1 vol. in-12 cartonnage bradel demi-percaline à coins verte, couvertures et dos conservés, reliure signée de Pierre Lucien Martin, Dentu, Paris, 1860, 2 ff. 362 pp.
Très bel exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe des frères Goncourt "A Mr. A. de Pontmartin, ses très reconnaissants E. et J. de Goncourt". L'autographe est de la main de Jules de Goncourt (1830-1870) , mort prématurément. L'écrivain, journaliste et homme politique Armand de Pontmartin (1811-1890) venait alors de publier, le 4 février 1860, dans ses "Causeries du Samedi" un long compte-rendu élogieux de leur ouvrage les "Hommes de Lettres", à l'inverse de la critique majoritaire qui s'en scandalisa. Pontmartin y écrit notamment : "MM. Edmond et Jules de Goncourt ont commis une imprudence qui leur a réussi : ils ont refait, à vingt-et-un ans de distance, un livre de Balzac, "Un Grand Homme de Province à Paris". Bel exemplaire en superbe état, établi par le grand relieur Pierre-Lucien Martin. Vicaire, III, 1042
Avec deux eaux-fortes de Edmond Morin, 1 vol. in-18 reliure plein vélin blanc à petits rabats, couvertures conservées, Petite Bibliothèque-Charpentier, E. Charpentier, Paris, 1880, 378 pp.
Bon exemplaire dédicacé par Edmond de Goncourt au secrétaire et exécuteur testamentaire des frères Goncourt et de Paul de saint-Victor, Alidor Delzant (1848-1905).
[Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie] - GONCOURT, Edmond & Jules de
Reference : 65996
(1866)
1 vol. grand in8 reliure postérieure demi-chagrin à coins violine, dos à 4 nerfs, couvertures conservées, Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie, 1866, 3 ff., 255 pp.
Remarquable exemplaire de l'édition originale, dédicacé par Edmond de Goncourt "à Paul de Saint-Victor, son ami". Le grand essayiste et critique Paul de Saint-Victor (1827-1881) était très lié avec les frères Goncourt, en particulier avec Edmond qui fut le parrain de Claire, la fille qu'il eut avec Lia Félix, la soeur de la grande tragédienne Rachel. Bon exemplaire en très bon état (ex-libris en garde) pour cet ouvrage qui est un recueil de petits textes, de pensées et d'aphorismes. Vicaire, III, 1052
[Maison Quantin] - GONCOURT, Edmond de ; GONCOURT, Jules de
Reference : 71302
(1889)
1 vol. grand et fort in-4 reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs orné, tête dorée, filet doré en mors, couverture conservée, reliure signée de Barris relieur à Auch, Maison Quantin, Compagnie générale d'impression et d'édition, Paris, 1889, 374 pp.
Bon état pour cet exemplaire bien relié.
[Georges Briffaut] - GONCOURT, Edmond de ; (GUILBERT Paul-Louis ; ROSNY AINE, J.-H. ; AJALBERT, Jean)
Reference : 63425
(1929)
Edition illustrée de vingt pointes-sèches originales de Pau-Louis Guilbert, préface de J.-H. Rosny Ainé, postface de Jean Ajalbert, un des 350 exemplaires contenant l'état définitif de la gravure numéroté de 76 à 425 (n° 349), 1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-maroquin à coins brun, dos à 4 nerfs , dos mosaïqué, filet doré en coins et mors, tête dorée, couverture conservée, reliure signée de René Aussourd, Le Livre du Bibliophile, Georges Briffaut, Paris, s.d. [ 1929 ], VI-201 pp. et 1 f. n. ch. avec 20 planches hors texte
Belle reliure signée de René Aussourd, au dos mosaïqué dans le goût de l'art nouveau, si familier à son oncle Charles Meunier ; René Aussourd fut premier doreur chez Chambolle-Duru avant de s'établir à son compte. "Ses reliures sont en général assez classiques mais d'une grande perfection d'exécution" (Fléty, 14). Les pointes-sèches de Paul-Louis Guilbert illustrent remarquablement le sombre roman naturaliste d'Edmond de Goncourt relatant l'itinéraire de la prostituée Elisa, de son enfance misérable à sa mort en prison. Dans sa postface, Jean Ajalbert évoque la genèse du roman, en 1862, lors d'une visite des frères Goncourt à la maison centrale de Clermont-en-Beauvaisis : "ils y trouvaient les prisonnières soumises au supplice du silence continu, le système américain d'Auburn - la mort sans phrases" [... ]. Bon état (infimes pertes de dorure en dos, bel exemplaire par ailleurs)
[Ernest Flammarion et Eugène Fasquelle] - GONCOURT, Edmond et Jules de
Reference : 40605
(1929)
Préface d'Edmond de Goncourt, postface de M. Gaston Chérau, Edition définitive publiée sous la direction de l'Académie Goncourt, un des cinquante exemplaires sur papier vélin des papeteries du Marais numérotés, 1 vol. in-12 reliure demi-chagrin maroquiné bleu nuit, dos à 5 nerfs, filet doré en mors et coins, tête dorée, couv. et dos cons., Ernest Flammarion et Eugène Fasquelle, Paris, 1929, 252 pp.
