Superbe exemplaire à marges immenses. Paris, François Regnault, 1528. Petit in-folio gothique de LXXX feuillets à longues lignes, titre compris en rouge et noir. Plein maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet. 256 x 188 mm.
Édition originale littéraire et historique fort rare relatant avec brio l’épopée de Jeanne d’Arc, le règne du roi Charles VII (1403-1461), les troubles occasionnés par la guerre de cent ans et la victoire finale. «Le volume que nous venons de décrire est l’édition originale de la Chronique de Charles VII. Cet ouvrage qui, dans la plupart des manuscrits, ne porte aucun nom d’auteur, était alors, on ne sait trop pourquoi, attribué à Alain Chartier. Le nom du poète figure de nouveau sur la réimpression de Nevers, Pierre Roussin, 1594, in-4; enfin André Du Chesne ne manqua pas d’insérer la chronique dans son édition des Œuvres de maistre Alain Chartier, 1617. Plus tard, le manuscrit de Bigot, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale (fr. 2860), permit à Du Chesne de corriger son erreur et lui révéla le nom de l’auteur, Gilles Le Bouvier, dit Berry, roi d’armes de France. Voy. l’excellent article publié par M. Vallet de Viriville dans la Nouvelle Biographie générale, XXX, 113-118» (Catalogue James de Rotschild, II, 2099). L’auteur commence sa chronique en l’an 1402, année où naquit Charles VII. Ce prince devient à partir de 1417 le point central du récit. Le chroniqueur nous brosse un tableau minutieux et vivant du règne et termine son récit à la mort du Roi le 22 juillet 1461. «Lors de la tragédie du pont de Montereau (1419), Charles VII publia des manifestes pour se disculper du meurtre de Jean sans Peur, accompli en sa présence; mais il n’en demeura pas moins chargé de la solidarité de cette sanglante représaille. Sa mère, l’indigne Isabeau de Bavière, le poursuivit de sa haine et contribua à la conclusion du traité de Troyes, par lequel il était exclu du trône au profit du roi d’Angleterre. A la mort de son père, il se fit couronner à Poitiers, pendant que le duc de Bedford, maître de Paris et d’une partie du royaume, prenait les rênes du gouvernement au nom de son neveu Henri IV, encore en bas âge. Les Anglais poursuivirent le cours de leurs succès, et les troupes de Charles VII perdirent successivement les batailles de Crevant (1423) et de Verneuil (1424). Déjà maîtres des trois quarts du royaume, les Anglais vinrent mettre le siège devant Orléans, et bientôt la funeste journée des Harengs (1429) vint porter le découragement parmi les derniers champions de l’indépendance nationale. C’est à ce moment qu’une jeune paysanne, exaltée par les misères et les douleurs de la patrie se présenta au roi en affirmant qu’elle avait reçu du ciel la mission de sauver la France, enflamma la nation et l’armée de l’enthousiasme patriotique et religieux dont elle était dévorée, et après une suite de succès extraordinaires, fit lever le siège d’Orléans et conduisit le roi à Reims, où l’onction sacrée lui donna aux yeux des peuples le prestige de la légitimité (1430). Quelques seigneurs puissants se rallièrent à Charles, et le duc de Bourgogne lui-même, brouillé avec les Anglais, se réconcilia solennellement avec lui par le traité d’Arras (1435). L’année suivante, Paris affranchi rouvrait ses portes au roi de France. Ce prince indolent et efféminé saisit d’une main ferme les rênes du gouvernement, s’occupa avec activité et persévérance à réparer les maux du pays, réforma son armée, dont les brigandages désolaient ses provinces, réorganisa les finances délabrées, montra le plus grand courage aux sièges de Montereau (1437) et de Pontoise (1442), et obtint enfin une trêve honorable (1444), qu’il sut employer à relever la France épuisée. Pendant cette période réparatrice, les cités sortirent de leurs décombres, les campagnes furent rendues à l’agriculture, les villes au commerce et à l’industrie, l’armée devint permanente et fut l’égide du pays au lieu d’être l’effroi des populations, les