[Nicétas Periaux Ponthieu ; Baudry ; Levavasseur] - NICOLAS, Adolphe ; BARTHELEMY ; HUGO, Victor ; DELAVIGNE, Casimir ; LE COUPEUR, Victor-Eugène
Reference : 35574
(1830)
1 vol. in-8 reliure demi-basane marron, Chants du Siècle (par Adolphe Nicolas), Ponthieu et Cie Paris, Ponthieu, Michelsen et Ce, Leipzig, 1828, 2 ff. 194 pp. et 1 f. blanc / 1830. Satire Politique (par Barthélémy), A.-J. Dénain, Paris, 1830, 59 pp. / Discours en l'Honneur de Pierre Corneille (par Casimir Delavigne), F. Baudry, Rouen, 1829, 13 pp. et 1 f. n. ch. / L'Aumône (par Victor Hugo), Imprimé chez Nicétas Periaux, Rouen, Février 1830, 13 pp. et 1 f. blanc / Elégies (par Victor-Eugène Le Coupeur), Chez Levavasseur, Paris, Mars 1830, 2 ff., 31 pp. / Le Bal de l'Aumône (par Victor-Eugène Le Coupeur), Imprimé chez Nicétas Periaux, Rouen, Mars 1830, 9 pp
Très intéressant et rare recueil de plaquettes romantiques proposant notamment le très rare exemplaire de l'édition originale de "l'Aumône" de Victor Hugo (publié à Rouen au bénéfice de l'association de bienfaisance de la commune de Canteleu). Toutes les autres pièces ici présentes sont également en édition originale, ainsi de "1830, Satire Politique" ou des deux rares titres publiés par Victor-Eugène Le Coupeur, à l'instar du Hugo, chez l'imprimeur rouennais Nicétas Périaux. Quant au discours de Delavigne, il a été composé à l'occasion de la Souscription ouverte par la Société libre d'Emulation de Rouen pour éléver un monument à la gloire de Corneille. Etat très satisfaisant (rel. frottée avec fentes en mors, qq. rouss.) Escoffier, 809 (Hugo) ; Nauroy, 13 (Hugo) ; Carteret, I, 400 ; Vicaire, VI, 69 (Nicolas) ; Nauroy, 110 (Barthélémy)
[E.S. L'Encyclopédie Musicale Hachette] - William Shakespeare ; Charles Péguy ; Marcel Proust ; Jean de La Fontaine ; Molière ; Pierre Corneille ; Jean Racine ; Rabelais ; Victor Hugo ; Charles Baudelaire ; etc.
Reference : 45322
(1975)
95 albums 33 tours des années 1955 à 1980s, répartis en 9 boîtiers à disques de 34x34x5,5 cm chacun. Liste des albums de disques contenus dans cet ensemble, généralement édités par E.S. l'Encyclopédie Sonore Hachette, sauf mention : William Shakespeare - drames et tragédies romaines ; comédies ; tragédies ; la tragédie du roi Richard II , par le T.N.P. ; 400e anniversaires de la naissance de William Shakespeare ( l'avant-scène théâtre ) ; Daniel Sorano : Shylock ou le marchand de Venise (disques Adès) ; compte des mille et une nuits ; le roman de renart, par Bourvil (Emidisc) ; la chanson de Roland ; le roman de renard (par D. Sorano, Georges Wilson, etc.) ; Chartres (Decca) ; François Villon par Serge Reggiani et Pierre de Ronsard par André Reybaz (disques Adès) ; François Villon, poèmes dits par Alain Cuny (disque Festival) ; Rabelais, extraits de Gargantua et Pantagruel , Montaigne, Les Essais (extraits) ; Poètes du XVIe siècle (anthologie sonore de la Pléiade) ; Rabelais, les mirifiques aventures de Grangousier, Gargantua et Pantagruel, par Jacques Fabbri, Michel Galabru et Claude Pieplu (éditions Lucien Adès) ; Cervantès, les aventures de Don Quichotte de la Manche, par Gérard Philipe et Jacques Fabbri (Petit Ménestrel) ; Blaise Pascal, pensées dites par Pierre Fresnay (Festival) ; Visages de Pascal ; Madame de Sévigné, ses plus belles lettres (Véga) ; le monde musical de Racine (O.R.T.F.) ; Corneille, Cinna (disques Pléiade ) ; Rodogune ( SSB sélections sonores Bordas) ; Nicomède ( SSB ) ; Racine, Les Plaideurs ; La Fontaine, Fables Choisies mises en vers, premier fablier + deuxième fablier + troisième fablier ; Visages de La Fontaine, par les comédiens du théâtre national populaire ; Racine, Les Plaideurs ; Racine, Esther ; Molière, Le médecin malgré lui, par Fernandel (Decca) ; Dom Juan, par la Comédie-Française , Georges Descrières et Jacques Charon (EMI) ; Georges Dandin (Adès) ; l'étourdi ou les contre-temps (Lumen) ; le médecin malgré lui, par la Comédie-Française (la voix de son maître) ; aimer Molière, par la Comédie-Française (EMI) ; Molière en 1930, par la Comédie-Française (EMI) ; le malade imaginaire, par la Comédie-Française (EMI) ; les précieuses ridicules ; le médecin malgré lui ( SSB ) ; les précieuses ridicules ( SSB ) ; Rousseau, Les Confessions, par Pierre Fresnay ; Goethe, Werther ; Voltaire, Extraits ; Marivaux, les fausses confidences (pat Madeleine Renaud et J._L. Barrault) ; Diderot, le