Paris, Alphonse Lemerre sans date, 160x100mm, II - 277pages, reliure demi-maroquin avec titre et auteur dorés au dos. Plats papier marbré. Couvertures conservées. Belle reliure signée Guerin.
lettrines, bandeaux, culs-de-lampe, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Fasquelle - Flammarion 1959, 208x148mm, reliure d'éditeur. Bon état.
1369 p. - 1276 p. - 1289 p. - 1268 p., Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Robert Laffont 1989, 195x130mm, CXV- 1218 + 1292 + 1466pages, broché. Sous emboîtage. Exemplaire à l'état de neuf.
photos n/b, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Les Editions Crès & Cie. 1921, 225x145mm, frontispice, XXV - 276pages, broché. Edition originale sur papier vélin pur fil Lafuma, numérotée n.° 1384 / 1500. Inscriptions manuscrites sur le haut de la page de garde supérieure, autrement bel exemplaire.
Couverture rempliée. Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Editions Rombaldi 1946, 205x155mm, 206pages, broché. Tirage limité à 950 exemplaires. Exemplaire sur papier vélin teinté de Rives numéroté n.° 830 / 990. Petite déchirure de 2cm entre le bas du dos et la couverture supérieure, autrement bel exemplaire.
Couverture rempliée. Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Paris, Flammarion 1988, 335x250mm, 399pages, reliure d'éditeur sous jaquette. Très bel exemplaire.
photos couleurs et n/b, richement illustré, Pour un paiement via PayPal, veuillez nous en faire la demande et nous vous enverrons une facture PayPal
Editions Rombaldi - "Maitrise" Paris 1946 In-8 carré ( 205 X 150 mm ) de 207 pages, broché sous couverture illustrée rempliée. Joli livre imprimée en deux teintes, illustré d'eaux-fortes originales de Etienne BOUCHAUD. 1 des 950 exemplaires numérotés sur vélin teinté de Rives. Très bel exemplaire.
Paris, Bibliothèque-Charpentier 1911, 185x125mm, III - 265pages, reliure toile. Couverture conservées. Bel exemplaire.
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Paris, Eugène Fasquelle 1925, 240x190mm, XVI- 270pages, demi-percaline à coins rouge, auteur, titre et ornementations dorés au dos, plats papier marbré. Bel exemplaire.
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Berlin, Hyperion ohne Jahr, 230x165mm, 263 + 189Seiten, frontispice, verlegereinband. Sehr schönes Exemplar.
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Henri Plon Paris 1873 In-8 ( 235 X 155 mm ) de IV-432 pages, demi-chagrin bleu-nuit, dos lisse orné de caissons dorés. Edition originale ornée d'un superbe portrait à l'eau-forte en frontispice par FLAMENG. Bon exemplaire, bien complet du fac-similé.
Flammarion Paris 1988 In-4 ( 335 X 250 mm ) de 399 pages, pleine toile rouge sous jaquette illustrée en couleurs. Superbe et abondante iconographie en couleurs et en noir dans et hors-texte. Exemplaire parfait à l'état de neuf.
Rare exemplaire de tête avec envoi Paris, Dentu, [1873]. 1 vol. (155 x 235 mm) de 1 f., [faux-titre], [titre], 139 p. et 1 f. Broché, sous couverture bleue. Édition originale. Un des 10 premiers exemplaires sur vergé de hollande. Envoi signé : « à Raffaëlli, Edmond de Goncourt ».