Bel exemplaire du tirage de luxe sur vélin du Marais (après quelques hollande).
Tirée du roman d'Edmond et Jules de Goncourt, 1 vol. in-12 br., G. Charpentier et Cie, Paris, 1888, (daté 1889 en couv.), 3 ff., VII pp., et 1 f., 134 pp. et 1 f. blanc
Rare exemplaire de l'édition originale de la pièce de théâtre tirée du roman éponyme, dédicacé par Edmond de Goncourt. Exemplaire modeste (couv. abîmée avec mq. en dos, qq. rouss.) à établir dans une reliure de qualité. Vicaire, III, 1050
[Michel Lévy Frères, Librairie Internationale A. Lacroix, Verboeckheven & Cie] - DUMAS FILS, Alexandre ; GONCOURT, Edmond et Jules de
Reference : 56854
(1867)
1 vol. in-8 reliure demi-chagrine violine dos à 5 nerfs dorés orné, Michel Lévy Frères, Paris, A La Librairie Nouvelle, 1867, 2 ff., 119 pp. ; Librairie Internationale A. Lacroix, Verboeckheven & Cie, Paris, 1866, 142 pp.
Bon état pour ce volume recueillant deux éditions originales des ses deux pièces de théâtre contemporaines l'une de l'autre, la première par d'Alexandre Dumas fils, la seconde par les frères Goncourt (petit frott. à un mors, très bon état par ailleurs). Vicaire, III, 471 (Dumas fils) et 1051 (Goncourt)
Grands écrivains 1986 250 pages in12. 1986. reliure éditeur. 250 pages.
Bon Etat édition reliée couverture en très bon état tranche jaunie sur le dessus intérieur impeccable
Rare exemplaire de tête avec envoi Paris, Dentu, [1873]. 1 vol. (155 x 235 mm) de 1 f., [faux-titre], [titre], 139 p. et 1 f. Broché, sous couverture bleue. Édition originale. Un des 10 premiers exemplaires sur vergé de hollande. Envoi signé : « à Raffaëlli, Edmond de Goncourt ».
C'est le 27 décembre 1860, ainsi que le rapporte leur Journal, que les frères Goncourt évoquent leur future « pièce de la Révolution », primitivement intitulée « Blanche de la Rochedragon ». Après un refus au Théâtre-Français en 1868, elle est enfin publiée en 1873, sous le titre définitif de La Patrie en danger (une « vraie » marquise de la Rochedragon avait en effet protesté), qui reçoit les éloges d'un Maupassant dont la lecture en 1879 lui « a donné un désir intense de voir cette oeuvre sur la scène ». Rare exemplaire en tirage de tête, et d'intéressante provenance : Christian Galantaris a recensé, dans Les Goncourt dédicateurs onze exemplaires de La Patrie en danger avec envoi, dont cet exemplaire Raffaëlli : ce dernier est le seul dédicacé, dans l'inventaire Galantaris, qui soit imprimé sur hollande, malgré d'autres dédicataires prestigieux comme George Sand, Charles Asselineau, Victor Hugo, Charles Monselet ou Jules Claretie. Cette particularité montre toute l'estime que Goncourt portait à Raffaëlli. Nous avons depuis croisé d'autres exemplaires dédicacés : ceux d'Alphonse Daudet, Poulet-Malassis et Ernest Renan. Plus un seul, enfin sur hollande, celui envoyé à Paul de Saint-Victor. L'exemplaire Paul de Saint-Victor et celui de Raffaëlli sont donc, à ce jour, les deux seuls sur hollande avec envoi. Jean-François Raffaëlli était apprécié des naturalistes. Il illustra pour eux un important recueil, Les Types de Paris (et des textes de Zola, Huysmans, Goncourt, Maupassant) et, en 1889 pour les Goncourt, Germinie Lacerteux, avec dix eaux-fortes originales, en trois exemplaires seulement : une sorte de « manuscrit enluminé » avant l'heure, commandé par le bibliophile Paul Gallimard, dont le souvenir prendra place