finances prospérèrent, et, sous l’influence de Jacques Cœur, le Colbert du XVe siècle, le commerce maritime fut créé et la prospérité publique se développa avec cette énergie créatrice qui suit les grandes calamités. Lorsque les Anglais, par une inspiration malheureuse, rompirent la trêve en 1448, ils trouvèrent une nation forte, unie et compacte, et n’essuyèrent plus que des revers. En moins d’un an, la Normandie était entièrement reconquise: en 1453, la Guyenne redevint définitivement française.» L’édition comporte un titre en rouge et noir avec belle initiale historiée sous laquelle figure la marque «à l’éléphant» de François Regnault. Sur le second feuillet un bois, représentant un docteur enseignant à ses disciples, précède le prologue. Le verso de ce même feuillet contient le portrait gravé sur bois du roi, surmonté de la devise «Espoir en dieu», et le commencement de la chronique. Le texte orné de nombreuses initiales décorées est accompagné de sommaires imprimés en manchettes. Né à Bourges en 1386, l’auteur, Gilles le Bouvier fut introduit à la cour à l’âge de 16 ans sous le patronage de Jean, duc de Berry; il obtint de Charles vii, alors régent, l’office de héraut d’armes en 1420; il fut créé roi d’armes du pays et Marche de Berry le 25 décembre 1420. A plusieurs reprises dans l’histoire du règne de Charles vii, G. le Bouvier prend part aux opérations importantes, tant sur le plan diplomatique que militaire. C’est ainsi qu’il pénètre à la tête de la Maison du Roi lors de l’entrée solennelle de Charlesvii à Paris le 8 novembre 1437. Les beaux exemplaires de cette édition originale littéraire et historique ont de tout temps suscite de fortes enchères. Le supplément de Brunet cite ainsi, dans les années 1870, les 920 F or atteints par l’exemplaire Potier (apparemment le présent exemplaire) relié en maroquin de Trautz; à titre comparatif aux mêmes ventes Potier et Benzon, l’édition originale des Essais de Montaigne imprimée à «Bourdeaux en 1580» atteignait 1420 F or en veau ancien. Superbe exemplaire à marges immenses (hauteur 256 mm, contre 239 mm pour l’exemplaire du marquis de Serrant relié en veau du XVIIe siècle). Références: Tchemerzine ii, 335; Brunet I, 1816; Cat. James de Rothschild, II, 2099; Institut de France, manuscrit Godefroy 242.
Philippe Chartier (1633-1669), médecin, reçu docteur en 1656, docteur régent de la faculté de médecine de Paris, médecin ordinaire du roi, professeur au collège royal de Cambrai, mort brutalement après une indigestion.
Reference : 013771
Philippe Chartier (1633-1669), médecin, docteur régent de la faculté de médecine de Paris, médecin ordinaire du roi, professeur au collège royal de Cambrai, mort brutalement après une indigestion. P.S., [1660], 1p in-8 oblong. Sur parchemin. Document avec uniquement le recto signé « Chartier » et au dos une note d'une autre main « pour servir de quittance. » (5 lignes). Le document n'a pas été rempli ensuite au dessus de la signature mais devait concerner les 1200 livres d'appointements de Chartier pour le quart de juillet de 1660. [279-2]
Philippe Chartier (1633-1669), médecin, reçu docteur en 1656, docteur régent de la faculté de médecine de Paris, médecin ordinaire du roi, professeur au collège royal de Cambrai, mort brutalement après une indigestion.
Reference : 013772
Philippe Chartier (1633-1669), médecin, reçu docteur en 1656, docteur régent de la faculté de médecine de Paris, médecin ordinaire du roi, professeur au collège royal de Cambrai, mort brutalement après une indigestion. P.A.S., [1668], 1p in-8 oblong. Sur parchemin. Document avec sur le recto « pour la somme de douze cens livres Philippe Chartier » et au dos une note toujours autographe « pour servir de quittance. » (5 lignes). Le document n'a pas été rempli ensuite au dessus de la signature mais devait concerner les 1200 livres d'appointements de Chartier pour le quart d'octobre de 1668. [279-2]
[Beaune, Côte-d'Or, Bourgogne, Saint-Loup-Géanges, Saône-et-Loire] F Chartier.