C'est le 27 décembre 1860, ainsi que le rapporte leur Journal, que les frères Goncourt évoquent leur future « pièce de la Révolution », primitivement intitulée « Blanche de la Rochedragon ». Après un refus au Théâtre-Français en 1868, elle est enfin publiée en 1873, sous le titre définitif de La Patrie en danger (une « vraie » marquise de la Rochedragon avait en effet protesté), qui reçoit les éloges d'un Maupassant dont la lecture en 1879 lui « a donné un désir intense de voir cette oeuvre sur la scène ». Rare exemplaire en tirage de tête, et d'intéressante provenance : Christian Galantaris a recensé, dans Les Goncourt dédicateurs onze exemplaires de La Patrie en danger avec envoi, dont cet exemplaire Raffaëlli : ce dernier est le seul dédicacé, dans l'inventaire Galantaris, qui soit imprimé sur hollande, malgré d'autres dédicataires prestigieux comme George Sand, Charles Asselineau, Victor Hugo, Charles Monselet ou Jules Claretie. Cette particularité montre toute l'estime que Goncourt portait à Raffaëlli. Nous avons depuis croisé d'autres exemplaires dédicacés : ceux d'Alphonse Daudet, Poulet-Malassis et Ernest Renan. Plus un seul, enfin sur hollande, celui envoyé à Paul de Saint-Victor. L'exemplaire Paul de Saint-Victor et celui de Raffaëlli sont donc, à ce jour, les deux seuls sur hollande avec envoi. Jean-François Raffaëlli était apprécié des naturalistes. Il illustra pour eux un important recueil, Les Types de Paris (et des textes de Zola, Huysmans, Goncourt, Maupassant) et, en 1889 pour les Goncourt, Germinie Lacerteux, avec dix eaux-fortes originales, en trois exemplaires seulement : une sorte de « manuscrit enluminé » avant l'heure, commandé par le bibliophile Paul Gallimard, dont le souvenir prendra place dans le Journal des Goncourt : « Vendredi 21 juin [1889]. - Déjeuner à Asnières, chez Raffaëlli, avec le ménage Gallimard, à l'effet d'ordonner et de régler l'illustration de l'édition de Germinie Lacerteux (...). Le logis de Raffaëlli, une petite maison bourgeoise de banlieue, sans rien de la bibeloterie ou de la faïencerie ordinaire des ateliers, mais où est posé sur un chevalet, ou accroché, çà et là, aux murs pour la vue, dans un cadre joliment doré, un paysage d'Asnières ou de Jersey, le plus souvent peint aux crayons de couleur à l'huile de Faber, un paysage qui a l'air d'un pastel fixé. Dans ce monde des bibliophiles, dans ce monde de domestiques du vieil imprimé, c'est vraiment un révolutionnaire que ce Gallimard, qui va dépenser 5 000 francs, pour se donner, à l'instar d'un fermier général, pour se donner à lui seul, une édition de luxe moderne... ». Provenance : Jean-François Raffaëlli (envoi) ; Pierre Bérès (cat. 17, 1937, n° 130) ; Daniel Sicklès (vente XII, 1992, n° 4816). Vicaire, III, 1055 ; Oberlé, 529 ; Galantaris, Les Goncourt dédicateurs, n° 343.
Exemplaire Poulet-Malassis avec envoi Paris, Dentu, [1873]. 1 vol. (155 x 235 mm) de 1 f., [faux-titre], [titre], 139 p. et 1 f. Demi-maroquin vert à coins, filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné de caissons, filets et fleurons dorés, tête dorée (reliure signée de David). Edition originale. Un des 100 exemplaires grand in-8 sur vélin. Envoi signé : « à Poulet-Malassis, Edmond de Goncourt ».
1857. Les Hommes de lettres, la dernière création théâtrale des frères Goncourt, est refusée au Gymnase, puis au Vaudeville. Echaudés, les Goncourt renoncent provisoirement à écrire pour le théâtre. Mais ils ont des projets; le 27 décembre 1860, ils évoquent leur future «pièce de la Révolution», qui sera Blanche de la Rochedragon (renommée La Patrie en danger), finalement achevée le 11 octobre 1867. Le 26 décembre, ils proposent la pièce à Thierry, au Théâtre-Français. Ils sont reçus à correction, c'est-à-dire refusés par le comité de lecture, le 7 mars 1868. Mais les Goncourt sont tenaces : Mademoiselle de la Rochedragon paraîtra enfin 1873, chez Dentu ; la pièce prend alors son titre définitif de La Patrie en danger : une marquise de la Rochedragon avait protesté lorsque les journaux signalèrent la pièce ! « La relecture (...) de la Patrie en Danger m'a donné un désir intense de voir ces oeuvres sur la scène. Je suis convaincu qu'elles auraient aujourd'hui un succès retentissant l'une et l'autre ; et que ce succès tiendrait autant à la littérature qu'à l'intérêt très grand de l'action. « Guy de Maupassant, 18 juillet 1879). Il lui faudra néanmoins attendre près de dix ans pour voir le voeur se réaliser : ce n'est que le 16 janvier 1889 que Léon Hennique et André Antoine lisent La Patrie en danger au siège social du Théâtre-Libre d'Antoine, 96 rue Blanche, où avaient lieu les répétitions depuis le 1er novembre 1887. La première représentation sera jouée le 19 mars par le Théâtre-Libre. Dans la préface de l'édition collective de 1879, celle à laquelle Maupassant fait référence, Edmond de Goncourt déclare que le nouveau drame et La Patrie en danger forment le résultat d'une nouvelle optique théâtrale, selon laquelle la technique des «grosses ficelles», des «coups de théâtre» ou des «rebondissements» de l'action, a été tout à fait abandonnée au nom d'une «documentation historique» qui avait le mérite, selon l'auteur, de ne pas avoir encore tentée au théâtre. L'exemplaire Poulet-Malassis ne figure pas dans Les Goncourt dédicateurs, 650 ex-dono de Christian Galantaris. Bon exemplaire malgré des rousseurs.
