, exemplaire réglé, marque de l’imprimeur sur la page de titre, bandeaux et lettrines. Maroquin olive, décor « à la fanfare vide », fer central en médaillon représentant une crucifixion aux plats, filets dorés en encadrement, décor similaire sur le dos lisse orné de fers à la « tête de mort », fleurs de lys, armes au centre et devise d’Henri III en queue, tranches dorées. Reliure parisienne de l’époque aux armes du roi Henri III. 143 x 80 mm. Du Bellay, Joachim (1522-1560). La muse chrestienne, ou Recueil des poésies Chrestiennes tirées des principaux Poètes François avec un Discours de l’influence des Astres, du destin ou fatalité, de l’interprétation des fables et pluralité des Dieux introduits par les Poètes contenu en l’Avantpropos de l’Auteur de ce recueil. Paris, Gervais Malot, rue Sainct Iacques, à l’enseigne de l’Aigle d’or, 1582. Avec privilège du Roy. Édition originale fort rare de cette précieuse anthologie des poètes de la Pléiade ainsi composée : - Pierre de Ronsard, 57 poèmes dont 3 avaient paru dans l’œuvre chrétienne de 1581. - Joachim Du Bellay, 61 poèmes dont 2 avaient été publiés dans la Lyre Chrestienne de 1560, et, 10 de l'Œuvre chrestienne. - Etienne Jodelle, 51 poèmes. - Jean-Antoine de Baïf, 32 poèmes. - Rémi Belleau, 24 poèmes dont 10 de l'Œuvre chrestienne, 1581. - Philippe Desportes, 20 poèmes dont 17 de l'Œuvre chrestienne. - Florent Chrestien, 1 pièce. - Nicolas Denisot, 1 pièce. - Pybrac (de), 1 pièce de 125 quatrains sur lesquels 100 avaient paru dans l’Œuvre chrestienne, et deux sonnets anonymes insérés dans l’avant-propos de l’auteur. Ce recueil comprend 250 pièces dont deux sonnets anonymes insérés dans l’Avant-propos de l’auteur ; quarante-et-une avaient déjà paru dans l’Oeuvre chrestienne, 1581. Il doit être compris à la fois comme une entreprise pieuse et comme une riposte. Ainsi le voulut son créateur, un jeune prélat de l’entourage du cardinal François de Joyeuse (à qui le volume est d’ailleurs dédié). Les mystérieuses initiales « I.C.T » cachaient en fait un érudit ecclésiastique toulousain : Jean Chabanel. L’idée de rassembler ces vers lui fut inspirée, avouet-il dans sa longue préface, par sa lecture de Platon. L’éditeur du recueil ne fit donc appel qu’aux « œuvres des six premiers & plus excellents Poetes que la France ait encore porté, trois desquels sont à present envie, & les autres trois trespassez : Ceux qui sont en vie sont Pierre de Ronsard, Jean Antoine de Bayf, & Philippe des Portes, auquel ce recueil de poesies a esté communiqué & mis en lumière de leur consentement : les trois qui sont trepassez sont Joachim du Bellay, Estienne Jodelle & Remy Belleau. » On découvre aussi, à la fin de la troisième et dernière partie de cette anthologie, les cent vingt-six célèbres quatrains gnomiques de Guy du Faur de Pibrac. En réunissant les poèmes « les plus propres à nous exciter & attirer à l’amour de Dieu & à la piété Chrestienne », ce recueil se veut donc une réplique aux équivalents poétiques protestants : les Cantiques du Sr. De Maisonfleur et surtout les Poèmes chrestiens de B. de Montmeja et autres divers auteurs. Le choix des pièces, notamment ronsardiennes, n’est donc pas anodin : on retrouve par exemple l’ensemble des vigoureux Discours politiques du Vendômois déplorant l’état du royaume ou saluant la victoire à venir sur « l’Hydre » infâme. Parmi les pièces les plus fameuses, relevons l’élégie à Guillaume des Autels, la Remonstrance au Peuple de France ou le Discours des Misères de ce Temps. On trouve aussi, au feuillet 314 recto, le violent poème De Theodore de Beze heresiarche dont l’incipit est « S’armer du nom de Dieu et aucun n’en avoir… » : ce texte au vitriol est ici attribué à Ronsard. Les pièces choisies sont utilisées comme de véritables armes : ces vers sont « ceux qui peuvent servir de contre poison & preservatif contre le venin & la peste de ce monstre hydeux & beste puante qui cropit