Reference : 013945
[Beaune, Côte-d'Or, Bourgogne, Saint-Loup-Géanges, Saône-et-Loire] F Chartier. P.A.S., Maizières, 6 janvier 1784, 1p in-4 oblong. « Reçu de Monsieur Moyen & sans frais jud[iciai]re de la solidité à l'aquit. des héritiers Le flaire quatre livres huit sol de rente et cent dûs aux religieux de l'abbaye de Maizières pour mil sept cent quatre vingt trois sur 16 ouvrées de vigne en vignes vieilles et sur une maison et dép[en]d[an]ces située derrière le choeur de l'Eglise d'Aloze [i.e Aloxe, Aloxe-Corton aujourd'hui]. Maizières le six janvier mil sept cent quatre vingt quatre. F Chartier ». Sympathique document autour des vignes de Beaune. [334]
Paris, Librairie du tourisme, (1910-1911). 2 tomes en 2 vol. in-12 X-394 pp., 3 cartes repliées volantes à l'intérieur du plat inférieur (Indes, Île de Ceylan, Planisphère) ; XXX-734 pp., 2 cartes repliées volantes à l'intérieur du plat inférieur (Australie et Tasmanie, Planisphère), percaline rouge avec titre doré sur le dos et le plat supérieur (reliure de l'éditeur).
Édition originale. Rare réunion des deux parties du premier « guide pratique et pittoresque » de Cottreau et Le Chartier, consacré à l'Asie et l'Océanie.1ere partie De Marseille à Colombo illustrée de 8 cartes, 12 plans et 102 gravures : Méditerranée, Canal de Suez, Mer Rouge, Djibouti, Aden, Indes, Ceylan.2e partie De Ceylan en Océanie illustrée de 20 cartes, 12 plans, 132 gravures : Océan indien, Australie, Nouvelle Guinée, Tasmanie, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides, Îles Salomon, Îles Fidji, Îles Tonga, Îles Samoa, Tahiti, Îles Cook, Îles Marquises, Îles Sandwich.Très bon exemplaire bien complet des cartes volantes pour chaque partie.
1725 Nimes imprimerie coopérative "la laborieuse" du numéro 1 - 7eme année - 25 janvier 1933 au numéro 12 - 25 decembre 1933 - In8 brochés 660 pages papier fragile et quelques feuilles détachées et déchirure au 1er fascicule (année complète)
On joint : meme auteur meme titre : 8eme année du numéro 6 - 25 juin 1934 au numero 12 - 25 décembre 1934 paginés 278 à 656 9eme année du numéro 1 - 31 janvier 1935 au numéro 12 - 1er décembre 1935 paginés 1 à 474 (année complète) dernière année des libres propos un feuillet annonce la nouvelle formule " les feuilles libres"et Feuilles libres (Journal d'Alain) du numéro 1 - 15 février 1936 au numéro 4 - 15 décembre 1936 (année complète)Soit 33 fascicules
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe
Reference : 005375
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe. L.A.S., sd, 1p in-8 (10 lignes). Amusante lettre à Scholl : « Combien vous seriez aimable d'annoncer cela et d'y envoyer un 77ème reporter. Pas celui qui m'appelle Vieille guenon. ou plutôt si, celui-là ! ». [120]
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe
Reference : 005376
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe. L.A.S., sd [jeudi soir], 4p in-8 (76 lignes). Longue et amusante lettre à Scholl, ventant notamment le travail des femmes « n'étant distraites ni par le jeu ni par la table ni par le café ou beaucoup d'autres obligations et plaisirs masculins ». Elle propose ses services, le journal L'Opinion nationale étant alors suspendu « pour cause de détraquement de cervelle de son propriétaire car il a pas mal de millions ». Le N.B. est très drôle : « Si ma proposition vous convenait, soyez sans inquiétude quant à ma présence. Je ne vais jamais aux journaux dans lesquels j'écris si ce n'est pour toucher. or comme pour qu'on ne touche pas, jamais, jamais, jamais le bout de ma jupe n'essuierait vos portes, je sais l'horreur des journalistes pour les femmes . qui écrivent comme eux ». [120]
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe
Reference : 005377