neveu de Rameau, par Pierre Fresnay (l'Avant-Scène) ; Lesage, scènes de la vie de Gil Blas ; Musset, les caprices de Marianne ( SSB ) ; théâtre romantique ; Lamartine, textes réunis ; Musset, Pages choisies (Poésies + comédies et proverbes + confession d'un enfant du siècle) ; Gérard Philipe joue Musset (extraits - disques Adès ) ; Émile Zola, pages choisies ; Alfred de Vigny, pages choisies ; Victor Hugo, pages choisies ; Hernani (SSB) ; Ecce Homo ; Les pauvres gens (disques Pléiade) ; Hugo, Pauca Meae ; Les Misérables (Petit Ménestrel) ; Chateaubriand témoin de l'histoire, textes réunis ; Flaubert, Madame Bovary (Pléiade) ; Rimbaud ; Baudelaire ; Verlaine Rimbaud ( Adès ) ; Mérimée, Colomba ; Hector Malot, Sans famille (Philips) ; Théophile Gautier, le capitaine Fracasse ; Scènes de la vie de Pasteur ; George Sand, La mare au diable ; Maupassant, Le parapluie ; Flaubert, un coeur simple ; Anatole France, Pages choisies ; Mussy, vigny , par Michel Vitold et Francis Huster (Adès) ; Charles Baudelaire, Gérard de Nerval, dits par Jean Desailly et jean Vilar (Adès) ; Paul Valéry, Stéphane Mallarmé, dits par Jean Vilar et Pierre Bertin (Adès) ; Hugo dit par Georges Wilson et Lamartine dit par Jean Topart (Adès) ; Les cinq sous de Lavarède (Musidisc) ; Walter Scott, Ivanhoé ; Visages de Mérimée ; Proust, pages choisies ; Saint-Exupéry, pages choisies ; Le Petit Prince (avec J.-L. Trintignant, Grand prix Charles Cros 1971 - Philips) ; Charles Péguy, textes choisis (Adès) ; Romain Rolland, Pages choisies ; Paul Claudel, pages choisies ; Roger Martin du Gard, Pages choisies ; Paul Valéry, Pages choisies ; Charles Péguy, Pages choisies ; J.-H. Rosny, La Guerre du Feu ; Le Petit Prince (par Gérard Philippe, Disques Festival) ; Saint-Exupéry (Disques Festival, Grand prix du disque Charles Cros 1955) ; Charles Péguy, cinq prières dans la cathédrale de Chartres ( Grand Prix charles Cros 1962) ; Proust, Une soirée dans le monde (Decca)
Etat très satisfaisant (des mentions d'ex libris ms. sur certains albums, bon état par ailleurs). Prix pour l'ensemble. Un ensemble peu courant, avec des interprétations notamment par la Comédie Française ou le Théâtre National Populaire (T.N.P.). Au total, 18 albums relatifs au moyen-âge et au XVIe, 25 relatifs au XVIIe, 6 au XVIIIe, 32 au XIXe et 14 au XXe. Poids total de 33 Kg
[ A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie] - HUGO, Victor ; [ HUGO, Adele ]
Reference : 66080
(1863)
2 vol. in-8 reliure postérieure demi-chagrin bleu, dos à 5 nerfs, couverture conservée, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, Bruxelles et Leipzig, 1863, 367 ; 419 pp.
Belle reliure en parfait état pour cette édition établie par Adèle Hugo. Bon état (mouill. marginale aux derniers ff. du tome second, très bon état par ailleurs, ex-libris en garde).
[Imprimerie de Béthune et Plon, Royer, Delloye, Rossignol et Cie, Chez tous les Marchands de Nouveauté, Chez L. Hachette, Tresse] - NUS, Eugène ; FERTIAULT, François ; HUGO, Victor ; BARTHELEMY ; LEGOUVE, Ernest ; RIQUIER-ALDEE, M. H. ; BERNOT, J.-B.
Reference : 35575
(1840)
1 vol. in-8 reliure demi-basane marron, dos lisse, contient : Le dix-neuvième Siècle. Satires (par Eugène Nus et François Fertiault), A. Royer, Paris, 1840, 2 ff., 54 pp. et 1 f. n. ch. [ Suivi de : ] Le Retour de l'Empereur (par Victor Hugo), Delloye, Libraire, Paris, 30 pp. et 1 f. blanc [ Suivi de : ] Syphilis (par Barthélémy), IV-80 pp. sans titre ni faux-titre [ Suivi de : ] La Colonne de Mazagran (par Barthélémy), Imprimerie de Béthune et Plon, Paris, 1840, 16 pp. [ Suivi de : ] Paris. Revue satirique. A. M. G. Delessert, Préfet de Police (par Barthélémy), Rossignol et Cie, Paris, 1838, 24 pp. [ Suivi de : ] L'Orthographe vengée (par Barthélémy) Imprimerie de Béthune et Plon, Paris, 1837, 15 pp. [ Suivi de : ] Le Mardi des Cendres (par Barthélémy), Chez tous les Marchands de Nouveauté, Paris, 1841, 24 pp. [ Suivi de : ] Guerrero ou la Trahison, Tragédie en cinq actes et en vers (par Legouvé), Tresse, Paris, 1845, 194 pp. [ Suivi de : ] Héli, Tragédie en cinq actes et en vers tirée de l'Ecriture Sainte (par Riquier-Aldée), Tresse, Paris, 1844, 78 pp. [ Suivi de : ] Oedipe à Colone, Tragédie de Sophocle, traduite en vers français avec notes et rapprochemenbts littéraires, par J. B. Bernot, Chez L. Hachette, Paris, Chez Deville, Macon, 1845, 108 pp.