dans le Journal des Goncourt : « Vendredi 21 juin [1889]. - Déjeuner à Asnières, chez Raffaëlli, avec le ménage Gallimard, à l'effet d'ordonner et de régler l'illustration de l'édition de Germinie Lacerteux (...). Le logis de Raffaëlli, une petite maison bourgeoise de banlieue, sans rien de la bibeloterie ou de la faïencerie ordinaire des ateliers, mais où est posé sur un chevalet, ou accroché, çà et là, aux murs pour la vue, dans un cadre joliment doré, un paysage d'Asnières ou de Jersey, le plus souvent peint aux crayons de couleur à l'huile de Faber, un paysage qui a l'air d'un pastel fixé. Dans ce monde des bibliophiles, dans ce monde de domestiques du vieil imprimé, c'est vraiment un révolutionnaire que ce Gallimard, qui va dépenser 5 000 francs, pour se donner, à l'instar d'un fermier général, pour se donner à lui seul, une édition de luxe moderne... ». Provenance : Jean-François Raffaëlli (envoi) ; Pierre Bérès (cat. 17, 1937, n° 130) ; Daniel Sicklès (vente XII, 1992, n° 4816). Vicaire, III, 1055 ; Oberlé, 529 ; Galantaris, Les Goncourt dédicateurs, n° 343.
Charpentier | Paris 1894 | 12.8 x 18.9 cm | Relié
Edition originale sur papier courant. Reliure à la bradel en demi chagrin marron chocolat, dos lisse, date dorée en queue, plats en plein cuir japonisant d'époque, gaufré et polychromé illustrés d'un décor floral rehaussé à l'or et en couleurs, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos restauré conservés, reliure moderne. Précieux envoi autographe signé d'Emile Zola : "à Edmond de Goncourt son ami Emile Zola." En dessous de l'envoi autographe, ex-dono manuscit d'Edmond de Goncourt en guise de présent : "Edmond de Goncourt à Pauline Zeller." * Goncourt eut le privilège d'entendre Zola parler à plusieurs reprises de sa redécouverte de la ville miraculeuse, qui inspirera ce fameux roman : "il a été à Lourdes et (...) il a été frappé, stupéfié, par le spectacle de ce monde de croyants hallucinés et (...) il y aurait de belles choses à écrire sur ce renouveau de la foi, qui, pour lui, a amené le mysticisme, en littérature et ailleurs, de lheure présente" (Journal des Goncourt, 16 mars 1892) "Comme on parle à Zola, du livre, quil a annoncé être en train de faire sur Lourdes, il dit à peu près ceci : 'Je suis tombé à Lourdes, par une pluie, une pluie battante, et dans un hôtel où toutes les bonnes chambres étaient prises, alors il me venait le désir, en ma mauvaise humeur, den repartir le lendemain matin Mais, je suis un moment sorti et la vue de ces malades, de ces marmiteux, de ces enfants mourants apportés devant la statue, de ces gens aplatis à terre dans le prosternement de la prière la vue de cette ville de foi, née de lhallucination de cette petite fille de quatorze ans la vue de cette cité mystique, en ce siècle de scepticisme la vue de cette grotte, de ces défilés dans le paysage, de ces nuées de pèlerins de la Bretagne et de lAnjou'" (ibid., 26 juillet 1892). Malgré les différends stylistiques qui les opposaient, Edmond a tout de même fait habiller le livre reçu de Zola d'une de ses fameuses reliures japonisantes - connues pour être très friables aux mors, celle-ci a ici été expertement renforcée par le demi-chagrin. Ces superbes cuirs gaufrés en kami-kawa, parfois appelé « cartonnages des Goncourt » car introduits par eux dans le monde des bibliophiles parisiens, sont aussi le résultat