au lac de Geneve, & qui depuis quelques années a infecté l’air François, & donné misérablement en proye au fer & aux dissensions & guerres civiles tout ce pauvre Royaume » : la Réforme. Lorsqu’une reliure fait pénitence. Troublé par de fréquentes reprises des guerres de Religion, le règne d’Henri III coïncida avec une grande ferveur religieuse. Encouragé par son confesseur, le père jésuite Edmond Auger, le roi lui-même donnait l’exemple : sujet à des élans mystiques souvent morbides, il n’hésita pas à rejoindre des processions de pénitents, voire flagellants. Puis, en l’espace de deux ans, il créa quatre nouvelles congrégations religieuses, réunissant dans la prière la fine fleur de la noblesse française. Le premier (et le plus important) de ces groupes, fondé au mois de mars 1583, se nommait la « Congrégation royale des Pénitents de l’Annonciation Notre-Dame ». Les volumes reliés durant ces années 1580 pour les membres de la Congrégation reflétaient la piété de leur propriétaire. Ces reliures, manifestement issues d’un même atelier, souvent décorées « à la fanfare vide », se présentent selon un modèle identique : une plaque centrale à sujet religieux (l’Annonciation ou, plus souvent, une Crucifixion, pour laquelle trois plaques différentes au moins furent gravées), souvent enchâssée dans l’ovale central de la composition « à la fanfare » ; un dos lisse décoré de haut en bas d’une tête de mort, des armes de France et de la devise latine propre à Henri III. Louis-Marie Michon les a clairement identifiées comme des « reliures faites pour les confères de la congrégation royale », la présence du blason aux lys n’étant qu’un rappel du créateur de ce groupe. Mais les bibliographes ou catalogues anciens, devant ces armes royales et cette devise, n’hésitaient pas à donner les ouvrages ainsi reliés comme ayant fait partie des livres personnels d’Henri III. Le souverain possédait bien des volumes recouverts de plaques à sujet religieux, mais ils se distinguaient de ceux des autres membres de la Congrégation par la présence, au plat inférieur, des armes personnelles du Valois, accolant les écus de France et de Pologne. La majeure partie des volumes ainsi revêtus était composée de textes liturgiques, de traités des Pères de l’Eglise ou d’ouvrages pieux. Certains textes étaient manifestement tenus en haute estime par les Pénitents, ce qui nous vaut d’en posséder aujourd’hui plusieurs exemplaires en « reliure de congrégation ». La Muse chrestienne fait figure de notable exception au sein d’un groupe bien identifié d’ouvrages de petit format aux très riches reliures ; c’est en effet le seul texte poétique connu dans cet ensemble. En dehors du présent volume, on ne recense qu’un seul autre exemplaire de ce recueil en reliure de congrégation, orné d’un décor strictement identique, il est conservé au sein de la très riche bibliothèque du château de Chantilly (VIIIG6). Provenance : Entourage du roi Henri III (1551-1589), membre de la congrégation royale. Alexis-Ferréol Perrin de Sanson, « ecuïer de Marseille » (ex-libris gravé armorié du XVIIIè siècle) ; baron Jean-Joseph de La Roche-Lacarelle (ex-libris ; catalogue de sa seconde vente, 1888, n°234) ; P. B. (Bibliothèque P.B. – Littérature classiques éditions originales : Corneille, Moliere, Pascal, Racine, Paris, 13 février 1978) : J.P. Barbier. Références : Hobson & Culot, La Reliure en Italie et en France au XVIè siècle, n°64 ; Hobson, Les Reliures à la fanfare, n°218-235, l’exemplaire est répertorié sous le n°221 ; J.P. Barbier-Mueller, MBP, II, 100 ; N. Ducimetière, Mignonne…, 75 ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire…, 907 ; Fabienne Le Bars, Les reliures de Henri III : une typologie, dans Henri III, mécène des arts, des sciences et des lettres, 2006, pp. 243-247 ; USTC 11734 ; Brunet, III, col. 1960 ; Lachèvre, Bibliographie des recueils collectifs de poésies du XVIè siècle, pp. 211-213.