Très intéressant et rare recueil de plaquettes romantiques proposant notamment le très rare exemplaire de l'édition originale du "Retour de l'Empereur" de Victor Hugo (bien complet du dernier feuillet blanc). TLa quasi totalité des pièces ici présentes sont également en édition originale. Etat très satisfaisant (rel. lég. frottée, petit mq. en mors en queue). Escoffier, 1393-1394 (Hugo) ; Vicaire, IV, 296 (Hugo) ; Nauroy, 115 (Barthélémy, Paris) ; Nauroy, 116 (Barthélémy, Mazagran) ; Nauroy, 116 (Barthélémy, Mardi).
Victor Hugo, La voix de Guernesey- Victor Hugo à Garibaldi. Bruxelles, chez tous les libraires, 1867. In-16, 16p. Edition originale, sous sa couverture bleue. Si on considère cette plaquette comme l'originale, Meurice considère la véritable édition originale comme étant une plaquette imprimée à Guernesey. Broché, petits manques en haut de la première de couverture. Bel exemplaire. [317]
[Calmann Lévy, Ancienne Maison Michel Lévy Frères] - HUGO, Victor
Reference : 61519
(1879)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin noir, Calmann Lévy, Ancienne Maison Michel Lévy Frères, Paris, 1879, 2 ff., 142 pp., 1 f. n. ch.
Exemplaire du tirage ordinaire de l'édition originale dédicacé par Victor Hugo "à M. Albert Rousset [? ]". Rare exemplaire d'édition originale dédicacé par Victor Hugo. Etat satisfaisant (dos frotté avec accrocs en coiffes, coupes frottées, qq. ressauts et qq. rouss., bon état par ailleurs).Rédigé en 1857-1858, ce long poème fut publié par Victor Hugo en 1879 afin de soutenir le combat pour l'amnistie des Communards. Vicaire, IV, 359 ; Carteret, I, 426
Hachette et Cie 1863 541 pages in8. 1863. demi cuir dos à nerfs. 541 pages. Hernani est un drame romantique en cinq actes écrit par Victor Hugo en 1830. L'intrigue située dans l'Espagne du XVIe siècle mêle amour impossible vengeance honneur et politique autour des personnages d'Hernani un noble banni et de Doña Sol courtisée par son oncle et le roi Don Carlos. Cette pièce est considérée comme une œuvre fondatrice du théâtre romantique et a provoqué une célèbre bataille littéraire lors de sa création
Bon état rousseurs éparses ne genant en rien la lecture du texte couverture et dos marqués reliure solide
19 vol. grand in-8 reliure éditeur demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs richement orné, E. Girard & A. Boitte, s.d. (circa 1880-1900)
Belle série, peu commune en si bel état, d'une très belle fraîcheur intérieure.
Un des 300 exemplaires sur papier polar numérotés de 1 à 300 (n° 209), après 10 Whatman et 10 Coat Skin, 1 vol. in-4 sous couverture rempliée, s.n. (Francisco Colombo), Buenos Aires, 1944, 40 pp.
Edition originale des 8 dessins d'André Masson. Ainsi qu'il est précisé à la justification, "le texte de Victor Hugo est extrait des Travailleurs de la Mer. Les huit dessins d'André Masson on été spécialement composés pour cette édition publiée par les soins de Roger Caillois. La pieuvre qui figure sur la couverture reproduit celle du vase minoen de Gournia". Etat très satisfaisant (couv. un peu frottée et brunie avec petits mq. en coiffe, bon état par ailleurs).
1 vol. in-8 reliure postérieure demi-chagrin rouge, couverture conservée, Oeuvres de Victor Hugo, Tome VIII, Nouvelle édition ornée de vignettes gravées sur acier d'après les compositions de MM. Raffet, Tony Johannot, Colin, Louis Boulanger, Furne et Cie, Paris, 1843 [ 1841 en couverture cons.), 2 ff., 513 pp. et 1 f. n. ch. avec 5 planches hors texte
Bel exemplaire très bien relié (coupures de presse ancienne jointes, deux coupures de presse d'un fac-similé de manuscrit de Hugo montées sur 1 feuillet ajouté, ex-libris en garde). Vicaire, IV, 385
2 vol. in-8 reliure postérieure demi-basane rouge, dos à 5 nerfs, couverture conservée, Oeuvres inédites de Victor Hugo, J. Hetzel & Cie, Maison Quantin, Paris, 1888, 2 ff., 335 pp. ; 2 ff. 345 pp. et 1 f. n. ch. ;
Bon exemplaire réunissant l'édition originale des 2 premiers tomes de "Toute la Lyre". L'exemplaire est truffé d'une carte d'invitation imprimée reliée en fin du tome premier : "Monsieur, les jeunes poëtes et les jeunes admirateurs de Victor Hugo, se réuniront le Samedi 17 Juin, en un Banquet auquel nous vous prions d'assister. M. Auguste Vacquerie a bien voulu accepter la présidence de ce repas fraternel, où l'on fêtera la récente apparition de "Toute la Lyre". Agréez, Monsieur, l'assurance de notre considération très distinguée. Jean Carrère, Georges d'Esparbès, Pierre Louys, Stuart Merrill, Adolphe Retté, Francis Vielé-Griffin. Rendez-vous chez Lemardelay 100 rue Richelieu, à 7h1/2 Tenue de Ville Le Prix du Banquet est de 7 fr."
[Michel Lévy Frères, A la Librairie Nouvelle] - HUGO, Victor
Reference : 65399
(1875)
1 vol. in-8 br., Michel Lévy Frères, A la Librairie Nouvelle, Paris, 1875, 2 ff., XLVIII pp.