d'une fascinante et presque religieuse rencontre des Goncourt avec l'art japonais. L'exemplaire fut plus tard offert par Edmond à celle qui avait failli devenir Madame Edmond de Goncourt : Pauline Zeller, cousine du comte Tolstoï, rencontrée dans le salon de la Princesse Mathilde. Intéressant parallèle que cette histoire de deux destins virginaux dans Lourdes (Pierre Froment et Elise Rouquet) avec celle de la jeune Pauline, dont Edmond obtiendra le journal intime, ainsi que le récit de son premier amour, pour écrire son ultime roman Chérie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Charpentier & Cie | Paris 1887-1896 | 12 x 19 cm | 9 volumes reliés
Edition originale sur papier courant pour chacun des volumes. Reliures à la bradel en pleine percaline cerise, dos lisses ornés d'un motif floral central doré, dates et doubles filets dorés en queues, pièces de titre de chagrin marine, couvertures conservées, reliures de l'époque signées de Durvand. Précieux envoi autographe signé de Edmond de Goncourt, sur chacun des volumes, à l'historien napoléonien Frédéric Masson, cousin par alliance des frères Goncourt. Républicain et fasciné par la Révolution dans ses jeunes années, il devient un bonapartiste militant après la défaite de 1870. En 1874, Edmond de Goncourt est témoin de son mariage avec Marguerite Cottin, fille d'Auguste Cottin qui lui ouvrira les portes des archives de la famille impériale. Historien-collectionneur, il est élu à l'Académie française le 18 juin 1903. Leur correspondance publiée dans les Cahiers Jules et Edmond de Goncourt éclaire la nature de leur relation. Edmond conseille le jeune homme et l'oriente vers la littérature. Frédéric Masson, bibliophile averti, renseigne Edmond sur sa bibliothèque, répond aux demandes d'informations des frères Goncourt et participe à la préparation des ouvrages historiques d'Edmond ainsi qu'à l'enrichissement de ses rééditions.Goncourt décrit, en 1870, dans le tome IV du Journal, le jeune Frédéric Masson âgé de 23 ans: "Ce soir, je rencontre le jeune Frédéric Masson, enterré dans sa capote de mobile. Lui, qui datait les lettres qu'il m'écrivait du collège, des brumaire et des messidor du calendrier républicain, je le trouve fort dégrisé de la république, des républicains, des soldats démocrates. Il se plaint que, lorsqu'il marchait avec Goubie en avant, ses frères n'emboîtaient point le pas. Et de sa mauvaise humeur contre le présent, un peu remonte à 89, et amène une baisse sensible de son lyrique enthousiasme d'autrefois pour la première république. Il est un symptôme. Je suis persuadé que beaucoup de jeunes gens ayant en eux-mêmes semblablement à Masson un grain d'exaltation révolutionnaire, sont en train de devenir des réactionnaires." Rare et très bel ensemble, en reliure uniforme de l'époque, complet en 9 volumes et enrichi d'importants envois autographes d'Edmond de Goncourt sur chacun des volumes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Exemplaire Poulet-Malassis avec envoi Paris, Dentu, [1873]. 1 vol. (155 x 235 mm) de 1 f., [faux-titre], [titre], 139 p. et 1 f. Demi-maroquin vert à coins, filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné de caissons, filets et fleurons dorés, tête dorée (reliure signée de David). Edition originale. Un des 100 exemplaires grand in-8 sur vélin. Envoi signé : « à Poulet-Malassis, Edmond de Goncourt ».