Charpentier & Cie | Paris 1887-1896 | 12 x 19 cm | 9 volumes reliés
Edition originale sur papier courant pour chacun des volumes. Reliures à la bradel en pleine percaline cerise, dos lisses ornés d'un motif floral central doré, dates et doubles filets dorés en queues, pièces de titre de chagrin marine, couvertures conservées, reliures de l'époque signées de Durvand. Précieux envoi autographe signé de Edmond de Goncourt, sur chacun des volumes, à l'historien napoléonien Frédéric Masson, cousin par alliance des frères Goncourt. Républicain et fasciné par la Révolution dans ses jeunes années, il devient un bonapartiste militant après la défaite de 1870. En 1874, Edmond de Goncourt est témoin de son mariage avec Marguerite Cottin, fille d'Auguste Cottin qui lui ouvrira les portes des archives de la famille impériale. Historien-collectionneur, il est élu à l'Académie française le 18 juin 1903. Leur correspondance publiée dans les Cahiers Jules et Edmond de Goncourt éclaire la nature de leur relation. Edmond conseille le jeune homme et l'oriente vers la littérature. Frédéric Masson, bibliophile averti, renseigne Edmond sur sa bibliothèque, répond aux demandes d'informations des frères Goncourt et participe à la préparation des ouvrages historiques d'Edmond ainsi qu'à l'enrichissement de ses rééditions.Goncourt décrit, en 1870, dans le tome IV du Journal, le jeune Frédéric Masson âgé de 23 ans: "Ce soir, je rencontre le jeune Frédéric Masson, enterré dans sa capote de mobile. Lui, qui datait les lettres qu'il m'écrivait du collège, des brumaire et des messidor du calendrier républicain, je le trouve fort dégrisé de la république, des républicains, des soldats démocrates. Il se plaint que, lorsqu'il marchait avec Goubie en avant, ses frères n'emboîtaient point le pas. Et de sa mauvaise humeur contre le présent, un peu remonte à 89, et amène une baisse sensible de son lyrique enthousiasme d'autrefois pour la première république. Il est un symptôme. Je suis persuadé que beaucoup de jeunes gens ayant en eux-mêmes semblablement à Masson un grain d'exaltation révolutionnaire, sont en train de devenir des réactionnaires." Rare et très bel ensemble, en reliure uniforme de l'époque, complet en 9 volumes et enrichi d'importants envois autographes d'Edmond de Goncourt sur chacun des volumes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
1870] 1 vol. relié in-8, plein maroquin vert sombre, dos à nerfs, doubles filets à froid en encadrement des caissons et des plats, portrait émaillé en médaillon par Claudius Poleplin encastré dans le plat supérieur, dentelle intérieure à froid, tranches dorées (Lortic Frères). Emouvant reliquaire établi en hommage à Jules de Goncourt, avec cette note autographe signée d'Edmond en exergue : "Cette nécrologie de mon frère contient les lettres qui m’ont été adressées après sa mort : les lettres de Victor Hugo, de Michelet, de George Sand, de Flaubert, de Berthelot, de Renan, de Taine, de Banville, de Zola, etc, de Seymour Haden, le grand aquafortiste anglais qui appréciait et vantait les eaux-fortes de mon frère. Et ces lettres sont accompagnées de tous les articles de quelque importance qui ont été publiés dans les journaux français." A l'encre rouge, il précise que l'émail de Claudius Popelin qui décore la reliure porte au dos "à mon ami Ed. de Goncourt, j'ai fait l'image de son frère Jules, en témoignage de vive affection". En