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe. L.A.S., Paris, 10 octobre, 3p in-8 (55 lignes). Longue et amusante lettre à Scholl dans laquelle elle se plaint d'un sonnet publié dans son journal se moquant de son âge et signé CD. Elle reproduit le sonnet dans la lettre. « Tous ces insulteurs de femmes (lesquels se cachent) donnent une triste idée de l'éducation des journalistes en France ». Elle est bien entendu certaine que Scholl n'était pas au courant. [120]
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe
Reference : 005378
Camille Delaville (1838-1888), François Adèle Chartier dite, femme de lettres, journaliste féministe. L.A.S., sd, 3p in-8 (42 lignes). Intéressante lettre demandant à Scholl un article sur son modeste récit publié en feuilleton et qui paraît maintenant en volume. Elle mentionne aussi : « Les catholiques m'appellent impie. Je suis simplement protestante ». Elle demande aussi à Scholl si elle peut lui envoyer des articles. [120]
Seul exemplaire connu [Paris, J. Hubert, c. 1529]. 1 vol. (80 x 120 mm) de [32] p. [A-B8]. Maroquin rouge, triple filet d'encadrement sur les plats, écoinçons aux petits fers et médaillon central orné d'une rose, dos à nerfs orné, titre doré, filet sur les coupes, tranches dorées, dentelle intérieure (reliure signée de Bauzonnet-Trautz). L’une des pièces les plus emblématiques de l’amour courtois. Le terme de rareté proverbiale n’est ici pas usurpé : il s’agit ni plus ni moins du seul exemplaire connu de cette rare édition - autrefois propriété de la collection Fairfax-Murray. Ce délice d’exemplaire a été soigneusement établi au XIXe siècle par Bauzonnet. C'est également l'exemplaire le plus ancien en main privée : les sept autres exemplaires connus, imprimés entre 1488 et 1515, sont tous en collections publiques, en France, aux Etats-Unis et en Angleterre. On ne connaît qu'un seul autre exemplaire en collection privée, celui de l'édition de l'édition de 1530.
Pourquoi, alors qu'il traitait d'un sujet familier des poètes lyriques depuis le XIIIe siècle - une femme vertueuse, belle mais inaccessible, indifférente à celui qui se meurt pour elle, le poème d'Alain Chartier eut un tel succès à la fois immédiat et durable ? « C'était tout simplement la première fois qu'on entendait parler si finement d'amour », nous dit Pierre Champion (Histoire poétique du quinzième siècle, Paris, É. Champion, 1923, t. I, p. 69), sans allusion linguistique ou politique telle qu'on pouvait en découvrir dans les autres oeuvres du genre, y compris chez Chaucer ou dans le Roman de la rose. L'exégèse autour de La Belle Dame sans mercy est bel et bien unanime : bien au-delà du simple badinage, la pièce possède un style et une originalité unique, « notamment, les vers incisifs et concis que s'y renvoient l'Amant et sa Dame » n'ont d'égal que le sujet de ce long poème « où, pour la première fois peut-être, les droits de la femme en matière d'amour ont été vigoureusement défendus. » (A. Pagès, Romania, 1936, p. 481). « Naguères chevauchant pensoye » : c'est par ces vers célèbres que débute le poème où se joue le drame de l'amant éconduit par une femme peu familière de l'amour courtois. Pour ces raisons et tout au long du XVe siècle le texte déclencha une vive polémique ; une jeune femme ne pouvait être libre de toute passion et devenir « sans Mercy ». Les femmes de la Cour, qui furent ses premières lectrices, ne semblèrent pas avoir été sensibles au sujet, au vu de la Lettre des Dames qu'elles adressèrent au poète, où elles lui promettent d'être « mort ou pris » : un scandale qui appela une réponse immédiate de sa part, sous la forme de deux autres poèmes, La Belle Dame qui eut mercy, puis La Complainte contre la mort de sa dame. D'Alain Chartier, l'on sait peu de choses. Né à Bayeux aux alentours de 1385, il partit à la capitale pour étudier à l'Université de Paris où il n'obtint qu'un titre Maître ès-Arts et non de Docteur ; quant à sa prêtrise, elle eut peut-être lieu alors qu'il avait passé la quarantaine « pour des raisons où la vocation semble avoir eu peu de part [...]