Rare exemplaire du tirage à part de l'introduction de l'ouvrage "Actes et Paroles. Avant l'exil" dédicacé par Victor Hugo. Le nom du dédicataire a été biffé, de la main même de Victor Hugo semble-t-il. Un déchiffreur habile pourra peut-être identifier son nom ! Etat très satisfaisant (qq. traces d'usage avec petits frott. en couv. en petit mq. en couv., bon état par ailleurs). Vicaire, IV, 349
Ornés de trente-cinq compositions de Auguste Rodin, Eugène Carrière, Daniel Vierge, Willette, Dunki, Steinlen, un des 225 exemplaires numérotés en chiffres arabes, un des 193 sur vélin à la cuve des papeteries du Marais (n°96), 1 vol. grand in-8 (19 x 26 cm) reliure de l'époque demi-maroquin à grands coins rouge, dos à 4 grands nerfs dorés richement orné, couv. et dos cons., filet doré en mors et coins, tête dorée, dos mosaïqué, Editions d'Art Edouard Pelletan, Paris, 1902, 3 ff., 71 pp. et 1 f. (justification), 2 ff. (prospectus)
Superbe exemplaire de ce bel ouvrage, publié à l'occasion du centenaire de la naissance de Victor Hugo. L'ouvrage, établi dans une magnifique reliure de maître, est orné en frontispice d'un portrait de Hugo ; pour chacun des 5 poèmes, l'éditeur Edouard Pelletan a fait un choix précis non seulement des illustrateurs les plus susceptibles d'en rendre le mieux l'âme, mais s'est également intéressé au choix des caractères les plus adaptés (Vieux romain pour le poème biblique de Booz, l'elzévir Beaudoire pour le poème médiéval, le Grasset pour le drame moderne, etc...). Bel exemplaire (infimes frott. en coins, parfait état par ailleurs).
1 vol. in-18 reliure bradel demi-chagrin vert, couvertures conservées, Charpentier, Paris, 1868, 221 pp.
Tué en duel à 22 ans, le poète Charles Dovalle (1807-1829). Victor Hugo lui rend hommage dans sa préface : "dans ce livre d'un poète si fatalement prédestiné, tout est grâce, tendresse, fraîcheur, douceur harmonieuse, suave et molle rêverie". Bon état (dos un peu frotté). Vicaire, III, 290
[Editions Jeanne Walter] - BIBESCO, Princesse ; HUGO, Jean
Reference : 60770
(1929)
Lithographies en couleurs de Jean Hugo, un des 280 exemplaires sur vélin d'Arches numérotés de 26 à 305 (n° 166), 1 vol. grand in-8 br. sous couv. rempliée, Editions Jeanne Walter, Paris, 1929, 219 pp.
Bon exemplaire en très bon état de cette belle édition merveilleusement illustrée par Jean Hugo
1 vol. grand in-8 reliure de l'époque demi-chagrin à coins noir, dos à 4 nerfs plats dorés, double filet doré en mors et coins, Michel Lévy Frères, Libraires-Editeurs des Oeuvres complètes d'Alex. Dumas et de la Bibliothèque Dramatique, Paris, 1847, 4 ff., 32-34-31-30-32-29-32-27 pp. avec un frontispice et 6 planches hors texte
Très rare exemplaire de cette édition Michel Lévy. En 1846, Michel Lévy avait racheté le fonds des éditions Tresse ; en 1847, il réimprime en un seul volume, avec une page de titre renouvelée, la série complète des 8 volumes "répertoire dramatique". Bon exemplaire (petits. frott., papiers couvrant des plats remontés postérieurement, qq. rouss., ex-libris au chiffre BRA - Baron Raymond Auvray - , très bon état par ailleurs). La présente édition semble très peu commune ; nous avons uniquement pu repérer deux exemplaires : l'exemplaire de la bibliothèque de l'Université du Wisconsin, et un second exemplaire enrichi d'une amusant et remarquable dédicace de Victor Hugo à Juliette Drouet...
1 brochure in-8, Maurice Schlesinger, Jonas Librairie de l'Opéra, J.-N. Barban Libraire, Paris, chez Nourtier, Lyon, 1836, 31 pp.. Rappel du titre complet : La Esmeralda. Libretto [ Edition originale ] La Esmeralda. Opéra en Quatre Actes. Musique de Mademoiselle Louise Bertin, Paroles de Victor Hugo, décors de MM. Philastre et Cambon, Représenté pour la première fois sur le Théâtre de l'Académie Royale de Musique, le 14 novembre 1836
Rare exemplaire de l'édition originale, bien complet de sa fragile couverture. Etat moyen (couv. fort. frottée, petit accroc à la couv. en dos, très court de marge sur les pages 12-13 imprimée de travers, des rouss.) pour cette rare édition originale. Edition co-publiée par Jean-Nicolas Barba (1769-1846). J.-N. Barba était un éditeur parisien qui s'était spécialisé dans l'édition théâtrale, après avoir repris le fonds d'un autre libraire, Claude-François Maradan (1762-1823). La vie de J.-N. Barba fut fertile en rebondissements : soldat puis déserteur, emprisonné sous la révolution puis évadé, condamnés plusieurs fois pour contrefaçons, publications licencieuses ou faillite. Il vit même son magasin détruit par un incendie (en 1828). Il finira par céder son fonds à son premier commis, Christophe Tresse. Ce fonds se retrouvera, bien des années plus tard, chez l'éditeur Stock (du nom de la belle-soeur de Ch. Tresse, Anne Stock, qui héritera de l'ensemble)..