regard de la page de titre écrite à la plume, est contrecollé un portrait gravé de Jules par Rajon. Viennent ensuite, montées sur onglet, les 14 lettres autographes signées des auteurs cités au titre, chacune précédée d'un feuillet de légende sur lequel Edmond a écrit à l'encre rouge le nom de l'expéditeur et la date. Edmond a enrichi ses courriers de nombreux articles de journaux de Théophile Gautier, Yriarte, Théodore de Banville, Charles Monselet, Philippe Burty, Ernest d’Hervilly, Jules Claretie, Zola, Asselineau, etc., tous contrecollés sur feuillets à la suite des lettres.Cet exemplaire unique que mentionne le journal en date du 16 novembre 1874 et du 14 décembre 1894 est décrit dans la plupart des ouvrages consacrés aux Goncourt, et notamment par Christian Galantaris (Deux cents portraits des Goncourt, n°102) qui précise son cheminement, de libraires en amateurs, depuis la vente publique de 1897.Ces témoignages d'affection débordent d'empathie à l'égard du frère survivant : — "Une cordiale et douloureuse poignée de main, mon pauvre enfant ! Aurez-vous du courage ? Oui, si votre vie est la continuation des travaux entrepris avec lui, aimés et désirés par lui." (George Sand). — "Mon cher Edmond, envoyez-moi à Croisset de vos nouvelles. Je pense plus souvent à vous que vous ne le croyez peut-être, & je vous plains comme je vous aime, c’est-à-dire profondément." (Flaubert). — "Quelle affreuse chose que la mort et quelle triste chose que la vie ! Je ne vous propose rien ; mais sachez que vous pouvez regarder ma maison comme la vôtre." (princesse Mathilde). La lettre de Victor Hugo, qui s'adresse à son "cher confrère", est particulièrement émouvante. "Pourquoi vous écrire ? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie, votre soutien dans cette charge pesante à porter, la renommée, votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme ! (...) Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz : merci". Quant à Zola, en pleine rédaction du premier roman du cycle des Rougon-Macquart qui le sacrera chantre du naturalisme, il rend un hommage d'admiration vibrant au frère disparu. "Je tiens encore à vous dire combien votre frère avait des amis inconnus, et je serais allé vous le dire de vive voix, si je n’avais la religion de la souffrance. Il est mort, n’est-ce pas ? beaucoup de l’indifférence du public, du silence qui accueillait ses oeuvres les plus vécues. L’art l’a tué. Quand je lus Madame Gervaisais, je sentis bien qu’il y avait comme un râle de mourant dans cette histoire ardente et mystique ; et quand je vis l’attitude étonnée et effrayée du public en face du livre, je me dis que l’artiste en mourrait. Il était de ceux-là que la sottise frappe au cœur. Et bien! s'il s'en est allé découragé, doutant de lui, je voudrais pouvoir lui crier maintenant que sa mort a désespéré toute une foule de jeunes intelligences"...Exceptionnelle reliure des frères Lortic rehaussée de l'émail de Claudius Popelin, ultime témoignage offert à Edmond. Le volume, conservé sous un étui de plexiglas, a figuré à la vente Goncourt de 1897 (n° 864) et porte leur ex-libris. Élève d’Alfred Meyer, Claudius Popelin (1825-1892) adapta l'art de l'émail à la reliure. Beraldi, dans La Reliure du XIXe siècle (II, pp. 170-172), signale une dizaine de reliures décorées d’émaux de cet artiste, ayant appartenu à Philippe Burty, la princesse Mathilde, etc.