édition_originale reliure d'époque
Paris A l' Olivier de P. l' Huillier 1570 un fort volume in-8° (105 x 170mm), [12] ff. (titre, dédicace, avertissement, sommaire, préface) 182 ff. [10] ff. (prologue) 289 pp. [14] ff. (table). Reliure ancienne (XVIIe) en basane brune, dos à nerfs orné d'une pièce de titre en maroquin rouge et de caissons fleuronnés dorés, tranches mouchetées de rouge, gardes de papier marbré. (restauration habile en coiffe de tête, charnière un peu faible sur 3 cm au premier plat, exemplaire un peu court en tête, au livre I lire " 29 " au lieu de " 16 ", présence de quelques rousseurs pâles). Deuxième édition de ces importants mémoires illustrée de bandeaux et lettrines, le tout gravé sur bois. Marque de l'imprimeur sur la page de titre. Martin du Bellay, frère de Guillaume et de Jean, fut comme eux un grand capitaine, un bon négociateur et un protecteur des lettres. François Ier l'employa ; ses mémoires relatent des batailles et des sièges où l'auteur se trouva. Quelques annotations manuscrites anciennes en marge. BEL EXEMPLAIRE. TRÈS RARE.
8 parties en un volume in-8 (165 x 103 mm), maroquin rouge cerise, dos à 5 faux-nerfs rehaussés dun filet au noir, titre doré, daté en pied, coiffes guillochées, triple filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (reliure signée Bernasconi début XXe s.). Paris, de l'imprimerie de Frederic Morel (), 1569.
Première édition collective des oeuvres de Du Bellay, publiée par Guillaume Aubert qui signe la dédicace au roi Charles IX. Elle est constituée de huit parties imprimées séparément chez Frédéric Morel en 1568 et 1569. Chaque partie possède une page de titre particulière (datée de 1568 ou de 1569), suivie par une foliation individuelle, lensemble réunissant au total 698 pièces, dont 93 inédites.- 12 feuillets préliminaires non chiffrés de dédicace et dindex général.La Défense et illustration de la langue françoise. 1568. 40 feuillets.LOlive, et autres oeuvres poétiques. 1569. 80 feuillets ("Olive" ana-gramme de "Viole", nom de la muse du poète).- Recueil de poésie présenté à la très illustre princesse Madame Marguerite. 1569. 96 feuillets.- Deux livres de lEneïde de Virgile le quatrième et sixième. 1569. 88 feuillets.- Divers poèmes. 1569. 60 feuillets.Regrets et autres oeuvres poétiques. 1569. 64 f.- Divers jeux rustiques et autres oeuvres poétiques. Le tout reveu & corrigé de nouveau. 1569. 80 f.- Epithalame sur le mariage de très illustre prince Philibert Emanuel, duc de Savoie. 1569. 72 f.Théoricien et artisan du renouveau poétique français, Du Bellay aura été, en une vie brève, la voix la plus intime de la Pléiade : des sonnets pétrarquistes de "LOlive" aux "Regrets", écrits à Rome dans la nostalgie de la France et de lAnjou natal, son oeuvre unit lambition humaniste à une mélancolie dune singulière modernité. (Barbier-Mueller, 'Ma bibliothèque poétique', n°40. Brunet, I, 749. Le Petit, 'Editions originales françaises', p. 93-94. Tchemerzine-Scheler, III, p. 75 b. USTC, 6630).Très bel exemplaire, très frais, parfaitement conservé, en une élégante reliure signée dAuguste Bernasconi.