Michel Lévy frères | Paris 1873 | 15.50 x 24 cm | broché sous chemise et étui
Édition originale, mention de deuxième édition. Notre exemplaire est présenté sous étui et chemise avec dos de toile verte et plats de papier marbré, ex-libris H. Bradley Martin encollé en pied du verso du premier plat de la chemise. Nous joignons la couverture du catalogue de la vente de la bibliothèque de George et Maurice Sand en 1890 sur lequel a été encollée la fiche descriptive de notre exemplaire avec son prix d'adjudication au crayon de papier. Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à George Sand. «?Mais que pensaient-ils l'un de l'autre, ces deux personnalités marquantes de la vie littéraire du 19è siècle?? Parce qu'ils ne se sont jamais rencontrés ces deux-là, pourtant ils étaient parfaitement contemporains?: Victor Hugo (1802-1885), George Sand (1804-1876). Certes il y eu les aléas de la vie?: George Sand ne publie réellement qu'en 1832, à un moment où Victor Hugo est déjà au fait de sa gloire ; et puis il y eut l'exil de Victor Hugo de 1851 à 1870, mais cela n'explique pas tout?! Au début, ils ne font pas vraiment parti de la même coterie?: Victor Hugo, Pair de France, soutien de Louis-Philippe d'un côté, George Sand socialiste de l'autre. Ils ne s'apprécient pas vraiment même si George Sand porte une certaine admiration agacée à Victor Hugo, traité de grandiloquent?: «?le plus bavard des poètes sublimes?» tandis que Hugo lui, trouve carrément que «?Sand ne sait pas écrire?»?! Puis, avec le coup d'état de Napoléon III, Victor Hugo évolue politiquement ; rapidement il déborde George Sand sur sa gauche, s'exile alors que George Sand s'accommode de l'exil intérieur. Leur relation ne se réchauffe que très, très faiblement?: «?George Sand a du talent, c'est tout?». En exil Victor Hugo publie Les Châtiments, uvre très critique qui est évidemment interdite en France. George Sand aimerait bien que Victor Hugo soit moins intransigeant dans ses écrits de façon à être publié. La publication des Contemplations en 1856, nettement moins polémique, est saluée par George Sand et marque une nouvelle phase de leurs relations. En fait, leur premier contact épistolaire ne concerne pas la vie littéraire. Nini la petite fille de George Sand meurt en 1855, Victor Hugo toujours très marqué par le décès de sa fille Léopoldine compatit ; la perte d'un être cher les rapproche. Les voici amis, George Sand devient un «?génie?», elle sera souvent invitée à Guernesey ... sans suite, leur relation ne sera jamais familière. Victor Hugo lui apporte son soutien lors de la parution des Beaux Messieurs de Bois Doré (1858), mais George Sand s'énerve quand il refuse l'amnistie de 1859 alors que de son côté elle cherche à adoucir la situation des proscrits. Lors de la publication des Misérables (1862) Victor Hugo cherche le soutien de George Sand mais ce soutien lui fera défaut. Victor Hugo en est attristé, George Sand affirmera préférer la poésie de Victor Hugo à son uvre en prose. Au retour d'exil, avec la Commune, voici une nouvelle incompréhension ; Victor Hugo soutient, George Sand est horrifiée?: légaliste et choquée par la violence, elle condamne avec des termes extrêmement durs cette Commune de Paris. Néanmoins, à partir de là, ces deux-là se soutiennent et se défendent dès que l'un ou l'autre est attaqué. En 1876, c'est Victor Hugo qui prononcera le célèbre éloge funèbre de George Sand?: «?Je pleure une morte, je salue une immortelle ...?» Les relations de George Sand et de Victor Hugo ont donc beaucoup évolué au cours de leur vie. C'est sans doute le reflet de leurs évolutions personnelles mais peut-être que leur entourage, les idées politiques ou l'opinion que l'autre avait de sa propre uvre interféraient aussi avec la critique littéraire ; même nos grandes personnalités sont sous influence?! «?Victor Hugo et George Sand, et s'ils s'étaient rencontrés???» Voilà une uvre de théâtre fictionnelle que nous propose Danièle Gasiglia. Mais peut-être que, comme le suggère Danièle Bahiaoui?: «?Tous les deux dans une même pièce, c'est u
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Poulet Malassis & De Broise | Paris 1859 | 11.50 x 18 cm | relié
Édition originale, dont il n'a été tiré que 500 exemplaires. Portrait de Théophile Gautier gravé à l'eau forte par Emile Thérond en frontisipice. Importante lettre préface de Victor Hugo. Reliure en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris baudelairien de Renée Cortot encollé sur la première garde, couvertures conservées, tête dorée. Pâles rousseurs affectant les premiers et derniers feuillets, bel exemplaire parfaitement établi. Rare envoi autographe signé de Charles Baudelaire?: «?