. La précision a son importance, car elle permet de voir dans les poésies amoureuses de notre auteur autre chose qu'un dévergondage de personne ecclésiastique. » (R. Garapon, in Annales de Normandie, 1959). Il est admis que Chartier a composé son poème à la fin de l'année 1424. Constitué de cent huitains de vers octosyllabiques, sur trois rimes, il représente après Le Livre des quatre dames, écrit au lendemain de la bataille d'Azincourt en 1416, le plus long des poèmes d'Alain Chartier et appartient à la quinzaine de pièces qu'il donne en français, laissant à la langue latine ses productions plus politiques, écrites lors- qu'il participait à d'importantes missions diplomatiques ou lorsqu'il était l'influent secrétaire du Dauphin, le futur Charles VII. Sa Belle Dame sans mercy demeure sans conteste le poème courtois le plus célèbre du Moyen-Âge après l'incontournable Roman de la Rose ; et quelle qu'ait pu être la valeur de ses écrits latins et français en prose, ce fut La Belle Dame qui assura à Alain Chartier sa postérité comme auteur et poète de l'amour courtois ; avec Jean de Meung et François Villon, il reste l'un des rares auteurs médiévaux dont la renommée ait survécu jusqu'au milieu du XVIe siècle. La renommée du texte dépassa même les frontières, puisque apparaissent vers 1450 des copies du texte traduit en anglais par Richard Ros, l'un des plus proches courtisans du roi Henri VI d'Angleterre, à la fois chevalier et poète : un sublime outrage, la plaie d'Azincourt n'étant pas refermée. Copié et recopié tout au long des XVe et XVIe siècles, le poème fut contredit, désapprouvé, condamné, mais aussi parfois salué, ou à tout le moins cité et débattu : on en connaît ainsi une cinquantaine de manuscrits qui ont permis sa transmission jusqu'à sa première impression en 1488. Dix ans plus tard, elle est intégrée dans l'édition des Fais d'Alain Chartier, imprimée pour Antoine Vérard en 1498. Individuellement, la pièce connaîtra seulement cinq autres éditions au XVIe siècle. Devant leur rareté, Tchemerzine ne peut même en décrire que quatre, là où Bechtel et l'Universal Short Title Catalogue (USTC)* en donnent six, publiées entre 1489 et 1530. Les cinq éditions du XVIe siècle ne se distinguent que par le nombre de pages ou la gravure qui figure sur la page de titre. Le début d'un long cheminement, et ce jusqu'à l'époque moderne : un peu moins de quatre siècles plus tard, en plein romantisme, cette traduction, qui avait conservé son titre original en français, inspira John Keats dans l'écriture de sa fameuse ballade de 1819 The Beautiful Lady without Mercy. «I saw pale kings and princes too, Pale warriors, death-pale were they all; They cried-La Belle Dame sans Merci Thee hath in thrall» [Les rois, les princes, les guerriers, tous pâles comme la mort lui crient : la belle dame sans merci te tient en esclavage.] À ce titre, La Belle Dame sans mercy inspira les peintres les plus célèbres de la confrérie préraphaélite, les figures féminines fortes étant les sujets de presque toutes leurs oeuvres. Tout autant que les Salomé, Judith, Lilith et autres femmes castratrices, lesquelles ont toujours été à la fois attirantes et monstrueuses pour nombre d'artistes. Lointaine parente des sirènes d'Homère, elle se retrouve évidemment dans la Loreley de Heine (1824), inspirant celle d'Apollinaire (« Loreley », dans Alcools, en 1913). Jusqu'aux chanteurs modernes, puisque le poème de Keats a été repris notamment par Marianne Faithfull et Sting, et que Patti Smith a vu souvent son nom accolé au terme de Belle dame sans merci pour souligner son indépendance et sa liberté. Cinq siècles