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 019010
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. Photographies + L.S. de Joseph Van Melle. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). 1 : « Merci, mon cher Larguier, R. Benjamin 25.5.38 » (de la main de Van Melle) au dos d'un portrait. 2 : une photo quand René Benjamin apprend son élection à l'Académie Goncourt. 3 : L.S de Van Melle. René Benjamin est élu le 25 mai 1938, jour de ces documents. [444]
Séraphin Justin François Boex dit J.-H. Rosny jeune (1859-1948), écrivain, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 019051
Séraphin Justin François Boex dit J.-H. Rosny jeune (1859-1948), écrivain, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + important tapuscrit, Ploubazlanec, 7 avril 1940, 4p in-8 + 4p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Je m'excuse de vous ennuyer avec cette correspondance administrative ; mais notre pauvre René Benjamin est indisponible, Dorgelès, au front : il ne me reste que vous. J'ai réfléchi qu'il faut donner un corps à notre organisation du déjeuner Goncourt ; sinon les premiers venus, en l'occurence Ajalbert, Descaves, pourraient former un déjeuner Goncourt en concurrence avec le nôtre. Evitons cela en fondant la société déclarée dont je vous envoie les statuts. Cela nous assurera le titre : Déjeuner Goncourt que personne ne pourra plus employer. En outre, cela nous permettra d'éloigner les importuns. La lecture des statuts vous fera comprendre l'importance de l'affaire. C'est un complément indispensable à l'Académie qui mourrait de nos petites querelles. Nous allons, bien entendu, donner du galbe à nos déjeuners, en y invitant nos littérateurs, des artistes, des savants de marque, parfois des étrangers. Autant que possible, un seul à la fois. Nous arrangerons cela entre nous. Quand il y aura communication aux journaux, oun le fera avec l'assentiment de tous. Je compte faire faire la déclaration par Me Raveton, notre avoué, mais auparavant, il me faut la pièce que je vous envoie approuvée et signée par tous les membres de notre bureau qui sera d'ailleurs aussi celui du déjeuner. Cette pièce n'est pas destinée à la publicité : c'est une assurance pour moi, une preuve de notre accord. Voulez-vous demander le visa de Dorgelès que je préviens d'autre part et celui de Benjamin (avec tous les ménagements indiqués par son état). Naturellement, cher ami, tout ceci demande le secret ; car il ne faudrait pas qu'on nous devance. N'en rien dire par exemple à notre ami de Toute l'Edition, trop excellent journaliste pour ne pas s'emparer d'une nouvelle intéressante. Et surtout croyez-moi, mon cher Vice-Président, de tout coeur vôtre. Justin Rosny Je reçois votre si aimable lettre. Daudet ? Oui. Je compte moi aussi sur Benjamin. En tous cas, il semble qu'il ne veut pas venir ; et je pense qu'il doit être avec nous, car il a été le plus assidu et le plus correct des Goncourt. Est-ce que la midi n'est pas un peu alerté par l'attitude de l'Italie. Si la Bretagne ne vous déplaisait pas, je vous offre l'hospitalité chez moi ; ma cuisinière étant revenue de son congé payé. Vous aurez un appartement et du feu : tout le plaisir sera pour nous, et les cartes ne sont pas encore faites. Les oeufs, le lait ne manquent pas et un poulet à l'occasion ». On joint le tapuscrit des statuts de la société « Le déjeuner Goncourt » modifiant donc le bureau après la séance du 12 mars, probablement pour les faire voter lors d'une prochaine réunion. [446]
Paris :Charpentier & Cie ((Imprimeries réunies),, 1884. In-8, 250 x 165 : frontispice, (4 ff. premier blanc), 379 pp., 1 p., (2 ff.), 9 gravures, couverture imprimée. — Parchemin rigide à recouvrement, chiffre JE doré et gaufré sur les plats, tête dorée, non rogné, couverture conservée (Pierson).
Édition de luxe, illustrée de 10 compositions à l’eau-forte hors texte, dont un frontispice, du peintre et graveur James Tissot (1836-1902).Tirage limité à 550 exemplaires, celui-ci est l’un des 450 sur papier de Hollande avec les épreuves des eaux-fortes sur papier de Hollande ornées du timbre rouge de l’artiste.Précieux exemplaire au chiffre des frères Edmond et Jules de Goncourt, enrichi d’un très bel envoi autographe signé d’Edmond de Goncourt à la célèbre comédienne, sociétaire de la Comédie-Française, Berthe Cerny (1868-1940) :A Mademoiselle Cerny, à l’ingénue gamine, coquette // et tendre, à l’idéale Renée Mauperin que n’auraient // espérer au théâtre les auteurs du livre. // Edmond de GoncourtBerthe Cerny n’avait que 18 ans lorsqu’elle interpréta Renée Mauperin au théâtre dans une adaptation du roman des Goncourt par Henry Céard le 18 novembre 1886 sur le théâtre de l’Odéon.Reliure brunie. Corps de l’ouvrage légèrement ondulé. Mouillure en marge de l’une des gravures. Quelques feuillets légèrement tachés (241...).Provenance : Jules et Edmond de Goncourt, avec leur chiffre doré sur les plats. - Berthe Cerny, avec envoi d’Edmond de Goncourt.Bibliographie : Vicaire III, 1047 (annonce par erreur un portrait des Goncourt gravé par Alphonse Descave dans cette édition. Il n’apparait dans aucun des exemplaires que nous avons pu consulter en ligne).