à mon ami Paul Meurice. Ch. Baudelaire.?» Un billet d'ex-dono autographe de Victor Hugo adressé à Paul Meurice à été joint à cet exemplaire par nos soins et monté sur onglet. Ce billet, qui ne fut sans doute jamais utilisé, avait été cependant préparé, avec quelques autres, par Victor Hugo pour offrir à son ami un exemplaire de ses uvres publiées à Paris, pendant son exil. Si l'Histoire ne permit pas à Hugo d'adresser cet ouvrage à Meurice, ce billet d'envoi, jusqu'alors non utilisé, ne pouvait être, selon nous, plus justement associé. Provenance?: Paul Meurice, puis Alfred et Renée Cortot. * Cette exceptionnelle dédicace manuscrite de Charles Baudelaire à Paul Meurice, véritable frère de substitution de Victor Hugo, porte le témoignage d'une rencontre littéraire unique entre deux des plus importants poètes français, Hugo et Baudelaire. Paul Meurice fut en effet l'intermédiaire indispensable entre le poète condamné et son illustre pair exilé, car demander à Victor Hugo d'associer leurs noms à cette élégie de Théophile Gautier fut une des grandes audaces de Charles Baudelaire et n'aurait sans doute eu aucune chance de se réaliser sans le précieux concours de Paul Meurice. Nègre de Dumas, auteur de Fanfan la Tulipe et des adaptations théâtrales de Victor Hugo, George Sand, Alexandre Dumas ou Théophile Gautier, Paul Meurice fut un écrivain de talent qui se tint dans l'ombre des grands artistes de son temps. Sa relation unique avec Victor Hugo lui conféra cependant un rôle déterminant dans l'histoire littéraire. Plus qu'un ami, Paul se substitua, avec Auguste Vacquerie, aux frères décédés de Victor Hugo?: «?j'ai perdu mes deux frères ; lui et vous, vous et lui, vous les remplacez ; seulement j'étais le cadet ; je suis devenu l'aîné, voilà toute la différence.?» C'est à ce frère de cur (dont il fut le témoin de mariage au côté d'Ingres et Dumas) que le poète en exil confia ses intérêts littéraires et financiers et c'est lui qu'il désignera, avec Auguste Vacquerie, comme exécuteur testamentaire. Après la mort du poète, Meurice fondera la maison Victor Hugo qui est, aujourd'hui encore, une des plus célèbres demeures-musées d'écrivain. En 1859, la maison de Paul est devenue l'antichambre parisienne du rocher anglo-normand de Victor Hugo, et Baudelaire s'adresse donc naturellement, à cet ambassadeur officiel. Baudelaire connait bien Meurice depuis une première intercession en sa faveur auprès de Hugo qui lui valu un exceptionnel exemplaire des Fleurs du Mal en «? témoignage d'amitié ?». Mais les deux hommes partagentégalement un ami commun, Théophile Gautier, avec lequel Meurice travailla dès 1842 à une adaptation deFalstaff. Il est donc l'intermédiaire idéal pour s'assurer la bienveillance de l'inaccessible Hugo. Baudelaire avait pourtant déjà brièvement rencontré Victor Hugo. à dix-neuf ans, il sollicita une entrevue avec le plus grand poète moderne, auquel il vouait un culte depuis l'enfance?: «?Je vous aime comme on aime un héros, un livre, comme on aime purement et sans intérêt toute belle chose.?». Déjà, il se rêvait en digne successeur, comme il lui avoue à demi-mot?: «?à dix-neuf ans eussiez-vous hésité à en écrire autant à [...] Chateaubriand par exemple?». Pour le jeune apprenti poète, Victor Hugo appartient au passé, et Baudelaire souhaitera rapidement s'affranchir de ce pesant modèle. Dès son premier ouvrage, Le Salon de 1845, l'iconoclaste Ba
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Hauteville House 11 et 13 mai 1856 | 14 x 21.50 cm | une feuille
Lettre autographe signée de Victor Hugo datée du 13 mai 1856 à la suited'une lettre inédite de Madame Victor Hugo à Madame David d'Angersdatée du 11 mai. 4 pages sur un feuillet remplié à filigrane "Barbet Smith Street Guernesey". Publiée dans Correspondance de Victor Hugo, Paris, année 1856, p. 246 Dans cette lettreimprégnée des apparitions et spectres qui hantent lesContemplationsrécemment publiées, Victor Hugo s'adresse à la veuve de son grand ami le sculpteur David d'Angers, fervent républicain et artiste particulièrement admiré des romantiques. En pleine crise mystique, Hugo parle à l'ombre du sculpteur à qui il dédia de sublimes poèmes dansLes feuilles d'automneainsi queLes rayons et les ombres et réclame auprès de sa veuve son portrait favori, un buste en marbre jadis sculpté par David d'Angers. Après l'expulsion des proscrits de l'île de Jersey,VictorHugo fait l'achat d'Hauteville House grâce au succès desContemplationset apprend avec tristesse la disparition d'un ami cher.Il écrit à la veuve du sculpteur sur le même feuillet que sa femme Adèle, également liée avec la famille de David d'Angers, créateur d'un médaillon à son effigie : «Vous êtes la veuve de notregrand David d'Angers, et vous êtes sa digne veuve comme vous avez été sa digne femme». Le sculpteur de renom s'était déjà lié au premier salon romantique de Nodier à l'Arsenal et fréquentait presque quotidiennement Hugo à la fin des années 1820 dans l'ambiance bonapartiste et bon enfant de la rue Notre-Dame des Champs, en compagnie des frères Devéria, Sainte-Beuve, Balzac, Nanteuil et Delacroix. En 1828, l'écrivain avait posé avec bonheur dans l'atelier de David d'Angers rue de Fleurus, pour un médaillon puis un buste qui avaient été suivis de deux sublimes poèmes célébrant le talent du sculpteur dansLes Feuilles d'Automne etLes rayons et les ombres.De tous ses portraits pourtant nombreux, il chérissait plus que tout autre son buste de marbre signé David d'Angers et n'hésite pas à le réclamer à sa veuve : «Avant peu, peut-être, madame, ma famille vous demandera de lui rendre ce buste qui est ma figure, ce qui est peu de chose, mais qui est un chef-d'uvre de David, ce qui est tout. C'est lui encore plus que moi, et c'est pour cela que nous voulons l'avoir parmi nous». De ces séances de pose avec le sculpteur naquirent de fructueuses conversations esthétiques et politiques où s'était affirmée leur aversion commune pour la peine de mort. Ils assistèrent au ferrement des galériens qui rejoignaient Toulon depuis Paris, décrit par Hugo dans deux chapitres duDernier jour d'un condamné. Victime de l'exil comme Hugo, David d'Angers était rentré à Paris avant de rejoindre le monde des morts: «Mon exil est comme voisin de son tombeau, et je vois distinctement sa grande âme hors de ce