1857. Les Hommes de lettres, la dernière création théâtrale des frères Goncourt, est refusée au Gymnase, puis au Vaudeville. Echaudés, les Goncourt renoncent provisoirement à écrire pour le théâtre. Mais ils ont des projets; le 27 décembre 1860, ils évoquent leur future «pièce de la Révolution», qui sera Blanche de la Rochedragon (renommée La Patrie en danger), finalement achevée le 11 octobre 1867. Le 26 décembre, ils proposent la pièce à Thierry, au Théâtre-Français. Ils sont reçus à correction, c'est-à-dire refusés par le comité de lecture, le 7 mars 1868. Mais les Goncourt sont tenaces : Mademoiselle de la Rochedragon paraîtra enfin 1873, chez Dentu ; la pièce prend alors son titre définitif de La Patrie en danger : une marquise de la Rochedragon avait protesté lorsque les journaux signalèrent la pièce ! « La relecture (...) de la Patrie en Danger m'a donné un désir intense de voir ces oeuvres sur la scène. Je suis convaincu qu'elles auraient aujourd'hui un succès retentissant l'une et l'autre ; et que ce succès tiendrait autant à la littérature qu'à l'intérêt très grand de l'action. « Guy de Maupassant, 18 juillet 1879). Il lui faudra néanmoins attendre près de dix ans pour voir le voeur se réaliser : ce n'est que le 16 janvier 1889 que Léon Hennique et André Antoine lisent La Patrie en danger au siège social du Théâtre-Libre d'Antoine, 96 rue Blanche, où avaient lieu les répétitions depuis le 1er novembre 1887. La première représentation sera jouée le 19 mars par le Théâtre-Libre. Dans la préface de l'édition collective de 1879, celle à laquelle Maupassant fait référence, Edmond de Goncourt déclare que le nouveau drame et La Patrie en danger forment le résultat d'une nouvelle optique théâtrale, selon laquelle la technique des «grosses ficelles», des «coups de théâtre» ou des «rebondissements» de l'action, a été tout à fait abandonnée au nom d'une «documentation historique» qui avait le mérite, selon l'auteur, de ne pas avoir encore tentée au théâtre. L'exemplaire Poulet-Malassis ne figure pas dans Les Goncourt dédicateurs, 650 ex-dono de Christian Galantaris. Bon exemplaire malgré des rousseurs.
1870] 1 vol. relié in-8, plein maroquin vert sombre, dos à nerfs, doubles filets à froid en encadrement des caissons et des plats, portrait émaillé en médaillon par Claudius Poleplin encastré dans le plat supérieur, dentelle intérieure à froid, tranches dorées (Lortic Frères). Emouvant reliquaire établi en hommage à Jules de Goncourt, avec cette note autographe signée d'Edmond en exergue : "Cette nécrologie de mon frère contient les lettres qui m’ont été adressées après sa mort : les lettres de Victor Hugo, de Michelet, de George Sand, de Flaubert, de Berthelot, de Renan, de Taine, de Banville, de Zola, etc, de Seymour Haden, le grand aquafortiste anglais qui appréciait et vantait les eaux-fortes de mon frère. Et ces lettres sont accompagnées de tous les articles de quelque importance qui ont été publiés dans les journaux français." A l'encre rouge, il précise que l'émail de Claudius Popelin qui décore la reliure porte au dos "à mon ami Ed. de Goncourt, j'ai fait l'image de son frère Jules, en témoignage de vive affection". En regard de la page de titre écrite à la plume, est contrecollé un portrait gravé de Jules par Rajon. Viennent ensuite, montées sur onglet, les 14 lettres autographes signées des auteurs cités au titre, chacune précédée d'un feuillet de légende sur lequel Edmond a écrit à l'encre rouge le nom de l'expéditeur et la date. Edmond a enrichi ses courriers de nombreux articles de journaux de Théophile Gautier, Yriarte, Théodore de Banville, Charles Monselet, Philippe Burty, Ernest d’Hervilly, Jules Claretie, Zola, Asselineau, etc., tous contrecollés sur feuillets à la suite des lettres.Cet exemplaire unique que mentionne le journal en date du 16 novembre 1874 et du 14 décembre 1894 est décrit dans la plupart des ouvrages consacrés aux Goncourt, et notamment par Christian Galantaris (Deux cents portraits des Goncourt, n°102) qui précise son cheminement, de libraires en amateurs, depuis la vente publique de 1897.Ces témoignages d'affection débordent