Paris, 1851. Contemporary half cloth with gilt lettering to spine. Internally brownspotted (due to the paper quality). A page has been inserted on to the half-title, on which is explained, in a neat late 19th century hand, that the present copy is that of George Sand and that it comes from the sale of her belongings. The rest of the page contains bibliographical information on the work. Nice copy.
The extremely scarce first edition, one of merely 84 copies that were not destroyed, of the first work by the Goncourt brothers - the work that laid the basis for their unique joint authorship. The famous brothers Edmond (1822-96) and Jules (1830-70) Goncourt played a unique role in 19th century French intellectual life. Together they developed a distinctive impressionistic style, called ""écriture artiste"""" their works are furthermore of great importance to the understanding of literary and social life of the period. They seminally influenced the naturalism and realism of 19th century literature - in the words of Émile Zola, they ""provided a new sense of nature"". The remarkable symbiosis in their collaboration, continuing to write as one until the death of Jules, has gone down in history as one of the most remarkable literary collaborations ever. They are considered aesthetes of the highest rank and were known as great collectors of art. They were also known to be highly neurotic and utterly misogynist. During the Second Empire they frequented the salon of Princess Mathilde and took part in the famous 'dîners Magny', the fortnightly gatherings that brought together leading men (and George Sand!) of letters and science at a Paris restaurant in the 1860'ies. In his will, Edmond left the entire Goncourt fortune to found the ""Académie Goncourt"", which began in 1903, when the prestigious Prix Goncourt was also founded. Their first work, ""En 18.."", was printed in 1000 copies, but it was confiscated by the censors and was burnt by the authors. Consequently, a mere 84 copies survived and the work is thus of the utmost scarcity. ""Cet ouvrage, qui a été tire à 1000 exemplaires, a été brûlé par les auteurs"" il n'existerait dans le commerce que 84 exemplaires donnés ou vendus."" (Carteret).""Premiers ouvrage des Goncourt, très rare, dont le manuscrit a subi des suppressions avant l'impression de l'edition de Bruxelles."" [the Brussels edition being the second edition, printed in 1884]. (Carteret). George Sand and the Goncourt brothers moved in the same intellectual and literary circles, were invited to the same places, the same salons, and had many friends in common. All three were seminal in determining the course of naturalistic writing of the 19th century. Interestingly, also George Sand began her literary career in as a collaboration, in a liaison with the writer Jules Sandeau. They published a few stories in collaboration, signing them ""Jules Sand"", before she began writing on her own. Carteret I:349. (listing a copy of the first edition sold in 1918 at 160 fr.).