avant nous, Chartier ose affirmer que le pouvoir et la liberté - sinon la peur - « changent de camp », ou tout le moins que ces attributs peuvent être légitimement assumés par les femmes. Cette édition n'est connue que par l'exemplaire que nous présentons. Renouard et Bechtel - les deux bibliographies de référence - ne citent l'édition que par cet exemplaire ; l'USTC ne peut en citer qu'un seul, dont il avait perdu la trace et donné d'après Renouard : c'est probablement celui-ci. L'impression (du bois, des fleurons et du texte, en caractères gothiques) est celle de l'imprimeur parisien Julien Hubert : un délicieux bois gravé qui représente un homme et une femme dialoguant forme la page de titre. On ne connaît, de ce bois et de ce livre, que cette seule version, avec un privilège, daté du 27 août 1529. Les autres éditions recensées par l'USTC sont les suivantes : Lyon, 1488, trois exemplaires (BnF ; Bibliothèque Mazarine ; British Library) ; Paris, 1500, aucun exemplaire connu, cité par Brunet, I, p. 751 ; Rouen, 1505, deux exemplaires (BnF ; Harvard : Houghton Library) ; Lyon, 1515, un seul exemplaire (Yale University : Beinecke Library) ; Paris, 1530, un seul exemplaire (collection privée). Des bibliothèques Fairfax-Murray (Vente, Early French Books, Londres, 1961, n° 633, et étiquette d'inventaire), puis Jean Bourdel (Vente I, Paris, 2024, et ex-libris). Bechtel, Catalogue des gothiques français 1476-1560, C-263 ; H. W. Davies, Catalogue of a collection of Early French Books in the Library of C. Fairfax Murray, Londres, 1961, t. II, pp. 967-972, n° 633 (cet exemplaire) ; Renouard, Brigitte Moreau, Inventaire chronologique des éditions parisiennes du XVIe siècle, 1697 ; Tchemerzine-Scheler, II-314 ; USTC*, 73209 ; Piaget, La belle dame sans merci et les poésies lyriques, Droz, 1949. * L'USTC (Universal Short Title Catalogue) est une bibliographie de toutes les éditions imprimées publiées au cours du premier âge de l'imprimerie, en Angleterre, en France, en Italie et dans toute autre partie du monde où l'impression à l'aide de caractères mobiles est connue. Développé au cours de plus de vingt-cinq années de recherche et d'analyse à l'université de St Andrews, l'USTC contient aujourd'hui des informations sur l'emplacement de plus de 6 millions d'exemplaires imprimés entre 1450 et 1700 : des références puisées dans plus de 9 000 bibliothèques dans le monde, mais aussi dans des musées, des archives et des collections privées. Une grande partie de ce matériel est fabuleusement rare : près d'un tiers de tous les documents répertoriés dans l'USTC ne subsistent aujourd'hui qu'en un ou deux exemplaires.
Papeterie - Moulin à Papier Le Chartier à SOURDEVAL ( Manche ) - PAPER - PAPIER :
Reference : 49039
"16. Sourdeval ( Département La Manche), fabricant Le Chartier, (ca. 1800 - 1820 ?), format in-folio, 362 x 240 mm. 172 feuilles, relié en un volume plein velin, tranches rouges. Livre en bon état, papier sans tâches ni piqures, ni écritures. Une feuille (non comptée) a été arraché avec déchirures dans la feuille avoisinante. La reliure est un peu usée , plat post. avec un dégat. Bel album vierge avec papier très légèrement bleuâtre. Avec le nom du fabricant '' Le Chartier '' comme filigrane ; et avec autre filigrane '' trois cercles dans un soleil''. Fine blank paper album containing 172 leaves, format 362 x 240 mm, bound in contemporary full vellum, sound binding but one cover slightly damaged. With the watermarks of Le Chartier in Sourdeval ( Normandy - La Manche). The family Le Chartier are recorded as paper manufacturers from ca. 1780 - 1835. One leaf has been torn out ( not counted in the numberung), severely damaging the following leaf . Nevertheless a very good album, without any stains or writing. These kind of paper collection has become very rare."