d'empathie à l'égard du frère survivant : — "Une cordiale et douloureuse poignée de main, mon pauvre enfant ! Aurez-vous du courage ? Oui, si votre vie est la continuation des travaux entrepris avec lui, aimés et désirés par lui." (George Sand). — "Mon cher Edmond, envoyez-moi à Croisset de vos nouvelles. Je pense plus souvent à vous que vous ne le croyez peut-être, & je vous plains comme je vous aime, c’est-à-dire profondément." (Flaubert). — "Quelle affreuse chose que la mort et quelle triste chose que la vie ! Je ne vous propose rien ; mais sachez que vous pouvez regarder ma maison comme la vôtre." (princesse Mathilde). La lettre de Victor Hugo, qui s'adresse à son "cher confrère", est particulièrement émouvante. "Pourquoi vous écrire ? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie, votre soutien dans cette charge pesante à porter, la renommée, votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme ! (...) Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz : merci". Quant à Zola, en pleine rédaction du premier roman du cycle des Rougon-Macquart qui le sacrera chantre du naturalisme, il rend un hommage d'admiration vibrant au frère disparu. "Je tiens encore à vous dire combien votre frère avait des amis inconnus, et je serais allé vous le dire de vive voix, si je n’avais la religion de la souffrance. Il est mort, n’est-ce pas ? beaucoup de l’indifférence du public, du silence qui accueillait ses oeuvres les plus vécues. L’art l’a tué. Quand je lus Madame Gervaisais, je sentis bien qu’il y avait comme un râle de mourant dans cette histoire ardente et mystique ; et quand je vis l’attitude étonnée et effrayée du public en face du livre, je me dis que l’artiste en mourrait. Il était de ceux-là que la sottise frappe au cœur. Et bien! s'il s'en est allé découragé, doutant de lui, je voudrais pouvoir lui crier maintenant que sa mort a désespéré toute une foule de jeunes intelligences"...Exceptionnelle reliure des frères Lortic rehaussée de l'émail de Claudius Popelin, ultime témoignage offert à Edmond. Le volume, conservé sous un étui de plexiglas, a figuré à la vente Goncourt de 1897 (n° 864) et porte leur ex-libris. Élève d’Alfred Meyer, Claudius Popelin (1825-1892) adapta l'art de l'émail à la reliure. Beraldi, dans La Reliure du XIXe siècle (II, pp. 170-172), signale une dizaine de reliures décorées d’émaux de cet artiste, ayant appartenu à Philippe Burty, la princesse Mathilde, etc.
[G. Charpentier] - BERGERAT, Émile ; (GONCOURT, Edmond de ; BRACQUEMOND, Félix)
Reference : 71313
(1879)
Avec une préface de Edmond de Goncourt et une eau-forte de Félix Bracquemond, 1 vol. in-12 reliure postérieure demi-basane brune, dos à 4 nerfs, couvertures conservées. G. Charpentier, Éditeur, Paris, 1879, 2 ff., xxviii-323 pp. avec eau-forte en frontispice
Bon état
Eugène fasquelle 2026 355 pages in12. 2026. Relié. 355 pages.
Etat Correct dos frotté pages + tranche jaunies
Ernest flammarion 2026 392 pages in12. 2026. Broché. 392 pages. Edmond et Jules de Goncourt. La Duchesse de Châteauroux et ses soeurs. Avec des lettres et documents inédits tirés de la Bibliothèque nationale de la bibliothèque de Rouen des Archives nationales et des collections particulières. Postface de M. J.-H. Rosny aîné
Bon Etat de conservation couverture défraîchie sous papier de soie tranche fanée
Frontispice gravé à l'eau-forte par Lalauze, 1 vol. in-12 br., E. Dentu, Paris, 1882, 258 pp.
Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé d'Edmond de Goncourt à l'écrivain Jules Claretie. Etat satisfaisant (dos fendu, des rouss.) pour ce rare exemplaire dédicacé, méritant d'être établi dans une reliure de qualité. Fameuse cantatrice, Antoinette Clavel dit "Madame Saint-Huberty" (1756-1812) épousa le sulfureux Comte d'Antraigues, et mourut assassinée à Londres en même temps que son mari.
[Poulet-Malassis et De Broise] - GONCOURT, Edmond et Jules de
Reference : 57220
(1857)
1 vol. in-12 reliure demi-maroquin à coins brun, dos à 5 nerfs, tête dorée, Poulet-Malassis et De Broise, Paris, 1857, 2 ff., frontispice lithographié (portrait de Sophie Arnould), 197 pp. et 2 ff. n. ch.