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 018989
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Savonnières, 9 septembre 1941, 1p in-12. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Cher Larguier, Je reçois de Carco ce stupéfiant billet : "Il faudrait parler de l'élection. Elle est indispensable. Je propose André Billy. Qu'en pensez-vous ? Il est tout-à-fait Goncourt. Et au surplus, c'est un très bon camarade !" Hénaurme ! Je lui réponds qu'on ne peut parler de prix et de candidats par correspondance, que la question primordiale est de savoir si on accepte de se trouver à Lyon au début de déc[embre], au mois 2 ou 3 jours, pour faire du travail sérieux. Contre cette idée de Lyon, Paris proteste. Comme je n'ai eu cette idée que par respect de Daudet malade, s'il le faut, je m'en expliquerai dans un article à Paris, et je verrai les autorités occupantes. Mais êtes-vous toujours d'accord sur le principe ? Où comptez-vous être cet hiver ? Un mot de vous me ferait plaisir. A vous de coeur. RB ». [443]
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 018990
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S. + enveloppe, Bourg [en Bresse ?], 28 juillet 1941, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher ami, Je suis à la dernière étape de mon voyage. Demain, je repasse la ligne. Je veux vous remettre, pendant que c'est possible, un petit mot. Le père Rosny est opposé à une élection en temps de guerre. Il veut en cela imiter l'Académie Française. Je crois qu'il a raison. D'autant plus que nous aurons déjà toutes les peines du monde à donner un prix ! Daudet qui n'écrit plus (!) - il signe à peine - c'est sa femme qui écrit - me fait savoir qu'il approuve, bien sûr, l'idée de le donner à Lyon ! Et il ajoute que le livre de Gazave lui parait bien ! Pauvre Daudet. Il ne sait pas que le pauvre Gazave est mort ! Dorgelès m'a écrit. 1° qu'il tenait toujours à son idée démagogique de réserve le prix 40 à un prisonnier. Je lui réponds avec netteté que ce sont là des semblants de charité - pour la galerie - mais que ça ne signifie rien du tout. 2° que si on élisait quelqu'un, il voterait volontiers pour Tharaud. Moi aussi. Tout le monde votera pour Tharaud. Sauf les deux vieillards sinistres. Mais on s'en f. ! Je vais tâcher, vers la fin d'août, d'aller à bicyclette, voir le père Rosny dans son Ploubazlanec. Mais j'ai du travail à en crever. Et la lecture des livres des jeunes génies ne me dit rien. Il faudrait pourtant, si on donne un prix, essayer qu'il ne soit pas trop mal donné. Recevez-vous des livres ? Ah ! Mon cher Larguier, quel drame nous vivons ! Mais celui que vit l'Allemagne est bien plus grand. On sent qu'elle se précipite vers un malheur affreux, celui de son éternel destin. C'est là une aventure auprès de laquelle tous les prix Goncourt et la gueule sinistre de Descaves sont sans intérêt. La poésie. Oui voilà ! Faites des vers et croyez-moi, de tout coeur, tout à vous. René Benjamin ». [443]
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 018993
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Vichy, 7 juillet 1941, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Me voici de nouveau en zone libre. Je n'aurai pas la joie, cette fois, d'aller jusqu'à vous. Mon temps est terriblement compté. J'ai à faire des voyages difficiles pour gagner des camps de jeunesse, et aussi pour atteindre la Suisse, où je crois que je vais faire deux ou trois conférences sur le maréchal. Mais j'ai promis au père Rosny de vous écrire. Je ne me suis pas beaucoup forcé : c'est une joie pour moi. Le père Rosny, qui va bien - (sa femme vient d'être assez malade et est rétablie) - m'envoie des messages fréquents et confus. Il veut que je vous en fasse part. Ce n'est pas commode. Il faudrait d'abord que je saisisse sa pensée. À moins que je ne vous copie textuellement un passage de sa dernière lettre. Je crois que c'est mieux. Vous interpréterez. "Voici. (lettre du 26 juin). Voici, écrit-il, la situation exacte (!), nous ne pouvons pas faire un acte public comme celui de distribuer le ou les prix Goncourt sans avoir obtenu des autorités occupantes ce qu'ils appellent l'exemption (???). la première chose c'est d'avoir votre approbation, puisque vous êtes dans la zone occupée avec moi. Vous rendriez service à notre pauvre académie en sommeil en écrivant de là-bas à Larguier, et à Dorgelès et en obtenant leur approbation. Léo Larguier nous rendrait grand service en venant habiter Paris. Nous aurions une majorité." Le cher homme est terriblement l'esclave de la lettre et de la loi. En avril, il a passé