Paris, [Pierre Le Voirrier pour] Gilles Beys, 1582. 1 vol. in-folio, veau brun, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches jaspées de rouge. Reliure du XVIIe siècle, coiffes restaurées. Bon exemplaire. Ex-libris héraldique au contreplat du vicomte Henri de Farcy(?) de la Villedubois, ex-libris manuscrit et annotations du receveur de l'abbaye de Montvilliers sur le titre. Titre orné de la marque typographique de Gilles Beys, (12) ff., 616 pp., (6) ff. Signatures : at6 [A-Z]6 [Aa-Zz]6 [Aaa-Eee]6 [Fff-Ggg]4 Hhh6. Petite déchirure sans maque au feuillet 132, les ff. Ddd3 et Ddd4 sont intervertis, qq. mouillures pâles dans les marges.
Nouvelle édition, partagée avec Guillaume Auvray, Thomas Brumen, Gabriel Buon, Abel L'Angelier, Gervais Mallot et Thomas Périer au nom desquels on trouve des exemplaires. Ces Mémoires écrits dans un style naïf et souvent plaisant, couvrent la période de 1513 à 1547. Bien que partiaux (Montaigne les trouve trop favorables à François Ier), ils sont précieux pour qui s'intéresse à cette période, car les frères Du Bellay occupaient des positions éminentes sous le règne de François Ier. Guillaume, homme de guerre et diplomate fut nommé vice-roi du Piémont en 1537. Fin politique, il était informé de nombreux secrets d'Etat, et du Piémont, renseignait le roi sur ce qui se passait ou devait se passer en Flandre ou en Picardie Martin, également homme de guerre, était au fait de toutes les campagnes entreprises à cette époque. Guillaume et Martin étaient les oncles du poète Joachim du Bellay. Ce qui reste des Mémoires de Guillaume occupe les livres 5, 6 et 7, compris dans les Mémoires de Martin (le reste est perdu). Ces Mémoires parurent pour la première fois en 1569. Renouard I, n°612 et III, p. 340; Balsamo & Simonin, n°68 ; Lelong, 17621; Adams, D.1002; USTC, 6116.
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Joachim du Bellay ou Joachim Du Bellay est un poète français né vers 1522 à Liré en Anjou et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec Pierre de Ronsard fut à l'origine de la formation de la Pléiade, groupe de poètes pour lequel du Bellay rédigea un manifeste, la Défense et illustration de la langue française. Son oeuvre la plus célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d'inspiration élégiaque puis satirique et finalement encomiastique écrit à l'occasion de son voyage à Rome de 1553 à 1557. .........Beaux Exemplaires ...superbement enluminés....en trés bon état (very good condition). trés bon état
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"Malgré leurs caractères apologétiques les mémoires de Martin Du Bellay sont une oeuvre historique de première valeur pour l'histoire de François Ier." (Hauser, Sources II, 761) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris Seghers, coll. "Ecrivains d'hier et d'aujourd'hui" 1973 1 vol. Broché in-16, broché, couverture illustrée, 191 pp., illustrations hors-texte, bibliographie. Très bon état.
Collectif Du Bellay Joachim De Thyard Pontus Du Bellay Joachim Collectif
Reference : 240193
La renaissance du livre 210 pages in12. Sans date. Relié. 210 pages.
Etat Correct coins assez frottés
Exemplaire broché en bon état, couverture légèrement défraîchie, intérieur beau papier vergé sans rousseurs.
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