monde, comme je vois sa grande vie dans l'histoire sévère de notre temps». La «grande vie» de David d'Angers fut consacrée à façonner les effigies des hommes illustres, par un subtil équilibre de ressemblance et d'idéalisation. Le sculpteur prend finalement place dans le panthéon personnel de Victor Hugo, lui qui avait orné le fronton du véritable Panthéon des grands hommes où repose aujourd'hui l'écrivain: «David est aujourd'hui une figure de mémoire, une renommée de marbre, un habitant du piédestal après en avoir été l'ouvrier. Aujourd'hui, la mort a sacré l'homme et le statuaire est statue. L'ombre qu'il jette sur vous, madame, donne à votre vie la forme de la gloire». C'était en effet à l'ombre des grands hommes qu'Hugo vécut son exil à Jersey, loin du tumulte de la capitale et dans le silence ponctué par les embruns frappant les carreaux. Hugo s'était plongé dans l'occulte et parlait aux disparus :«David est une des ombres auxquelles je parle le plus souvent, ombre moi-même», déclare-t-il, rappelant le poème final desContemplations, «Ce que dit la bouche d'ombre», dicté au poète grâce au procédé spirite des «tables tournantes». Alors au sommet de
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Michel Lévy | Paris 1880 | 15.50 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avec Le Pape et La Pitié suprême, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité pour c
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Michel Lévy | Paris 1879 | 15.50 x 23.50 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque. Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans sesSouvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avecLe PapeetReligions et Religion, de « testament philosophique» par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait deSouvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais: Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous présenter à sa bru, Mme Lockroy; lui seul a qualité p
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s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille
Manuscrit autographe signé de la «?Ballade du fou?» de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert. Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell. Grotesque et sublime, cette uvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce?: comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson «?est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété?». * La graphie fine et élégante place le manuscrit dans les jeunes années du poète-dramaturge, immédiatement ou quelques années seulement après la composition du poème. Cette uvre fut dailleurs le tout premier extrait de Cromwell à paraître, un an avant la publication de la pièce. Hugo décida en effet de placer le poème en épigraphe de sa dixième ballade «?À un passant?» publiée dans Odes et ballades (1826). Il est intéressant de noter que cette épigraphe ne figure pas dans le manuscrit dOdes et Ballades conservé à la BnF. Hormis dans le texte intégral de Cromwell, il ne demeure donc en institution aucun autre manuscrit autographe de la Chanson dElespuru. On ne compte plus les éloges et les hommages poétiques suscités par cette envoûtante chanson?: pour Barbey dAurevilly, Hugo est avant tout «?le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou [] ces gouttes de rosée frémissantes, rouges du soir, qui suffisent pour noyer toute une tête humaine dans un infini de rêveries?!?» (Les uvres et les hommes). La tête remplie des vers dHugo dont il fréquente le cénacle, Alfred de Musset reproduira parfaitement la structure de cette Chanson dans La Nuit, lun de ses tous premiers poèmes. Comme le remarque Hovasse, «?Quantité de poètes se seraient damnés pour lécrire?» citant le poème en intégralité dans sa biographie. Alfred de Vigny sen disait «?fou comme le prétendu fou?» (lettre du 19 novembre 1826) et applaudira Cromwell, son «?livre immortel?», qui «?couvre de rides toutes les tragédies modernes?». Linnocente ritournelle est surtout une superbe démonstration du génie hugolien qui sadapte et excelle dans tous les formes de création littéraire. En alliant pentasyllabes et vers de deux syllabes, Hugo ressuscite le lai, composition poétique usitée au Moyen Âge et à la Renaissance. Son rythme court et entraînant venu du fond des âges est pourtant résolument moderne?: du Verlaine avant Verlaine, qui reprendra cette acrobatie métrique pour sa «?Colombine?» de Fêtes galantes et sen inspirera sans doute dès Poèmes saturniens pour composer «?Chanson dautomne?». Le bouffon Elespuru qui donne voix à ce poème est, de plus, le tout premier personnage créé par le jeune Hugo à seulement neuf ans. Avant même de se penser romancier, dramaturge ou poète, Hugo, alors malheureux élève du colegio des nobles à Madrid, inscrivit «?Elespourou Elespuru?» sur son exemplaire des uvres de Tacite (désormais dans sa maison de la place des Vosges). Ce nom dont il moque la prononciation est celui de son camarade Don Francisco Elespuro, «?affreux grand gaillard, à cheveux crépus, à mains griffues, mal bâti, mal peigné, mal lavé, paresseux incurable et ne tourmentant pas plus son encrier que sa cuvette, hargneux et risible, qui sappelait Elespuru?» écrira-t-il dans Victor Hugo raconté. Il se vengea de lui à sa manière, en le présentant comme lun des personnages les moins attrayants dans lun de ses drames, mais lui conféra ainsi limmortalité. Elespuru, le bouffon grotesque par excellence, chante le sublime avec ce poème, «?une de ces adorables pièces en quelques vers, où le géant Hugo a montré parfois quil savait être aussi délicat que fort, et aussi mystérieux quéclatant?» (Fernand Gregh). Hugo fit de ses pièces le théâtre de ses vengeances?: Elespuru, puis Gubetta, lexécuteur des basses uvres de Lucrèce Borgia a pour origine le violent