des journées entières à la Préfecture de Police pour donner des signatures, faire des demandes et des visites, parce qu'il prétendait que notre compagnie devait être déclarée aux allemands, etc. etc.. Sinon, ses bien pouvaient être saisis, etc. etc.. Ne comprenant rien à rien en ces affaires, je l'ai laissé agir, en me demandant s'il n'agissait pas. pour rien. Quand vous aurez interprété son texte, envoyez-moi un mot à l'adresse qui est en haut de cette lettre. J'y serai de nouveau vers le 20. Dites-moi aussi vos projets et votre état d'âme. Je vais bien et travaille beaucoup, et j'ose dire dans l'espoir. Pourtant, l'opinion publique est bien puérile et bien mauvais en zone occupée. Je viens de la parcourir tout en faisant quinze conférences dans les villes, grandes et petites, sur le maréchal. Mais. on peut avoir - et si facilement - tant d'influence sur elle. Mon cher Larguier, je souhaite que vous nous écriviez de beaux vers, et je vous donne les deux mains bien affectueusement. René Benjamin ». [443]
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 018994
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Le Plessis, 29 octobre 1943, 2p in-4. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mais, mon cher Larguier, il ne s'agit pas d'être « gêné » par Billy ! Il s'agit, comme Carluccia (?) me le disait, il y a trois jours, de ceci qu'après les élections de Sacha et de La Varende avec Billy, l'académie va retomber dans le sixième dessous, précisément au niveau des caves et de l'Ajalbert que vous étiez le premier à ne pas tolérer ! Ne m'objectez pas l'état du monde, au milieu duquel l'Académie Goncourt n'offre aucun intérêt. On peut toujours raisonner ainsi, et c'est toujours inutile. Éternel problème de la misère et de la grandeur de nos vies ! Il n'est permis à personne d'abandonner sa petite besogne. Faisons la nôtre. Je n'ai cessé de dire, depuis que je vous connais : « Larguier est un Roi ! ». Continuez à voter royalement. N'élisez pas un critique, un de ces hommes qui nous font tant de mal. Cherchons ensemble un homme d'imagination. Vous ne viendrez pas ? Mais moi, je ne peux pas aller cette année à Avignon. J'ai tous les soucis de santé autour de moi, une vie infernale, un travail débordant. Si Billy entre, Sacha veut s'en aller. La Varende veut s'en aller. Le dernier surtout à l'air sérieux. Si le premier était entraîné par le second, je serais capable de suivre. Parce qu'au fond, je retombe de haut ! Je me suis naïvement donné beaucoup de mal depuis cinq ans pour cette académie. Je suis déçu. Je sais que c'est Dorgelès, avec sa sentimentalité, qui a fait tout le mal. Mais que vous, vous suiviez, ça me dépasse. Est-ce fatigue ? Est-ce dégoût ? Resaisissez-vous. Il y a quelque années encore, quand il se formait deux camps irréductibles dans leurs deux choix, eh bien pour pouvoir continuer à déjeuner ensemble, on ne s'entêtait pas, on se mettait d'accord sur un troisième ! Nous abandonnons Paul Fort. Abandonnez Billy. Paul Fort n'est pas, dites-vous, plus que Ponchon. Mais Billy est bien moins ! C'est le raté, l'aigri, l'homme qui n'a rien à dire et à écrire. Vous aimez la fécondité, la largeur, la grandeur. Ne les reniez pas par votre vote. Sacha n'aime pas Béraud. Il a dit : « je l'accepte ». Et Mac-Orlan, habilement pressenti reviendrait peut-être sur. une boutade. Mais non, mais mille fois non, je n'ai pas reçu Staline. Ai-je l'habitude de recevoir du Larguier sans le dire ? Ah ! cher mai, aidez-nous ! Et vous ne me donnez pas votre adresse ! A vous de tout coeur. René Benjamin ». [443]
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 018995
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. L.A.S., Savonnières, 24 décembre 1942, 1p in-12. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). « Mon cher Larguier, Les trompettes de la Renommée vous ont appris, n'est-ce pas, que tout s'était passé comme vous le souhaitiez ? La Varende a montré une touchante et magnifique joie d'enfant. Nous avons eu deux repas chez Sacha, délicieux de cordialité et d'esprit. On vous t a évoqué de toute la force de nos coeurs. Pendant ce temps, le valet Ajalbert mangeait seul chez Drouant, ne semblant d'ailleurs pas comprendre ce qui lui arrivait. J'espère que Marc Bernard aura une nuit de Noël pleine de beaux songes. Tharaud, la veille du vote, m'a fait savoir qu'il ne voulait pas être lu. L'élection du second siège est remise à mai. Portez-vous bien, faites de beaux vers, et croyez à mon affectueuse amitié, revenue ravie des trois jours passés avec vous. R.B. ». Marc Bernard a reçu le prix Goncourt. [443]