Un des très rares exemplaires signalés par Vicaire contenant un appendice de 2 pages (certificat du docteur Morand sur la santé de Sophie Arnould). Vicaire en signale seulement 30 exemplaires sur papier ordinaire (dont celui-ci) et 10 exemplaires sur papier vergé. Etat très satisfaisant (infimes frott. en dos, coins un peu frottés, bon état par ailleurs) pour l'édition originale de cette biographie par les frères Goncourt de l'actrice et cantatrice Madeleine-Sophie Arnould (1740-1802). Pleine d'esprit (ses bons mots furent réunis sous le titre "d'Arnoldiana"), elle eut de nombreuses relations parmi lesquelles Brancas, duc de Lauragais, Barras, Madame de Villeroy, etc. Vicaire, III, 1032
[Maison Quantin] - GONCOURT, Jules et Edmond de ; (JEANNIOT, L.)
Reference : 57222
(1886)
Dix compositions par Jeanniot, gravées à l'eau-forte par L. Muller, 1 vol. grand in-8 reliure postérieure demi-chagrin bordeaux, couvertures conservées, Collection des Chefs-d'oeuvre du Roman contemporain, Maison Quantin, Paris, 1886, xix-294 pp. et 1 f. n. ch. avec 10 planches hors texte
Bel exemplaire enrichi d'un superbe et important envoi autographe d'Edmond de Goncourt "à Mlle Réjane, à l'intelligente et distinguée actrice, à la future Germinie Lacerteux de l'Odéon, hommage reconnaissant de l'auteur du roman". Plus célèbre comédienne de son temps avec Sarah Bernhardt, Réjane (1856-1920) créa sur scène Germinie Lacerteux en 1888. On sait que c'est lors de la première, à l'Odéon, que Marcel Proust la vit sur scène pour la première fois ; la "Berma" de la Recherche fut inspirée des deux grandes comédiennes du temps. Un superbe témoin de l'histoire du théâtre et de la littérature française. Vicaire, III, 1049
Charpentier et cie 1885 105 pages in12. 1885. Poche - Broché. 105 pages. précédée d'une préface inédite par Edmond de Goncourt
Très Bon Etat sous papier de soie
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt.
Reference : 019010
René Benjamin (1885-1948), écrivain, journaliste, prix Goncourt 1915, membre de l'Académie Goncourt. Photographies + L.S. de Joseph Van Melle. A l'écrivain membre de l'Académie Goncourt Léo Larguier (1878-1950). 1 : « Merci, mon cher Larguier, R. Benjamin 25.5.38 » (de la main de Van Melle) au dos d'un portrait. 2 : une photo quand René Benjamin apprend son élection à l'Académie Goncourt. 3 : L.S de Van Melle. René Benjamin est élu le 25 mai 1938, jour de ces documents. [444]
Paris :Charpentier & Cie ((Imprimeries réunies),, 1884. In-8, 250 x 165 : frontispice, (4 ff. premier blanc), 379 pp., 1 p., (2 ff.), 9 gravures, couverture imprimée. — Parchemin rigide à recouvrement, chiffre JE doré et gaufré sur les plats, tête dorée, non rogné, couverture conservée (Pierson).
Édition de luxe, illustrée de 10 compositions à l’eau-forte hors texte, dont un frontispice, du peintre et graveur James Tissot (1836-1902).Tirage limité à 550 exemplaires, celui-ci est l’un des 450 sur papier de Hollande avec les épreuves des eaux-fortes sur papier de Hollande ornées du timbre rouge de l’artiste.Précieux exemplaire au chiffre des frères Edmond et Jules de Goncourt, enrichi d’un très bel envoi autographe signé d’Edmond de Goncourt à la célèbre comédienne, sociétaire de la Comédie-Française, Berthe Cerny (1868-1940) :A Mademoiselle Cerny, à l’ingénue gamine, coquette // et tendre, à l’idéale Renée Mauperin que n’auraient // espérer au théâtre les auteurs du livre. // Edmond de GoncourtBerthe Cerny n’avait que 18 ans lorsqu’elle interpréta Renée Mauperin au théâtre dans une adaptation du roman des Goncourt par Henry Céard le 18 novembre 1886 sur le théâtre de l’Odéon.Reliure brunie. Corps de l’ouvrage légèrement ondulé. Mouillure en marge de l’une des gravures. Quelques feuillets légèrement tachés (241...).Provenance : Jules et Edmond de Goncourt, avec leur chiffre doré sur les plats. - Berthe Cerny, avec envoi d’Edmond de Goncourt.Bibliographie : Vicaire III, 1047 (annonce par erreur un portrait des Goncourt gravé par Alphonse Descave dans cette édition. Il n’apparait dans aucun des exemplaires que nous avons pu consulter en ligne).