Editeur : An Here, 4 octobre 2002 - In-4, 27,8 x 1,4 x 22 cm - Broché couverture illustrée - Illustrations de Malo Louarn - Photographies - 175 pages - envoi manuscrit de l'auteur au Professeur J.C. Cassard - bon exemplaire - envoi rapide et soigné
Régulièrement confrontés, dans leur métier de journalistes, à des militants bretons, Erwan Chartier et Ronan Larvor ont découvert un monde auquel les grands médias n'accordent généralement qu'une faible audience. Afin de mieux faire connaître ces hommes et ces femmes, ils ont décidé de mener une enquête sur l'ensemble du mouvement politique breton. Pendant plus d'un an, ils sont allés à la rencontre d'une cinquantaine de militants, les interrogeant sur leurs convictions et leur parcours politique ou personnel, mettant en lumière leurs revendications. Le premier constat de cette enquête est que le mouvement breton, qu'on appréhende parfois comme un bloc monolithique, est en réalité une vaste nébuleuse avec ses églises, ses chapelles, ses tendances, de l'extrême gauche à l'extrême droite. Si de nombreux liens existent entre les différents courants, il y a aussi de solides inimitiés, voire des haines farouches. Pour bien faire comprendre la nature de ces mouvements, Erwan Chartier et Ronan Larvor donnent le maximum de clefs au lecteur non-averti, en apportant un éclairage sur différents problèmes culturels et points historiques. Ce livre n'est pas un plaidoyer, mais un outil pour permettre à chacun de se faire une idée sur la question bretonne, plus que jamais d'actualité alors que le gouvernement rouvre le chantier de la décentralisation.
Bibliothèque de la Pléiade nfr, 1970, in/8 reliure éditeur, jaquette, Rhodoïd et étui, 942 pages. Texte établi et annoté par Albert Pauphilet
Paris, Gallimard, 1920. In-8, 264 pp., broché, couverture originale imprimée (petites rousseurs).
Édition originale du tome second de ce recueil. Un des 800 exemplaires réservés aux Amis de l'édition originale, tirés sur vélin pur fil Lafuma de Voiron. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Editions de la Nouvelle Revue Française, 1920. Deux tomes en deux volumes in-8 carré, 246 pp. et 264 pp. , demi chagrin acajou à coins, dos à nerf sobrement orné, tête dorée, couverture et dos conservés, reliure signée L. Moreau (quelques petits frottements).
Edition originale. un des 940 in-8 grand Jésus sur papier vélin pur fil Lafuma. * Voir photographie(s) / See the picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris Gallimard 1956 1 12° basane éditeur 1370 Editions Gallimard, Bibliothèque de la Pléïade, Paris, 1956. Un volume in 12° relié pleine peau de 1370 pages sur papier bible, jaquette rhodoïde et emboitage.
Envoi par Colissimo recommandé avec assurance 12 , possibilité d'envoi par Mondial Relay 6 . Bon état Remises possibles sur les achats en lot, achetez plusieurs objets à la fois ! Reçoit sur rendez-vous pour consultation des ouvrages.
PARIS Gallimard 1958 1 12° basane éditeur 1442 Editions Gallimard, Bibliothèque de La Pléïade, Paris, 1958. Un volume in 12 relié peau (reliure éditeur) de 1442 pages, jaquette rhodoïde et emboitage carton neutre
Envoi par Colissimo recommandé avec assurance 12 , possibilité d'envoi par Mondial Relay 6 . Bon état Remises possibles sur les achats en lot, achetez plusieurs objets à la fois ! Reçoit sur rendez-vous pour consultation des ouvrages.
PARIS Gallimard 1960 1 12° basane éditeur 1430 Editions Gallimard, Bibliothèque de La Pléïade, Paris, 1960. Un volume in 12 relié peau (reliure éditeur) de 1430 pages, jaquette rhodoïd et emboitage carton neutre
Envoi par Colissimo recommandé avec assurance 12 , possibilité d'envoi par Mondial Relay 6 . Bon état général malgré de petits accidents au rhodoïd Remises possibles sur les achats en lot, achetez plusieurs objets à la fois ! Reçoit sur rendez-vous pour consultation des ouvrages.
Gnrique Broch D'occasion tat correct 01/01/1944 150 pages
CHARTIER (Anne-Marie), HEBRARD (Jean).
Reference : 115036
(1989)
ISBN : 9782902706242
Paris Bibliothèque publique d'information, Centre Georges Pompidou 1989 1 vol. broché in-8, broché, 525 pp. On joint une lettre autographe adressée à Anne-Marie Chartier. Annotations sur la dernière page. En l'état.