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Edition originale illustrée de dessins inédits hors texte et in texte de E. Delacroix, V. Hugo, P. Mérimée, Heim, Gavarni, Biard, Wattier, Bénézit, C. Saunier et de fac-similés d'autographes de Victor Hugo, Mme V. Hugo, Juliette Drouet, Mme Biard, etc. Louis Guimbaud est le nom d'un personnage historique lié à une controverse qui a entouré Victor Hugo et son éventuelle liaison avec Madame Biard, également connue sous le nom de Louise Biard. Cette histoire est basée sur des spéculations et des rumeurs qui ont circulé au XIXe siècle, mais il est important de noter qu'il n'y a pas de preuve concluante confirmant une relation entre Victor Hugo et Madame Biard. Madame Biard était la femme d'un homme nommé Biard, qui était un employé de Victor Hugo. Les spéculations sur une possible relation entre Victor Hugo et Madame Biard ont émergé en partie en raison de l'engagement social et politique de Hugo en faveur des droits des femmes. Cependant, il n'existe pas de preuves historiques solides pour étayer ces allégations. Le nom de Louis Guimbaud est associé à ces spéculations, car il aurait prétendument affirmé avoir assisté à des rencontres intimes entre Victor Hugo et Madame Biard. Néanmoins, les détails exacts de ces allégations et de la vie de Louis Guimbaud restent flous, et l'ensemble de l'affaire demeure controversé. L'histoire de Victor Hugo et Madame Biard, ainsi que le rôle de Louis Guimbaud dans cette affaire, sont largement discutés dans les biographies et les études sur Victor Hugo, mais il est essentiel de garder à l'esprit que la vérité de ces allégations n'a jamais été pleinement établie et reste sujette à interprétation et à débat. vol broché, 24x15, sous couverture cristal, couverture illustrée, 208pp, parfait état, intérieur, illustrations Paris, Auguste Blaizot, 1927. Edition Originale. ref/c31
s. n. | s. l. s. d. [1951] ; carte postale : 29 juin 1951 | 9.2 x 15 cm [carte postale 8,9x14cm] | Une feuille et une carte postale
Encre originale dédoublée par pliage et signée dans luvre «?Marie-Laure?», accompagnée dune carte postale autographe signée adressée à Valentine Hugo et rehaussée de dessins et inscriptions autographes sur le dessin de la place Victor Hugo. Superbe décalcomanie surréaliste de Marie-Laure de Noailles adressée à la peintre, modiste et photographe Valentine Hugo, la «?Dame de Carreau?» des surréalistes. * Au-delà de ses multiples étiquettes de muse, icône de mode, figure mondaine, célèbre mécène, écrivaine et poétesse, la vicomtesse de Noailles fut aussi un peintre accompli. Marie-Laure a produit une uvre éclectique qui interroge linconscient féminin, à linstar de sa consur et amie Valentine Hugo. Ce dessin apparaît clairement inspiré de Rorschach mais surtout des décalcomanies surréalistes une affinité pour cette technique quelle partagera avec le grand Oscar Dominguez dont elle sera lamante jusquà la mort de lartiste en 1957. Le style de cette encre préfigure ses toiles oniriques à la matière étalée, brouillée, quelle réalisera dans son atelier du clos Saint-Bernard à Hyères dans les années 1960. Valentine Hugo participe aux fameuses soirées des Années Folles aux déguisements extravagants organisées par les Noailles, et figure dans le scandaleux film de Buñuel et Dali, financé par le couple de mécènes. En 1930, les deux femmes rendent possible limpression du chef duvre surréaliste de Breton et Éluard LImmaculée Conception en achetant le brouillon et la mise au net. Valentine Hugo réalise plusieurs portraits de Marie-Laure de Noailles, dont le frontispice de son recueil de poèmes LAn quarante chez léditrice Jeanne Bucher. La vicomtesse a accompagné son offrande artistique dune carte postale autographe signée accompagnée dun affectueux message?: «?Pour ma chère Valentine, en souvenir de beaucoup de froid, de neige, et de stupidité, pour oublier la vilaine auto et se souvenir de léloquence dAragon qui surpasse toutes les politiques et aussi pour lui dire bonjour le 29 juin 1951 avec toute ma tendresse Marie-Laure.?» Le choix dune carte postale représentant la place Victor Hugo et son monument nest pas anodin?: Valentine Hugo vivait dans un grand appartement dont les fenêtres donnaient sur cette place portant le nom de son arrière-grand-père par alliance, dans le XVIe arrondissement. La vicomtesse a inscrit «?Vive Hugo?» puis «?et Valentine?», couronné de lauriers la statue du monument de Hugo, tracé une flèche indiquant son balcon quelle a rehaussé de dessins de fleurs. Même la petite fille devant le monument a reçu un petit jouet à roulettes. Laurence Benaïm raconte que la vicomtesse a plusieurs fois passé la nuit dans lappartement de son amie pendant lOccupation allemande?: «?Un soir quelles rentreront de chez Prunier, un garde braquera sa lanterne sur le visage de son amie. Qui êtes-vous?! Vos papiers?! Comment vous appelez-vous?? Et Valentine de répondre?: Comme la place?». Rare composition tachiste de la «?vicomtesse du bizarre?» (Laurence Benaïm) à lune des figures majeures de lavant-garde surréaliste. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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