Paris, 1851. Contemporary half cloth with gilt lettering to spine. Internally brownspotted (due to the paper quality). A page has been inserted on to the half-title, on which is explained, in a neat late 19th century hand, that the present copy is that of George Sand and that it comes from the sale of her belongings. The rest of the page contains bibliographical information on the work. Nice copy.
The extremely scarce first edition, one of merely 84 copies that were not destroyed, of the first work by the Goncourt brothers - the work that laid the basis for their unique joint authorship. The famous brothers Edmond (1822-96) and Jules (1830-70) Goncourt played a unique role in 19th century French intellectual life. Together they developed a distinctive impressionistic style, called ""écriture artiste"""" their works are furthermore of great importance to the understanding of literary and social life of the period. They seminally influenced the naturalism and realism of 19th century literature - in the words of Émile Zola, they ""provided a new sense of nature"". The remarkable symbiosis in their collaboration, continuing to write as one until the death of Jules, has gone down in history as one of the most remarkable literary collaborations ever. They are considered aesthetes of the highest rank and were known as great collectors of art. They were also known to be highly neurotic and utterly misogynist. During the Second Empire they frequented the salon of Princess Mathilde and took part in the famous 'dîners Magny', the fortnightly gatherings that brought together leading men (and George Sand!) of letters and science at a Paris restaurant in the 1860'ies. In his will, Edmond left the entire Goncourt fortune to found the ""Académie Goncourt"", which began in 1903, when the prestigious Prix Goncourt was also founded. Their first work, ""En 18.."", was printed in 1000 copies, but it was confiscated by the censors and was burnt by the authors. Consequently, a mere 84 copies survived and the work is thus of the utmost scarcity. ""Cet ouvrage, qui a été tire à 1000 exemplaires, a été brûlé par les auteurs"" il n'existerait dans le commerce que 84 exemplaires donnés ou vendus."" (Carteret).""Premiers ouvrage des Goncourt, très rare, dont le manuscrit a subi des suppressions avant l'impression de l'edition de Bruxelles."" [the Brussels edition being the second edition, printed in 1884]. (Carteret). George Sand and the Goncourt brothers moved in the same intellectual and literary circles, were invited to the same places, the same salons, and had many friends in common. All three were seminal in determining the course of naturalistic writing of the 19th century. Interestingly, also George Sand began her literary career in as a collaboration, in a liaison with the writer Jules Sandeau. They published a few stories in collaboration, signing them ""Jules Sand"", before she began writing on her own. Carteret I:349. (listing a copy of the first edition sold in 1918 at 160 fr.).
Paris, Georges Duchesne, Damascène Morgand, L. Dumont [Imprimerie Motteroz], s.d. (1897) 3 vol. in-8, brochés sous couvertures rempliées. Couvertures piquées, première couverture du vol. I se détachant.
Catalogues des trois ventes publiques ayant dispersé, après la mort d'Edmond de Goncourt (16 juillet 1896), les importantes collections des deux frères littérateurs.I. XVIIIe siècle. Livres, manuscrits, autographes, affiches, placards. Dont la vente aura lieu Hôtel Drouot, du lundi 29 mars 1897 au samedi 3 avril 1897 : XVI pp., 184 pp., 1126 numéros décrits, avec un portrait-frontispice sous serpente. - II. Livres modernes, ouvrages avec le portrait des auteurs peint sur la reliure, romantiques, auteurs contemporains, oeuvres des Goncourt, manuscrits et imprimés, ouvrages divers anciens et modernes, composant la bibliothèque des Goncourt, dont la vente aura lieu Hôtel Drouot les lundi 5, mardi 6, mercredi 7, jeudi 8, vendredi 9 et samedi 10 avril 1897 : XVI pp., 175 pp., 1096 numéros décrits, avec un portrait-frontispice sous serpente. - III. Estampes modernes, eaux-fortes originales (...), eaux-fortes de Jules de Goncourt, portraits et vignettes pour illustrations, lithographies originales (...), oeuvre de Gavarni, aquarelles et dessins, composant la collection des Goncourt, dont la vente aura lieu Hôtel Drouot les vendredi 30 avril, samedi 1er mai 1897 : [4] ff. n. ch., 63 p., 458 numéros décrits, avec un frontispice sous serpente. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.